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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 17:48

Vendredi 8 septembre 2017

 

C'est hier, au Passo dello Stelvio, à 2757 m, qu'a commencé notre parcours italien, face au glacier du Ortler, qui culmine, lui, à 3905 m.

 

L'Italie comme promis, mais ...

Pour descendre de ce col, il y a 48 lacets. Nous nous sommes arrêtés au 46ème, dans un petit village, pour la pause vespérale. Et aujourd'hui nous avons fini la descente vers Merano.

 

L'Italie comme promis, mais ...

Nous avons commencé par y visiter le Jardin Botanique du château de Trauttmansdorff.

Une merveille ! Nous y avons passé 3 heures, et n'en avons vu que la moitié !

Au début, la serre tropicale nous a montré toutes sortes de bien belles orchidées. En voici quelques unes :

L'Italie comme promis, mais ...

Encore quelques beaux spécimens tropicaux :

L'Italie comme promis, mais ...

Au-dessus du château, des paysages aussi étranges que Palmbeach ou une rizière … et partout, des plate-bande de fleurs annuelles, pour compenser la défloraison de la saison. Septembre n'étant pas la saison idéale pour admirer une grande variété de fleurs.

 

C’est en 2005 que ce jardin ornemental exceptionnel en Europe, qui offre un dénivelé de plus d’une centaine de mètres, a été élu comme le « plus beau jardin d’Italie ».

L'Italie comme promis, mais ...

Il faut que je vous parle de ce château Trauttmansdorff et de la ville de Merano.

Belle ville ! Mais il y a un monde fou. C'est une ville thermale, qui a eu son heure de gloire historique :  Sissi, l'Impératrice Elisabeth d'Autriche, utilise le château de Trauttmansdorff à deux reprises afin d’y passer l’hiver en 1870 et 1889. Le climat doux du Tyrol du Sud fait du bien à l’impératrice ainsi qu’à sa fille Valérie, toutes deux souffreteuses. Leur séjour à Merano se compose de nombreuses balades. Pour satisfaire le souhait de Sissi, une forêt à proximité est, par conséquent, aménagée avec des allées de gravier. Les jardins du château, sous la forme d’un amphithéâtre naturel, enthousiasment aujourd’hui grâce à leur ambiance méditerranéenne. Ils hébergent, à titre d’exemple, l’oliveraie située la plus au nord de l’Italie et rassemblent plus de 80 types de jardins ainsi que de nombreuses étapes dédiées à l’art et à l’aventure.

Tous ces chemins, elle les a donc parcourus, même si les jardins n'avaient pas encore l'apparence qu'ils ont aujourd'hui. On peut même la voir encore assise, lisant et admirant la pièce d'eau, devant le château …

 

 

 

L'Italie comme promis, mais ...

Puis nous avons quitté avec regret Merano, car impossible d'y trouver un endroit tranquille où passer la nuit.

 

Samedi 9 septembre 2017

Nous avions prévu de passer une semaine à explorer les Dolomites, car les 3 jours que j'y avais passés en 2013 m'avaient laissée sur ma faim.

En voici un petit rappel :

 

Mais la météo en a décidé autrement : au 3ème jour de pluie, sans espoir d'amélioration dans l'immédiat, nous sommes repartis vers le sud. En espérant y revenir l'an prochain, pourquoi pas ?

Voici un petit condensé de la seule (courte) balade vélo que nous avons pu y faire, à Santa Fosca :

La construction que vous voyez au centre est un séchoir à foin ! Pas pour les feignants !

L'Italie comme promis, mais ...

C'est comme ça que nous nous sommes retrouvés au bord du Lac de Côme, au soleil, le

Mardi 12 septembre 2017

J'ai d'abord fait découvrir à Alain le village médiéval dont je suis "tombée amoureuse". Celui où j'étais le mois précédent avec Sigrid : Corenno Plinio

Pour ceux qui n'auraient pas suivi, voici le lien :

Mercredi 13 septembre 2017

Pour visiter Varenna, rien de tel que d'y accéder en bateau depuis le village précédent, Bellano. Après la traversée de la ville, nous sommes montés au château et avons continué, par le sentier de Viandante, jusqu'à Bellano où nous attendait le camping-car.

L'Italie comme promis, mais ...

Je ne remets pas les photos du Castello di Vezio, avec ses fantômes, mais j'ai appris comment ils étaient faits :

ils sont créés chaque été grâce aux touristes volontaires, qui posent après avoir été recouverts de gaze et de plâtre et restent immobiles pendant près d'une heure. Une fois le temps écoulé, la sculpture est retirée des volontaires et est installée dans le château jusu'à ce que la neige et l'hiver la détruisent.

L'Italie comme promis, mais ...

Voilà la suite de la rando.

Le chemin du Viandante est une ancienne voie, datant de l'époque romaine et utilisée pour le trafic commercial, d'une longueur totale d'environ 45 km. Nous n'en avons fait que 6,5 km. Mais avec les montées et descentes, environ, 300 m, c'était bien suffisant pour aujourd'hui.

L'Italie comme promis, mais ...
L'Italie comme promis, mais ...

Vendredi 15 septembre 2017

Après un jour de pluie, nous reprenons nos pérégrinations sur la rive ouest du Lac de Côme, dans le Parc du Val Sanagra.

Jolie randonnée en remontant le cours d'un torrent : plusieurs vieux ponts de pierres, des moulins, puis une gorge étroite où l'eau se précipite en grondant.

L'Italie comme promis, mais ...

Un escalier taillé dans la roche pour franchir la falaise, puis le sentier traverse la forêt où 6 belles coulemelles nous attendaient, qui feront notre dîner de ce soir en une savoureuse omelette.

L'Italie comme promis, mais ...

Après un four à chaux, perdu dans la montagne, une petite chapelle, voici un village de montagne, autrefois riche semble-t-il, d'après ses maisons. C'est Barna. A part à pied, seule une mauvaise route y accède. Et l'on s'y est perdus ! Il nous a fallu la boussole pour trouver la bonne sortie. Et la redescente par un de ces anciens chemins empierrés à l'époque médiévale.

L'Italie comme promis, mais ...

Et nous quittons le Lac de Côme, avec une météo toujours fluctuante ... et froide !

Je vous donne rendez-vous pour une prochaine connexion, au Lac Majeur ....

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 11:18

Nous voilà maintenant à Cavalgese della Riviera, au sud ouest du Lago di Garda. Dans une ancienne riche ferme dont les bâtiments sont transformés en appartements, et avec piscine, pour la joie de tous.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Le Lago di Garda est le plus grand lac d'Italie (370 km²). Il a inspiré les poètes depuis l'antiquité : Catulle, Virgile et Pline ont chanté ses louanges, relayés à l'époque moderne, par Goethe, Kafka,, D'Annunzio, eux aussi séduits par ses hivers si doux, sa végétation méditerranéenne et ses paysages montagneux.

Mais de nos jours, le Lacus Benacus des Romains n'est plus que l'ombre de lui-même. En été, ses eaux sont fendues par les bateaux à moteur et ses berges sont envahies par les cars et les voitures. Difficile de trouver un petit coin de paradis dans les anciens bourgs de pêcheurs transformés en villages de vacances !

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

 

Salò

Une petite ville aux rues un peu plus pittoresques qu'ailleurs, et aux maisons un peu plus typiques.

En 1943, les nazis y ont installé le Duce, à la tête d'une minuscule « république sociale italienne », qui dura jusqu'en mars 1945, et entrée dans l'histoire sous le nom de république de Salò. Ce dernier sursaut du fascisme italien a inspiré l'intrigue de l'un des plus beaux, mais aussi des plus éprouvants films de Pier Paolo Pasolini : Salò ou les 120 jours de Sodome.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Lac d'Idro

Ce petit lac, à l'ouest du Lac de Garde, est le plus élevé de Lombardie (altitude 370 m). On se croit déjà en montagne en traversant les villages qui ont gardé un habitat typique.
 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

C'est en partant du petit village de Baitoni que nous gagnons le Castel San Giovanni. Construit sur un bastion naturel, propriété durant des siècles de l'importante famille Lodron, il témoigne, dans un petit musée, d'un passé glorieux.

Aménagé de sorte à intéresser les enfants, nous y avons passé un bon moment. Mais il a fallu le gagner, car la côte était rude : 250 m de dénivelé pour une boucle dans la forêt de 3,5 km seulement !

J'ai trouvé cette photo sur internet, bien sûr, car la montagne est si escarpée qu'on ne peut pas le voir comme ça. Dites-vous que le sentier zigzague dans la forêt à droite du château ...

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)
(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Pour le retour, nous avons pris une toute petite route qui montait au-dessus du lac. Quelle vue !

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Padenghe sul Garda

Tranquille petite localité dominée par un château dont la partie la plus ancienne de la forteresse remonte au 10ème siècle, la plus récente au 15ème. Sa tour fait encore 20 m de haut. Ses murailles enserrent toujours un ancien village, encore habité. En voici une photo d'internet :

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)
(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Lonato del Garda

Encore un château, ou plutôt, une forteresse ! Construit à partir du 10ème siècle, il a toujours été considéré comme stratégiquement défensif et militaire. Sous ses murs, en 1797, eut lieu la bataille sanglante de Lonato, entre l'armée française sous le commandement de Napoléon Bonaparte et l'armée autrichienne.

Sur cette photo aérienne, on distingue bien la partie gauche, château primitif avec la maison du châtelain, la prison (ancien donjon), les locaux pour la garnison et les armes, les chemins de ronde, son entrée fortifiée … Il y a également un puits et des citernes sous la maison.

La partie droite fut adjointe au 14ème siècle, par les Visconti, pour encercler le village et loger un plus grand nombre de troupes. On y trouve un autre puits, plus monumental.

Au milieu, l'entrée fortifiée avec pont-levis, corps de garde, casemates, et 2 portails fortifiés successifs.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Et toujours le lion de St Marc, du temps où la forteresse passa à la république de Venise.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Depuis la forteresse, nous avons une très belle vue sur le bourg, avec son Duomo du 18ème, sa tour, et la fondation Ugo DaComo.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Sirmione

Le petit port de Sirmione est célèbre depuis l'antiquité pour sa splendide position au cœur du Lac de Garde et pour les effets bienfaisants de ses eaux thermales (notamment sur la surdité). Déjà à l'époque romaine on y avait construit des villas, parmi lesquelles celle de Catullo, poète qui a évoqué la beauté de ces lieux. C'est maintenant un des plus beaux sites archéologiques italiens.

La Rocca Scaligera (forteresse) qui marque l'entrée dans le village est du 13ème siècle, et a été construite comme garnison et point d'abordage pour la flotte.

Je ne pouvais pas faire moins que faire découvrir Sirmione à Sigrid et Dirk.

Il y faisait aussi beau et chaud qu'en 2013, il y avait 2 fois plus de monde (c'était alors le 1er juillet) mais les glaces étaient toujours aussi bonnes !

Et j'ai refais presque les mêmes photos :

 

Mais en voilà tout de même quelques unes en plus :

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Vérone

Pour Verona aussi je vous renvoie à mon premier voyage :

Mais nous avons élargi la visite : cette fois-ci, j'ai visité l'église Sant'Anastasia, qui remonte au 13ème siècle. Elle est restée longtemps la plus grande de Vérone, et renferme de nombreuses œuvres d'art : les 2 bossus du 15ème et 16ème, mais aussi les voûtes décorées de végétaux stylisés. Vingt-quatre pièces en terre cuite (1435) illustrant la vie du Christ, et de nombreuses fresques ...

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

La Piazza delle Erbe, ancien forum romain et actuelle place du marché, était noire de monde, mais l'intérêt étant en hauteur, j'en ai quand même rapporté quelques photos.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Après un détour par l'escalier monumental en marbre rouge du 15ème dans la cour du Mercato Vecchio, nous sommes partis vers le Ponte Pietra, un ancien pont romain sur l'Adige, détruit pendant la seconde guerre mondiale mais reconstruit avec ses matériaux d'origine.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Après nous être un peu attardés devant le Duomo, nous avons constaté, en traversant certains quartiers, que toutes les belles demeures n'étaient pas sauvées. Comme celle-ci qui semble à l'abandon.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Valeggio sul Mincio – Borghetto

A la frontière de la Lombardie et de la province de Vérone, le Mincio est une rivière qui relie Mantova (Mantoue) au Lac de Garde.

Elle était autrefois navigable.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

La fondation de Borghetto remonte à la période longobarde (7ème et 8ème siècles), dont dérive son nom qui signifie « installation fortifiée ». La position était parfaite, sur les bords de la rivière Mincio et à l'abri des collines morainiques du Garda. Excellent pour construire un Curtis Royale pour l'encaissement du péage, et pour la traversée et la navigation sur le Mincio*

*Les Curtis Royales étaient des espèces de châteaux avec dépendances. Il y en avait dans toutes les provinces. Administrés par des procurateurs, ils percevaient les tributs, touchaient les amendes, et agrandissaient les dépendances par les héritages que le palais royal recevait.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Au 13ème siècle, avec l'arrivée des Scaglieri, furent construites des murailles puissantes, d'abord pour la défense du village, et deux pont-levis qui réunissaient le Borghetto au Curtis Royale.
Le curtis royal, ce fut le château de Valeggio, situé sur les grands éperons surplombant la rivière Mincio. Il porte les caractéristiques typiques d'un château scaligero, même s'il était probablement construit sur une structure préexistante, sans doute romaine.
La famille Scaligeri a réalisé quelle serait son importance stratégique, et a érigé un château mettant en vedette des murs massifs typiques, des tours carrées, des gardes en relief, un pont-levis et un passage gardé par une tour plus courte que les autres.

Le château est lié au village de Borghetto, à l'origine entouré d'un mur pour permettre aux défenseurs de contrôler la rivière.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Le pont de Visconti est une forteresse qui s'étend sur la rivière Mincio et a été érigée par Gian Galeazzo Visconti, Seigneur de Milan, qui succéda à la famille Scaligero. Le pont fait partie du système défensif (composé de murs et de tours) connu sous le nom de « Serraglio ».

La décision de construire le Pont de Visconti pour protéger les territoires veronesi à peine conquis, fit commencer le déclin du Borghetto : le cours du fleuve fut modifié et la navigation fut bloquée.

Le château fut en plein usage jusqu'à 1500, après quoi il a été abandonné, ayant perdu son importance stratégique.

Dans les siècles suivants, la source de richesse qui fut exploitée fut la force hydraulique du fleuve, principalement en construisant des dizaines de moulins, et la pêche dans le Mincio ; activités qui durèrent jusqu'au début du 20ème siècle, quand une nouvelle forme de richesse nommée « tourisme » arriva aux portes du Borghetto.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Et voilà pour ces 2 semaines italiennes estivales.

Mais il y en aura d'autres. A bientôt.

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 14:57

En tant que Mamie, me voilà en vacances en Italie avec Sigrid et sa petite famille : Dirk, Tristan et Aïda.

Nous allons passer une semaine dans une location au bord du Lac de Côme, puis une semaine dans la campagne pas très loin du Lac de Garde.

J'en ai ramené pour vous (et pour moi) quelques photos, comme d'habitude ….

et voici la carte :

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Corenno Plinio

Ce petit village médiéval sur la rive Est du Lac de Côme ne m'est pas inconnu, mais c'est par hasard que Sigrid y a loué une maison. En 2013 j'y avais fait un passage éclair, et cette fois-ci j'ai l'occasion d'y vagabonder avec Tristan et Aïda.

Ce village n'est pas du tout signalé dans les guides touristiques. On a l'impression qu'il n'a pas changé depuis le moyen-âge, et il n'y a aucun commerce, à part un restaurant local au bord de la route. Dans les escaliers aux vieilles marches usées, nous avons trouvé la date de 1686. Sans doute la date de réfection de cette portion d'escalier, visiblement plus récente, et différente du reste.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Le château a été construit aux alentours de 1360 ou 1370, sur les ruines d'une ancienne forteresse, peut-être romaine. Le village s'est construit dans son enceinte : ceux qui voulaient conquérir Corenno par le lac (seule route d'accès dans les temps anciens) faisaient face à un éperon rocheux, avec des rues escarpées et étroites, des portes robustes fermées et reliées par de longues volées de marches creusées dans la roche, avec des maisons les unes sur les autres, sans fenêtres au niveau des yeux, avec des murs adjacents les uns aux autres : une sorte de bâtiment unique dans lequel chaque chambre devait être conquise. Le dernier refuge était le château. C'est à dire une autre enceinte où la population se réfugiait en attendant que la fureur de l'ennemi s'amollisse. L'intérieur de la cour du château est proportionnelle au nombre d'habitants qui ont dû être protégés, étant donné que le petit village Corenno a toujours eu une population d'environ cent habitants.

L'autre célébrité du lieu, ce sont les 3 monuments funéraires du 14ème siècle, de la famille Andreani. Famille aujourd'hui disparue. Ils sont sur le parvis de l'église, curieusement dédiée à Saint Thomas de Canterbury, et érigée en paroisse indépendante en 1566 par San Carlo Borromeo.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Enfin, il ne faut pas oublier les plaisirs du lac (mais l'eau est trop froide pour moi !)

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Bergamo

La ville la plus proche, c'est Bergame « la haute », très fière derrière son imposante muraille de l'époque vénitienne (16ème siècle), qui se dit « plus belle cité de Lombardie »

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

C'est bien sûr la Città Alta qui nous a attirés. Ses petites rues réservées aux piétons, sa Piazza del Duomo et sa Piazza Vecchia.

Mais tout d'abord, la Basilica di Santa Maria Maggiore

Débutée au 12ème, puis remaniée, elle est de style romano-lombard. Dommage que nous n'ayons pu y entrer.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)
(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Piazza del Duomo, nous avons beaucoup admiré la Capella Colleoni. C'est la chapelle funéraire du célèbre condottiere Bartolomeo Colleoni (1400-1475) et de sa fille : une merveille de l'art lombard de la Renaissance (15ème). Elle arbore des marbres polychromes bleu, blanc et rose, des médaillons et fines sculptures inspirés librement de l'antiquité. Ce foisonnement témoigne de la conception de l'architecture lombarde du début de la Renaissance, qui refusait le vide.

De l'autre côté de la place, le Duomo (la cathédrale, 16/17ème) fait pâle figure !

Le Palazzo de la Ragione, qui lui fait face, est le plus ancien palais communal lombard encore existant. Érigé dès le 12ème siècle, il sépare la Piazza del Duomo de la Piazza Vecchia. Avec le Baptistère sur le 4ème côté, cette place était le centre religieux de la ville.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Passant sous le Palazzo de la Ragione, nous sommes maintenant sur la Piazza Vecchia, d'où on admire l'autre face de ce palais. Il arbore le lion de Saint Marc, souvenir tenace de la domination vénitienne. A côté, la Torre Civica, dite aussi Il Campanone (du nom de la grosse cloche), du 12ème également, nous emmènera à 52,76 m pour admirer la place de haut. Cette place était le centre administratif de la ville.

On accède au Palais par un escalier couvert construit au 15ème.

Au sud de la place, ce grand palais immaculé est lePalazzo Scamozziano, du 18ème.

Au centre, la fontaine fut donnée à la ville par le maire vénitien Alvise Contarini en 1780.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Voyons maintenant les choses de haut :

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Où nos pas nous ont portés pour retrouver la voiture ….

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Varenna et Bellagio

Aujourd'hui, le programme est tout différent : visite de Varenne et de son Castello di Vezio, embarquement pour Bellagio, flânerie ….

 

Castello di Vezio

Fondé, selon la légende, sous la Reine Théodolinde, le Castello di Vezio occupe une position stratégique dans un lieu occupé depuis l'âge du fer. La fortification est probablement de l'âge « tardo-romano », et était destinée à la défense de la route qui joignait Bellano au Val d'Esino.

 

Sa situation fait qu'on y accède à pied, en 10 minutes, par un chemin pittoresque.

Comme vous allez le voir, ce château est maintenant peuplé de rapaces … et de fantômes !

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)
(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Bellagio

Situé à la pointe entre les 2 branches du Y renversé que forme le Lac de Côme, Bellagio est surtout une station touristique chic.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Abbazia di Piona

Au bout d'une petite presqu'île boisée se dresse une ancienne abbaye du 12ème siècle : l'Abbazia Santa Maria di Piona.

Protégés du monde, l'église (1138) et le cloître (1258) sont toujours habités par des moines cisterciens de Casamari qui fabriquent liqueurs, tisanes et toutes sortes de produits bénéfiques à base de miel.

C'est pour nous l'occasion d'une promenade en forêt de 4 km aller-retour.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Dangri

Une vraie balade en montagne, cette fois : 8 km et 300 m de dénivelé pour les petites jambes de Tristan et Aïda.

Une boucle à partir du village de Livo, sur la rive ouest, dans la partie nord du lac.

Au fond d'une gorge, un petit pont ravissant qui enjambe une eau limpide. Une église perchée 100 mètres plus haut dans la forêt, à laquelle on accède par un escalier rustique de 200 marches (Tristan les a comptées). Et plus haut encore, toujours par l'escalier, un ancien village. Des paysages splendides, de vieux chalets d'alpage, le calme, la nature …. le bonheur !

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)
(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)
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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 11:47

Pour ce dernier jour, j'avais prévu de prendre le vaporetto pour aller visiter les îles de Mazzorbo, Burano et Torcello, et au retour, celle de la Giudecca et le quartier de Dorsoduro.

Pour je ne sais quelle raison, le service des vaporetto a pris 2 heures de retard, et je n'ai pas pu faire les 2 derniers. Je suis simplement rentrée en retraversant Cannaregio, par le chemin le plus court.

 

Santa Croce et San Polo . Les photos sont un peu mélangées car les sestieri sont petits. (Je crois même que j'ai débordé sur Dorsoduro)

 

Encore de nombreux rii et canaux dans ces sestieri. Et de nombreux petits ponts. J'y ai zig zagué à mon aise, et je serais bien en peine de dire par où je suis passée !

 

San-Croce-San-Polo2.jpg

 

Le cœeur de ces quartiers, c'est le Campo San Giacomo dell'Orio pour Santa Croce, et le Campo San Polo pour le sestiere San Polo.

Le matin, il y avait encore peu de monde et l'ambiance n'était pas au tourisme. Ça donnait plutôt l'impression d'une petite ville de province.

 

San-Croce-San-Polo3.jpg

 

A un moment donné, je me suis retrouvée devant cette église, San Pantalon. L'extérieur ne semble même pas terminé ...

Pourtant, un extraordinaire plafond en trompe l'œil nous attend à l'intérieur !

Un cycle de 60 toiles de Fuminiani, décorant la voûte, parvient à donner l'impression que la nef et le ciel ne font qu'un. Elles sont assemblées et montées sur cadre de bois, soit 443 m2 de toile, ce qui fait de cet assemblage le plus grand ouvrage de ce type jamais réalisé. Le thème en est : le martyr et l'apothéose de St Pantaléon.

Le pauvre Fuminiani, qui y travailla durant 25 ans, y a laissé sa vie : il est mort d'une chute d'un échafaudage, peu avant d'avoir terminé. Il est enterré dans l'église.

 

Les toiles couvrent aussi le haut des murs, créant ainsi le premier mouvement scénographique baroque, peint avec des éléments en perspective.

Au centre, dans un ciel éblouissant, des anges aux ailes frémissantes évoluent spectaculairement : le paradis s'ouvre pour mieux accueillir le martyr.

Mais ce serait mieux avec des jumelles.

Mes photos étant bien sombres, j'ai emprunté ces deux-là à internet :

 

San-Croce-San-Polo4.jpg


Encore un petit tour par la Pescheria (marché aux Poissons ... et autres) et un passage sur le Pont du Rialto pour gagner Fondamente Nuove et l'embarquement pour "les îles" ...

 

San-Croce-San-Polo5.jpg

 

Voici l'itinéraire du vaporetto.

Mon premier objectif est Mazzorbo et Burano, puis Torcello. Quarante minutes de navigation pour faire connaissance avec la lagune ...

 

lagune2

 

île de Mazzorbo

 

Elle est reliée par un pont de bois à sa voisine, Burano, de sorte que ça ne fait qu'un seul arrêt de vaporetto.

Peu peuplée, c'est ici le calme et presque, la solitude !

 

Mazzorbo.jpg

 

Puis je reviens sur l'île de Burano.

Oui, vous avez bien lu, il n'y a qu'une lettre qui la différencie avec l'île spécialiste du verre, Murano.

Mais celle-ci est spécialisée dans la dentelle !

Et puis elle est renommée, aussi, pour ses maisons colorées. Moi qui aime les couleurs, j'étais à la fête !

 

Burano.jpg

 

Oui, vous avez bien vu, le clocher penche un peu. Cela fait 70 ans qu'il est comme ça. Faut pas s'affoler ...

Vous voyez aussi qu'il y a beaucoup de monde dans les rues de cette "petite Venise" !

Et il y a un très beau musée de la dentelle, dans ce qui était, aux 19 et 20ème siècle, une école de la dentelle.

Une dentelle qui ne se fait pas aux fuseaux, mais à l'aiguille. Vous aurez plein de renseignements ici :  link

 

Vous voulez voir un beau diaporama sur cette île aux mille couleurs ? Alors cliquez ici :  link   du grand art !

 

Burano1.jpg

 

île de Torcello

 

Le vaporetto nous dépose dans un endroit désert. Et il faut longer un étroit canal sur environ 800 m pour arriver à destination. Mais quelle paix ! Quelle tranquillité !

Un joli "pont du diable" sans parapet, une petite place chaude de soleil, de vieilles pierres, de grands arbres, et la vieille basilique, à côté de l'église. Devant le Musée lapidaire, à côté du traditionnel puits, le "fauteuil d'Attila". En marbre blanc, il aurait servi, selon la légende, à celui-ci lors de sa traversée de l'Italie. Ce qui est sûr, c'est que l'évêque s'y asseyait pour exercer la justice.

 

Torcello.jpg

 

Vous voyez tout de suite que j'ai mis une photo d'internet. Car moi, le campanile, je l'ai vu couvert d'échafaudages !

Séparé de la cathédrale et commencé au 11ème siècle, il servait surtout à contrôler la navigation sur la lagune. Et il était plus haut : c'est la foudre qui l'a raccourci.

 

Mais, me direz-vous, une Cathédrale sur cette île qui compte une soixantaine d'habitants ?

 

C'est que, première zone de peuplement de la lagune (au 6ème siècle) il y avait environ 10 000 habitants au 10ème siècle ! Important comptoir commercial, il y avait aussi 10 églises et plusieurs couvents !

Et puis, à partir du 12ème, l'envasement de ses canaux commence, et la navigation y devient de plus en plus difficile. Et la malaria s'y propage.  Les habitants quittent l'île peu à peu pour s'installer à Burano, Murano, ou même sur l'île de Rivus Altus, futur Rialto, où l'évêque finit par s'installer au 14ème siècle. Torcello devient simple paroisse, et les matériaux de ses bâtiments sont alors réutilisés en masse pour permettre le développement de Venise.

Au 19ème, il y avait encore 300 habitants, des pêcheurs principalement, et finalement, la paroisse est supprimée en 1986.

Mais aujourd'hui, l'église Santa Fosca (11 et 12èmes siècle, adjacente à la cathédrale) est très prisée pour y célébrer des mariages. Il y en avait d'ailleurs un en préparation.

 

Torcello1.jpg

 

Comme je regrette de n'avoir pas pris le temps de visiter l'intérieur de cette si belle cathédrale ! Hemingway disait que les vénitiens n'avaient jamais rien fait de mieux ! Bâtie en 639, ses pavements de mosaïques et ses bas-reliefs sont du 11ème. Ne faites pas comme moi. Allez la voir ici  :  link

Vous aurez aussi la chance de pouvoir admirer la vue sur la lagune du haut du campanile ...

 

Le retour, je l'ai raconté, fut une affaire de patience ... mais malgré la fatigue, l'appareil photo était toujours prêt à sortir !

 

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Mais on ne quitte pas Venise sans un petit tour au Carnaval !

Je les ai découverts comme vous, et de toutes les galeries, voici ma préférée :  link

 

Et  voilà :  il viaggio è finito ...

 

J'espère que vous avez pris autant de plaisir que moi à visiter Venise grâce à tous ces liens. Je vous remets les pages d'accueil des sites les plus intéressants, qui d'ailleurs se complètent. Je suis sûre que vous y trouverez encore des tas de choses intéressantes.

Et moi je suis loin d'avoir tout vu et tout lu de ces 2 sites  :  link

et celui-là  :  link

et tant d'autres ...

 

Allez, encore un petit truc insolite. Des cheminées vénitiennes. Elles sont (étaient) d'une forme particulière. Elles sont dites "à cloche renversée", parce qu'elles sont terminées par un tronc de cône renversé. Pourquoi ?

Parce qu'autrefois, quand on se chauffait au bois ou au charbon, les escarbilles et étincelles montaient par la cheminée et retombaient sur les toits. D'où les nombreux incendies. Avec cette forme de cheminée, le système interne entrave et refroidi les escarbilles ou étincelles. C'est d'ailleurs le même principe qui fonctionnait sur les vieilles cheminées des trains à charbon.

 

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Bon, et puis on n'en finirait pas ...

 

A bientôt ! Et bonnes fêtes ...

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 13:36

Pour ce 2ème jour, j'avais un rendez-vous pour la visite des "itinéraires secrets" du Palais des Doges. Visite guidée en français, rendez-vous pris par internet avant mon départ. Donc le programme de la journée sera limité au sestiere de San Marco ... que je n'ai d'ailleurs fait que traverser en suivant la foule dans la "galerie marchande de Venise", du Pont du Rialto à la Place Saint Marc. Dans tous ces magasins, on trouve du linge de maison vénitien, des soieries, des chaussures, des marionnettes, des chocolats, du papier marbré et des porte-plume, quantité de bijoux en perles de Murano et ... de quoi boire et manger, bien sûr !

 

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La Piazza San Marco en 6 photos ! Un défi ou un record ? Mais on ne va pas s'arrêter là, rassurez-vous !

 

Saint Marc, l'évangéliste (prononcer "Mar"), est le protecteur chrétien de Venise.

Sa place fut dans le passé le cœur politique, religieux et économique de la Cité des Doges. Maintenant elle en est le coeur historique, architectural et ... touristique !

Elle fut surnommée par Napoléon "le plus élégant salon d'Europe". Et elle est la seule à mériter ce nom de "Piazza" à Venise : toutes les autres places s'appellent des "Campo".

Les plus célèbres monuments qui la bordent sont, bien sûr, la Basilique San Marco, le Palais des Doges, et le Campanile Saint Marc. Sur les autres côtés, Procuratie Vecchio et Nuove sont reliés par "l'Aile Napoléonienne", toutes bordées d'arcades et qui abritent maintenant des musées.

 

 

Place-St-Marc.jpg

 

La partie de la place qui rejoint le Grand Canal, entre le Palais des Doges et la Biblioteca Marciana, s'appelle la "Piazzetta San Marco". C'est là que s'élèvent, depuis le 12ème siècle, deux colonnes de marbe surmontées, l'une d'un lion ailé en bronze emblème de St Marc, l'autre dune statue en marbre de St Théodore.

Je vous invite à lire ici  link  la très intéressante histoire de ces 2 colonnes et de leurs animaux énigmatiques. Et vous saurez aussi pourquoi les vénitiens ne passent pas entre les 2 colonnes !

 

De la place, il manque ce côté-là. Mais ce n'est pas moi qui ai fait la photo, car je ne l'ai pas vu comme ça : des échafaudages masquaient presque toute la partie haute !

 

 

800px-Venice_-_St._Marc-s_Basilica_01.jpg

 

Eh bien, justement, passons à la Basilique Saint Marc.


Elle fut construite en 828, pour recevoir les reliques de St Marc, rapportées d'Alexandrie par des marchands. Mais elle fut à moitié détruite dans l'incendie du Palais des Doges en 976.

Dès lors, comme il y avait de l'argent dans les caisses de l'état, la question fut " Va-t-on s'en servir pour faire une guerre ou pour reconstruire l'église ?" L'église fut choisie, pour notre plus grand bonheur. Voici la description qu'en a faite James Morris :

 

"un souvenir puissant du passé oriental, avec ses marbres, ses voiles et ses soieries. Saint Marc même est un bâtiment  barbare qui ressemble à une grande maison d'apparat mongole, ou à une forteresse du Turkestan. Et parfois, jusque dans le service religieux, si dévot, respectueux et magnifique qu'il soit, il y a un rappel des fastes barbares."

(Encore une photo empruntée à internet. Car la nuit, moi, je dors !)


basilique_de_nuit.jpg

 

 Basilique-Saint-Marc.jpg

Si vous voulez d'autres photos, vous pouvez aller voir là : link  et cliquer sur les miniatures de gauche.

Pour ceux qui sont intéressés par la culture, il faut aller voir là :  link

 

Entrons, maintenant. 

Et là, c'est la surprise. L'éblouissement. C'est trop ... je n'ai pas de mot !

 

Basilique-Saint-Marc1.jpg

 

Mais non, ce n'est pas de l'or qui recouvre l'intérieur des coupoles. Ce sont les milliers de petits cubes de verres colorés fabriqués par les verriers de Murano, qui composent les mosaïques.

Et puis il y a cette œuvre extraordinaire, la Pala d'Oro, le retable d'or.

La partie centrale remonte à l'an 976. Puis par 3 fois elle a été agrandie, la dernière fois en 1342.

C'est un chef d'œuvre d'orfèvrerie qui mesure 3,40 m sur 1,40 m, composé d'une multitude de pierres précieuses et d'émaux, d'une richesse digne de la démesure de cette basilique.

Et encore des mosaïques de marbre. Au sol, cette fois. Magnifiques !

 

Basilique-Saint-Marc2.jpg

 

Mais vous pourrez en voir bien plus ici :  link  et même visiter la crypte.

Bonne visite !

 

Mais il est l'heure de mon rendez-vous au Palais des Doges.

 

Ce palais de style gothique fut la résidence officielle des Doges de la République de Venise, ainsi que le lieu de représentation de ses institutions majeures.

Le premier palais des doges fut détruit en 976 par un incendie, comme nous l'avons vu. Celui-là fut construit en 1340, et abrita les doges de Venise jusqu'en 1797. Siège de l'administration, les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire y étaient centralisés entre les mains du doge. Jusqu'au 16ème siècle, il abrita également les prisons de Venise appelées "les plombs", car elles étaient sous les toits dont la couverture était faite de plaques de plomb. La température peut y monter jusqu'à 50° l'été. C'est dans cette prison que fut détenu Casanova en 1756, le seul prisonnier qui réussit à s'en échapper !

Mais c'est toute une histoire qui vaut la peine d'être racontée. Vous la trouverez ici : link

 

Revenons au Palais des Doges. A l'extérieur. Par rapport à l'architecture habituelle des palais ou châteaux, il n'y a rien qui vous choque ?

 

DSCF9299.JPG

 

Pour ceux qui ne sauraient pas l'exprimer, je vais vous le dire :

D'habitude on construit des fondations solides (voire massives), puis au-dessus des murs épais, avec plus d'ouvertures vers le haut, et plus les murs s'élèvent, plus ils sont allégés.

Ici c'est l'inverse : d'abord, invisibles, ce sont des pilotis qui s'enfoncent dans la lagune, puis des portiques sur lesquels on a posé une grande "boite". Sa charge est transmise directement aux pilotis par un système d'arcs et de voûtes très élaboré..

Comme je n'ai pas d'autre photo à vous montrer pour cette partie, je vous propose un article court ici : link

ou un article documenté ici :  link

De toutes façons, les 2 se complètent.

 

Entrons maintenant dans la cour du Palais des Doges.

Un des murs est à la basilique St Marc. Une aile est renaissance et richement décorée. Un "escalier des géants" où nous attendent Mars (dieu de la guerre) et Neptune (dieu des mers) qui symbolisent la domination de Venise sur la terre comme sur la mer. C'était l'escalier d'honneur, utilisé lors du couronnement des doges, et des cérémonies publiques.

 

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Les 2 autres ailes, plus anciennes (14 et 15ème), semblent sobres et sévères : il faut les imaginer telles qu'elles étaient autrefois : totalement recouvertes de peintures multicolores, et de feuilles d'or !

Deux puits du 16ème, aux magnifiques margelles de bronze, occupent le centre de la cour.

 

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Le rendez-vous pour la visite en français était là, au pied de "l'escalier d'or", ou plus précisément, "l'escalier des Censeurs". Le premier commentaire étant pour la bouche du lion, la "bocche de leon" boite à lettre où on pouvait déposer des dénonciations anonymes de toute sortes : fraudes fiscales, mœurs etc ... Ces dénonciations étaient recueillies par les inquisiteurs et souvent suivies d'arrestations, procès, condamnations ... Et il y en avait une dans chaque quartier de Venise ...

 

Palais-des-Doges2.jpg

 

Comme vous le voyez, la cour est bien encombrée par le montage de scènes pour des spectacles.

Si vous voulez la voir dans de meilleures conditions et avec quelques détails, c'est ici : link

 

Avec notre guide francophone au délicieux accent, nous avons d'abord visité les splendides salles servant aux différents organes du pouvoir de Venise.

 

Palais des Doges3

 

Si les plafonds sont somptueux, les murs n'ont rien à leur envier, car ils affichent des toiles de grands maîtres de la peinture  : Véronèse, le Tiepolo, le Tintoret. Notamment sa fameuse toile sur le thème du Paradis, dans la salle du Grand Conseil, qui fait 22 m de long sur 7 m de haut ! La salle, elle, en fait 53 de long sur 22 de large !

 

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Et maintenant, c'est derrière cette porte que commencent les "itinéraires secrets" !

 

Le contraste est saisissant !

Intérieurs dépouillés, demi-étages oppressants ... on rejoint le royaume de l'efficacité et du secret !

 

Car les affaires politiques et judiciaires de Venise étaient gérées par une administration secrète et cachée. La plupart des fonctionnaires de cette administration "clandestine" ne travaillait que la nuit afin de n'éveiller aucun soupçon sur l'existence de la prison secrète ! Dans ce lieu tenu confidentiel étaient certainement gérées les affaires d'espionnage, de législation et de fiscalité ... La plupart des "grosses" affaires étaient donc du ressort de la police secrète du Palais Ducal de Venise.

 

Pour éviter que les ambassadeurs ne découvrent cette face cachée gardée secrète du palais, un plancher situé à mi-hauteur des fenêtres des bureaux officiels avait été disposé. De l'extérieur, la supercherie n'était pas visible.

Ainsi, sous le plancher ou au-dessus des bureaux officiels du Palais des Doges, se trouvaient en réalité des cachots, des bureaux, une salle de torture et des salles de conseils ... secrets !

 

Dans cette partie de la visite, les photos étaient interdites. Je les ai donc piochées, ici ou là, sur internet ... et vous pouvez en voir d'autres ici : link

 

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En 1589, une autre prison fut construite, car celle des "Plombs" (i Piombi), était devenue trop petite. On construisit donc une nouvelle prison de 19 cellules dans le rez-de-chaussée et les caves du bâtiment situé de l'autre côté du canal. Cette prison est celle dite "des Puits", et se caractérisait par le froid et l'humidité constante qui y régnaient.

 

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Et pour que les prisonniers de risquent pas de s'échapper en allant au tribunal ou à la torture, on construisit, en 1602, ce pont couvert (le seul de Venise) qui reliait, par une série de passages secrets, le palais ducal avec la prison. C'est le Pont des Soupirs, à cause des lamentations des prisonniers qui savaient qu'ils allaient être exécutés.

Ce joli pont de pierre a une particularité : c'est un couloir à double passage, avec une cloison de pierre au milieu. Ainsi les prisonniers allant ou revenant du tribunal à leur cachot, même s'ils se croisaient, ne pouvaient pas se voir ni se parler.

Ses fenêtres sont pourvues de grillages ... en pierre : pas question d'y passer !

 

Palais-des-Doges6.JPG

 

Ici  : link  vous pourrez voir de plus près ce pont sinistre, et comprendre par quelle curieuse erreur il devint, pour certains, le pont des amoureux !

 

Pour rester dans l'ambiance "Palazzo", c'est par le Grand Canal que je vais revenir Piazzale Roma, pour prendre mon bus.

Je prends donc le Vaporetto ligne 1, qui le remonte en s'arrêtant partout. C'est un peu bondé, mais je reste sur le pont pour pouvoir jouir de la vue des Palais et prendre des photos.

 

 

 

 

Encore quelques liens pour les curieux.

Celui-ci, très complet et détaillé, avec 2 manières possibles pour faire la visite :   link

Celui-là, qui n'en montre qu'une partie, mais agréablement documentée  :  link

Version Pdf, pratique à imprimer  :  link

 

 

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 19:59

Il fallait bien occuper ces jours de mauvais temps. Alors je me suis remise à fouiller dans mes photos. Et je me suis rappelée ma promesse de vous envoyer des photos de Venise ...

 

Alors en voilà. Je les ai à peu près classées par sestiere (ce sont les 6 quartiers de Venise), mais j'espère que vous ne m'en voudrez pas si j'ai fait quelques mélanges ... j'ai tellement tourné et viré !

Mais d'abord :

 

Le saviez-vous ?

 

Sans la gondole, Venise ne serait pas tout à fait Venise.

Cette embarcation si particulière est tout un symbole. A sa proue, le "ferro", élément  en forme de "peigne métallique", autrefois utilisé pour faire le contrepoids au gondolier, s'est chargé, au 17ème siècle, de toute une symbolique. Il représente les 6 sestieri de Venise, plus l'île de la Giudecca, plus le S du Grand Canal et le Pont du Rialto. Rien que ça !

 

fero.jpg

 

Autre particularité avec les gondoles : la "voga alla veneta".

Ce type de nage n'est pratiqué nulle part ailleurs. Ramer debout, face à la direction vers laquelle on se dirige pour voir s'il y a assez de fond dans les méandres marécageux de la lagune vénitienne était une nécessité. Tout comme l'utilisation de barques à fond plat, assez légères pour être dirigées par un seul homme.

Les vénitiens furent donc contraints de développer cette technique particulière de nage à une rame, servant alternativement de propulseur et de gouvernail.

 

Pour se pavaner sur l'eau des rii, chaque gondole se pare d'ornements ... utiles. Le "Pusiol" est une sorte d'accoudoir pour le passager de la gondole. Il peut représenter un ange, un triton, un cheval ... Il y en a de toutes sortes, mais toujours doré !

 

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Sur le côté de chaque gondole,la "forcola" (la dame de nage), de forme si particulière et que nous trouvons si décorative, permet d'exécuter rapidement les différentes manoeuvres (virer, freiner, reculer, godiller), avec une seule rame d'un seul côté de la barque.

En voici les différents points d'appui. Quelle technicité !

 

forcola.jpg

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Pour que vous puissiez vous y retrouver dans les quartiers, voici la carte, avec en rouge la gare des bus (où j'arrivais), et en bleu l'embarcadère pour les îles. 


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Pour ceux qui ont envie de relire la page écrite "à chaud" sur Venise,

vous cliquez sur ce lien : Venise !

 

1er jour à Venise

 

En descendant du bus, j'ai tout d'abord emprunté le Pont de la Constitution, pour un itinéraire à travers le sestiere de Cannaregio. On ne se croirait pas encore à Venise, et pourtant ...

 

CIMG3955.JPG

Capture (2)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a quelques endroits que j'ai recherchés : le Pont aux  3 Arches (Trei Archi), la Maison du Tintoret et ses 3 Maures (Ca'Tintoretto i Trei Mori), le Ghetto Juif (Ghetto Vecchio i Nuovo), et surtout l'église des Jésuites (I Gesuiti) ...

 

Cannaregio1.jpg

 

Dans l'église des Jésuites, les lourdes draperies qui tombent de la chaire sont de marbre blanc, incrusté d'arabesques et de motifs en marbre gris-bleu. Le papier peint sur les murs, lui, est en marbre blanc incrusté de motifs de marbre noir ! Ici, le faux est plus luxueux que le vrai. Et on est presque étonné que les bancs de bois soient en bois !

 

Cannaregio2.jpg

 

Et j'ai marché à travers tout ce qui fait le charme de Venise ...

 

Ses églises et campaniles : il y en a plus de 80 dans les sestieri, et près de 20 sur les îles !

Ses puits : il y en a 769, plus 32 en "Terra Ferma". Vous pouvez les voir tous sur ces pages : link

Ses Madonnes et chapelles : 363, sans compter celles des îles ! Vous pouvez les voir ici : link

Ses palais : 536 ! du 13ème au 20ème siècle.

Ses ponts : le centre historique de Venise comprend 121 îles, reliées par 435 ponts. Sur Wikipédia ils n'y sont pas tous, mais il y en a déjà pas mal : link

Ses canaux et rii : il y en a près de 150 !

Et tant d'autres détails pittoresques, historiques ou romantiques !

 

Cannaregio1-001.jpg

 

Et j'ai même trouvé par hasard le dernier pont de Venise sans garde corps  :

 

DSCF9035.JPG

 

Et puis je suis arrivée à l'embarcadère du vaporetto qui dessert les îles, sur Fondamente Nove (les quais s'appellent des Fonfamenti).

Je n'ai pas eu l'idée d'y faire des photos. Mais vous pouvez le retrouver en refaisant mon itinéraire (en plus complet, car je n'avais pas vu ce site avant de partir. Et puis de toutes façons, je n'aurais pas eu le temps de tout faire !) en cliquant ici : link

 

Murano

 

Comme Venise, Murano est bâtie sur une kyrielle d'îlots, reliés par des ponts.

Elle a été le centre de la verrerie depuis 1291, année où les verriers ont quitté la Cité des Doges pour éviter les risques d'incendie. A la fin du 13ème siècle, plus de 30 000 personnes y vivaient. Murano avait son propre gouvernement et sa monnaie.

Au 14ème siècle, les maîtres verriers fabriquèrent des centaines de milliers de petits cubes de verre coloré pour la basilique St Marc.

Aux 15 et 16èmes siècles, son verre était le plus recherché d'Europe. Ses verreries jouissaient de privilèges exceptionnels, mais gare à ceux qui voulaient aller travailler ailleurs : ils étaient sévèrement punis, voire même exécutés !

Le chef d'oeuvre architectural de l'île, c'est la basilique Santi Maria e Donato, du 12ème siècle.

Comme je ne l'ai pas visitée, vous pouvez le faire ici : link

 

Murano

 

J'ai préféré m'attarder au musée du verre. Mais les photos y étant interdites, celles que je vous présente sont d'internet.

La coupe bleue date du 15ème siècle.

 

Murano2

 

Murano1

 

Retour à Fondamente Nove.

J'enchaîne avec la visite du sestiere di Castello, mais je commençais à être un peu fatiguée, et je n'ai pas fait tous les détours qu'il aurait fallut ! Aussi, je vous renvoie, pour compléter la visite, à cet itinéraire : link

 

Castello

 

A l'Est du sestiere di Castello, après l'Arsenal (zone militaire, on ne peut pas visiter), on arrive à l'île San Pietro, avec son pont en bois et son église. Et un peu plus à l'Est encore, au bout de la terre, une station de vaporetto qui m'a économisé pas mal de marche pour le retour au bus. Ouf !

 

Castello1

 

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 09:21

Mercredi 10 Juillet

 

Ce matin, j'ai pris le bus (car la route est privée) pour monter au refuge d'Auronzo, à 8 km.. En vue de faire le tour des trois cimes du Lavaredo.

Balade facile sur chemin ou sentier, mais avec quand même de bonnes grimpettes et de bonnes descentes, entre 2100 et 2450 mètres. On compte 3 h 30.

 

Pas mal de nuages, de belles éclaircies, un orage, bref, nous sommes rentrés trempés (surtout Charly, car il n'a pas de Kway) mais heureux (le bonheur, pour Charly, ça été de rentrer dans la voiture et de se faire frictionner !).

 

Pour les fans de diaporamas, celui-ci ne dure que 2 minutes 09. Et vous pouvez mettre plein écran.

 

 

 

 

Encore quelques photos d'Italie, tandis que je roule vers l'Est, vers la SLOVENIE.

 

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 09:11

 Lundi 8 et Mardi 9 Juillet 2013

 

Les 5 minutes du Guide :

 

"Le plus beau massif montagneux d'Italie porte le nom de Déodat Dolomieu qui découvrit, en 1789 qu'il était formé de corail minéralisé à l'ère secondaire. Iles et fond marin soulevés il y a 60 millions d'années quand les plaques continentales européenne et africaine entrèrent en collision, il n'a pas subi la même érosion glaciaire que la majeure partie du reste des Alpes, et le gel et les ruissellements d'eau ont sculpté dans ces roches claires des aiguilles et des failles spectaculaires."

 

Voilà ce que j'ai contemplé, de près ou de loin, durant ces deux journées.

 

Haut Adige-Dolomites

 

Haut Adige-Dolomites1

 

Haut Adige-Dolomites2

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 08:57

Samedi 6 Juillet

 

Journée de voyage.

Pour passer des grands lacs de Lombardie aux Dolomites (en Vénétie du Nord), il faut traverser le Haut-Adige.

C'est déjà les grandes Alpes, avec des cols à plus de 2000 mètres, que ma tortue grimpe vaillament à 25/35 km/h !

 

La chaleur se fait plus supportable avec l'altitude, bien qu'il fasse toujours 31° ... (ces derniers jours, c'était monté jusqu'à 35°, et le matin, il faisait encore 25° dans le camion, même en dormant toutes fenêtres ouvertes).

 

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 09:31

Vendredi 5 Juillet

 

Quelques visites, ce matin : un ancien couvent du 8ème siècle, un castrum (enfin, ses vestiges) du 4ème siècle, une chapelle 12/13ème siècles aux fresques restaurées ... tout ça classé au Patrimoine Mondial de l'Humanité de l'UNESCO.

Pas de photos de l'intérieur, bien entendu.

 

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Et puis je gagne la rive Est du Lac de Côme.

A la sortie du tunnel, c'est l'éblouissement : un paysage comme je les aime !

Dès le première sortie, je m'arrête à la 1ère petite ville (ou gros village). Tout en escaliers,jusqu'au lac. La route passe au-dessus. Et c'est pareil sur l'autre rive, quoique un peu dans la brume.

 

Lac de Côme1

 

De tous ces lacs, c'est celui que j'ai le plus apprécié (il est vrai que j'ai très peu vu le Lac Majeur ...) : pas trop de circulation, possiblilité de s'arrêter pour des photos, des paysages superbes ...

Voici différents clochers rencontrés sur ses rives :

 

Lac de Côme

 

Cet après-midi, arrêt prolongé (à l'ombre, bien sûr) à la paisible Abbazzia de Piona. Une magnifique exposition sur la "Biblia de Borso d'Este", enluminée autour de 1471. Vous vous souvenez de la famille d'Este ? Celle de Ferrara. En route vers Venise ...

 

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N'oubliez pas : pour voir les photos en détails, il suffit de cliquer dessus, puis au besoin sur la petite loupe+ qui apparaît.

 

Lac de Côme2

 

De là, je devais partir vers la montagne, quittant les lacs.

Mais la Providence en a décidé autrement : des travaux et déviations dans l'aménagement de nouvelles bretelles d'autoroute m'ont fait prendre celle-ci par erreur. Dix sept kilomètres d'autoroute vers le sud, de tunnel en tunnel !

Alors que je voulais aller vers l'est, au grand jour !

 

Je prends la première sortie ! Je ne veux pas faire le retour dans cet enfer, alors je prends la petite route côtière qui longe la lac (côte est) vers mon point de départ. Tant pis si ça rallonge.

Mais je n'ai fait que 5 ou 6 km. Ce petit village n'est même pas sur ma carte, mais il a tout pour me retenir : un castello, un petit port ... Tout. *

Je vais même y dormir à l'abri des murailles du castello (privé). Et ici, les cloches ne sonnent pas entre 21 h et 7 heures !

* Finalement, en cherchant, après, sur internet, j'ai trouvé son nom : c'est Corenno Plinio, un peu au nord de Dervio.

Lac de Côme3

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  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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