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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 11:47

Pour ce dernier jour, j'avais prévu de prendre le vaporetto pour aller visiter les îles de Mazzorbo, Burano et Torcello, et au retour, celle de la Giudecca et le quartier de Dorsoduro.

Pour je ne sais quelle raison, le service des vaporetto a pris 2 heures de retard, et je n'ai pas pu faire les 2 derniers. Je suis simplement rentrée en retraversant Cannaregio, par le chemin le plus court.

 

Santa Croce et San Polo . Les photos sont un peu mélangées car les sestieri sont petits. (Je crois même que j'ai débordé sur Dorsoduro)

 

Encore de nombreux rii et canaux dans ces sestieri. Et de nombreux petits ponts. J'y ai zig zagué à mon aise, et je serais bien en peine de dire par où je suis passée !

 

San-Croce-San-Polo2.jpg

 

Le cœeur de ces quartiers, c'est le Campo San Giacomo dell'Orio pour Santa Croce, et le Campo San Polo pour le sestiere San Polo.

Le matin, il y avait encore peu de monde et l'ambiance n'était pas au tourisme. Ça donnait plutôt l'impression d'une petite ville de province.

 

San-Croce-San-Polo3.jpg

 

A un moment donné, je me suis retrouvée devant cette église, San Pantalon. L'extérieur ne semble même pas terminé ...

Pourtant, un extraordinaire plafond en trompe l'œil nous attend à l'intérieur !

Un cycle de 60 toiles de Fuminiani, décorant la voûte, parvient à donner l'impression que la nef et le ciel ne font qu'un. Elles sont assemblées et montées sur cadre de bois, soit 443 m2 de toile, ce qui fait de cet assemblage le plus grand ouvrage de ce type jamais réalisé. Le thème en est : le martyr et l'apothéose de St Pantaléon.

Le pauvre Fuminiani, qui y travailla durant 25 ans, y a laissé sa vie : il est mort d'une chute d'un échafaudage, peu avant d'avoir terminé. Il est enterré dans l'église.

 

Les toiles couvrent aussi le haut des murs, créant ainsi le premier mouvement scénographique baroque, peint avec des éléments en perspective.

Au centre, dans un ciel éblouissant, des anges aux ailes frémissantes évoluent spectaculairement : le paradis s'ouvre pour mieux accueillir le martyr.

Mais ce serait mieux avec des jumelles.

Mes photos étant bien sombres, j'ai emprunté ces deux-là à internet :

 

San-Croce-San-Polo4.jpg


Encore un petit tour par la Pescheria (marché aux Poissons ... et autres) et un passage sur le Pont du Rialto pour gagner Fondamente Nuove et l'embarquement pour "les îles" ...

 

San-Croce-San-Polo5.jpg

 

Voici l'itinéraire du vaporetto.

Mon premier objectif est Mazzorbo et Burano, puis Torcello. Quarante minutes de navigation pour faire connaissance avec la lagune ...

 

lagune2

 

île de Mazzorbo

 

Elle est reliée par un pont de bois à sa voisine, Burano, de sorte que ça ne fait qu'un seul arrêt de vaporetto.

Peu peuplée, c'est ici le calme et presque, la solitude !

 

Mazzorbo.jpg

 

Puis je reviens sur l'île de Burano.

Oui, vous avez bien lu, il n'y a qu'une lettre qui la différencie avec l'île spécialiste du verre, Murano.

Mais celle-ci est spécialisée dans la dentelle !

Et puis elle est renommée, aussi, pour ses maisons colorées. Moi qui aime les couleurs, j'étais à la fête !

 

Burano.jpg

 

Oui, vous avez bien vu, le clocher penche un peu. Cela fait 70 ans qu'il est comme ça. Faut pas s'affoler ...

Vous voyez aussi qu'il y a beaucoup de monde dans les rues de cette "petite Venise" !

Et il y a un très beau musée de la dentelle, dans ce qui était, aux 19 et 20ème siècle, une école de la dentelle.

Une dentelle qui ne se fait pas aux fuseaux, mais à l'aiguille. Vous aurez plein de renseignements ici :  link

 

Vous voulez voir un beau diaporama sur cette île aux mille couleurs ? Alors cliquez ici :  link   du grand art !

 

Burano1.jpg

 

île de Torcello

 

Le vaporetto nous dépose dans un endroit désert. Et il faut longer un étroit canal sur environ 800 m pour arriver à destination. Mais quelle paix ! Quelle tranquillité !

Un joli "pont du diable" sans parapet, une petite place chaude de soleil, de vieilles pierres, de grands arbres, et la vieille basilique, à côté de l'église. Devant le Musée lapidaire, à côté du traditionnel puits, le "fauteuil d'Attila". En marbre blanc, il aurait servi, selon la légende, à celui-ci lors de sa traversée de l'Italie. Ce qui est sûr, c'est que l'évêque s'y asseyait pour exercer la justice.

 

Torcello.jpg

 

Vous voyez tout de suite que j'ai mis une photo d'internet. Car moi, le campanile, je l'ai vu couvert d'échafaudages !

Séparé de la cathédrale et commencé au 11ème siècle, il servait surtout à contrôler la navigation sur la lagune. Et il était plus haut : c'est la foudre qui l'a raccourci.

 

Mais, me direz-vous, une Cathédrale sur cette île qui compte une soixantaine d'habitants ?

 

C'est que, première zone de peuplement de la lagune (au 6ème siècle) il y avait environ 10 000 habitants au 10ème siècle ! Important comptoir commercial, il y avait aussi 10 églises et plusieurs couvents !

Et puis, à partir du 12ème, l'envasement de ses canaux commence, et la navigation y devient de plus en plus difficile. Et la malaria s'y propage.  Les habitants quittent l'île peu à peu pour s'installer à Burano, Murano, ou même sur l'île de Rivus Altus, futur Rialto, où l'évêque finit par s'installer au 14ème siècle. Torcello devient simple paroisse, et les matériaux de ses bâtiments sont alors réutilisés en masse pour permettre le développement de Venise.

Au 19ème, il y avait encore 300 habitants, des pêcheurs principalement, et finalement, la paroisse est supprimée en 1986.

Mais aujourd'hui, l'église Santa Fosca (11 et 12èmes siècle, adjacente à la cathédrale) est très prisée pour y célébrer des mariages. Il y en avait d'ailleurs un en préparation.

 

Torcello1.jpg

 

Comme je regrette de n'avoir pas pris le temps de visiter l'intérieur de cette si belle cathédrale ! Hemingway disait que les vénitiens n'avaient jamais rien fait de mieux ! Bâtie en 639, ses pavements de mosaïques et ses bas-reliefs sont du 11ème. Ne faites pas comme moi. Allez la voir ici  :  link

Vous aurez aussi la chance de pouvoir admirer la vue sur la lagune du haut du campanile ...

 

Le retour, je l'ai raconté, fut une affaire de patience ... mais malgré la fatigue, l'appareil photo était toujours prêt à sortir !

 

San-Marco.jpg

 

 

Mais on ne quitte pas Venise sans un petit tour au Carnaval !

Je les ai découverts comme vous, et de toutes les galeries, voici ma préférée :  link

 

Et  voilà :  il viaggio è finito ...

 

J'espère que vous avez pris autant de plaisir que moi à visiter Venise grâce à tous ces liens. Je vous remets les pages d'accueil des sites les plus intéressants, qui d'ailleurs se complètent. Je suis sûre que vous y trouverez encore des tas de choses intéressantes.

Et moi je suis loin d'avoir tout vu et tout lu de ces 2 sites  :  link

et celui-là  :  link

et tant d'autres ...

 

Allez, encore un petit truc insolite. Des cheminées vénitiennes. Elles sont (étaient) d'une forme particulière. Elles sont dites "à cloche renversée", parce qu'elles sont terminées par un tronc de cône renversé. Pourquoi ?

Parce qu'autrefois, quand on se chauffait au bois ou au charbon, les escarbilles et étincelles montaient par la cheminée et retombaient sur les toits. D'où les nombreux incendies. Avec cette forme de cheminée, le système interne entrave et refroidi les escarbilles ou étincelles. C'est d'ailleurs le même principe qui fonctionnait sur les vieilles cheminées des trains à charbon.

 

DSCF9448.JPG

 

 

Bon, et puis on n'en finirait pas ...

 

A bientôt ! Et bonnes fêtes ...

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 13:36

Pour ce 2ème jour, j'avais un rendez-vous pour la visite des "itinéraires secrets" du Palais des Doges. Visite guidée en français, rendez-vous pris par internet avant mon départ. Donc le programme de la journée sera limité au sestiere de San Marco ... que je n'ai d'ailleurs fait que traverser en suivant la foule dans la "galerie marchande de Venise", du Pont du Rialto à la Place Saint Marc. Dans tous ces magasins, on trouve du linge de maison vénitien, des soieries, des chaussures, des marionnettes, des chocolats, du papier marbré et des porte-plume, quantité de bijoux en perles de Murano et ... de quoi boire et manger, bien sûr !

 

San-Croce-San-Polo.JPG

La Piazza San Marco en 6 photos ! Un défi ou un record ? Mais on ne va pas s'arrêter là, rassurez-vous !

 

Saint Marc, l'évangéliste (prononcer "Mar"), est le protecteur chrétien de Venise.

Sa place fut dans le passé le cœur politique, religieux et économique de la Cité des Doges. Maintenant elle en est le coeur historique, architectural et ... touristique !

Elle fut surnommée par Napoléon "le plus élégant salon d'Europe". Et elle est la seule à mériter ce nom de "Piazza" à Venise : toutes les autres places s'appellent des "Campo".

Les plus célèbres monuments qui la bordent sont, bien sûr, la Basilique San Marco, le Palais des Doges, et le Campanile Saint Marc. Sur les autres côtés, Procuratie Vecchio et Nuove sont reliés par "l'Aile Napoléonienne", toutes bordées d'arcades et qui abritent maintenant des musées.

 

 

Place-St-Marc.jpg

 

La partie de la place qui rejoint le Grand Canal, entre le Palais des Doges et la Biblioteca Marciana, s'appelle la "Piazzetta San Marco". C'est là que s'élèvent, depuis le 12ème siècle, deux colonnes de marbe surmontées, l'une d'un lion ailé en bronze emblème de St Marc, l'autre dune statue en marbre de St Théodore.

Je vous invite à lire ici  link  la très intéressante histoire de ces 2 colonnes et de leurs animaux énigmatiques. Et vous saurez aussi pourquoi les vénitiens ne passent pas entre les 2 colonnes !

 

De la place, il manque ce côté-là. Mais ce n'est pas moi qui ai fait la photo, car je ne l'ai pas vu comme ça : des échafaudages masquaient presque toute la partie haute !

 

 

800px-Venice_-_St._Marc-s_Basilica_01.jpg

 

Eh bien, justement, passons à la Basilique Saint Marc.


Elle fut construite en 828, pour recevoir les reliques de St Marc, rapportées d'Alexandrie par des marchands. Mais elle fut à moitié détruite dans l'incendie du Palais des Doges en 976.

Dès lors, comme il y avait de l'argent dans les caisses de l'état, la question fut " Va-t-on s'en servir pour faire une guerre ou pour reconstruire l'église ?" L'église fut choisie, pour notre plus grand bonheur. Voici la description qu'en a faite James Morris :

 

"un souvenir puissant du passé oriental, avec ses marbres, ses voiles et ses soieries. Saint Marc même est un bâtiment  barbare qui ressemble à une grande maison d'apparat mongole, ou à une forteresse du Turkestan. Et parfois, jusque dans le service religieux, si dévot, respectueux et magnifique qu'il soit, il y a un rappel des fastes barbares."

(Encore une photo empruntée à internet. Car la nuit, moi, je dors !)


basilique_de_nuit.jpg

 

 Basilique-Saint-Marc.jpg

Si vous voulez d'autres photos, vous pouvez aller voir là : link  et cliquer sur les miniatures de gauche.

Pour ceux qui sont intéressés par la culture, il faut aller voir là :  link

 

Entrons, maintenant. 

Et là, c'est la surprise. L'éblouissement. C'est trop ... je n'ai pas de mot !

 

Basilique-Saint-Marc1.jpg

 

Mais non, ce n'est pas de l'or qui recouvre l'intérieur des coupoles. Ce sont les milliers de petits cubes de verres colorés fabriqués par les verriers de Murano, qui composent les mosaïques.

Et puis il y a cette œuvre extraordinaire, la Pala d'Oro, le retable d'or.

La partie centrale remonte à l'an 976. Puis par 3 fois elle a été agrandie, la dernière fois en 1342.

C'est un chef d'œuvre d'orfèvrerie qui mesure 3,40 m sur 1,40 m, composé d'une multitude de pierres précieuses et d'émaux, d'une richesse digne de la démesure de cette basilique.

Et encore des mosaïques de marbre. Au sol, cette fois. Magnifiques !

 

Basilique-Saint-Marc2.jpg

 

Mais vous pourrez en voir bien plus ici :  link  et même visiter la crypte.

Bonne visite !

 

Mais il est l'heure de mon rendez-vous au Palais des Doges.

 

Ce palais de style gothique fut la résidence officielle des Doges de la République de Venise, ainsi que le lieu de représentation de ses institutions majeures.

Le premier palais des doges fut détruit en 976 par un incendie, comme nous l'avons vu. Celui-là fut construit en 1340, et abrita les doges de Venise jusqu'en 1797. Siège de l'administration, les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire y étaient centralisés entre les mains du doge. Jusqu'au 16ème siècle, il abrita également les prisons de Venise appelées "les plombs", car elles étaient sous les toits dont la couverture était faite de plaques de plomb. La température peut y monter jusqu'à 50° l'été. C'est dans cette prison que fut détenu Casanova en 1756, le seul prisonnier qui réussit à s'en échapper !

Mais c'est toute une histoire qui vaut la peine d'être racontée. Vous la trouverez ici : link

 

Revenons au Palais des Doges. A l'extérieur. Par rapport à l'architecture habituelle des palais ou châteaux, il n'y a rien qui vous choque ?

 

DSCF9299.JPG

 

Pour ceux qui ne sauraient pas l'exprimer, je vais vous le dire :

D'habitude on construit des fondations solides (voire massives), puis au-dessus des murs épais, avec plus d'ouvertures vers le haut, et plus les murs s'élèvent, plus ils sont allégés.

Ici c'est l'inverse : d'abord, invisibles, ce sont des pilotis qui s'enfoncent dans la lagune, puis des portiques sur lesquels on a posé une grande "boite". Sa charge est transmise directement aux pilotis par un système d'arcs et de voûtes très élaboré..

Comme je n'ai pas d'autre photo à vous montrer pour cette partie, je vous propose un article court ici : link

ou un article documenté ici :  link

De toutes façons, les 2 se complètent.

 

Entrons maintenant dans la cour du Palais des Doges.

Un des murs est à la basilique St Marc. Une aile est renaissance et richement décorée. Un "escalier des géants" où nous attendent Mars (dieu de la guerre) et Neptune (dieu des mers) qui symbolisent la domination de Venise sur la terre comme sur la mer. C'était l'escalier d'honneur, utilisé lors du couronnement des doges, et des cérémonies publiques.

 

Palais-des-Doges.jpg

 

Les 2 autres ailes, plus anciennes (14 et 15ème), semblent sobres et sévères : il faut les imaginer telles qu'elles étaient autrefois : totalement recouvertes de peintures multicolores, et de feuilles d'or !

Deux puits du 16ème, aux magnifiques margelles de bronze, occupent le centre de la cour.

 

Palais-des-Doges1.jpg

 

Le rendez-vous pour la visite en français était là, au pied de "l'escalier d'or", ou plus précisément, "l'escalier des Censeurs". Le premier commentaire étant pour la bouche du lion, la "bocche de leon" boite à lettre où on pouvait déposer des dénonciations anonymes de toute sortes : fraudes fiscales, mœurs etc ... Ces dénonciations étaient recueillies par les inquisiteurs et souvent suivies d'arrestations, procès, condamnations ... Et il y en avait une dans chaque quartier de Venise ...

 

Palais-des-Doges2.jpg

 

Comme vous le voyez, la cour est bien encombrée par le montage de scènes pour des spectacles.

Si vous voulez la voir dans de meilleures conditions et avec quelques détails, c'est ici : link

 

Avec notre guide francophone au délicieux accent, nous avons d'abord visité les splendides salles servant aux différents organes du pouvoir de Venise.

 

Palais des Doges3

 

Si les plafonds sont somptueux, les murs n'ont rien à leur envier, car ils affichent des toiles de grands maîtres de la peinture  : Véronèse, le Tiepolo, le Tintoret. Notamment sa fameuse toile sur le thème du Paradis, dans la salle du Grand Conseil, qui fait 22 m de long sur 7 m de haut ! La salle, elle, en fait 53 de long sur 22 de large !

 

DSCF9221-001DSCF9212

 

 

Et maintenant, c'est derrière cette porte que commencent les "itinéraires secrets" !

 

Le contraste est saisissant !

Intérieurs dépouillés, demi-étages oppressants ... on rejoint le royaume de l'efficacité et du secret !

 

Car les affaires politiques et judiciaires de Venise étaient gérées par une administration secrète et cachée. La plupart des fonctionnaires de cette administration "clandestine" ne travaillait que la nuit afin de n'éveiller aucun soupçon sur l'existence de la prison secrète ! Dans ce lieu tenu confidentiel étaient certainement gérées les affaires d'espionnage, de législation et de fiscalité ... La plupart des "grosses" affaires étaient donc du ressort de la police secrète du Palais Ducal de Venise.

 

Pour éviter que les ambassadeurs ne découvrent cette face cachée gardée secrète du palais, un plancher situé à mi-hauteur des fenêtres des bureaux officiels avait été disposé. De l'extérieur, la supercherie n'était pas visible.

Ainsi, sous le plancher ou au-dessus des bureaux officiels du Palais des Doges, se trouvaient en réalité des cachots, des bureaux, une salle de torture et des salles de conseils ... secrets !

 

Dans cette partie de la visite, les photos étaient interdites. Je les ai donc piochées, ici ou là, sur internet ... et vous pouvez en voir d'autres ici : link

 

Palais-des-Doges4.jpg

 

En 1589, une autre prison fut construite, car celle des "Plombs" (i Piombi), était devenue trop petite. On construisit donc une nouvelle prison de 19 cellules dans le rez-de-chaussée et les caves du bâtiment situé de l'autre côté du canal. Cette prison est celle dite "des Puits", et se caractérisait par le froid et l'humidité constante qui y régnaient.

 

Palais-des-Doges5.jpg

Et pour que les prisonniers de risquent pas de s'échapper en allant au tribunal ou à la torture, on construisit, en 1602, ce pont couvert (le seul de Venise) qui reliait, par une série de passages secrets, le palais ducal avec la prison. C'est le Pont des Soupirs, à cause des lamentations des prisonniers qui savaient qu'ils allaient être exécutés.

Ce joli pont de pierre a une particularité : c'est un couloir à double passage, avec une cloison de pierre au milieu. Ainsi les prisonniers allant ou revenant du tribunal à leur cachot, même s'ils se croisaient, ne pouvaient pas se voir ni se parler.

Ses fenêtres sont pourvues de grillages ... en pierre : pas question d'y passer !

 

Palais-des-Doges6.JPG

 

Ici  : link  vous pourrez voir de plus près ce pont sinistre, et comprendre par quelle curieuse erreur il devint, pour certains, le pont des amoureux !

 

Pour rester dans l'ambiance "Palazzo", c'est par le Grand Canal que je vais revenir Piazzale Roma, pour prendre mon bus.

Je prends donc le Vaporetto ligne 1, qui le remonte en s'arrêtant partout. C'est un peu bondé, mais je reste sur le pont pour pouvoir jouir de la vue des Palais et prendre des photos.

 

 

 

 

Encore quelques liens pour les curieux.

Celui-ci, très complet et détaillé, avec 2 manières possibles pour faire la visite :   link

Celui-là, qui n'en montre qu'une partie, mais agréablement documentée  :  link

Version Pdf, pratique à imprimer  :  link

 

 

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 19:59

Il fallait bien occuper ces jours de mauvais temps. Alors je me suis remise à fouiller dans mes photos. Et je me suis rappelée ma promesse de vous envoyer des photos de Venise ...

 

Alors en voilà. Je les ai à peu près classées par sestiere (ce sont les 6 quartiers de Venise), mais j'espère que vous ne m'en voudrez pas si j'ai fait quelques mélanges ... j'ai tellement tourné et viré !

Mais d'abord :

 

Le saviez-vous ?

 

Sans la gondole, Venise ne serait pas tout à fait Venise.

Cette embarcation si particulière est tout un symbole. A sa proue, le "ferro", élément  en forme de "peigne métallique", autrefois utilisé pour faire le contrepoids au gondolier, s'est chargé, au 17ème siècle, de toute une symbolique. Il représente les 6 sestieri de Venise, plus l'île de la Giudecca, plus le S du Grand Canal et le Pont du Rialto. Rien que ça !

 

fero.jpg

 

Autre particularité avec les gondoles : la "voga alla veneta".

Ce type de nage n'est pratiqué nulle part ailleurs. Ramer debout, face à la direction vers laquelle on se dirige pour voir s'il y a assez de fond dans les méandres marécageux de la lagune vénitienne était une nécessité. Tout comme l'utilisation de barques à fond plat, assez légères pour être dirigées par un seul homme.

Les vénitiens furent donc contraints de développer cette technique particulière de nage à une rame, servant alternativement de propulseur et de gouvernail.

 

Pour se pavaner sur l'eau des rii, chaque gondole se pare d'ornements ... utiles. Le "Pusiol" est une sorte d'accoudoir pour le passager de la gondole. Il peut représenter un ange, un triton, un cheval ... Il y en a de toutes sortes, mais toujours doré !

 

DSCF9361DSCF9257

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le côté de chaque gondole,la "forcola" (la dame de nage), de forme si particulière et que nous trouvons si décorative, permet d'exécuter rapidement les différentes manoeuvres (virer, freiner, reculer, godiller), avec une seule rame d'un seul côté de la barque.

En voici les différents points d'appui. Quelle technicité !

 

forcola.jpg

DSCF9257-001.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour que vous puissiez vous y retrouver dans les quartiers, voici la carte, avec en rouge la gare des bus (où j'arrivais), et en bleu l'embarcadère pour les îles. 


plan-quartiers-venise-lagune-3.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour ceux qui ont envie de relire la page écrite "à chaud" sur Venise,

vous cliquez sur ce lien : Venise !

 

1er jour à Venise

 

En descendant du bus, j'ai tout d'abord emprunté le Pont de la Constitution, pour un itinéraire à travers le sestiere de Cannaregio. On ne se croirait pas encore à Venise, et pourtant ...

 

CIMG3955.JPG

Capture (2)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a quelques endroits que j'ai recherchés : le Pont aux  3 Arches (Trei Archi), la Maison du Tintoret et ses 3 Maures (Ca'Tintoretto i Trei Mori), le Ghetto Juif (Ghetto Vecchio i Nuovo), et surtout l'église des Jésuites (I Gesuiti) ...

 

Cannaregio1.jpg

 

Dans l'église des Jésuites, les lourdes draperies qui tombent de la chaire sont de marbre blanc, incrusté d'arabesques et de motifs en marbre gris-bleu. Le papier peint sur les murs, lui, est en marbre blanc incrusté de motifs de marbre noir ! Ici, le faux est plus luxueux que le vrai. Et on est presque étonné que les bancs de bois soient en bois !

 

Cannaregio2.jpg

 

Et j'ai marché à travers tout ce qui fait le charme de Venise ...

 

Ses églises et campaniles : il y en a plus de 80 dans les sestieri, et près de 20 sur les îles !

Ses puits : il y en a 769, plus 32 en "Terra Ferma". Vous pouvez les voir tous sur ces pages : link

Ses Madonnes et chapelles : 363, sans compter celles des îles ! Vous pouvez les voir ici : link

Ses palais : 536 ! du 13ème au 20ème siècle.

Ses ponts : le centre historique de Venise comprend 121 îles, reliées par 435 ponts. Sur Wikipédia ils n'y sont pas tous, mais il y en a déjà pas mal : link

Ses canaux et rii : il y en a près de 150 !

Et tant d'autres détails pittoresques, historiques ou romantiques !

 

Cannaregio1-001.jpg

 

Et j'ai même trouvé par hasard le dernier pont de Venise sans garde corps  :

 

DSCF9035.JPG

 

Et puis je suis arrivée à l'embarcadère du vaporetto qui dessert les îles, sur Fondamente Nove (les quais s'appellent des Fonfamenti).

Je n'ai pas eu l'idée d'y faire des photos. Mais vous pouvez le retrouver en refaisant mon itinéraire (en plus complet, car je n'avais pas vu ce site avant de partir. Et puis de toutes façons, je n'aurais pas eu le temps de tout faire !) en cliquant ici : link

 

Murano

 

Comme Venise, Murano est bâtie sur une kyrielle d'îlots, reliés par des ponts.

Elle a été le centre de la verrerie depuis 1291, année où les verriers ont quitté la Cité des Doges pour éviter les risques d'incendie. A la fin du 13ème siècle, plus de 30 000 personnes y vivaient. Murano avait son propre gouvernement et sa monnaie.

Au 14ème siècle, les maîtres verriers fabriquèrent des centaines de milliers de petits cubes de verre coloré pour la basilique St Marc.

Aux 15 et 16èmes siècles, son verre était le plus recherché d'Europe. Ses verreries jouissaient de privilèges exceptionnels, mais gare à ceux qui voulaient aller travailler ailleurs : ils étaient sévèrement punis, voire même exécutés !

Le chef d'oeuvre architectural de l'île, c'est la basilique Santi Maria e Donato, du 12ème siècle.

Comme je ne l'ai pas visitée, vous pouvez le faire ici : link

 

Murano

 

J'ai préféré m'attarder au musée du verre. Mais les photos y étant interdites, celles que je vous présente sont d'internet.

La coupe bleue date du 15ème siècle.

 

Murano2

 

Murano1

 

Retour à Fondamente Nove.

J'enchaîne avec la visite du sestiere di Castello, mais je commençais à être un peu fatiguée, et je n'ai pas fait tous les détours qu'il aurait fallut ! Aussi, je vous renvoie, pour compléter la visite, à cet itinéraire : link

 

Castello

 

A l'Est du sestiere di Castello, après l'Arsenal (zone militaire, on ne peut pas visiter), on arrive à l'île San Pietro, avec son pont en bois et son église. Et un peu plus à l'Est encore, au bout de la terre, une station de vaporetto qui m'a économisé pas mal de marche pour le retour au bus. Ouf !

 

Castello1

 

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 09:21

Mercredi 10 Juillet

 

Ce matin, j'ai pris le bus (car la route est privée) pour monter au refuge d'Auronzo, à 8 km.. En vue de faire le tour des trois cimes du Lavaredo.

Balade facile sur chemin ou sentier, mais avec quand même de bonnes grimpettes et de bonnes descentes, entre 2100 et 2450 mètres. On compte 3 h 30.

 

Pas mal de nuages, de belles éclaircies, un orage, bref, nous sommes rentrés trempés (surtout Charly, car il n'a pas de Kway) mais heureux (le bonheur, pour Charly, ça été de rentrer dans la voiture et de se faire frictionner !).

 

Pour les fans de diaporamas, celui-ci ne dure que 2 minutes 09. Et vous pouvez mettre plein écran.

 

 

 

 

Encore quelques photos d'Italie, tandis que je roule vers l'Est, vers la SLOVENIE.

 

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 09:11

 Lundi 8 et Mardi 9 Juillet 2013

 

Les 5 minutes du Guide :

 

"Le plus beau massif montagneux d'Italie porte le nom de Déodat Dolomieu qui découvrit, en 1789 qu'il était formé de corail minéralisé à l'ère secondaire. Iles et fond marin soulevés il y a 60 millions d'années quand les plaques continentales européenne et africaine entrèrent en collision, il n'a pas subi la même érosion glaciaire que la majeure partie du reste des Alpes, et le gel et les ruissellements d'eau ont sculpté dans ces roches claires des aiguilles et des failles spectaculaires."

 

Voilà ce que j'ai contemplé, de près ou de loin, durant ces deux journées.

 

Haut Adige-Dolomites

 

Haut Adige-Dolomites1

 

Haut Adige-Dolomites2

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 08:57

Samedi 6 Juillet

 

Journée de voyage.

Pour passer des grands lacs de Lombardie aux Dolomites (en Vénétie du Nord), il faut traverser le Haut-Adige.

C'est déjà les grandes Alpes, avec des cols à plus de 2000 mètres, que ma tortue grimpe vaillament à 25/35 km/h !

 

La chaleur se fait plus supportable avec l'altitude, bien qu'il fasse toujours 31° ... (ces derniers jours, c'était monté jusqu'à 35°, et le matin, il faisait encore 25° dans le camion, même en dormant toutes fenêtres ouvertes).

 

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 09:31

Vendredi 5 Juillet

 

Quelques visites, ce matin : un ancien couvent du 8ème siècle, un castrum (enfin, ses vestiges) du 4ème siècle, une chapelle 12/13ème siècles aux fresques restaurées ... tout ça classé au Patrimoine Mondial de l'Humanité de l'UNESCO.

Pas de photos de l'intérieur, bien entendu.

 

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Et puis je gagne la rive Est du Lac de Côme.

A la sortie du tunnel, c'est l'éblouissement : un paysage comme je les aime !

Dès le première sortie, je m'arrête à la 1ère petite ville (ou gros village). Tout en escaliers,jusqu'au lac. La route passe au-dessus. Et c'est pareil sur l'autre rive, quoique un peu dans la brume.

 

Lac de Côme1

 

De tous ces lacs, c'est celui que j'ai le plus apprécié (il est vrai que j'ai très peu vu le Lac Majeur ...) : pas trop de circulation, possiblilité de s'arrêter pour des photos, des paysages superbes ...

Voici différents clochers rencontrés sur ses rives :

 

Lac de Côme

 

Cet après-midi, arrêt prolongé (à l'ombre, bien sûr) à la paisible Abbazzia de Piona. Une magnifique exposition sur la "Biblia de Borso d'Este", enluminée autour de 1471. Vous vous souvenez de la famille d'Este ? Celle de Ferrara. En route vers Venise ...

 

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N'oubliez pas : pour voir les photos en détails, il suffit de cliquer dessus, puis au besoin sur la petite loupe+ qui apparaît.

 

Lac de Côme2

 

De là, je devais partir vers la montagne, quittant les lacs.

Mais la Providence en a décidé autrement : des travaux et déviations dans l'aménagement de nouvelles bretelles d'autoroute m'ont fait prendre celle-ci par erreur. Dix sept kilomètres d'autoroute vers le sud, de tunnel en tunnel !

Alors que je voulais aller vers l'est, au grand jour !

 

Je prends la première sortie ! Je ne veux pas faire le retour dans cet enfer, alors je prends la petite route côtière qui longe la lac (côte est) vers mon point de départ. Tant pis si ça rallonge.

Mais je n'ai fait que 5 ou 6 km. Ce petit village n'est même pas sur ma carte, mais il a tout pour me retenir : un castello, un petit port ... Tout. *

Je vais même y dormir à l'abri des murailles du castello (privé). Et ici, les cloches ne sonnent pas entre 21 h et 7 heures !

* Finalement, en cherchant, après, sur internet, j'ai trouvé son nom : c'est Corenno Plinio, un peu au nord de Dervio.

Lac de Côme3

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 08:26

Jeudi 4 Juillet

 

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Réveillée avant la (les !) cloche de 7 heures, nous partons pour faire le tour du Lac d'Orta par le nord.

 

 

Et nous arrivons sur la rive Est, à Orta San Giulio.

 

Piémont

 

San Giulio est l'île, photographiée sous toutes ses coutures, qui se trouve à quelques encâblures d'Orta. La plus grande partie de l'île est occupée par un monastère, le reste par des boutiques, des restaurants et des touristes. Mais le bain de foule ne me tente pas par cette chaleur (35°) et je préfère aller me promener sur le Sacro Monte d'Orta.

 

Il y a plusieurs Sacro Monte dans la région. C'est un sommet, plus ou moins haut, autrefois proche d'une ville, mais maintenant souvent presque entouré d'habitations. Occupé souvent depuis le moyen âge par une église, vers le 16ème siècle on se mit à construire des chapelles tout au long de la montée, illustrant soit le chemin de croix, soit les mystères du rosaire.

Celui d'Orta n'est pas très haut. L'église qui le couronne date du 10ème siècle.

Il fut réalisé entre 1590 et 1770 et comporte 20 chapelles en l'honneur de Saint François d'Assise, chaque chapelle restituant une scène de la vie du Saint.

 

Ce qui est très particulier, c'est que ces scènes ne sont pas en peinture (seulement les "toiles de fond") mais représentées par des statues en terre cuites, polychromes, de taille humaine. Il y en a 376 !

Intégrant la perspective (celles de devant sont plus grandes que celles du fond, cela donne une vie surprenante à ces scènes.

Le but était de rendre l'histoire facilement compréhensible à des fidèles, pour la plupart, analphabètes.

Et pour la rendre encore plus réelle, les artistes avaient choisi comme modèles des personnes du lieu : figures pas toujours élégantes et belles, mais concrètes.

 

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Dans les 1ères phases de la construction, les architectes et les peintres s'inspirèrent de la Renaissance Tardive. Puis le Baroque fit son apparition vers 1650, remplacé ensuite par le style Rococo. Enfin, la dernière chapelle, de style Néoclassique, ne fut jamais terminée à cause de Napoléon, qui a dissout les communautés religieuses (dont les Franciscains qui s'occupaient du lieu). De sorte que c'est aussi un voyage dans l'art du temps que l'on fait en visitant ces chapelles.

 

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Les artisans locaux ont aussi participé à ces constructions, en créant de belles portes et de magnifiques grilles en fer forgé.

 

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Il était largement temps de trouver un bel endroit pour pique-niquer.

Pourquoi pas la Torre di Buccione, à quelques kilomètres ? Un quart d'heure de montée, de l'ombre, du paysage, que demander mieux ?

Sauf que le paysage est mangé par les arbres, et qu'on ne peut pas monter dans la tour, bien qu'elle ait été restaurée et aménagée pour cela. Tant pis, ça ne nous coupe pas l'appétit !

 

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Voici un superbe bâtiment de style mauresque, que, de loin, j'avais pris pour une église. Mais c'est un hôtel restaurant.

Quel différence de niveau de vie entre cet hôtel et mon camion !

Et voilà aussi l'île San Giulio.

 

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 20:29

Mercredi 3 Juillet

 

En descendant d'Arcumeggio par l'autre côté, je me suis arrêtée pour aller voir cette cascade spectaculaire : il y a au moins 50 ou 80 m de chute presque verticale !

 

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                   et je suis arrivée par là :  DSCF9679

 

Et puis j'ai longé le Lac Majeur sur sa rive Lombarde, moins peuplée (mais paraît-il moins belle). Mais de toutes façons, vu le temps gris et brumeux, les photos ne valent rien. Voilà tout ce que j'ai pu en tirer :

 

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Autre lieu spectaculaire, c'est un ermitage du 12ème siècle, accroché à la falaise, au-dessus du lac.

Autrefois, on ne pouvait y parvenir qu'en bateau. Maintenant, un escalier a d'abord été construit, descendant les 51 mètres de dénivelé en 240 et quelques marches. Et même, tout récemment, un ascenseur. Mais le service de bateaux avec la rive opposée existe toujours.

 

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Peu de monde en ce jour gris.

 

La tradition veut que l'ermitage ait été fondé par un riche marchand local qui, après avoir échappé au naufrage, suite à une violente tempête pendant la traversée du lac, a décidé de se retirer sur cette partie de la côte et d'y mener une vie d'ermite.

Là, le bienheureux (il l'est devenu après) Alberto a fait construire une chapelle dédiée à Sainte Catherine d'Alexandrie.

Mais pourquoi ce nom de Santa Catarina "del Sasso" ? qui veut dire "du rocher" ?

C'est à cause d'un miracle qui a eu lieu au début du 18ème siècle : 5 énormes pierres sont tombées de la falaises sur l'église, mais sont restées accrochées dans la voûte d'une chapelle sans causer de graves dommages, restant suspendues, branlantes, pendant presque 2 siècles, jusqu'en 1910.

Il y a toujours une petite communauté de moines qui vit à l'ermitage.

 

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Ce soir, nous allons dormir en altitude, dans un petit village à l'ouest du Lac d'Orta. Seul moyen de trouver un emplacement au calme ... enfin presque  : l'horloge de l'église, à 10 mètres, sonne toutes les demi-heures.

Exemple : à 9 heures elle sonne 9 coups, plus encore 9 coups trois minutes après (pour ceux qui sont durs de la feuille). A 9 h 30 elle re-sonne 9 coups, plus un coup d'une autre cloche plus aigüe.

Mais le plus beau c'est à 8 heures du soir  (à table, M'sieurs-dames !) elle sonne ses 8 coups plus 8 coups après 3 minutes, plus 60 coups avec la petite cloche (vous avez une minute pour vous laver les mains ...)

Même topo à 7 heures du matin (je ne sais pas si c'est pour le petit déj' ou pour partir au travail)

Et toute la nuit elle nous informe régulièrement de l'heure qu'il est ...

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 20:03

Mardi 2 Juillet

 

J'ai changé de région : toujours plus vers l'ouest, en Lombardie.

Voyez la carte : Cartes

 

Je me suis arrêtée à Ganna pour un itinéraire cyclo de 15 km que j'avais trouvé sur internet : petite abbaye au cloître curieusement pentagonal, bord de lac, moulin ... sympa et ombragé :Lombardie

 

en plus, j'y ai rencontré cette sympathique tortue :

 

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De là, un détour jusqu'à la frontière suisse, au bord du lac de Lugano, à la recherche de l'office de tourisme de la région : fermé, à 17 heures !

Vu la circulation dans cet endroit, je préfère me réfugier dans un tout petit village, Arcumeggia.

 

On y accède, de ce côté, par 25 lacets.

Sur de nombreuses maisons des fresques ont été peintes en 1956 par de grands artistes contemporains Italiens qui ont ici laissé libre cours à leur imagination. Certaines sont un peu décolorées par le temps, d'autres sont difficiles à cadrer car les ruelles sont étroites. Vu son isolement, le village a gardé son caractère montagnard et n'est pas envahi par les touristes.

Je vous livre mes préférées mais il y en a beaucoup, et de tous les styles. Au moins une vingtaine.

 

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Il y a maintenant un sculpteur qui s'est installé au village. J'ai pris ces photos à travers sa vitrine :

 

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  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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