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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 16:56

Dimanche 30 Juin

 

Cool ce matin ! J'essaie de faire un peu de tri dans mes photos de Venise. Après ça, il en reste tout de même 235 !

 

A midi, je quitte le camping, direction Vérone. Mais je suis encore fatiguée, j'ai envie de flâner en route.

C'est à l'ombre des grands arbres de l'Abbazzia de Carceri que je m'arrête pour déjeuner.

 

De monastère en villages fortifiés

Et puis un saut de puce, et c'est Montagnana, un village encore entouré de 2 km de remparts comportant 24 tours.

J'y arrive vers 16 heures. La vie semble y être arrêtée. Les magasins et cafés sont tous fermés, personne dans les rues sauf quelques touristes (comme moi) assez fous pour sortir en pleine chaleur ...

Et brusquement, vers 17 h 30, les rues s'animent, les marchands de glace ouvrent leurs boutiques, les familles sortent, les jeunes se rassemblent autour d'un scooter ... la vie reprend.

 

De monastère en villages fortifiés

Encore un autre saut de puce, et c'est Soave. Encore une ville fortifiée, mais d'un autre genre : adossée à la montagne, et le château, Rocca Scaligero, au sommet.

De monastère en villages fortifiés

Ici, on produit un célèbre vin blanc, exporté dans toute l'Europe.

Il est 19 heures, et il fait encore 28°. Un petit sentier ombragé m'appelle à faire le tour des remparts en 20 minutes. Montée par l'extérieur, retour par l'intérieur des murailles. A cette heure-ci, le château est fermé, bien sûr.

De monastère en villages fortifiés

Et c'est un peu plus loin, dans les vignes, que nous avons trouvé asile.

Charly dort déjà.

Bonsoir.

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 16:02

du Jeudi 27 au samedi 29 Juin 2013

 

Que vous dire de Venise que vous ne sachiez déjà ?

Quelles photos vous montrer alors que vous en trouverez de plus belles sur internet ?

Car de nombreux monuments sont en partie masqués par des échafaudages ...

 

Quelques unes seulement, donc, et peut-être d'autres montages plus tard ...

Venise !

Le 1er jour, j'ai parcouru les quartiers populaires : Cannareggio, Castello, et l'île de Murano, célèbre pour ses verreries.

Il faut noter que, bien qu'il reste quelques verriers à Murano, tout ce qui s'y vend vient d'Asie, comme d'ailleurs tout ce qui est présenté dans les petites boutiques à souvenirs, notamment les masques de carnaval.

Les vraies productions locales sont des articles de luxe.

 

Le 2ème jour, c'était le quartier chic : San Marco, avec la visite du Palais des Doges et ses itinéraires secrets (notamment les Plombs, où aurait été détenu Casanova) et la visite de la Basilique.

Ce jour-là a démarré avec la pluie et le froid, et j'ai dû racheter un Xème parapluie ...

Retour en Vaporetto, petite vitesse, par le Grand Canal et tous ses Palais.

 

Le 3ème jour : Santa Croce, San Polo et les îles lointaines de Mazzorbo, Burano et Torcello. Je n'ai pas eu assez de temps pour Dorsoduro et La Giudecca.

 

Voilà de quoi vous y retrouver :

Venise !

A propos des îles, voici l'anecdote du jour :

 

Ces 3 îles sont tout de même à 40 minutes de navigation de Venise.

Pour le retour, nous étions bien une cinquantaine à avoir eu peur d'y rester coincés, voici pourquoi :

- le bateau que nous attendions à 15 h 26 ne s'est pas présenté.

- le bateau suivant, à 15 h 56, non plus.

- nous avons alors pris, à 16 h 13, celui qui, en un quart d'heure, rallie l'île voisine, où nous avons retrouvé au moins 200 personnes qui attendaient les bateaux pas passés.

- quand enfin il est arrivé, vers 17 h 15, les derniers arrivés n'ont pas pu monter, forcément. Il y avait du monde debout partout. Je me demande ce qui se passe s'il y a surcharge ?

 

Après les presque 2 heures d'attente plus 40 minutes de voyage debout je n'avais plus qu'une envie : rentrer au camping et prendre un bain de pieds !

 

Courage ! plus que 20 minutes de marche et un quart d'heure (debout) dans le bus ...

 

Venise !Venise !

Et Charly, dans tout ça ?

 

Charly m'attendait bien sagement au camping, à l'ombre sous les arbres, comme les deux autres jours.

Et à peine arrivée, savez-vous ce qu'il me réclame ? Sa petite promenade : le tour du camping en s'arrêtant à tous les arbres !

Venise !
Venise !
Venise !
Venise !
Venise !
Venise !
Venise !
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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 21:26

Mercredi 26 Juin

 

Une vraie ville à visiter, maintenant. Je ne peux pas les bouder toutes.

C'est Ferrara. Ferrare en français.

 

Le guide annonce un centre-ville réservé aux piétons et vélos. Chic !

Je sors donc mon vélo, mais je laisse Charly en voiture, à l'ombre, sur un parking ... gratuit !

 

Las ! Les rues du centre ne sont pas goudronnées. Ni même pavées. Elles sont recouvertes de galets ronds, de moins de 10 cm, non jointés ! Si bien que l'on vibre fort en roulant dessus. D'ailleurs les cyclistes empruntent les trottoirs (dallés, eux) dès qu'il n'y a pas de piétons dessus. Ce que je ne tarde pas à faire moi aussi.

 

Cette ville, construite au milieu des marécages du delta du Pô, est encore ceinturée par des remparts de 9km. Elle contient des trésors de la Renaissance italienne dû à la famille d'Este (que l'on voit souvent dans les mots fléchés) qui a régné sur elle pendant plus de 300 ans.

 

Le premier trésor que je découvre est la cathédrale, à la façade toute blanche au milieu d'une place toute de briques :

En route vers Venise ...

Puis le Castello d'Estense.

Construit en 1385 par les d'Este, c'était un château fort défensif entouré de douves. Par la suite, et bien qu'il en ait gardé l'allure, il a été transformé en palais renaissance.

En route vers Venise ...

J'en ai visité les prisons aussi bien que les salons. Non meublés, ils ont tout de même des plafonds superbes ... que l'on peut admirer sans se tordre le cou, grâce à d'immenses miroirs inclinés posés au sol.

En route vers Venise ...

Un autre palais étonnant : le palais Diamanti, tout en marbre rose avec des milliers de bossages en pointe de diamant. Il contient maintenant la Pinacothèque.

 

En route vers Venise ...

Et encore le Palazzo Schifonia, autrefois destiné aux loisirs de la famille d'Este. (scifonoia signifie : chasse l'ennui).

A l'intérieur, de magnifiques  et grandioses fresques consacrées aux mois de l'année. Une mine de renseignements sur l'habillement et les coutumes de cette époque (15ème siècle)

En route vers Venise ...

Et je suis revenue par la rue des Voltes (voûtes), la plus vieille de la ville, où se tenaient les marchands.

(elle est longue et elle n'a pas de trottoirs. Quel tape-cul !)

 

En route vers Venise ...En route vers Venise ...

En roulant vers Venise, je m'arrête encore à l'abbaye de Pomposa. Une sorte de pèlerinage ... car c'est dans cette abbaye, fondée au 6ème siècle, que le moine, Guido d'Arezzo a inventé le système de notation musicale moderne, avec les notes : ut, ré, mi  etc ...

Et c'était au 11ème siècle !

 

Admirez le campanile à 9 étages :

En route vers Venise ...

Et maintenant, rendez-vous à Venise !

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 20:41

 Mardi 25 Juin

 

Bon, décidément, sur cette côte, il y a trop de monde et trop de voitures.

Le mieux, pour apprécier ses paysages de cartes postales, ce serait de la parcourir en moto ou en scooter ...

 

Donc je la quitte sans regret et je pars vers le nord.

Vous voyez sur cette carte que pour rejoindre Venise, il faut franchir la chaîne des Apennins.

Plaine, ma plaine ...

Ce que je fais en longeant le Parc National Appennino Tasca-Emiliano.

Avec une fonderie de cloches au passage ...

Plaine, ma plaine ...Plaine, ma plaine ...
Plaine, ma plaine ...
Plaine, ma plaine ...Plaine, ma plaine ...

Et maintenant, que choisir ?

Parme ou Modène ?

Ni l'un ni l'autre. Tant pis pour la culture.

J'en ai vraiment "ras le bol" de la circulation en ville.

Je m'arrête donc à Reggio-Emilia, petite ville peu touristique exactement entre les deux. Le centre-ville est calme et réservé aux vélos.

 

Plaine, ma plaine ...

Un peu plus loin, à Carpi, c'est pareil : là, en plus, le stationnement à 50 m du centre piétons-vélos est à un prix record (vers le bas) ! 0,80 € de l'heure ! Quand je pense que je l'ai vu jusqu'à 5 € hier ...

 

La particularité de Carpi, c'est son étonnante place Renaissance, l'une des plus vastes d'Italie : elle est longue de 200 mètres et bordée de plus de 50 arcades identiques. Quel coup d'œil !

La basilique baroque et le théâtre classique dénotent un peu dans cet ensemble Renaissance. Mais comme ils sont couverts d'échafaudages, aujourd'hui on ne les voit pas trop.

 

Mais peut-être l'avez-vous vue ? A Carpi a été tournée une séquence de "Des Racines et des Ailes".

 

Plaine, ma plaine ...

Voilà pour aujourd'hui.

 

Je continue ma route dans cette plate plaine du Pô, et je trouve refuge pour la nuit entre une digue et un verger.

La digue est haute. Je pensais trouver derrière un des bras du Pô.

Mais ce n'est qu'une petite rivière de rien du tout. Cela laisse à penser qu'elle peut gonfler énormément et brutalement ...

Méfiez-vous du chat qui dort ...

Plaine, ma plaine ...
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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 19:58

Nous aurions bien été jusqu'à Monterossa par le sentier côtier. Mais ce n'est plus possible depuis le 25 Octobre 2011.

 

Pourquoi ?

Ce jour-là, des pluies d'une intensité extrême s'abattent sur la région. Il en tombe autant en 3 heures que d'ordinaire en un an !. Rarissime ! Et imprévisible.

Conséquences : fossés, ruisseaux, rivières débordent, entraînant arbres, rochers, véhicules, maisons ... et provoquant des glissements de terrains qui à leur tour entraînèrent ...

Des victimes, bien sûr, dont certains corps ont été retrouvés sur la Côte d'Azur.

 

C'est Vernazza qui a été le plus touchée par ces événements. Certaines routes, complètement emportées, (le village est resté totalement inaccessible pendant une semaine) ne sont pas encore entièrement reconstruites. Alors les sentiers attendront ...

 

Nous partons donc chercher une ciste située à une heure de marche, vers le haut, au sanctuaire de Notre Dame de Reggio. C'est une église du 11ème siècle, entourée de grands arbres. Un havre de fraîcheur après cette dure montée !

 

La fin de la journée, dans les "Cinque Terre"

Après une redescente un peu rapide (qui me laissera des courbatures pour le lendemain), nous prenons le train pour Monterossa. C'est le seul des 5 villages qui ait une plage. C'est donc l'ambiance station-balnéaire.

La fin de la journée, dans les "Cinque Terre"

Quand j'ai voulu reprendre le train, je me suis aperçue que celui-là ne circulait que pendant les vacances. Et ce n'est pas encore les vacances ... Donc, 3/4 d'heure à attendre, auxquelles s'ajouteront 20 minutes de retard ...  et l'orage est arrivé, et il pleut !

 

Trop tard pour aller à Riomaggiore. Je descends à Manarola d'où un bus doit nous emmener au village, là-haut, où la voiture est garée.

La fin de la journée, dans les "Cinque Terre"

Malchance : l'orage a fait rentrer les gens plus tôt, sans doute. Plus de place dans le bus.

Il faut attendre le suivant (et dernier), à 19 h 45. Dans 1 h 1/4 !

 

Double malchance : avec tous ces retards, j'ai dépassé les 24 heures de parking auxquelles j'avais droit (j'étais arrivée la veille vers 19 h), et j'ai trouvé un joli papillon rose sur mon pare-brise : 41 € d'amende !

J'aurais préféré 1 kg d'amandes ...

Je ne comprends même pas comment il faut la payer. Vous avez des conseils à me donner ?

 

Ouf ! Quelle journée ! J'espère que demain sera plus reposant.

Et Charly est d'accord avec moi. Il ronfle déjà !

 

PS :

J'allais oublier les solutions des photos-mystères. Les voilà :

 

La première, il s'agit du petit train à crémaillère local, utilisé pour soigner les vignes.

Il faut avoir le coeur bien accroché ...

La fin de la journée, dans les "Cinque Terre"

Regardez bien les montagnes russes de ce circuit. Et encore, celui-là part à l'horizontale. La plupart sont pleine pente !

La fin de la journée, dans les "Cinque Terre"

Pour les filets oranges, on les tend entre les arbres pour la récolte des olives ... il faut être du nord, comme moi, pour s'en étonner !

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 19:43

Une devinette ?

 

A quoi sert cette ferraille qui descend depuis la route du haut de la montagne jusqu'en bas des vignes ? En dessous, il y a des crans ...

Humour, et photos-mystères ...

Et ces grands filets, accrochés, bien roulés, à certains arbres ?

Humour, et photos-mystères ...

Vous trouverez les solutions à la fin de l'article suivant ... mais essayez de trouver avant !

 

Maintenant, je vous présente les brouettes du pays. Avec tous ces escaliers, elles ont des chenilles en caoutchouc et un moteur :

Humour, et photos-mystères ...

Enfin,en balade, on s'est demandé soudain si on était sur une route ou sur un sentier ... ou s'ils prennent les sentiers pour des routes ? Et quid des excès de vitesse ?

Humour, et photos-mystères ...
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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 21:15

Lundi 24 Juin

 

C'est depuis le village au jasmin que nous abordons les Cinque Terre (Je dis "nous" pour Charly et moi, bien sûr).

 

Mais qu'est-ce que c'est que ça, "Cinque Terre" ?

 

C'est le nom donné à une partie de la côte de la Riviera ligure du Levant (donc à l'est de Gênes), dans laquelle se trouvent cinq villages : Monterossa, Vernazza, Cornilia, Manarola et Riomaggiore (du nord-ouest au sud-est).

Longtemps coupés du monde car seulement accessibles à pied par des sentiers, et très difficilement accessibles par la mer, les Cinque Terre ne sont vraiment sortis de leur isolement qu'au 20ème siècle, avec la construction du chemin de fer.

Depuis la nuit des temps on y menait une vie rude où chaque mètre carré était arraché à la montagne pour cultiver la vigne (un vin blanc liquoreux exquis : le sciacchetrà) et l'olivier. Il a fallu attendre les années 80 pour que se développe le tourisme.

 

Désormais, ils ont double casquette : Parc National, et Aire Marine Protégée.

Ils sont aussi inscrits au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO.

 

Bien sûr, les voitures n'entrent pas dans les villages !

Les parkings extérieurs étant limités et exorbitants, il reste 2 moyens pour atteindre ces villages : le train et les pieds.

 

C'est pourquoi je m'étais arrêtée au village de Volastra, sur la route qui les surplombe de quelques 450 m. Et ce matin, Charly et moi nous sommes descendus à pied, comme autrefois, par un sentier. Comme ce n'est pas direct, nous mettons 1 h 40 pour atteindre Cornilia.

Un matin dans les "Cinque Terre"

Les fleurs sont dans le jardin d'une vieille maison restaurée, que le sentier traverse. C'est ce qui s'appelle être isolé !

 

Et voilà un aperçu de Cornilia :

Un matin dans les "Cinque Terre"

Après la visite du village, nous prenons le sentier qui mène vers Vernazza. Encore 1 h 45 de marche, mais bien plus pénible : les marches sont hautes, irrégulières. Il faut d'abord monter, puis en redescendre autant.

Un matin dans les "Cinque Terre"

Nous commençons à fatiguer. Mais l'arrivée à Vernazza nous console de tout.

C'est le plus pittoresque des 5 villages.

Un matin dans les "Cinque Terre"

Là, nous avons déjeuné sur le petit port, entre deux chats avec lesquels j'ai partagé mon saucisson (et aussi avec Charly. Il ne m'en restait pas beaucoup !)

 

Et comme il est temps de faire une pause, vous aurez la suite demain ...

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 20:10

 Dimanche 23 Juin

 

Pour ceux qui ne le savent pas encore, j'ai embarqué un vélo électrique (pliant). Et j'ai adapté un panier d'osier sur le porte bagage arrière, pour y transporter Charly. Mais je n'avais pas eu l'occasion de le tester en promenade.

Voilà qui est fait :

Côté vélo, c'est OK !

J'avais choisi la petite ville de Levanto. C''est en-dehors de la route côtière, et il y a moins de circulation. Et même, dit le Routard, on peut arriver à se garer ! (c'est vrai, mais à condition de payer)

Et surtout, il y a une ancienne voie de chemin de fer qui longe la mer, reconvertie en promenade pour piétons et cyclistes. On peut ainsi aller aux hameaux voisins en empruntant les tunnels. Nous avons fait ainsi 15 km AR, sans la moindre fatigue, en s'arrêtant de temps en temps pour des photos :

Côté vélo, c'est OK !

Charly n'a pas bougé, mais il était content quand on a attaché le vélo pour monter à la vieille Tour de l'Horloge (13ème siècle)

Côté vélo, c'est OK !Côté vélo, c'est OK !

J'espère que nous aurons souvent l'occasion de combiner ainsi le vélo et la marche.

 

Ce soir, c'est d'en haut que nous avons regardé la mer.

Dommage que je ne puisse pas vous envoyer le parfum du jasmin qui nous accompagne partout, jusque dans ces ruelles colorées et fraîches.

Côté vélo, c'est OK !
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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 21:02

Samedi 22 Juin

 

A 7 heures, le soleil est au rendez-vous.

Après les photos à Sospel, c'est la frontière italienne, et une petite balade à la recherche d'une chapelle

Vieux villages

Je ne l'ai pas trouvée, mais je remercie tout de même le cisteur qui m'a fait passer la frontière ici, plutôt qu'à Vintimille.

 

Voilà les sites marquants qui ont jalonné ma journée :

d'abord, Dolceacqua et son très beau pont en dos d'âne, que Claude Monet, qui l'a peint en 1884, a décrit comme "un bijou de légèreté".

Et quelle fraîcheur bienvenue dans ces ruelles à moitié couvertes !

Vieux villages

Cet autre village médiéval est un peu différent : il a été détruit en 1887 par un violent tremblement de terre.

Longtemps abandonné, il a été réinvesti depuis 1963 par des artisans, des artistes, des amoureux des vieilles pierres ... et un cisteur !

Vieux villages

Ce soir, je me suis réfugiée dans un camping dans la montagne, pour échapper à la circulation sur l'unique route de la côte, et aux chauffards italiens.

Ils ne savent pas à quoi sert une ligne blanche et doublent n'importe où, même dans les virages et les croisements. En plus, ils foncent !

 

Une dernière ?

Vieux villages
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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 17:35

Santa Croce

Saint François d'Assise (qui vécut pas très loin, en Ombrie), l'apôtre des pauvres, mourut en 1226. Et déjà en 1228 il avait été canonisé.

Ses disciples commencèrent alors à s'éparpiller dans toute l'Italie, s'établissant dans les quartiers les plus pauvres des villes. On sait que dès 1229 il existait à Florence une église dédiée à ce Saint. Sur les ruines de cette petite église, en 1295, à un moment de grande richesse de la ville, Arnolfo Di Cambio (celui de la cathédrale) entreprit les travaux de construction de Santa Croce, Sainte Croix.

C'est la plus grande église franciscaine d'Italie. Elle est devenue une sorte de Panthéon de la ville, où reposent environ 300 hommes de grande importance pour : les lettres, la musique, la science, l'art et la politique.

Moi j'ai surtout admiré la chaire, du 15ème, représentant des moments de la vie du "Poverello", sculptés en perspective. Une prouesse, pour l'époque, comme à la Porte Dorée. Par manque de place (le m2 du sol de l'église se vendait très cher pour s'y faire enterrer), l'artiste dut s'arranger pour supprimer tout encombrement au sol : pas de soutien en-dessous, pas d'escalier. Il fit donc creuser le pilier pour y faire monter l'escalier, et la chaire tient en porte-à-faux. Une belle réussite.

Au fait, pourquoi se faire enterrer dans le sol de l'église ?

Par humilité (et quelquefois, elle arrivait bien tard !) : tout le monde vous marche dessus ...

Et certaines pierres tombales sont tellement usées qu'on distingue difficilement les sculptures, encore moins les noms.

 

J'ai contemplé la célèbre Annonciation, de Donatello, et j'aurais bien aimé contempler les vitraux de l'abside. Mais ils sont, eux aussi, sous échafaudage, et je n'en ai vu que le poster (pour lequel ils auraient pu faire mieux !)

Parmi les nombreux monuments funéraires, je vous ai choisi celui de Michel-Ange, bien sûr. Mais il y a aussi Machiavel, Gallilée, Dante, Rossini ...

D'immenses fresques de Giotto racontent la vie de St François. Celle de sa mort est particulièrement célèbre.

De beaux autels de Vasari (celui du couloir), et dans la sacristie, des meubles en marqueterie magnifiques pour ranger les vêtements, ainsi qu'une chapelle avec une très belle fresque ... que j'ai oublié de photographier !

Le Palais Pitti

Selon une anecdote, Luca Pitti, banquier florentin rival de Cosme l'Ancien (Médicis) avait chargé Brunelleschi (toujours celui de la Coupole) de construire un palais qui ait des fenêtres aussi grandes que les portes du palais de son concurrent, et une cour aux dimensions telles qu'elle puisse contenir le palais Médicis tout entier.

Pari tenu. Les travaux commencent en 1458, mais seront interrompus par la ruine des Pitti.

Voilà ce que c'est que la vanité ! Pas de pitié pour les Pitti !

C'est ainsi qu'Eléonore de Tolède (grande mécène, épouse de Cosme 1er) l'achète et le fait terminer en 1549.

Florence, encore J3, + J4

Et les Médicis, en venant s'y installer,  vont l'agrandir au long des siècles, jusqu'à 1743, l'extinction de la dynastie. Il fait donc actuellement 205 mètres de longueur.

Maintenant propriété de l'Etat, il abrite pas moins de 6 musées, mais dans presque tous les photos sont interdites. Aussi, je n'ai pas grand-chose à vous livrer, car il y a presque autant de gardiens que de salles ...

J'ai aimé particulièrement le Musée de l'Argenterie (trésor des Médicis et des Habsbourg-Lorraine), dont je vous livre quelques pièces (mais pas les plus belles, pourtant !), le Musée du Costume (histoire de la mode du 18ème à 1930 environ), et la Galerie d'Art Moderne (peintures surtout, œuvres Toscanes de la fin 18ème à 1930 environ)

Le Musée de la porcelaine, c'est très beau mais un peu monotone.

La Galerie Palatine ? Une extraordinaire collection de tableaux du 16ème au 18ème, dont Raphaël, Le Titien, Le Caravage ... mais j'aurais eu besoin d'un guide pour vraiment l'apprécier, car je manque singulièrement de culture sur ce point précis. C'est pourquoi j'ai préféré le musée d'art moderne.

Le jardin de Boboli, qui escalade la colline, est typique des jardins en terrasses à l'italienne et date du 16ème siècle. Il faut tout escalader pour parvenir au pavillon du Cavaliere où se tient le Musée de la Porcelaine.

Imaginez les fêtes nocturnes du temps des Médicis, avec ces escaliers éclairés par des torches qui se reflètent dans les pièces d'eau ...

Tristan, lui, s'est bien amusé à nourrir les poissons ...

Arrive le matin du départ ...

Encore quelques images avant de quitter Florence : près de la gare où nous allons prendre le train,

Santa Maria Novella, église du 13ème. Mais sa merveilleuse façade est du 15ème.

Florence, encore J3, + J4

Le train nous emmène à Milano, puis ce sera l'avion pour Hanovre, en Allemagne, pour la suite de mes "aventures" ...

Ciao Firenze !

Florence, encore J3, + J4
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  • : scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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