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29 septembre 2021 3 29 /09 /septembre /2021 19:39

C'est avec Tristan et Aïda que j'ai découvert cette abbatiale.

Après 3 heures d'accrobranche pas très loin, nous pensions juste nous promener en visitant la ville de Payerne, et pourquoi pas, l'église. Et nous sommes tombés sur ce bijou, que nous avons décidé de visiter avec chacun son audioguide.

La visite est bien faite et a su intéresser les enfants (plus de 2 heures !)

Mais d'abord, un point géographique : Payerne est dans le Canton de Vaud, mais rien de mieux que Wikipédia pour la situer vraiment :

Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne

Et voilà maintenant pour le point historique :

Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne

Maintenant, on peut commencer la visite.

Après un petit film d'un quart d'heure pour nous mettre dans le bain, nous voici dans l'avant-nef, ornée de peintures murales datées d'environ 1200 (photo 1 après laquelle elles défilent dans l'ordre).

Puis la nef s'offre à nous, avec sa hauteur majestueuse et sa lumière douce favorisant l'émotion. C'est un chef-d'œuvre architectural dont le secret a été découvert lors de la restauration : pour améliorer la perspective, l'architecte a joué avec l'écartement des piliers : ils s'écartent légèrement plus on monte vers le chœur (ce qui se voit mieux lorsque, du chœur, on regarde vers l'entrée). Car on monte vraiment ! Le niveau du sol s'élève très progressivement. Mais on ne s'en aperçoit que si on le sait.

Puis on monte dans la Chapelle St Michel, située au-dessus de l'avant-nef, par un étroit escalier. Les moines clunisiens y célébraient les morts, mais maintenant on y conserve l'ancienne couronne de la flèche de l'abbatiale, en bois de chêne, déposée en 1956. Elle avait été installée en 1645, pour rappeler l'attachement de l'abbatiale au royaume de Bourgogne. L'actuelle couronne est en bois recouvert de cuivre.

 

Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne

Des images de synthèses animées nous font découvrir la vie de Sainte Adélaïde,  brillante femme politique, reine d'Italie, puis impératrice de l'Empire romain germanique, qui soutint l'ordre clunisien dont devait dépendre la maison de Payerne.

En écoutant l'orgue, construit 1000 ans après le décès d'Adélaïde selon les principes de la Renaissance italienne, nous avons pu apprécier les secrets acoustiques du chœur, les anges de la Chapelle de la Résurrection, et les chapiteaux que l'on peut détailler virtuellement. Plus besoin de zoom !

Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne

Et dans cette abbaye, qui constitue le plus grand édifice roman de Suisse, on découvre la Chapelle de Grailly, joyau gothique coloré contrastant avec la sobriété romane. C'est l'expression artistique du 15ème siècle.

Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne

Et une facétie du sculpteur : observez le culot qui soutient les arcs ...

Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne

Le cloître a disparu, mais de l'ancienne abbaye, il reste encore la Salle Capitulaire, où les moines se réunissaient pour échanger et prendre leurs décisions, car c'était le seul endroit où ils étaient autorisés à parler.

Tristan et Aïda ont aussi beaucoup apprécié les jeux interactifs qui y sont proposés, relatifs aux liens de l'abbatiale et de l'abbaye de Cluny et son réseau.

Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne

Au passage, l'ancien Hôtel de Ville, et tout à côté, l'église paroissiale.

Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne

Mais nous n'avons toujours pas vu l'extérieur !

Voilà le chevet, le clocher avec sa couronne et ses martinets (la plus grande colonie de Suisse. Ici ils sont protégés) ... et 2 photos aériennes ... d'internet !

Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne

Et toujours dans le coin, pour terminer le week-end, une bonne balade en forêt, qui se termine par les vestiges du château Montagny .

Mais attention : ce château est bien gardé !

Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
Toujours médiéval, mais en Suisse : Payerne
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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 06:17

Départ au-dessus de Sion. Douze kilomètres d'une petite route de montagne, sombres tunnels à une voie, et enfin, à 1800m, nous voilà au Lac de Tseuzier. Il est posé là, à flanc de montagne, derrière son barrage.

Arrivés le soir, avec Tristan et Aïda, pour y passer la nuit dans mon camion, voici d'abord quelques photos un peu sombres

Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier
Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier
Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier
Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier
Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier
Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier
Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier

Au matin, nous partons pour faire le tour du lac, petite balade facile qui nous fait retrouver le Bisse du Rô, qui commence ici.

Quelques aménagements (un peu rustique, parfois) permettent de traverser les torrents pour venir admirer une magnifique cascade.

Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier
Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier
Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier
Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier
Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier
Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier
Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier
Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier
Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier
Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier

Merveilleux souvenir de ce petit lac ...

Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier
Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier
Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier
Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier
Entre bisse et barrage : le Lac de Tseuzier
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11 septembre 2021 6 11 /09 /septembre /2021 16:05

Ce matin, ça démarre fort : à la descente du train, il faut passer une passerelle de 280 m de long qui surplombe le Rhône de 92 m. Elle est assez large : 1,40 m, mais elle tangue beaucoup trop au gré de Tristan et Aïda !

C'est la passerelle qui relie les villages de Fürgangen-Bellwald à Mühlebach. Un petit plongeon dans le Rhône ? Ici il est encore bleu de ses eaux glaciaires.

Encore de beaux villages
Encore de beaux villages
Encore de beaux villages
Encore de beaux villages

C'est à pied que nous partons vers Ernen, par un joli sentier ombragé qui nous fait passer près d'un ancien gibet, daté de 1703.

Encore de beaux villages

En redescendant sur Ernen, ses jardins et ses vergers bien entretenus forment un écrin en demi-cercle autour du bourg, jusque dans la vallée. Au centre du village se serrent les unes aux autres des bâtisses typiques de la région. Des placettes et des jardins atténuent la densité des constructions. La place centrale, en plein cœur du village, est exceptionnelle et compte parmi les plus belles de Suisse.

Encore de beaux villages
Encore de beaux villages
Encore de beaux villages
Encore de beaux villages
Encore de beaux villages
Encore de beaux villages
Encore de beaux villages
Encore de beaux villages

Une pause à l'ombre sur la place bordée d’édifices marquants, dont la «Tellenhaus», la Maison de Guillaume Tell, avec l’une des plus anciennes représentations du héros national suisse, peint en 1578.

 

Pour bien comprendre cette imagerie, il faut connaître un peu l'histoire (ou est-ce une légende ?) de Guillaume Tell. La voici, en version courte, tirée de Wikipédia :

D'après la légende, le bailli impérial de Schwyz et d'Uri — au service des Habsbourg, qui tentent de réaffirmer leur autorité sur la région —,Hermann Gessler, fait ériger un mât surmonté de son chapeau, exigeant que les habitants le saluent comme s'il était effectivement présent. Guillaume Tell passe devant le chapeau en l'ignorant. Gessler le condamne alors à tirer un carreau d'arbalète dans une pomme posée sur la tête de son fils (Walter). Par la suite, Tell tue Gessler d'un carreau d'arbalète en plein cœur alors qu'il passait dans le chemin creux situé entre Küssnacht et Immensee.

Encore de beaux villages
Encore de beaux villages
Encore de beaux villages
Encore de beaux villages
Encore de beaux villages
Encore de beaux villages

Pour le chemin du retour, nous sommes montés jusqu'à 1400 m pour suivre le bisse de Trusera, construit au 15ème siècle. C'est le bisse le plus à l'est du Valais.

Et nous voici redescendus dans la vallée, à Mühlebach.

Si, au moyen âge, Ernen était un bourg de bourgeois, de commerçants et de "fonctionnaires", Mühlebach était un village de paysans et d'artisans, ce qui se retrouve dans la construction des maisons. Ici, à Mühlebach, toutes les maisons anciennes sont en bois de mélèze, et les plus anciennes sont du 14ème siècle. On le sait par la datation du bois par la dendrochronologie. Et les plus récentes du vieux centre sont de la fin du 15ème, ce qui fait de ce village le plus ancien de Suisse en construction en bois. Et ici, les raccards s'appellent des "mazots".

Encore de beaux villages
Encore de beaux villages
Encore de beaux villages
Encore de beaux villages
Encore de beaux villages
Encore de beaux villages
Encore de beaux villages

Certaines maisons portent une date : 1549, ou 1389 et 1738, et bien d'autres ...

Bien entendu, ce village (habité) est classé, et aucune transformation ne peut être faite à l'extérieur des maisons. Mais à l'intérieur, tous les aménagements de confort sont possibles. Nous ne sommes plus au 14ème siècle !

Et c'est de là que nous rejoignons la passerelle pour reprendre le train ...

Encore de beaux villagesEncore de beaux villages
Encore de beaux villages
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27 août 2021 5 27 /08 /août /2021 19:25

Cette balade, c'est celle du Glacier d'Aletsch.

Je l'ai faite seule avec Charly en 2015, puis avec Alain en 2017, et aujourd'hui avec Sigrid, Dirk et les enfants, plus Yves et Pierrette, des amis à eux.

Le paysage est toujours magnifique, mais cette fois-ci, depuis l'arrivée du télécabine, j'ai pu voir le Mont Cervin qui était dégagé.

La balade dont on ne se lasse pas !La balade dont on ne se lasse pas !
La balade dont on ne se lasse pas !La balade dont on ne se lasse pas !

Et c'est toujours aussi magique quand le glacier se découvre à nos yeux !

La balade dont on ne se lasse pas !
La balade dont on ne se lasse pas !
La balade dont on ne se lasse pas !
La balade dont on ne se lasse pas !
La balade dont on ne se lasse pas !
La balade dont on ne se lasse pas !

Mais cette fois-ci, nous ne sommes pas revenus par le tunnel : nous avons contourné la montagne. Et bien que ce soit plus long, c'est si beau qu'on ne regrette pas sa fatigue !

La balade dont on ne se lasse pas !
La balade dont on ne se lasse pas !
La balade dont on ne se lasse pas !
La balade dont on ne se lasse pas !
La balade dont on ne se lasse pas !
La balade dont on ne se lasse pas !
La balade dont on ne se lasse pas !

Il faut dire que nous nous sommes économisé 5 km en redescendant par un autre téléphérique, et en rejoignant la voiture avec le train. Ce qui nous faisait tout de même 18 km. Beaucoup pour les jambes des enfants.

Demain, repos !

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11 août 2021 3 11 /08 /août /2021 10:38

J'étais déjà allée en Val d'Anniviers, et j'avais, par hasard, déjà visité, rapidement, le village de Grimentz, pensant que tous les villages se ressemblaient.

Mais cette fois-ci nous n'y allons pas par hasard, car Grimentz est le mieux conservé des villages de cette vallée. La raison en est qu'il n'a jamais subi d'incendie, et a donc conservé un habitat très ancien, datant, pour les maisons situées les plus au centre, du 13ème au 15ème siècle !

D'ailleurs, la maison la plus haute du village (15 mètres, et du 13ème siècle à la base) a été surélevée en 3 étapes successives, au 14ème, au 16ème siècle, et la date de 1791 est au dernier étage, à droite du faîte.

Grimentz, un des plus beaux villages de Suisse !
Grimentz, un des plus beaux villages de Suisse !
Grimentz, un des plus beaux villages de Suisse !
Grimentz, un des plus beaux villages de Suisse !

 

Une autre raison, c'est que l'accès routier d'aujourd'hui, avec ses infrastructures, n'a été réalisé que pour la construction du barrage de Moiry, qui a commencé en 1954. Jusqu'à 1919 n'existait qu'un chemin muletier, créé au 13ème siècle, et surnommé "le dévaloir". Ce qui veut tout dire ! Et depuis 1919, la route, non goudronnée et dépourvue de remblai jusqu’aux années cinquante (celle de Niouc a fait son lot de victimes) reste aujourd’hui encore impressionnante à emprunter. Il n'y a qu'à parcourir les lacets et les à pics qui séparent Sierre et l'entrée du Val d'Anniviers ...

 

 

Grimentz, un des plus beaux villages de Suisse !Grimentz, un des plus beaux villages de Suisse !

Cet isolement a déterminé le mode de vie des Anniviards : l'autarcie et le nomadisme.

«Le centre de gravité de l’existence des Anniviards se trouvait dans l’un des villages de la haute vallée, entre 1300 et 2000 mètres. Ils passaient également quelque trois mois par année en plaine, à Sierre. Ils y avaient des biens : prés, vignes, habitations, et ils descendaient sporadiquement pour diverses activités. Les Anniviards possédaient tous, en outre, un troisième logis, le plus souvent dans des lieux situés au-dessus du village principal. C’étaient les mayens où ils avaient des demeures précaires, qui les hébergeaient deux à trois mois par an, accompagnés de leur bétail.»

Cette transhumance pluriannuelle porte un nom : le remuage. Bien choisi : du village à la plaine, puis de la plaine au village, puis du village aux alpages, puis à nouveau au village… Des villages entiers se déplaçaient ainsi avec bagages, gamins, curé et instituteur, formant des files lourdement équipées sur les sentiers muletiers, croisant des voisins et des connaissances faisant le chemin en sens inverse. «

Cette transhumance, épuisante et vitale, n’a pris fin que vers le milieu du siècle passé, faisant d’eux, les derniers nomades des Alpes.

Grimentz, un des plus beaux villages de Suisse !Grimentz, un des plus beaux villages de Suisse !

Pour ne rien manquer, nous avons fait le "parcours historique "proposé par l'office du tourisme.

Nous y avons appris, entre autres choses, que le fleurissement du village poursuit une ancienne tradition, qui remonte officiellement à 1831, lorsque les habitants, après avoir construit leur nouvelle église, décident de la décorer. Cette tradition donne lieu, chaque année, au prix des balcons fleuris, dont le résultat est communiqué le 15 août.

Quelques fontaines animées enrichissent les places, découlant du travail du bois et de l'eau, tradition hivernale des montagnards.

Grimentz, un des plus beaux villages de Suisse !Grimentz, un des plus beaux villages de Suisse !
Grimentz, un des plus beaux villages de Suisse !

Encore quelques photos : la scierie, l'église, des raccards, et la croix de 21,8 m de haut, en bois de mélèze, bien entendu !

Grimentz, un des plus beaux villages de Suisse !Grimentz, un des plus beaux villages de Suisse !
Grimentz, un des plus beaux villages de Suisse !Grimentz, un des plus beaux villages de Suisse !

Et pour la mémoire, une demeure familiale de 1529 (d'après la datation de certains bois) a été aménagée comme un petit musée de la vie d'autrefois :

Grimentz, un des plus beaux villages de Suisse !
Grimentz, un des plus beaux villages de Suisse !
Grimentz, un des plus beaux villages de Suisse !
Grimentz, un des plus beaux villages de Suisse !
Grimentz, un des plus beaux villages de Suisse !
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2 août 2021 1 02 /08 /août /2021 09:31

Pour commencer, même en Valais, il faut garder la distanciation. Mais avec la référence locale !  ;-)

Balades en Valais

Première balade au-dessus de Bürchen, notre lieu de résidence :

Balades en Valais
Balades en Valais
Balades en Valais
Balades en Valais
Balades en Valais
Balades en Valais
Balades en Valais
Balades en Valais
Balades en Valais

Pour la deuxième, nous avons choisi de la descente : presque 800 m, de Visperterminen (nous y sommes arrivés en bus) à Visp, tout en bas.

D'abord dans le vieux village, au niveau des prairies ... et vers le bas, dans les vignes.

Balades en Valais
Balades en Valais
Balades en Valais
Balades en Valais
Balades en Valais
Balades en Valais
Balades en Valais
Balades en Valais

Mais qu'est-ce que c'est que cette bête-là ?

Balades en Valais

Heureusement, il y a des balades moins fatigantes, en Valais. Le long des bisses, par exemple.

Les bisses sont des canaux d'irrigation dévolus à l'agriculture de montagne. Ils conduisent l'eau des torrents jusqu'aux prairies, aux cultures et aux villages.

En Valais, les premiers vestiges de bisse remontent à l'époque romaine, mais les premiers textes qui les citent sont du 13ème siècle. En consultant la documentation historique de cette période, on constate que la construction d’un bisse était souvent réalisée en citant l’existence d’un ancien bisse. Cette indication suggère donc une antériorité.

Nous avons choisi une balade au départ de Grächen. Les hauts du village de Grächen sont irrigués par 5 bisses parallèles qui prennent tous leur source dans la Riedbach. Ils ont tous été construits entre le 16ème et le 17ème siècle. Nous avons donc remonté le Chilcheri jusqu'à sa prise d'eau dans le torrent, puis 30 mètres plus haut, attrapé le Eggeri  pour le suivre dans sa descente.

Balades en Valais
Balades en Valais
Balades en Valais
Balades en Valais
Balades en Valais
Balades en Valais
Balades en Valais
Balades en Valais

Et en route, une petite surprise, au bord du bisse de Chilcheri :

Balades en Valais

Merci à Tristan pour le montage de cette vidéo !

A bientôt

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 02:50

Je romps un peu la chronologie pour vous présenter les Gorges du Durnand, en Valais Suisse, que je viens de parcourir avec ma petite famille. Elles sont classées parmi les 10 plus belles d'Europe.

Le Durnand, c'est 200 m de dénivellation et pas moins de 14 cascades pour un parcours de 330 marches. Un régal ! C'est un torrent sauvage de 8 km qui descend de Champex vers Martigny, et l'on y ressent la force de l'eau dans toute sa puissance.

Au début, deux passerelles métalliques récentes permettent d'éviter une zone dangereuse due aux éboulements fréquents. Ensuite, le parcours se fait sur des passerelles et escaliers en bois de mélèze, en raison de sa très bonne résistance à la pourriture.

 

Aïe, ma gorge !
Aïe, ma gorge !
Aïe, ma gorge !
Aïe, ma gorge !
Aïe, ma gorge !
Aïe, ma gorge !

Puis le parcours devient plus impressionnant. Mieux vaut ne pas avoir le vertige !

Au printemps, avec la fonte des neiges, ce doit être fabuleux ! Déjà les embruns nous obligent à protéger l'appareil photo.

Aïe, ma gorge !
Aïe, ma gorge !
Aïe, ma gorge !
Aïe, ma gorge !

Les escaliers se font plus raides, les cascades plus hautes ...

Aïe, ma gorge !
Aïe, ma gorge !
Aïe, ma gorge !
Aïe, ma gorge !
Aïe, ma gorge !

Et nous débouchons enfin sur la route qui mène à Champex.

Pour le retour, au lieu de descendre (raide !) dans la forêt, nous choisissons un itinéraire dans les alpages, qui nous ramènera à la gare en évitant la route.

Quelle belle journée !

Aïe, ma gorge !
Aïe, ma gorge !
Aïe, ma gorge !
Aïe, ma gorge !

Et pour finir, ces lis magnifiques vus dans un jardin :

Aïe, ma gorge !
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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 10:03

Après la passerelle Belle Etoile, sur la Sauflaz : 55 m de long et 25 m de haut, il y a eu la passerelle à Farinet, sur la Salantse : 92 m de long et 136 m de haut.

Aujourd'hui, ce sera la passerelle Aspi-Titter, sur la Wyssmasser : 160 m de long et 120 m de haut. Ouverte en juillet 2016.

Et ce n'est pas fini ...

Dimanche 3 septembre 2017

 

Boucle Egga - passerelle Aspi-Titter

Nous sommes toujours dans le Valais, mais dans la partie germanophone du canton. Nous continuons le long de la vallée du Rhône, en faisant des excursions à droite (sud) ou à gauche (nord).

Le temps commence à s'améliorer, et nous sommes partis ce matin du minuscule village de Egga (commune de Bellwald),bien couverts, par 5°. Et nous sommes rentrés cet après-midi au soleil, en tee shirt et short, et tant pis si les sommets n'ont pas voulu se découvrir complètement.

De plus en plus fort !

Après environ 350 m de dénivelé, nous apercevons enfin la passerelle, toute petite, à environ 200 m en-dessous de nous ! Vous la voyez dans la petite photo du milieu ?

De plus en plus fort !

Je vous l'ai agrandie au zoom. La voilà :

De plus en plus fort !

Pour y descendre, aïe aïe aïe. Des escaliers en fer, en bois, en rochers, en racines, le tout très raide ! Encore une fois, bravo Charly ! Petit mais courageux.

De plus en plus fort !

Et nous voilà à la fameuse passerelle, classée **** d'adrénaline (celle de Farinet était classée **)

De plus en plus fort !

Et Charly était très fier de lui en arrivant de l'autre côté ! Où une personne charmante nous a proposé de nous prendre en photo. On n'a pas refusé ... et ainsi, vous savez à qui vous avez à faire !

De plus en plus fort !

 

Lundi 4 septembre 2017

 

Je vous l'avais dit : de plus en plus fort !

 

Ce matin, la passerelle que nous avons passée en vélo (à pied à l'aller, sur le vélo au retour) fait 280 m de long et surplombe le Rhône de 92 m. Elle est plus large : 1,40 m, mais elle tangue bien plus. Charly était dans le panier du vélo, mais pas rassuré quand même.

Cette passerelle relie les villages de Fürgangen-Bellwald à Mühlebach, où passe la voie cyclable internationale qui suit le Rhône de sa source à la Méditerranée.

Nous l'avons suivie, ce matin, sur une dizaine de kilomètres et retour.

Un petit plongeon dans le Rhône ? Ici il est encore bleu de ses eaux glaciaires.

De plus en plus fort !

Des prairies comme des pelouses ; des petits villages aux vieilles maisons de bois, posés dans l'herbe, sans rues ; un aqueduc rustique, en bois ; et ce monument : Ernen Galgen, c'est à dire « les fourches caudines d'Ernen », autrement dit, c'est un ancien gibet ; et ce curieux panneau : est-ce que cela veut dire que les cigognes n'ont pas le droit de passer ce pont ?

 

De plus en plus fort !

 

Mardi 7 septembre 2017

 

Il fait beau ! Le ciel est bleu ! Quelle chance, car c'est aujourd'hui que nous montons de 1668 m, grâce à un téléphérique et un télécabine, à 2550 m au pied du Bettmerhorn (2647 m) pour admirer le glacier d'Aletsch.

De plus en plus fort !

Je vous mets très peu de photos, parce que j'en avais mis beaucoup il y a deux ans. Vous pouvez les voir, et aussi quelques chiffres impressionnants concernant ce glacier, en cliquant sur la ligne blanche :

 

Cette fois, nous avons fait un peu plus court (mais quand même aux environs de 16 km) si bien que Charly n'est pas épuisé. Il a continué pendant tout le retour à courir après les papillons …

 

Mercredi 8 septembre 2017

 

Ce n'est qu'en début d'après midi que le ciel s'est dégagé, comme nous arrivions dans le canton des Grisons.

 

Aujourd'hui, nous sommes passés sous le Rhin !

En effet les gorges de la Rofla, sur le cours du Rhin postérieur, permettent d'admirer toute la furie d'une grande cascade, et de franchir le Rhin par en-dessous.

 

C'est une belle histoire que celle-ci :

L'auberge de la Roffla, de la famille Pitschen-Melchior, était florissante sur le seul chemin qui menait en Italie à travers les Alpes. Mais à la fin du 19ème siècle, on inaugurait le tunnel ferroviaire du Gotthard, par où passa alors la plus grande partie du trafic.

Déclin de l'auberge familiale. Le plus jeune couple émigre en Amérique, pendant que les parents s'occupent des quelques voyageurs qui passent encore, et de leur petite exploitation agricole.

A New York, la famille s'agrandit mais n'aime pas la vie dans ce pays.

 

Un jour, Christian Pitschen-Melchior, travaillant dans une famille très riche en tant que serveur, arriva aux chutes du Niagara ! Il se dit que chez lui, en Suisse, il y avait aussi une chute d'eau, et qu'il pourrait peut-être y gagner de l'argent.

Il ramena donc sa famille en Suisse pour y développer le site de la Roffla.

En 1906, après avoir arrangé la maison, il commença ce travail gigantesque d'aménager un chemin qui amène aux chutes d'eau, aidé par sa femme et ses enfants. 8000 bâtons de dynamite ont été nécessaires pour dégrossir le chemin, et ils durent ensuite finir de creuser à la main dans la roche dure.

Dans le village, on le surnomma « Der Spinner », le Fou.

 

Après 7 hivers (en été la famille était trop occupée par l'exploitation agricole) ils réalisèrent leur rêve.

Même après l'ouverture, pour longtemps, les gorges furent peu visitées par des gens de passage. Mais les quelques entrées payées aidèrent cette famille à survivre !

Aujourd'hui, le développement du tourisme répond enfin aux attentes de leur créateur.

 

De plus en plus fort !
De plus en plus fort !

Un petit musée familial nous présente ces héros modestes :

De plus en plus fort !

 

Jeudi 9 septembre 2017

 

Une dernière passerelle pour la route !

Construire, par-dessus les gorges de la Viamala, un pont de 56 m de longueur avec un dénivelé de 70 m, voilà le défi relevé par Jürg Conzett. Pour ce faire, cet ingénieur de génie a recouru à une technique certes peu conventionnelle pour un pont, mais ô combien novatrice : l’escalier. Mettre un escalier sur un pont ? C’est le pompon ! Il n’empêche, en montant ou en descendant les marches de ce petit bijou architectural, on n'a pas d’autre choix que de faire entière confiance à son concepteur.

C'est la Traversina Steg, située dans la Via Mala, entre Thusis et le lieu aménagé où on peut descendre jusqu'au fond de la gorge. Vous ne vous rappelez pas ? Alors avant de regarder la passerelle, allez voir ici :

De plus en plus fort !

Avant de quitter la Suisse, je vous fais visiter un village classé Bien Culturel suisse d'importance nationale. C'est un peu ronflant, comme titre, mais ça correspond à peu près à nos « plus beaux villages de France ».

Il s'appelle Santa Maria Val Müstair.

De plus en plus fort !

Et pour quitter la Suisse, nous sommes passés par le Pass Umbrail. Avec sa route étroite en lacets, parcourue de vélos et de motos en grand nombre, c'est un des derniers cols des Alpes à procurer un sentiment d'aventure. Surtout quand, dans un lacet, nous nous sommes trouvés face à un bus avec une remorque derrière !

Et en haut, à 2501 m, la frontière italienne, et un autre col, italien celui-là, encore plus haut : 2757 m. C'est lui que vous apercevez au loin sur la photo.

De plus en plus fort !

 

A bientôt en Italie

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 14:00

C'est là, dans le Valais, que s'amorce un nouveau périple en Suisse, car il y a toujours de nouveaux coins à visiter. Par exemple :

 

La Vallée d'Illiez

 

Légende : une croyance encore fortement ancrée au début du 20ème siècle attribuait l'origine des habitants du Val d'Illiez (qui ont gardé leur patois local) à des soldats romains. Ceux-ci, après avoir échappé au martyre de la légion thébéenne, massacrée par ordre de Maximien entre l'an 285 et l'an 302, se seraient réfugiés sur les hauteurs et auraient les premiers défrichés la Vallée d'Illiez. Cependant cette croyance ne s'appuie sur aucune preuve. Il est vrai pourtant que les Romains se maintinrent dans le Valais durant quatre cents ans. Les Burgondes leur succédèrent vers le milieu du Ve siècle. Le Valais fit ensuite partie de l'empire des Francs (534) dont la domination devait subsister jusqu'à la création du second royaume de Bourgogne par Rodolphe 1er en 888. Il passa ensuite sous la domination de la maison de Savoie.

Pour vous situer la Vallée d'Illiez, je dirais qu'elle se trouve à l'extrémité sud-est du Lac Léman. Son domaine skiable, Les Portes du Soleil, est à cheval sur la Suisse et la France qui communiquent par le Col de Morgins. C'est le plus grand domaine skiable international relié du monde ! Il comprend en France de grandes stations comme Morzine, Avoriaz, les Gets, Abondance, la Chapelle d'Abondance etc... Un peu moins étendu côté Suisse, il comprend Champéry, Les Crozets, Val d'Illiez, Morgins

C'est au fond de la Vallée, à Champéry, que nous avons décidé d'aller randonner. Juste au pied des Aiguilles du Midi.

Mercredi 30 août 2017

Bien qu'on ne les ai vues qu'à la fin, je vous les présente tout de suite, telles que je les ai vues depuis la petite auberge de montagne qui était sur notre chemin, et avec les précisions du panneau informatif, concernant leur formation géologique.

Retour en Valais

La surprise que nous a réservé cette balade, c'est la passerelle Belle Etoile : située à 1484 m d'altitude, elle fait 55 m de long et est suspendue 25 m au-dessus de la Sauflaz. Son nom fait référence à l'étoile du berger (la planète Vénus).

Retour en Valais

Avec quelques autres photos de cette balade, voici la superbe cascade de la Sauflaz :

Retour en Valais

Mardi 29 août 2017

 

Le Plateau de Barme

 

Autrefois, c'était un endroit idéal pour la contrebande !

Moi je trouve que ça ressemble plutôt à une haute vallée, mais ça s'appelle Plateau. Je veux bien. En tout cas, l'étroite route qui y mène serpente dans la forêt sur une bonne dizaine de kilomètres. Mais quand on y débouche, on se croit au paradis ! L'été, tout au moins. Nous avons donc décidé d'y passer la nuit.

Retour en Valais

 

Nous avions prévu une grande balade à vélo dans le Val d'Illiez pour le lendemain, mais pluie et brouillard nous ont chassés des hauteurs, avec le froid.

Vendredi 1er septembre 2017

Alors, en attendant que revienne le beau temps, nous sommes allés visiter le

 

Barrage de la Grande Dixence

 

Ce n'est pas n'importe quel barrage ! Avec ses 285 mètres, il est le plus haut barrage-poids que l'homme ait jamais construit. Il se trouve à 2400 m d'altitude, n'a que 35 m de moins que la Tour Eiffel et son poids (15 000 000 t) atteint celui de la grande pyramide de Khéops.

Son mur de béton, construit de 1951 à 1961, mesure 193 m d'épaisseur à sa base (quasiment 2 terrains de foot mis bout à bout), et 15 m seulement à son couronnement. Au total, ce ne sont pas moins de 5 960 000 m³ de béton qui ont été mis en œuvre, les 4 grandes cimenteries de Suisse ayant été mobilisées pour fabriquer le ciment nécessaire, acheminé par téléphérique depuis Sion. Le béton, préparé au pied du barrage à partir des pierres de la moraine de Prafleuri, était transporté à l'endroit voulu dans de grosses bennes suspendues aux filins métalliques tendus entre entre les 2 côtés du Val.

Retour en Valais

Depuis sa base, pour arriver à son couronnement, on peut emprunter une piste en lacets ou un sentier : à pied, il y en a pour 3/4 d'heure. Heureusement, il y a aussi un téléphérique !

 

Cette vue générale, c'est celle de l'affiche. Car du haut du couronnement, nous n'avons presque vu que des nuages.

Retour en Valais

Environ 32 km de galeries, moitié horizontales, moitié verticales, parcourent le mur de béton. Les barragistes les empruntent pour contrôler l'ouvrage. Ils vérifient ses mouvements au moyen de dizaines d'instruments, dont des pendules et des rocmètres.

 

Car le barrage bouge ! Au couronnement, sa position peut varier de 11 cm selon le niveau de l'eau et sa température.

 

Comment je sais tout ça ? Tout ça et bien d'autres choses ! Car on peut visiter les entrailles de ce monstre. En voici la preuve :

Retour en Valais

Le gros truc bleu, c'est la vanne-papillon qui commande le départ de l'eau dans la conduite forcée qui amène l'eau à l'usine électrique de la vallée.

 

Je ne peux pas tout vous réexpliquer, mais vous pouvez aller voir sur Wikipédia ou sur le site du barrage. C'est très intéressant.

 

Vendredi 1er septembre 2017

Le temps s'est un peu amélioré, surtout dans la vallée.

Nous voici donc dans les vignes de …

 

Saillon

 

Pour connaître l'histoire et les légendes de Saillon, cliquez sur ce lien où vous trouverez la page de mon précédent voyage.

 

Vous connaissez maintenant le personnage de Farinet. Cette fois-ci c'est en vélo que nous avons suivi ses traces, à travers les vignes, puis dans la gorge de la Salantse où il a perdu la vie, victime d'un gendarme qui visait juste.

Retour en Valais

Vous la voyez, la passerelle, tout en haut de la gorge ? On lui a donné le nom de Passerelle à Farinet, pour lui rendre hommage. Elle surplombe le torrent de 136 m, et mesure 92 m de longueur.

 

Retour en Valais

Bravo à Charly qui, malgré sa peur, l'a traversée tout seul, sans laisse (mais avec moult encouragements!)

 

Retour en Valais

Samedi 2 septembre 2017

 

Puis j'ai voulu faire découvrir à Alain le Bisse de Ro

 

Je n'ai guère pris de photos, car le temps était grincheux. Si vous avez cliqué sur le lien de Saillon vous en avez déjà une partie. Mais voici un complément d'information :

 

La suite du voyage, à la prochaine connexion internet.

A bientôt.

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 19:43

Août 2017

Au Pays des Trois Soleils

Au bord du Léman, les familles vigneronnes qui, depuis de nombreuses générations, cultivent ici leurs vignes avec tant de soins, ont façonné un vignoble en terrasses. Sa beauté unique saisit l’âme de ses visiteurs comme il a fasciné nombre d’artistes qui ont habité ses petits villages pittoresques.

Aujourd’hui considéré comme un site de valeur universelle, le Lavaux s’est vu élevé au rang de patrimoine mondial par l’UNESCO, en 2007. Ses parchets en mosaïque témoignent de près d'un millénaire d'interaction de l'homme et de la nature.

 

Au Pays des Trois Soleils

Partie de Lausanne par le train qui s'arrête à chaque petit village, j'ai commencé ma balade par celui de Saint-Saphorin.

Le village est habité au moins depuis l'époque romaine. On y trouve, en réemploi dans l'église, une pierre milliaire qui a pu être datée de l'an 47 de notre ère ainsi que les ruines d'une villa gallo-romaine. À cette époque le lieu s'appelle Glerula (du latin glarea, « gravier, gros sable »), puis au Moyen Âge « Glérolles ». Seul le donjon construit en 1150 par l'évêque de Lausanne au bord du lac gardera ce nom, car le village sera désigné par la suite du nom de son église, dédiée à Saint Symphorien, et deviendra Saint-Saphorin. Le donjon, transformé en château en 1300 est aujourd'hui le château de Glérolles.

 

Au Pays des Trois Soleils

La paroisse de Saint-Saphorin remonte à la nuit des temps, ou plus précisément au VIe siècle, quand l'évêque Marius (530-594) fit construire la première église qu'il dédia à Saint Symphorien, natif comme lui d'Autun. Saint-Saphorin a fait partie pendant le Moyen-Age des "Terres de l'évêque"; c'est d'ailleurs le dernier d'entre eux, Sébastien de Montfalcon, qui a fait construire l'église actuelle, en 1520. On le voit agenouillé sur le grand vitrail du chœur.

En 1536, lorsque le bailli bernois, ardent défenseur de la Réforme, voulu faire abattre les autels et enlever les ornements de l'église, l'opposition de la population de Saint-Saphorin fut si forte qu'elle prit les armes pour l'en empêcher. C'est donc peut-être à la résistance des paroissiens à cette réforme iconoclaste que l'on doit le maintien du vitrail du chœur de l'église.

 

Au Pays des Trois Soleils


Sans être véritablement fortifié, Saint-Saphorin fut longtemps un bourg fermé par la rangée serrée de maisons face au lac et par une porte à chacune de ses extrémités. Seule la porte orientale gothique existe encore aujourd'hui.
 

 

 
 

 

Au Pays des Trois Soleils

Et attention, on est surveillé ! Ça, c'est l'humour suisse ....

Au Pays des Trois Soleils

Autour du village, des vignes.

Avec la vue sur le village de Saint-Saphorin, voici quelques photos du vignoble au fil des saisons, prises sur internet.

Au Pays des Trois Soleils

Tout proche de Saint-Saphorin s'étend le Dézaley, vignoble de 53,6 hectares que se partagent environ 150 propriétaires et 60 producteurs et négociants,

Mes pas m'ont portée au Clos des Abbayes (prononcer comme Abeilles).

Défriché et planté en vignes au XIIème siècle par les moines cisterciens, le Dézaley Clos des Abbayes, propriété du couvent de Montheron jusqu’en 1536 (Réforme), fut à ce moment cédé par les Bernois à la Ville de Lausanne, lors de la sécularisation des biens ecclésiastiques.

Premier des domaines viticoles acquis par la Ville de Lausanne, le Clos des Abbayes est destiné aux réceptions de la Municipalité. Il comporte 4,7 hectares dans le Dézaley, planté en grande majorité en Chasselas.

Au Pays des Trois Soleils
Au Pays des Trois Soleils

La fresque à l'entrée de la cave date de 1884.

En 1935, après la rénovation et la construction de nouveaux bâtiments, on confie au peintre René Auberjonois la décoration de la salle de réception. La nudité de sa Belle du Dézaley provoqua un tollé dont les échos doivent encore s’entendre dans la salle des cuves. Les murs du carnotzet résonnent encore de ces hauts cris d'indignation.

Au Pays des Trois Soleils
Au Pays des Trois Soleils

Dans cet établissement, ancienne grange cistercienne du 12ème siècle, possession de l'abbaye de Montheron, il y avait évidemment une chapelle. On peut y trouver un petit orgue Walpen de 1800 sur lequel j'ai eut le privilège d'entendre jouer quelques morceaux.

 

 

 

 

 

Au Pays des Trois Soleils

Encore quelques photos sur le chemin qui rejoint la minuscule gare de Epesses (une simple cabane, en dur quand même avec un banc, et seulement sur un quai), accessible seulement à pied, où j'ai repris le train pour Lausanne.

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  • : scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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