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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 09:46

Le Palazzo Vecchio !

 

Voilà une visite que l'on ne peut pas faire si l'on porte une minerve !

Car le plus admirable, dans ce Vieux Palais, ce sont les plafonds. Extraordinaires !

On marche, de pièce en pièce (et il y en a beaucoup), le nez en l'air, de quoi attraper un torticolis ...

 

Mais un peu d'histoire, d'abord.

Le Palais fut commencé en 1298, pour abriter le gouvernement de la République, appelé Seigneurie. Signoria en italien.

Ce qui a donné son nom à la place : Piazza della Signoria.

C'était là le centre politique et social de la ville, et aujourd'hui encore c'est au palais que siège le Conseil Municipal et que sont les bureaux du Maire. La place a été le théâtre d'innombrables évènements historiques, des tumultes du 14ème siècle aux cérémonies solennelles et aux proclamations du temps des Médicis, des exécutions de conspirateurs au meurtre de Savonarole.

Et sa situation près des grands musées a fait de cette place, aujourd'hui encore, un lieu de rencontre, bordé de nombreux cafés. Il y a tellement de monde que, bien que j'y sois passée deux fois, je n'ai pas vu la fontaine de Neptune, pourtant à peu de distance du palais. Je l'ai découverte dans le livre que j'ai acheté !

 

Durant 10 ans, de 1540 à 1550, le palais fut aussi la résidence grand-duccale de Cosme 1er. Puis les Médicis allèrent habiter au palais Pitti, et c'est à partir de ce temps-là  que le palais de la Seigneurie fut appelé le Vieux Palais : Palazzo Vecchio.

 

Les œuvres d'art sont déjà sur la place-même, devant et à côté du palais : le David de Michel-Ange est le plus connu, avec le Persée de Cellini. Mais je ne peux pas tous les citer.

 

Dès le début de la visite, la Salle des Cinq-Cents retient l'attention et le regard : 53 m sur 22 ! 18 m de hauteur de plafond !

Construite en 1494, elle fut conçue pour être le siège du Conseil Général du Peuple. Et quand Florence devint capitale de l'Italie (de 1864 à 1871) elle fut le siège de la Chambre des Députés et du Ministère des Affaires Etrangères.

 

Pour une visite guidée détaillée du palais, vous pouvez consulter cette page

Après la visite du palais-musée, je suis montée à la tour.

 

Elle est dite "tour d'Arnolfo" (le même que la cathédrale), car c'est lui qui a aussi conçu les plans du palais. Et elle mesure 94 mètres. Et la chance, c'est qu'après avoir été fermée au public pendant 20 ans, elle a été rouverte cette année au mois de juin. Avec seulement pour restriction le dernier escalier, qui tourne autour du pilier pour aller voir les cloches.

Cette tour a servi de prison, et on peut y voir plusieurs cachots, dont celui où était gardé Savonarole, avant sa mort sur le bûcher de la Piazza della Signoria.

Savonarole ? un personnage important dans l'histoire de Florence. Allez voir là :

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 21:57

Les Romains l'avaient nommée Florentia, florissante.

Et c'est bien la plus belle fleur de Toscane.

Nous y sommes arrivés dans l'après midi, à l'heure où les touristes affluent. Dur, dur ! Charly paniquait, et c'est dans cet équipage que nous avons eu notre premier contact :

Florence, J1 et 2

Promenade dans les rues en direction du Ponte Vecchio.

C'est le symbole de Florence.  Il est à l'endroit où l'Arno est le plus étroit, c'est dire qu'il y a "toujours" eu un pont à cet endroit, détruit et reconstruit au gré des inondations. Celui-là date de 1345, et sa rue était bordée de boutiques des 2 côtés, à la mode de l'époque.

D'abord, elles furent destinées au commerce des légumes et des viandes. Pratique pour se débarrasser des déchets ...

Au 16ème siècle, Cosme 1er de Médicis changea tout ça : il remplaça les boutiques malodorantes par des orfèvres. Puis en 1565, il fit construire par Vasari un couloir pour relier le Palais Pitti où il résidait, sur l'autre rive de l'Arno, aux bureaux de l'administration de la ville : les Offices, et au Vieux Palais, le Palazzo Vecchio.

Cette rue couverte et aérienne de presque 1 km de long passe donc au-dessus des boutiques des orfèvres. Elle lui permettait non seulement de traverser la ville sans se crotter, et surtout sans escorte, mais aussi en admirant, tout au long du couloir, les œuvres que sa famille de mécènes avait rassemblées.

Aujourd'hui encore, œuvres d'arts et vues pittoresques depuis ses nombreuses fenêtres attirent les touristes.

Encore des drôles de panneaux ... et il y en a d'autres, vus en bus, que je n'ai pu photographier !

Florence, J1 et 2
Nous avons passé 4 jours à Florence, logés dans la périphérie nord de la ville, à 30 minutes en bus de la cathédrale.
Le 2ème jour, nous avons donc tout naturellement visité celle-ci, en laissant Charly à la maison, bien sûr.
 
Ce qui est surprenant, dans ce monument, c'est que la magnifique façade devant laquelle s'extasient tous les touristes, nous y compris, est l'élément le plus récent de la cathédrale. En effet, elle a été terminée en 1887 !
Alors, un peu d'histoire.
La cathédrale Santa Maria Del Fiore, il Duomo, a été construite au 13ème siècle à la place d'une ancienne basilique paléochrétienne. L'architecte, Arnolfo di Cambio, mourut avant d'avoir terminé la façade, qui n'était donc décorée que jusqu'à mi-hauteur, à peu près, mais dans le même style somptueux que les faces latérales.
En 1587, François de Médicis donne l'ordre (aujourd'hui incompréhensible pour nous) de démolir cette façade.
Elle fut donc démantelée, mais la tentative faite pour la remplacer n'était pas satisfaisante. De nombreux projet furent présentés en vain.
En 1681, à l'occasion des noces du fils de Cosme III, on y peignit un frontispice en trompe-l'oeil. Mais il ne put résister au passage du temps : au début du 19ème, il était dans un état pitoyable et illisible.
Ce n'est qu'avec le concours international organisé en 1852 qu'on put se mettre d'accord sur le projet du Florentin Emilio De Fabris, qui se référait directement au dessin de la façade originale d'Arnolfo, sauvagement démontée et en grande partie détruite.
C'est donc 3 siècles plus tard que la cathédrale retrouva sa façade, et que sans hésiter on lui trouve un air de famille avec les autres monuments, baptistère (12 et 13ème) et campanile (14ème).
Florence, J1 et 2
Mais la cathédrale, c'est aussi la Coupole.
 
Sa réalisation connut de nombreux obstacles, car à l'époque, il n'était pas possible de construire un gabarit en bois de ces dimensions : 45 mètres de diamètre à la base, et 114 mètres de haut.
La solution fut proposée par un des plus grands génies de l'architecture italienne : Filippo Brunelleschi.
Il employa un système dit "en arêtes de poisson" avec des pierres et des briques encastrées les unes dans les autres, de façon à ce que cette construction qui s'élève en cercles de plus en plus étroits, puisse se soutenir par elle-même. Pour mieux la protéger et mieux la renforcer, il pensa à une double calotte au milieu de laquelle se trouve un interstice où montait l'échelle qui, après 463 marches (la hauteur d'un immeuble de 40 étages !) conduit jusqu'à la terrasse de la lanterne.
Les travaux ont duré 16 ans, de 1420 à 1436.
Si vous voulez en savoir plus sur cette construction fantastique, cliquez sur ce lien :
 
Les fresques, à l'intérieur de la coupole, ont été commencées par Vasari en 1570.
Nous n'avons pas visité l'intérieur de la cathédrale : c'était une autre entrée, et une autre file d'attente ...
Florence, J1 et 2
Florence, J1 et 2
La grandiose structure du Dôme est complétée par le célèbre campanile qui se dresse, solitaire, à droite de la cathédrale. Il fut projeté par Giotto vers 1333 qui s'inspira des caractéristiques de la façade (qui n'était pas encore perdue) d'Arnolfo, aussi bien au niveau de l'architecture que de la riche décoration sculpturale.
 
Nous arrivons au Baptistère, marqué par un autre artiste : Ghiberti, qui réalisa, en 23 ans, la porte Nord (porte d'entrée), et surtout la porte Est, son chef d'uvre. Il lui fallu 27 ans pour la réaliser, de 1425 à 1452. Elle témoigne de la volonté de l'artiste de parvenir à la perfection. C'est Michel-Ange, qui, 50 ans plus tard, la définit comme étant digne du Paradis, lui donnant ainsi un de ses surnoms.
Pour les amateurs de chiffres : 5,20 m de haut pour 3,10 m de large et 11 cm d'épaisseur, ce mastodonte de bronze et d'or pèse HUIT tonnes. On ne l'ouvre pas d'une chiquenaude ...
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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 07:57

Douces collines ou terrasses, le vignoble est présent partout, avec les oliviers, les cyprès et les pins. Chaque sommet est couronné d'un hameau ou d'une abbaye, avec sa tour ou son église, sa place dallée et ses cyprès.

Chaque village a une histoire, liée à l'une ou l'autre de ces trois villes : Castellina, Gaiole et Radda, qui du 14è au 18ème siècle formaient La Ligue du Chianti, avec pour emblème un coq noir, repris en 1970 par le Consortium du Chianti Classico.

Pourquoi un coq noir ? c'est encore une légende. La voici :

Durant le Moyen Age, Florence (au nord) et Sienne (au sud) se disputaient la possession de toute cette région du Chianti, dont le bon vin était déjà connu des romains. De ce fait, traversée de part en part par des milices armées, ce n'était partout que ruines et désolation, sous un ciel assombri par les incendies fréquents.

Alors, afin de délimiter la frontière entre leurs possessions respectives sans faire couler davantage de sang, on raconte que les 2 villes eurent recours à une course hippique pour se partager les terres : un cavalier devait partir au galop de chacune d'elle, à l'aube. Le point de leur rencontre fixerait la frontière entre les territoires rivaux.

Pour que leur cavalier puisse partir en avance, la légende dit que les Florentins se servirent d'un coq noir maintenu à jeun, qui chanta ainsi plus tôt et bien avant l'aube.

C'est ainsi que le cavalier florentin aurait parcouru une distance plus grande que le Siennois (qui n'aurait parcouru que 12 km) et que Florence aurait obtenu l'intégralité du territoire qui constitue le Chianti aujourd'hui.

C'est à cause de son rôle essentiel dans cette victoire que le coq noir fut désigné comme l'emblème de la Ligue du Chianti, fondée par les Florentins en 1384.

Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir

La maison louée par mes enfants est au sommet d'une colline. C'est ce paysage qui s'offre à nos yeux chaque matin. Et le hameau le plus proche (3 km) est tout de pierres roses.

PS : ce n'est pas Charly qui a grandi. C'est le chien des propriétaires. Un copain de Tristan ...

Le Chianti, pays du Coq Noir

Les villages des alentours sont aussi très pittoresques. On y parvient par de très petites routes sinueuses, et, ce qui nous a un peu étonnés, on y a croisé plusieurs fois le panneau de "attention verglas". Ce que la propriétaire nous a confirmé : l'hiver, ici est rigoureux, car nous sommes en altitude.

 

A Castellina in Chianti, outre son château, les remparts sont doublés à l'intérieur d'une rue couverte, la Via delle Volte, stratégique, qui permettait de faire le tour des remparts à cheval.

Le Chianti, pays du Coq NoirLe Chianti, pays du Coq NoirLe Chianti, pays du Coq Noir

Castello di Meleto, qui fut défensif au départ, au 12ème siècle, devint peu à peu une demeure nobiliaire, surtout à partir de sa restauration du 18ème.

Il est maintenant une cave réputée et un œnothèque.

Mais chut ! profitant d'une porte ouverte, nous avons exploré une partie non ouverte à la visite ...

 

 

Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Dans l'ancienne  Badia (abbaye) a Coltibuono, transformée maintenant en hôtel (sauf l'église !), j'ai retrouvé le système de vente norvégien, qui m'a encore plus étonnée en Italie. Comme quoi on est bourré d'à priori !
Il est vrai que ce petit commerce est installé dans la sacristie, et pour l'entretient de l'église
Le Chianti, pays du Coq NoirLe Chianti, pays du Coq NoirLe Chianti, pays du Coq Noir
Une petite devinette, maintenant :
Cette photo truquée est-elle  A) une lanterne vénitienne ?
                                                     B) une cheminée toscane ?
                                                     C) une peinture moderne ?
Le Chianti, pays du Coq Noir
Maintenant, voici une des merveilles du Chianti : Badia a  Passignano.
D'abord fortin lombard, puis château, un monastère bénédictin y fut fondé en 890. En 1049, le monastère est devenu abbaye vallombrosienne (une branche des bénédictins spécialisés dans la viticulture et la sylviculture) puis occupe peu à peu tout le château. Il abrite dans l'église des tableaux réputés et dans le réfectoire une magnifique Cena de Domenico et Davide Ghirlandaio (actuellement en restauration, j'ai quand même fini par la trouver sur internet).
                                               
Convoité par Florence autant que par Sienne, son histoire a été mouvementée mais est conservée dans près de 7000 parchemins, pas encore tous déchiffrés. Mais en Octobre 1810, il fut supprimé par les lois napoléoniennes.
Vendu, retransformé en château, il est réoccupé par des moines depuis 1986, mais on peut le visiter.
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir

Encore quelques villages sympa ?

Panzano in Chianti, Volpaia ...

 

Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Enfin, notre dernière visite dans le Chianti, à sa limite sud-ouest, a été pour cette fontaine des fées (fonte delle fate, à Poggibonsi. Construite au 13ème siècle, elle abrite une installation de 25 sculptures de terre cuite de Mimmo Paladino, de 1948 : "I dormienti"
Voici le propos du sculpteur :
Toute vie ayant son origine dans l'eau, le bassin est la matrice et la source est le liquide amniotique dans lequel sont plongées les formes de la "vie primordiale", des reptiles aux hommes, représentés en position de fœtus, parfois couverts par une sorte de placenta, ou fragmentés et remontés à peu près. L'apparition de la ruine se connecte avec ce qui est lointain, inconscient, perdu dans nos racines, à la fois ontogénétique* et phylogénétique*.
Le Chianti, pays du Coq NoirLe Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq NoirLe Chianti, pays du Coq NoirLe Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 20:04

Lucca (Lucques) est un petit bijou à ne pas manquer si vous venez en Toscane.

C'est aussi la ville natale de Luigi Boccherini (1743 - 1805), dont vous pouvez entendre le célèbre Menuet, pour quatuor à cordes.

Et voici aussi son monument.

Lucca

Nous avons choisi de visiter Lucca en vélo. Pourquoi ?

Parce que la vieille ville est encore entourée de ses remparts du 16ème, que l'on peut parcourir en boucle, à pied ou à vélo. C'est la Passeggiata delle Mura, sorte de jardin public ombragé de 30 m de large et 4 km de long, augmenté de onze bastions.

Passée la Porta Santa Maria, on est accueilli par 2 loueurs de vélos. C'est facile ...

Lucca

Après avoir bouclé le tour en prenant quelques photos, nous sommes allés nous perdre dans des petites rues pleines de cachet : palais, vieilles boutiques, blasons sculptés, élégants balcons et grilles ouvragées ... Dans le quadrillage du camp militaire romain des origines, le Moyen Age est venu inscrire son réseau serré de ruelles au tracé moins rigoureux. Mais pour vous, l'inconvénient du vélo c'est que je ne me suis pas arrêtée pour photographier tout cela.

De la centaine de tours qui émergeaient de la ville, chacune avec ses chênes verts au sommet selon la coutume, il n'en reste que deux. Nous sommes donc montés à la Casa-Torre Guinigi, emblématique de Lucca : 14ème siècle, 41 mètres, 230 marches (ça c'est pour ceux qui aiment les chiffres).

 

 

Lucca

Une halte à la Piazza dell'Anfiteatro, oblongue, qui doit sa forme à l'amphithéâtre construit par les Romains au 2ème siècle. Tombé en ruines à l'époque des invasions barbares, il fournit une grande partie des matériaux utilisés au Moyen Age dans la reconstruction des églises de la ville, en particulier le marbre des façades. Et puis il fut recouvert d'habitations ...

C'est seulement en 1830 que la place fut dégagée, à l'intérieur du quartier médiéval, pour lui redonner la forme de "l'orchestra" d'origine. De l'extérieur, on voit encore des parties des murs de l'amphithéâtre.

Lucca
Lucca

Nous avons fini par Il Duomo de San Martino, avant de rendre nos vélos.

C'est là que l'on vénère le Volto Santo, le Saint Voult, ce crucifix miraculeux dont voici la légende :

C'est Nicodème qui, après la mise au tombeau de Jésus, l'aurait sculpté de mémoire, d'après les traits même du Sauveur (peut-être avec l'aide des anges, qui auraient guidé ses mains).

Selon certains, Nicodème lui-même l'aurait jeté à la mer, sur ordre divin. Selon d'autres, retrouvé en Terre Sainte par un évêque Italien en pèlerinage, il fut confié par lui au hasard des flots. Mais de toutes façons, il finit par s'échouer au 8ème siècle sur la côte italienne.

Comme les dévots de Luni et de Lucca se le disputaient, l'évêque de Lucca l'a fait placer sur un chariot tiré par des bœufs, leur laissant choisir leur destination : ils prirent la direction de Lucca.

Au Moyen Age, la renommée du Volto Santo fut immense. Elle gagna même les pays du nord de l'Europe. Aux 13è et 14èmes siècles, les Rois de France eux-mêmes prêtaient serment par  "Saint Vaudeluc".

Encore aujourd'hui, bien que le bois noirci du crucifix soit la copie d'une œuvre plus ancienne, le soir du 13 Septembre une immense procession parcourt les rues de Lucca, avec les confréries religieuses de toute la région et les représentants des villes de Toscane.

La  "Luminera di Santa Croce"  commémore ainsi la mystérieuse translation du Volto Santo.

 

Encore un mot :

Un autre grand musicien est né à Lucques : Giacomo Puccini (1858 - 1924), auteur de nombreux opéras célèbres, comme "la Bohême", "Tosca", "Madame Butterfly" etc ...

En confidence, c'est mon musicien préféré ... et voici son monument :

Lucca
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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 12:42

Dans cette région de la Toscane, la moindre petite ville, le moindre village, a des réminiscences Moyenâgeuses ou Renaissance. Pour les trouver, il faut simplement chercher l'ancien centre-ville.

 

Ici, à Colle di Val d'Elsa, comme à Certaldo Alto, il est tout en haut, accroché à la colline, tandis que la nouvelle ville s'étale au bord de l'Elsa, à son pied. Un ascenseur relie les deux.

Quelques palais du 13è, un château du 16è avec des remparts, une rue couverte, des escaliers, un musée du cristal, quelques rues sympa ... il n'en faut pas plus pour rendre bien agréable cette halte loin de la foule...

Colle di Val d'Elsa
Colle di Val d'Elsa
Colle di Val d'Elsa
Colle di Val d'Elsa
Colle di Val d'Elsa
Colle di Val d'Elsa
Colle di Val d'Elsa
Colle di Val d'Elsa
Colle di Val d'Elsa
Colle di Val d'Elsa
Colle di Val d'Elsa
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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 09:42

C'est un coin de Moyen Age posé dans un paysage de douces collines blanchâtres.

 

Fondée par les Etrusques présents depuis le 8ème siècle avant Jésus-Christ, elle est passée sous la juridiction de Rome au 3è s. av. J.C. Ainsi, malgré sa structure médiévale, elle garde des vestiges étrusques (une porte, 2 temples) et romains (théâtre et ruines).

Des étrusques, elle a aussi gardé le travail de l'albâtre. Ne pouvant en visiter le musée, j'ai fait quelques magasins ...

Mais venez avec moi. Entrons dans le Moyen Age ...

D'abord, des rues et des albâtres :

Volterra
Volterra
Volterra
Volterra
Volterra
Volterra
Volterra
Volterra
Volterra
Volterra
Volterra
Volterra

Et voilà les restes étrusques : une porte bâtie sans mortier. Elle a 2400ans

Des restes romains ? l'amphithéâtre

VolterraVolterra

Pour le moyen âge, il y a de nombreux blasons scellés sur les murs des maisons, ce qui confirme leur ancienneté.

Et puis la forteresse Médicis, du 15ème. Elle est belle, mais je ne vais pas la visiter. Non, pas envie. Elle sert actuellement de prison ...

Volterra
Volterra
Volterra
Volterra
Volterra
Volterra
Volterra
Volterra

Qu'en pensez-vous ? Voilà un parking où il est interdit de stationner ! Par prudence, nous en avons cherché un autre ...

Volterra

Et pas de rues italiennes sans Vespa !

Volterra

Pour finir, cette statue de jardin public a bien inspiré ma petite famille ...

Volterra
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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 20:23

Nous sommes arrivés à Arezzo un dimanche de manifestation automobile.

C'était sympa, il y avait de l'ambiance et plein d'anciens modèles de voitures. Mais quel bruit se répercutant dans ces rues étroites !

Voilà quelques belles italiennes ... et une vieille copine, au frein-parking breveté !

Arezzo

D'abord arrêtés au Duomo (cathédrale, du 12ème au 16ème), nous avons ensuite été séduits par la Piazza Grande, qui mérite bien son nom. En voici quelques photos à faire défiler :

Arezzo
Arezzo
Arezzo
Arezzo
Arezzo
Arezzo
Arezzo

On y voit aussi l'abside de l'église Santa Maria della Pieve, où nous avons eu la preuve que les bâtisseurs du 13ème siècle ne manquaient pas d'humour ...

Voyez plutôt :

Arezzo
Arezzo

De l'autre côté, le clocher est surnommé "les 100 trous", à cause de toutes ces baies géminées. Mais ce n'est pas le nombre juste.

On peut s'amuser à les compter, si vous voulez .

 

Qui en sera le plus proche gagne un drapeau italien ...

Arezzo

L'OEUVRE d'ART célèbre, à Arezzo, ce sont les fresques de Piero della Francesca, illustrant la légende de la Sainte Croix, de Jacques de Voragine.

Exécutées entre 1452 et 1566, elles sont considérées comme l'un des sommets de la peinture toscane de la Renaissance.

Nous étions venues pour elles ... mais nous ne les avons pas vues.

Entre échafaudages, file d'attente, fatigue, nous sommes repartis sans les voir. Mais nous avons tout de même vu LA Marie-Madeleine du même peintre, dans le Duomo. Et c'est vrai qu'elle est vraiment très belle, mieux que sur ma photo.

Arezzo

Tiré d'Internet, voici quand même un extrait des célèbres fresques. Vous en trouverez d'autres sur ce site, et vous saurez tout sur les fresques de Piero della Francesca
et sur "l'Invention de la Vraie Croix", d'après la "Légende Dorée" de Jacques de Voragine

Arezzo
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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 14:34

Après San Gemignano, 12 km nous conduisent au pied du funiculaire pour monter à Certaldo Alto. Je ne connais pas le dénivelé, mais la montée dure 2 minutes, ou 10 minutes à pied. Et pourtant, quel panorama sur la plaine environnante !

Certaldo Alto
Certaldo AltoCertaldo Alto

Ce village est le berceau de Boccace, ce conteur génial et subtil du 14ème siècle, auteur du célèbre Décaméron.

C'est un village tout en briques, entouré de remparts. On y trouve un château, la maison de Boccace, une église toute simple où on peut voir la tombe de celui-ci, en marbre blanc.

Certaldo AltoCertaldo Alto
Certaldo Alto
Certaldo AltoCertaldo Alto

Sur le Palazzo Prétorio, chacun des vicaires gouverneurs a laissé son blason, comme c'est l'habitude en Toscane. Il abrite maintenant un musée archéologique étrusque, ces ancêtres des Toscans (les Etrusques habitaient l'Etrurie, que les Latins ont transformée en Tuscia, d'où : Toscane)

 

Délaissées des hordes de touristes, ces charmantes rues incitent à la douceur de vivre

Cisteurs, vous avez  encore plus de raisons d'y venir ....

Certaldo Alto
Certaldo Alto
Certaldo Alto
Certaldo Alto
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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 15:16

Le soleil brille dans un ciel bien lavé.

Direction : San Gimignano et ses tours.

 

Imaginez-vous qu'au Moyen Age il y en avait 72, de ces tours.

Agrémentées de précieux tissus teintés de safran, comme seule cette ville savait le faire.

Au 16ème siècle, il n'en restait déjà plus que 25, et seulement 15 actuellement.

Pourquoi toutes ces tours ?

La tour était un symbole de richesse pour les familles nobles. Avoir la plus haute était donc une sorte de compétition. Mais parfois construites un peu à la va-vite, elles n'ont pas toutes résisté aux assauts du temps.

Certains donnent une autre explication, toute économique : 

afin de fixer, à l'abri de la poussière et du soleil les précieuses étoffes dont la valeur était proportionnelle à la longueur, les riches fabricants auraient édifié ces hautes tours faute de pouvoir s'installer à l'horizontale en raison de la topographie du village; les trous dans les murs seraient la trace d'escaliers fixés à l'extérieur pour ne pas réduire l'espace intérieur utile.

Aujourd'hui, il semble que l'industrie locale soit plutôt la céramique. Certains magasins sont magnifiques.

Un petit coup d'œil ?

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 14:55

Depuis un an il n'a pas plu sur le Chianti. Vous imaginez ça ?

Un peu de neige cet hiver, sans plus.

Mais j'avais gardé dans mes bagages un peu de la pluie de Norvège, pour faire un cadeau aux Italiens, et ce matin, il pleuviote par intermittence lorsque nous partons vers Pise.

Et puis ça s'arrête, alors nous laissons les imperméables dans la voiture ...

Quelle imprudence ! Un peu plus tard, il a fallu acheter un parapluie pour, au moins, abriter Tristan.

 

Mais malgré la pluie, la Piazza Dei Miracoli a tenu ses promesses : c'est un miracle de beauté.

Dont nous n'avons malheureusement pas pris le temps d'admirer tous les détails.

 

Voici néanmoins quelques photos-souvenirs ...

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Présentation

  • : scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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