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28 mai 2018 1 28 /05 /mai /2018 09:36

Prenez le temps de vous installer. Vous allez passer avec nous 7 jours en Allemagne.

 

Car, vous l’ai-je dit ? Votre feuilleton comprendra au moins 7 épisodes : un par pays visité.

19 et 20 mai 2018  : en Haute Forêt-noire

 

Le « tournage » du premier épisode a débuté dans l’après-midi du 19 par la traversée de la Haute Forêt-Noire***, celle du sud.

Rien que ce nom, ça évoque de sombres forêts de conifères, et un pays de légendes !

 

1er épisode : en Allemagne

Dans le sud, les hauts sommets se partagent la vedette avec de beaux lacs, notamment Schluchsee* (le plus vaste de la Forêt-Noire) et Titisee**.

Pourtant, nous sommes surpris par la variété des paysages : coteaux de vignobles et de vergers, hauts pâturages, forêts sombres. L’exploitation du bois est partout présente, avec l’horlogerie et le tourisme thermal ou de sports d’hiver. Et n’oublions pas les vieux châteaux et les Kloster et Stift (abbayes et monastères).

 

1er épisode : en Allemagne

Ce matin, nous sommes montés en vélo (9 km AR) au Mont Belchen***. Ce ballon de 1414 m domine le Wiesental et les vallées qui entaillent le flanc de la Forêt-Noire.

Dommage, la visibilité n’était pas bonne, et la température un peu fraîchounette : autour de 10°.

 

1er épisode : en Allemagne

 

Cet après-midi, nous avons été voir les Chutes de Todnau*, qui dévalent de 97 mètres.

Dans une combe boisée, un sentier longe les cascades, enjambant le torrent sur de petits ponts de bois au pied de chacune d’elle (il y en a 5).

1er épisode : en Allemagne

Pour terminer cette journée en Haute Forêt-Noire, voici un bel arbre de mai, pas encore fané.

La tradition de l’arbre de mai est un rite de fécondité lié au retour de la frondaison ; il consiste à planter un arbre, ou un mât qui le représente, dans le courant du mois de mai. On l’appelle ici Maibaum. Il s’agirait d’un vestige des Celtes qui ont peuplé le sud de l’Allemagne : venant des steppes orientales, ils vénéraient la nature et célébraient le début de l’été le 1er mai en érigeant un arbre autour duquel ils dansaient pour chasser les mauvais esprits.

Je pense que nous en verrons d’autres.

 

1er épisode : en Allemagne

21 et 22 mai 2018  : en Jura Souabe

 

A l’Est de la Forêt-Noire, entre Stuttgart et le Lac de Constance, les hauts plateaux calcaires du Jura Souabe culminent à 1015 m. Le « toit » de l’Allemagne du sud dessine un relief karstique jalonné de grottes, de landes à genévriers et de gorges encaissées. Là, entre de hautes falaises, le Danube (Donau) creuse son passage. Un paradis pour les randonneurs et les cyclistes (il y a des pistes cyclables partout !) et aussi pour les amateurs de vieilles pierres.

Et les bâtisseurs de châteaux du 19ème siècle s’en sont donné à cœur joie pour rebâtir en « néo » les vieilles demeures de deux dynasties glorieuses, celles des Hohenstaufen et des Hohenzollern.

 

Dès ce matin nous avons rencontré le Danube entre ses falaises, et nous l’avons accompagné un bon moment, passant près du Kloster Beuron et sous le château de Bronen.

1er épisode : en Allemagne

En guise de sommet, nous nous sommes contentés des 956 m du Raichberg*.

De l’un de ses promontoires (une belle promenade dans de grasses prairies), la vue se dégage sur la retombée du Jura Souabe et le château des Hohenzollern***, situé à plus d’1 km à vol d’oiseau. Mais l’orage qui grondait tout autour nous a fait renoncer à nous y rendre par les sentiers.

1er épisode : en Allemagne

La famille des Comtes issus de Zollern à partir du 11ème siècle, donna naissance à la dynastie des Hohenzollern : nommés Princes-électeurs au 15ème siècle, ils héritèrent du Duché de Prusse en 1618. En 1871, le Roi de Prusse Guillaume 1er fonde l’Empire allemand et devient Empereur … mais en 1918, son successeur Guillaume II doit abdiquer. - voilà pour la famille, en raccourci -

 

Pour le château, il a été rebâti en 1850 en style néo-gothique, sans fonction défensive mais d’après les plans originaux du premier château, datant des 11ème et 15ème siècles, et ruiné depuis.

 

Grâce à l’excellent zoom numérique de mon appareil photo, j’ai quand même pu faire ces 3 photos du château :

1er épisode : en Allemagne

De plus près, voici le château de Lichtenstein, fièrement dressé sur son piton. Cette fois-ci la promenade s’est faite dans ses jardins.

Bâti sur un rocher défendu par une coupure naturelle, il fut complètement refait et décoré dans le style « troubadour », en 1842.

1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne

Celui-là, perché lui aussi sur un piton, est bel et bien en ruine. C’est le château de Reussenstein**. Un fameux belvédère sur la combe de Neidlingen et la plaine de Teck.

 

1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne

Pour clore cette deuxième journée en Jura Souabe, nous nous sommes attardés dans le joli village de Wiesensteig.

 

1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne

23 mai 2018 : sur la Route Romantique, au nord de la Bavière

 

La Route Romantique est la route touristique la plus populaire d’Allemagne. Au gré de vallées fluviales, ou de collines fertiles, cet itinéraire de 350 km fait revivre à chaque étape des aspects du passé germanique. Nous n’en avons parcouru qu’un modeste tronçon de 45 km, rappelant surtout les grandes heures de vieilles cités médiévales comme Dinkelsbühl et Rothenbourg.

 

La première, Dinkelsburg*, est une ville moyenâgeuse idyllique, entourée de remparts et de tours, bordés sur un côté par une rivière. Elle a failli disparaître pendant la guerre de trente ans, et chaque année une grande fête commémore son salut.

On y voit beaucoup de magnifiques enseignes en fer forgé, et si les maisons se ressemblent un peu, c’est leur nombre et leurs diverses couleurs qui font le charme de la cité, avec quelques beaux spécimens de style renaissance.

1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne

La cathédrale St George, en gothique flamboyant, possède, à l’extérieur du chœur, une belle cène sculptée et polychrome, grandeur nature :

1er épisode : en Allemagne

La deuxième, Rothenburg***, bien à l’abri dans ses remparts, domine le cours sinueux de la Tauber. Particulièrement bien préservée, elle concentre un nombre impressionnant de bâtisses médiévales sur un site spectaculaire en bordure de falaise.

Dans ce véritable musée à ciel ouvert du Moyen Age, nous avons eu plaisir à nous promener, d’autant que le soleil était revenu. En suivant le chemin de ronde sur les remparts, élevés aux 13ème et 14ème siècles, on s’y croirait. Nous avons aussi admiré la barbacane de l’Hôpital, triple défense, énorme ouvrage d’art militaire.

1er épisode : en Allemagne

Dans la ville, avec les maisons à hauts pignons pointus, les fontaines, oriels, enseignes ou grilles en fer forgé très ouvragés, les nombreuses backerei (boulangeries-vienoiseries-spécialités) … et les magasins de souvenirs, il y a de quoi s’emplir les yeux.

1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne

 

Sans oublier l’Hôtel de Ville (Rathaus), dont le pignon gothique est coiffé d’un élégant beffroi de 60 m du 14ème siècle, tandis que le bâtiment en façade sur la Marktplatz est pourvu, avec sa tourelle d’escalier octogonale Renaissance, d’un portique à bossage du 18ème (à mon avis, pas du meilleur goût !)

1er épisode : en Allemagne

Je vous ai gardé le meilleur pour la fin :

La légende de la ville de Rothenburg ob der Tauber. La voici :

 

Pendant la guerre de Trente Ans, Rothenburg, protestante, ne put résister au siège de l’armée impériale catholique, et elle ouvrit donc ses portes aux 40 000 mercenaires de Tilly. Après 3 mois de pillages, le général décide de raser la ville. Là commence la légende : toutes les suppliques ayant échoué, le bourgmestre offre au vainqueur une coupe du meilleur vin du pays. Et le miracle se produit. Tilly sent la générosité lui monter au cœur. Il épargnera la cité si un notable arrive à vider d’un trait un hanap (3 l 1/4) de ce vin. Un ancien bourgmestre relève et réussit ce défi. Depuis, chaque année à la Pentecôte, tout Rothenburg en fête commémore l’événement.

 

24 et 25 mai 2018 : Bayreuth, en Franconie

 

Nous avons fait un grand saut à travers le nord de la Bavière, pour cause d’orages. Et nous sommes maintenant en Franconie, où les orages (avec bourrasques et pluie diluvienne) nous ont poursuivis.

Deux tentatives, ce matin et cet après midi, pour visiter des parcs de châteaux réaménagés par la célèbrissime princesse Wilhelmine au 18ème siècle : celui de Sans Pareil et celui de l’Eremitage.

Les deux fois l’orage a attendu notre arrivée pour se déclencher. Malgré parapluies et Kway, nous avons dû renoncer dès la 1ère photo. Les voici :

1er épisode : en Allemagne

Entre les deux, le ciel a bien voulu rester calme (mais gris).Nous en avons profité pour aller à Bayreuth*, ville célèbre pour son festival wagnérien. Mais avant Wagner, c’est bien la princesse Wilhelmine, fille du roi de Prusse Frédéric-Guillaume 1er, qui a marqué la ville de son empreinte. Elle était l’une des femmes les plus intelligentes et des plus sensibles du 18ème siècle. Elle cultive tous les arts et s’entoure des esprits les plus cultivés de son époque, dont Voltaire qui fut souvent son hôte.

Sa vie (1709-1758) marque la période la plus brillante de l’histoire de la ville. Artiste de talent,, écrivain, compositeur et mécène, elle donne l’essor au « rococo de Bayreuth », forme très personnelle et originale du style de l’époque, où la décoration se garnit de fleurs et de guirlandes.

 

Nous sommes donc allés visiter l’Opéra des Margraves, théâtre baroque le plus beau et le mieux conservé d’Europe, inscrit au Patrimoine Culturel Mondial de l’UNESCO. Wilhelmine fit édifier son théâtre de cour en 1748, et il demeura le plus grand d’Allemagne jusqu’en 1871

 

En voici un aperçu :

1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne

Maintenant, regardez bien Richard Wagner, assis à la terrasse du café de gauche. On dirait bien qu’il était déjà, lui aussi, accro à son smartphone …

 

1er épisode : en Allemagne

A l’Est de Bayreuth commence le parc naturel du Fichtelbebirge. Des sapins à l’infini, parcourus d’innombrables pistes de ski de fond, de quelques petits lacs pour la pêche, et cet étonnant « jeu de boules », à Luisenberg**.

Dans ce labyrinthe d’énormes blocs de granit, de rochers érodés en boules, fracturés ou superposés, on suit les flèches bleues pour monter, et les flèches rouges pour descendre. On se plie en deux pour se faufiler à l’intérieur des éboulis, on monte et descend plein de marches taillées dans le roc, bref, sur 100 mètres de dénivelé et 5 km, il y a de quoi s’amuser !

1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne

A mi-journée, nous avons passé la frontière de la République Tchèque. Une sorte de raccourci.

Mais ça, vous le retrouverez dans l’épisode suivant.

 

Après environ 24 heures, nous revoici en Allemagne.

 

 

26 et 27 Mai 2018  : en Suisse Saxonne

 

Avant d’atteindre la Suisse Saxonne (au sud-est de Dresde), nous nous sommes arrêtés dans la petite et agréable ville de Annaberg-Buchhholz* pour y visiter sa très belle église Sainte Anne**, annoncée sur le Michelin comme « un des exemples les plus accomplis du gothique flamboyant de Saxe ». Je m’attendais donc à plein de sculptures délicates sur le portail, comme dans nos cathédrales de ce style.

Mais … la pierre du pays (les Monts Métallifères) ne se prête pas à la sculpture. Voyez plutôt :

 

1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne

pourtant, en entrant dans l’édifice : surprise ! On se croirait dans un champ de fleurs !

De douze piliers, hauts et élancés, montent en volutes les nervures de la voûte, composée de 7 étoiles à 6 branches et sous-tendant chaque travée d’un dais en forme de fleur.

 

1er épisode : en Allemagne

Sur les murs latéraux courent des tribunes dont les parapets sont décorés de scènes de l’ancien et du nouveau testament. La chaire** est de 1516

1er épisode : en Allemagne

 

Il y a aussi une magnifique porte **, provenant d’une autre église. Un beau retable polychrome. Le maître autel, je l’ai pris au zoom électronique, car on ne peut accéder qu’au fond de l’église, pour cause de mariage en préparation. D’ailleurs, les invités (ou la famille) commencent à arriver. Aussi, on ne s’attarde pas.

 

1er épisode : en Allemagne

Et nous voilà dans la Suisse Saxonne***. Avec ses parois en grès en forme de table et ses gorges profondes, elle constitue un des sites naturels les plus spectaculaires d’Allemagne. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, la vallée de l’Elbe dessine en amont de Dresde de larges méandres encaissés jalonnés de châteaux et de forteresses.

 

Notre arrêt à la forteresse de Königstein s’est soldé par un échec. C’est un site si « formidable » qu’il aurait fallu une demi- journée pour le visiter, et nous sommes arrivés à 17 heures. Alors nous nous sommes débrouillés pour nous garer pour la nuit sur le versant d’en face, de l’autre côté de l’Elbe. Voilà donc les différentes vues depuis notre parking :

1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne

Le Bastion*** (Bastei)

 

Pourquoi ce nom à ce belvédère perché à 200 m au-dessus de l’Elbe ? Parce qu’au Moyen Age un bastion occupait ces positions. On a retrouvé plein de poteries, d’armes, de boulets, de gravures, et même une énorme citerne. De madriers aussi qui ont permis de reconstituer les plans de ce « village perché » (il y avait même une église, ou plutôt un lieu de culte), qui servait probablement pour la surveillance de cette voie de communication qu’était le fleuve Elbe.

1er épisode : en Allemagne

A la place du grand pont en bois que vous voyez sur ce croquis, il y a maintenant un vrai pont en pierres, construit en 1850, qui enjambe le précipice. Et des passerelles en fer relient entre elles les impressionnantes tours de grès.

 

1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne

Et voici l’Elbe, rivière tranquille … qui coule vers Dresde et la Mer du Nord.

 

1er épisode : en Allemagne

Et maintenant, rendez-vous pour le prochain épisode, en République Tchèque, dans une dizaine de jours.

 

TSCHÜSS … (au-revoir ...)

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 10:14

Mardi 14 Juin 2016

Aujourd'hui, nous avons traversé un petit bout d'Allemagne : le Schleiswig-Holstein.

Pour éviter Hambourg, nous avons traversé l'Elbe en ferry à Gluckstadt. Voulant longer la Mer du Nord, nous nous sommes retrouvés derrière une, ou 2 ou 3 rangées de digues. Entre elles, des pâturages pour des moutons, ou des cultures : choux, pommes de terre, betteraves ... Et de l'autre côté, des champs ... d'éoliennes !

Essayez de les compter sur cette photo :

Un bisou d'Allemagne

Nous avons tout de même visité le charmant village de Friedrichstadt.

Ayant abrité au 19ème siècle une colonie de marchands hollandais, ceux-ci ont construit leurs riches maisons à la mode de leur pays. Ces façades aux pignons à redans font maintenant la particularité et le charme de cette bourgade. Et avec son canal qui traverse le centre ville, on lui donne parfois le surnom de "petite Amsterdam".

Un bisou d'Allemagne

Prochain épisode dans l'île de Fionie, au Danemark.

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 12:45

Je suis dans la Forêt Noire (Noire, sombre, c'est du pareil au même !) mais je n'ai pas encore vu de brigands.

J'ai fait un grand pas vers le sud, autoroute aidant, pour faire connaissance avec cette région en m'attaquant à une série de cistes de Krapette.

Las ! Pas plus de cistes que de brigands. Les 3 premières que j'ai faites semblent avoir disparu. Mais j'ai quand même, grâce à elles, fait de belles découvertes.

Je n'avais jamais visité d'église vraiment baroque. Alors, là, j'en suis restée baba ... !

Elle est vraiment très belle, celle de Friesenheim.

Pas de brigands dans la forêt sombre

Un point de vue (sous la pluie ...)

Pas de brigands dans la forêt sombre

Ensuite le château en ruines de Reichenbach est vraiment chouette à visiter : bien aménagé, des infos claires, pas trop longues (et en français !). Et même un petit frisson en haut de la tour, et un autre en descendant au puits dans la demi-obscurité ... Chouette, je vous dis.

Pas de brigands dans la forêt sombre

Mais je ne vais pas finir la série, et je vais rouler vite vers la France, car Charly m'inquiète. Il faut que j'aille consulter un vétérinaire en France. Ce sera bien plus facile et ce n'est pas très loin.

Juste un petit arrêt à Ettenheim, la cité baroque, où là, je trouve la boite.  je traverse le Rhin sur un ferry, le dernier de mon grand périple.

Pas de brigands dans la forêt sombre

Enfin, je traverse le Rhin sur un ferry. C'est le dernier de mon grand périple.

Pas de brigands dans la forêt sombre
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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 11:04

Et me voici dans le Palatinat.

Région vinicole. Je suis sur la route du Vin, moi qui n'en bois pas une goutte. Je crois qu'on fait du Riesling, par ici.

Mais si je me régale ici, ce n'est pas à cause du vin mais de la vieille ville de Freinsheim, qui a gardé son enceinte de murs médiévaux (double par endroits) et ses tours. C'est un régal que d'en faire ... le tour, par dedans ou par dehors où un chemin piéton fait une belle promenade.

J'y passe un bon moment, et l'après-midi file vite.

Voici d'abord les remparts ....

Je ne parlerai pas latin, na !

Puis la cité très pittoresque ...

Je ne parlerai pas latin, na !

Et puis ...

Je ne parlerai pas latin, na !

Le soir tombe (à 17 h !) quand j'arrive aux ruines de l'Abbaye de Limburg, près de Bad Durkeim. L’abbaye domine l'entrée de la vallée de l'Isenach, dans le Parc Naturel de la Forêt Palatine, depuis le début du 11ème siècle (1025). C’était une abbaye de l'ordre bénédictin, avec une basilique.

Je fais tout de même quelques photos, forcément pas très nettes, et dors sur le parking. J'en refais le matin avant de partir, ainsi que mon devoir de cisteuse. Mais cette photo-ci est de wikipédia allemand

Je ne parlerai pas latin, na !
Je ne parlerai pas latin, na !

Gravement endommagée au 14ème siècle, puis de nouveau au 15ème, par des querelles de Seigneurs et conflits de succession, elle n’est que partiellement reconstruite au 16ème.

La Réforme protestante interdit le culte catholique romain le 23 janvier 1556. Les bâtiments tombent en ruine après la sécularisation.

Je ne parlerai pas latin, na !

En 1843, la ville de Dürkheim achète la ruine et crée un jardin paysager romantique anglais autour d'elle et dans la nef. À cette époque, les premières mesures sont prises pour préserver la ruine.


 

Je ne parlerai pas latin, na !

Et c'est toujours en cisteuse que je gagne Ludwighohe. Mais en chercheuse, cette fois.

Pour Charly, c'est le baptême du télésiège : 15 minutes de montée, et nous redescendons à pied. Le site et le paysage sont jolis, mais point de ciste, seulement une géocache.

C'était tout de même une jolie promenade ...

Je ne parlerai pas latin, na !
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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 09:35

Après la Loreleï; il y a Pfalz, dans le Rhin.

Non, pas Splach dans le Rhin !

 

Pfalz est un château construit sur une île du Rhin, face au village de Kaub. Il assurait le péage des bateaux, et aussi la sécurité de la ville, aidé en cela par Gutenfelds (Château des Bons) en haut de la colline.

Gutenfelds est un titre honorifique gagné pour avoir assuré avec succès la défense de Kaub, assiégée pendant six semaines et demie en 1504. C'est là le thème d'une légende (une de plus) et d'une pièce historique.

en remontant toujours ...

La ville de Kaub a un autre sujet de célébrité : c'est là que, le 31 décembre 1813, le Maréchal Prussien Blücher fit traverser le Rhin à son armée pour se lancer à la poursuite de notre Napoléon.

Non, ce n'était pas encore Waterloo et le célèbre vers de Victor Hugo ("Soudain, joyeux, il dit : "Grouchy !". C'était Blücher") mais l'invasion de la France et la bataille de Brienne-le-Château. Oh la la, il faut réviser son histoire de France ! (heureusement, il y a Wikipédia !)

Beaucoup d'autres châteaux, certains transformés en hôtels de luxe, bordent le Rhin. En voici quelques uns :

en remontant toujours ...

Ensuite, la route au bord du Rhin était coupée par d'importants travaux, et il fallait faire un long détour par le plateau pour arriver à Rüdesheim.

C'est la ville de cette rive que j'ai trouvée la plus agréable.

Elle a aussi trois châteaux, mais dans la ville. L'un abrite un important et très réputé musée des instruments de musique mécaniques (orgues de barbarie, carillons, boites à musiques, automates musiciens ...) Mais pour le visiter (en musique, c'est à dire avec démonstration des instruments) il faut être au minimum 4 personnes ! Alors on m'a aimablement renvoyée ...

en remontant toujours ...
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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 08:54

Et maintenant, la Loreleï. Nous y voilà.

 

C'est un éperon de rocher shisteux qui s'avance dans le Rhin, et donc le fleuve est plus étroit et plus profond à cet endroit. Plus dangereux aussi, en raison des écueils et des tourbillons.

Jusqu'au 19ème, ce passage représentait pour les bateaux et les trains de bois une aventure très risquée. Avant le passage, 3 sons de cloche invitaient l'équipage à la prière.

Le "chant de la Loreleï", écrit par H.Heine et mis en musique par Silcher, fit la renommée mondiale du rocher du Rhin :

j'ai trouvé la Loreleï

Voici la légende :

 

Loreleï, (peut-être une nymphe ?) par sa beauté surnaturelle et son chant magique fascine le cur de bateliers : ils regardent vers le sommet du rocher pour voir l'admirable jeune fille et ... pour un moment les dangereux tourbillons et récifs sont oubliés. Leur bateau se brise et ils sombrent dans le fleuve.

C'est ainsi que le jeune Comte héritier de la Rhénanie-Palatinat devient la proie de la Loreleï, et court à sa propre perte. Son père ordonne de capturer ou de tuer la sorcière trônant sur le promontoire rocheux.

Lorsque les soldats lui ferment la retraite vers sa grotte, elle appelle à son secours son père, le Rhin. Des vagues géantes et bouillonnantes d'écume s'élèvent et emportent la jeune fille.

Depuis ce temps, on ne la revit plus.

Parfois cependant, par les claires nuits de pleine lune, retentit encore son chant mystérieux, décrit par les poètes de l'ère romantique.

 

Alfredo Catalani, musicien Italien du 19ème, a écrit un opéra sur ce thème : Loreley. Fermez les yeux et regardez danser la nymphe des eaux, sur la musique de l'acte III.

 

 

 

J'aurais pu monter l'escalier jusqu'en haut du rocher, mais je sais que je n'y aurais pas trouvé Loreleï puisqu'elle a rejoint les eaux paternelles.

Alors j'ai emprunté la digue construite pour dompter le fleuve, et qui s'avance dans le Rhin sur un bon kilomètre.

j'ai trouvé la Loreleï

Et je l'ai trouvée, Loreleï !

Elle est là, au bout de la digue. Elle contemple tristement les eaux assagies, nostalgique et mélancolique car les bateliers ne la regardent plus, et son chant est couvert par le bruit de leurs moteurs puants.

j'ai trouvé la Loreleï

Mon modeste hommage l'aura-t-elle consolée ?

Peut-être, car soudain un reflet bouillonnant est apparu sur l'eau, comme illuminée des profondeurs. Il est resté 3 ou 4 minutes, puis il a disparu. Etait-ce son "Merci" ?

(oui, oui, il y a encore des romantiques ...)

j'ai trouvé la Loreleï

Du coup, je suis montée (en voiture, et par un long détour) en haut du rocher pour faire quelques photos au soir tombant. (dans la photo de gauche, vous pouvez voir la digue)

j'ai trouvé la Loreleï
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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 15:39

C'est ici le cœur de l'Allemagne romantique.

Il n'est guère, le long du Rhin, de château, d'île ou de rocher qui n'évoque un récit chevalereque ou une légende.

Dans la partie moyenne du Rhin, que je vais parcourir, c'est celle de la Loreleï qui fait fureur. Je vous la conterai dès que j'en approcherai.

Car en attendant, la vallée du Rhin offre une impressionnante collection de châteaux : demeures seigneuriales, châteaux défensifs, péages ou protection des voyageurs, tous avaient leur utilité. Vous n'imaginez pas combien il y aurait de cistes si c'était en France ...

 

Bon. D'abord, puisque je vais vers le sud, je remonte le courant. Je le fais sur la rive droite, celle de la Loreleï. Ce qui n'empêchera pas mon zoom de jaillir tout seul pour quelques photos un peu brumeuses de l'autre rive. Comme il n'y a pas de pont pour traverser entre Coblence (Koblenz) et Mayence (Mainz), la rive gauche sera peut-être pour un autre voyage ...

 

Regardez les ferries, ils ne ressemblent pas du tout à ceux de Norvège !

à la recherche de la Loreleï

Petite précision historique :

Les châteaux du Rhin ont beaucoup souffert par les troupes françaises de Louis XIV (sous la conduite de Turenne), puis de Napoléon. Il en reste aussi des souvenirs (glorieux) du côté français :

Certains ont été presque complètement démolis. Mais les Romantiques allemands les ont reconstruits au 19ème, selon les mêmes plans.

 

C'est le cas du premier : Burg Lahneck. (burg = forteresse médiévale, schloss = palais)

à la recherche de la Loreleï

Ce n'est pas le cas du second : Marksburg, qui est le seul de la vallée à n'avoir jamais été détruit. Avec ses 3 enceintes successives et son tunnel de 30 m, il domine la Vallée du Rhin, toujours imprenable.

 Je ne l'ai pas visité, me réservant pour un autre ... qui en fait ne se visite pas ! Dommage.

à la recherche de la Loreleï
Nombre de ces châteaux sont maintenant occupés par des restaurants ou des hôtels, ou les deux, et ne se visitent que sur rendez-vous. D'autres sont des ruines, assez difficilement accessibles.
Ceux appelés "les frères ennemis" sont des restaurants. C'est "le populaire" qui les a baptisés ainsi, car ils appartenaient à la même famille, mais étaient hérissés de défenses, comme s'ils étaient prêts à s'affronter.
Je suis allée au plus haut (Liebenstein), qui est aussi le plus ruiné. Mais on a ainsi une belle vue sur son frère (Sterrenberg).
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à la recherche de la Loreleï
Deux autres semblaient aussi prêts à s'affronter : le Chat et la Souris. Katz et Maus.
Le Katz appartenait à une puissante famille (Katzeneinbogen) et n'attendait qu'une occasion favorable pour dévorer la Souris. Et c'est encore le populaire qui a fait perdurer ce surnom de Maus.
J'aurais dû y monter (à pied 25 minutes, bien raide, redescendre et monter à l'autre, idem) Mais je n'en ai pas eu le courage. Surtout que ni l'un ni l'autre ne se visite.
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à la recherche de la Loreleï
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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 12:53

J'ai deux compagnons de voyage pour ces 200 km : la pluie et la neige.

 

La neige se fait discrète en fond de vallée et réapparaît dès que je saute par-dessus une colline.

La pluie est intermittente, mais préfère se remettre à tomber quand je descends de voiture. Pour découvrir le Schloss Romrod, par exemple :

d'Est en Ouest

Et puis elles me lâchent toutes les deux un peu avant Limburg An Der Lahn.

De toutes les "vieilles villes" à colombages que je vous ai fait visiter, c'est Limburg que je préfère !

Les vieilles rues sont serrées au pied de la cathédrale (étonnante d'extérieur, séduisante par sa simplicité à l'intérieur). Elles sont petites, bizarres, de guingois. Et ne se ressemblent pas les unes les autres.

A vous de juger !

Et que le crocodile me croque si je n'ai pas raison !

d'Est en Ouest
d'Est en Ouest
d'Est en Ouest

Et la cathédrale est digne du reste :

d'Est en Ouest

J'emprunte maintenant la vallée de la Lahn pour arriver au Rhin.

C'est une vallée encaissée et sauvage, qui égrène ses châteaux en ruine à mi-pente. Mais j'ai surtout vu des panneaux indicateurs, car le brouillard en a digéré la moitié.

d'Est en Ouest

et puis une rencontre insolite : ce sont bien des zébus, non ?

d'Est en Ouest
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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 21:32

A Creuzburg, ce n'est pas la forteresse qui m'a séduite, mais le pont médiéval et sa chapelle, perdus dans la nature. Jugez plutôt :

Thuringe

Le pont a été construit en 1223 par Louis 4, et c'est le plus vieux pont de pierres du land de Thuringe. La chapelle à St Liberius lui a été adjointe en 1499.

 

Ensuite je suis allée directement à la Wartburg, car avec l'heure d'hiver, il va faire nuit noire dès 18 heures.

 

Qu'est-ce que c'est que  "La Wartburg" ?

C'est l'ancienne résidence des Landgraves de Thuringe, inscrite depuis l'année 2000 au Patrimoine Mondial de l'Humanité de l'UNESCO.

Perchée sur un éperon rocheux au-dessus de la ville d'Eisenach, la forteresse, édifiée au 12ème siècle, présente un harmonieux assemblage de constructions de différentes époques.

Elle a également hébergé Luther durant 10 mois lorsqu'il était proscrit, et il y a travaillé à sa traduction du Nouveau Testament en langue allemande.

C'est aussi là que vécut Sainte Elisabeth de Hongrie (ou de Thuringe) depuis l'âge de 4 ans (ses fiançailles avec le futur roi Louis 4 âgé de 6 ans) jusqu'à la mort de son mari à la croisade où elle fut chassée du château par les Landgraves (elle dénonçait leurs mœurs relâchées). Elle fut canonisée en 1235, soit 4 ans après sa mort, à l'âge de 24 ans.

La Wartburg était réputée, depuis le 13ème siècle, comme une cour des Muses dont le rayonnement culturel influença la vie intellectuelle de toute l'Europe.

Thuringe

A peine le temps de quelques photos d'extérieur et je prends la visite de 16 h 15 ... qui se terminera à 17 h 45 !

L'intérieur est splendide !

Tapisseries, mosaïques, objets d'art et témoignages de la vie fastueuse de l'époque ... ça vaut vraiment la visite, dont je ne vous donne qu'un faible aperçu.
 

Thuringe

... et admirez les détails sur cette armure ...

Thuringe

Encore quelques photos de nuit, et je redescends (1 km à pied). Dans le noir ? Pas tout à fait, car il y a des lampadaires quand on suit la route. Pas question de reprendre le même sentier pittoresque qu'à l'aller.

Thuringe

Du coup, nuit sur le parking ... et pluie au réveil

Pouah ! Moi qui voulais me balader dans la belle forêt de Thuringe ...

Donc, changement de programme : un tour dans Eisenach sous parapluie.

Mais tout ouvre à 10 heures  ! J'ai une heure d'avance.

Alors pas de visite de la Maison de Luther (là où il fit ses études) ni de la Maison de Bach. Car la famille Bach habitait Eisenach, et Jean-Sébastien y est né.

 

Thuringe

Et maintenant, cap à l'Ouest-sud-ouest, vers Koblenz pour remonter la Vallée du Rhin ...

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 19:18

C'est bien le 28 Octobre que je me suis arrachée des bras de Sigrid et de sa petite famille. Parce qu'il faut bien revenir.

Et c'est presque 10 jours plus tard que je trouve une connexion pour continuer à vous donner des nouvelles.

 

Donc, je mets Cap au Sud.

 

Vallée de la Weser

Je croise un château visité (et cisté) l'an dernier, mais je m'arrête à une ciste de Montig, qui me fait découvrir celui, très discret, de Wülmersen. Vous pouvez y aller, la ciste y est toujours.

28 Octobre

Et à 6 km, je découvre les tours du Krükenburg. Comme ça il y a une ciste de plus dans le secteur. Avis aux amateurs ...

28 Octobre

Un petit coup d'œil au château de Sababurg, qui était sous échafaudages l'an dernier. Il a gagné en beauté, mais il a perdu sa ciste : la plate-bande est devenue pelouse. Mais il reste celle d'à côté et celle de la forêt.

28 Octobre

J'évite Kassel pour m'arrêter à Hann. Münden.

Quel drôle de nom. Car le . fait partie du nom (il n'y a que mon GPS qui l'ignore).

Un peu d'étymologie :

A l'origine, la localité portait le nom de Münden. Au 18ème on commença à parler de Hannoversch Münden, pour éviter la confusion avec la ville prussienne de Minden. Les Postes introduisirent en 1870 l'appellation de Hann.Münden, à laquelle se rallia, en 1909, l'administration des Chemins de Fer. Ce n'est qu'en 1991, quasiment devant le fait accompli, que le Conseil Municipal adopta la désignation de Hann. Münden.

 

C'est une ville construite au fond d'une vallée boisée, là où Fulda et Werra s'unissent pour former la Weser. C'est pourquoi l'adage local dit :"où Fulda et Werra, à vouloir s'embrasser, leur nom durent laisser".

Et donc on l'appelle : la ville des 3 fleuves.

 

Des ponts médiévaux, des remparts, 12 tours et 700 maisons à colombages ... il y a de quoi faire, et je n'ai pas tout vu !

 

Ce qui m'a d'abord frappée, dans cette ville, c'est la dimension des maisons : larges, hautes, souvent surmontées d'un petit pignon. Maisons cossues.

Ensuite, c'est l'abondance de fenêtres. Pour certaines maisons, la façade n'est composée que de fenêtres intercalées avec des poteaux. On croirait des vérandas à étages !

Les rivières entourent la ville sur 3 côtés. Ici c'est la Werra, que je vais remonter tout à l'heure.

28 Octobre

On aime les couleurs, ici ! regardez ces quelques portes ...

28 Octobre

quelques détails de décoration ...

28 Octobre

La plus belle déco de la ville : l'Hôtel de Ville, style Renaissance de la Weser. Et je n'ai même pas saturé les couleurs !

28 Octobre

Il y a 12 tours, dans la ville, mais certaines ne dépassent pas la hauteur des remparts (sur lesquelles des maisons se sont construites).

Celles-ci sont tout de même respectables !

28 Octobre

L'église est fermée, dommage. Le clocher mériterait une meilleure photo, mais il faudrait du recul.

28 Octobre

Vallée de la Werra

Plus je descends vers le sud, plus le thermomètre descend lui aussi. Et je commence à comprendre ce qu'est un climat continental : le WE dernier on approchait de 30°, ce WE on est à 0° et même moins. La neige est déjà arrivée, ici, et on en trouve dans les endroits à l'ombre ou en montant.

Voici encore un petit "accident de la route", sur lequel je ne me suis pourtant pas attardée : le klosterkirche de Reichenbach.

28 Octobre
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  • : scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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