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23 août 2022 2 23 /08 /août /2022 19:00

L'Abbaye Sainte-Marie de Souillac

Lorsque les bénédictins s'installent dans la plaine de Souillès - ainsi nommée d'un mot local « souilh » signifiant lieu boueux et marécageux -, ils remplacent une communauté fondée, d'après la tradition, par saint-Eloi, à laquelle Saint-Géraud, Comte d’Aurillac, légua ses biens en 962.

Les moines assèchent sans relâche et transforment le marécage en un riche domaine. Les XIème et XIIème siècles furent une période de prospérité et de rayonnement : plus de quatre-vingt églises et prieurés y seront alors rattachés.

Entre 1145 et 1150, l’achèvement de la construction des bâtiments religieux établit à Souillac un des plus beaux ensembles abbaye-abbatiale du Sud-Ouest

M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac

L’église abbatiale souffrit de l’occupation anglaise lors de la guerre de cent ans puis des guerres de religions dans la seconde moitié du XVIème siècle, époque à laquelle son splendide portail fut déplacé à l’intérieur de l’église afin de le protéger. Il aurait dû ressembler à celui de Moissac mais ne fut jamais réalisé.

Cet ensemble est un des chefs d’œuvre de la sculpture romane : le tympan représente la légende du moine Théophile qui vendit son âme au diable, le trumeau illustre la préparation au sacrifice d’Isaac par Abraham, et le péché originel.

M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac

Enfin la sculpture sur le pilier nous dévoile l’une des rares représentations du prophète Isaïe. Cette prodigieuse figure, chef-d’œuvre de l’ensemble, devrait être considérée comme une œuvre marquante de la sculpture mondiale.

Un parchemin à la main, débordant de joie, presque dansant, il proclame la bonne nouvelle : la venue du Seigneur !

Du même côté, on observe le très curieux « pilier de Souillac », enchevêtrement impressionnant de monstres, à la finalité indéfinie faute de documents.

M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac

L'église s'apparente aux édifices de style byzantin tels que Cahors, avec la cathédrale St Etienne, mais elle est plus évoluée dans ses formes, plus légère dans son élévation. De l'extérieur on admire un ravissant chevet aux absidioles pentagonales, et une étonnante tour. Elle est en outre la seule église à file de coupoles du Haut-Quercy qui ait été conservée.

Au début du XXème siècle, pour rendre visible la file de coupoles, des calottes de béton furent mises en œuvre afin que ces dernières puissent recevoir les lauzes et les lanternons qui la coiffent aujourd’hui.

M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac

Quelques photos de l'intérieur et des trésors qu'elle abrite :

entre autres « Le Christ au Jardin des Oliviers » de Chasseriau et un remarquable polyptyque de tradition médiévale datable au plus tôt de la première moitié du XVIIe siècle.

 

M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac

Une petite promenade dans la ville ...

M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac
M de Marie, retour à la maison : Souillac

Et n'oubliez pas le Musée des Automates, très bien paraît-il. Mais pour nous, il était fermé :-(

 

Notre boucle est bouclée. A un prochain voyage  🙋

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21 août 2022 7 21 /08 /août /2022 22:06

 

Impressionnant, le château de Turenne, perché au-dessus du village !

Mais impossible d'y monter en voiture, et à pied ... il fait trop chaud !

Mais ... un sympathique petit train va nous éviter la montée. Pas facile, d'ailleurs, car les rues sont très étroites, les virages serrés, et la pente raide. Mais le chauffeur, dit "Yoyo" (ben oui, il monte et il descend toute la journée !), nous conduit de main de maître et dans la bonne humeur ...

M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)

Le château de Turenne  était le fief de la vicomté de Turenne jusqu'en 1738. Le castrum de Turenne apparaît pour la première fois dans les textes en 767.

Pour la première fois aussi, on voit apparaître un vicomte de Turenne, dans un texte daté de 984. Avant de partir pour la première croisade, en 1096, Raymond 1er de Turenne a probablement renforcé les défenses du château.

En 1214, dans le conflit entre Capétiens et Plantagenêt, le vicomte Raymond IV s'est  placé dans la mouvance du roi de France Philippe Auguste.

La vicomté de Turenne a été vendue par le duc de Bouillon, vicomte de Turenne, au roi Louis XV en 1738 sous la réserve que le vendeur continuerait à porter le titre de vicomte de Turenne

M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)

Peu de documents permettent de préciser les dates de construction des différentes parties du château. Et aussi de préciser l'usage des différentes parties du château subsistantes, après les destructions faites à la suite de la vente de 1738, et le rachat du château par le vicomte de Noailles.

La « tour de César », donjon circulaire de 20 m de haut, date du XIIIe siècle.

M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)

Quelle vue, depuis là-haut !

M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)

À l'autre extrémité de la plateforme sur laquelle est construit le château, la « tour du Trésor » ou tour de l'Horloge, donjon rectangulaire à contreforts, de 9,50 m par 12,50 m de côté, est daté généralement du XIVe siècle.

La tour avait initialement trois niveaux :

  • le rez-de-chaussée, qui servait de cuisine au XVIIe siècle ;
  • le premier étage accessible par un escalier extérieur est voûté d'ogives et s'élève à plus de neuf mètres ;
  • le second étage avait une salle autrefois désignée comme la « salle des archives ». Il a été écrêté et constitue maintenant la terrasse sommitale.
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)

Entre les deux tours, pour remplacer les bâtiments détruits, un beau jardin où l'on flânerait avec délice ... s'il faisait moins chaud !

M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)

Le village de Turenne descend en cascade du XIIIème au XVIIème siècle. On peut y trouver quantité de maisons nobles. Nous allons donc le descendre à pied, au hasard des rues étroites.

Nous voulions visiter la collégiale Notre-Dame-Saint-Pantaléon, mais elle est en restauration. Nous n'avons pu que deviner son impressionnante charpente, derrière les échafaudages.

M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)

Construites par des notables du 17ème siècle, ces vastes maisons ont aussi abrité des capucins en 1644, des Pénitents Blancs en 1711,  l'Hospice jusqu'en 1740 et des Pensionnats au 19ème siècle.

Le long de la Rue Droite s'étagent des maisons nobles des 15ème et 16ème siècles, agrémentées de tours et de tourelles, et, jadis, de boutiques d'artisans.

J'imagine que cette tour isolée était un moulin ...?

M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)
M de Marie, retour à la maison : le château de Turenne (19)

Notre prochain arrêt avant de terminer notre périple sera pour la remarquable Abbatiale romane de Souillac.

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19 août 2022 5 19 /08 /août /2022 16:18

 

Situées à Brive-la-Gaillarde, ces grottes-sanctuaires, en partie creusées de main d'homme dans un escarpement de grès, perpétuent le souvenir de saint Antoine de Padoue qui vint souvent en ce lieu au cours de l'année 1226. Peu après sa mort, les grottes deviennent un lieu de pèlerinage et un petit ermitage y est construit. Au siècle dernier, l'ermitage fut remplacé par une chapelle et un couvent devenu depuis Maison d’accueil.

M de Marie, retour à la maison : Les grottes de Saint Antoine (19)
M de Marie, retour à la maison : Les grottes de Saint Antoine (19)
M de Marie, retour à la maison : Les grottes de Saint Antoine (19)
M de Marie, retour à la maison : Les grottes de Saint Antoine (19)
M de Marie, retour à la maison : Les grottes de Saint Antoine (19)
M de Marie, retour à la maison : Les grottes de Saint Antoine (19)
M de Marie, retour à la maison : Les grottes de Saint Antoine (19)

La grotte de l'eau :

Saint Antoine arrive à Brive à l'été 1226. Il y fonde le premier couvent de franciscains en Corrèze. C'est au cours de ce séjour qu'il passera de longues nuits d'adoration dans cette petite grotte qui sera élargie plus tard.

Quand Antoine (il n'était pas encore saint) vint se retirer dans cette grotte, il fit dans la roche une petite vasque pour boire l'eau qui ruisselle du rocher.

Au 19ème siècle, on creusa une vaste citerne pour recueillir l'eau que les pèlerins viennent chercher, toujours plus nombreux, pour se purifier et se désaltérer. On double les réservoirs en 1883.

 

M de Marie, retour à la maison : Les grottes de Saint Antoine (19)
M de Marie, retour à la maison : Les grottes de Saint Antoine (19)

La grotte de Notre-Dame de Bon Secours :

C'est sous ce vocable que Saint Antoine avait l'habitude d'invoquer la Vierge Marie. Il l'a priée souvent, en particulier quand il était découragé par certaines épreuves.C'est au cours d'une nuit de prière dans ces grottes que, selon la tradition, la Mère de Jésus lui serait apparue pour le soutenir dans son apostolat.

M de Marie, retour à la maison : Les grottes de Saint Antoine (19)
M de Marie, retour à la maison : Les grottes de Saint Antoine (19)
M de Marie, retour à la maison : Les grottes de Saint Antoine (19)

Saint François est également représenté. C'est en 1222 qu'il confie à Antoine l'enseignement de la théologie pour les frères de l'ordre franciscain, dont le pape Innocent III avant validé verbalement la première règle dès 1210.

M de Marie, retour à la maison : Les grottes de Saint Antoine (19)
M de Marie, retour à la maison : Les grottes de Saint Antoine (19)

Pourquoi St Antoine est-il invoqué pour les objets perdus ?

ST Antoine restera en France un peu plus de 2 ans, pour enseigner aux frères et prêcher au peuple. Sa première étape fut Montpellier. C'est dans cette ville que la tradition situe l'événement qui est à l'origine du privilège accordé à Antoine de faire retrouver les objets perdus : un novice s'était enfui, une nuit, en emportant le psautier annoté dont Antoine se servait pour ses cours et ses prières. Mais soudain, paralysé dans sa fuite, le jeune homme est quasi contraint de faire demi-tour, et de rapporter à Antoine le livre volé.

Mais nous devons surtout l'invoquer quand nous avons perdu le trésor essentiel : le sens de notre vie !

 

M de Marie, retour à la maison : Les grottes de Saint Antoine (19)
M de Marie, retour à la maison : Les grottes de Saint Antoine (19)
M de Marie, retour à la maison : Les grottes de Saint Antoine (19)

Changement de décor pour le prochain arrêt : le château de Turenne !

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17 août 2022 3 17 /08 /août /2022 15:15

 

Devinette : comment appelle-t-on les habitants de Saint-Léonard-de-Noblat *

Réponse à la fin de l'article  ...

Quelques siècles avant l’an mil, apparaît Nobiliacum, un petit bourg en surplomb de la vallée de la Vienne. Il se développera au fil des siècles, aidé par des activités commerciales et artisanes dynamiques. Et aussi par le développement du culte autour du tombeau de Saint Léonard, saint patron fondateur sur lequel nombre de pèlerins de l’Europe entière viennent se recueillir dès le XIème siècle.

Au gré des places, rues et passages, s’offrent à notre vue les façades préservées des bâtisses médiévales et gothiques, la tour ronde et la tour carrée ainsi que les vestiges des portes et murs d’enceinte qui ceignaient la ville jadis.

M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)
M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)
M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)
M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)
M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)
M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)

Sa collégiale romane est inscrite au Patrimoine Mondial de l'UNESCO, au titre des Chemins de St Jacques de Compostelle en France.

Construite au XIème et XIIème siècle puis remaniée jusqu’au XIXème siècle, elle est remarquable par son clocher-porche, sa rotonde servant de baptistère et son portail limousin.

M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)
M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)
M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)
M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)
M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)
M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)
M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)
M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)

A l’intérieur : une nef voûtée, tour lanterne, vaste chœur à déambulatoire éclairé par 7 chapelles rayonnantes ainsi que le tombeau de saint Léonard, saint patron des prisonniers et des femmes enceintes.

M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)
M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)
M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)
M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)
M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)

Et bien sûr, le trésor : un retable en albâtre du 15ème siècle. Il mesure 2,80 m de long et est composé de 7 panneaux en albâtre représentant des scènes de la vie du Christ.

Fabriqué en Angleterre, il a été volé en 1978 et retrouvé chez un antiquaire Belge en 1999. Il est désormais bien protégé.

M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)
M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)
M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)

Vous voulez tout savoir sur Saint Léonard ? Sa légende, sa vie, les ostentions, date de la prochaine ?

Alors cliquez sur le lien.

M de Marie, retour à la maison  :  Saint-Léonard-de-Noblat (87)

Un autre grand saint en Limousin : Saint Antoine.

Son sanctuaire est un peu plus vers le sud : à Brive-la-Gaillarde. Ce sera notre prochain arrêt.

* : Les habitants de Saint-Léonard-de-Noblat sont les miaulétous et les miaulétounes

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15 août 2022 1 15 /08 /août /2022 08:13

 

Les apparitions de Pellevoisin se déroulent entre le 14 février 1876 et le 8 décembre de la même année. Marie apparaît à une jeune femme, Estelle Faguette, qui est malade en phase terminale au début des apparitions et sera guérie à la cinquième apparition (19 février). Marie se présente comme « la toute miséricordieuse » (3e apparition) et dit à Estelle plus tard qu’elle est venue pour « la conversion des pécheurs » (7e apparition) et pour « les petits et les faibles » (13e apparition).

Elle présente à Estelle (9e apparition) le scapulaire qui porte, sur le devant, le cœur de son Fils. Plus tard, avec l’accord de Rome, figurera de l’autre côté une image de Marie. C’est là le noyau central des apparitions : la « toute miséricordieuse » conduit au cœur de son Fils, source de la miséricorde.

Marie invite à prier plus spécialement pour l’Église et pour la France (11e apparition)

M de Marie 22 : Pellevoisin (37)
M de Marie 22 : Pellevoisin (37)
M de Marie 22 : Pellevoisin (37)

 

Les difficultés qui vont se produire par la suite et entraver le rayonnement du message tiennent au contexte politique (le contexte politique et religieux de la France entre 1870 et 1914 ne se révélera pas favorable à Pellevoisin, "tenu" par une famille aristocratique catholique et monarchiste), et aux initiatives souvent contre-productives de la comtesse de La Rochefoucauld, du père Salmon et de certains de ses proches. La comtesse joue un rôle ambigu ; jalouse d’Estelle, elle s’efforce de limiter son influence et, pour cela, use de son pouvoir auprès de Mgr Servonnet – évêque républicain hostile aux apparitions – pour la discréditer. Cependant, au moment où le gouvernement voudra fermer le sanctuaire, elle autorisera les pèlerins à se réunir dans le parc adjacent et par là même sauvera le pèlerinage.
M de Marie 22 : Pellevoisin (37)
M de Marie 22 : Pellevoisin (37)
 

Tout ceci nous fait percevoir le courage d’Estelle qui a toujours voulu rester fidèle au contenu du message délivré par la Vierge. Estelle a eu une vie un peu semblable à celle de Bernadette. Née de parents pauvres, après un essai de vie religieuse qui tourne court par suite de mauvaise santé, elle est embauchée finalement par la famille de La Rochefoucauld pour s’occuper des enfants. En août 1875, elle apprend que la maladie qui la fait souffrir depuis une dizaine d’années est devenue incurable ; elle se décide alors à écrire à la Sainte Vierge. Après sa guérison, de nombreuses calomnies courront sur son compte, comme Marie le lui avait annoncé :

« Tu auras des embûches ; on te traitera de visionnaire, d’exaltée, de folle ; ne fais pas attention à tout ceci ; sois-moi fidèle, je t’aiderai » (5e apparition).

Tout ceci cessera à la fin de sa vie. Avec l’accord de son curé, elle n’aura pas peur de se rendre à Rome par trois fois pour rencontrer Léon XIII (2 fois) puis saint Pie X, afin de faire connaître le scapulaire du Sacré Cœur que la Vierge lui a révélé.

Maison du village appartenant aux La Rochefoucauld dans laquelle Estelle Faguette a été gratifiée des 15 apparitions mariales en 1876. Sa chambre sera transformée en chapelle juste après la dernière et la maison intégrée au couvent à la fin du siècle.

Maison du village appartenant aux La Rochefoucauld dans laquelle Estelle Faguette a été gratifiée des 15 apparitions mariales en 1876. Sa chambre sera transformée en chapelle juste après la dernière et la maison intégrée au couvent à la fin du siècle.

L'enseignement de Pellevoisin, c'est les 3 C : Calme - Confiance - Courage.

M de Marie 22 : Pellevoisin (37)
M de Marie 22 : Pellevoisin (37)

C'est en lisant le livre : Notre Histoire avec Mariequi permet de redécouvrir la longue et belle histoire chrétienne de la France, que m'est venue l'idée de ce pèlerinage. Il nous fait également découvrir bien d'autres lieux, en France, marqués par la présence de Marie.

 

Nous sommes arrivées au bout de notre pèlerinage, mais maintenant, il faut revenir dans nos Pyrénées.

Si vous avez encore envie de nous suivre, il reste encore quelques sites intéressants à visiter : le prochain sera Saint-Léonard-de-Noblat, un bien joli bourg médiéval.

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13 août 2022 6 13 /08 /août /2022 07:14

 

Il pleut ! Dru ! Avec un froid de canard.

 

Après avoir (enfin) réussi à se garer en contre-bas de la Porte Royale (déjà un bon escalier pour accéder à la porte), nous entrons dans la Cité Royale. Suit une bonne montée, direction : le Donjon.

Remarquable par ses dimensions (36 mètres de hauteur) et par son excellent état de conservation, il est le dernier des donjons érigés par le comte d’Anjou, autour de l’an mil.

Mais nous n'avons pas le courage d'affronter encore les trop nombreuses marches pour admirer la vue de la ville sous la pluie.

M de Marie 21 : Loches (37)
M de Marie 21 : Loches (37)
M de Marie 21 : Loches (37)
M de Marie 21 : Loches (37)
M de Marie 21 : Loches (37)
M de Marie 21 : Loches (37)

Le Parc Royal : sans doute très beau sous le soleil. Nous nous réfugions dans la Collégiale Saint Ours.

 

Splendeur de l'art roman (mais elle a besoin de quelques restaurations), elle renferme le gisant d'Agnès Sorel, favorite officielle du roi Charles VII.

M de Marie 21 : Loches (37)
M de Marie 21 : Loches (37)
M de Marie 21 : Loches (37)
M de Marie 21 : Loches (37)
M de Marie 21 : Loches (37)
M de Marie 21 : Loches (37)
M de Marie 21 : Loches (37)
M de Marie 21 : Loches (37)
M de Marie 21 : Loches (37)
M de Marie 21 : Loches (37)

 

Agnès Sorel demeure aujourd’hui l'une des femmes les plus emblématiques d’un Moyen Âge au crépuscule. Première favorite officielle d’un roi de France, la dame de beauté allie la grâce à l'esprit. Sa vive intelligence et son goût des arts favorisent le développement de la vie de cour et le mécénat. Follement épris, Charles VII, époux de la reine Marie d'Anjou, lui offre bijoux et terres, faisant d'elle une princesse sans titre.

C’est au Logis royal de Loches qu’elle a tout particulièrement laissé son empreinte. Durant six années, de 1444 à 1450, elle aime faire de longs séjours en ce lieu où elle est immortalisée sous les traits de la Vierge à l’enfant, dans la copie d’un portrait peint par Jean Fouquet.

M de Marie 21 : Loches (37)
M de Marie 21 : Loches (37)M de Marie 21 : Loches (37)

C’est également à Loches que son royal amant, Charles VII, fait installer l’élégant et émouvant tombeau qui reçoit le corps de la défunte favorite dans le chœur de la Collégiale Saint-Ours. Si elle a marqué ses contemporains par son aura, l'image d'Agnès Sorel est encore très présente. 

M de Marie 21 : Loches (37)
M de Marie 21 : Loches (37)
M de Marie 21 : Loches (37)

Mais il faut bien ressortir.

Au zoom, un des logis royaux qu'il m'aurait été trop long d'atteindre à pied. Puis vite, retour à la voiture.

Mais vues les photos d'internet, c'est sûrement très beau.

 

M de Marie 21 : Loches (37)
M de Marie 21 : Loches (37)
M de Marie 21 : Loches (37)

Le prochain épisode verra la fin (officielle) de notre périple, c'est à dire l'arrivée à Pellevoisin. Et aussi celle du soleil.

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11 août 2022 4 11 /08 /août /2022 07:06

 L'île Bouchard (37)

M de Marie 20 : L'île Bouchard (37)

 

Novembre 1947. La révolution gronde en France. Le pays est au bord de l’abîme : faillite économique due à une gestion calamiteuse de l’après-guerre, impuissance des pouvoirs publics, grèves à caractère insurrectionnel dans un climat international de guerre froide, tout est prêt pour le Grand Soir que les communistes attendent en France depuis 1944.

 

« Le moment viendra où le danger sera grand, on croira tout perdu, là je serai avec vous, ayez confiance », avait dit la Très Sainte Vierge en 1830.

 

Les faits et les témoignages

Du lundi 8 au dimanche 14 décembre, 4 petites filles de 12 à 7 ans Jacqueline, Laura, Nicole et Jeannette témoignent voir à 10 reprises " une belle dame" accompagnée d’un ange dans la petite église paroissiale. Pendant cette semaine, 4 phénomènes inexpliqués se sont réalisés.
1 - Dix apparitions ( des visions) de la belle dame que les autres membres de la paroisse présents dans l’église ne voient pas, comme à Lourdes en 1857 ou bien à Medjugorje en Croatie.
2 - Un dialogue s’installe entre les 4 fillettes et la "dame" qui leur demande de prier pour les pécheurs et pour la France qui est au bord de la guerre civile. Aussi, elle dit qu’elle donnera du bonheur dans les familles.
3 - Une guérison soudaine
Jacqueline Aubry, la fillette la plus âgée, qui deviendra institutrice plus tard, est guérie d’une conjonctivite purulente, d’un strabisme et de la myopie le jeudi 11 décembre. La famille et son entourage sont témoins de cette guérison spectaculaire. La veille, la belle dame l’avait avertie de cette guérison.
4 - Un rayon de soleil inattendu.
Le dernier jour des apparitions, le ciel est gris et très bas ! un vif rayon solaire illumine quelques minutes l’église sombre et vient éclairer le chœur de la chapelle où sont les 4 voyantes. Ce rayon a été vu dans la campagne environnante.

 

De gauche à droite : Jeannette, Jacqueline, Nicole et Laura devant le portail de Saint-Gilles, vers 1948.
De gauche à droite : Jeannette, Jacqueline, Nicole et Laura devant le portail de Saint-Gilles, vers 1948.

De gauche à droite : Jeannette, Jacqueline, Nicole et Laura devant le portail de Saint-Gilles, vers 1948.

L'Eglise est restée très prudente. Il a fallu attendre 2001 pour que Mgr André Vingt-trois, archevêque de Tours, autorise le culte public et les pèlerinages à l’île Bouchard.

M de Marie 20 : L'île Bouchard (37)
M de Marie 20 : L'île Bouchard (37)
M de Marie 20 : L'île Bouchard (37)
M de Marie 20 : L'île Bouchard (37)

Extrait de Wikipédia :

 

À l'époque, au lendemain de la première apparition, un mois entier d'escalade d'un mouvement social insurrectionnel trouve un dénouement assez mystérieux. Nombre de contemporains envisageront, plus ou moins rapidement, un lien entre ces apparitions et le dénouement surprise de ces grèves de 1947 en France. Elles ont duré un mois, entre le 10 novembre et le 9 décembre 1947, débutant à Marseille par un vaste mouvement de grèves insurrectionnelles. Elles agitent toute la France, opposant violemment des manifestants aux forces de l’ordre que dirige le ministre de l’Intérieur Jules Moch.

 

Prochain épisode : Loches et Agnès Sorel ... sous la pluie !

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9 août 2022 2 09 /08 /août /2022 07:26

 

C'est une Abbaye tellement renommée que vous pouvez trouver plein d'articles à son sujet sur internet. Pour ceux qui ont la flemme de chercher, voici un petit résumé historique tiré de l'article de Wikipédia : "Abbaye Notre-Dame de Fontevraud".

 

Initialement monastère mixte, accueillant femmes et hommes au sein des mêmes bâtiments, puis agrandi en monastère double dans l'esprit de la réforme grégorienne, l'abbaye de Fontevraud va s'attirer la protection des comtes d'Anjou puis de la dynastie des Plantagenêts qui en feront leur nécropole. Après un déclin à partir du XIIIe siècle, l'abbaye est dirigée pendant presque deux siècles par des abbesses issues de la famille royale des Bourbons. La Révolution française porte un coup d'arrêt définitif à l'établissement religieux qui se transforme, en 1804, par un décret de Napoléon 1er, en établissement pénitentiaire jusqu'en 1963. Les différentes rénovations des édifices débutent dès le XIXe siècle après le classement de l'abbaye au titre des monuments historiques en 1840, et se poursuivent jusqu'à nos jours. En 2000, l'abbaye de Fontevraud est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco avec l'ensemble du site culturel du Val de Loire.

L'ensemble monastique se compose aujourd'hui des deux monastères encore subsistants sur les quatre d'origine. Le plus important est le monastère du Grand-Moûtier, ouvert au public, qui héberge l'église abbatiale, la cuisine romane et la chapelle Saint Benoît du XIIe siècle, ainsi que le cloître, les bâtiments conventuels, dont la salle capitulaire, et les infirmeries du XVIe siècle. Certains des bâtiments hébergent aujourd'hui des salles de séminaire.

 

Par malchance, j'avais oublié la carte mémoire de mon appareil photo dans mon ordinateur, et laissé mon téléphone dans la voiture. Les photos sont donc de Colette, avec un complément d'internet.

Pour commencer, voici l'accès par une jolie ruelle, la cour d'entrée, et le bâtiment de l'abbatiale.

M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud

En entrant dans l'abbatiale, on a le souffle coupé !

Grandiose ! Les coupoles, la hauteur, la blancheur de la pierre, la noblesse et la simplicité des lignes ... waouhhhhh !

Et comme c'était l'ouverture, presque personne encore.

M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud

Quelques chapiteaux, extraordinaires de finesse ...

M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud

Et nous arrivons aux fameux gisants :

  • Au premier plan : Richard Cœur-de-lion et sa belle-sœur Isabelle d'Angoulême (épouse de Jean-sans-terre)
  • Au second plan : Aliénor d'Aquitaine et son époux Henri II Plantagenêt Duc d'Anjou et Roi d'Angleterre
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud

Enfin le chœur et le déambulatoire. Et toujours cette pureté de lignes ...

M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud

Puis nous arrivons dans le cloître. Il forme le centre du monastère du Grand-Moûtier. Long de 59 mètres de côté, il dessert tous les lieux névralgiques de la vie monastique : l'abbatiale, la salle capitulaire, le réfectoire, les cuisines ainsi que les dortoirs.

M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud

La Salle Capitulaire ou salle du chapitre, est la salle où la communauté religieuse se réunit quotidiennement.

Erigée sous l'abbatiat de Louise de Bourbon, à partir de 1541. Elle est constituée d'une voûte d'ogives à six travées retombant sur des culots ainsi que sur deux colonnes, courtes et fines. Elle s'ouvre par un portail richement orné ainsi que par deux baies géminées de part et d'autre de celui-ci.

À l'origine, les peintures représentent Renée (à la gauche de Jésus) et Louise de Bourbon (à la droite de Jésus Christ) au milieu d'une scène du Nouveau Testament, la crucifixion. Par la suite, d'autres abbesses de Fontevraud sont rajoutées aux différentes scènes.

M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud

La cuisine a été construite entre 1160 et 1170, à l'angle sud-ouest du cloître, dans la continuation du réfectoire.

La cuisine contient huit absidioles, dont cinq sont encore conservées. Elle se fonde sur un carré s'élevant de chaque côté en arc légèrement brisé, complété par un octogone dont chaque angle est constitué d'une colonne engagée. Chaque côté de l'octogone accueille une absidiole, chacune ouverte de trois petites baies et hébergeant une hotte. Grâce à un système de trompes, le carré d'arc brisé soutient la cheminée centrale.

Oui, c'est un peu difficile à comprendre. Il faut être dedans et le voir !

M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud

Sur cette photo d'avant le nettoyage, on voit bien le détail de la toiture en "écailles".

M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud

La chapelle Saint Benoit et les autres bâtiments sont moins spectaculaires.

Une exposition de photos sur la période pénitentiaire pourrait nous faire douter de l'humanité ! Elle était réputée comme la Centrale pénitentiaire la plus dure de France. D'ailleurs, le titre de l'expo est : Surveiller et punir : quand l'abbaye devint prison.

Je préfère vous montrer le chevet de l'abbaye.

M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud
M de Marie 19 : l'Abbaye Royale de Fontevraud

Nous faisons encore un petit détour. Pour le prochain épisode, je vous donne rendez-vous à l'île Bouchard, lieu de la dernière apparition de Marie sur le sol français, en 1947.

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7 août 2022 7 07 /08 /août /2022 07:35

 

Nous abordons la Loire à La Flêche, sur le, Port Luneau qui accueille les bateaux depuis le 11ème siècle. L'activité commerciale y a persisté jusqu'en 1914 : sel, vins, locaux ou non, matériaux de construction (tuiles, briques, ardoises, bois flottés). Des voyageurs accompagnaient parfois les marchandises.

M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou

Pringé (72)

Jolie chapelle du XIème siècle, fermée, dans un minuscule village typique et tranquille. A côté, un ancien prieuré restauré par un passionné.

Quelques beaux modillons de l'abside.

M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou

Le Château du Lude

A la fois de style renaissance et XVIIIème siècle, à la limite de l'Anjou, il est tout de même parmi les grands châteaux de la Loire. Malheureusement, plus que des fleurs fanées dans les jardins.

M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou

Broc (49)

Cette belle église, initiée en 1060, a un clocher du 12ème. Avec de nombreux modillons en parfait état. J'aimerais bien connaître les intentions des sculpteurs pour certains d'entre eux ...

M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou

Les paroissiens étaient nombreux, à l'époque ! Voilà un système de strapontins bien ingénieux !

M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou

Gizeux (37)

A notre entrée dans l'église, nous avons été surprises de découvrir une belle litre funéraire entourant le chœur,  avec de beaux blasons, ainsi que de chaque côté du transept, de belles statues funéraires.
Il s'agit d'orants de marbre blanc sculptés au XVIIème siècle et couvrant les tombeaux de la famille Du Bellay, décédés au 17ème siècle.

M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou

Turquant (49)

Un petit détour pour en apprendre plus sur les habitations troglodytiques.

M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou

C'est un village d'artistes. Nous nous sommes baladées entre fourmis, araignées, chauve-souris ...

Mais nous avons beaucoup admiré, dans l'église, le chemin de croix de Daniel Camelot.

M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou
M de Marie 18 : petits bijoux discrets en Touraine/Anjou

Et nous poursuivons le détour. Nous ne pouvions pas passer si près de la prestigieuse Abbaye de Fontevraud sans aller la voir ! C'est le prochain épisode.

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5 août 2022 5 05 /08 /août /2022 10:12

 

L’abbaye Saint-Pierre de Solesmes est une abbaye bénédictine située à Solesmes, dans la Sarthe, dont les origines remontent à1010.

Simple prieuré jusqu'à la Révolution, l'abbaye de Solesmes doit sa renommée internationale à Dom Prosper Guéranger, restaurateur en 1833 de l'ordre de Bénédictins en France, ainsi qu'à la liturgie et au chant grégorien dont elle est un des hauts lieux.

Nous y sommes arrivées sous la pluie, peu avant 18 heures.

Juste le temps de quelques photos d'extérieur, un peu sombres (la plus claire est d'internet), avant de nous rendre aux vêpres.

M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)
M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)
M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)

J'ai certes pu apprécier les beaux chants grégoriens, mais tout se passe en latin. Dommage !

M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)

Après la célébration, je me suis permis quelques photos des grands ensembles sculptés, les Saints de Solesmes, chefs-d'œuvre de la Renaissance française. Dans le bras sud du transept, le magnifique Tombeau de Notre-Seigneur (1496) de style gothique flamboyant date de cette époque de renouveau.

 

M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)
M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)
M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)
M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)

Grâce au zoom, voici aussi le tabernacle derrière l'autel. Il est entouré d'anges.

M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)

Une petite visite à l'église paroissiale Notre-Dame de l'assomption, aux jolis vitraux, et classée au titre des Monuments Historiques depuis 1990.

J'ai oublié de la prendre en photo, et celle d'internet est bien ensoleillée, tandis que nous sommes sous parapluie !

M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)
M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)
M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)
M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)
M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)
M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)

Le lendemain matin, temps superbe pour continuer notre route.

Et voici que nous croisons un très joli lieu : La Chapelle du Chêne, commune de Vion. En voici l'histoire :

Il est dit qu’à la fin du 15ème siècle des pâtres qui conduisaient leurs troupeaux dans la lande remarquèrent que bon nombre de colombes voltigeaient autour d'un vieux chêne. Intrigués, ils restèrent jusqu’au soir quand ils furent les témoins de feux qui brillaient jusqu'à sembler couronner d’un diadème la cime de l'arbre.

Averti des faits en 1494, le curé de la paroisse de Vion de l'époque, James Buret, pensa rapidement à la Sainte Vierge et plaça dans le tronc du chêne une statuette en terre cuite. Des villageois du pays et des environs sont alors venus déposer des fleurs accompagnées de vœux et de prières et beaucoup furent exaucés. Un jour, un jeune garçon enleva les fleurs, et lorsqu'il voulut s'éloigner, il fut pris d'un fort torticoli. Ses parents l'interrogèrent et à la suite de son aveu l’obligèrent à rapporter lui-même les fleurs qu’il avait soustraites, et son mal disparut aussitôt. Un modeste oratoire ne tarda pas à s’élever, l’affluence des fidèles devint de plus en plus importante et des miracles furent répertoriés. Deux autres phénomènes confirmèrent le lieu. Le premier est qu’à chaque fois qu’il était décidé de transporter la statuette dans l’église paroissiale de Vion, dès le lendemain elle réapparaissait sur le chêne où James Buret l’avait placée. Le second est l’apparition lumineuse de la Vierge au-dessus de la chapelle à une vieille femme ramassant du bois près du chêne.

 

M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)
M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)
M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)

Le sanctuaire exprime les 3 symboles bibliques que sont :

  • Le chêne, signe de l'Alliance de Dieu avec Abraham au Chêne de Mambré.

  • Les colombes, signe de l'Esprit-Saint lors du baptême de Jésus dans le Jourdain.

  • Le feu, où Dieu se présente à Moïse dans le Buisson ardent.

Au fil du temps, les témoignages de miracles et de guérisons vont se multiplier.

Dans cette chapelle de l'église, à l'endroit exact où se trouvait le chêne se trouve un reliquaire contenant des restes des racines du vieux chêne dans lequel le curé plaça la statue de la Vierge Marie, dont voici une réplique (l'original est au-dessus du maître-autel) :

M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)
M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)
M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)

Bien sûr, cette église ne date pas du 15ème siècle !

Il y eut d'abord, dès 1515, un oratoire, puis une chapelle, puis ... la Révolution.

Cette église date de 1872. Tous les rectangles blancs sous les arcs sont des plaques d'ex-voto.

M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)
M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)
M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)
M de Marie 17 : Solesmes et Vion (72)

Après ces deux lieux importants, que de petites églises ou châteaux charmants avons-nous rencontrés ! Leur notoriété n'est que locale, mais je vous en livrerai quelques photos dans le prochain épisode. A bientôt !

 

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Présentation

  • : scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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