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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 12:36

Nous ne sommes pas encore lassés des canyons. Nous explorons donc la Foz de Biniès, après avoir été voir le village et son château.

¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon

La Foz de Biniés est une spectaculaire vallée très encaissée entre Berdún et Ansó,

Le canyon a été creusé par la rivière Veral pendant des siècles, à force d’éroder les pierres calcaires qui formaient son lit. Le résultat est une parmi les gorges les plus belles de toutes les Pyrénées. On peut contempler des parois verticales de plus de 200 mètres de hauteur. Le contraste est apporté par les tronçons les plus étroits de la gorge, vraiment impressionnants. Mais nous l'avons faite en voiture. Pas le courage de sortir les vélos pour faire 6 km A/R.

¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon

Un petit détour par Aínsa**.

Dotée de privilèges par le roi Alphonse 1er le Batailleur, la cité connu son heure de gloire entre le 11ème et le 16ème siècle. Aujourd'hui, elle est plutôt tournée vers le tourisme. A preuve, la Plaza Mayor, un jour d'octobre. Qu'est-ce que ça devait être au mois d'août !

¡Olé !  retour par l'Aragon¡Olé !  retour par l'Aragon

Aínsa est la capitale du Sobrarbe, petite région qui se considère comme le berceau de l'Aragon, et où l'aragonais est encore couramment employé. C'est ici que la légende situe, au début du 8ème siècle, ce "royaume démocratique" mythique dont les rois, élus par leurs pairs, juraient, à leur entrée en fonction, de respecter les droits de leurs concitoyens. (on aimerait que ce mythe redevienne réalité !)

Ce qui reste du château, le donjon, abrite un éco-musée, tandis que la Ville Haute offre encore de belles demeures traditionnelles.

¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon

Construite aux 11è et 12ème siècles, l'église Santa Maria est d'une remarquable simplicité. Elle conserve néanmoins une belle crypte et un mini cloitre du 13ème siècle.

¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon

Retour à Torla pour retenter la balade que nous n'avions pas pu faire à l'aller à cause du mauvais temps. Las ! Ce sont les 3 derniers jours d'ouverture du Parc Nationale. On ne peut donc y entrer qu'en bus ... si on a la patience d'attendre plus de 200 mètres de queue serrée ! Sûrement au moins 2 heures ! Pas pour nous.

Nous irons donc faire notre dernière balade à la Station thermale de Panticosa. Michelin donne 2 étoiles aux Gorges del Escalar qui permettent d'y arriver. Ça ne les mérite certainement pas. Mais le cirque montagneux qui entoure le Lac d'Escalar est de toute beauté, et collectionne les cascades. Belle balade avant de rentrer en France par le Col du Pourtalet.

¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon

Rentrée d'Espagne, les voyages ne sont pas pour autant finis !

Mes prochaines découvertes, la semaine prochaine ....

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21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 18:44

Depuis le Pico de Tres Mares, nous avons longé le Lac de l'Ebre, en vue de passer la nuit sur ses bords. Difficile à trouver ! Apparemment, nous n'avons pas choisi la bonne rive ! (celle du nord)

¡Olé !  en Castilla y León

Mais qu'à cela ne tienne. nous rejoignons l'Ebre le lendemain pour en suivre les Gorges, bien qu'elles ne soient même pas évoquées dans mon Michelin (honte à lui !). Et là, excellente surprise ! Nous arrivons dans le charmant village de Orbaneja del Castillo.

Le village est entouré de roches calcaires érodées par le vent et l’eau. Magnifique !

¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León

Le stationnement n'est pas facile, et ce n'est qu'en repartant, au détour d'un virage, que nous avons découvert la cascade, à gauche de la route, et les petites mares bleu turquoise, à droite. Vite quelques photos.

¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León

Mais pour pallier à la défaillance de Michelin, je vous conseille de cliquer sur ce lien que je ne découvre que maintenant, et qui me donne très envie d'y retourner ...

 

Un peu plus loin, nous avons laissé le camping-car à un parking pour continuer les gorges en vélo, jusqu'à une belle cascade ... à sec !  🤥

¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León

Autre vision : une petite route nous a menés au-dessus des gorges. Fabuleux !

¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León

Et ainsi nous sommes arrivés au petit village de Pesquera del Ebro.

¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León

Et nous poursuivons vers l'Est, car telle est la route du retour.

Nous quittons l'Ebre pour remonter quelques uns de ses affluents, qui nous mènent jusqu'au Puerto de Orduña, "frontière" avec la province de Àlava.

Au passage, la curieuse montagne de San Pantaleón de Losa, surmontée de son ermitage.

¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León

Le Puerto de Orduña est un col à 900 m, duquel on accède au Monte Santiago. Panorama garanti au mirador d'Esquina Ruben** .... sauf en cas de brouillard. Voilà  une photo d'internet, et la mienne, dans le brouillard, pour comparer :

¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León

Dans ce plateau battu par les vents s'encaisse une rivière, le Nervión. Son lit aboutit au vertigineux Canyon Delika* dans lequel se précipitent ses eaux. Quand il y en a. Car là aussi, la cascade est à sec. Ce n'est pas la bonne saison.

Voici d'abord les photos du canyon. Les deux mouches noires que vous voyez dans la paroi verticale sont des chèvres !

¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León

Voilà le Salto del Nervión en deux versions : avec ou sans eau

¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León ¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León

Ce plateau couvert de forêt conserve les vestiges d'un art de la chasse ancestral : une lobera, c'est à dire une construction qui servait pour la chasse au loup.

Ce sont de longs murs de pierres qui confluaient en un profond fossé. De part et d'autre, des cachettes en pierre, les cabañuelas, où se cachaient les chasseurs en attendant que le fauve soit passé. Cette lobera est unique en Espagne de par sa conservation et sa taille. Les deux murs qui mènent à la fosse font  respectivement 545 m et 472 m. La seule échappatoire possible pour le loup, une fois entré entre ces murs, était de tomber dans l'abîme qui s'ouvre à quelques dizaines de mètres.

 

¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León

Le retour se fait plus rapidement que l'aller. Je vous retrouve donc en Aragon pour le prochain (et dernier) épisode.

A bientôt.

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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 12:06

Après San Vicente de la Barquera, nous partons dans la Vallée du Nansa.

Changement de paysage ! Adieu à la Mer Cantabrique et ses falaises, bonjour à la momtagne.

¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure

Dans cette région, les grottes sont nombreuses, qu'elles soient ornées ou à concrétions. Nous avons choisi de visiter celle de El Soplao**

C'est une forêt de sculptures calcaires qui datent de 600 000 ans, sur 14 km de galeries souterraines (dont nous ne visiterons que 1,5 km). Cette grotte est considée comme unique en raison de la qualité et de la quantité des formations qu'elle abrite.

Ce site, exploité comme mine de fer jusqu'en 1979 est resté inconnu jusqu'en 1983. La cavité a été découverte accidentellement lors de forages miniers. Pour y entrer, nous utilisons les installations minières ... adaptées au tourisme !

¡Olé ! en Cantabrie intérieure¡Olé ! en Cantabrie intérieure¡Olé ! en Cantabrie intérieure

On y trouve des formations rares telles que les hélicites (stalactites excentriques qui défient la gravité) et les draperies (feuilles translucides ou drapeaux supendus au plafond).

Comme les photos sont interdites dans la grotte, celles-ci sont d'internet, sauf les deux plus sombres.

¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure

Nous quittons la vallée du Nansa pour celle de la Saja. Au passage, le village médiéval de Carmona, classé pour son architecture montagnarde. Nous ne le verrons que du belvédère, car c'est un autre village médiéval que nous avons choisi de visiter.

¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure

Bàrcena Mayor a étté rénové dans les années 1970-80 et représente un bel exemple d'architecture montagnarde de Cantabrie.

Maisons de pierre ou maisons de bois, toutes ont leur solide balcon fleuri.

 

 

 

 

¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure

Quel plaisir de se promener dans ce joli village,  interdit aux voitures des non-résidents !

Bien qu'étant un cul de sac pour les voitures, il est traversé par une ancienne voie romaine, qui passe sur ce pont.

¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure

Il y a aussi une maison à vendre, mais en triste état ! Elle permet cependant de voir la structure des maisons de bois. Elle a aussi une poutre entièrement sculptée. Avis aux amateurs ...

¡Olé ! en Cantabrie intérieure

Le sud de la Cantabrie, c'est le domaine de l'Ebre, le fleuve le plus puissant de la Péninsule.

Bien que les scientifiques aient déterminé qu'il prend sa source dans les Pics d'Europe, celle-ci est traditionnellement localisée à Fontibre (du latin : Fontes Iberis). L'endroit revêt un aspect symbolique : c'est l'Ebre qui a donné son nom à la péninsule. Et même sacré : un autel et une sculpture de la Vierge y ont été érigés.

C'est un endroit charmant : un petit étang dont l'eau fume légèrement, alimenté par une source dans un clair-obscur tamisé par de grands arbes ...

 

¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure

Mais il ne faut pas s'endormir ! Le Pico de Tres Mares*** nous attend !

Ce pic de 2175 m est ainsi nommé parce qu'il donne naissance à trois grands fleuves qui débouchent dans trois mers différentes :

-  le Hijar, affluent de l'Ebre, qui se jette dans la Méditerrannée.

-  le Pisuerga, affluent du Douro, qui se jette dans l'Atlantique.

-  le Nansa, qui se jette dans la Mer Cantabrique.

Comme ses pentes servent de pistes de ski, une route permet de s'élever assez haut en voiture. Pour atteindre le sommet, il ne nous reste plus que 290 m de dénivelé à monter à pied.

 

¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure

Mais quel panorama *** !

 

On peut contempler les Picos de Europa, où nous espèrons aller l'an prochain, et le barrage de l'Ebre où nous irons demain, et tout petit, dans le col, notre camping-car (entouré en rouge).

¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure

Pour suivre l'Ebre dans sa course à la mer, nous allons maintenant changer de province. Le prochain rendez-vous sera dans le nord de Castilla y Léon.

A bientôt.

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9 novembre 2021 2 09 /11 /novembre /2021 19:48

Nous voilà revenus sur la côte, à l'Est de la Cantabrie.

Autrefois située sur l'un des chemins populaires de Compostelle, la côte cantabrique a conservé une bonne quantité de trésors de l'art roman et gothique. Les quelques stations balnéaires ou touristiques, qui sont prises d'assaut en juillet/août, sont assez calmes maintenant.

Notre première visite est pour Castro Urdiales, et passé le port, nous sommes tout de suite attirés par le Pont Roman, qui, autrefois, donnait seul l'accès à  l'ermitage de Santa Ana. Il porte la date de 617, ce qui est un âge respectable, et est classé comme Bien d'Intérêt Culturel.

¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie

Sur cette photo, on peut apercevoir les monuments qui jalonnent notre balade : le port, le Pont Roman, l'Ermitage de Santa Ana, le Château, l'église, ...

¡Olé !  la côte de Cantabrie

Voilà le Château, mais il fallait attendre 1 h 30 pour l'ouverture de la visite. Nous avons donc continué notre chemin ...

C'est un édifice du 13ème siècle, mais le phare présent sur l'une des tours ne lui a été ajouté qu'au 19ème.

¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie

L'église de Santa Maria de la Asuncion, commencée au 13ème siècle puis agrémentée de plusieurs chapelles au 17ème, a tout l'attrait d'une cathédrale, bien qu'elle n'en soit pas une. Malheureusement, on ne peut plus la visiter à cause des travaux de restauration.

¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie

En effet, elle est malade. Elle souffre de la maladie de la pierre, nom donné à  une série de pathologies par lesquelles se produisent des réactions chimiques qui transforment la pierre en sable.

Mais comme elle renferme de magnifiques œuvres d'art, vous pouvez, comme moi, la visiter virtuellement en cliquqnt sur le lien.

Vous y trouverez un Christ gothique grandeur nature en bois polychrome du 14ème siècle, la Vierge Blanche en pierre polychrome, de 1,70 m, du 13ème, ou le Christ gisant, signé de Gregorio Fernandez. Parmi les retables, celui du Santo Cristo se distingue par son style pré-churriguéresque et surtout parce qu'il a en son centre un tableau de Zurbarán.


 
¡Olé !  la côte de Cantabrie¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie¡Olé !  la côte de Cantabrie

En revenant vers le port, c'est le quartier des bars à tapas et des restaurants de poissons, et l'Hôtel de ville:

¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie

Aujourd'hui, nous visitons Santillana del Mar**, à l'ouest de Santander.

Malgré son nom, Santillana del Mar ne se trouve pas au bord de la mer mais à quelques kilomètres à l'intérieur des terres.C'est un village-musée qui a conservé intact son patrimoine médiéval. Ses vieilles rues pavées sont bordées de "casonas", demeures seigneuriales aux façades blasonnées et aux balcons fleuris.

En arrivant de bonne heure (9 h 30), nous étions dans un village presque vide. Les touristes arrivent vers 11 h.

¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie

J'aurais aimé visiter la Colegiata, mais un office venait de débuter. Donc, pas de cloître non plus. Dommage ...

 

¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie

Voilà la foule qui arrive, il est temps de partir ...

¡Olé !  la côte de Cantabrie

En poursuivant notre route, nous avons traversé Comillas*. Mais il était trop tard. Impossible de se garer pour visiter le Capricho de Gaudi.

Je n'ai pu saisir que le Palacio de Sobrellano, et au zoom, les toits de l'Université et le dos du Grand Hôtel ! Il me faudra revenir !

¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie

Encore une station balnéaire où on n'arrive pas à se garer : San Vicente de la Barquera*.

Voici les photos que j'ai pu faire en roulant :

¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie

Et nous sommes montés tout en haut de la colline pour photographier la plage.

¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie

Maintenant, direction le sud, vers la Cordillera Cantábrica.

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3 novembre 2021 3 03 /11 /novembre /2021 22:53

Depuis Arantzazu, sanctuaire bâti au cœur des montagnes, nous remontons vers le nord, c'est à dire la côte du Golfe de Biscaye, en passant par Elorrio*.

Elorrio est un village fondé en 1356 qui concentre un nombre impressionnant de palais des 17ème et 18ème siècles sur seulement quelques rues, héritage des fortunes accumulées par les échanges avec le Nouveau Monde.

¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye

Beaucoup de palais présentent de très belles loggias et des blasons très ouvragés

¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye

Quant à la basilique de la Purisima Conception (15ème), elle conserve les reliques du saint patron de la Biscaye Saint Valentin de Berriochoa (1827-1861), missionnaire dominicain qui mourut au Vietnam et qui était né dans un de ces palais.

¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye

Et voilà la côte, de loin d'abord, puis de la route, puis en roulant dans je ne sais plus quelle petite ville ...

¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye

Celle-ci je m'en souviens : c'est Ea. Nous y avons fait une jolie balade à pied qui nous a menés près de cet ermitage : Talako Ama. On y vénère l'Immaculée Conception depuis le 16ème siècle. Ses murs étaient autrefois couverts d'ex-votos de marins sauvés de la tempête. Et il est toujours de tradition que les bateaux qui entrent ou sortent de la baie saluent la Vierge Marie en faisant sonner leur corne.

¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye

Le charmant petit port est niché au fond d'une calanque, dans laquelle nous étions à marée basse. Ses maisons anciennes sont disposées le long de la rivière qui se remplira avec la marée.

¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
 
Nous arrivons à l'un des sites les plus spectaculaires du Pays basque. L'ermitage de San Juan de Gaztelugatxe** est perché sur un îlot, et ettesté depuis le 11ème siècle. Il est donc millénaire et sa photo est bien connue :
¡Olé ! en Biscaye

Dommage pour nous, il y a des travaux de restauration, et nous ne pouvons pas y accéder. Nous sommes tout de même descendus ... et remomtés !

¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye

Bilbao ! La ville s'étire sur des kilomètres le long du rio Nervion. Pour la contourner, c'est un long détour. Comment la traverser, en camping-car ?

Tout simplement en empruntant le Pont transbordeur de Biscaye ! Il est près de l'estuaire, et relie Portogalete à Las Arenas. Il s'agit du pont transbordeur le plus ancien au monde, et il vient de fêter ses 125 ans. Il est contemporain de la Tour Eiffel et a été inauguré en 1893. Il a déjà transporté plus de 650 millions de personnes et il est inscrit au Patrimoine Mondial de l'Humanité.

Difficile de faire des photos, tout est allé trop vite : pas de queue à cette heure-là, embarquement, paiement (4,50 euros) et on est déjà arrivé, il faut vite débarquer (6 voitures) et dégager ! à droite ou à gauche ? vite !

¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye

Et la plus belle, celle qui explique tout, celle d'internet que je ne pouvais pas faire :

¡Olé ! en Biscaye

Une dernière balade en Biscaye. Ce sera moitié vélo/moitié à pied, dans la région occidentale de la Biscaye :  la vallée de La Carranza.

C'est une région au relief accidenté, dont les vallées et les villages, encore tournés vers une économie pastorale et agricole, ont conservé toute leur authenticité. Abritée par les montagnes, cette vallée conserve l'un des profils les plus sauvages de toute la Biscaye.

Au départ del Alto de Ubal, quelques fermes dans un col, l'itinéraire commence sur les pentes du Mazo (821 m), traverse les vastes prairies qui dominent la Sierra de Ubal et pénètre dans le calcaire fracturé de son plateau karstique, au nord de la vallée. À destination, la Ventana Relux. C'est une arche naturelle avec un gouffre impressionnant et une vue spectaculaire sur les gorges de la rivière Carranza.

 

 

¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye

Et la Cantabrie n'est pas loin : il suffit d'enjamber la Cordillera Cantabrica pour arriver à la côte.

A bientôt.

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28 octobre 2021 4 28 /10 /octobre /2021 18:44

Nous continuons vers le sud sur cet itinéraire appelé « la Route des Trois Temples ».

Trois styles pour trois sanctuaires de Guipuzcoa : le baroque à Loiola, le roman avec La Antigua à Zumarraga, et le contemporain à Arantzazu.

 

Voici donc, après Azpeitia, le Sanctuaire d’Ignacio de Loyola.

Il est situé dans le quartier de Loiola, construit autour et englobant le manoir natal de saint Ignace, ce prêtre et théologien basque-espagnol, né en 1491 à Loiola et mort en 1556 à Rome. Il est l’un des fondateurs de la Compagnie de Jésus (les Jésuites).

C’est un complexe monumental de style baroque churrigueresque*, tout plein d’œuvres d’art et avec des centaines de reliques, ce qui en fait l’un des principaux centre de pèlerinage d’Espagne.

La construction de la basilique de Loyola fut entamée au 17ème siècle. et son inauguration eut lieu en 1738.

* Le baroque churrigueresque est l'aspect que prend le baroque en Espagne au XVIIIe siècle et qui se caractérise par une abondance ornementale. Il développe en particulier les valeurs décoratives d’éléments singuliers tels que le retable, le portail et la façade.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples

Nous sommes arrivés à 9 h 30, et comme tous les monuments et commerces en Espagne, les visites ne commencent qu’à 10 heures. Je commence donc à prendre des photos de l’extérieur, et je vois la porte ouverte. Alors j’entre. A l’intérieur, deux femmes bavardent, chiffon à la main. Je fais mon tour, tranquillement, trouvant le sanctuaire bien mal éclairé !

D’un seul coup, tout s’allume, mais je n’ai le temps de prendre que 2 photos de l’orgue, car une voix peu aimable me demande : « Comment êtes-vous entrée ? »

- ben, par la porte !

- Mais c’est fermé.

- non, c’est ouvert.

En fait, les femmes de ménage avaient oublié de refermer. Et elle m’a mise dehors, car il était 9 h 55. Je ne suis pas revenue après, ce qui explique que mes photos soient un peu sombres … sauf celles d’internet.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples

J’ai néanmoins beaucoup admiré la coupole et sa gracieuse lanterne, que l’on peut voir sans se tordre le cou grâce à un judicieux miroir. Et là, il y a la lumière du ciel.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples

Et j’aurai voulu pouvoir toucher les marqueteries de marbre et de jaspe des colonnes du retable. Quel travail d’artiste !

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
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Et voici Saint Ignace, ou du moins sa statue en argent, photo d’internet :

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples

Si certains endroits privilégiés sont empreints de l'atmosphère d'époques révolues et invitent à la spiritualité, tel est bien le cas de l'ermitage de Santa María La Antigua.

Poursuivant notre chemin vers le sud, à environ 20 kilomètres d’Azpeitia, nous rejoignons la commune de Zumarraga, autrefois fortement liée au travail du fer, et poursuivons jusqu’à l’ermitage qui domine la ville. L'ermitage de Santa María (La Antigua) est considéré comme la cathédrale des ermitages basques. Il fut probablement érigé sur un ancien fort de défense du 12ème siècle.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
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On peut être séduit par son extérieur roman et sa porte gothique, mais c’est surtout son étonnant intérieur en pierre et en bois qui emporte l’admiration par le côté aérien et chaleureux de sa nef unique. Celle-ci est en effet dominée par une galerie et une magnifique charpente** de bois dont tous les éléments sont visibles.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
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Admirez les détails dans la sculptures des poutres et de la galerie ...

Photos d'internet, car mon zoom n'était pas très net.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
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Le troisième temple est celui d'Arantzazu**.

Il est situé à 10km d'Oñati, au milieu d'une succession de ravins et cavités, montagnes rocailleuses et petits cours d'eau qui se perdent au fond de la vallée, jusqu'en bas du sanctuaire, à 800m d'altitude.

Surprise : c'est un édifice moderne impressionnant !

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
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En fait, le Sanctuaire d'Arantzazu, perché dans la montagne et édifié sur des terrains rocailleux dans une zone sauvage et naturelle, a pris la place d'un sanctuaire qui existait depuis le 15ème siècle. Victime d'un incendie en 1553, il est entièrement détruit. Reconstruit, un nouvel incendie en 1622 dévaste les installations, et seule la statue de la Vierge est sauvée.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples

C'est en 1950 qu'a été prise la décision de remplacer l'ancien sanctuaire mis à mal par le temps, un troisième incendie en 1834, et les guerres carlistes.

Donc on décida de faire une nouvelle basilique qui soit véritablement solennelle par sa dimension et qui plaise, mais surtout qui s'exprime dans un langage artistique moderne. Un concours d'idées a été convoqué pour l'occasion. Résultat : deux tours et un immense campanile en pierre calcaire taillée en pointe de diamant dressent leur silhouette dans ce site à la fois verdoyant et minéral, selon le côté où l'on regarde. Et une frise de 14 apôtres au-dessus des portes décorent la façade.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
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Avant d'entrer à l'intérieur, voici la légende de la Vierge d'Arantzazu :

Un berger aurait découvert une petite statue de la Vierge avec son enfant dans ses bras, cachée dans une touffe d'épines, près d'une sonnaille. À sa vue, il se serait écrié :

Arantzan zu ?
Dans les épines, toi ?

Cette vierge est devenue la sainte patronne de Guipuscoa.  Mais elle est, en fait, assez petite, ne mesurant que 36 cm de haut.

En revanche, le retable de Lucio Muñoz, dans lequel elle est nichée, est impressionnant, il a des dimensions imposantes, monumentales… La source de lumière provient d’une grande fenêtre située au-dessus. Réalisé en 1962, d’une superficie de 600 mètres carrés et sculpté dans le bois, il donne à la pièce l’aspect d’une grotte obscure. Il s’agit d’une évocation du paysage des ravins qui entourent l’église.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
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Arantzazu est dans un cul de sac. Il faut donc faire demi-tour jusqu'à Oñati. Puis nous prenons la direction d'une autre province basque : la Biscaye.

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23 octobre 2021 6 23 /10 /octobre /2021 17:04

Ce n’est pas d’un vol que, depuis Estella-Lizarra sur le Camino Francès, nous sommes arrivés à Pasaia, près de l’Océan, à quelques kilomètres de San Sebastian. Nous avons pénétré dans cette province basque de Guipúzcoa par une petite route de montagne, et je ne me souviens pas du nom de ce Col où nous avons fait halte pour la nuit, en présence de ces Pottoks (prononcer Potioks).

Le pottok est une race de poneys vivant principalement à l'ouest du Pays basque, dans les Pyrénées. D'origine très ancienne (probablement du Paléolithique), il présente des ressemblances morphologiques avec les chevaux des peintures rupestres de la même région. Utilisé pendant des siècles par les habitants du Pays basque pour divers travaux d'agriculture, il fut également mis au travail dans les mines.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte

Garés sur un parking qui domine Pasaia Donibane nous sommes partis en vélo à l’assaut du Jaizkibel, petit mont mythique de 584 m, qui dévoile l’embouchure de la Bidassoa et Irún, la côte basque française et la montagne de la Rhune.

Malheureusement, le ciel était couvert et le vent violent. Donc peu de photos, et plutôt ratées.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
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¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
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Après le point culminant de la route, à 455 m, redescente vers Fuenterrabia en passant par la chapelle de Nuestra Señora de Guadalupe, fréquentée par les pèlerins du Camino del Norte.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
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Arrivés au bout de la presqu’île, pique-nique rapide au bord de la côte et retour par une autre route qui longe la côte avant de remonter les 455 m.

La pluie nous a surpris quand il restait encore 12 km à faire sur les 35 du total. Dommage …

¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
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Et maintenant, pour ceux qui ne sont pas très forts en géographie, voici une petite carte des provinces du nord de l’Espagne. Ce voyage-ci ne concerne que les provinces dont le nom est écrit en rouge. Les trois provinces colorées en turquoise forment le Pays Basque.

Nous sommes donc en ce moment dans le Pays Basque, la Province de Guipúzcoa, près de la ville de San Sebastian dont nous n’avons visité (mea culpa) que le magasin Décatlon, pour y acheter des pédales pliantes afin de ranger plus facilement les vélos dans la soute.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte

La minute de l’instit, définition du mot flysch : Formation sédimentaire détritique, souvent épaisse, constituée par des alternances répétées de grès plus ou moins grossier et d'argile plus ou moins schisteuse, provenant de l'érosion de chaînes de montagne en cours de surrection.

 

Eh bien ce flysch, nous sommes allés le voir à Zumaia, où il affleure de deux façons : en falaises presque verticales, et en large plate-forme horizontale formée par une séquence interminable de couches de roches aiguisées et capricieuses. Mais cette formation-ci, nous ne l’avons pas vue, car nous sommes arrivés quand la marée les recouvrait presque totalement, et attendre la marée basse … trop long.

Voici ce que nous n’avons pas vu (photo d’internet)

¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte

Mais voici ce que nous avons vu, les falaises, tout de même très belles.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
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¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte

Et pour les amateurs, quelques photos de la ville et du port

¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte

Puis nous nous éloignons de la côte pour aller à côté de Zestoa, pour visiter Ekainberri. C’est à dire le fac-simile de la Grotte d’Ekain. Celle-ci fut la première grotte ornée fermée au public dès sa découverte, et classée au patrimoine mondial de l’humanité en 2008. C’est à cette occasion que fut construit le blockhaus qui abrite sa réplique.

Découverte en 1969, la grotte d'Ekain abrite des dizaines de représentations de chevaux, isolés ou en troupeaux, ainsi que des bisons et des cerfs, tous datés d'il y a 14 000 à 10 000 ans environ, donc au Magdalénien (fin du Paléolithique supérieur). On y a répertorié pas moins de 59 dessins, dont 39 sont des chevaux. Courts sur pattes, la crinière droite et quelques zébrures aux pattes, caractéristiques que l’on retrouve chez les Pottok dont j’ai déjà parlé, ou les chevaux de Prjevalski, en Mongolie.

Parmi les autres peintures et gravures de la grotte, on trouve des rhinocéros, des ours, des cerfs, des bisons mais aussi, fait plus rare, des poissons. Des squelettes d’ours ont aussi été retrouvés dans la grotte.

Bien sûr, les photos sont interdites, et j’en ai trouvé très peu sur internet. Les voici :

¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
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Nous allons continuer vers le sud, par de petites routes, sur un itinéraire appelé "La Route des Trois Temples".

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17 octobre 2021 7 17 /10 /octobre /2021 09:00

Une petite balade, pour commencer. Ce sera dans la Hoz de Lumbier*. C’est à dire la gorge, le défilé, creusé par le río Irati dans les contreforts de la sierra de Leyre. Il fait 5 km de long, et était autrefois traversé par une voie de chemin de fer, aujourd’hui transformée en chemin . La balade entre 2 tunnels fait 2,5 km et permet aussi d’observer les nombreux vautours qui nichent dans la falaise au-dessus.

¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
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Sur la montagne voisine s’élève le cœur spirituel de la Navarre : le monastère de Leyre*.

¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès

Attesté dès le 9ème siècle, refuge des souverains de Navarre au cours des vicissitudes de la cour de Pampelune, ce nid d’aigle inexpugnable s’affirme au début du 11ème siècle. Sa crypte* compte parmi les tout premiers témoignages de l’art roman en Espagne.

¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
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Construite au 11ème siècle sur la crypte, l’église** recèle bien des curiosités, dont un coffre de bois sculpté contenant les ossements des premiers rois de Navarre, derrière une grille gothique. Au 13ème siècle, les cisterciens gardèrent le chœur roman, mais réédifièrent une nef unique à la voûte gothique audacieuse.

¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès

Le portail*, lui, est du 12ème siècle.

¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
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¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès

Sans le savoir, et sans le vouloir vraiment, nous suivons à peu près l’itinéraire du Camino Francès, le Chemin de Saint Jacques de Compostelle*** qui passe par le Col du Somport, que nous avons rejoint à Jaca, Leyre, Javier, Sangüesa. Celui qui passe par Roncevaux, ce sera pour un autre voyage. Ces deux chemins se rejoignent près de Puente la Reina,

à l’église Santa María de Eunate**.

Son origine semble être une chapelle funéraire établie sur le chemin de Compostelle. On estime sa construction aux alentours de 1170.

Octogonale, avec un petit chevet pentagonal, elle est entourée d’une galerie extérieure qui était autrefois couverte et servait d’abri aux pèlerins. Eunate, en basque, signifie « cent portes », en référence à ces arcades.

¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
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¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
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L’intérieur trahit des influences musulmanes avec les huit nervures à section carrée convergeant vers le centre à la façon mozarabe, sans clé de voûte.

¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
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¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
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La suite du Chemin, c’est Estella-Lizarra**. C’est une étape importante sur le Chemin. Son riche patrimoine lui a valu d’être surnommée « capitale de l’art roman navarrais ».

J’ai suivi la Calle de la Rùa pour entrer dans la ville par l’ancienne porte, comme les pèlerins. D’abord, voilà le Palacio de los Reyes de Navarra*. C’est aujourd’hui un musée, mais c’est aussi un exemple exceptionnel d’architecture civile du 12ème siècle.

Admirez sa longue façade percée d’arcades et de baies géminées remarquables par leurs chapiteaux.

¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
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En face, l’église de San Pedro de la Rùa. Des 12è et 13èmes siècles, elle se dresse sur les contreforts de la falaise où se trouvait le château. Le portail* ouvre au sommet de l’escalier monumental. Richement sculpté, il témoigne de l’influence de l’art califal.

¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
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¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
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Son cloître* a perdu deux galeries au 16ème siècle, et les chapiteaux** d’une grande virtuosité technique font regretter ceux qui manquent.

¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
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¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
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J’ai continué cette rue jusqu’à l’église du Saint Sépulcre. Elle paraît abandonnée, sa façade est toute noircie, mais malgré cela, son portail* gothique est magnifique.

¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
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¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès

Il me restait à voir l’église de San Miguel. C'était une église-forteresse qui a été désarmée (et étêtée) au 16ème siècle. Elle est aussi en haut d’un escalier monumental datant de la fin du 12ème siècle. Son portail nord* est appelé portail de l’évangile à cause de ses représentations. Les hauts reliefs** du registre du bas, les plus achevés, montrent, à gauche, St Michel terrassant le dragon, et à droite, les 3 Marie au sépulcre.

¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
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Quelques images encore de la vieille ville ?

Voici le pont roman : il n'est pas en "dos d'âne", mais en "accent circonflexe" !

¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès

Avant de quitter la Navarre, une belle balade dans la nature. Petit sommet, le Soila, 994 m, à partir du village de Corres, nous a réservé un parcours pas ordinaire : la corde que vous voyez est en réalité à la verticale, et Alain m’attend en bas ! Et cet if (taxus) approche les 1000 ans.

¡Olé !  en Navarre : sur le Camino Francès
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En quittant la Navarre, nous quittons le Camino Francès, et nous allons nous raccrocher, pour quelques étapes, au Camino del Norte, celui de la côte : San Sebastian, Portugalete, Castro Urdiales, Santillana del Mar, Comillas, San Vicente de la Barquera ... à bientôt

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12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 21:16

Depuis les Bárdenas, nous remontons vers le nord, et voici Olite**.

Résidence de prédilection des rois de Navarre au 15ème siècle, Olite vit dans l’ombre d’un château si démesuré qu’il a l’allure et les dimensions d’une cité médiévale. Autrefois fortifié, comme en témoignent les quelques tours et les portes de la ville, le centre-ville est désormais réservé aux piétons. Et c’est bien agréable de pouvoir déambuler sans crainte dans ses rues animées.

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Les petites rues nous ont d’abord menés jusqu’à l’église de Santa María la Real*. C’est l’ancienne chapelle royale. Elle a été utilisée par les monarques pour les grandes fêtes et les actes solennels : les Cortès du Royaume, les baptêmes, les noces et funérailles royales ...

Déjà le porche est … inégalé ! Un atrium aux fines arcades polylobées précède la façade du 14ème. Sur le magnifique portail, le tympan historié raconte la vie de la Vierge.

A l’intérieur, au-dessus du maître-autel, un très beau retable de 1528 encadre une Vierge gothique. Il m’a fait penser à celui de la Collégiale de Bolea (voir article précédent sur l’Aragon).

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De l’église, un porche gothique nous fait accéder à la Plaza Carlos III, où s’élève le Palacio Réal.

Le bâtiment que l’on peut visiter aujourd’hui a été construit entre 1402 et 1424, et comprend un ensemble de pièces, jardins et fossés entourés de grandes murailles et de nombreuses tours qui lui confèrent une silhouette spectaculaire : comme s’il était sorti d’un conte de fées.

Son promoteur fut Charles III « le Noble », Roi de Navarre appartenant à la dynastie française, plus connu pour son amour de la culture et de la vie luxueuse du palais que pour ses campagnes militaires ! Il a donc laissé en héritage ce palais qui fut, en son temps, l’un des plus luxueux d’Europe.

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La décoration et les meubles ont disparu, mais il reste les paroles d’un voyageur allemand qui visita le château au 15ème siècle :

... « je suis sûr qu’il n’existe aucun roi ayant un aussi beau palais ou un semblable château, avec autant de chambres dorées … Je l’ai bien vu, moi ; on ne peut pas dire ni même pas imaginer comme ce palais est magnifique et somptueux ».

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D’Olite, nous sommes partis vers le village médiéval d’Ujué**, juché sur un sommet dominant le pays de la Ribera. Il est resté tel qu’au moyen âge, avec ses rues pavées et étroites qui montent (raide !) jusqu’à l’église de Santa María la Real.

Curieusement, le village ne nous a pas enthousiasmés, manquant de vie, de fleurs, de « présence ». Peut-être parce que nous avons loupé, dans ce dédale, la Plaza Mayor ? Mais l’église, par contre, vaut la visite !

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L’Iglesia de Santa María la Real était une église romane, construite à la fin du 11ème siècle.

Je dis : était, parce que, au 14ème, le roi Charles II le Mauvais entreprit une église gothique, plus grande. Elle est construite autour de la précédente pour ne pas interrompre le culte, bien plus grande, et à la fin, la romane devait être démolie. Mais les travaux durent être interrompus, et ces deux églises sont restées ainsi, l’une dans l’autre !

 

Quand on arrive à l’entrée, deux portails : celui de gauche, très travaillé, ouvre sur le chœur, c’est à dire l’église romane ; celui de droite, plus simple, donne sur un long et large déambulatoire, qui a aucun moment ne permet d’entrer dans le chœur. D’un côté de ce couloir, des fenêtres gothiques donnent sur l’extérieur, de l’autre, des fenêtres romanes donnent sur l’intérieur, c’est à dire sur le chœur, mais bien sûr, à une hauteur où l’on ne peut rien voir.

En saison, ce déambulatoire sert de lieu d’exposition, de réunion …

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Passons à l’intérieur du chœur où est vénérée Santa María la Blanca, statue en bois recouverte de plaques d’argent.

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Revenons au portail sculpté et aux nombreux chapiteaux extérieurs, décorés de sculptures soignées illustrant des scènes de la Bible ou des personnages effectuant un travail : bergers, vignerons, musiciens …

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Cette église, vue sa situation, est fortifiée. Voici une image d’internet qui ne laisse aucun doute :

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Des tours de l’église, la vue s’étend jusqu’à Olite et aux Pyrénées. Ce poste d’observation avait donc un rôle militaire. Du palais médiéval accolé, il reste de hauts murs et un chemin de ronde couvert qui contourne l’église.

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Quelques kilomètres plus loin, nous voici devant le portail** d’une autre église Santa María la Real : celle de Sangüesa.

Construite aux 12è et 14ème siècles, son style correspond à la transition du roman au gothique. Ne trouvez-vous pas que ces trois statues de forme allongée, représentant Marie Madeleine, la Vierge Marie et Marie, mère de Jacques et Jean, ont une allure bien moderne ?

¡Olé !  en Navarre, d'églises en châteaux

Mais voici le portail tout entier, avec les 12 apôtres en haut (la partie la plus ancienne), et le jugement dernier au tympan. De part et d'autre du tympan, les archivoltes illustrent la société médiévale. Quel foisonnement !

¡Olé !  en Navarre, d'églises en châteaux
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Et pour finir cette page, un château, maintenant. Le Castillo de Javier. C’est ici qu’est né Saint François Xavier (Francisco de Javier), patron de la Navarre, en 1506. A Paris, il rencontre Ignace de Loyola, son compatriote, avec lequel il posera les bases de la Compagnie de Jésus, les Jésuites.

Envoyé comme missionnaire à Goa par les Portugais, il les accompagne ensuite au Japon. Mort en 1552, juste avant d’arriver en Chine, il fut canonisé en 1622.

La forteresse, démantelée en 1516, a été restaurée, un peu trop bien à mon goût !

Le sanctuaire, bien qu’aménagé en 1620 dans la partie basse du palais, a reçu cette nouvelle façade en 1893.

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Et je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour nos dernières balades en Navarre.

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7 octobre 2021 4 07 /10 /octobre /2021 18:34

Nous voilà arrivés à cette région si particulière de Navarre : les Bárdenas Reales.

Classé Réserve de Biosphère par l’Unesco, le Parc naturel des Bárdenas Reales s’étend au sud-est de la Navarre sur une superficie de 42 500 ha. Les sols en argile, en gypse et en grès, ainsi que le climat semi-désertique modèlent ses reliefs. Il présente d’extraordinaires paysages de vastes plaines, de ravins, de buttes et de steppes, et compte trois réserves naturelles qui abritent une faune sauvage d’aigles, vautours, renards, reptiles …

 

Nous avons passé 2 jours et demi à parcourir la Bárdena Blanca, la plus visitée et photographiée, car elle contient vraiment des paysages à couper le souffle.

 

Le premier après-midi, une balade en partant du Castildetierra, emblème du Parc, nous a amenés à grimper les 200 marches qui mènent au belvédère du Cabezo de las Cortinillas et à découvrir bien d’autres curiosités.

¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
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Petit exercice d’imagination :

Sur cette dernière photo du Castildetierra, vu d’un autre côté, je vois un couple dos à dos, elle en longue robe évasée, lui pointant en avant une courte barbe. Les voyez-vous ?

¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas

Le deuxième jour, nous sommes partis en vélo pour une balade d’une trentaine de km, qui nous a menés sur le plateau appelé El Plano, au nord de la Bárdena Blanca. Son altitude ne dépasse pas 100 m. Ce territoire bordé de chênes verts et de romarin est aussi une terre de production céréalière. Nous sommes passés à côté du Castillo de Peñaflor. Magnifique formation surmontée d’un reste de tour. Ensuite j’ai pu la photographier au zoom depuis le plateau. Nous sommes aussi descendus dans un impressionnant Gran Canyon ....

¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
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Le troisième jour, nous avions un peu présumé de nos forces. Partis pour la Pisquerra, nous nous sommes un peu perdus. Voyant d’en bas un mirador et un groupe qui en revenait, ils nous ont indiqué le chemin, nous disant qu’il y avait un escalier. On y va. Mais l’escalier est encore plus en ruines que celui du premier jour. Dur-dur. Mais magnifique ! Nous observons l’itinéraire du groupe qui nous précède, en vue de les suivre, mais ils ont trop d’avance. Nous n’osons pas les suivre par peur de nous perdre.

¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
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Une fois redescendus, nous avons retrouvé l’itinéraire, mais trop fatigués, nous avons abandonné au pied du Rallón et avons fait demi-tour.

¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
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¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
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Après ces « exploits » sportifs, nous rejoignons Olite, vers le nord, pour une visite plus tranquille de la ville et du Château.

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Présentation

  • : scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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