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5 février 2023 7 05 /02 /février /2023 09:16

 

Nous avons trouvé une location à Beceite, au bord du Lac de Pena. Magnifique, même en hiver !

Au Pays des Trois Royaumes : dans celui d'AragonAu Pays des Trois Royaumes : dans celui d'Aragon
Au Pays des Trois Royaumes : dans celui d'Aragon

 

Nous voici donc au cœur du massif montagneux des Ports de Beceite. En espagnol : los Puertos de Beceite.

Ses montagnes escarpées sont traversées par de nombreuses rivières et falaises et cachent des endroits magnifiques. Nous espérons en découvrir quelques uns, si la météo est propice.

Nous prenons d'abord la route de La Pesquera, qui longe le cours du Río Ulldemó.

La Pesquera est le nom donné à une zone de bassins de différentes tailles que la nature a creusés dans la rivière Ulldemó à Beceite. Il s'agit de piscines naturelles. Ces bassins ont été formés par l'érosion de la rivière sur les rochers. Certains sont plus ou moins profonds, et l'été, on peut s'y baigner en pleine nature. Ils sont d'une belle couleur turquoise qui reflète le ciel bleu ... quand il est bleu ! (Pour l'instant, c'est plutôt gris)

La route, ou plutôt la piste, s'étire sur 8 km, mais nous nous arrêtons au deuxième pour grimper vers la Peñagalera, un sommet de 1034 m qui surplombe la vallée.

Nous commençons par traverser la rivière, puis en sortant de la forêt, on en prend plein les yeux :  (cliquer sur la première photo pour les voir une à une en plus grand)

 

 

Au Pays des Trois Royaumes : dans celui d'AragonAu Pays des Trois Royaumes : dans celui d'Aragon
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En arrivant sur la plateau, quel vent !! Malgré la vue superbe, nous ne nous sommes pas attardées au sommet ! Vite redescendons, par un autre itinéraire qui nous mènera sur la piste de départ, 3 km plus loin que là où nous l'avions quittée.

Au Pays des Trois Royaumes : dans celui d'AragonAu Pays des Trois Royaumes : dans celui d'Aragon
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Il ne reste qu'à traverser le gué. Mais nous voilà dans l'ombre, au fond de cette vallée encaissée, et il est 17 heures. En retournant à pied jusqu'à la voiture, pas de flânerie près des vasques où, l'été, on peut profiter de cette eau si cristalline.

Et mes photos semblent bien tristes à côté de celles d'internet ...

Au Pays des Trois Royaumes : dans celui d'AragonAu Pays des Trois Royaumes : dans celui d'Aragon
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Le bourg de Valderrobres est à quelques kilomètres de Beceite, et un peu plus important. Nous avons d'abord fait sa connaissance en entrant par erreur dans la vieille ville en voiture ! Oups !

Heureusement, cette petite rue nous a permis de nous échapper, et d'en sortir par le pont médiéval ...

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Mais nous y sommes retournées pour visiter, dans le haut de la ville, les plus vieux quartiers où se trouvent le Château et l'église de Sainte Marie la Majeure.

On estime que sa construction a eu lieu entre 1314 et 1348, environ.
Cette église est sans aucun doute une magnifique référence de la construction médiévale aragonaise et forme avec le château un admirable ensemble gothique.

Au Pays des Trois Royaumes : dans celui d'Aragon
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L'église et le château, qui était autrefois l’enceinte privée de l’archevêque, sont reliés par un couloir. Et ainsi, de cette loggia, il pouvait assister à l'office sans descendre dans l'église.

Par cette maquette, voici une meilleure vue d'ensemble de ce monument.

Au Pays des Trois Royaumes : dans celui d'AragonAu Pays des Trois Royaumes : dans celui d'AragonAu Pays des Trois Royaumes : dans celui d'Aragon

Tout naturellement on continue par la visite du château. Belle architecture, mais ces grandes pièces vides rendent difficilement compte de la vie de l'époque.

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Ensuite, promenade dans quelques unes des rues (très pentues) qui entourent le château.

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Retour à Beceite pour la visite (payante) des gorges du Matarraña : El Parrizal, joyau des Puertos de Beceite.

Comme pour la Pesquera, mes photos pâtissent du manque de soleil, mais j'espère que vous pourrez vous en faire une petite idée.

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Nous voilà parvenues à l'entrée des Estrets.

Sur 200 mètres de long, le canyon de la rivière Matarraña se rétrécit à 1,5 mètres avec des falaises de 60 mètres de haut. L'eau reflète le petit bout de ciel que l'on peut voir en haut ...

Au Pays des Trois Royaumes : dans celui d'Aragon
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Au Pays des Trois Royaumes : dans celui d'Aragon
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A la fin du détroit, Sarah a voulu voir si on pouvait continuer mais ....

Il ne reste qu'à faire demi-tour. Nous avons cependant pris une petite variante, sur une portion, qui nous a fait grimper un peu dans la forêt où nous avons trouvé d'autres curiosités : des arbres assez particuliers, et un vautour pétrifié qui prend son envol. Le voyez-vous ?

Au Pays des Trois Royaumes : dans celui d'Aragon
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Et retour au parking, après le tunnel ...

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Et demain, nous passerons la journée dans le Royaume de Valence. Attention, surprise ! 💥

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29 janvier 2023 7 29 /01 /janvier /2023 14:04

 

Cette fois, c'est avec Sarah et Toddy que je suis partie en Espagne.

 

Au pays des Trois RoyaumesAu pays des Trois Royaumes

Avant d'arriver aux confins des Trois Royaumes, nous avons fait un arrêt dans le Delta de l'Ebre.

C'est une vaste plaine sédimentaire formée par les alluvions déposées par l’Ebre. Avec ses 7736 ha, le Parc Naturel du Delta de l’Ebre est la principale zone humide de Catalogne et un site majeur en Europe.

Le paysage naturel formé, entre autres, par le fleuve, la mer, les baies, les plages, les dunes, les salines, les forêts de rive, les lagunes littorales et les îles fluviales abrite, avec les rizières, une faune très variée.

Et bien sûr, nous avions une grande envie de voir des flamants roses. Pour cela, la Laguna de la Tancada est l’espace naturel parfait pour l’observation des oiseaux, avec la plus forte densité de flamants roses de tout le Delta.

Nous sommes arrivées au mirador au lever du soleil, par un petit matin frisquet, et les grands oiseaux avaient plutôt envie de rester au chaud dans leurs plumes ...

 
Au pays des Trois Royaumes
Au pays des Trois Royaumes
Au pays des Trois Royaumes

L'absence de relief confère au paysage du delta de l'Èbre une esthétique singulière variant au rythme des saisons. On peut y rencontrer aussi bien des zones de cultures maraîchères et fruitières que des rizières. Sa partie littorale est cependant dominée par de vastes lagunes entourées de roseaux et de joncs.

Peu à peu, les oiseaux ont commencé lentement à s'agiter ... mais nous ne sommes pas des observatrices patientes !

Au pays des Trois Royaumes
Au pays des Trois Royaumes
Au pays des Trois Royaumes

C'est surtout le froid qui nous a décidées à changer d'endroit. Et nous avons pu voir d'autres flamants de plus près.

Mais les photos d'envol, dont nous rêvions, je les ai trouvées sur internet !

Au pays des Trois Royaumes
Au pays des Trois Royaumes
Au pays des Trois Royaumes
Au pays des Trois Royaumes
Au pays des Trois Royaumes

La périphérie du parc naturel est caractérisée par des sols salins et de grandes plages de sable désertiques délimitées par des dunes.

La Punta del Fangar est située au nord du delta de l'Ebre. Il s'agit d'une péninsule d'une longueur de 7 km et d'une largeur de 3 km qui s'avance dans la mer. Nous avons suivi  la longue plage Del Fangar, mais seulement jusqu'au phare du même nom. Quelques deux heures de marche ! Et le défi du retour ? le faire les pieds dans l'eau ! Brrr .... elle est froide ! Et Toddy n'aime pas trop ça !

Au pays des Trois Royaumes
Au pays des Trois Royaumes
Au pays des Trois Royaumes
Au pays des Trois Royaumes
Au pays des Trois Royaumes
Au pays des Trois Royaumes
Au pays des Trois Royaumes
Au pays des Trois Royaumes
Au pays des Trois Royaumes

Le titre de cet article ne vous a pas intrigué ?

 

"Au pays des Trois Royaumes". De quels royaumes s'agit-il ?

 

Il s'agit des royaumes d'Aragon et de Valence, et de la Principauté de Catalogne, qui avaient leur frontière historique commune au Tossal dels Tres Reis (1356 m). La légende raconte que les trois monarques ont décidé de tenir un parlement à cet endroit, permettant d'établir des relations sans avoir à quitter le territoire qu'ils gouvernaient.
 
Situé dans le massif montagneux des Puertos de Beceite, le Tossal (la Table des Rois, en français) borde les municipalités de Valderrobles dans la province de Teruel (Aragon), Cenia dans la province de Tarragone (Catalogne) et Puebla de Benifasar dans la province de Castellón (Communauté de Valence).

C'est donc cette Réserve Naturelle des Puertos qui est le but de notre voyage, à une trentaine de kilomètres du delta de l'Ebre ... à vol d'oiseau.

Alors nous quittons la Mer pour la Montagne. A très bientôt 🙋

Au pays des Trois RoyaumesAu pays des Trois Royaumes
Au pays des Trois RoyaumesAu pays des Trois Royaumes
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29 janvier 2022 6 29 /01 /janvier /2022 11:19

Et si nous ne nous étions pas perdus, qu'aurions-nous vu ?

 

Cet échec m'a laissée sur ma faim.

A la mi-janvier, Sarah m'a proposé de m'emmener une nouvelle fois aux Bardenas, qu'elle connait bien, et de me guider pour profiter pleinement de ces paysages.

Nous voilà donc parties pour la Pisquerra, et par le bon itinéraire, nous entrons dans le mystère des Bardenas et son labyrinthe, sculpté comme une glace à l'italienne ! Là où furent tournés des scènes de nombreux films comme Game of Thrones, James Bond, Lost in La Mancha ...

A un moment, nous apercevons, du dessus, le mirador où j'avais été avec Alain, et son escalier cassé ...

 

Retour en Bardenas
Retour en Bardenas
Retour en Bardenas
Retour en Bardenas
Retour en Bardenas
Retour en Bardenas
Retour en Bardenas

Il est interdit de grimper au sommet de la Pisquerra, car c'est une terre très fragile et friable, mais on en voit nettement l'ancien l'itinéraire.

Pour redescendre, nous empruntons une sorte de piste de bobsleigh, et nous arrivons enfin à la Cabane de la Pisquerra (*** !) pour un repos bien mérité (pour moi).

Retour en Bardenas
Retour en Bardenas
Retour en Bardenas
Retour en Bardenas
Retour en Bardenas
Retour en Bardenas
Retour en Bardenas

Parce que c'est un lieu terriblement attractif (et romantique) nous sommes retournées, en vélo, au Castillo de Peñaflor.

Selon la légende, ce château médiéval était, au cours du 15ème siècle, la prison de la princesse Doña Blanca de Navarre, qui recevait pendant son emprisonnement la visite de son amant Sanchicorrota, un célèbre bandit qui confondait la loi en mettant les fers de son cheval dans le mauvais sens, égarant ainsi ses poursuivants lorsqu'il rendait visite à la princesse.

Sanchicorrota a réellement existé et a dominé par ses pillages dans ces régions. Juan II a essayé de le capturer et Sancho s'est suicidé juste avant. Malgré cela, son cadavre a été exposé en public à Tudela. En raison des abus de Juan II, Sanchicorrota a toujours été considéré comme un héros par le peuple. Une sorte de Robin des Bois à l'espagnole.

Ce château a été construit par le roi Sancho El Fuerte au XIIIe siècle pour garder la frontière avec l'Aragon et mettre un terme au banditisme qui ravageait les Bardenas. Il a été construit avec une petite tour centrale qui servait à la fois de tour de guet et de logement pour une petite garnison, et une enceinte fortifiée autour. Aujourd'hui, il ne reste que les ruines de la tour, d'aspect médiéval. Sa petite forêt, dans laquelle perdrix, sangliers, lapins et lièvres étaient abondamment chassés, a été le théâtre de nombreuses chasses royales. Et il en reste. Nous en avons vu de nombreuses traces. Mais les arbres ont brûlé récemment, et il faudra attendre que la forêt se reconstitue ...

Une dernière image de ce lieu magique, et aussi une d'internet, vue de drone ou d'avion.

 

 

 
Retour en Bardenas
Retour en Bardenas
Retour en Bardenas

Avec toutes ce falaises, bien sûr, il y a des vautours ... et des champignons !

(cliquez sur les images pour voir les vautours de plus près)

Retour en BardenasRetour en BardenasRetour en Bardenas

Un autre mini-desert ...

Sarah m'a aussi fait découvrir, à une cinquantaine de kilomètres à l'est, dans la Province de Saragosse, un autre paysage d'érosion de terres argileuses par la pluie : Los Aguarales de Valpalmas

Ce sont comme de mini-bardenas, ciselées très finement. La hauteur des falaises, qui atteint 150 m dans les Bardenas, culmine ici à 20 m. De même les colonnes et pinacles, de 3 m ici, iront jusqu'à 30 m dans les Bardenas.

Nous y sommes arrivées presque au coucher du soleil ...

Voici d'abord ce paysage vu du dessus, depuis la falaise :

 

Retour en Bardenas
Retour en Bardenas
Retour en Bardenas

Bien entendu, vue la fragilité des... "concrétions", on n'y touche pas, et le cheminement est tracé et encadré.

Retour en Bardenas
Retour en Bardenas
Retour en Bardenas
Retour en Bardenas
Retour en Bardenas

J'ai profité du passage à Saragosse pour ajouter à ma collection de Cathédrales la très célèbre Basilique de Nuestra Señora del Pilar.

La basilique est consacrée à une statue de la Vierge fort vénérée en Espagne , à tel point que de nombreuses Espagnoles portent le prénom de Pilar (Pilier !). La Vierge du Pilar est patronne de la garde civile, et surtout de l'Hispanité. Sa fête, le 12 octobre, donne lieu à Saragosse à une longue semaine de festivités. La basilique est par ailleurs le centre d'un pèlerinage réputé.

Selon la tradition, l'apôtre Jacques serait venu évangéliser la péninsule ibérique vers l'an 40. Il se serait d'abord découragé face aux difficultés de la tâche ; c'est là qu'au bord de l'Ebre lui serait apparue la Vierge Marie (par un phénomène de bilocation, car elle habitait alors à Ephèse, avec l'apôtre Saint Jean) sur une colonne de marbre, pour l'encourager à prêcher, en lui promettant que jamais la foi ne ferait défaut en Espagne. Jacques aurait alors élevé une chapelle destinée à abriter l'image miraculeuse de la Vierge à l'endroit même de l'apparition, créant ainsi ce qui fut le premier sanctuaire marial de la chrétienté.

Retour en Bardenas
Retour en Bardenas
Retour en Bardenas
Retour en Bardenas
Retour en Bardenas

Celle-ci, je l'ai empruntée à Wikipédia :

Retour en Bardenas

Et pour finir, un petit arrêt en cours de route : l'ermita de Castro

Retour en Bardenas

A bientôt ...

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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 12:36

Nous ne sommes pas encore lassés des canyons. Nous explorons donc la Foz de Biniès, après avoir été voir le village et son château.

¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon

La Foz de Biniés est une spectaculaire vallée très encaissée entre Berdún et Ansó,

Le canyon a été creusé par la rivière Veral pendant des siècles, à force d’éroder les pierres calcaires qui formaient son lit. Le résultat est une parmi les gorges les plus belles de toutes les Pyrénées. On peut contempler des parois verticales de plus de 200 mètres de hauteur. Le contraste est apporté par les tronçons les plus étroits de la gorge, vraiment impressionnants. Mais nous l'avons faite en voiture. Pas le courage de sortir les vélos pour faire 6 km A/R.

¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon

Un petit détour par Aínsa**.

Dotée de privilèges par le roi Alphonse 1er le Batailleur, la cité connu son heure de gloire entre le 11ème et le 16ème siècle. Aujourd'hui, elle est plutôt tournée vers le tourisme. A preuve, la Plaza Mayor, un jour d'octobre. Qu'est-ce que ça devait être au mois d'août !

¡Olé !  retour par l'Aragon¡Olé !  retour par l'Aragon

Aínsa est la capitale du Sobrarbe, petite région qui se considère comme le berceau de l'Aragon, et où l'aragonais est encore couramment employé. C'est ici que la légende situe, au début du 8ème siècle, ce "royaume démocratique" mythique dont les rois, élus par leurs pairs, juraient, à leur entrée en fonction, de respecter les droits de leurs concitoyens. (on aimerait que ce mythe redevienne réalité !)

Ce qui reste du château, le donjon, abrite un éco-musée, tandis que la Ville Haute offre encore de belles demeures traditionnelles.

¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
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¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon

Construite aux 11è et 12ème siècles, l'église Santa Maria est d'une remarquable simplicité. Elle conserve néanmoins une belle crypte et un mini cloitre du 13ème siècle.

¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon

Retour à Torla pour retenter la balade que nous n'avions pas pu faire à l'aller à cause du mauvais temps. Las ! Ce sont les 3 derniers jours d'ouverture du Parc Nationale. On ne peut donc y entrer qu'en bus ... si on a la patience d'attendre plus de 200 mètres de queue serrée ! Sûrement au moins 2 heures ! Pas pour nous.

Nous irons donc faire notre dernière balade à la Station thermale de Panticosa. Michelin donne 2 étoiles aux Gorges del Escalar qui permettent d'y arriver. Ça ne les mérite certainement pas. Mais le cirque montagneux qui entoure le Lac d'Escalar est de toute beauté, et collectionne les cascades. Belle balade avant de rentrer en France par le Col du Pourtalet.

¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon
¡Olé !  retour par l'Aragon

Rentrée d'Espagne, les voyages ne sont pas pour autant finis !

Mes prochaines découvertes, la semaine prochaine ....

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21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 18:44

Depuis le Pico de Tres Mares, nous avons longé le Lac de l'Ebre, en vue de passer la nuit sur ses bords. Difficile à trouver ! Apparemment, nous n'avons pas choisi la bonne rive ! (celle du nord)

¡Olé !  en Castilla y León

Mais qu'à cela ne tienne. nous rejoignons l'Ebre le lendemain pour en suivre les Gorges, bien qu'elles ne soient même pas évoquées dans mon Michelin (honte à lui !). Et là, excellente surprise ! Nous arrivons dans le charmant village de Orbaneja del Castillo.

Le village est entouré de roches calcaires érodées par le vent et l’eau. Magnifique !

¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León

Le stationnement n'est pas facile, et ce n'est qu'en repartant, au détour d'un virage, que nous avons découvert la cascade, à gauche de la route, et les petites mares bleu turquoise, à droite. Vite quelques photos.

¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León

Mais pour pallier à la défaillance de Michelin, je vous conseille de cliquer sur ce lien que je ne découvre que maintenant, et qui me donne très envie d'y retourner ...

 

Un peu plus loin, nous avons laissé le camping-car à un parking pour continuer les gorges en vélo, jusqu'à une belle cascade ... à sec !  🤥

¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
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¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
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Autre vision : une petite route nous a menés au-dessus des gorges. Fabuleux !

¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León

Et ainsi nous sommes arrivés au petit village de Pesquera del Ebro.

¡Olé !  en Castilla y León
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¡Olé !  en Castilla y León
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Et nous poursuivons vers l'Est, car telle est la route du retour.

Nous quittons l'Ebre pour remonter quelques uns de ses affluents, qui nous mènent jusqu'au Puerto de Orduña, "frontière" avec la province de Àlava.

Au passage, la curieuse montagne de San Pantaleón de Losa, surmontée de son ermitage.

¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León

Le Puerto de Orduña est un col à 900 m, duquel on accède au Monte Santiago. Panorama garanti au mirador d'Esquina Ruben** .... sauf en cas de brouillard. Voilà  une photo d'internet, et la mienne, dans le brouillard, pour comparer :

¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León

Dans ce plateau battu par les vents s'encaisse une rivière, le Nervión. Son lit aboutit au vertigineux Canyon Delika* dans lequel se précipitent ses eaux. Quand il y en a. Car là aussi, la cascade est à sec. Ce n'est pas la bonne saison.

Voici d'abord les photos du canyon. Les deux mouches noires que vous voyez dans la paroi verticale sont des chèvres !

¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
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¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León

Voilà le Salto del Nervión en deux versions : avec ou sans eau

¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León ¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León

Ce plateau couvert de forêt conserve les vestiges d'un art de la chasse ancestral : une lobera, c'est à dire une construction qui servait pour la chasse au loup.

Ce sont de longs murs de pierres qui confluaient en un profond fossé. De part et d'autre, des cachettes en pierre, les cabañuelas, où se cachaient les chasseurs en attendant que le fauve soit passé. Cette lobera est unique en Espagne de par sa conservation et sa taille. Les deux murs qui mènent à la fosse font  respectivement 545 m et 472 m. La seule échappatoire possible pour le loup, une fois entré entre ces murs, était de tomber dans l'abîme qui s'ouvre à quelques dizaines de mètres.

 

¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León
¡Olé !  en Castilla y León

Le retour se fait plus rapidement que l'aller. Je vous retrouve donc en Aragon pour le prochain (et dernier) épisode.

A bientôt.

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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 12:06

Après San Vicente de la Barquera, nous partons dans la Vallée du Nansa.

Changement de paysage ! Adieu à la Mer Cantabrique et ses falaises, bonjour à la momtagne.

¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure

Dans cette région, les grottes sont nombreuses, qu'elles soient ornées ou à concrétions. Nous avons choisi de visiter celle de El Soplao**

C'est une forêt de sculptures calcaires qui datent de 600 000 ans, sur 14 km de galeries souterraines (dont nous ne visiterons que 1,5 km). Cette grotte est considée comme unique en raison de la qualité et de la quantité des formations qu'elle abrite.

Ce site, exploité comme mine de fer jusqu'en 1979 est resté inconnu jusqu'en 1983. La cavité a été découverte accidentellement lors de forages miniers. Pour y entrer, nous utilisons les installations minières ... adaptées au tourisme !

¡Olé ! en Cantabrie intérieure¡Olé ! en Cantabrie intérieure¡Olé ! en Cantabrie intérieure

On y trouve des formations rares telles que les hélicites (stalactites excentriques qui défient la gravité) et les draperies (feuilles translucides ou drapeaux supendus au plafond).

Comme les photos sont interdites dans la grotte, celles-ci sont d'internet, sauf les deux plus sombres.

¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure

Nous quittons la vallée du Nansa pour celle de la Saja. Au passage, le village médiéval de Carmona, classé pour son architecture montagnarde. Nous ne le verrons que du belvédère, car c'est un autre village médiéval que nous avons choisi de visiter.

¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure

Bàrcena Mayor a étté rénové dans les années 1970-80 et représente un bel exemple d'architecture montagnarde de Cantabrie.

Maisons de pierre ou maisons de bois, toutes ont leur solide balcon fleuri.

 

 

 

 

¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure

Quel plaisir de se promener dans ce joli village,  interdit aux voitures des non-résidents !

Bien qu'étant un cul de sac pour les voitures, il est traversé par une ancienne voie romaine, qui passe sur ce pont.

¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure

Il y a aussi une maison à vendre, mais en triste état ! Elle permet cependant de voir la structure des maisons de bois. Elle a aussi une poutre entièrement sculptée. Avis aux amateurs ...

¡Olé ! en Cantabrie intérieure

Le sud de la Cantabrie, c'est le domaine de l'Ebre, le fleuve le plus puissant de la Péninsule.

Bien que les scientifiques aient déterminé qu'il prend sa source dans les Pics d'Europe, celle-ci est traditionnellement localisée à Fontibre (du latin : Fontes Iberis). L'endroit revêt un aspect symbolique : c'est l'Ebre qui a donné son nom à la péninsule. Et même sacré : un autel et une sculpture de la Vierge y ont été érigés.

C'est un endroit charmant : un petit étang dont l'eau fume légèrement, alimenté par une source dans un clair-obscur tamisé par de grands arbes ...

 

¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure

Mais il ne faut pas s'endormir ! Le Pico de Tres Mares*** nous attend !

Ce pic de 2175 m est ainsi nommé parce qu'il donne naissance à trois grands fleuves qui débouchent dans trois mers différentes :

-  le Hijar, affluent de l'Ebre, qui se jette dans la Méditerrannée.

-  le Pisuerga, affluent du Douro, qui se jette dans l'Atlantique.

-  le Nansa, qui se jette dans la Mer Cantabrique.

Comme ses pentes servent de pistes de ski, une route permet de s'élever assez haut en voiture. Pour atteindre le sommet, il ne nous reste plus que 290 m de dénivelé à monter à pied.

 

¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure

Mais quel panorama *** !

 

On peut contempler les Picos de Europa, où nous espèrons aller l'an prochain, et le barrage de l'Ebre où nous irons demain, et tout petit, dans le col, notre camping-car (entouré en rouge).

¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
¡Olé ! en Cantabrie intérieure
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Pour suivre l'Ebre dans sa course à la mer, nous allons maintenant changer de province. Le prochain rendez-vous sera dans le nord de Castilla y Léon.

A bientôt.

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9 novembre 2021 2 09 /11 /novembre /2021 19:48

Nous voilà revenus sur la côte, à l'Est de la Cantabrie.

Autrefois située sur l'un des chemins populaires de Compostelle, la côte cantabrique a conservé une bonne quantité de trésors de l'art roman et gothique. Les quelques stations balnéaires ou touristiques, qui sont prises d'assaut en juillet/août, sont assez calmes maintenant.

Notre première visite est pour Castro Urdiales, et passé le port, nous sommes tout de suite attirés par le Pont Roman, qui, autrefois, donnait seul l'accès à  l'ermitage de Santa Ana. Il porte la date de 617, ce qui est un âge respectable, et est classé comme Bien d'Intérêt Culturel.

¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie

Sur cette photo, on peut apercevoir les monuments qui jalonnent notre balade : le port, le Pont Roman, l'Ermitage de Santa Ana, le Château, l'église, ...

¡Olé !  la côte de Cantabrie

Voilà le Château, mais il fallait attendre 1 h 30 pour l'ouverture de la visite. Nous avons donc continué notre chemin ...

C'est un édifice du 13ème siècle, mais le phare présent sur l'une des tours ne lui a été ajouté qu'au 19ème.

¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie

L'église de Santa Maria de la Asuncion, commencée au 13ème siècle puis agrémentée de plusieurs chapelles au 17ème, a tout l'attrait d'une cathédrale, bien qu'elle n'en soit pas une. Malheureusement, on ne peut plus la visiter à cause des travaux de restauration.

¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie

En effet, elle est malade. Elle souffre de la maladie de la pierre, nom donné à  une série de pathologies par lesquelles se produisent des réactions chimiques qui transforment la pierre en sable.

Mais comme elle renferme de magnifiques œuvres d'art, vous pouvez, comme moi, la visiter virtuellement en cliquqnt sur le lien.

Vous y trouverez un Christ gothique grandeur nature en bois polychrome du 14ème siècle, la Vierge Blanche en pierre polychrome, de 1,70 m, du 13ème, ou le Christ gisant, signé de Gregorio Fernandez. Parmi les retables, celui du Santo Cristo se distingue par son style pré-churriguéresque et surtout parce qu'il a en son centre un tableau de Zurbarán.


 
¡Olé !  la côte de Cantabrie¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie¡Olé !  la côte de Cantabrie

En revenant vers le port, c'est le quartier des bars à tapas et des restaurants de poissons, et l'Hôtel de ville:

¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie

Aujourd'hui, nous visitons Santillana del Mar**, à l'ouest de Santander.

Malgré son nom, Santillana del Mar ne se trouve pas au bord de la mer mais à quelques kilomètres à l'intérieur des terres.C'est un village-musée qui a conservé intact son patrimoine médiéval. Ses vieilles rues pavées sont bordées de "casonas", demeures seigneuriales aux façades blasonnées et aux balcons fleuris.

En arrivant de bonne heure (9 h 30), nous étions dans un village presque vide. Les touristes arrivent vers 11 h.

¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie

J'aurais aimé visiter la Colegiata, mais un office venait de débuter. Donc, pas de cloître non plus. Dommage ...

 

¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie

Voilà la foule qui arrive, il est temps de partir ...

¡Olé !  la côte de Cantabrie

En poursuivant notre route, nous avons traversé Comillas*. Mais il était trop tard. Impossible de se garer pour visiter le Capricho de Gaudi.

Je n'ai pu saisir que le Palacio de Sobrellano, et au zoom, les toits de l'Université et le dos du Grand Hôtel ! Il me faudra revenir !

¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie

Encore une station balnéaire où on n'arrive pas à se garer : San Vicente de la Barquera*.

Voici les photos que j'ai pu faire en roulant :

¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie

Et nous sommes montés tout en haut de la colline pour photographier la plage.

¡Olé !  la côte de Cantabrie
¡Olé !  la côte de Cantabrie

Maintenant, direction le sud, vers la Cordillera Cantábrica.

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3 novembre 2021 3 03 /11 /novembre /2021 22:53

Depuis Arantzazu, sanctuaire bâti au cœur des montagnes, nous remontons vers le nord, c'est à dire la côte du Golfe de Biscaye, en passant par Elorrio*.

Elorrio est un village fondé en 1356 qui concentre un nombre impressionnant de palais des 17ème et 18ème siècles sur seulement quelques rues, héritage des fortunes accumulées par les échanges avec le Nouveau Monde.

¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye

Beaucoup de palais présentent de très belles loggias et des blasons très ouvragés

¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye

Quant à la basilique de la Purisima Conception (15ème), elle conserve les reliques du saint patron de la Biscaye Saint Valentin de Berriochoa (1827-1861), missionnaire dominicain qui mourut au Vietnam et qui était né dans un de ces palais.

¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye

Et voilà la côte, de loin d'abord, puis de la route, puis en roulant dans je ne sais plus quelle petite ville ...

¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye

Celle-ci je m'en souviens : c'est Ea. Nous y avons fait une jolie balade à pied qui nous a menés près de cet ermitage : Talako Ama. On y vénère l'Immaculée Conception depuis le 16ème siècle. Ses murs étaient autrefois couverts d'ex-votos de marins sauvés de la tempête. Et il est toujours de tradition que les bateaux qui entrent ou sortent de la baie saluent la Vierge Marie en faisant sonner leur corne.

¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye

Le charmant petit port est niché au fond d'une calanque, dans laquelle nous étions à marée basse. Ses maisons anciennes sont disposées le long de la rivière qui se remplira avec la marée.

¡Olé ! en Biscaye
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¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
 
Nous arrivons à l'un des sites les plus spectaculaires du Pays basque. L'ermitage de San Juan de Gaztelugatxe** est perché sur un îlot, et ettesté depuis le 11ème siècle. Il est donc millénaire et sa photo est bien connue :
¡Olé ! en Biscaye

Dommage pour nous, il y a des travaux de restauration, et nous ne pouvons pas y accéder. Nous sommes tout de même descendus ... et remomtés !

¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye

Bilbao ! La ville s'étire sur des kilomètres le long du rio Nervion. Pour la contourner, c'est un long détour. Comment la traverser, en camping-car ?

Tout simplement en empruntant le Pont transbordeur de Biscaye ! Il est près de l'estuaire, et relie Portogalete à Las Arenas. Il s'agit du pont transbordeur le plus ancien au monde, et il vient de fêter ses 125 ans. Il est contemporain de la Tour Eiffel et a été inauguré en 1893. Il a déjà transporté plus de 650 millions de personnes et il est inscrit au Patrimoine Mondial de l'Humanité.

Difficile de faire des photos, tout est allé trop vite : pas de queue à cette heure-là, embarquement, paiement (4,50 euros) et on est déjà arrivé, il faut vite débarquer (6 voitures) et dégager ! à droite ou à gauche ? vite !

¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye

Et la plus belle, celle qui explique tout, celle d'internet que je ne pouvais pas faire :

¡Olé ! en Biscaye

Une dernière balade en Biscaye. Ce sera moitié vélo/moitié à pied, dans la région occidentale de la Biscaye :  la vallée de La Carranza.

C'est une région au relief accidenté, dont les vallées et les villages, encore tournés vers une économie pastorale et agricole, ont conservé toute leur authenticité. Abritée par les montagnes, cette vallée conserve l'un des profils les plus sauvages de toute la Biscaye.

Au départ del Alto de Ubal, quelques fermes dans un col, l'itinéraire commence sur les pentes du Mazo (821 m), traverse les vastes prairies qui dominent la Sierra de Ubal et pénètre dans le calcaire fracturé de son plateau karstique, au nord de la vallée. À destination, la Ventana Relux. C'est une arche naturelle avec un gouffre impressionnant et une vue spectaculaire sur les gorges de la rivière Carranza.

 

 

¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
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¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye
¡Olé ! en Biscaye

Et la Cantabrie n'est pas loin : il suffit d'enjamber la Cordillera Cantabrica pour arriver à la côte.

A bientôt.

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28 octobre 2021 4 28 /10 /octobre /2021 18:44

Nous continuons vers le sud sur cet itinéraire appelé « la Route des Trois Temples ».

Trois styles pour trois sanctuaires de Guipuzcoa : le baroque à Loiola, le roman avec La Antigua à Zumarraga, et le contemporain à Arantzazu.

 

Voici donc, après Azpeitia, le Sanctuaire d’Ignacio de Loyola.

Il est situé dans le quartier de Loiola, construit autour et englobant le manoir natal de saint Ignace, ce prêtre et théologien basque-espagnol, né en 1491 à Loiola et mort en 1556 à Rome. Il est l’un des fondateurs de la Compagnie de Jésus (les Jésuites).

C’est un complexe monumental de style baroque churrigueresque*, tout plein d’œuvres d’art et avec des centaines de reliques, ce qui en fait l’un des principaux centre de pèlerinage d’Espagne.

La construction de la basilique de Loyola fut entamée au 17ème siècle. et son inauguration eut lieu en 1738.

* Le baroque churrigueresque est l'aspect que prend le baroque en Espagne au XVIIIe siècle et qui se caractérise par une abondance ornementale. Il développe en particulier les valeurs décoratives d’éléments singuliers tels que le retable, le portail et la façade.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples

Nous sommes arrivés à 9 h 30, et comme tous les monuments et commerces en Espagne, les visites ne commencent qu’à 10 heures. Je commence donc à prendre des photos de l’extérieur, et je vois la porte ouverte. Alors j’entre. A l’intérieur, deux femmes bavardent, chiffon à la main. Je fais mon tour, tranquillement, trouvant le sanctuaire bien mal éclairé !

D’un seul coup, tout s’allume, mais je n’ai le temps de prendre que 2 photos de l’orgue, car une voix peu aimable me demande : « Comment êtes-vous entrée ? »

- ben, par la porte !

- Mais c’est fermé.

- non, c’est ouvert.

En fait, les femmes de ménage avaient oublié de refermer. Et elle m’a mise dehors, car il était 9 h 55. Je ne suis pas revenue après, ce qui explique que mes photos soient un peu sombres … sauf celles d’internet.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples

J’ai néanmoins beaucoup admiré la coupole et sa gracieuse lanterne, que l’on peut voir sans se tordre le cou grâce à un judicieux miroir. Et là, il y a la lumière du ciel.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples

Et j’aurai voulu pouvoir toucher les marqueteries de marbre et de jaspe des colonnes du retable. Quel travail d’artiste !

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples

Et voici Saint Ignace, ou du moins sa statue en argent, photo d’internet :

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples

Si certains endroits privilégiés sont empreints de l'atmosphère d'époques révolues et invitent à la spiritualité, tel est bien le cas de l'ermitage de Santa María La Antigua.

Poursuivant notre chemin vers le sud, à environ 20 kilomètres d’Azpeitia, nous rejoignons la commune de Zumarraga, autrefois fortement liée au travail du fer, et poursuivons jusqu’à l’ermitage qui domine la ville. L'ermitage de Santa María (La Antigua) est considéré comme la cathédrale des ermitages basques. Il fut probablement érigé sur un ancien fort de défense du 12ème siècle.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples

On peut être séduit par son extérieur roman et sa porte gothique, mais c’est surtout son étonnant intérieur en pierre et en bois qui emporte l’admiration par le côté aérien et chaleureux de sa nef unique. Celle-ci est en effet dominée par une galerie et une magnifique charpente** de bois dont tous les éléments sont visibles.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples

Admirez les détails dans la sculptures des poutres et de la galerie ...

Photos d'internet, car mon zoom n'était pas très net.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples

Le troisième temple est celui d'Arantzazu**.

Il est situé à 10km d'Oñati, au milieu d'une succession de ravins et cavités, montagnes rocailleuses et petits cours d'eau qui se perdent au fond de la vallée, jusqu'en bas du sanctuaire, à 800m d'altitude.

Surprise : c'est un édifice moderne impressionnant !

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples

En fait, le Sanctuaire d'Arantzazu, perché dans la montagne et édifié sur des terrains rocailleux dans une zone sauvage et naturelle, a pris la place d'un sanctuaire qui existait depuis le 15ème siècle. Victime d'un incendie en 1553, il est entièrement détruit. Reconstruit, un nouvel incendie en 1622 dévaste les installations, et seule la statue de la Vierge est sauvée.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples

C'est en 1950 qu'a été prise la décision de remplacer l'ancien sanctuaire mis à mal par le temps, un troisième incendie en 1834, et les guerres carlistes.

Donc on décida de faire une nouvelle basilique qui soit véritablement solennelle par sa dimension et qui plaise, mais surtout qui s'exprime dans un langage artistique moderne. Un concours d'idées a été convoqué pour l'occasion. Résultat : deux tours et un immense campanile en pierre calcaire taillée en pointe de diamant dressent leur silhouette dans ce site à la fois verdoyant et minéral, selon le côté où l'on regarde. Et une frise de 14 apôtres au-dessus des portes décorent la façade.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples

Avant d'entrer à l'intérieur, voici la légende de la Vierge d'Arantzazu :

Un berger aurait découvert une petite statue de la Vierge avec son enfant dans ses bras, cachée dans une touffe d'épines, près d'une sonnaille. À sa vue, il se serait écrié :

Arantzan zu ?
Dans les épines, toi ?

Cette vierge est devenue la sainte patronne de Guipuscoa.  Mais elle est, en fait, assez petite, ne mesurant que 36 cm de haut.

En revanche, le retable de Lucio Muñoz, dans lequel elle est nichée, est impressionnant, il a des dimensions imposantes, monumentales… La source de lumière provient d’une grande fenêtre située au-dessus. Réalisé en 1962, d’une superficie de 600 mètres carrés et sculpté dans le bois, il donne à la pièce l’aspect d’une grotte obscure. Il s’agit d’une évocation du paysage des ravins qui entourent l’église.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples
¡Olé !  en Guipuzcoa : la Route des Trois Temples

Arantzazu est dans un cul de sac. Il faut donc faire demi-tour jusqu'à Oñati. Puis nous prenons la direction d'une autre province basque : la Biscaye.

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23 octobre 2021 6 23 /10 /octobre /2021 17:04

Ce n’est pas d’un vol que, depuis Estella-Lizarra sur le Camino Francès, nous sommes arrivés à Pasaia, près de l’Océan, à quelques kilomètres de San Sebastian. Nous avons pénétré dans cette province basque de Guipúzcoa par une petite route de montagne, et je ne me souviens pas du nom de ce Col où nous avons fait halte pour la nuit, en présence de ces Pottoks (prononcer Potioks).

Le pottok est une race de poneys vivant principalement à l'ouest du Pays basque, dans les Pyrénées. D'origine très ancienne (probablement du Paléolithique), il présente des ressemblances morphologiques avec les chevaux des peintures rupestres de la même région. Utilisé pendant des siècles par les habitants du Pays basque pour divers travaux d'agriculture, il fut également mis au travail dans les mines.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte

Garés sur un parking qui domine Pasaia Donibane nous sommes partis en vélo à l’assaut du Jaizkibel, petit mont mythique de 584 m, qui dévoile l’embouchure de la Bidassoa et Irún, la côte basque française et la montagne de la Rhune.

Malheureusement, le ciel était couvert et le vent violent. Donc peu de photos, et plutôt ratées.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte

Après le point culminant de la route, à 455 m, redescente vers Fuenterrabia en passant par la chapelle de Nuestra Señora de Guadalupe, fréquentée par les pèlerins du Camino del Norte.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte

Arrivés au bout de la presqu’île, pique-nique rapide au bord de la côte et retour par une autre route qui longe la côte avant de remonter les 455 m.

La pluie nous a surpris quand il restait encore 12 km à faire sur les 35 du total. Dommage …

¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte

Et maintenant, pour ceux qui ne sont pas très forts en géographie, voici une petite carte des provinces du nord de l’Espagne. Ce voyage-ci ne concerne que les provinces dont le nom est écrit en rouge. Les trois provinces colorées en turquoise forment le Pays Basque.

Nous sommes donc en ce moment dans le Pays Basque, la Province de Guipúzcoa, près de la ville de San Sebastian dont nous n’avons visité (mea culpa) que le magasin Décatlon, pour y acheter des pédales pliantes afin de ranger plus facilement les vélos dans la soute.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte

La minute de l’instit, définition du mot flysch : Formation sédimentaire détritique, souvent épaisse, constituée par des alternances répétées de grès plus ou moins grossier et d'argile plus ou moins schisteuse, provenant de l'érosion de chaînes de montagne en cours de surrection.

 

Eh bien ce flysch, nous sommes allés le voir à Zumaia, où il affleure de deux façons : en falaises presque verticales, et en large plate-forme horizontale formée par une séquence interminable de couches de roches aiguisées et capricieuses. Mais cette formation-ci, nous ne l’avons pas vue, car nous sommes arrivés quand la marée les recouvrait presque totalement, et attendre la marée basse … trop long.

Voici ce que nous n’avons pas vu (photo d’internet)

¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte

Mais voici ce que nous avons vu, les falaises, tout de même très belles.

¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte

Et pour les amateurs, quelques photos de la ville et du port

¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte

Puis nous nous éloignons de la côte pour aller à côté de Zestoa, pour visiter Ekainberri. C’est à dire le fac-simile de la Grotte d’Ekain. Celle-ci fut la première grotte ornée fermée au public dès sa découverte, et classée au patrimoine mondial de l’humanité en 2008. C’est à cette occasion que fut construit le blockhaus qui abrite sa réplique.

Découverte en 1969, la grotte d'Ekain abrite des dizaines de représentations de chevaux, isolés ou en troupeaux, ainsi que des bisons et des cerfs, tous datés d'il y a 14 000 à 10 000 ans environ, donc au Magdalénien (fin du Paléolithique supérieur). On y a répertorié pas moins de 59 dessins, dont 39 sont des chevaux. Courts sur pattes, la crinière droite et quelques zébrures aux pattes, caractéristiques que l’on retrouve chez les Pottok dont j’ai déjà parlé, ou les chevaux de Prjevalski, en Mongolie.

Parmi les autres peintures et gravures de la grotte, on trouve des rhinocéros, des ours, des cerfs, des bisons mais aussi, fait plus rare, des poissons. Des squelettes d’ours ont aussi été retrouvés dans la grotte.

Bien sûr, les photos sont interdites, et j’en ai trouvé très peu sur internet. Les voici :

¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte
¡Olé !  en Guipuzcoa : la côte

Nous allons continuer vers le sud, par de petites routes, sur un itinéraire appelé "La Route des Trois Temples".

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  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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