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24 novembre 2019 7 24 /11 /novembre /2019 10:03

Il fait très froid, aujourd'hui, et le vent est glacial. Trop froid pour prendre les vélos. Donc nous irons à pied, ça nous réchauffera !

Direction :  la Montagne Sainte Geneviève et le Quartier Latin.

 

En chemin, nous croisons la Manufacture des Gobelins.

L’histoire des Gobelins débute au XVe siècle. Jehan Gobelin, originaire de Reims, crée un atelier de teinture quelque part dans le faubourg Saint-Marceau. Quelques décennies plus tard, ses descendants acquièrent de vastes terrains sur les bords de la Bièvre, dont les eaux sont réputées pour leurs qualités tinctoriales. Ils y bâtissent de vastes ateliers.

En 1662, Colbert rachète la propriété pour la Couronne, et regroupe les ateliers de teinturerie et de tissage. Et il installe dans l'enclos des Gobelins non seulement des peintres et des tapissiers mais encore des orfèvres, des fondeurs, des graveurs et des ébénistes. Sous la direction de Le Brun, ces trente années constituent l’âge d’or de la Manufacture qui réalise alors sept cent soixante-quinze pièces, dont cinq cent quarante-cinq rehaussées de fil d’or.

Rattachée à l’administration du Mobilier national depuis 1937, la Manufacture nationale des Gobelins tisse comme il y quatre siècles, des tapisseries d’après des œuvres contemporaines, témoignant ainsi des multiples possibilités d’un mode d’expression ouvert à toutes les tendances esthétiques et contemporaines. À ce jour, les ateliers emploient 30 agents et disposent de 15 métiers à tisser. Chaque année, ce sont six à sept pièces qui « tombent de métier ». 

Paris à pied

La partie Est du Quartier latin, autour de la rue Mouffetard, est l’un des plus vieux quartiers de Paris. Son histoire commence au 1er siècle, avec les Romains.

 

La rue Mouffetard est l’une des plus anciennes rues de Paris, empruntant le tracé d’une ancienne voie romaine qui menait en Italie. Repaire des clochards et refuge de la pègre parisienne, Mouffetard était un des quartiers les plus malfamés et sales de la capitale. Son nom viendrait d’ailleurs du terme Mouffette, ou la Mouffe, faisant référence aux odeurs pestilentielles émanant de la rivière la Bièvre et des industries des riverains (tanneurs, écorcheurs ou autres bouchers). C'était "la rue qui pue".

Aujourd’hui, l’ambiance s’est nettement réchauffée, et l’on s’y rend principalement pour manger, festoyer et faire des emplettes sur ses nombreux étals de marché.

Au lieu de la descendre, nous sommes partis d'en bas. 650 m de montée, ça va nous réchauffer. D'abord cette étrange façade entièrement peinte, au pied de la rue, au 134. Internet nous apprend qu'elle n'est ainsi que depuis 1931, et que ce décor a été réalisé en sgraffites par un maçon Italien, en s'inspirant de la Renaissance. Et bien sûr, elle est classée par les Monuments Historiques.

Véritable enseigne à l’échelle de la maison, on y retrouve cochon, biche, sanglier et cerf au dessus de quatre cartouches représentant des scènes champêtres… Quoi de plus normal quand on sait que le rez-de-chaussée abritait depuis 1928 la charcuterie Facchetti et que le commerçant souhaitait la plus belle façade de la rue !

Paris à pied

Voici la célèbre Place de la Contrescarpe. Son nom vient d’un terme de fortification militaire : la zone de contre-escarpe, désigne la paroi du fossé entourant un mur d’enceinte d’une ville, du côté de la campagne. Cela nous rappelle qu’au Moyen Age, passait non loin d’ici le mur d’enceinte de la ville de Paris, construit par Philippe Auguste au 13ème siècle. Ce lieu fut de tout temps très animé : des domestiques, des porteurs de chaises, des montures y stationnaient, on s’y réunissait pour s’amuser. Et, au 18e siècle, les désordres fréquents justifièrent la création d’une caserne proche de gardes françaises.

Petite, intime, agréablement ombragée et entourée de terrasses de cafés animées, c'est l'une des places les plus agréables de Paris !

Paris à pied

Après la maison de Verlaine et "l'éloge de l'arbre", de Pierre Alechinsky, nous tournons à gauche en direction de l'église Saint Etienne-du-Mont et la Place Sainte Geneviève.

 

Paris à pied

Ici, sa silhouette et son dôme se détachent sur la montagne Sainte-Geneviève, colline historique du Quartier latin. C'est le Panthéon qui abrite dans sa crypte, depuis la Révolution française, une nécropole de grands personnages de la république - dont Victor Hugo, Marie Curie et Alexandre Dumas.

Paris à pied

Le saviez vous ? Avant d'être le monument dédié aux grands Hommes de la République Française, le Panthéon était une église.

En 1744, Louis XV décide de reconstruire l'Eglise Sainte-Geneviève, qui tombe en ruines au sommet de la Montagne Sainte-Geneviève. Elle fait, en effet, bien pâle figure à côté de la belle église Saint Etienne-du-Mont. En 1764, la première pierre est posée par le Roi lui-même.

L'architecte Jacques Germain Soufflot, fervant admirateur de l'architecture greco-romaine, choisit de la construire sur un plan de croix grecque; et c'est tout le style architectural de l'église qui s'en voit imprégné, à en juger par ses belles colonnes corinthiennes. 

S'ensuit une période un peu chaotique. Durant la Révolution Française, l'édifice est démis de ses fonctions religieuses et devient un temple destiné à accueillir les cendres des grands hommes luttant pour la liberté française. Après des travaux d'aménagement opérés par De Quincy, le Panthéon redevient une église en 1806.

Laïc sous la Monarchie de Juillet, religieux sous Napoléon Bonaparte, puis QG des insurgés pendant la Commune, le Panthéon n'en finit plus de changer de mains. En 1885, l'édifice au Dôme impressionnant devient finalement le monument dédié aux grands Hommes que l'on connait aujourd'hui, avec les funérailles de Victor Hugo

Depuis, le Panthéon a accueilli les dépouilles de grands personnages de la République. Dans la crypte, on trouve, entre autres, les tombeaux de Rousseau, de Voltaire, d'Emile Zola, de Jean Moulin, de Louis Braille, de René Cassin, de Victor Schoelcher, de Jean Monnet, de Marie Curie, la première femme a y entrer, et depuis peu de Simone Veil

On remarque aussi la présence du célèbre pendule de Foucault qui pend sous la Coupole du Panthéon depuis 1851, et prouve la rotation de la terre. 

Pour la visite, je vous invite à regarder cette très belle vidéo :

Le cœur du Quartier Latin : la Sorbonne !

À ses origines, la Sorbonne est un collège pour étudiants en théologie fondé en 1253 au sein de l'Université de Paris par Robert de Sorbon, chapelain et confesseur du roi Saint Louis, ainsi nommé d'après son village de naissance, dans les Ardennes.

L’Université naît au XIIIème siècle de l’organisation en corporation des maîtres et écoliers de Paris. Primitivement installés dans l’Île de la Cité, ces derniers sont venus, dès le XIIème siècle, dans le futur « quartier Latin », rive gauche de la Seine, où la théologie, le droit, la médecine et les arts sont enseignés, en plein air, à des jeunes gens venant des 4 Nations (Française, Picarde, Normande et Anglaise), conférant ainsi à l’Université, dès l’origine, un prestige international.

Le collège de Robert de Sorbon, fondé en 1253, est alors un des nombreux collèges hébergeant sur le flanc de la montagne Sainte-Geneviève des étudiants pauvres.

Très vite, ces collèges deviennent le cadre des disciplines universitaires de Paris, et le Collège de Sorbon une célèbre Faculté de Théologie « LA SORBONNE » qui prendra une part active aux débats Philosophiques et Politiques de son temps, oscillant au gré d’une histoire foisonnante entre un conservatisme jaloux et un libéralisme éclairé.

Au XVIIème siècle, la Sorbonne est reconstruite par l’architecte Jacques Lemercier à la demande du Cardinal Duc de Richelieu, qui en devient le proviseur en 1622.

Fermée par la révolution en 1791, puis devenue atelier d’artistes en 1801, la Sorbonne est, sous la Restauration, à nouveau réaffectée à l’enseignement par le Roi Louis XVIII qui y fait aussi installer l’Académie de Paris et l’Ecole des Chartes en 1821.

A la fin de XIXe siècle, la troisième République la reconstruira à son tour pour faire de la Nouvelle Sorbonne le sanctuaire de l’Esprit, le lieu privilégié de la Connaissance.

Centre de ralliement de la contestation en Mai 1968, l’Université est réorganisée depuis en Universités Autonomes :

  • Paris I panthéon-Sorbonne
  • Paris III Sorbonne-Nouvelle
  • Paris IV Paris-Sorbonne
  • Paris V René Descartes
Paris à pied

A peu de distance, nous arrivons au Jardin du Luxembourg.

Le Palais du Luxembourg, qui donne son nom au jardin, est actuellement le siège du Sénat français.

La construction du palais et du jardin a eu lieu entre 1615 et 1617, lorsque Marie de Médicis, veuve de Henri IV et lassée de la vie au Louvre, décida de faire construire un palais d’inspiration italienne, fait sur mesure.  

Paris à pied

Avec le temps, les terrains avoisinant le palais ont été acquis pour agrandir la taille des jardins. Et c’est en 1792 qu’ils ont atteint leur plus grande dimension.

À la suite de la Révolution française, le Palais est devenu une prison, et il a aussi servi de quartier général aux Allemands durant la Seconde Guerre Mondiale, en installant un bunker dans les jardins.

 

Paris à pied

Nous sommes presque arrivés : en passant par la place de l'Odéon ...

Paris à pied

.... nous arrivons à l'église Saint Germain-des-Prés.

Paris à pied

Les restaurations ne sont pas terminées, mais on peu tout de même admirer celles du haut.

Paris à pied
Paris à pied

Pour comparer, voici une photo des fresques avant la restauration, trouvée sur internet.

Pour voir toutes les fresques restaurées, il faudra attendre encore un an.

Paris à pied

Et maintenant, retour par le métro !

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22 novembre 2019 5 22 /11 /novembre /2019 11:35

Bien sûr, Charly m'a accompagnée dans la capitale !

Aujourd'hui, avec le soleil, nous l'emmenons au Parc Montsouris

Pour prendre le tram sans se faire marcher sur les pattes, il a retrouvé un sac-à-bus.

Mais c'est surtout au retour (heure de pointe) que ça lui a évité des désagréments.

Charly à Paris

Drôle de nom pour ce parc, aménagé à l'anglaise au second empire. Et c'est bien aux souris qu'il doit son nom :  de nombreux rongeurs s'étaient multipliés le long des moulins de la Bièvre.

Le site choisi se situe sur les anciennes carrières  désaffectées de Montsouris. Le lac artificiel était alimenté à l'époque par l'aqueduc d'Arcueil. Une légende veut que le jour de l'inauguration, le lac artificiel se soit vidé et qu'un ingénieur qui avait supervisé sa construction se soit suicidé.

Charly à Paris

Ce parc calme et ombragé qui possède de nombreuses essences d'arbres, est aussi le refuge de plusieurs espèces d'oiseaux. Il est aussi présent dans les arts : cinéma, peinture, chanson (Jacques Higelin), littérature ...

  • Le Jardin, poème de Jacques Prévert :

« Des milliers et des milliers d'années
Ne sauraient suffire
Pour dire la petite seconde d'éternité
Où tu m'as embrassé
Où je t'ai embrassée
Un matin dans la lumière de l'hiver
Au parc Montsouris à Paris
À Paris
Sur la terre
La terre qui est un astre. »

Cette "Promenade dans le Parc Montsouris" est du Douanier Rousseau

Cette "Promenade dans le Parc Montsouris" est du Douanier Rousseau

C'est la saison parfaite pour admirer les Ginko Biloba, ces "arbres aux 40 écus" encore couverts de leurs feuilles d'or, et toutes les nuances de l'automne.

Charly à Paris
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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 18:23

C'est l'automne, la pluie, le vent, le froid ... mais ce dimanche 17 novembre, il fait à peu près beau, et je vous offre une belle promenade à vélo, dans ... Paris !

Une invitation pour un court séjour, et un guide qui connaît son Paris comme sa poche, le parcourant en vélo, je n'allais pas manquer ça !

Nous avons donc rejoint la rive gauche au niveau de ce bateau-phare.

C'est un des rares bateaux-feux (ou bateaux-phares) encore visibles en France, ce type de bateau ayant cessé toute activité sur le territoire national (seulement trois exemplaires sont conservés dans des musées maritimes).

 

Paris à vélo

Baptisé Osprey à l'origine, il fut construit à Dartmouth (Royaume-Uni) et lancé en. Il fut un des derniers light ships (bateaux-feux) irlandais. Il était stationné le long des côtes irlandaises, de 1955 à 1975, date de sa désaffectation. Il fut alors vendu et après plusieurs transformations, il ouvrit à Paris sous le nom de Batofar, comme salle de spectacle, jusqu'en 2018. Revenu du Havre où il était en travaux, il a rouvert cet été sous le nom de Bateau-Phare.

Un peu plus loin, nous passons devant la piscine, où, malgré un froid de 7°, des courageux se baignent, avant d'arriver, en quelques photos, au Pont de Bercy.

Paris à vélo

Je ne peux pas vous citer tous les monuments qui bordent la Seine jusqu'à l'île St Louis, et je ne les ai pas tous pris en photo. Mais en voici quelques uns.

D'abord, le Viaduc d'Austerlitz. C'est un pont ferroviaire qui franchit la Seine, réalisé par l'entreprise Eiffel en 1903 ; il est emprunté par les rames de la ligne 5 du métro. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1986.

Ma photo étant floue, j'ai emprunté celles-ci à internet.

Paris à vélo

La Péniche du cœur, des restos du cœur, amarrée quai d’Austerlitz, sert de centre d’hébergement d’urgence. En 2021 elle ne répondra plus aux normes en termes de conditions d'accueil et de sécurité. L'association de Coluche a donc décidé d'acheter un nouveau bateau pour pérenniser le centre d'accueil et permettre de faire évoluer son projet social, et lance donc une levée de fonds

La cagnotte est ouverte à l'adresse suivante : https ://cagnotte-solidaire.restosducoeur.org

Paris à vélo

Voici qu'apparaît la pointe de l'île Saint Louis, encadrée par les deux Ponts de Sully. Et en prime, deux photos ensoleillées d'internet. Car le temps restait sombre, malgré tout, et je n'avais que mon téléphone. Pas terrible pour les réglages de zoom.

Paris à vélo

Pont de la Tournelle.

Un petit Coucou à Sainte Geneviève, Sainte Patronne de la capitale.

Pour ceux qui l'on oubliée, voici sa légende :

Née à Nanterre en 423, Geneviève était la fille d’un magistrat municipal de Paris. Fervente croyante dès son plus jeune âge, elle récupéra à la mort de son père sa charge au conseil municipal et s’installa à Paris. Vers 20 ans, elle fut ordonnée par l’Evêque de Paris “Vierge Consacrée”.

En 451, Attila et les Huns franchissent le Rhin et partent en campagne contre la Gaule. Ils pillent Metz, Reims, et se dirigent vers Paris. Les parisiens, apeurés par la légende du guerrier barbare, décident de quitter la ville. Geneviève exhorte au contraire Paris à se battre, soutenue par les femmes, prêtes à suivre cette vierge qui prie nuit et jour pour la sauvegarde de la ville.

Miracle, Attila et ses troupes contournent finalement Paris et se dirigent vers Orléans. Les parisiens ne subiront finalement pas la foudre des Huns, sauvés par les prières de la jeune et courageuse Geneviève…. L’histoire raconte aussi qu’Attila n’avait aucun intérêt pour Paris, mais peu importe, une légende était née !

Vous la voyez ici qui protège un enfant (Paris) qui protège lui-même une nef, emblème historique de la capitale.

Paris à vélo

C’est pour cette raison que la statue de Sainte-Geneviève regarde vers l’Est, en direction des troupes d’Attila qui ont miraculeusement contourné Paris.

Mais son sculpteur, Paul Landowski - sculpteur français qui réalisera quelques années plus tard l’une des statues les plus connues au monde : le Christ Rédempteur de Rio de Janeiro- navré par les exigences de cette commande a lui-même dédaigné sa statue, ne participant même pas à l'inauguration du pont en 1928.

Paris à vélo

La place Louis Aragon, à la pointe de l'île St Louis, se situe sous les fenêtres du héros éponyme du roman “Aurélien” de Louis Aragon, un roman d’amour autour de l’histoire impossible d’un couple … Aucun autre emplacement ne pouvait mieux honorer la mémoire de l’écrivain français. En plus, c'est, paraît-t-il, l'une des plus belles vues sur la Seine et Notre-Dame ... ou ce qu'il en reste  crying  crying  crying

 

Paris à vélo

En gros plan, quelques vers du poète sur la plaque de la place :

Paris à vélo

Nous n'irons pas sur l'île de la Cité à cause des nombreux accès devenus interdits autour de Notre-Dame. Nous passons sur la rive droite de la Seine, par le Pont Louis-Philippe, et nous nous trouvons devant l'Hôtel de Ville. Pas la patience d'attendre pour traverser l'avenue et le photographier de face ! C'est un profil 3/4 que je vous offre. Juste de quoi se faire une idée ...

Paris à vélo

Et maintenant, pour compter les ponts, comptez les arches ...

Paris à vélo

Après le beau bâtiment carré du Tribunal de Commerce, voici la Conciergerie, puis le Pont Neuf.

Le pont Neuf est actuellement le plus ancien pont de Paris. C'est aussi le troisième plus long pont de Paris (238 m). Commencé en 1578, sous Henri III et terminé sous le règne de Henri IV en 1607. Du fait du soulèvement de la ville contre le roi, le chantier avait été suspendu pendant dix ans. Il doit son nom à la nouveauté que constituait à l'époque un pont dénué d'habitations et pourvu de trottoirs protégeant les piétons de la boue et des chevaux. Il est aussi le tout premier pont de pierre de Paris à traverser entièrement la Seine. C'est seulement dans les corbeilles qu'étaient érigées de petites boutiques, dont la dernière ne disparaît que vers 1854.

Paris à vélo

Aujourd'hui, les jupons ne volent pas, sur le Pont des Arts !

Cette passerelle construite entre 1801 et 1804 fut le premier pont métallique de Paris, en fonte. Elle avait été imaginée comme base d'un jardin suspendu. Elle relie le Palais du Louvre (alors appelé Palais des Arts, d'où le nom du pont) à l'Institut de France (siège, entre autres, de l'Académie). A l'époque, elle était à péage.

Fragilisée par les guerres et des accidents de la navigation, elle sera fermée en 1977, et heureusement car en 1979 une partie s'écroule au passage d'une barge. Reconstruite et inaugurée en 1984, les amoureux ont pris l'habitude d'accrocher des cadenas d'amour à sa rambarde. Il y en a eu tant que leur poids menaçait la structure du pont.

On le voit maintenant allégé, aérien, enjambant la Seine dans le vent d'automne ...

 

 

Paris à vélo

Pour continuer au bord de la Seine, nous suivons, au milieu des flâneurs de ce beau dimanche, le Port du Louvre. Il s'étire depuis le pont des Arts jusqu'au pont Royal, en contrebas du quai du Louvre.

Ce port existait déjà en 1292 sous le nom de « port du Louvre ». Puis au fil des âges, il a changé plusieurs fois de nom : port aux passeurs, port de Bourbon, port de l'Arche-d'Autriche.  Devenu « port Saint-Nicolas » c'était un port fort important avec un va-et-vient continuel de bateaux arrivant de Londres, et l'étalage de toutes les marchandises qu'on y chargeait et déchargeait journellement, sous l'œil vigilant du service de la Douane, dont les bureaux recouverts de feuillages étaient établis sur le port même, adossés au mur de soutènement du quai du Louvre.

Par décret du 18 juillet 1905 il reprend le nom de « port du Louvre ».

Paris à vélo

C'est au niveau du pont du Carrousel que nous entrons dans le Louvre.

C'est immense ! A droite, le Palais du Louvre, précédé de la pyramide et de la statue équestre de Louis XIV.

A gauche l'Arc de Triomphe du Carrousel, qui précède le Jardin des Tuileries.

Paris à vélo

Que vous dire du Louvre que vous ne sachiez déjà ? Que c'est un ancien palais royal ? vous le savez ! Mais peut-être pas ceci : il s'étend sur une surface bâtie de plus de 135 000 m2. C'est le plus grand palais européen, et le second plus grand bâtiment du continent.  Sa construction est indissociable de l'histoire de Paris. Elle a duré plus de 800 ans, bien que le plan général du palais n'ait été imaginé qu'à la Renaissance. 

Il fut d'abord une forteresse construite sous Philippe Auguste, et terminée en 1202, pour protéger ce côté de la ville, face à la Normandie.

Bien agrandi par la suite, c'est seulement sous Charles V qu'il devient résidence royale. Grand amateur d'art, Charles V, dit "le Sage", y transfère une partie de sa bibliothèque. Selon un inventaire de 1373, celle-ci comportait 973 manuscrits « moult bien escripts et richement adornez ». Il est le premier monarque qui songea à constituer une bibliothèque royale.

En 1527, François 1er décide de faire du Louvre sa principale résidence parisienne. Si, à la mort du roi, le chantier est à peine commencé, son fils Henri II décide de continuer les travaux.

Pendant les guerres de religion qui marquent le dernier tiers du XVIe siècle, le palais du Louvre sert de lieu de résidence à la famille royale quand elle vient à Paris, notamment lors des noces de Marguerite de Valois (qui débouchèrent sur le massacre de la saint-Barthélémy) en 1572. À partir du règne d'Henri III, qui débute en 1574, il devient la demeure principale du roi de France et le restera jusqu'à l'installation de Louis XIV à Versailles en 1682.

Paris à vélo

Ce petit Arc de Triomphe du Carrousel, construit de 1806 à 1808 pour commémorer les victoires de Napoléon de 1805, a été conçu comme une monumentale porte d'entrée pour le Palais des Tuileries. Epargné lors de la destruction de ce dernier par un gigantesque incendie en 1871, il ouvrit au contraire une exceptionnelle perspective en direction des Champs-Elysées et de l'Arc de Triomphe de l'Etoile.

A l'origine surmonté  du célèbre groupe de bronze des Chevaux de Saint-Marc enlevé à la basilique de Venise, celui-ci fut restitué en 1815 mais remplacé par un nouveau quadrige de même inspiration.

 

 

Nous voici maintenant dans le Jardin des Tuileries. On peut y flâner ou paresser au bord des bassins, ou admirer quelques statues de Maillol ... Pour l'histoire, je laisse la parole à un panneau informatif.

Paris à vélo
Paris à vélo

Au bout du Jardin des Tuileries, la Place de la Concorde. Elle est en travaux en ce moment, et n'est pas très jolie. Mais sa principale décoration est toujours là : l'Obélisque de Louxor, offert à la France par le vice-roi d'Egypte Mohamed Ali en 1832. Le monument, d'un poids de 230 tonnes et mesurant 23 mètres de hauteur,  se trouvait à l'origine dans le Temple de Thèbes (Louqsor). Il arrive à Paris sous le règne de Louis-Philippe, après un voyage de quatre années. L'obélisque est recouvert d'hiéroglyphes. Le socle décrit les moyens techniques qui ont permis son transport et son érection sur la place.

Paris à vélo

Avant l'Obélisque, il y a eu d'abord la statue équestre de Louis XV, commanditaire de la place, alors appelée Place Louis XV. Mais la Révolution est passée par là. Exit Louis XV, place à la guillotine sur cette Place de la Révolution. Louis XVI, Marie-Antoinette, Danton et Robespierre, ainsi que 1185 autres têtes sont tombées ici entre 1793 et 1795.

On lui a rechangé son nom, "place de la Concorde", pour symboliser la fin d'une période terrible et l'espoir d'un avenir meilleur.

 

Paris à vélo

Nous n'irons pas plus loin. Les Champs-Elysées, dont nous apercevons au loin l'Arc de Triomphe, seront peut-être pour plus tard. Pour faire demi-tour, soyons fous : c'est le marché de Noël le long de la rue de Rivoli. Bain de foule garanti !

Pas facile de s'y frayer un chemin avec nos vélos à la main !

 

Paris à vélo

En suivant ensuite la Rue de Rivoli jusqu'à la Bastille (facile par la piste cyclable !), nous croisons l'église Saint Germain l'Auxerrois et la Tour Saint Jacques. Mais la lumière baisse, la température aussi. Il faut pédaler vite pour se réchauffer.

Vite, une tisane bien chaude !

Paris à vélo
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30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 10:46

La neige commence à couronner les sommets des Pyrénées, l'or commence à tomber des arbres, le soleil enchante le paysage, c'est le moment d'aller admirer tout ça dans le grandiose Cirque de Gavarnie.

Pour la halte nocturne, ce sera le Plateau de Saugué, à 1630 m, que l'on atteint à partir de Gèdre par une étroite route en lacets. C'est là que je m'aperçois que j'ai oublié mon appareil photos. Tant pis, vous n'aurez que des photos de mon téléphone.

Gavarnie en automne

Un sentier d'interprétation nous amène alors, en une demi-heure, à ce superbe point de vue sur le Cirque.

Gavarnie en automne

Oui, je le reconnais, je n'ai pas fait très fort pour les photos, mais pour ceux qui disposent de 4 minutes, vous trouverez à la fin de la page une très belle vidéo de cette promenade.

Au matin, nous trouvons le village de Gavarnie presque désert. La saison hivernale se prépare, et beaucoup de commerces sont fermés.

Situé à 1400 m sur la route de St Jacques de Compostelle, le village de Gavarnie a été de tous temps un lieu de passage et de commerce entre la France et l'Espagne. En plus d'un Hospital dont la date de fondation est inconnue, les hospitaliers de St Jean de Jérusalem y avaient construit, au 13ème siècle, une commanderie pour abriter les pèlerins, avec sa chapelle, dédiée à Notre Dame de Bon Port (de bon passage). De celle-ci, il ne reste que cette petite chapelle, intégrée dans l'église du 18ème reconstruite autour. On peut y admirer une belle Vierge polychrome du 14ème siècle.

 

Gavarnie en automne

On peut aussi y frissonner à la vue des crânes humains que la légende locale attribue à des Templiers morts au combat en Espagne, voire même exécutés lors de la suppression de l'ordre, le 13 octobre 1307.

Gavarnie en automne

Et puis nous prenons le chemin du Cirque. Suivez le guide ...

 

Gavarnie en automne
Gavarnie en automne

Et voilà la vidéo promise : Gavarnie, comme si vous y étiez !

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 07:50

 

Depuis mon premier voyage dans cette région (voir les liens ci-dessous), j'y étais revenue 2 fois sans succès, à cause du mauvais temps. Cette fois-ci, c'est presque la bonne, puisqu'il faisait beau le matin avec pluie ou orages l'après-midi.

 

En venant de Slovénie, nous avons décidé de gagner le cœur du massif des Dolomites, c'est à dire Cortina d'Ampezzo.

Pour y parvenir, nous nous sommes un peu écartés de la grande route de la vallée pour faire étape au Lac de Sauris. Une petite route qui nous a fait découvrir des paysages somptueux.

Les Dolomites, enfin !

La ville de Cortina d'Ampezzo a accueilli les Jeux Olympiques d'hiver en 1956, et c'est de nouveau elle qui les organisera en 2026, en compagnie de Milan. Admirablement située à 1 210 m d'altitude dans la combe d'Ampezzo, au cœur du massif des Dolomites dont elle est la capitale, Cortina est une élégante station d'hiver et d'été, remarquablement équipée.

De quelque côté qu'on se tourne, les crêtes se découpent sur le ciel, les sentiers sont innombrables ... les randonneurs et les touristes aussi !

Les Dolomites, enfin !
Les Dolomites, enfin !

Nous nous sommes levés tôt pour monter au téléphérique, ou plutôt aux 2 téléphériques successifs, qui mènent au Tofana di Mezzo qui, du haut de ses 3 243 m, dévoile un panorama à couper le souffle sur les montagnes environnantes.

C'est l'une des montagnes les plus "massives" des Dolomites d'Ampezzo; les trois sommets du Tofana sont les plus hauts du Parc National des Dolomites d'Ampezzo, et dépassent 3200 mètres d'altitude.
Au-dessus d'une base d'argile fragile, qui entoure tout le massif, s'élèvent les hautes murailles de Dolomia Principale, qui tirent toute leur expression de la grandiose face sud du Tofana di Ròzes.
Dans les argiles basales, au-dessus du refuge Dibona, des ambres du trias ont été trouvés, parmi les plus anciens jamais trouvés au monde.
Il y a trois cirques glaciaires toujours occupés par des champs de neige, à côté desquels de profonds abysses, encore inexplorés, ont été découverts par la neige.

Déjà, la montée est impressionnante :

 

Les Dolomites, enfin !
Les Dolomites, enfin !

De la terrasse d'arrivée du téléphérique, il faut d'abord monter un long escalier pour atteindre un premier belvédère, à la portée de tous. Pour gagner les autres, il vaut mieux ne pas avoir le vertige, bien qu'un filin permette de se tenir.

Ici vous voyez Dirk sur le chemin du 3ème belvédère, sur l'autre face de la montagne, où Sigrid et moi le rejoindrons tour à tour, l'autre gardant les enfants en un lieu moins exposé (il y a du vent).

Quant au sommet au-dessus, c'est une via ferrata qui permet de l'atteindre.

Les Dolomites, enfin !

Et tout d'un coup, au tournant de la montagne, c'est l'émerveillement !

Les Dolomites, enfin !

Maintenant, nous allons redescendre : le temps a passé, et les nuages arrivent. Ceux qui montent maintenant auront moins de chance que nous ...

Les Dolomites, enfin !

Pour finir, voici une photo d'internet. C'est la grandiose face sud du Tofana di Ròzes. On ne pouvait pas la voir d'où nous étions.

 

Les Dolomites, enfin !

L'après-midi, les nuages vont et viennent. Allés au Lac de Misurina, point de départ de l'excursion aux Tre Cime di Lavaredo que j'avais fait en 2013, nous n'avons pu les apercevoir.

Au vu des kilomètres à parcourir et du temps qui nous reste, nous prenons la belle route qui passe par de hauts cols magnifiques : d'abord, le Passo di Falzarego, 2117 m.

Puis le Passo Fedaia, 2057 m, où passe souvent le Tour d'Italie.

Il est au pied du massif de la Marmolada, plus haut sommet des Dolomites. Culminant à 3 342 mètres, la Marmolada est également appelée la « reine des Dolomites ». Son sommet est constitué de plusieurs pics, et son glacier est le plus étendu des Dolomites.

Le Lac de Fedaia occupe une partie du plateau de ce col, et il aurait fallu grimper sur l'autre rive du lac pour mieux admirer le glacier, comme sur cette photo d'internet, mais le temps ne s'y prêtait pas.

Les Dolomites, enfin !

Nous n'avons fait que quelques photos depuis le barrage :

Les Dolomites, enfin !

La plus belle route que j'ai jamais faite : Passo Pordoi, 2239 m

Passo Sella, 2240 m

Ces cols sont très fréquentés en été par les motos et les cyclistes, mais nous y sommes passés en fin de journée, et c'était parfaitement supportable. Et tellement beau ! On aurait voulu avoir le temps d'y randonner un peu, mais ... il faudra revenir ...

Passo Gardena, 2121 m

C'est dans sa descente vers Ortisei que nous avons passé la nuit, dans un décor grandiose.

Les Dolomites, enfin !
Les Dolomites, enfin !

Nous voilà à Bolzano (Bozen). C'est la grande ville, et c'est la fin des Dolomites, bien que nous soyons toujours entourés de montagnes.

Après tous ces kilomètres, un peu de détente dans la vieille ville.

De belles maisons cossues, des ruelles étroites aux maisons colorées et aux nombreux oriels ...

Les Dolomites, enfin !
Les Dolomites, enfin !
 Près de la frontière avec la Suisse se trouve la petite ville de Glorenza (Glurns).
 
 C'est la plus petite ville du Sud-Tyrol. Elle est considérée comme l’une des plus belles    localités d’Italie et séduit par son atmosphère médiévale.
Les Dolomites, enfin !

Après une dernière nuit en Italie, il ne reste plus qu'à traverser la Suisse pour regagner Lausanne.

Le dernier arrêt sera pour visiter, en Valais, l'intérieur du barrage de la Grande Dixence. Rappelez-vous : Tristan était si content de marcher sur un barrage. Cette fois, encore mieux, il a marché dedans !

Vous en trouverez les photos en explorant cette ancienne page.

A bientôt.

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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 08:36

Je m'étais tellement régalée en Slovénie, que j'ai voulu faire partager mon plaisir à Sigrid et Dirk. Mais cette fois-ci, c'est avec la pluie que nous sommes arrivés. Aussi, chaque fois que je me retrouverai sur mes pas de 2013, je vous mettrai un lien vers mes photos ensoleillées.

Pour commencer, voici Skofja Loka, sous la pluie ...

Retour en Slovénie

et Skofja Loka au soleil !

Sur ce même lien, vous trouverez Ljubljana, la capitale.

Nous y sommes allés un jour de pluie et brouillard. Aucun paysage à espérer, c'est pourquoi nous nous sommes rabattus sur le château et la ville de Ljubljana.

Retour en Slovénie

Quand je suis venue en 2013, le château n'était pas aménagé de cette façon, en lieu de multiples expositions. Toutes ne nous ont pas plu, mais au moins, Tristan a fait l'essai d'une cote de maille. Il l'a trouvée bien lourde !

Retour en Slovénie

Pour en finir avec ce lien, voici Kamnik. Il faisait beau, ce jour-là, et nous avons pu nous promener dans la ville un peu plus que je ne l'avais fait.

Cette photo s'ajoute donc à celles de 2013.

Retour en Slovénie

Mais du haut du château, nous avons aussi fait ces deux-là :

Retour en Slovénie

A quelques kilomètres de Kamnik se trouve la principale source de la Kamniska Bistrica, la rivière qui arrose Kamnik. L’eau coule de sous les rochers couverts de mousse, puis s’arrête brièvement dans un petit lac artificiel. Nous en avons fait le tour, au prix de quelques pieds mouillés. Mais le spectacle en valait la peine.

 
Retour en Slovénie
Retour en Slovénie

Une montée à Velika Planina, téléphérique + télésiège, nous a prouvé que pour voir des fleurs ce n'est pas en août qu'il faut venir. Juillet est bien plus fleuri. En plus, cette année, nous avons pris la pluie, ce qui a précipité la redescente. Mais nous nous étions tout de même bien promenés parmi les vaches et les maisons d'alpage ...

Retour en Slovénie

Nous sommes aussi allés voir cette grotte fantastique : la grotte de Skocjan. L'avantage, dans les grottes, c'est qu'on est à l'abri de la pluie !

 

 

En sortant, le soleil était là, et c'est avec sa compagnie que nous avons fait le parcours du canyon.

Retour en Slovénie

Après la grotte fantastique, nous nous sommes arrêtés au château fantastique : celui de Predjama, dont vous trouverez ici l'histoire, la légende et les photos. Il était trop tard pour en visiter la grotte, ce fut seulement une pause-glace.

Retour en Slovénie

Comme c'est quand même l'été, nous voulions profiter du soleil pour nous baigner. Direction le Lac de Bled.

Mais faute de trouver un parking (la foule) nous nous sommes contenté de le longer (en voiture) et de continuer notre route jusqu'au  Lac de Bohinj.  Très différent ! Moins de monde ... mais quand même ! Il est incontestable que depuis 6 ans ( mon précédent voyage étant de 2013) la Slovénie s'est ouverte au tourisme de masse.

Retour en Slovénie

Au retour, nous allons visiter les Gorges de Vintgar, un peu au-dessus de Bled. C'est un endroit très prisé des touristes, mais comme nous sommes en fin d'après-midi, il n'y a que peu de monde.

Retour en Slovénie

En bas de cette page de lien, vous trouverez d'autres photos.

Et la chapelle orthodoxe que vous voyez au début, nous l'avons vue en redescendant du Col de Vrsik.

C'est en Slovénie que j'avais vu pour la première fois du houblon.

Eh bien cette année, nous avons trouvé mieux : un musée du houblon ... et de la bière. Il est installé dans un ancien séchoir à houblon.

Dommage que tout soit écrit seulement en slovène (sauf quelques panneaux en anglais). Mais un intéressant film d'archives nous a bien renseigné sur cette culture, avec des sous-titres en anglais. Et comme j'avais mes traducteurs, j'ai tout compris.

Retour en Slovénie

Un château médiéval, maintenant. Celui de Celje. Stari Grad, le vieux château.

Je l'avais visité, alors, mais il était gratuit, en accès libre. Depuis, il a été un peu restauré, et il est payant. Mais il est assez bien conservé, et incarne à la perfection l'image qu'on se fait d'un château du moyen âge : murailles, meurtrières, cours intérieures, donjon ... et un magnifique point de vue du haut de celui-ci !

Retour en Slovénie
Retour en Slovénie

Il faut que je vous parle de la Vallée de la Soča. On l'appelle : la rivière Emeraude.

Mais, vous pourriez vous demander …

Pourquoi la rivière Soča est-elle de cette couleur vert émeraude ?

Il semble que ses couleurs proviennent des petites particules de roches suspendues dans l'eau (la farine de roche) qui réfléchissent plus de vert et de bleu lorsqu'elles sont frappées par la lumière.

Comme la région est principalement constituée de dépôts calcaires et marneux, les couleurs ne disparaissent pas sur toute la longueur de la rivière.

Voir ces couleurs dans les lacs et les rivières de montagne est assez fréquent. Ce qui rend la rivière Soča particulière, c'est qu'elle conserve ces couleurs très très longtemps, et sur toute sa longueur !

Nous avons fait quelques promenades sur ses rives. De nombreuses passerelles la traversent, et les activités sportives sur ses eaux et dans ses gorges inaccessibles à pied sont nombreuses : kayak, rafting, hydrospeed ...

Retour en Slovénie

C'est un petit affluent de la Soča, émeraude lui aussi, qui a creusé ces gorges sauvages que nous sommes allés voir, malgré la pluie.

Tolminska Korita : l'eau de la rivière Tolminska est aussi transparente que celle qui tombe du ciel !

Retour en Slovénie

Allez plutôt voir ici pour avoir de meilleures photos :

Aujourd'hui il fait beau. Une belle balade en montagne s'impose : ce sera encore des gorges incroyables, près de Kobarid. Celles qui abritent la cascade de Veliki Kozjak

D'abord une passerelle sur la Soča, puis nous prenons le sentier pour atteindre son petit affluent. En cours de chemin, une autre cascade : modeste mais belle.

Ce n'est qu'après la super-cascade que nous monterons sur le plateau.

 

Retour en Slovénie

La Cascade Veliki Kosjak a creusé une espèce de grande salle souterraine, et la coulée d'eau fait une quinzaine de mètres. Nous y avons vu des canyonistes sauter de là-haut dans ce profond gouffre bleu-vert.

Retour en Slovénie

Vous remarquerez qu'entre la photo suivante et celle d'en bas de la page du lien, une balustrade a été installée (ce n'est pas du luxe !) un péage a été instauré, et Charly est plus peureux. Il faut dire qu'il a bien vieilli, lui aussi ...

Retour en Slovénie

Enfin c'est le Col de Vrsik. 1610 m

Montée et descente : 50 virages en épingle à cheveux (Ils sont numérotés, on ne peut as se tromper !). La route offre des vues spectaculaires, et au col encore plus. Mais lors de mon précédent voyage, je m'étais arrêtée au même endroit. Il y avait une dizaine de voitures. Cette fois-ci, il y en a au moins 200, et les parkings, bien qu'agrandis, sont pleins !

Nous nous éloignons de la foule pour aller voir la Dame de Prisank. Je vous raconte son histoire dans ce lien, avec les photos :

Mais nous prolongeons la balade, et décidons de déjeuner dans un refuge, de la cuisine du pays. C'était un bortsch, je crois ...

Retour en Slovénie

Et voilà !

Nous vous disons au-revoir, car nous quittons la Slovénie pour l'Italie, qui n'est qu'à quelques kilomètres au pied du col. Justement, un randonneur Italien a proposé de nous prendre en photos tous les 5.

Alors, à bientôt dans les Dolomites !

Retour en Slovénie
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13 août 2019 2 13 /08 /août /2019 17:52

Cette fois, c'est vers l'Est que nous allons. Direction la Slovénie, alors il nous faut traverser une partie du nord de l'Italie. L'itinéraire choisi est peut-être le plus court, mais certes pas le plus rapide ! Ça nous prendra quatre jours.

Je pars en avance avec Tristan (et Charly, bien sûr), et Dirk, Sigrid et Aïda nous rejoindront dans 3 jours.

Un petit arrêt en Suisse, à la Cascade de Pissevache, où Tristan s'est exercé à la photographie.

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Un autre arrêt un peu plus loin, toujours en Suisse, au Lac souterrain de St Léonard.

Découvert en 1943, il s'étend sur 300 m de long, 20 m de large et 10 m de profondeur. Pas de végétation ni de vie animale, à part quelques truites qui y ont été mises et qu'il faut nourrir. Mais elles ne s'y reproduisent pas.

On vous emmène avec nous pour un petit tour en barque.

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Et cette fois, c'est la frontière italienne, au Col du Simplon.

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

De l'autre côté du col, quittant les grands axes qui ne sont pas très plaisants, nous avons remonté le Val d'Ossola vers le nord, jusqu'à Baceno.

Sa magnifique église à 5 nefs, toute couverte de fresques m'a enthousiasmée.

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Cette visite n'était pas tout à fait du goût de Tristan. Bof ! a-t-il dit.

Mais la deuxième, oui, lui a beaucoup plu. C'étaient les Gorges d'Uriezzo. Enfin, une partie. Le canyon sud. Environ 300 m de long, mais quel parcours !

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Nous l'avons atteint après une belle randonnée dans la montagne, dont voici quelques paysages :

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Pour le jour suivant, nous irons dans la vallée Antrona, qui est l'une des sept vallées latérales du Val d'Ossola, mais cette fois-ci au sud-est de Domodossola.

Le lac d'Antrona est un lac naturel qui a vu le jour suite à un glissement de terrain colossal qui se produisit le 27 juillet 1642. Du sommet de Pozzuoli se détachèrent           12 000 000  de m3 de roches qui recouvrirent le fond de la vallée sur plus de 2 km, enfouissant une quarantaine de maisons et une centaine d'habitants.

Avant d'en faire le tour, nous sommes montés au Lac de Campliccioli, 300 m au-dessus, et formé par un barrage. Tristan était tout heureux de marcher, pour la première fois, sur un barrage !

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Mais Tristan n'était pas assez fatigué par cette balade. Une fois redescendu, il a encore voulu faire le tour du Lac d'Antrona (3 bons km, et pas à plat !) qui permettait de passer derrière la cascade. Charly et moi, on s'en serait bien passés ...

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Voilà que Sigrid, Dirk et Aïda nous ont rejoint, et nous poursuivons ensemble, à 2 voitures, la route vers l'Est. Mais les caprices de la frontière nous font rentrer en Suisse, dans le Tessin

Un arrêt visite-de-château-pique-nique-sieste-ou-jeu à Bellinzona coupe agréablement la journée de route.

Les magnifiques châteaux médiévaux de Bellinzona : Castelgrande, Montebello et Sasso Corbaro, créés pour protéger la ville, sont aujourd’hui la principale attraction de la capitale tessinoise, grâce à leur capacité de témoigner le passé et étonner tout visiteur. Les trois châteaux sont une source de fierté pour les tessinois puisqu’ils ont été inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2000. C'est celui de Montebello, celui du milieu, que nous visitons, avant de faire honneur à son aire de pique-nique et de jeux pour enfants. Car eux ne sont nullement fatigués !

 

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Encore un arrêt au bord du Lac de Lugano, pour un petit temps de détente après la traversée de la ville. Nous y avons suivi un bout du sentier de l'olivier, à partir de Gondria.

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Nous y avons trouvé ce panneau inhabituel, tout comme le risque qu'il annonce :

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Par cette chaleur, plutôt que de visiter la ville de Sondrio, nous avons préféré son parc et sa rivière. Et tant pis si l'eau est froide  !

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Nous sommes arrivés tardivement dans les environs de Trento, et nous avons visité la vieille ville vers 19 h. Nous avons eu seulement le temps d'une visite rapide de la cathédrale San Vigilio, celle même où se tinrent les sessions du Concile de Trente entre 1545 et 1563 (exactement, dans son presbytère).

Trois choses m'ont frappée : 

- les 2 escaliers monumentaux de chaque côté de la nef pour monter au triforium.

- les fresques du 14ème siècle.

- le baldaquin du maître autel.

Même si elle possède d'autres choses remarquables, nous n'avons pas eu le temps de les remarquer.

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Sur la Piazza del Duomo, bordée de belles maisons anciennes d'un côté, on peut aussi admirer la célèbre fontaine de Neptune, ainsi que le Palazzo Pretoria, le palais où les évêques ont vécu jusqu'au 13ème siècle et qui abrite maintenant le Musée Diocesano Tridentino. Le palais se trouve à côté de la tour la plus célèbre de la ville, la Torre Civica. Cette tour date en partie du 11ème siècle et se dresse au sommet d'une des portes romaines d'origine de la ville.

Dans les petites rues qui partent de la Piazza del Duomo, il y a de nombreuses demeures et villas médiévales attrayantes (souvent appelées "Palazzi" - petits palais), certaines d'entre elles couvertes de fresques.

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Puis nous sommes allés manger une pizza, et nous sommes ressortis sous l'orage, avec une pluie battante, et arrivés trempés à la voiture !

Qu'à cela ne tienne ! Trento est une belle ville qui recèle d'autres trésors pour qui prend le temps de la visiter.

De Vittorio Venetto, nous n'avons vu qu'en passant les vieilles rues à arcades moyen âgeuses de Serravalle, et leurs anciens palais renaissance (dont je viens de trouver la photo grâce à google maps) et nous avons pique-niqué à l'ombre devant le Castel di San Martino, peut-être d'origine romaine, qui a été reconstruit à l'époque lombarde. Dès l'an mille, c'était la résidence de l'évêque-comte et c'est toujours le siège épiscopal. Aujourd'hui, c'est un lieu de retraite diocésain.

 

Balades avec Mamie, 2 : en Italie
Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Une dernière nuit en Italie, près de la petite ville médiévale de Cividale del Friul.

Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2011, nous y avons cherché des témoins de ce passé. Ils existent, mais en petit nombre, et nous étions un peu déçus.

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Et c'est en écrivant cet article que j'ai compris le grand intérêt de cette ville : il est dans son passé romain, celtique et lombard. Forum, catacombes, temple, pont du diable, il aurait fallut les chercher pour les trouver.

Mais je me suis tout de même régalée devant les fresques de l'église di San Giovanni, où il y avait une répétition pour la fête médiévale de la semaine prochaine. Quelques jolis costumes ...

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Voilà maintenant la frontière Slovène.

A bientôt.

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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 05:04

Cet été sera sous le signe de la famille : j'ai aménagé mon Jolly Jumper avec 3 couchettes, pour pouvoir y héberger mes deux derniers petits enfants (mes "petits Suisses") : Tristan et Aïda, 9 ans et demi et presque 6 ans.

Nous sommes partis de Lausanne pour une petite semaine, et nous avons fait ensemble quelques belles découvertes.

Pour eux, la 1ère nuit en "camping car" (même si ce n'en est pas un vrai) sera sur le parking du Château de Joux, juste au-dessus de la Cluse de Joux.

 

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Après quelques heures d'accrobranches sur le plateau de Métabief, nous partons voir la perte de l'Ain dans une courte promenade.

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)
Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)
Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Normalement, l'eau ne manque pas, dans le Jura.

Voici les Gorges de la Langouette, suivies de la Cascade de la Billaude.

Malheureusement, cette année, ces cascades qui devraient être majestueuses, même l'été, sont réduites à presque rien. Mais ce sont tout de même de belles promenades.

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)
Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Ensuite, nous sommes partis sur la piste des Dinosaures, ou plutôt, nous avons trouvé des pistes de dinosaures ! Car dans le Jura, on trouve beaucoup de preuves de l'existence de ces "petites" bêtes. Ce n'est pas pour rien qu'on parle du Jurassique.

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)
Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)
Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)
Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Camper une nuit au bord d'un petit lac ? Ça nous plaît bien !

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Arrivés à Salins-les-Bains*, nous y avons visité la Grande Saline**, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Depuis le 8ème siècle, la Grande Saline de Salins-Les-Bains utilisait les sources d'eaux salées comme matière première. L'existence de ces résurgences naturelles s'explique géologiquement par la présence d'une mer préhistorique qui après évaporation a laissé un banc de sel enfoui aujourd'hui à 250 mètres de profondeur. C'est le lessivage de ce gisement par des infiltrations d'eau de pluie qui provoque la naissance des eaux salées. Le sel, "l'Or Blanc", était obtenu par évaporation artificielle, par opposition aux marais salants. Pendant plusieurs siècles, le bois a servi de combustible. Mais pour des raisons calorifiques et économiques, le charbon fut adopté au début du XIXe siècle.

L'évolution des techniques, l'absence de modernisation, la conservation par le froid et la concurrence avec les marais salants auront raison de la Grande Saline qui fermera ses portes en 1962, mais la source salée est toujours utilisée pour les thermes.

De l'ensemble imposant que formaient les salines,, il ne reste plus que quelques bâtiments de pierre, toujours imposants, comme les hautes cheminées et le magasin des sels (15ème)

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Mais surtout les monumentales galeries souterraines, longues de 200 m. Construites au moyen âge, en plein cintre (seule architecture connue à l'époque pour des constructions de cette envergure), elles relient deux puits équipés d'un système de pompage, toujours en état de marche, qui permet de puiser l'eau salée. Par l'intermédiaire d'un long madrier, une roue hydraulique met en mouvement la pompe qui aspire l'eau saturée à raison de 33 kg de sel pour 100 l d'eau. Cette machinerie est deux fois centenaire.

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Pour recueillir le sel, l'évaporation se faisait dans de vastes "poêles" de 38 000 litres, chauffées par en-dessous à la manière des romains, par un hypocauste.

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

En suivant la Vallée de la Loue, tantôt au-dessus, tantôt au bord, nous avons profité de somptueux belvédères et de villages pittoresques.

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)
Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Ayant vu les pistes de dinosaures de Loulle, impossible de ne pas aller au Dino Zoo, un parc d'attraction de 12 ha pour les enfants, certes, mais jalonné de panneaux explicatifs détaillés et illustrés par des reproductions grandeur nature des animaux préhistoriques. Impressionnant !

 

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Nous voici à Ornans, surnommée "la petite Venise comtoise". Elle est la capitale de la vallée de la Loue, considérée comme l'une des plus belles rivières de Franche-Comté, et qui a fasciné les peintres, particulièrement Gustave Courbet. Celui-ci y est né en 1819, dans une famille de vignerons. Ses paysages reflètent la nature sauvage et attachante de la Franche-Comté. Maître du réalisme, il prend ses modèles parmi sa famille et ses amis : pour l'enterrement à Ornans, exposé au Salon de 1850, tous les habitants d'Ornans, du Maire au fossoyeur, ont posé pour lui.

Avec les enfants, nous avons visité le Musée qui lui est consacré, mais les photos y étant interdites, en voici quelques unes d'internet.

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)
Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)
Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Avant de rentrer à Lausanne, j'ai voulu leur montrer "le Saut du Doubs"

Cette année, il est bien maigrichon, comparé à mes précédents passages.

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Ici en 2015 ...

Ici en 2016 : le comble !

A bientôt pour un autre voyage ...

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1 juillet 2019 1 01 /07 /juillet /2019 10:16

Jeudi 13 Juin 2019

 

En raison de la chaleur exceptionnelle pour la saison, nous avons décidé de changer notre façon de vivre : s’arrêter de 13 heures à 17 heures, à l’ombre. Moi qui étais venue en Sardaigne en Juin pour pouvoir y randonner avant la chaleur de l’été, c’est loupé ! Impossible de marcher sous cette chaleur !

Donc après ce long arrêt, nous sommes reparties en direction de la Iscla de Sant’Antonio. Pas besoin de prendre le bateau, car un étroit ruban de terre la relie à la Sardaigne, où passent la route, la voie ferrée, un canal et une piste cyclable ! Voici Sant’Antonio, la seule ville de l’île qui est une presqu’île.

En Sardaigne, du sud au … départ

Comme il était tard, nous nous sommes arrêtées au bord d’une plage, pour la nuit.

Et voici cette plage, envahie, comme beaucoup d’autres par les posidonies.

En Sardaigne, du sud au … départ

Depuis la Corse nous avions remarqué ce que nous prenions pour des algues, qui envahissaient les plages, soit sur le sable, soit dans l’eau sur une frange de 3 ou 4 mètres, soit en banquettes, ressemblant de loin à des rochers. Et ce soir, j’ai pour la première fois eu l’idée de regarder sur internet, grâce à la 4G. Hé bien, ce ne sont pas des algues mais des herbes marines, à fleurs, qui perdent leurs longues feuilles à l’automne. La mer les apporte sur la plage.

En roulant les pétales, ça forme aussi de drôles de petites balles qui ressemblent à des kiwis.

Je vous mets le lien pour cet article très instructif sur ce végétal, qui garantit que ces eaux sont pures et non polluées, et qui protège les plages contre l’érosion tout en purifiant l’eau.

Vendredi 14 Juin 2019

 

Le tour de l’île Sant’Antioco nous a réservé une belle surprise !

En Sardaigne, du sud au … départ

Dans ces falaises calcaires, le vent et le sable, artistes incomparables, ont fait de la dentelle …

En Sardaigne, du sud au … départ

Mais ce sont d’autres artistes qui ont peint cette magnifique fresque, grandeur nature. On s’y croirait !

En Sardaigne, du sud au … départ

Nous entrons dans une partie de l’île, le nord-ouest, que nous avions assez bien explorée l’an dernier. Vous pouvez le vérifier sur la carte, en recherchant les ronds bleus. Et comme je n’avais publié qu’un seul article, vous y retrouverez certains lieux forts que Colette se devait de visiter.

En remontant vers le nord, nous nous arrêtons à Domusnovas, à la Grotta di Sant’Giovanni, que j’avais déjà visitée l’an dernier. Là, au moins, nous aurons un peu de fraîcheur.

Comme le soleil est encore dans la brume, au lieu de faire l’aller-retour, nous en profitons pour faire une boucle de 4 km pour revenir à notre point de départ par des chemins miniers.

 

Pour les photos de la grotte-tunnel, voir l’article du lien précédent

En Sardaigne, du sud au … départ

Samedi 15 Juin 2019

 

Besoin de fraîcheur. Ce matin, près de Villacidro, nous voici dès 9 heures à la Cascade Sa Spendula. Elle a la réputation d’être une des plus belles de Sardaigne. En ce moment, elle n’offre déjà plus toute sa puissance, mais elle a encore assez d’eau pour être belle.

En Sardaigne, du sud au … départ

Le paysage nous inspire pour prendre une petite route de montagne, avec confiance car la carte indique un parking au bout. Ce qu’elle n’indique pas, c’est que les derniers 500 mètres se font sur une piste de la largeur de la voiture, et sans parapet : juste une bordure herbeuse d’environ 30 cm, et puis le vide ! Bien contentes d’arriver ! Mais une jolie balade est au bout. Un peu écourtée, car nous avions oublié d’emporter de l’eau.

En Sardaigne, du sud au … départ

Après une douche dans un bois d’eucalyptus et une bonne sieste nous allons jusqu’à Montevecchio. Voilà le paysage devant lequel nous avons passé la soirée et la nuit. En plus, nous avons eu droit à un superbe coucher de soleil

En Sardaigne, du sud au … départ

Dimanche 16 Juin 2019

 

Montevecchio. L’an dernier, avec Sigrid et Dirk, nous avons visité une partie de cette miniera, regrettant d’être arrivés trop tard pour faire la visite complète. Vous trouverez sur le lien la visite de la salle des machines, (Officine, cœur technique de la mine), et Piccalina, vaste chantier d’extraction.

 

Mais plus de regret. Ce matin, nous avons complété la visite par le Palazzo della Direzione, palais autrefois luxueux mais qui sent l’abandon, et le site de Sant’Antonio, pour découvrir ce qu‘étaient les logements des mineurs et de leurs familles. Quel différence !

En Sardaigne, du sud au … départ

Chaque famille disposait d’une chambre et d’une pièce commune qui servait de cuisine, salle à manger, salle de bains etc … et il n’était pas rare qu’ils aient une dizaine d’enfants ! L’étage comportait 5 « appartements » de ce style, plus un seul WC au bout du couloir, pour tout ce monde ! WC rustique : un trou surélevé à 30 cm du sol …

Dans les écuries ne vivaient que les chevaux employés en surface. Ceux qui travaillaient au fond, à tirer les wagonnets, ne remontaient jamais.

En Sardaigne, du sud au … départ

Cependant, depuis cette année existe une nouvelle visite, dans une galerie de mine. Ce sera pour la prochaine fois …

 

Une longue route, la chaleur … nous décidons de faire une pause à Oristano pour manger une glace. Mais la ville est petite, et ce n’est qu’au centre ville que nous trouvons une gelateria. Nous en profitons pour admirer la Torre di Mariano*, seul reste d’une muraille érigée en 1290 et détruite au début du 20ème siècle.

Elle mesure 28 m, c’était la porte d’entrée principale de la ville, et comme toutes les tours de fortifications de cette époque, le côté à l’intérieur des remparts n’avait pas de mur.

En Sardaigne, du sud au … départ

Après la sieste, la route vers le nord nous conduit au complexe nuraghique de Santa Cristina*, près de Paulilatino.

Officiellement, Michelin ne lui attribue qu’une étoile, mais j’en mettrais bien **. Car c’est un endroit très intéressant.

 

On y trouve d’abord le « village chrétien ». Il est d’époque médiévale, et est constitué de la petite église de Santa Cristina, construite au 13ème siècle, en réemployant des éléments du temple nuraghique. Autour de l’église se regroupent les « muristene », de simples maisonnettes jadis destinées aux moines, puis peu à peu, aux pèlerins. Chaque année, deux fois l’an, le novénaire se repeuple à l’occasion des fêtes : en mai pour Ste Christine, en octobre pour St Séraphin.

En Sardaigne, du sud au … départ

Puis on avance sur un sentier, dans un bois d’oliviers sauvages, en remontant dans le temps : près du village nuraghique, deux cabanes allongées. L’une n’a pas de toit, et l’autre en a un fait de plaques de basalte, qui se trouvaient à l’origine dans le nuraghe dont elles constituaient la coursive. Ce sont des constructions singulières, qui rappellent le couloir des tombes de géants, avec environ 2 m de large, 2 m de haut, et 14 m de long. Elles ne remontent certainement pas à l’époque nuraghique, l’époque romaine serait plus probable. Leur présence en Sardaigne est plutôt rare.

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En continuant le chemin, voici un nuraghe au milieu de son village. Il est constitué d’une seule tour, et daté du bronze moyen, c’est à dire entre 1500 et 1200 av.J-C

On peut monter dans la tour dont il reste 9 mètres de haut. Mais certaines marches sont un peu hautes pour Charly. On était sportif, à l’époque !

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Et voilà le monument principal du complexe : le Pozzo Sacro, le puits dédié au culte de l’eau, qui offre un bel exemple d’architecture nuraghique sacrée. Daté du 11ème siècle av. J-C, et bien qu’ayant les mêmes caractéristiques que les autres puits sacrés de Sardaigne, celui-ci se distingue par ses dimensions considérables et son excellent état de conservation.

Entouré d’une enceinte en trou de serrure munie d’assises, il se compose d’un atrium, ou vestibule, lieu d’offrandes, d’un escalier de 25 marches et d’une tholos souterraine (fausse coupole) où jaillit une source particulièrement abondante en hiver et au printemps (lors des fouilles, un canal a été construit pour que le niveau reste constamment à 50 cm, et ainsi soit visitable en toute saison).

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La chambre en tholos, de 2,50 m de diamètre, se raccorde parfaitement à la forme trapézoïdale de la cage d’escalier et est composée de cercles concentriques ; ces derniers se resserrent au fur et à mesure qu’on monte vers le sommet de la chambre qui se termine par un orifice de 35 cm à une hauteur de 7 m. Et durant les équinoxes de mars et septembre, le soleil éclaire le fond du puits par la cage d’escalier !

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D’autres bâtiments, de type quadrangulaire, sont présents à l’extérieur du temple, qui servaient jadis de marché à l’occasion des festoiements. La grande cabane ronde avec assises qui servait sans doute aux réunions politiques est restée presque intacte avec son diamètre externe de 10 m et sa hauteur de 1,70 m. Celle d’à côté est plus petite.

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Lundi 17 Juin 2019

 

Cette fois, c’est le complexe de Domus de Janas de Sant’Andrea Priu**, le plus grand de Sardaigne, que j’ai re-visité avec Colette. Je vous mets le lien de ma première visite. Juste une photo pour le rappel :

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Cependant, cette fois-ci nous l’avons visité sous le soleil (écrasant), et donc nous sommes montées sur la crête de trachyte qui domine le site, et où sont creusées d’autres Domus de Janas. Nous y avons aussi trouvé ce plus vieux monument, que je n’avais pas vu l’an dernier : un taureau de l’âge néolithique, soit 6 000 ans ! Et donc 2 000 ans avant que les Domus de Janas ne soient creusées dans la falaise. Dommage qu’il ait perdu la tête, il pourrait nous en dire des choses !

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C’est si près que j’emmène Colette au Nuraghe de Santu Antine***. Pas d’orage, cette fois, et la visite est libre. C’est moi qui lui sert de guide, complétant le petit texte en français que l’on nous a remis. Toute à mon rôle de guide, j’ai oublié de faire des photos. Vous les trouverez là (il n’a pas changé, depuis un an :-))

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Mardi 18 Juin 2019

 

Aujourd’hui nous abandonnons la préhistoire pour nous lancer sur la piste des églises romanes. Elles foisonnent, par ici, et nous ne les verrons pas toutes, loin de là. Mais elles sont tellement différentes les unes des autres que j’espère ne pas vous ennuyer.

 

Voici d’abord la plus ancienne de toutes, puisqu’elle date du 6ème siècle. Elle est à Siligo, et se nomme Chiesa di Nostra Signora di Mesumundu, mais aussi : Santa Maria di Bubalis

Elle a une histoire étrange : elle a été construite sur une structure pré-existante romaine, quand l'île faisait partie de l'empire byzantin. Les Byzantins ont réutilisé les murs des thermes romains, ainsi qu'une portion de l'aqueduc. Selon certaines sources, l'édifice aurait pu être utilisé comme un baptistère. Cependant, il est également possible qu'il ait été utilisé pour la purification des malades à travers un rite d'immersion. Au 10ème siècle, l’édifice a été donné à l’Abbaye du Mont Cassin. Lorsque les moines ont adapté le bâtiment aux habitudes de l’église catholique, ils ont entre autres ajouté une abside et créé une nouvelle entrée. Sur internet, je n’ai trouvé qu’une seule photo de l’intérieur, car, bien sûr, elle est fermée.

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La deuxième fut entièrement construite en pierre volcanique, au 11ème siècle. C’était la chapelle palatine du royaume de Torres. Mais du château qui la jouxtait, il ne reste que quelques pierres. Sa taille dit bien son importance politique.

Santa Maria del Regno**, Sainte Marie du Royaume, a toutes les caractéristiques de l’art roman originel : des murs solides, une sobriété avec absence presque complète de décoration.

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Mais à l’intérieur, quelle surprise !

Est-ce le fabuleux retable ou les piliers à personnages ? Nous avons été saisies par ce décor très inhabituel et inattendu.

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Le retable majeur d’Ardara est une peinture sur bois de la fin 15ème, début 16ème. Avec ses 12 mètres de haut, c’est l plus grand de l’art gothique en Sardaigne. Il représente des scènes de la vie de Marie.

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Quant aux piliers cylindriques, ils sont décorés de saints et d’apôtres peints au 17ème siècle.

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Sant’Antioco di Bisarcio**

Celle-ci s’élève, majestueuse, au sommet d’un éperon, dominant une campagne silencieuse écrasée de soleil.

On la visite avec un guide, tout heureux de parler français (approximativement!). Un érudit, qui nous a tout expliqué de A à Z sur les sculptures, les inscriptions, l’histoire, la symbolique etc, mais comme notre culture ne valait pas la sienne, nous n’avons pas tout compris (avec l’accent en plus). Mais je vais essayer de vous faire un petit résumé, qui ne durera pas une heure comme la visite de l’église (on n’a pas pu l’arrêter avant!).

Elle est en moellons de trachyte rouge et noir. Construite avant 1090, détruite par un incendie, reconstruite au 12ème avec des transformations, ce qui explique sa façade asymétrique et son avant-corps à deux étages, exemple unique dans l’architecture médiévale de Sardaigne.

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Que de symboles, dans toutes ces sculptures de la façade ! Des roues, des soleils, des têtes, des personnages … Et tout concorde à nous montrer la plus grande gloire du Christ.

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La pièce du centre, au 1er étage de l’avant-corps, était la chapelle particulière de l’évêque. C’est là que l’on trouve toutes les inscriptions de dédicace et les épigraphes commémoratives, ainsi que les signatures des artisans. Ce ne sont pas des graffitis, même si ça y ressemble.

A titre d’exemple, j’ai trouvé celui-ci reproduit sur internet. C’est l’Epigrafe commemorativa della costruzione della galilea e della torre campanaria del S. Antioco di Bisarcio (1195) :

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Enfin on va pouvoir entrer dedans. Même architecture que la précédente, mais beaucoup plus nue. Une statue de Saint Antioche (reconnaissable à son turban) comme seule tache de couleur, et des chapiteaux sculptés, racontant, ici aussi, une histoire symbolique.

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Mais avouez que ces sculpteurs avaient du génie !

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La Santissima Trinità di Saccargia***, incoutournable parmi les églises romanes du 12ème siècle, vous en trouverez les photos avec celles de l’an dernier. C’est celle qui est en noir et blanc, de style pisan. J’y rajoute ici juste quelques détails qui m’avaient échappés.

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Et pour finir cette journée déjà chargée, après l’indispensable sieste nous sommes allées à Sassari**.

Là, on change de style ! Ce n’est plus du roman, mais du baroque espagnol, avec le Duomo di San Nicola**.

L’édifice, construit aux 15ème et 16ème siècles, fut doté au 18ème de cette extraordinaire façade** qui présente au deuxième niveau les statues des martyrs Gavino, Proto et Gianuario ; au troisième niveau le patron de Sassari, San Nicola di Bari, et sur le faîte : Dieu le Père. Et puis j’ai bien aimé cette gargouille qui me fait penser au loup du Petit Chaperon Rouge …

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L’intérieur a gardé sa physionomie gothique, mais comme il y avait un office en cours dans le bras droit du transept, nous n’avons pas fait la visite complète.

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Mercredi 19 Juin 2019

 

Notre circuit nous mène à Osilo. Un petit détour nous mène à la Chapelle San Antonio, d’où l’on a un très beau point de vue sur le village, puis à la chapelle Nostra Signora di Bonaria*. Impression de monter vers le ciel, car elle est perchée, sévère et solitaire, à 770 m, sur une colline en forme de cône, que l’on finit de gravir par un bel escalier. Vue à 360° !

Malheureusement, l’église du 15ème dédiée à la protectrice des navigateurs n’est pas entretenue. On y remarque cependant un chœur insolite avec des bancs en pierre.

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J’ai reconnu l’endroit. Nous sommes passées devant la maison où j’ai séjourné l’an dernier avec Sigrid, Dirk et les enfants. Nous avions fait de tant de belles découvertes ensemble, que j’ai voulu faire partager à Colette.

Il y a encore la forêt pétrifiée, de Martis. Aujourd’hui nous y avons fait la sieste à l’ombre, sur l’aire de pique-nique en bas. Vous voyez mon camion sur la photo où Charly s’est mis à l’ombre.

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A Sedini*. Le monument le plus remarquable du village est une nécropole de l’époque prénuraghique, creusée dans le calcaire. Elle comporte six cellas, disposées sur deux étages. C’est la Domus Sa Rocca.

Après avoir servi de prison puis d’habitation, elle accueille aujourd’hui un petit musée, mais nous sommes arrivées trop tard. Nous ne l’avons vue que de l’extérieur.

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A l’écart du village, il y a l’église Sant Nicola de Silanis

Cette église, située dans la vallée de Silanis est considérée comme l'une des plus belles créations de style roman en Sardaigne. Elle fut le siège d'un important monastère de Cassinese.
Aujourd'hui, elle est en ruine mais vient d’être restaurée. L’entrée n’en est pas encore autorisée … théoriquement. Elle fut construite avant 1122 par Furato De Gitil et son épouse Susanna De Lacon-Zori, de la noblesse turque.
Les principaux matériaux qui composent cette église sont des dépôts calcaires de taille moyenne taillés et conservés avec une grande précision. Elle était formée de trois nefs avec une abside inhabituellement au nord-ouest.

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Jeudi 20 Juin 2019

 

En allant à Castelsardo, j’ai, bien sûr, admiré encore une fois la Roccia dell’Elefante, qui montre à la fois des Taffoni et des Domus de Janas.

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Et voici quelques photos inédites de Castelsardo** :

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Eglise Nostra Signora di Tergu*

Cette église romane faisait partie d’un ancien monastère bénédictin médiéval dont il ne reste que quelques ruines. Elle a été élevée entre 1065 et 1082.

Quel joli contraste entre le calcaire blanc des arcs et des colonnettes, et le rouge violacé de la volcanite !

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L’intérieur en est simple et beau.

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Vendredi 21 Juin 2019

 

Nous voilà presque arrivées au bout de notre voyage, qui se termine à Porto Torres. Nous y prendrons le bateau demain matin à 7 h 30 pour rejoindre Barcelone, et de là nos Pyrénées françaises.

Mais en attendant, nous complétons notre cycle des églises romanes avec la Basilica di San Gavino***.

Mais qui était ce saint inconnu de nos calendriers ?

 

L’histoire de ces trois saints martyrs, Gavino, Proto et Gianuario, remonte à 303 ap. J-C quand à Rome il y avait l’empire de Dioclétien et Maximien, Barbaro étant « praeses » de Corse et de Sardaigne. Les deux empereurs ont publié une série de décrets pour obliger les chrétiens à abjurer leur foi sous peine de torture et de mort.

A Turris (Torres), sur le mont Agellu, Proto et Gianuario, l’un prêtre et l’autre diacre, prêchaient l’évangile. Ils furent arrêtés mais refusèrent de changer de religion. Ils furent condamnés à la torture, et confiés au soldat Gavino. Quand celui-ci les entendit prier Dieu, il fut ému, se convertit, et leur rendit leur liberté.

Le lendemain, furieux, Barbaro le fit décapiter. Proto et Gianuario se rendirent alors, et après avoir prié, furent à leur tour décapités près du corps de Gavino, le 27 octobre 303. Dans la nuit, des hommes de foi ont enterré leurs corps dans un lieu que la tradition identifie à Balai Vicino.

Les reliques retrouvées sont maintenant abritées dans la crypte de l’église, ce qui lui vaut le nom de basilique. Et ce catafalque du 17ème siècle est porté en procession le 3 mai jusqu’à l’église San Gavino al Mare, élevée sur le lieu de leur exécution.

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Cette basilique est la plus grande église romane de Sardaigne, avec plus de 56 mètres de long et 17 mètres de large. Elle a été construite sur le Monte Agellu entre 1030 et 1080 par des ouvriers pisans sur les décombres de 3 autres églises érigées depuis le 4ème siècle. Autant dire qu’un trésor archéologique dormait sous ses pierres et sous la place devant la basilique, notamment de précieuses tombes à mosaïques ou peintes à fresques, une citerne romaine etc …

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La basilique affiche toutes les caractéristiques de l’architecture pisane (moellons de calcaire, arcatures, fenêtres étroites) mais offre aussi une particularité originale : la présence de 2 absides opposées.

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A l’intérieur, les beaux chapiteaux sculptés proviennent d’édifices romains.

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La crypte, aménagée au 17me siècle, est une longue galerie aussi grande que la nef. Il y fait délicieusement frais !

On y trouve de splendides sarcophages des 3ème et 4ème siècles, un sarcophage médiéval, 5 anges-cariatides en marbre de carrare du 18ème … c’est un peu le déstockage !

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Mais la crypte abrite aussi les reliques de nos trois saints martyrs, à l’étage inférieur d’une chapelle présentant 12 belles statues en terre cuite émaillée d’excellente facture du 19ème siècle..

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Une fois n’est pas coutume, nous décidons pique-niquer et de passer l’après-midi sur la plage. Mais il y a beaucoup de vent. Drapeau rouge ! En captant internet, nous apprenons que le départ du bateau, demain matin, est retardé. Ce sera à 11 h30, et il faut y être 2 h avant.

 

Samedi 22 Juin 2019

 

Nous étions à l’heure, la queue s’organise, nous passons les contrôles, mais pas l’ombre d’un bateau à l’horizon, et le soleil darde.

Et puis nous apprenons qu’il y a encore un changement : le bateau arrivera à 13 heures, et repartira à 14 heures !

Alors les fauteuils de plage sortent des voitures et les gens s’installent à l’ombre des camions pour pique-niquer. J’ai même vu un parasol. Mieux vaut prendre les choses avec humour … d’autant qu’il n’est parti qu’à 14 h45. Mais au lieu d’arriver à 17 heures, nous n’arriverons qu’à 3 heures du matin à Barcelone.

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A bientôt !

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21 juin 2019 5 21 /06 /juin /2019 16:50

Jeudi 6 Juin 2019

 

Nous voilà débarquées en Sardaigne, après 1 heure de traversée depuis Bonifacio, dans le petit port de Santa Teresa de Gallura.

La Gallura, c’est cette région du nord de la Sardaigne où la roche granitique est reine. Des roches mangées de Taffoni, comme en Corse du sud, mais je ne sais pas si ici elles portent le même nom.

Nous avons tout de suite pris la route du Capo Testa**, tout proche, où la côte égrène une série de petites plages de toute beauté : mer transparente, sable blanc, eaux turquoises, enchâssées entre des pointes de granit rose aux formes tarabiscotées et de maquis de tous les verts imaginables.

En Sardaigne : du nord au sud

Une petite balade par un de ces nombreux sentiers qui semblent contourner le phare ? Oui, ça semble facile …

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Et même un beau point de vue depuis ce mini-sommet

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Mais pas moyen de trouver le sentier qui remonte au phare. Existe-t-il, seulement ? Au bout d’une heure à suivre des chemins qui ne menaient à rien, nous avons décidé de faire demi-tour, en tâchant de retrouver par quels rochers nous étions passées … pour finalement atteindre le phare par la route !

 

Vendredi 7 Juin 2019

 

Longeant cette côte nord très découpée, nous voilà arrivées au Capo d’Orso**. Le cap de l’Ours. Pourquoi ce nom ? A cause d’un récif de 122 m de haut façonné par l’érosion qui évoque la silhouette d’un ours. Le promontoire était déjà connu du géographe grec Ptolémée et les anciens navigateurs s’en servaient comme d’un point de repère naturel.

Mais plus on monte vers le pied de l’ours, moins on le voit. On ne peut le contempler se ressemblant que de loin, ou bien de la citadelle qui lui fait face. Ou alors avec un drone. Je n’ai pas de drone, mais j’ai acheté une carte postale que je vous ai photographiée

En Sardaigne : du nord au sud
En Sardaigne : du nord au sud

Près d’Arzachena, j’ai voulu montrer à Colette une première Tombe de Géant , comme il en existe de nombreuses en Sardaigne. C’est celle de Coddu Ecchju que j’ai déjà décrite lors de mon voyage de l’an dernier. Pour alléger ces pages, je vous mets un lien où vous en trouverez les photos et explications historiques :

Puis nous gagnons Olbia par une route longeant la côte. Mais il faudrait s’arrêter tout le temps pour prendre des photos, et on ne peut pas. Je n’ai pas re-visité Olbia (vous le trouverez dans mon voyage de 2018), car ce l’on y a cherché, c’est un Décathlon et un magasin de Bricolage, tous deux très difficiles à trouver en Corse (et même en Sardaigne).

 

Samedi 8 Juin 2019

 

Depuis Olbia, cette montagne est notre phare. Son nom ? On n’en sait rien.

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Nous suivons la côte Est au sud d’Olbia, un peu lassées car la route est trop loin de la mer. A Siniscola, nous optons pour une petite route de montagne qui passe derrière le Monte Albo, le longeant sur plus de 25 km. Et c’est 25 km de bonheur !

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Et voilà une autre Tombe de Géant. Elle est dans un pâturage, en visite libre au bout d’un quart d’heure de promenade … sous la canicule. C’est celle de S’Ena e Thomes :

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Il fait vraiment trop chaud pour marcher. Nous décidons d’aller à Nuoro pour visiter le Musée du Costume** qui a aussi une partie ethnographique. C’est le plus vaste et le plus important de l’île. La collection de costumes, leur variété et leur richesse nous a époustouflées. Mais les reflets dans les vitres rendent les photos très difficiles.

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Dimanche 9 Juin 2019

 

Pas très loin de Nuoro se trouve la Sorgente Su Gologone**, dans la Vallée di Lanaitho. C’est la plus grande résurgence de Sardaigne (300 l/h en moyenne).

Elle apparaît entre deux hautes parois rocheuses d’où se déversent ses eaux, canalisées par les entrailles karstiques du Supramonte, ce haut massif montagneux entièrement calcaire. Des plongeurs-spéléologues ont tenté d’explorer le réseau souterrain de cette rivière, et sont ainsi parvenus (équipés de 3 bouteilles leur donnant 10 h d’autonomie) à – 135 m, sans être encore arrivés au bout de la rivière.

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En continuant à remonter cette Valle di Lanaitho, parsemée de diverses grottes (réservées aux spéléologues), nous arrivons, après 7 km de piste, au refuge de Sa Oche, près de la grotte du même nom. Nous l’avons visitée avec une guide parlant français. La particularité de cette grotte, c’est qu’elle abrite un lac souterrain, qui, lorsqu’il pleut fort pendant plus de 4 jours, déborde en alimentant la rivière, qui, autrement, est à sec.

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Voyez-vous le personnage fabuleux et terrible qui hante cette grotte ?

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A un quart d’heure de là, à pied, le véritable but de notre venue en ce lieu si reculé, c’est le village nuraghique de Sa Sedda’e Sos Carros. Notre guide nous a expliqué que ce village s’était créé ici pour rendre le culte de l’eau. Un temple de l’eau y a été découvert dans les années 1980. On pourrait aussi l’appeler « fontaine sacrée ».

L’eau qui descendait de la montagne était captée et alimentait cette « cabane » (on appelle ainsi les habitations de l’époque nuraghique, soit 3000 ans avant J-C) très spéciale.

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On remarque la bichromie obtenue en utilisant 2 sortes de pierres, la roche sombre, basaltique, et la roche blanche, calcaire. Et la sculpture des pierres d’où sortait l’eau, en forme de tête de bélier.

On peut aussi voir le bassin qui récoltait l’eau, avec son système d’évacuation, et les bancs sur lesquels s’asseyaient les officiants de ces rites sacrés.

De nombreuses statuettes de bronze ont été retrouvées, mais elles sont au musée archéologiques de Nuoro.

 

Comme la roche de ce lieu est le calcaire, perméable à l’eau, les hommes de ce temps avaient été chercher des pierres volcaniques, très lourdes, noires, de la montagne d’en face, soit 4 km au minimum. A voir la grosseur de certaines pierres, ce n’était pas une mince affaire ! Et ils avaient ainsi construit une piscine, ronde, dont le fond était fait d’un épais enduit argileux imperméable.

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Pour terminer l’après-midi, nous voici à Orgosolo**, pour y voir les « murales ».

Berceau du banditisme sarde, Orgosolo est surtout devenu, dans les années 1970, le village des Murales. Paysans et pasteurs y défendaient alors leurs terres contre les menaces d’expropriation. Ils nourrissaient contre l’État un fort sentiment libertaire et frondeur qui trouva, sur les murs gris du village un terrain d’expression. Traduction de cette conscience politico-sociale, les fresques colorent toujours les ruelles du bourg, entretenant les idéaux … et attirant le touriste !

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Anecdote : pour repartir, je devais traverser tout le village par la rue principale, horizontale, à sens unique mais assez large si les voitures étaient bien garées. Or, après un virage, travaux ! La rue est barrée ! Impossible de faire demi-tour ni de reculer, déjà 3 voitures derrière moi. Et la déviation prévue, qui partait en gauche-droite-gauche-droite vers le haut, s’étrécissait de plus en plus. Ecoutant les conseils des uns et des autres, rétroviseurs rabattus, quelques centimètres de chaque côté, après 2 gauche-droite difficiles à négocier (des éraflures sur mon rétro de droite), j’arrive à une placette dont 2 issues sont visiblement trop étroites, et la troisième est une côte à plus de 25 % sur une bonne centaine de mètres ! Une voiture qui tentait de la monter a calé au milieu et redescendu en marche arrière. Je me dis que mon Jolly Jumper est plus puissant, et je tente. Au début, j’ai cru que je n’arriverais pas jusqu’en haut, moi non plus. Et puis mon cheval a pris le mors aux dents, et on y est arrivés.

Ouf ! Merci mon ange gardien ! Et maintenant, au moins, je sais ce que mon Jolly Jumper a dans le ventre !

Après un court tronçon horizontal, à cette côte succède une autre un petit peu moins raide mais aussi longue, et enfin je peux sortir de ce piège. Quelle émotion !

 

Lundi 10 Juin 2019

 

Après la leçon d’hier, ce matin je n’ai pas voulu prendre la route qui conduisait à la Scala San Gorgio en traversant le village de Osini. Bien m’en a pris : j’ai appris plus tard que j’y serais sans doute restée coincée. Nous sommes donc passées par le village suivant, Ulassai, d’un accès plus facile mais qui nous valu 4 km à pied.

La Scala di San Gorgio est un monument naturel où maintenant on passe en voiture, mais il y a un siècle il était large de moins d’un mètre. Le lieu est caractérisé par plusieurs diaclases (fracture de la masse rocheuse sans déplacement des parties) dont l’une est profonde de plus de 100 mètres.

Un sentier aménagé permet de monter d’un côté pour pouvoir admirer la vue sur la vallée du Rio Pardu.

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Retour à Ulassai**, spectaculaire village entouré de falaises calcaires.

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Mardi 11 Juin 2019

 

Un petit arrêt à Sadali. Dans ce tranquille village, une cascade recueille les eaux de plusieurs sources, avant de plonger dans un gouffre souterrain : La Grande Bouche, Sa Bucca Manna.

Rien que de la voir, on se sent rafraîchi. Et puis il y a une fontaine où nous avons pu refaire notre provision d’eau !

Le moulin à côté de la cascade a été construit en 1600.

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Qu’es aco ?

Ces petites boules blanches, bien rondes : des grêlons, par 35° ?

tnev el rap seluob ne seéluor ,reilpuep ed seniarg sed

tnev el rap seluob ne seéluor ,reilpuep ed seniarg sed

Après bien des virages, des cols et des fonds de vallée, voici un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est le complexe nuraghique Su Nuraxi***, à Barumini, l’un des plus importants témoignages de l’architecture mégalithique protosarde. Quand on pense que cette construction en pierres sèches remonte à l’âge du bronze moyen, soit 1600 ans avant J-C …

Car la première phase comprenait déjà la tour centrale tronconique (le donjon) de 26 m de haut (il lui en reste 17) avec trois salles superposées.

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Au bronze final, vers -1100 une seconde phase de construction le voit entouré par un bastion composé de 4 tours reliées par un mur rectiligne, délimitant ainsi une cour avec un puits de 20 m, qui a toujours 3 m d’eau claire. Cette cour marquait le centre d’un système très élaboré de circulation : escaliers, ponts mobiles et passages dans les murs.

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Lors d’une troisième phase, vers le 8ème siècle avant J-C, on rajouta un bastion extérieur octogonal à 7 tours.

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Un village nuraghique s’étend, principalement sur le côté Est de la forteresse. On y trouve une cinquantaine de fondations de maisons circulaires ou ovales, plus une plus grande qui pouvait être la salle du conseil des anciens. On y trouve aussi d’autres habitations, qui pouvaient être carthaginoises ou romaines.

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Dans le village-même de Barumini, un palais du 16ème siècle, dans le style espagnol, a été construit, sans le savoir, sur un nuraghe. Celui-ci a été découvert à la fin du 20ème siècle, en procédant à des travaux de restauration. C’est la Casa Zapata. Il est maintenant transformé en musée archéologique, et j’y ai pris quelques photos, statuettes de bronze ou poteries, de l’époque nuraghique.

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Mercredi 12 Juin 2019

 

Cagliari***. Porte de la Sardaigne, plus grand centre de pouvoir, plus grande ville côtière de l’île … bref, la capitale.

Ville d’embouteillages aussi. La Via Roma comporte bien de magnifiques immeubles, mais en voiture c’est infernal. Surtout par cette chaleur ! Mais mes arbres bleus sont magnifiques.

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Nous sommes montées en voiture directement pour nous garer pas loin du Castello, la forteresse qui enserre de très hauts et vénérables immeubles séparés par d’étroites rues fraîches, dont nous avons arpenté quelques unes avant de visiter la Cathédrale. Nous y avons croisé la tour de l’éléphant et de belles vues d’ensemble sur la ville.

En Sardaigne : du nord au sud

La cathédrale Santa Maria*** est née au 13ème siècle, de style roman pisan, mais elle a tant été remaniée, jusqu’au 20ème siècle, qu’il ne reste plus grand-chose d’origine ! Par exemple, sa belle façade a été redessinée dans le style roman de Lucques (Lucca, vous l’avez visitée avec moi) … en 1925 !

En Sardaigne : du nord au sud
En Sardaigne : du nord au sud

La crypte est un puzzle de marbres fascinant :

En Sardaigne : du nord au sud

Est-ce la chaleur ? La difficulté à s’orienter dans ce labyrinthe ? (il n’y a presque aucune indication) Je n’ai pas beaucoup aimé cette ville. Il paraît qu’elle est faite de quartiers très divers, et sans doute aurait-il fallu en faire plusieurs, descendre, remonter ; mais marcher par les rues avec cette chaleur … Pas le courage.

En Sardaigne : du nord au sud

Voici tout de même la tour de l’éléphant* : Torre dell’elefante*. Haute de 30 m, elle comporte 3 pans fermés sur l’extérieur, le côté intérieur étant ouvert (malheureusement couvert d’échafaudages). Une autre tour, la tour St pancrace, a la même particularité. Mais ici, c’est la présence d’un éléphant perché à plus de 10 m du sol qui lui a donné son nom. Avec ses deux portes-herse, cette tour commandait l’entrée dans la tour médiévale.

En Sardaigne : du nord au sud

Changeant d’époque, nous voici dans le Parc Archéologique de Nora, première ville phénicienne punique de Sardaigne, qui occupe une petite péninsule surmontée d’un phare. Ses nombreux points d’accostage attirèrent les phéniciens dès le 9è et le 8è siècle avant J-C. Elle a tenté les Carthaginois au 6è siècle, puis les romains avec lesquels elle connut son âge d’or aux 2è et 3ème siècle. Elle fut abandonnée au 7ème siècle.

En Sardaigne : du nord au sud
En Sardaigne : du nord au sud

Jeudi 13 Juin 2019

 

La plus belle route côtière que nous ayons faite en Sardaigne, c’est celle-ci : la Costa del Sud**. Comme son nom l’indique, elle est tout au sud de la Sardaigne !

Elle est connue pour la beauté de ses plages de sable blanc, aux eaux cristallines, et son arrière pays bien préservé. Sur 25 km, la route, souvent en corniche, offre de magnifiques vues panoramiques.

En Sardaigne : du nord au sud
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  • : scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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