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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 07:50

 

Depuis mon premier voyage dans cette région (voir les liens ci-dessous), j'y étais revenue 2 fois sans succès, à cause du mauvais temps. Cette fois-ci, c'est presque la bonne, puisqu'il faisait beau le matin avec pluie ou orages l'après-midi.

 

En venant de Slovénie, nous avons décidé de gagner le cœur du massif des Dolomites, c'est à dire Cortina d'Ampezzo.

Pour y parvenir, nous nous sommes un peu écartés de la grande route de la vallée pour faire étape au Lac de Sauris. Une petite route qui nous a fait découvrir des paysages somptueux.

Les Dolomites, enfin !

La ville de Cortina d'Ampezzo a accueilli les Jeux Olympiques d'hiver en 1956, et c'est de nouveau elle qui les organisera en 2026, en compagnie de Milan. Admirablement située à 1 210 m d'altitude dans la combe d'Ampezzo, au cœur du massif des Dolomites dont elle est la capitale, Cortina est une élégante station d'hiver et d'été, remarquablement équipée.

De quelque côté qu'on se tourne, les crêtes se découpent sur le ciel, les sentiers sont innombrables ... les randonneurs et les touristes aussi !

Les Dolomites, enfin !
Les Dolomites, enfin !

Nous nous sommes levés tôt pour monter au téléphérique, ou plutôt aux 2 téléphériques successifs, qui mènent au Tofana di Mezzo qui, du haut de ses 3 243 m, dévoile un panorama à couper le souffle sur les montagnes environnantes.

C'est l'une des montagnes les plus "massives" des Dolomites d'Ampezzo; les trois sommets du Tofana sont les plus hauts du Parc National des Dolomites d'Ampezzo, et dépassent 3200 mètres d'altitude.
Au-dessus d'une base d'argile fragile, qui entoure tout le massif, s'élèvent les hautes murailles de Dolomia Principale, qui tirent toute leur expression de la grandiose face sud du Tofana di Ròzes.
Dans les argiles basales, au-dessus du refuge Dibona, des ambres du trias ont été trouvés, parmi les plus anciens jamais trouvés au monde.
Il y a trois cirques glaciaires toujours occupés par des champs de neige, à côté desquels de profonds abysses, encore inexplorés, ont été découverts par la neige.

Déjà, la montée est impressionnante :

 

Les Dolomites, enfin !
Les Dolomites, enfin !

De la terrasse d'arrivée du téléphérique, il faut d'abord monter un long escalier pour atteindre un premier belvédère, à la portée de tous. Pour gagner les autres, il vaut mieux ne pas avoir le vertige, bien qu'un filin permette de se tenir.

Ici vous voyez Dirk sur le chemin du 3ème belvédère, sur l'autre face de la montagne, où Sigrid et moi le rejoindrons tour à tour, l'autre gardant les enfants en un lieu moins exposé (il y a du vent).

Quant au sommet au-dessus, c'est une via ferrata qui permet de l'atteindre.

Les Dolomites, enfin !

Et tout d'un coup, au tournant de la montagne, c'est l'émerveillement !

Les Dolomites, enfin !

Maintenant, nous allons redescendre : le temps a passé, et les nuages arrivent. Ceux qui montent maintenant auront moins de chance que nous ...

Les Dolomites, enfin !

Pour finir, voici une photo d'internet. C'est la grandiose face sud du Tofana di Ròzes. On ne pouvait pas la voir d'où nous étions.

 

Les Dolomites, enfin !

L'après-midi, les nuages vont et viennent. Allés au Lac de Misurina, point de départ de l'excursion aux Tre Cime di Lavaredo que j'avais fait en 2013, nous n'avons pu les apercevoir.

Au vu des kilomètres à parcourir et du temps qui nous reste, nous prenons la belle route qui passe par de hauts cols magnifiques : d'abord, le Passo di Falzarego, 2117 m.

Puis le Passo Fedaia, 2057 m, où passe souvent le Tour d'Italie.

Il est au pied du massif de la Marmolada, plus haut sommet des Dolomites. Culminant à 3 342 mètres, la Marmolada est également appelée la « reine des Dolomites ». Son sommet est constitué de plusieurs pics, et son glacier est le plus étendu des Dolomites.

Le Lac de Fedaia occupe une partie du plateau de ce col, et il aurait fallu grimper sur l'autre rive du lac pour mieux admirer le glacier, comme sur cette photo d'internet, mais le temps ne s'y prêtait pas.

Les Dolomites, enfin !

Nous n'avons fait que quelques photos depuis le barrage :

Les Dolomites, enfin !

La plus belle route que j'ai jamais faite : Passo Pordoi, 2239 m

Passo Sella, 2240 m

Ces cols sont très fréquentés en été par les motos et les cyclistes, mais nous y sommes passés en fin de journée, et c'était parfaitement supportable. Et tellement beau ! On aurait voulu avoir le temps d'y randonner un peu, mais ... il faudra revenir ...

Passo Gardena, 2121 m

C'est dans sa descente vers Ortisei que nous avons passé la nuit, dans un décor grandiose.

Les Dolomites, enfin !
Les Dolomites, enfin !

Nous voilà à Bolzano (Bozen). C'est la grande ville, et c'est la fin des Dolomites, bien que nous soyons toujours entourés de montagnes.

Après tous ces kilomètres, un peu de détente dans la vieille ville.

De belles maisons cossues, des ruelles étroites aux maisons colorées et aux nombreux oriels ...

Les Dolomites, enfin !
Les Dolomites, enfin !
 Près de la frontière avec la Suisse se trouve la petite ville de Glorenza (Glurns).
 
 C'est la plus petite ville du Sud-Tyrol. Elle est considérée comme l’une des plus belles    localités d’Italie et séduit par son atmosphère médiévale.
Les Dolomites, enfin !

Après une dernière nuit en Italie, il ne reste plus qu'à traverser la Suisse pour regagner Lausanne.

Le dernier arrêt sera pour visiter, en Valais, l'intérieur du barrage de la Grande Dixence. Rappelez-vous : Tristan était si content de marcher sur un barrage. Cette fois, encore mieux, il a marché dedans !

Vous en trouverez les photos en explorant cette ancienne page.

A bientôt.

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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 08:36

Je m'étais tellement régalée en Slovénie, que j'ai voulu faire partager mon plaisir à Sigrid et Dirk. Mais cette fois-ci, c'est avec la pluie que nous sommes arrivés. Aussi, chaque fois que je me retrouverai sur mes pas de 2013, je vous mettrai un lien vers mes photos ensoleillées.

Pour commencer, voici Skofja Loka, sous la pluie ...

Retour en Slovénie

et Skofja Loka au soleil !

Sur ce même lien, vous trouverez Ljubljana, la capitale.

Nous y sommes allés un jour de pluie et brouillard. Aucun paysage à espérer, c'est pourquoi nous nous sommes rabattus sur le château et la ville de Ljubljana.

Retour en Slovénie

Quand je suis venue en 2013, le château n'était pas aménagé de cette façon, en lieu de multiples expositions. Toutes ne nous ont pas plu, mais au moins, Tristan a fait l'essai d'une cote de maille. Il l'a trouvée bien lourde !

Retour en Slovénie

Pour en finir avec ce lien, voici Kamnik. Il faisait beau, ce jour-là, et nous avons pu nous promener dans la ville un peu plus que je ne l'avais fait.

Cette photo s'ajoute donc à celles de 2013.

Retour en Slovénie

Mais du haut du château, nous avons aussi fait ces deux-là :

Retour en Slovénie

A quelques kilomètres de Kamnik se trouve la principale source de la Kamniska Bistrica, la rivière qui arrose Kamnik. L’eau coule de sous les rochers couverts de mousse, puis s’arrête brièvement dans un petit lac artificiel. Nous en avons fait le tour, au prix de quelques pieds mouillés. Mais le spectacle en valait la peine.

Retour en Slovénie
Retour en Slovénie

Une montée à Velika Planina, téléphérique + télésiège, nous a prouvé que pour voir des fleurs ce n'est pas en août qu'il faut venir. Juillet est bien plus fleuri. En plus, cette année, nous avons pris la pluie, ce qui a précipité la redescente. Mais nous nous étions tout de même bien promenés parmi les vaches et les maisons d'alpage ...

Retour en Slovénie

Nous sommes aussi allés voir cette grotte fantastique : la grotte de Skocjan. L'avantage, dans les grottes, c'est qu'on est à l'abri de la pluie !

 

 

En sortant, le soleil était là, et c'est avec sa compagnie que nous avons fait le parcours du canyon.

Retour en Slovénie

Après la grotte fantastique, nous nous sommes arrêtés au château fantastique : celui de Predjama, dont vous trouverez ici l'histoire, la légende et les photos. Il était trop tard pour en visiter la grotte, ce fut seulement une pause-glace.

Retour en Slovénie

Comme c'est quand même l'été, nous voulions profiter du soleil pour nous baigner. Direction le Lac de Bled.

Mais faute de trouver un parking (la foule) nous nous sommes contenté de le longer (en voiture) et de continuer notre route jusqu'au  Lac de Bohinj.  Très différent ! Moins de monde ... mais quand même ! Il est incontestable que depuis 6 ans ( mon précédent voyage étant de 2013) la Slovénie s'est ouverte au tourisme de masse.

Retour en Slovénie

Au retour, nous allons visiter les Gorges de Vintgar, un peu au-dessus de Bled. C'est un endroit très prisé des touristes, mais comme nous sommes en fin d'après-midi, il n'y a que peu de monde.

Retour en Slovénie

En bas de cette page de lien, vous trouverez d'autres photos.

Et la chapelle orthodoxe que vous voyez au début, nous l'avons vue en redescendant du Col de Vrsik.

C'est en Slovénie que j'avais vu pour la première fois du houblon.

Eh bien cette année, nous avons trouvé mieux : un musée du houblon ... et de la bière. Il est installé dans un ancien séchoir à houblon.

Dommage que tout soit écrit seulement en slovène (sauf quelques panneaux en anglais). Mais un intéressant film d'archives nous a bien renseigné sur cette culture, avec des sous-titres en anglais. Et comme j'avais mes traducteurs, j'ai tout compris.

Retour en Slovénie

Un château médiéval, maintenant. Celui de Celje. Stari Grad, le vieux château.

Je l'avais visité, alors, mais il était gratuit, en accès libre. Depuis, il a été un peu restauré, et il est payant. Mais il est assez bien conservé, et incarne à la perfection l'image qu'on se fait d'un château du moyen âge : murailles, meurtrières, cours intérieures, donjon ... et un magnifique point de vue du haut de celui-ci !

Retour en Slovénie
Retour en Slovénie

Il faut que je vous parle de la Vallée de la Soča. On l'appelle : la rivière Emeraude.

Mais, vous pourriez vous demander …

Pourquoi la rivière Soča est-elle de cette couleur vert émeraude ?

Il semble que ses couleurs proviennent des petites particules de roches suspendues dans l'eau (la farine de roche) qui réfléchissent plus de vert et de bleu lorsqu'elles sont frappées par la lumière.

Comme la région est principalement constituée de dépôts calcaires et marneux, les couleurs ne disparaissent pas sur toute la longueur de la rivière.

Voir ces couleurs dans les lacs et les rivières de montagne est assez fréquent. Ce qui rend la rivière Soča particulière, c'est qu'elle conserve ces couleurs très très longtemps, et sur toute sa longueur !

Nous avons fait quelques promenades sur ses rives. De nombreuses passerelles la traversent, et les activités sportives sur ses eaux et dans ses gorges inaccessibles à pied sont nombreuses : kayak, rafting, hydrospeed ...

Retour en Slovénie

C'est un petit affluent de la Soča, émeraude lui aussi, qui a creusé ces gorges sauvages que nous sommes allés voir, malgré la pluie.

Tolminska Korita : l'eau de la rivière Tolminska est aussi transparente que celle qui tombe du ciel !

Retour en Slovénie

Allez plutôt voir ici pour avoir de meilleures photos :

Aujourd'hui il fait beau. Une belle balade en montagne s'impose : ce sera encore des gorges incroyables, près de Kobarid. Celles qui abritent la cascade de Veliki Kozjak

D'abord une passerelle sur la Soča, puis nous prenons le sentier pour atteindre son petit affluent. En cours de chemin, une autre cascade : modeste mais belle.

Ce n'est qu'après la super-cascade que nous monterons sur le plateau.

 

Retour en Slovénie

La Cascade Veliki Kosjak a creusé une espèce de grande salle souterraine, et la coulée d'eau fait une quinzaine de mètres. Nous y avons vu des canyonistes sauter de là-haut dans ce profond gouffre bleu-vert.

Retour en Slovénie

Vous remarquerez qu'entre la photo suivante et celle d'en bas de la page du lien, une balustrade a été installée (ce n'est pas du luxe !) un péage a été instauré, et Charly est plus peureux. Il faut dire qu'il a bien vieilli, lui aussi ...

Retour en Slovénie

Enfin c'est le Col de Vrsik. 1610 m

Montée et descente : 50 virages en épingle à cheveux (Ils sont numérotés, on ne peut as se tromper !). La route offre des vues spectaculaires, et au col encore plus. Mais lors de mon précédent voyage, je m'étais arrêtée au même endroit. Il y avait une dizaine de voitures. Cette fois-ci, il y en a au moins 200, et les parkings, bien qu'agrandis, sont pleins !

Nous nous éloignons de la foule pour aller voir la Dame de Prisank. Je vous raconte son histoire dans ce lien, avec les photos :

Mais nous prolongeons la balade, et décidons de déjeuner dans un refuge, de la cuisine du pays. C'était un bortsch, je crois ...

Retour en Slovénie

Et voilà !

Nous vous disons au-revoir, car nous quittons la Slovénie pour l'Italie, qui n'est qu'à quelques kilomètres au pied du col. Justement, un randonneur Italien a proposé de nous prendre en photos tous les 5.

Alors, à bientôt dans les Dolomites !

Retour en Slovénie
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13 août 2019 2 13 /08 /août /2019 17:52

Cette fois, c'est vers l'Est que nous allons. Direction la Slovénie, alors il nous faut traverser une partie du nord de l'Italie. L'itinéraire choisi est peut-être le plus court, mais certes pas le plus rapide ! Ça nous prendra quatre jours.

Je pars en avance avec Tristan (et Charly, bien sûr), et Dirk, Sigrid et Aïda nous rejoindront dans 3 jours.

Un petit arrêt en Suisse, à la Cascade de Pissevache, où Tristan s'est exercé à la photographie.

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Un autre arrêt un peu plus loin, toujours en Suisse, au Lac souterrain de St Léonard.

Découvert en 1943, il s'étend sur 300 m de long, 20 m de large et 10 m de profondeur. Pas de végétation ni de vie animale, à part quelques truites qui y ont été mises et qu'il faut nourrir. Mais elles ne s'y reproduisent pas.

On vous emmène avec nous pour un petit tour en barque.

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Et cette fois, c'est la frontière italienne, au Col du Simplon.

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

De l'autre côté du col, quittant les grands axes qui ne sont pas très plaisants, nous avons remonté le Val d'Ossola vers le nord, jusqu'à Baceno.

Sa magnifique église à 5 nefs, toute couverte de fresques m'a enthousiasmée.

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Cette visite n'était pas tout à fait du goût de Tristan. Bof ! a-t-il dit.

Mais la deuxième, oui, lui a beaucoup plu. C'étaient les Gorges d'Uriezzo. Enfin, une partie. Le canyon sud. Environ 300 m de long, mais quel parcours !

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Nous l'avons atteint après une belle randonnée dans la montagne, dont voici quelques paysages :

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Pour le jour suivant, nous irons dans la vallée Antrona, qui est l'une des sept vallées latérales du Val d'Ossola, mais cette fois-ci au sud-est de Domodossola.

Le lac d'Antrona est un lac naturel qui a vu le jour suite à un glissement de terrain colossal qui se produisit le 27 juillet 1642. Du sommet de Pozzuoli se détachèrent           12 000 000  de m3 de roches qui recouvrirent le fond de la vallée sur plus de 2 km, enfouissant une quarantaine de maisons et une centaine d'habitants.

Avant d'en faire le tour, nous sommes montés au Lac de Campliccioli, 300 m au-dessus, et formé par un barrage. Tristan était tout heureux de marcher, pour la première fois, sur un barrage !

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Mais Tristan n'était pas assez fatigué par cette balade. Une fois redescendu, il a encore voulu faire le tour du Lac d'Antrona (3 bons km, et pas à plat !) qui permettait de passer derrière la cascade. Charly et moi, on s'en serait bien passés ...

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Voilà que Sigrid, Dirk et Aïda nous ont rejoint, et nous poursuivons ensemble, à 2 voitures, la route vers l'Est. Mais les caprices de la frontière nous font rentrer en Suisse, dans le Tessin

Un arrêt visite-de-château-pique-nique-sieste-ou-jeu à Bellinzona coupe agréablement la journée de route.

Les magnifiques châteaux médiévaux de Bellinzona : Castelgrande, Montebello et Sasso Corbaro, créés pour protéger la ville, sont aujourd’hui la principale attraction de la capitale tessinoise, grâce à leur capacité de témoigner le passé et étonner tout visiteur. Les trois châteaux sont une source de fierté pour les tessinois puisqu’ils ont été inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2000. C'est celui de Montebello, celui du milieu, que nous visitons, avant de faire honneur à son aire de pique-nique et de jeux pour enfants. Car eux ne sont nullement fatigués !

 

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Encore un arrêt au bord du Lac de Lugano, pour un petit temps de détente après la traversée de la ville. Nous y avons suivi un bout du sentier de l'olivier, à partir de Gondria.

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Nous y avons trouvé ce panneau inhabituel, tout comme le risque qu'il annonce :

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Par cette chaleur, plutôt que de visiter la ville de Sondrio, nous avons préféré son parc et sa rivière. Et tant pis si l'eau est froide  !

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Nous sommes arrivés tardivement dans les environs de Trento, et nous avons visité la vieille ville vers 19 h. Nous avons eu seulement le temps d'une visite rapide de la cathédrale San Vigilio, celle même où se tinrent les sessions du Concile de Trente entre 1545 et 1563 (exactement, dans son presbytère).

Trois choses m'ont frappée : 

- les 2 escaliers monumentaux de chaque côté de la nef pour monter au triforium.

- les fresques du 14ème siècle.

- le baldaquin du maître autel.

Même si elle possède d'autres choses remarquables, nous n'avons pas eu le temps de les remarquer.

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Sur la Piazza del Duomo, bordée de belles maisons anciennes d'un côté, on peut aussi admirer la célèbre fontaine de Neptune, ainsi que le Palazzo Pretoria, le palais où les évêques ont vécu jusqu'au 13ème siècle et qui abrite maintenant le Musée Diocesano Tridentino. Le palais se trouve à côté de la tour la plus célèbre de la ville, la Torre Civica. Cette tour date en partie du 11ème siècle et se dresse au sommet d'une des portes romaines d'origine de la ville.

Dans les petites rues qui partent de la Piazza del Duomo, il y a de nombreuses demeures et villas médiévales attrayantes (souvent appelées "Palazzi" - petits palais), certaines d'entre elles couvertes de fresques.

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Puis nous sommes allés manger une pizza, et nous sommes ressortis sous l'orage, avec une pluie battante, et arrivés trempés à la voiture !

Qu'à cela ne tienne ! Trento est une belle ville qui recèle d'autres trésors pour qui prend le temps de la visiter.

De Vittorio Venetto, nous n'avons vu qu'en passant les vieilles rues à arcades moyen âgeuses de Serravalle, et leurs anciens palais renaissance (dont je viens de trouver la photo grâce à google maps) et nous avons pique-niqué à l'ombre devant le Castel di San Martino, peut-être d'origine romaine, qui a été reconstruit à l'époque lombarde. Dès l'an mille, c'était la résidence de l'évêque-comte et c'est toujours le siège épiscopal. Aujourd'hui, c'est un lieu de retraite diocésain.

 

Balades avec Mamie, 2 : en Italie
Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Une dernière nuit en Italie, près de la petite ville médiévale de Cividale del Friul.

Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2011, nous y avons cherché des témoins de ce passé. Ils existent, mais en petit nombre, et nous étions un peu déçus.

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Et c'est en écrivant cet article que j'ai compris le grand intérêt de cette ville : il est dans son passé romain, celtique et lombard. Forum, catacombes, temple, pont du diable, il aurait fallut les chercher pour les trouver.

Mais je me suis tout de même régalée devant les fresques de l'église di San Giovanni, où il y avait une répétition pour la fête médiévale de la semaine prochaine. Quelques jolis costumes ...

Balades avec Mamie, 2 : en Italie

Voilà maintenant la frontière Slovène.

A bientôt.

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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 05:04

Cet été sera sous le signe de la famille : j'ai aménagé mon Jolly Jumper avec 3 couchettes, pour pouvoir y héberger mes deux derniers petits enfants (mes "petits Suisses") : Tristan et Aïda, 9 ans et demi et presque 6 ans.

Nous sommes partis de Lausanne pour une petite semaine, et nous avons fait ensemble quelques belles découvertes.

Pour eux, la 1ère nuit en "camping car" (même si ce n'en est pas un vrai) sera sur le parking du Château de Joux, juste au-dessus de la Cluse de Joux.

 

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Après quelques heures d'accrobranches sur le plateau de Métabief, nous partons voir la perte de l'Ain dans une courte promenade.

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)
Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)
Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Normalement, l'eau ne manque pas, dans le Jura.

Voici les Gorges de la Langouette, suivies de la Cascade de la Billaude.

Malheureusement, cette année, ces cascades qui devraient être majestueuses, même l'été, sont réduites à presque rien. Mais ce sont tout de même de belles promenades.

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)
Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Ensuite, nous sommes partis sur la piste des Dinosaures, ou plutôt, nous avons trouvé des pistes de dinosaures ! Car dans le Jura, on trouve beaucoup de preuves de l'existence de ces "petites" bêtes. Ce n'est pas pour rien qu'on parle du Jurassique.

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)
Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)
Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)
Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Camper une nuit au bord d'un petit lac ? Ça nous plaît bien !

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Arrivés à Salins-les-Bains*, nous y avons visité la Grande Saline**, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Depuis le 8ème siècle, la Grande Saline de Salins-Les-Bains utilisait les sources d'eaux salées comme matière première. L'existence de ces résurgences naturelles s'explique géologiquement par la présence d'une mer préhistorique qui après évaporation a laissé un banc de sel enfoui aujourd'hui à 250 mètres de profondeur. C'est le lessivage de ce gisement par des infiltrations d'eau de pluie qui provoque la naissance des eaux salées. Le sel, "l'Or Blanc", était obtenu par évaporation artificielle, par opposition aux marais salants. Pendant plusieurs siècles, le bois a servi de combustible. Mais pour des raisons calorifiques et économiques, le charbon fut adopté au début du XIXe siècle.

L'évolution des techniques, l'absence de modernisation, la conservation par le froid et la concurrence avec les marais salants auront raison de la Grande Saline qui fermera ses portes en 1962, mais la source salée est toujours utilisée pour les thermes.

De l'ensemble imposant que formaient les salines,, il ne reste plus que quelques bâtiments de pierre, toujours imposants, comme les hautes cheminées et le magasin des sels (15ème)

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Mais surtout les monumentales galeries souterraines, longues de 200 m. Construites au moyen âge, en plein cintre (seule architecture connue à l'époque pour des constructions de cette envergure), elles relient deux puits équipés d'un système de pompage, toujours en état de marche, qui permet de puiser l'eau salée. Par l'intermédiaire d'un long madrier, une roue hydraulique met en mouvement la pompe qui aspire l'eau saturée à raison de 33 kg de sel pour 100 l d'eau. Cette machinerie est deux fois centenaire.

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Pour recueillir le sel, l'évaporation se faisait dans de vastes "poêles" de 38 000 litres, chauffées par en-dessous à la manière des romains, par un hypocauste.

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

En suivant la Vallée de la Loue, tantôt au-dessus, tantôt au bord, nous avons profité de somptueux belvédères et de villages pittoresques.

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)
Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Ayant vu les pistes de dinosaures de Loulle, impossible de ne pas aller au Dino Zoo, un parc d'attraction de 12 ha pour les enfants, certes, mais jalonné de panneaux explicatifs détaillés et illustrés par des reproductions grandeur nature des animaux préhistoriques. Impressionnant !

 

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Nous voici à Ornans, surnommée "la petite Venise comtoise". Elle est la capitale de la vallée de la Loue, considérée comme l'une des plus belles rivières de Franche-Comté, et qui a fasciné les peintres, particulièrement Gustave Courbet. Celui-ci y est né en 1819, dans une famille de vignerons. Ses paysages reflètent la nature sauvage et attachante de la Franche-Comté. Maître du réalisme, il prend ses modèles parmi sa famille et ses amis : pour l'enterrement à Ornans, exposé au Salon de 1850, tous les habitants d'Ornans, du Maire au fossoyeur, ont posé pour lui.

Avec les enfants, nous avons visité le Musée qui lui est consacré, mais les photos y étant interdites, en voici quelques unes d'internet.

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)
Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)
Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Avant de rentrer à Lausanne, j'ai voulu leur montrer "le Saut du Doubs"

Cette année, il est bien maigrichon, comparé à mes précédents passages.

Balades avec Mamie. 1 : dans le Jura (français)

Ici en 2015 ...

Ici en 2016 : le comble !

A bientôt pour un autre voyage ...

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1 juillet 2019 1 01 /07 /juillet /2019 10:16

Jeudi 13 Juin 2019

 

En raison de la chaleur exceptionnelle pour la saison, nous avons décidé de changer notre façon de vivre : s’arrêter de 13 heures à 17 heures, à l’ombre. Moi qui étais venue en Sardaigne en Juin pour pouvoir y randonner avant la chaleur de l’été, c’est loupé ! Impossible de marcher sous cette chaleur !

Donc après ce long arrêt, nous sommes reparties en direction de la Iscla de Sant’Antonio. Pas besoin de prendre le bateau, car un étroit ruban de terre la relie à la Sardaigne, où passent la route, la voie ferrée, un canal et une piste cyclable ! Voici Sant’Antonio, la seule ville de l’île qui est une presqu’île.

En Sardaigne, du sud au … départ

Comme il était tard, nous nous sommes arrêtées au bord d’une plage, pour la nuit.

Et voici cette plage, envahie, comme beaucoup d’autres par les posidonies.

En Sardaigne, du sud au … départ

Depuis la Corse nous avions remarqué ce que nous prenions pour des algues, qui envahissaient les plages, soit sur le sable, soit dans l’eau sur une frange de 3 ou 4 mètres, soit en banquettes, ressemblant de loin à des rochers. Et ce soir, j’ai pour la première fois eu l’idée de regarder sur internet, grâce à la 4G. Hé bien, ce ne sont pas des algues mais des herbes marines, à fleurs, qui perdent leurs longues feuilles à l’automne. La mer les apporte sur la plage.

En roulant les pétales, ça forme aussi de drôles de petites balles qui ressemblent à des kiwis.

Je vous mets le lien pour cet article très instructif sur ce végétal, qui garantit que ces eaux sont pures et non polluées, et qui protège les plages contre l’érosion tout en purifiant l’eau.

Vendredi 14 Juin 2019

 

Le tour de l’île Sant’Antioco nous a réservé une belle surprise !

En Sardaigne, du sud au … départ

Dans ces falaises calcaires, le vent et le sable, artistes incomparables, ont fait de la dentelle …

En Sardaigne, du sud au … départ

Mais ce sont d’autres artistes qui ont peint cette magnifique fresque, grandeur nature. On s’y croirait !

En Sardaigne, du sud au … départ

Nous entrons dans une partie de l’île, le nord-ouest, que nous avions assez bien explorée l’an dernier. Vous pouvez le vérifier sur la carte, en recherchant les ronds bleus. Et comme je n’avais publié qu’un seul article, vous y retrouverez certains lieux forts que Colette se devait de visiter.

En remontant vers le nord, nous nous arrêtons à Domusnovas, à la Grotta di Sant’Giovanni, que j’avais déjà visitée l’an dernier. Là, au moins, nous aurons un peu de fraîcheur.

Comme le soleil est encore dans la brume, au lieu de faire l’aller-retour, nous en profitons pour faire une boucle de 4 km pour revenir à notre point de départ par des chemins miniers.

 

Pour les photos de la grotte-tunnel, voir l’article du lien précédent

En Sardaigne, du sud au … départ

Samedi 15 Juin 2019

 

Besoin de fraîcheur. Ce matin, près de Villacidro, nous voici dès 9 heures à la Cascade Sa Spendula. Elle a la réputation d’être une des plus belles de Sardaigne. En ce moment, elle n’offre déjà plus toute sa puissance, mais elle a encore assez d’eau pour être belle.

En Sardaigne, du sud au … départ

Le paysage nous inspire pour prendre une petite route de montagne, avec confiance car la carte indique un parking au bout. Ce qu’elle n’indique pas, c’est que les derniers 500 mètres se font sur une piste de la largeur de la voiture, et sans parapet : juste une bordure herbeuse d’environ 30 cm, et puis le vide ! Bien contentes d’arriver ! Mais une jolie balade est au bout. Un peu écourtée, car nous avions oublié d’emporter de l’eau.

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Après une douche dans un bois d’eucalyptus et une bonne sieste nous allons jusqu’à Montevecchio. Voilà le paysage devant lequel nous avons passé la soirée et la nuit. En plus, nous avons eu droit à un superbe coucher de soleil

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Dimanche 16 Juin 2019

 

Montevecchio. L’an dernier, avec Sigrid et Dirk, nous avons visité une partie de cette miniera, regrettant d’être arrivés trop tard pour faire la visite complète. Vous trouverez sur le lien la visite de la salle des machines, (Officine, cœur technique de la mine), et Piccalina, vaste chantier d’extraction.

 

Mais plus de regret. Ce matin, nous avons complété la visite par le Palazzo della Direzione, palais autrefois luxueux mais qui sent l’abandon, et le site de Sant’Antonio, pour découvrir ce qu‘étaient les logements des mineurs et de leurs familles. Quel différence !

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Chaque famille disposait d’une chambre et d’une pièce commune qui servait de cuisine, salle à manger, salle de bains etc … et il n’était pas rare qu’ils aient une dizaine d’enfants ! L’étage comportait 5 « appartements » de ce style, plus un seul WC au bout du couloir, pour tout ce monde ! WC rustique : un trou surélevé à 30 cm du sol …

Dans les écuries ne vivaient que les chevaux employés en surface. Ceux qui travaillaient au fond, à tirer les wagonnets, ne remontaient jamais.

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Cependant, depuis cette année existe une nouvelle visite, dans une galerie de mine. Ce sera pour la prochaine fois …

 

Une longue route, la chaleur … nous décidons de faire une pause à Oristano pour manger une glace. Mais la ville est petite, et ce n’est qu’au centre ville que nous trouvons une gelateria. Nous en profitons pour admirer la Torre di Mariano*, seul reste d’une muraille érigée en 1290 et détruite au début du 20ème siècle.

Elle mesure 28 m, c’était la porte d’entrée principale de la ville, et comme toutes les tours de fortifications de cette époque, le côté à l’intérieur des remparts n’avait pas de mur.

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Après la sieste, la route vers le nord nous conduit au complexe nuraghique de Santa Cristina*, près de Paulilatino.

Officiellement, Michelin ne lui attribue qu’une étoile, mais j’en mettrais bien **. Car c’est un endroit très intéressant.

 

On y trouve d’abord le « village chrétien ». Il est d’époque médiévale, et est constitué de la petite église de Santa Cristina, construite au 13ème siècle, en réemployant des éléments du temple nuraghique. Autour de l’église se regroupent les « muristene », de simples maisonnettes jadis destinées aux moines, puis peu à peu, aux pèlerins. Chaque année, deux fois l’an, le novénaire se repeuple à l’occasion des fêtes : en mai pour Ste Christine, en octobre pour St Séraphin.

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Puis on avance sur un sentier, dans un bois d’oliviers sauvages, en remontant dans le temps : près du village nuraghique, deux cabanes allongées. L’une n’a pas de toit, et l’autre en a un fait de plaques de basalte, qui se trouvaient à l’origine dans le nuraghe dont elles constituaient la coursive. Ce sont des constructions singulières, qui rappellent le couloir des tombes de géants, avec environ 2 m de large, 2 m de haut, et 14 m de long. Elles ne remontent certainement pas à l’époque nuraghique, l’époque romaine serait plus probable. Leur présence en Sardaigne est plutôt rare.

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En continuant le chemin, voici un nuraghe au milieu de son village. Il est constitué d’une seule tour, et daté du bronze moyen, c’est à dire entre 1500 et 1200 av.J-C

On peut monter dans la tour dont il reste 9 mètres de haut. Mais certaines marches sont un peu hautes pour Charly. On était sportif, à l’époque !

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Et voilà le monument principal du complexe : le Pozzo Sacro, le puits dédié au culte de l’eau, qui offre un bel exemple d’architecture nuraghique sacrée. Daté du 11ème siècle av. J-C, et bien qu’ayant les mêmes caractéristiques que les autres puits sacrés de Sardaigne, celui-ci se distingue par ses dimensions considérables et son excellent état de conservation.

Entouré d’une enceinte en trou de serrure munie d’assises, il se compose d’un atrium, ou vestibule, lieu d’offrandes, d’un escalier de 25 marches et d’une tholos souterraine (fausse coupole) où jaillit une source particulièrement abondante en hiver et au printemps (lors des fouilles, un canal a été construit pour que le niveau reste constamment à 50 cm, et ainsi soit visitable en toute saison).

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La chambre en tholos, de 2,50 m de diamètre, se raccorde parfaitement à la forme trapézoïdale de la cage d’escalier et est composée de cercles concentriques ; ces derniers se resserrent au fur et à mesure qu’on monte vers le sommet de la chambre qui se termine par un orifice de 35 cm à une hauteur de 7 m. Et durant les équinoxes de mars et septembre, le soleil éclaire le fond du puits par la cage d’escalier !

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D’autres bâtiments, de type quadrangulaire, sont présents à l’extérieur du temple, qui servaient jadis de marché à l’occasion des festoiements. La grande cabane ronde avec assises qui servait sans doute aux réunions politiques est restée presque intacte avec son diamètre externe de 10 m et sa hauteur de 1,70 m. Celle d’à côté est plus petite.

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Lundi 17 Juin 2019

 

Cette fois, c’est le complexe de Domus de Janas de Sant’Andrea Priu**, le plus grand de Sardaigne, que j’ai re-visité avec Colette. Je vous mets le lien de ma première visite. Juste une photo pour le rappel :

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Cependant, cette fois-ci nous l’avons visité sous le soleil (écrasant), et donc nous sommes montées sur la crête de trachyte qui domine le site, et où sont creusées d’autres Domus de Janas. Nous y avons aussi trouvé ce plus vieux monument, que je n’avais pas vu l’an dernier : un taureau de l’âge néolithique, soit 6 000 ans ! Et donc 2 000 ans avant que les Domus de Janas ne soient creusées dans la falaise. Dommage qu’il ait perdu la tête, il pourrait nous en dire des choses !

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C’est si près que j’emmène Colette au Nuraghe de Santu Antine***. Pas d’orage, cette fois, et la visite est libre. C’est moi qui lui sert de guide, complétant le petit texte en français que l’on nous a remis. Toute à mon rôle de guide, j’ai oublié de faire des photos. Vous les trouverez là (il n’a pas changé, depuis un an :-))

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Mardi 18 Juin 2019

 

Aujourd’hui nous abandonnons la préhistoire pour nous lancer sur la piste des églises romanes. Elles foisonnent, par ici, et nous ne les verrons pas toutes, loin de là. Mais elles sont tellement différentes les unes des autres que j’espère ne pas vous ennuyer.

 

Voici d’abord la plus ancienne de toutes, puisqu’elle date du 6ème siècle. Elle est à Siligo, et se nomme Chiesa di Nostra Signora di Mesumundu, mais aussi : Santa Maria di Bubalis

Elle a une histoire étrange : elle a été construite sur une structure pré-existante romaine, quand l'île faisait partie de l'empire byzantin. Les Byzantins ont réutilisé les murs des thermes romains, ainsi qu'une portion de l'aqueduc. Selon certaines sources, l'édifice aurait pu être utilisé comme un baptistère. Cependant, il est également possible qu'il ait été utilisé pour la purification des malades à travers un rite d'immersion. Au 10ème siècle, l’édifice a été donné à l’Abbaye du Mont Cassin. Lorsque les moines ont adapté le bâtiment aux habitudes de l’église catholique, ils ont entre autres ajouté une abside et créé une nouvelle entrée. Sur internet, je n’ai trouvé qu’une seule photo de l’intérieur, car, bien sûr, elle est fermée.

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La deuxième fut entièrement construite en pierre volcanique, au 11ème siècle. C’était la chapelle palatine du royaume de Torres. Mais du château qui la jouxtait, il ne reste que quelques pierres. Sa taille dit bien son importance politique.

Santa Maria del Regno**, Sainte Marie du Royaume, a toutes les caractéristiques de l’art roman originel : des murs solides, une sobriété avec absence presque complète de décoration.

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Mais à l’intérieur, quelle surprise !

Est-ce le fabuleux retable ou les piliers à personnages ? Nous avons été saisies par ce décor très inhabituel et inattendu.

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Le retable majeur d’Ardara est une peinture sur bois de la fin 15ème, début 16ème. Avec ses 12 mètres de haut, c’est l plus grand de l’art gothique en Sardaigne. Il représente des scènes de la vie de Marie.

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Quant aux piliers cylindriques, ils sont décorés de saints et d’apôtres peints au 17ème siècle.

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Sant’Antioco di Bisarcio**

Celle-ci s’élève, majestueuse, au sommet d’un éperon, dominant une campagne silencieuse écrasée de soleil.

On la visite avec un guide, tout heureux de parler français (approximativement!). Un érudit, qui nous a tout expliqué de A à Z sur les sculptures, les inscriptions, l’histoire, la symbolique etc, mais comme notre culture ne valait pas la sienne, nous n’avons pas tout compris (avec l’accent en plus). Mais je vais essayer de vous faire un petit résumé, qui ne durera pas une heure comme la visite de l’église (on n’a pas pu l’arrêter avant!).

Elle est en moellons de trachyte rouge et noir. Construite avant 1090, détruite par un incendie, reconstruite au 12ème avec des transformations, ce qui explique sa façade asymétrique et son avant-corps à deux étages, exemple unique dans l’architecture médiévale de Sardaigne.

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Que de symboles, dans toutes ces sculptures de la façade ! Des roues, des soleils, des têtes, des personnages … Et tout concorde à nous montrer la plus grande gloire du Christ.

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La pièce du centre, au 1er étage de l’avant-corps, était la chapelle particulière de l’évêque. C’est là que l’on trouve toutes les inscriptions de dédicace et les épigraphes commémoratives, ainsi que les signatures des artisans. Ce ne sont pas des graffitis, même si ça y ressemble.

A titre d’exemple, j’ai trouvé celui-ci reproduit sur internet. C’est l’Epigrafe commemorativa della costruzione della galilea e della torre campanaria del S. Antioco di Bisarcio (1195) :

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Enfin on va pouvoir entrer dedans. Même architecture que la précédente, mais beaucoup plus nue. Une statue de Saint Antioche (reconnaissable à son turban) comme seule tache de couleur, et des chapiteaux sculptés, racontant, ici aussi, une histoire symbolique.

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Mais avouez que ces sculpteurs avaient du génie !

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La Santissima Trinità di Saccargia***, incoutournable parmi les églises romanes du 12ème siècle, vous en trouverez les photos avec celles de l’an dernier. C’est celle qui est en noir et blanc, de style pisan. J’y rajoute ici juste quelques détails qui m’avaient échappés.

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Et pour finir cette journée déjà chargée, après l’indispensable sieste nous sommes allées à Sassari**.

Là, on change de style ! Ce n’est plus du roman, mais du baroque espagnol, avec le Duomo di San Nicola**.

L’édifice, construit aux 15ème et 16ème siècles, fut doté au 18ème de cette extraordinaire façade** qui présente au deuxième niveau les statues des martyrs Gavino, Proto et Gianuario ; au troisième niveau le patron de Sassari, San Nicola di Bari, et sur le faîte : Dieu le Père. Et puis j’ai bien aimé cette gargouille qui me fait penser au loup du Petit Chaperon Rouge …

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L’intérieur a gardé sa physionomie gothique, mais comme il y avait un office en cours dans le bras droit du transept, nous n’avons pas fait la visite complète.

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Mercredi 19 Juin 2019

 

Notre circuit nous mène à Osilo. Un petit détour nous mène à la Chapelle San Antonio, d’où l’on a un très beau point de vue sur le village, puis à la chapelle Nostra Signora di Bonaria*. Impression de monter vers le ciel, car elle est perchée, sévère et solitaire, à 770 m, sur une colline en forme de cône, que l’on finit de gravir par un bel escalier. Vue à 360° !

Malheureusement, l’église du 15ème dédiée à la protectrice des navigateurs n’est pas entretenue. On y remarque cependant un chœur insolite avec des bancs en pierre.

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J’ai reconnu l’endroit. Nous sommes passées devant la maison où j’ai séjourné l’an dernier avec Sigrid, Dirk et les enfants. Nous avions fait de tant de belles découvertes ensemble, que j’ai voulu faire partager à Colette.

Il y a encore la forêt pétrifiée, de Martis. Aujourd’hui nous y avons fait la sieste à l’ombre, sur l’aire de pique-nique en bas. Vous voyez mon camion sur la photo où Charly s’est mis à l’ombre.

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A Sedini*. Le monument le plus remarquable du village est une nécropole de l’époque prénuraghique, creusée dans le calcaire. Elle comporte six cellas, disposées sur deux étages. C’est la Domus Sa Rocca.

Après avoir servi de prison puis d’habitation, elle accueille aujourd’hui un petit musée, mais nous sommes arrivées trop tard. Nous ne l’avons vue que de l’extérieur.

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A l’écart du village, il y a l’église Sant Nicola de Silanis

Cette église, située dans la vallée de Silanis est considérée comme l'une des plus belles créations de style roman en Sardaigne. Elle fut le siège d'un important monastère de Cassinese.
Aujourd'hui, elle est en ruine mais vient d’être restaurée. L’entrée n’en est pas encore autorisée … théoriquement. Elle fut construite avant 1122 par Furato De Gitil et son épouse Susanna De Lacon-Zori, de la noblesse turque.
Les principaux matériaux qui composent cette église sont des dépôts calcaires de taille moyenne taillés et conservés avec une grande précision. Elle était formée de trois nefs avec une abside inhabituellement au nord-ouest.

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Jeudi 20 Juin 2019

 

En allant à Castelsardo, j’ai, bien sûr, admiré encore une fois la Roccia dell’Elefante, qui montre à la fois des Taffoni et des Domus de Janas.

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Et voici quelques photos inédites de Castelsardo** :

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Eglise Nostra Signora di Tergu*

Cette église romane faisait partie d’un ancien monastère bénédictin médiéval dont il ne reste que quelques ruines. Elle a été élevée entre 1065 et 1082.

Quel joli contraste entre le calcaire blanc des arcs et des colonnettes, et le rouge violacé de la volcanite !

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L’intérieur en est simple et beau.

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Vendredi 21 Juin 2019

 

Nous voilà presque arrivées au bout de notre voyage, qui se termine à Porto Torres. Nous y prendrons le bateau demain matin à 7 h 30 pour rejoindre Barcelone, et de là nos Pyrénées françaises.

Mais en attendant, nous complétons notre cycle des églises romanes avec la Basilica di San Gavino***.

Mais qui était ce saint inconnu de nos calendriers ?

 

L’histoire de ces trois saints martyrs, Gavino, Proto et Gianuario, remonte à 303 ap. J-C quand à Rome il y avait l’empire de Dioclétien et Maximien, Barbaro étant « praeses » de Corse et de Sardaigne. Les deux empereurs ont publié une série de décrets pour obliger les chrétiens à abjurer leur foi sous peine de torture et de mort.

A Turris (Torres), sur le mont Agellu, Proto et Gianuario, l’un prêtre et l’autre diacre, prêchaient l’évangile. Ils furent arrêtés mais refusèrent de changer de religion. Ils furent condamnés à la torture, et confiés au soldat Gavino. Quand celui-ci les entendit prier Dieu, il fut ému, se convertit, et leur rendit leur liberté.

Le lendemain, furieux, Barbaro le fit décapiter. Proto et Gianuario se rendirent alors, et après avoir prié, furent à leur tour décapités près du corps de Gavino, le 27 octobre 303. Dans la nuit, des hommes de foi ont enterré leurs corps dans un lieu que la tradition identifie à Balai Vicino.

Les reliques retrouvées sont maintenant abritées dans la crypte de l’église, ce qui lui vaut le nom de basilique. Et ce catafalque du 17ème siècle est porté en procession le 3 mai jusqu’à l’église San Gavino al Mare, élevée sur le lieu de leur exécution.

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Cette basilique est la plus grande église romane de Sardaigne, avec plus de 56 mètres de long et 17 mètres de large. Elle a été construite sur le Monte Agellu entre 1030 et 1080 par des ouvriers pisans sur les décombres de 3 autres églises érigées depuis le 4ème siècle. Autant dire qu’un trésor archéologique dormait sous ses pierres et sous la place devant la basilique, notamment de précieuses tombes à mosaïques ou peintes à fresques, une citerne romaine etc …

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La basilique affiche toutes les caractéristiques de l’architecture pisane (moellons de calcaire, arcatures, fenêtres étroites) mais offre aussi une particularité originale : la présence de 2 absides opposées.

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A l’intérieur, les beaux chapiteaux sculptés proviennent d’édifices romains.

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La crypte, aménagée au 17me siècle, est une longue galerie aussi grande que la nef. Il y fait délicieusement frais !

On y trouve de splendides sarcophages des 3ème et 4ème siècles, un sarcophage médiéval, 5 anges-cariatides en marbre de carrare du 18ème … c’est un peu le déstockage !

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Mais la crypte abrite aussi les reliques de nos trois saints martyrs, à l’étage inférieur d’une chapelle présentant 12 belles statues en terre cuite émaillée d’excellente facture du 19ème siècle..

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Une fois n’est pas coutume, nous décidons pique-niquer et de passer l’après-midi sur la plage. Mais il y a beaucoup de vent. Drapeau rouge ! En captant internet, nous apprenons que le départ du bateau, demain matin, est retardé. Ce sera à 11 h30, et il faut y être 2 h avant.

 

Samedi 22 Juin 2019

 

Nous étions à l’heure, la queue s’organise, nous passons les contrôles, mais pas l’ombre d’un bateau à l’horizon, et le soleil darde.

Et puis nous apprenons qu’il y a encore un changement : le bateau arrivera à 13 heures, et repartira à 14 heures !

Alors les fauteuils de plage sortent des voitures et les gens s’installent à l’ombre des camions pour pique-niquer. J’ai même vu un parasol. Mieux vaut prendre les choses avec humour … d’autant qu’il n’est parti qu’à 14 h45. Mais au lieu d’arriver à 17 heures, nous n’arriverons qu’à 3 heures du matin à Barcelone.

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A bientôt !

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21 juin 2019 5 21 /06 /juin /2019 16:50

Jeudi 6 Juin 2019

 

Nous voilà débarquées en Sardaigne, après 1 heure de traversée depuis Bonifacio, dans le petit port de Santa Teresa de Gallura.

La Gallura, c’est cette région du nord de la Sardaigne où la roche granitique est reine. Des roches mangées de Taffoni, comme en Corse du sud, mais je ne sais pas si ici elles portent le même nom.

Nous avons tout de suite pris la route du Capo Testa**, tout proche, où la côte égrène une série de petites plages de toute beauté : mer transparente, sable blanc, eaux turquoises, enchâssées entre des pointes de granit rose aux formes tarabiscotées et de maquis de tous les verts imaginables.

En Sardaigne : du nord au sud

Une petite balade par un de ces nombreux sentiers qui semblent contourner le phare ? Oui, ça semble facile …

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Et même un beau point de vue depuis ce mini-sommet

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Mais pas moyen de trouver le sentier qui remonte au phare. Existe-t-il, seulement ? Au bout d’une heure à suivre des chemins qui ne menaient à rien, nous avons décidé de faire demi-tour, en tâchant de retrouver par quels rochers nous étions passées … pour finalement atteindre le phare par la route !

 

Vendredi 7 Juin 2019

 

Longeant cette côte nord très découpée, nous voilà arrivées au Capo d’Orso**. Le cap de l’Ours. Pourquoi ce nom ? A cause d’un récif de 122 m de haut façonné par l’érosion qui évoque la silhouette d’un ours. Le promontoire était déjà connu du géographe grec Ptolémée et les anciens navigateurs s’en servaient comme d’un point de repère naturel.

Mais plus on monte vers le pied de l’ours, moins on le voit. On ne peut le contempler se ressemblant que de loin, ou bien de la citadelle qui lui fait face. Ou alors avec un drone. Je n’ai pas de drone, mais j’ai acheté une carte postale que je vous ai photographiée

En Sardaigne : du nord au sud
En Sardaigne : du nord au sud

Près d’Arzachena, j’ai voulu montrer à Colette une première Tombe de Géant , comme il en existe de nombreuses en Sardaigne. C’est celle de Coddu Ecchju que j’ai déjà décrite lors de mon voyage de l’an dernier. Pour alléger ces pages, je vous mets un lien où vous en trouverez les photos et explications historiques :

Puis nous gagnons Olbia par une route longeant la côte. Mais il faudrait s’arrêter tout le temps pour prendre des photos, et on ne peut pas. Je n’ai pas re-visité Olbia (vous le trouverez dans mon voyage de 2018), car ce l’on y a cherché, c’est un Décathlon et un magasin de Bricolage, tous deux très difficiles à trouver en Corse (et même en Sardaigne).

 

Samedi 8 Juin 2019

 

Depuis Olbia, cette montagne est notre phare. Son nom ? On n’en sait rien.

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Nous suivons la côte Est au sud d’Olbia, un peu lassées car la route est trop loin de la mer. A Siniscola, nous optons pour une petite route de montagne qui passe derrière le Monte Albo, le longeant sur plus de 25 km. Et c’est 25 km de bonheur !

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Et voilà une autre Tombe de Géant. Elle est dans un pâturage, en visite libre au bout d’un quart d’heure de promenade … sous la canicule. C’est celle de S’Ena e Thomes :

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Il fait vraiment trop chaud pour marcher. Nous décidons d’aller à Nuoro pour visiter le Musée du Costume** qui a aussi une partie ethnographique. C’est le plus vaste et le plus important de l’île. La collection de costumes, leur variété et leur richesse nous a époustouflées. Mais les reflets dans les vitres rendent les photos très difficiles.

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Dimanche 9 Juin 2019

 

Pas très loin de Nuoro se trouve la Sorgente Su Gologone**, dans la Vallée di Lanaitho. C’est la plus grande résurgence de Sardaigne (300 l/h en moyenne).

Elle apparaît entre deux hautes parois rocheuses d’où se déversent ses eaux, canalisées par les entrailles karstiques du Supramonte, ce haut massif montagneux entièrement calcaire. Des plongeurs-spéléologues ont tenté d’explorer le réseau souterrain de cette rivière, et sont ainsi parvenus (équipés de 3 bouteilles leur donnant 10 h d’autonomie) à – 135 m, sans être encore arrivés au bout de la rivière.

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En continuant à remonter cette Valle di Lanaitho, parsemée de diverses grottes (réservées aux spéléologues), nous arrivons, après 7 km de piste, au refuge de Sa Oche, près de la grotte du même nom. Nous l’avons visitée avec une guide parlant français. La particularité de cette grotte, c’est qu’elle abrite un lac souterrain, qui, lorsqu’il pleut fort pendant plus de 4 jours, déborde en alimentant la rivière, qui, autrement, est à sec.

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Voyez-vous le personnage fabuleux et terrible qui hante cette grotte ?

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A un quart d’heure de là, à pied, le véritable but de notre venue en ce lieu si reculé, c’est le village nuraghique de Sa Sedda’e Sos Carros. Notre guide nous a expliqué que ce village s’était créé ici pour rendre le culte de l’eau. Un temple de l’eau y a été découvert dans les années 1980. On pourrait aussi l’appeler « fontaine sacrée ».

L’eau qui descendait de la montagne était captée et alimentait cette « cabane » (on appelle ainsi les habitations de l’époque nuraghique, soit 3000 ans avant J-C) très spéciale.

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On remarque la bichromie obtenue en utilisant 2 sortes de pierres, la roche sombre, basaltique, et la roche blanche, calcaire. Et la sculpture des pierres d’où sortait l’eau, en forme de tête de bélier.

On peut aussi voir le bassin qui récoltait l’eau, avec son système d’évacuation, et les bancs sur lesquels s’asseyaient les officiants de ces rites sacrés.

De nombreuses statuettes de bronze ont été retrouvées, mais elles sont au musée archéologiques de Nuoro.

 

Comme la roche de ce lieu est le calcaire, perméable à l’eau, les hommes de ce temps avaient été chercher des pierres volcaniques, très lourdes, noires, de la montagne d’en face, soit 4 km au minimum. A voir la grosseur de certaines pierres, ce n’était pas une mince affaire ! Et ils avaient ainsi construit une piscine, ronde, dont le fond était fait d’un épais enduit argileux imperméable.

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Pour terminer l’après-midi, nous voici à Orgosolo**, pour y voir les « murales ».

Berceau du banditisme sarde, Orgosolo est surtout devenu, dans les années 1970, le village des Murales. Paysans et pasteurs y défendaient alors leurs terres contre les menaces d’expropriation. Ils nourrissaient contre l’État un fort sentiment libertaire et frondeur qui trouva, sur les murs gris du village un terrain d’expression. Traduction de cette conscience politico-sociale, les fresques colorent toujours les ruelles du bourg, entretenant les idéaux … et attirant le touriste !

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Anecdote : pour repartir, je devais traverser tout le village par la rue principale, horizontale, à sens unique mais assez large si les voitures étaient bien garées. Or, après un virage, travaux ! La rue est barrée ! Impossible de faire demi-tour ni de reculer, déjà 3 voitures derrière moi. Et la déviation prévue, qui partait en gauche-droite-gauche-droite vers le haut, s’étrécissait de plus en plus. Ecoutant les conseils des uns et des autres, rétroviseurs rabattus, quelques centimètres de chaque côté, après 2 gauche-droite difficiles à négocier (des éraflures sur mon rétro de droite), j’arrive à une placette dont 2 issues sont visiblement trop étroites, et la troisième est une côte à plus de 25 % sur une bonne centaine de mètres ! Une voiture qui tentait de la monter a calé au milieu et redescendu en marche arrière. Je me dis que mon Jolly Jumper est plus puissant, et je tente. Au début, j’ai cru que je n’arriverais pas jusqu’en haut, moi non plus. Et puis mon cheval a pris le mors aux dents, et on y est arrivés.

Ouf ! Merci mon ange gardien ! Et maintenant, au moins, je sais ce que mon Jolly Jumper a dans le ventre !

Après un court tronçon horizontal, à cette côte succède une autre un petit peu moins raide mais aussi longue, et enfin je peux sortir de ce piège. Quelle émotion !

 

Lundi 10 Juin 2019

 

Après la leçon d’hier, ce matin je n’ai pas voulu prendre la route qui conduisait à la Scala San Gorgio en traversant le village de Osini. Bien m’en a pris : j’ai appris plus tard que j’y serais sans doute restée coincée. Nous sommes donc passées par le village suivant, Ulassai, d’un accès plus facile mais qui nous valu 4 km à pied.

La Scala di San Gorgio est un monument naturel où maintenant on passe en voiture, mais il y a un siècle il était large de moins d’un mètre. Le lieu est caractérisé par plusieurs diaclases (fracture de la masse rocheuse sans déplacement des parties) dont l’une est profonde de plus de 100 mètres.

Un sentier aménagé permet de monter d’un côté pour pouvoir admirer la vue sur la vallée du Rio Pardu.

En Sardaigne : du nord au sud

Retour à Ulassai**, spectaculaire village entouré de falaises calcaires.

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Mardi 11 Juin 2019

 

Un petit arrêt à Sadali. Dans ce tranquille village, une cascade recueille les eaux de plusieurs sources, avant de plonger dans un gouffre souterrain : La Grande Bouche, Sa Bucca Manna.

Rien que de la voir, on se sent rafraîchi. Et puis il y a une fontaine où nous avons pu refaire notre provision d’eau !

Le moulin à côté de la cascade a été construit en 1600.

En Sardaigne : du nord au sud

Qu’es aco ?

Ces petites boules blanches, bien rondes : des grêlons, par 35° ?

tnev el rap seluob ne seéluor ,reilpuep ed seniarg sed

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Après bien des virages, des cols et des fonds de vallée, voici un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est le complexe nuraghique Su Nuraxi***, à Barumini, l’un des plus importants témoignages de l’architecture mégalithique protosarde. Quand on pense que cette construction en pierres sèches remonte à l’âge du bronze moyen, soit 1600 ans avant J-C …

Car la première phase comprenait déjà la tour centrale tronconique (le donjon) de 26 m de haut (il lui en reste 17) avec trois salles superposées.

En Sardaigne : du nord au sud

Au bronze final, vers -1100 une seconde phase de construction le voit entouré par un bastion composé de 4 tours reliées par un mur rectiligne, délimitant ainsi une cour avec un puits de 20 m, qui a toujours 3 m d’eau claire. Cette cour marquait le centre d’un système très élaboré de circulation : escaliers, ponts mobiles et passages dans les murs.

En Sardaigne : du nord au sud

Lors d’une troisième phase, vers le 8ème siècle avant J-C, on rajouta un bastion extérieur octogonal à 7 tours.

En Sardaigne : du nord au sud

Un village nuraghique s’étend, principalement sur le côté Est de la forteresse. On y trouve une cinquantaine de fondations de maisons circulaires ou ovales, plus une plus grande qui pouvait être la salle du conseil des anciens. On y trouve aussi d’autres habitations, qui pouvaient être carthaginoises ou romaines.

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Dans le village-même de Barumini, un palais du 16ème siècle, dans le style espagnol, a été construit, sans le savoir, sur un nuraghe. Celui-ci a été découvert à la fin du 20ème siècle, en procédant à des travaux de restauration. C’est la Casa Zapata. Il est maintenant transformé en musée archéologique, et j’y ai pris quelques photos, statuettes de bronze ou poteries, de l’époque nuraghique.

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Mercredi 12 Juin 2019

 

Cagliari***. Porte de la Sardaigne, plus grand centre de pouvoir, plus grande ville côtière de l’île … bref, la capitale.

Ville d’embouteillages aussi. La Via Roma comporte bien de magnifiques immeubles, mais en voiture c’est infernal. Surtout par cette chaleur ! Mais mes arbres bleus sont magnifiques.

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Nous sommes montées en voiture directement pour nous garer pas loin du Castello, la forteresse qui enserre de très hauts et vénérables immeubles séparés par d’étroites rues fraîches, dont nous avons arpenté quelques unes avant de visiter la Cathédrale. Nous y avons croisé la tour de l’éléphant et de belles vues d’ensemble sur la ville.

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La cathédrale Santa Maria*** est née au 13ème siècle, de style roman pisan, mais elle a tant été remaniée, jusqu’au 20ème siècle, qu’il ne reste plus grand-chose d’origine ! Par exemple, sa belle façade a été redessinée dans le style roman de Lucques (Lucca, vous l’avez visitée avec moi) … en 1925 !

En Sardaigne : du nord au sud
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La crypte est un puzzle de marbres fascinant :

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Est-ce la chaleur ? La difficulté à s’orienter dans ce labyrinthe ? (il n’y a presque aucune indication) Je n’ai pas beaucoup aimé cette ville. Il paraît qu’elle est faite de quartiers très divers, et sans doute aurait-il fallu en faire plusieurs, descendre, remonter ; mais marcher par les rues avec cette chaleur … Pas le courage.

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Voici tout de même la tour de l’éléphant* : Torre dell’elefante*. Haute de 30 m, elle comporte 3 pans fermés sur l’extérieur, le côté intérieur étant ouvert (malheureusement couvert d’échafaudages). Une autre tour, la tour St pancrace, a la même particularité. Mais ici, c’est la présence d’un éléphant perché à plus de 10 m du sol qui lui a donné son nom. Avec ses deux portes-herse, cette tour commandait l’entrée dans la tour médiévale.

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Changeant d’époque, nous voici dans le Parc Archéologique de Nora, première ville phénicienne punique de Sardaigne, qui occupe une petite péninsule surmontée d’un phare. Ses nombreux points d’accostage attirèrent les phéniciens dès le 9è et le 8è siècle avant J-C. Elle a tenté les Carthaginois au 6è siècle, puis les romains avec lesquels elle connut son âge d’or aux 2è et 3ème siècle. Elle fut abandonnée au 7ème siècle.

En Sardaigne : du nord au sud
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Jeudi 13 Juin 2019

 

La plus belle route côtière que nous ayons faite en Sardaigne, c’est celle-ci : la Costa del Sud**. Comme son nom l’indique, elle est tout au sud de la Sardaigne !

Elle est connue pour la beauté de ses plages de sable blanc, aux eaux cristallines, et son arrière pays bien préservé. Sur 25 km, la route, souvent en corniche, offre de magnifiques vues panoramiques.

En Sardaigne : du nord au sud
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11 juin 2019 2 11 /06 /juin /2019 17:36

Lundi 27 Mai 2019

 

Magnifique route de Galéria à Porto, qui réserve, après de magnifiques vues sur le Golfe de Girolata (bien difficiles à rendre), quelques surprises peu avant l’arrivée :

En Corse du Sud … et du Centre
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Et puis c’est l’arrivée à Porto, avec l’intention de faire un tour en mer. Nous apprendrons que la Tour Génoise fut « construite par les Corses sous domination génoise » ! La marine où se situe le départ se trouve dans l’embouchure de la rivière :

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Nous nous décidons finalement pour la Réserve naturelle de Scandola***. C’est un joyau du littoral corse, à cheval sur terre et en mer. C’est l’œuvre combinée des forces d’Eole et de Poséidon. Grottes, fissures, murailles dressées vers le ciel, pitons acérés,falaises où s’accroche une végétation de myrtes, d’euphorbes et de cistes. La plus grande colonie de balbuzards pêcheurs (aigles de mer) en Europe y a élu domicile, avec leurs nids de branchages suspendus au-dessus de l’eau.

C’est une excursion d’1 h 45, dont 30 mn aller et autant retour. Impossible de décrire l’émerveillement ressenti devant ces paysages, bien mal rendus sur ces photos prises sous un ciel gris (une averse au départ, une autre à l’arrivée. Entre-temps, du vent glacé).

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La masse rocheuse de Scandola se caractérise par une grande diversité géologique : rhyolithes rouges, basaltes noirs, formations en prismes, en filons, en épanchements, en coulées …

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Passée la Punta Muchillina, il devient difficile de prendre des photos debout, le bateau plongeant dans les creux des vagues, parfois d’un mètre il me semble. Puis la mer redevient calme une fois quittée cette zone.

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Plus de 450 espèces d’algues ont été recensées, dont certaines n’existent nulle part ailleurs en Méditerranée. La réserve permet aussi l’observation d’oiseaux rares. Pour finir, voici le baiser des amoureux, transformés en pierre par Neptune pour les punir de … je ne me rappelle plus quoi !

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Après cette balade nautique, nous sommes montées aux calanche de Piana***, pour les visiter par la route. Par chance, après l’averse du retour, le ciel se dégage un peu.

Calanche désigne au pluriel des criques surmontées de rochers abrupts. Ceux-ci sont transformés par l’érosion en d’étonnantes sculptures granitiques, dont il se dégage une beauté étrange et unique : le bleu de la mer, la palette des orange et des rose de la roche et la lumière qui baigne la côte en font un site exceptionnel.

L’après midi touchant à sa fin, il n’y avait plus trop de monde sur la route et les parkings. Nous en avons même trouvé un tout au bout, un peu en retrait de la route, pour passer la nuit en toute sérénité.

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Mardi 28 Mai 2019

 

Au matin, avant l’arrivée des touristes, nous retraversons les calanche, ensoleillées cette fois.

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Nous quittons maintenant la côte, pour prendre la direction de Corté, le cœur de la Corse, ce qui nous fait remonter un peu vers le nord et donc rentrer provisoirement en Haute-Corse.

La pluie nous poursuit, et nous zappons les balades prévues en cours de route, nous contentant de quelques photos prises du bord de la route alors que nous aurions dû pénétrer au cœur de ces régions. Les gorges de Spélunca, par exemple :

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Nous avons commencé à croiser souvent des chèvres sur la route, ou des cochons. Certains avec, parfois, un faux-air de sanglier …

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Du col di Vergio, au lieu de la belle cascade promise au bout de la randonnée, nous n’avons vu que brouillard et vent glacé. Même pas une photo.

Dans le Niolu, début d’amélioration : en même temps que la neige sur les sommets qui se découvrent, nous apercevons le soleil. C’est sans doute un cadeau de ce vent violent et glacé.

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Enfin nous nous sommes arrêtées dans la Scala di Santa Regina pour marcher un peu. Vous connaissez cet endroit si vous m’avez suivie en Corse lors de mon premier voyage. Mais cette fois-ci, le vent était si violent que j’ai attaché Charly, de peur qu’il ne soit déséquilibré. Nous n’avons d’ailleurs été que jusqu’à la cascade.

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Voici le lien pour une piqûre de rappel. Vous trouverez cette balade presque en bas de cette page.

Mercredi 29 Mai 2019

 

En arrivant vers Corté, ce matin, le ciel est encore incertain.

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Et là, je vous laisse découvrir l’importance de Corté dans le cœur des Corses :

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Pascal Paoli, le voici qui domine Sa place :

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Les incontournables de Corté : la citadelle, la maison Gaffory, qui porte encore les impacts des mitrailles génoises tirées lors du siège de Corté en 1750, l’escalier qui monte vers la citadelle, un petit coin de la vieille ville …

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Pour finir la journée, une petite balade sur le sentier botanique de la Vallée de la Restonica.

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Nous avons appris à y reconnaître le pin Laricio, spécialité corse, à son écorce plus lisse que le pin maritime, et à ses pommes plus petites. Et aussi ses aiguilles en pompon au bout des branches. Il peut vivre jusqu’à 8 à 10 siècles. Son écorce était utilisée comme teinture pour les filets de pêche, sa résine comme anti-douleur, et son tronc très droit, qui peut atteindre 50 m de hauteur, pour la fabrication des mâts des navires de la flotte royale.

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Jeudi 30 Mai 2019

 

Nous prenons la route de Ghisoni, qui nous émerveille à chaque virage. Charmant village pourvu d’un camping très agréable, en pleine nature.

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En plus de la belle fontaine de Neptune, nous y avons découvert des Pancraces d’Illyrie, très belle fleur endémique de Corse, dont le diamètre peut atteindre 11 cm. Attention, toxique ! Les animaux le savent bien, qui ne broutent ni les feuilles ni les fleurs.

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Vendredi 31 Mai 2019

 

Comme il faut bien descendre vers le sud et qu’il fait à peu près beau, nous allons faire une balade sur le plateau de Coscione. Avec l’intention de passer la nuit à la Chapelle San Petru, après avoir fait un tout petit bout du mythique GR 20.

Le temps d’arriver, le ciel était devenu gris clair, et vue l’altitude, il fait assez frais. Mes photos sont moins belles que celles d’il y a 3 ans, aussi je vous mets le lien :

Nous sommes montées jusqu’à I Croce par le GR 20 (pour ceux qui connaissent), et redescendues par un autre chemin. 9,5 km, belle performance pour Colette qui n’a pas l’habitude d’en faire autant en montagne. Mais c’est la nuit la plus froide que nous ayons eue !

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Samedi 1er Juin 2019

 

On se réveille avec un ciel tout bleu ! Quel bonheur !

Et on change de programme : nous partirons vers l’ouest, la mer, les plages, les presqu’îles etc …

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Nous voici au Capu di Muru, pour une balade de 5 km. Mais en fait, on est tout le temps dans le maquis, et on ne voit que lui. Un peu décevant.

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En fait, je crois qu’on est pas des filles de la mer, mais plutôt de la montagne. Et c’est avec plaisir que nous la retrouvons, pas très loin dans les terres, à Filitosa**.

 

Le site de Filitosa offre, à travers ses précieux vestiges, une synthèse de l’histoire en Corse. Les vestiges de plusieurs civilisations, des lointaines époques antérieures à l’écriture, s’y superposent et s’y mêlent, à partir :

- du néolithique compris (âge de la pierre polie, antérieur au 3ème millénaire avant notre ère).

 

- Puis on a reconnu les traces de la civilisation dite « mégalithique » (du début du 3ème au début du 2ème millénaire avant J-C) avec ses menhirs.

 

- Ensuite on trouve les vestiges de la culture terminale de cette civilisation mégalithique, étonnant par la présence du plus gros rassemblement en Europe de statues-menhir, hautes de 2 à 3 mètres, et d’un art propre à la Corse. Représentations voulue éternelle de chefs guerriers pour la plupart, elles ont été laborieusement taillées dans le granit le plus dur, puis longuement polies (milieu du 2ème millénaire av. J-C).

- Enfin, à l’époque où cette culture artistique mégalithique était à son apogée, débarqua dans l’île une civilisation étrangère, en provenance de Méditerranée centrale, techniquement plus avancée et mieux armée que les autochtones, constructeurs de forteresses et de monuments circulaires. Ces « Torréens » repoussèrent les mégalithiques du sud de la Corse et s’installèrent, entre autres sites, à Filitosa, où ils se sédentarisèrent. Ils construisirent un village à l’intérieur de l’éperon rocheux, détruisant les statues-menhir dont ils remployèrent les tronçons dans l’un de leurs monuments cultuels.

- Quelques siècles plus tard, vers 1000 av. J-C, le site de Filitosa fut abandonné par les derniers « Torréens », et le resta pendant 3000 ans, jusqu’en 1955 où il fut authentifié et où commencèrent les fouilles archéologiques. Les travaux de dégagement des habitats torréens sont toujours en cours.

 

Voici donc la plus belle de ces statues-menhir, armée de sa longue épée et de son poignard dans son fourreau. Il semble que le haut de sa tête ait été cassé. De dos apparaissent des détails vestimentaires, à moins que ce ne soit phalliques.

En Corse du Sud … et du Centre
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A part les statues-menhir, que voit-on de cette civilisation ?

Sur le montage c-dessous, vous voyez un reste de la « torre », monument rond comme une tour, qui a donné leur nom auDes constructions exceptionnellement conservées, celle du fond assez grande et creusée dans la terre. Un des rochers présents sur le site, un abri étant creusé sous son pied. Un olivier classé parmi les arbres remarquables de France. Il serait âgé de 1200 ans.

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On peut également voir, mais ça ne rend rien en photo à cause de l’ombrage des arbres : une muraille cyclopéenne qui marque l’entrée de l’oppidum fortifié, des assises de cabanes etc … et au musée, une collection de pierres taillées, des meules domestiques, des céramiques et poteries trouvées sur le lieu.

 

Dimanche 2 Juin 2019

 

Nouvel essai de balade, cette fois à la Punta de Campomoro. Très belle route pour y aller, mais une fois sur place, impossible de trouver une place de parking. La seule trouvée était si loin que ça doublait presque la longueur de la randonnée.

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Nous décidons d’aller visiter la vieille ville de Sartène. Une fois de plus, très belle petite route. Et à Sartène, pas de déception. C’est chouette.

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D’après Prosper Mérimée, c’est « la plus corse des villes corses ». De raides escaliers de granite, des ruelles étroites, des passages voûtés, de hautes maisons austères et dignes, et d’autres décrépites, une place pleine de vie et … pas de voitures !

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Nous sommes allées dormir sur le plateau de Cauria, sur un parking au bout de 5 km d’une route toute défoncée, au départ de la boucle des mégalithes que nous ferons demain matin .

 

Lundi 3 Juin 2019

 

Sur ce plateau, des fouilles ont permis de répertorier pas moins de 170 monolithes, en trois principaux ensembles disséminés dans le maquis. Une boucle pédestre d’environ 3 km permet de les visiter.

 

D’abord, l’alignement de Stantari. C’est en nous y rendant que nous voyons, pour la première fois en Corse, des cultures céréalières. Vu qu’elles sont sur la côte Est, où nous ne sommes pas allées.

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Ici, onze menhirs sont alignés dans un enclos. Parmi eux, 2 statues-menhir. De nombreux menhirs gisent par terre, et dans les murets alentours, d’autres ont été réemployés.

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Au pied de la Punta Cauria, une quarantaine de menhirs sont disséminés dans un petit bois. Beaucoup sont cassés ou couchés à terre. C’est l’alignement de Renaju.

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Pour nous rendre sur le troisième site, nous avons traversé cet impressionnant chaos rocheux.

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Enfin voici le dolmen de Fontanaccia. C’est le plus emblématique des dolmens corses. Il forme un rectangle de 2,60 m sur 1,60 m, pour une hauteur de 1,80 m. L’ensemble pèse environ 15 tonnes.

Malgré sa solidité apparente, il est fragile, car l’eau de pluie entre dans les failles de la dalle supérieure, et les sels qu’elle transporte sont la cause de leur agrandissement et d’un écaillage de surface. L’état d’altération est très avancé, et plusieurs orthostates (dalles verticales) penchent dangereusement. D’où un danger d’effondrement de l’ensemble. C’est pourquoi il est entouré d’une palissade en bois et l’on ne peut s’en approcher.

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La croyance populaire considérait les mégalithes comme le théâtre de pratiques endiablées durant la nuit. Ainsi le dolmen de Fontanaccia porte aussi le nom de « forge du diable ».

 

C’est après-midi, repos. Nous sommes si bien, à profiter du soleil en ce lieu bucolique, que nous décidons d’y passer une deuxième nuit.

 

Mardi 4 Juin 2019

 

En descendant vers Bonifacio, nous nous arrêtons au col de Roccapina. Ici, une maison cantonnière (des cantonniers) a été restaurée par le Conservatoire du Littoral, et accueille une exposition-spectacle.

Et puis sur le rocher voisin, entre mer et montagne, il y a ce lion, immense et énigmatique : le Lion de Roccapina.

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La légende nous raconte un puissant seigneur épris d’amour mais que sa belle repoussa. « Ton cœur est de pierre, lion de pierre tu seras ! » La science, elle, dit tout autre chose et nous parle de taffoni (prononcer tavoni), de roches creusées par les éléments, puis transformées par l’homme qui vint s’y cacher, y vivre, y mourir.

Je vous avais déjà parlé de ces taffoni, et dans cet endroit, ils sont particulièrement nombreux. Si vous passez par là, un jour, ne manquez pas cette visite, à la fois instructive et poétique, qui se double d’un parcours audioguidé de 20 minutes dans la nature pour toucher du doigt le monde étonnant des taffoni, jusqu’à l’Oriu de Roccapina (c’est à dire un taffonu complété par des murs pour le transformer en maison). Nous en avons vu de nombreux en photos à l’exposition.

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En plus, un sentier de 45 minutes a été dégagé dans le maquis, afin de faire admirer des merveilles longtemps enfouies sous la végétation : enclos oubliés, orii abandonnés ; mais aussi une grotte sous l’éléphant (autre taffonu) et un belvédère qui permet soudain au regard de dominer l’horizon.

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Mercredi 5 Juin 2019

 

Voilà un antique sanctuaire qui occupe un site splendide, au milieu des oliviers, des chênes verts et des énormes blocs de granit : c’est l’ermitage de la Trinité. Le couvent primitif, du temps de la christianisation de Bonifacio, fut remanié au 13ème siècle, puis fortement restauré en 1880. Un taffonu y est aménagé en sanctuaire pour des offices en plein air. Car les Bonifaciens sont très attachés à ce sanctuaire. De nombreux mariages et baptêmes y sont célébrés, et le pèlerinage annuel du 8 septembre les rassemble en grand nombre. La tradition veut qu’après la messe on partage en famille et entre amis des aubergines farcies, qui sont le plat traditionnel de cette fête.

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Et nous arrivons au bout de notre périple Corse. Le bouquet final : Bonifacio***.

 

Même si cette visite a été beaucoup plus complète, voici tout de même le lien pour retrouver mes images de mon premier voyage :

Première chose à faire à Bonifacio : une promenade en mer pour contempler d’en bas les fameuses falaises.

C’est une promenade d’une heure, avec 2 criques et 2 grottes marines. Mais d’abord ; il faut sortir de la rade :

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Puis nous longeons la falaise sous la ville :

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Chaque endroit a reçu un nom : escalier du Roy d’Aragon, grotte du chapeau de Napoléon, gouvernail de la Corse, le grain de sable

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Revenus devant la rade, nous sommes partis de l’autre côté en doublant la Madonetta, petite statue de la Vierge insérée dans le feu de signalisation, et qui protège le port de Bonifacio. Nous allons d’abord visiter 2 criques dont les eaux sont si claires que l’on voit le fond, et même les poissons qui se disputent le sandwich jeté par-dessus bord.

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Ensuite nous avons pénétré dans une autre une grotte marine. L’entrée est à peine plus grande que le bateau, puis nous parvenons dans une grande « salle » au plafond effondré en partie.

Devinette : à quoi ressemble le morceau de ciel visible dans la grotte ?

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Pour monter dans la vieille ville, enfermée dans ses fortifications, nous empruntons les escaliers qui passent dans les remparts. Ce qui nous offre de belles vues sur la marina qui occupe le fond de la ria (ou rade) longue de 1500 m.

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Une visite au cimetière marin, organisé comme une petite ville, avec ses places, ses rues …

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Et nous voici dans la ville haute, ville médiévale. Juchée sur un étroit promontoire de calcaire battu par le vent et la mer, elle présente un aspect encore plus séduisant avec ses vieilles maisons, très hautes, agglutinées à l’extrême bord de la falaise.

Nous nous sommes surtout attardées dans le quartier de l’église Sainte Marie Majeure, du 14ème siècle. Elle est précédée d’une vaste loggia sous le dallage de laquelle se trouve une vaste citerne communale de 650 m³. Elle recueillait l’eau des toits environnants qui s’écoulait par des arcades enjambant le rue, dont certaines existent encore. Elle est maintenant aménagée en salle de conférence.

En Corse du Sud … et du Centre
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Une dernière ? Impressionnant !

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Et demain matin, embarquement pour la Sardaigne !

 

Jeudi 6 juin 2019

 

Dernières photos de Corse …

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29 mai 2019 3 29 /05 /mai /2019 12:40

D’abord, sortir de Bastia, belle ville sans doute, mais où on ne peut pas se garer. Aussi je vous invite sur ce lien :

Nous partons vers le nord, direction le Cap Corse (le bout du doigt), mais nous nous arrêtons bientôt à Erbalunga*, une petite marine qui aligne ses vieilles maisons à fleur d’eau sur une péninsule de schiste vert surmontée d’une ancienne tour génoise à demi ruinée.

En  Haute-Corse 

Puis nous enjambons le doigt, par le Col de Teghime** où nous passons la nuit.

En  Haute-Corse 

Vendredi 24 Mai 2019

 

Ce matin, c’est l’autre côté du doigt que nous parcourons, jusqu’à Nonza* (en quelque sorte, nous n’avons enfilé qu’une mitaine à ce doigt !).

C’est à Nonza que Julia, la patronne de la Corse, a été crucifiée au premier siècle. Et sa fête est le 22 Mai. Des festivités sont prévues pour demain et dimanche. Ce qui nous explique aussi le cortège Médicis de Livorno, qui était bien le 22 Mai.

En  Haute-Corse 

Nous sommes montées à la tour Paoline. Edifiée sur ordre de Pascal Paoli sur les restes d’un fortin génois, elle subit victorieusement, en août 1768, le siège des troupes françaises. De chacune de ses meurtrières les coups partent, parfaitement coordonnés. On parlemente. Et l’on convient que la garnison quittera son retranchement libre, et avec les honneurs.

On voit alors sortir de la tour le vieux Jacques Casella, boiteux et solitaire, mais fier : il avait imaginé tout un système de transmissions qui lui permettait de manœuvrer seul toutes ses pièces !

En  Haute-Corse 

Depuis la tour, on peut admirer la belle plage, dite plage noire, qui s’étend 160 m plus bas. Sa couleur grise est due aux résidus de schiste amiantifère accumulés ici depuis 1932. Ses galets sont les déblais, usés par le mouvement des vagues, de l’ancienne usine d’amiante de Canari (fermée en 1965) Pas de toxicité à priori.

Pour descendre à la plage, 260 marches depuis le village. Nous n’avons pas eu le courage … car il aurait fallu remonter. Et, vous me croirez si vous voulez, il fait chaud !

En  Haute-Corse 

Nous repartons vers le sud. Voici Saint Florent, au fond d’un golfe remarquable. Nous sommes dans le Nebbio, un pays de vignobles. Nous y avons suivi une route intitulée « route des vins ». Mais nous n’avons pas vu un seul pied de vigne ! Je ne sais pas où ils les cachent … Par contre nous avons trouvé l’ancienne cathédrale du Nebbio : Santa Maria Assunta, près de Saint Florent. Dommage, fermée.

En  Haute-Corse 

Et voilà les Agriate.

Il paraît loin le temps où c’était un éden verdoyant. Progressivement abandonné par l’homme, brûlé par le soleil et par de nombreux incendies, il est devenu ce désert quasi minéral, qui en ce moment est couvert d’un magnifique tapis de fleurs et d’arbres verdoyants, mais tout cela sera brûlé par l’été. Pas de routes dans ce désert, seulement celle que nous suivons en sa bordure sud. On y accède en bateau, à pied ou en 4 x 4.

En  Haute-Corse 

Il faisait trop chaud pour y aller à pied. Nous avons préféré prendre un bain de pieds !

En  Haute-Corse 

Samedi 25 Mai 2016

 

Aujourd’hui, nous délaissons la voiture au profit du train. Surnommé U Trinighellu*, ce petit train relie L’île Rousse à Calvi en « collant » au plus près des plages. La mer n’est souvent qu’à quelques mètres ! Ce tramway de Balagne emprunte, depuis 1965 et sur 22 km, la voie unique tracée à la fin du 19ème siècle pour relier Ponte-Leccia à Calvi. Il dessert 12 arrêts en 40 minutes.

Nous nous garons donc à L’île Rousse sur laquelle nous allons faire un petit tour à pied en attendant l’heure du train. Nous sommes en basse saison, et il nous faut attendre 1 h 30.

L’île de la Pietra, dont la couleur de la pierre a donné son nom à la ville, n’en est pas vraiment une, car elle est reliée à la ville par une jetée qui protège le port. Dépassant l’ancienne tour génoise, nous sommes montés vers le phare, mais nous n’avons pas eu le temps d’aller jusqu’au bout. Un train à prendre !

En  Haute-Corse 

La ville elle-même est adossée à la montagne, et c’est (peut-être) le Mont Cinto que l’on aperçoit derrière, 2706 m.

En  Haute-Corse 

En roulant vers Calvi, j’ai essayé de faire quelques photos. En conjuguant la vitesse et la saleté des vitres avec la brume du matin, beaucoup sont loupées. Celles du retour sont un peu mieux.

En  Haute-Corse 

Et voilà Calvi, et sa citadelle**, qui représente six siècles de présence génoise. Elle dresse ses puissantes murailles bastionnées au-dessus du port et de la ville basse.

En  Haute-Corse 

A l’intérieur des remparts, la vieille ville se compose de ruelles étroites, de placettes en pente ou en escaliers.

En  Haute-Corse 

Voici aussi quelques curiosités trouvées dans la cathédrale St Jean-Baptiste, édifiée au sommet du rocher, et à laquelle on accède par un escalier. Elle est du 13ème siècle.

En  Haute-Corse 

Et puis nous avons pris le train du retour.

Après Calvi, nous voilà parties sur le circuit*** des villages de la Balagne. Nous n’avons pas pu tous les visiter, pour la bonne raison que la plupart du temps il est impossible d’y stationner. Mais nous nous sommes régalées des paysages sauvages de cet arrière pays.

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Voici pourtant Sant’Antonino**. Perché en nid d’aigle à 500 m d’altitude, la route s’arrête au pied du village, et un grand parking (où nous avons passé la nuit) entoure l’église.

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C’est un dédale de ruelles pavées, d’escaliers et de passages voûtés. Maupassant avait été marqué par la vue de ce « mont élevé que couronne un paquet de maisons jetées dans le ciel bleu si haut que l’on pense avec tristesse à l’essoufflement des habitants contraints de remonter chez eux ».

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Dimanche 26 Mai 2019

 

Nous continuons notre petit périple dans le mauvais temps, qui nous ramène près de Calvi d’où nous prenons la route côtière en direction de Galéria.

En  Haute-Corse 
En  Haute-Corse 

Nous allons d’abord jusqu’à Notre-Dame de la Serra. Entourée d’un mur d’enceinte, la chapelle surgit du maquis au milieu d’un chaos de rochers granitiques, érodés et creusés de taffoni (gros trou en corse. Je vous en donne la définition du Michelin pour cette sorte d’érosion fascinante : Ces cavités se forment dans les régions à longue saison sèche, sur le littoral comme à l’intérieur des terres, pourvu qu’il y ait de fortes pentes avec de la roche à nu et à l’ombre. Les roches grenues sont leur terre d’élection. La désolidarisation d’un seul cristal suffit à livrer la pierre à un processus de gigantesque carie, sous l’action combinée des variations de température et d’humidité, renforcée au bord de la mer par l’action corrosive du sel. … Choisies durant la préhistoire pour lieu de repos des morts, elles font partie intégrante de la culture corse).

En  Haute-Corse 
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Ensuite, c’est 35 km d’une route étroite (juste de quoi se croiser), frôlant le précipice avec un parapet réduit au minimum (Colette en a eu quelques sueurs froides!), et une chaussée en mauvais état. Avec ça, que des virages. 35 km = 1 heure de route … mais c’est si beau malgré la grisaille et la petite pluie! Sauf que, conduisant, je n’ai pu faire aucune photo. Et Colette n’a pas encore l’habitude de photographier en roulant …

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Et voilà Pinocchio qui vous dit « à bientôt, en Corse du Sud ! »

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26 mai 2019 7 26 /05 /mai /2019 13:38

Lundi 20 Mai 2019

 

Quelques jours de repos, et hop ! Nouveau départ.

Mais tout change : le compagnon de voyage sera une compagne. C’est Colette, ma sœur, que vous connaissez déjà.

Et comme j’ai dit Adieu à ma tortue depuis quelque temps déjà, elle est remplacée par Jolly Jumper, un peu plus rapide … quoique … je ne suis pas pressée.

Quelques jours en Italie

Le but ? La Corse et la Sardaigne. Mes précédents voyages dans ces deux îles m’ont donné l’envie d’y retourner.

 

Pour y parvenir, j’ai voulu partir de Livorno(Livourne), en prenant le ferry pour Bastia. Nous avons passé la frontière avec l’Italie en empruntant l’autoroute. Pas envie de s’arrêter, car c’était la pluie, le froid, le brouillard … pendant 3 jours. Dommage, car la côte Ligure réserverait de belles surprises.

 

En arrivant dans les Cinque Terre, quelle chance ! Une journée gris clair. Nous en avons profité, car lors d’un de mes précédents voyages, je n’avais pas pu aller dans tous les villages.

Nous avons commencé par Riomaggiore, en prenant le train depuis Levanto.

Quelques jours en Italie

Puis le train nous a emmenées à Manarola, et j’ai pu compléter ma visite du village, dont je n’avais vu qu’un petit bout sous l’orage.

Quelques jours en Italie

Le troisième village, Corniglia, nous a bien fatiguées, car la gare est nettement en-dessous du village, et c’est par un escalier presque sans fin qu’il faut gagner (au sens propre) le village.

Quelques jours en Italie

La charmante promenade qui conduisait au quatrième village est malheureusement devenue, elle aussi, impraticable, à cause de rochers qui menacent de glisser. Nous avons donc redescendu les innombrables marches pour reprendre le train le train pour Vernazza, mon village préféré.

Je me suis même offert la montée à la forteresse ! Ouf ! Encore plein de marches !

Quelques jours en Italie

Notre temps de parking à Levanto est bientôt fini, et le train nous y ramène sans que nous ayons visité le dernier village, Monterosso. Mais de toute façon, nous sommes crevées, et la pluie recommence. Ce sera pour une autre fois, peut-être …

 

Mardi 21 Mai 2019

 

Le temps semble s’améliorer, et nous partons visiter la ville de Lucca (Lucques en français)

Il y a . ..longtemps, j’y avais fait un petit tour en vélo avec Sigrid et Dirk.

Tiens, le diaporama a disparu sur cette page. Dès mon retour, il faudra que j'arrange ça !

Cette fois-ci, nous prenons le temps de parcourir à pied rues et monuments.

Après avoir re-salué Puccini, voici San Michele avec ses colonnettes sculptées et ses incroyables marqueteries de marbre.

Quelques jours en Italie

La ville conserve de belles demeures, ducales ou nobles, médiévales ou renaissance …

Quelques jours en Italie

De nombreuses tours ou clochers, aussi :

Quelques jours en Italie

On ne pouvait pas manquer la Piazza Anfiteatro, et de rue en rue, nous sommes arrivées à la cathédrale, saluant Boccherini au passage.

Quelques jours en Italie

A l’extérieur comme à l’intérieur, beau travail de marqueterie de marbre, et de sculpture.

Quelques jours en Italie
Quelques jours en Italie

Mercredi 22 Mai 2016

 

Nous avons dormi dans un petit village à quelques kilomètres de Pisa (Pise), pourvu d’une station de chemin de fer, si bien que nous sommes allés à Pise en train. Cela évite les problèmes de stationnement.

Mais gare aux pic-pocket ! A Pise, au retour, j’ai trouvé une main en train d’entrer dans ma banane attachée à ma taille !

Encore aujourd’hui, le temps est gris clair, mais il fait bon.

Voici le lien de ma précédente visite de Pise. Il fallait bien que Colette voie ça.

Cette place se nomme : Piazza dei Miracoli. Et c'est un vrai miracle de beauté.

Quelques jours en Italie

Lors de ma première visite, je n’avais pas remarqué que ces monuments et la vieille ville étaient encore entourés, pour une bonne partie, de leurs remparts. Et le mur est très haut.

Quelques jours en Italie

Je n’avais pas non plus visité le Campo Santo (le cimetière). Aussi nous allons le faire tout de suite.

Quelques jours en Italie

Comme je n’ai ni le Michelin, ni internet, je ne vais pas vous ennuyer avec des données historiques. Sachez seulement que les tombes sont sous le sol. Elles sont marquées par des gravures et des textes latins. Plus ou moins riches.

Le long des murs, plein de sarcophages sculptés de différentes époques et richesses. Enfin quelques personnalités plus récentes ont un tombeau orné d’un buste ou d’une statue. Nous avons remarqué un évêque enterré ici en 2006. C’est sans doute le plus récent.

Quelques jours en Italie

De grandes fresques ornaient les murs. Certaines sont restaurées, d’autres sont en cours. J’ai plutôt retenu « le paradis ». Le jugement dernier était trop cruel, je n’ai pas voulu le photographier.

Quelques jours en Italie

Quelques détails d’extérieur pendant que Colette visite le baptistère

Quelques jours en Italie

Enfin la cathédrale. Et je vous joint la tour, pour compléter la photo.

Quelques jours en Italie

Ce qui attire l’œil immédiatement, à l’intérieur, c’est la chaire de Giovanni Pisano, sculptée entre 1302 et 1310.

Quelques jours en Italie

Une dernière ?

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Ensuite, nous sommes allées nous garer sur le port de Livorno, pour être prêtes à embarquer demain matin vers 6 h 30.

En allant visiter le port, nous avons croisé un étrange défilé … à la mode Médicis (1600) Nous avons cru comprendre que c’était pour la fête de Sainte Julia ...

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Voici le seul édifice que nous avons vu de la ville, ou plutôt, du port : l’ancienne citadelle.

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Et notre bateau, c’est celui de Titi et Grosminet. Nous serons à Bastia demain à midi. A+

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16 mai 2019 4 16 /05 /mai /2019 08:56
Espagne 2019

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  • : scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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