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11 juin 2019 2 11 /06 /juin /2019 17:36

Lundi 27 Mai 2019

 

Magnifique route de Galéria à Porto, qui réserve, après de magnifiques vues sur le Golfe de Girolata (bien difficiles à rendre), quelques surprises peu avant l’arrivée :

En Corse du Sud … et du Centre
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Et puis c’est l’arrivée à Porto, avec l’intention de faire un tour en mer. Nous apprendrons que la Tour Génoise fut « construite par les Corses sous domination génoise » ! La marine où se situe le départ se trouve dans l’embouchure de la rivière :

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Nous nous décidons finalement pour la Réserve naturelle de Scandola***. C’est un joyau du littoral corse, à cheval sur terre et en mer. C’est l’œuvre combinée des forces d’Eole et de Poséidon. Grottes, fissures, murailles dressées vers le ciel, pitons acérés,falaises où s’accroche une végétation de myrtes, d’euphorbes et de cistes. La plus grande colonie de balbuzards pêcheurs (aigles de mer) en Europe y a élu domicile, avec leurs nids de branchages suspendus au-dessus de l’eau.

C’est une excursion d’1 h 45, dont 30 mn aller et autant retour. Impossible de décrire l’émerveillement ressenti devant ces paysages, bien mal rendus sur ces photos prises sous un ciel gris (une averse au départ, une autre à l’arrivée. Entre-temps, du vent glacé).

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La masse rocheuse de Scandola se caractérise par une grande diversité géologique : rhyolithes rouges, basaltes noirs, formations en prismes, en filons, en épanchements, en coulées …

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Passée la Punta Muchillina, il devient difficile de prendre des photos debout, le bateau plongeant dans les creux des vagues, parfois d’un mètre il me semble. Puis la mer redevient calme une fois quittée cette zone.

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Plus de 450 espèces d’algues ont été recensées, dont certaines n’existent nulle part ailleurs en Méditerranée. La réserve permet aussi l’observation d’oiseaux rares. Pour finir, voici le baiser des amoureux, transformés en pierre par Neptune pour les punir de … je ne me rappelle plus quoi !

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Après cette balade nautique, nous sommes montées aux calanche de Piana***, pour les visiter par la route. Par chance, après l’averse du retour, le ciel se dégage un peu.

Calanche désigne au pluriel des criques surmontées de rochers abrupts. Ceux-ci sont transformés par l’érosion en d’étonnantes sculptures granitiques, dont il se dégage une beauté étrange et unique : le bleu de la mer, la palette des orange et des rose de la roche et la lumière qui baigne la côte en font un site exceptionnel.

L’après midi touchant à sa fin, il n’y avait plus trop de monde sur la route et les parkings. Nous en avons même trouvé un tout au bout, un peu en retrait de la route, pour passer la nuit en toute sérénité.

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Mardi 28 Mai 2019

 

Au matin, avant l’arrivée des touristes, nous retraversons les calanche, ensoleillées cette fois.

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Nous quittons maintenant la côte, pour prendre la direction de Corté, le cœur de la Corse, ce qui nous fait remonter un peu vers le nord et donc rentrer provisoirement en Haute-Corse.

La pluie nous poursuit, et nous zappons les balades prévues en cours de route, nous contentant de quelques photos prises du bord de la route alors que nous aurions dû pénétrer au cœur de ces régions. Les gorges de Spélunca, par exemple :

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Nous avons commencé à croiser souvent des chèvres sur la route, ou des cochons. Certains avec, parfois, un faux-air de sanglier …

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Du col di Vergio, au lieu de la belle cascade promise au bout de la randonnée, nous n’avons vu que brouillard et vent glacé. Même pas une photo.

Dans le Niolu, début d’amélioration : en même temps que la neige sur les sommets qui se découvrent, nous apercevons le soleil. C’est sans doute un cadeau de ce vent violent et glacé.

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Enfin nous nous sommes arrêtées dans la Scala di Santa Regina pour marcher un peu. Vous connaissez cet endroit si vous m’avez suivie en Corse lors de mon premier voyage. Mais cette fois-ci, le vent était si violent que j’ai attaché Charly, de peur qu’il ne soit déséquilibré. Nous n’avons d’ailleurs été que jusqu’à la cascade.

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Voici le lien pour une piqûre de rappel. Vous trouverez cette balade presque en bas de cette page.

Mercredi 29 Mai 2019

 

En arrivant vers Corté, ce matin, le ciel est encore incertain.

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Et là, je vous laisse découvrir l’importance de Corté dans le cœur des Corses :

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Pascal Paoli, le voici qui domine Sa place :

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Les incontournables de Corté : la citadelle, la maison Gaffory, qui porte encore les impacts des mitrailles génoises tirées lors du siège de Corté en 1750, l’escalier qui monte vers la citadelle, un petit coin de la vieille ville …

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Pour finir la journée, une petite balade sur le sentier botanique de la Vallée de la Restonica.

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Nous avons appris à y reconnaître le pin Laricio, spécialité corse, à son écorce plus lisse que le pin maritime, et à ses pommes plus petites. Et aussi ses aiguilles en pompon au bout des branches. Il peut vivre jusqu’à 8 à 10 siècles. Son écorce était utilisée comme teinture pour les filets de pêche, sa résine comme anti-douleur, et son tronc très droit, qui peut atteindre 50 m de hauteur, pour la fabrication des mâts des navires de la flotte royale.

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Jeudi 30 Mai 2019

 

Nous prenons la route de Ghisoni, qui nous émerveille à chaque virage. Charmant village pourvu d’un camping très agréable, en pleine nature.

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En plus de la belle fontaine de Neptune, nous y avons découvert des Pancraces d’Illyrie, très belle fleur endémique de Corse, dont le diamètre peut atteindre 11 cm. Attention, toxique ! Les animaux le savent bien, qui ne broutent ni les feuilles ni les fleurs.

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Vendredi 31 Mai 2019

 

Comme il faut bien descendre vers le sud et qu’il fait à peu près beau, nous allons faire une balade sur le plateau de Coscione. Avec l’intention de passer la nuit à la Chapelle San Petru, après avoir fait un tout petit bout du mythique GR 20.

Le temps d’arriver, le ciel était devenu gris clair, et vue l’altitude, il fait assez frais. Mes photos sont moins belles que celles d’il y a 3 ans, aussi je vous mets le lien :

Nous sommes montées jusqu’à I Croce par le GR 20 (pour ceux qui connaissent), et redescendues par un autre chemin. 9,5 km, belle performance pour Colette qui n’a pas l’habitude d’en faire autant en montagne. Mais c’est la nuit la plus froide que nous ayons eue !

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Samedi 1er Juin 2019

 

On se réveille avec un ciel tout bleu ! Quel bonheur !

Et on change de programme : nous partirons vers l’ouest, la mer, les plages, les presqu’îles etc …

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Nous voici au Capu di Muru, pour une balade de 5 km. Mais en fait, on est tout le temps dans le maquis, et on ne voit que lui. Un peu décevant.

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En fait, je crois qu’on est pas des filles de la mer, mais plutôt de la montagne. Et c’est avec plaisir que nous la retrouvons, pas très loin dans les terres, à Filitosa**.

 

Le site de Filitosa offre, à travers ses précieux vestiges, une synthèse de l’histoire en Corse. Les vestiges de plusieurs civilisations, des lointaines époques antérieures à l’écriture, s’y superposent et s’y mêlent, à partir :

- du néolithique compris (âge de la pierre polie, antérieur au 3ème millénaire avant notre ère).

 

- Puis on a reconnu les traces de la civilisation dite « mégalithique » (du début du 3ème au début du 2ème millénaire avant J-C) avec ses menhirs.

 

- Ensuite on trouve les vestiges de la culture terminale de cette civilisation mégalithique, étonnant par la présence du plus gros rassemblement en Europe de statues-menhir, hautes de 2 à 3 mètres, et d’un art propre à la Corse. Représentations voulue éternelle de chefs guerriers pour la plupart, elles ont été laborieusement taillées dans le granit le plus dur, puis longuement polies (milieu du 2ème millénaire av. J-C).

- Enfin, à l’époque où cette culture artistique mégalithique était à son apogée, débarqua dans l’île une civilisation étrangère, en provenance de Méditerranée centrale, techniquement plus avancée et mieux armée que les autochtones, constructeurs de forteresses et de monuments circulaires. Ces « Torréens » repoussèrent les mégalithiques du sud de la Corse et s’installèrent, entre autres sites, à Filitosa, où ils se sédentarisèrent. Ils construisirent un village à l’intérieur de l’éperon rocheux, détruisant les statues-menhir dont ils remployèrent les tronçons dans l’un de leurs monuments cultuels.

- Quelques siècles plus tard, vers 1000 av. J-C, le site de Filitosa fut abandonné par les derniers « Torréens », et le resta pendant 3000 ans, jusqu’en 1955 où il fut authentifié et où commencèrent les fouilles archéologiques. Les travaux de dégagement des habitats torréens sont toujours en cours.

 

Voici donc la plus belle de ces statues-menhir, armée de sa longue épée et de son poignard dans son fourreau. Il semble que le haut de sa tête ait été cassé. De dos apparaissent des détails vestimentaires, à moins que ce ne soit phalliques.

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A part les statues-menhir, que voit-on de cette civilisation ?

Sur le montage c-dessous, vous voyez un reste de la « torre », monument rond comme une tour, qui a donné leur nom auDes constructions exceptionnellement conservées, celle du fond assez grande et creusée dans la terre. Un des rochers présents sur le site, un abri étant creusé sous son pied. Un olivier classé parmi les arbres remarquables de France. Il serait âgé de 1200 ans.

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On peut également voir, mais ça ne rend rien en photo à cause de l’ombrage des arbres : une muraille cyclopéenne qui marque l’entrée de l’oppidum fortifié, des assises de cabanes etc … et au musée, une collection de pierres taillées, des meules domestiques, des céramiques et poteries trouvées sur le lieu.

 

Dimanche 2 Juin 2019

 

Nouvel essai de balade, cette fois à la Punta de Campomoro. Très belle route pour y aller, mais une fois sur place, impossible de trouver une place de parking. La seule trouvée était si loin que ça doublait presque la longueur de la randonnée.

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Nous décidons d’aller visiter la vieille ville de Sartène. Une fois de plus, très belle petite route. Et à Sartène, pas de déception. C’est chouette.

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D’après Prosper Mérimée, c’est « la plus corse des villes corses ». De raides escaliers de granite, des ruelles étroites, des passages voûtés, de hautes maisons austères et dignes, et d’autres décrépites, une place pleine de vie et … pas de voitures !

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Nous sommes allées dormir sur le plateau de Cauria, sur un parking au bout de 5 km d’une route toute défoncée, au départ de la boucle des mégalithes que nous ferons demain matin .

 

Lundi 3 Juin 2019

 

Sur ce plateau, des fouilles ont permis de répertorier pas moins de 170 monolithes, en trois principaux ensembles disséminés dans le maquis. Une boucle pédestre d’environ 3 km permet de les visiter.

 

D’abord, l’alignement de Stantari. C’est en nous y rendant que nous voyons, pour la première fois en Corse, des cultures céréalières. Vu qu’elles sont sur la côte Est, où nous ne sommes pas allées.

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Ici, onze menhirs sont alignés dans un enclos. Parmi eux, 2 statues-menhir. De nombreux menhirs gisent par terre, et dans les murets alentours, d’autres ont été réemployés.

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Au pied de la Punta Cauria, une quarantaine de menhirs sont disséminés dans un petit bois. Beaucoup sont cassés ou couchés à terre. C’est l’alignement de Renaju.

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Pour nous rendre sur le troisième site, nous avons traversé cet impressionnant chaos rocheux.

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Enfin voici le dolmen de Fontanaccia. C’est le plus emblématique des dolmens corses. Il forme un rectangle de 2,60 m sur 1,60 m, pour une hauteur de 1,80 m. L’ensemble pèse environ 15 tonnes.

Malgré sa solidité apparente, il est fragile, car l’eau de pluie entre dans les failles de la dalle supérieure, et les sels qu’elle transporte sont la cause de leur agrandissement et d’un écaillage de surface. L’état d’altération est très avancé, et plusieurs orthostates (dalles verticales) penchent dangereusement. D’où un danger d’effondrement de l’ensemble. C’est pourquoi il est entouré d’une palissade en bois et l’on ne peut s’en approcher.

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La croyance populaire considérait les mégalithes comme le théâtre de pratiques endiablées durant la nuit. Ainsi le dolmen de Fontanaccia porte aussi le nom de « forge du diable ».

 

C’est après-midi, repos. Nous sommes si bien, à profiter du soleil en ce lieu bucolique, que nous décidons d’y passer une deuxième nuit.

 

Mardi 4 Juin 2019

 

En descendant vers Bonifacio, nous nous arrêtons au col de Roccapina. Ici, une maison cantonnière (des cantonniers) a été restaurée par le Conservatoire du Littoral, et accueille une exposition-spectacle.

Et puis sur le rocher voisin, entre mer et montagne, il y a ce lion, immense et énigmatique : le Lion de Roccapina.

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La légende nous raconte un puissant seigneur épris d’amour mais que sa belle repoussa. « Ton cœur est de pierre, lion de pierre tu seras ! » La science, elle, dit tout autre chose et nous parle de taffoni (prononcer tavoni), de roches creusées par les éléments, puis transformées par l’homme qui vint s’y cacher, y vivre, y mourir.

Je vous avais déjà parlé de ces taffoni, et dans cet endroit, ils sont particulièrement nombreux. Si vous passez par là, un jour, ne manquez pas cette visite, à la fois instructive et poétique, qui se double d’un parcours audioguidé de 20 minutes dans la nature pour toucher du doigt le monde étonnant des taffoni, jusqu’à l’Oriu de Roccapina (c’est à dire un taffonu complété par des murs pour le transformer en maison). Nous en avons vu de nombreux en photos à l’exposition.

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En plus, un sentier de 45 minutes a été dégagé dans le maquis, afin de faire admirer des merveilles longtemps enfouies sous la végétation : enclos oubliés, orii abandonnés ; mais aussi une grotte sous l’éléphant (autre taffonu) et un belvédère qui permet soudain au regard de dominer l’horizon.

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Mercredi 5 Juin 2019

 

Voilà un antique sanctuaire qui occupe un site splendide, au milieu des oliviers, des chênes verts et des énormes blocs de granit : c’est l’ermitage de la Trinité. Le couvent primitif, du temps de la christianisation de Bonifacio, fut remanié au 13ème siècle, puis fortement restauré en 1880. Un taffonu y est aménagé en sanctuaire pour des offices en plein air. Car les Bonifaciens sont très attachés à ce sanctuaire. De nombreux mariages et baptêmes y sont célébrés, et le pèlerinage annuel du 8 septembre les rassemble en grand nombre. La tradition veut qu’après la messe on partage en famille et entre amis des aubergines farcies, qui sont le plat traditionnel de cette fête.

En Corse du Sud … et du Centre
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Et nous arrivons au bout de notre périple Corse. Le bouquet final : Bonifacio***.

 

Même si cette visite a été beaucoup plus complète, voici tout de même le lien pour retrouver mes images de mon premier voyage :

Première chose à faire à Bonifacio : une promenade en mer pour contempler d’en bas les fameuses falaises.

C’est une promenade d’une heure, avec 2 criques et 2 grottes marines. Mais d’abord ; il faut sortir de la rade :

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Puis nous longeons la falaise sous la ville :

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Chaque endroit a reçu un nom : escalier du Roy d’Aragon, grotte du chapeau de Napoléon, gouvernail de la Corse, le grain de sable

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Revenus devant la rade, nous sommes partis de l’autre côté en doublant la Madonetta, petite statue de la Vierge insérée dans le feu de signalisation, et qui protège le port de Bonifacio. Nous allons d’abord visiter 2 criques dont les eaux sont si claires que l’on voit le fond, et même les poissons qui se disputent le sandwich jeté par-dessus bord.

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Ensuite nous avons pénétré dans une autre une grotte marine. L’entrée est à peine plus grande que le bateau, puis nous parvenons dans une grande « salle » au plafond effondré en partie.

Devinette : à quoi ressemble le morceau de ciel visible dans la grotte ?

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Pour monter dans la vieille ville, enfermée dans ses fortifications, nous empruntons les escaliers qui passent dans les remparts. Ce qui nous offre de belles vues sur la marina qui occupe le fond de la ria (ou rade) longue de 1500 m.

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Une visite au cimetière marin, organisé comme une petite ville, avec ses places, ses rues …

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Et nous voici dans la ville haute, ville médiévale. Juchée sur un étroit promontoire de calcaire battu par le vent et la mer, elle présente un aspect encore plus séduisant avec ses vieilles maisons, très hautes, agglutinées à l’extrême bord de la falaise.

Nous nous sommes surtout attardées dans le quartier de l’église Sainte Marie Majeure, du 14ème siècle. Elle est précédée d’une vaste loggia sous le dallage de laquelle se trouve une vaste citerne communale de 650 m³. Elle recueillait l’eau des toits environnants qui s’écoulait par des arcades enjambant le rue, dont certaines existent encore. Elle est maintenant aménagée en salle de conférence.

En Corse du Sud … et du Centre
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Une dernière ? Impressionnant !

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Et demain matin, embarquement pour la Sardaigne !

 

Jeudi 6 juin 2019

 

Dernières photos de Corse …

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29 mai 2019 3 29 /05 /mai /2019 12:40

D’abord, sortir de Bastia, belle ville sans doute, mais où on ne peut pas se garer. Aussi je vous invite sur ce lien :

Nous partons vers le nord, direction le Cap Corse (le bout du doigt), mais nous nous arrêtons bientôt à Erbalunga*, une petite marine qui aligne ses vieilles maisons à fleur d’eau sur une péninsule de schiste vert surmontée d’une ancienne tour génoise à demi ruinée.

En  Haute-Corse 

Puis nous enjambons le doigt, par le Col de Teghime** où nous passons la nuit.

En  Haute-Corse 

Vendredi 24 Mai 2019

 

Ce matin, c’est l’autre côté du doigt que nous parcourons, jusqu’à Nonza* (en quelque sorte, nous n’avons enfilé qu’une mitaine à ce doigt !).

C’est à Nonza que Julia, la patronne de la Corse, a été crucifiée au premier siècle. Et sa fête est le 22 Mai. Des festivités sont prévues pour demain et dimanche. Ce qui nous explique aussi le cortège Médicis de Livorno, qui était bien le 22 Mai.

En  Haute-Corse 

Nous sommes montées à la tour Paoline. Edifiée sur ordre de Pascal Paoli sur les restes d’un fortin génois, elle subit victorieusement, en août 1768, le siège des troupes françaises. De chacune de ses meurtrières les coups partent, parfaitement coordonnés. On parlemente. Et l’on convient que la garnison quittera son retranchement libre, et avec les honneurs.

On voit alors sortir de la tour le vieux Jacques Casella, boiteux et solitaire, mais fier : il avait imaginé tout un système de transmissions qui lui permettait de manœuvrer seul toutes ses pièces !

En  Haute-Corse 

Depuis la tour, on peut admirer la belle plage, dite plage noire, qui s’étend 160 m plus bas. Sa couleur grise est due aux résidus de schiste amiantifère accumulés ici depuis 1932. Ses galets sont les déblais, usés par le mouvement des vagues, de l’ancienne usine d’amiante de Canari (fermée en 1965) Pas de toxicité à priori.

Pour descendre à la plage, 260 marches depuis le village. Nous n’avons pas eu le courage … car il aurait fallu remonter. Et, vous me croirez si vous voulez, il fait chaud !

En  Haute-Corse 

Nous repartons vers le sud. Voici Saint Florent, au fond d’un golfe remarquable. Nous sommes dans le Nebbio, un pays de vignobles. Nous y avons suivi une route intitulée « route des vins ». Mais nous n’avons pas vu un seul pied de vigne ! Je ne sais pas où ils les cachent … Par contre nous avons trouvé l’ancienne cathédrale du Nebbio : Santa Maria Assunta, près de Saint Florent. Dommage, fermée.

En  Haute-Corse 

Et voilà les Agriate.

Il paraît loin le temps où c’était un éden verdoyant. Progressivement abandonné par l’homme, brûlé par le soleil et par de nombreux incendies, il est devenu ce désert quasi minéral, qui en ce moment est couvert d’un magnifique tapis de fleurs et d’arbres verdoyants, mais tout cela sera brûlé par l’été. Pas de routes dans ce désert, seulement celle que nous suivons en sa bordure sud. On y accède en bateau, à pied ou en 4 x 4.

En  Haute-Corse 

Il faisait trop chaud pour y aller à pied. Nous avons préféré prendre un bain de pieds !

En  Haute-Corse 

Samedi 25 Mai 2016

 

Aujourd’hui, nous délaissons la voiture au profit du train. Surnommé U Trinighellu*, ce petit train relie L’île Rousse à Calvi en « collant » au plus près des plages. La mer n’est souvent qu’à quelques mètres ! Ce tramway de Balagne emprunte, depuis 1965 et sur 22 km, la voie unique tracée à la fin du 19ème siècle pour relier Ponte-Leccia à Calvi. Il dessert 12 arrêts en 40 minutes.

Nous nous garons donc à L’île Rousse sur laquelle nous allons faire un petit tour à pied en attendant l’heure du train. Nous sommes en basse saison, et il nous faut attendre 1 h 30.

L’île de la Pietra, dont la couleur de la pierre a donné son nom à la ville, n’en est pas vraiment une, car elle est reliée à la ville par une jetée qui protège le port. Dépassant l’ancienne tour génoise, nous sommes montés vers le phare, mais nous n’avons pas eu le temps d’aller jusqu’au bout. Un train à prendre !

En  Haute-Corse 

La ville elle-même est adossée à la montagne, et c’est (peut-être) le Mont Cinto que l’on aperçoit derrière, 2706 m.

En  Haute-Corse 

En roulant vers Calvi, j’ai essayé de faire quelques photos. En conjuguant la vitesse et la saleté des vitres avec la brume du matin, beaucoup sont loupées. Celles du retour sont un peu mieux.

En  Haute-Corse 

Et voilà Calvi, et sa citadelle**, qui représente six siècles de présence génoise. Elle dresse ses puissantes murailles bastionnées au-dessus du port et de la ville basse.

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A l’intérieur des remparts, la vieille ville se compose de ruelles étroites, de placettes en pente ou en escaliers.

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Voici aussi quelques curiosités trouvées dans la cathédrale St Jean-Baptiste, édifiée au sommet du rocher, et à laquelle on accède par un escalier. Elle est du 13ème siècle.

En  Haute-Corse 

Et puis nous avons pris le train du retour.

Après Calvi, nous voilà parties sur le circuit*** des villages de la Balagne. Nous n’avons pas pu tous les visiter, pour la bonne raison que la plupart du temps il est impossible d’y stationner. Mais nous nous sommes régalées des paysages sauvages de cet arrière pays.

En  Haute-Corse 

Voici pourtant Sant’Antonino**. Perché en nid d’aigle à 500 m d’altitude, la route s’arrête au pied du village, et un grand parking (où nous avons passé la nuit) entoure l’église.

En  Haute-Corse 

C’est un dédale de ruelles pavées, d’escaliers et de passages voûtés. Maupassant avait été marqué par la vue de ce « mont élevé que couronne un paquet de maisons jetées dans le ciel bleu si haut que l’on pense avec tristesse à l’essoufflement des habitants contraints de remonter chez eux ».

En  Haute-Corse 

Dimanche 26 Mai 2019

 

Nous continuons notre petit périple dans le mauvais temps, qui nous ramène près de Calvi d’où nous prenons la route côtière en direction de Galéria.

En  Haute-Corse 
En  Haute-Corse 

Nous allons d’abord jusqu’à Notre-Dame de la Serra. Entourée d’un mur d’enceinte, la chapelle surgit du maquis au milieu d’un chaos de rochers granitiques, érodés et creusés de taffoni (gros trou en corse. Je vous en donne la définition du Michelin pour cette sorte d’érosion fascinante : Ces cavités se forment dans les régions à longue saison sèche, sur le littoral comme à l’intérieur des terres, pourvu qu’il y ait de fortes pentes avec de la roche à nu et à l’ombre. Les roches grenues sont leur terre d’élection. La désolidarisation d’un seul cristal suffit à livrer la pierre à un processus de gigantesque carie, sous l’action combinée des variations de température et d’humidité, renforcée au bord de la mer par l’action corrosive du sel. … Choisies durant la préhistoire pour lieu de repos des morts, elles font partie intégrante de la culture corse).

En  Haute-Corse 
En  Haute-Corse 

Ensuite, c’est 35 km d’une route étroite (juste de quoi se croiser), frôlant le précipice avec un parapet réduit au minimum (Colette en a eu quelques sueurs froides!), et une chaussée en mauvais état. Avec ça, que des virages. 35 km = 1 heure de route … mais c’est si beau malgré la grisaille et la petite pluie! Sauf que, conduisant, je n’ai pu faire aucune photo. Et Colette n’a pas encore l’habitude de photographier en roulant …

En  Haute-Corse 

Et voilà Pinocchio qui vous dit « à bientôt, en Corse du Sud ! »

En  Haute-Corse 
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26 mai 2019 7 26 /05 /mai /2019 13:38

Lundi 20 Mai 2019

 

Quelques jours de repos, et hop ! Nouveau départ.

Mais tout change : le compagnon de voyage sera une compagne. C’est Colette, ma sœur, que vous connaissez déjà.

Et comme j’ai dit Adieu à ma tortue depuis quelque temps déjà, elle est remplacée par Jolly Jumper, un peu plus rapide … quoique … je ne suis pas pressée.

Quelques jours en Italie

Le but ? La Corse et la Sardaigne. Mes précédents voyages dans ces deux îles m’ont donné l’envie d’y retourner.

 

Pour y parvenir, j’ai voulu partir de Livorno(Livourne), en prenant le ferry pour Bastia. Nous avons passé la frontière avec l’Italie en empruntant l’autoroute. Pas envie de s’arrêter, car c’était la pluie, le froid, le brouillard … pendant 3 jours. Dommage, car la côte Ligure réserverait de belles surprises.

 

En arrivant dans les Cinque Terre, quelle chance ! Une journée gris clair. Nous en avons profité, car lors d’un de mes précédents voyages, je n’avais pas pu aller dans tous les villages.

Nous avons commencé par Riomaggiore, en prenant le train depuis Levanto.

Quelques jours en Italie

Puis le train nous a emmenées à Manarola, et j’ai pu compléter ma visite du village, dont je n’avais vu qu’un petit bout sous l’orage.

Quelques jours en Italie

Le troisième village, Corniglia, nous a bien fatiguées, car la gare est nettement en-dessous du village, et c’est par un escalier presque sans fin qu’il faut gagner (au sens propre) le village.

Quelques jours en Italie

La charmante promenade qui conduisait au quatrième village est malheureusement devenue, elle aussi, impraticable, à cause de rochers qui menacent de glisser. Nous avons donc redescendu les innombrables marches pour reprendre le train le train pour Vernazza, mon village préféré.

Je me suis même offert la montée à la forteresse ! Ouf ! Encore plein de marches !

Quelques jours en Italie

Notre temps de parking à Levanto est bientôt fini, et le train nous y ramène sans que nous ayons visité le dernier village, Monterosso. Mais de toute façon, nous sommes crevées, et la pluie recommence. Ce sera pour une autre fois, peut-être …

 

Mardi 21 Mai 2019

 

Le temps semble s’améliorer, et nous partons visiter la ville de Lucca (Lucques en français)

Il y a . ..longtemps, j’y avais fait un petit tour en vélo avec Sigrid et Dirk.

Tiens, le diaporama a disparu sur cette page. Dès mon retour, il faudra que j'arrange ça !

Cette fois-ci, nous prenons le temps de parcourir à pied rues et monuments.

Après avoir re-salué Puccini, voici San Michele avec ses colonnettes sculptées et ses incroyables marqueteries de marbre.

Quelques jours en Italie

La ville conserve de belles demeures, ducales ou nobles, médiévales ou renaissance …

Quelques jours en Italie

De nombreuses tours ou clochers, aussi :

Quelques jours en Italie

On ne pouvait pas manquer la Piazza Anfiteatro, et de rue en rue, nous sommes arrivées à la cathédrale, saluant Boccherini au passage.

Quelques jours en Italie

A l’extérieur comme à l’intérieur, beau travail de marqueterie de marbre, et de sculpture.

Quelques jours en Italie
Quelques jours en Italie

Mercredi 22 Mai 2016

 

Nous avons dormi dans un petit village à quelques kilomètres de Pisa (Pise), pourvu d’une station de chemin de fer, si bien que nous sommes allés à Pise en train. Cela évite les problèmes de stationnement.

Mais gare aux pic-pocket ! A Pise, au retour, j’ai trouvé une main en train d’entrer dans ma banane attachée à ma taille !

Encore aujourd’hui, le temps est gris clair, mais il fait bon.

Voici le lien de ma précédente visite de Pise. Il fallait bien que Colette voie ça.

Cette place se nomme : Piazza dei Miracoli. Et c'est un vrai miracle de beauté.

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Lors de ma première visite, je n’avais pas remarqué que ces monuments et la vieille ville étaient encore entourés, pour une bonne partie, de leurs remparts. Et le mur est très haut.

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Je n’avais pas non plus visité le Campo Santo (le cimetière). Aussi nous allons le faire tout de suite.

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Comme je n’ai ni le Michelin, ni internet, je ne vais pas vous ennuyer avec des données historiques. Sachez seulement que les tombes sont sous le sol. Elles sont marquées par des gravures et des textes latins. Plus ou moins riches.

Le long des murs, plein de sarcophages sculptés de différentes époques et richesses. Enfin quelques personnalités plus récentes ont un tombeau orné d’un buste ou d’une statue. Nous avons remarqué un évêque enterré ici en 2006. C’est sans doute le plus récent.

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De grandes fresques ornaient les murs. Certaines sont restaurées, d’autres sont en cours. J’ai plutôt retenu « le paradis ». Le jugement dernier était trop cruel, je n’ai pas voulu le photographier.

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Quelques détails d’extérieur pendant que Colette visite le baptistère

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Enfin la cathédrale. Et je vous joint la tour, pour compléter la photo.

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Ce qui attire l’œil immédiatement, à l’intérieur, c’est la chaire de Giovanni Pisano, sculptée entre 1302 et 1310.

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Une dernière ?

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Ensuite, nous sommes allées nous garer sur le port de Livorno, pour être prêtes à embarquer demain matin vers 6 h 30.

En allant visiter le port, nous avons croisé un étrange défilé … à la mode Médicis (1600) Nous avons cru comprendre que c’était pour la fête de Sainte Julia ...

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Voici le seul édifice que nous avons vu de la ville, ou plutôt, du port : l’ancienne citadelle.

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Et notre bateau, c’est celui de Titi et Grosminet. Nous serons à Bastia demain à midi. A+

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16 mai 2019 4 16 /05 /mai /2019 08:56
Espagne 2019

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 09:24

Mercredi 1er Mai 2019

 

Nous continuons notre petite route en balcon sur le flanc méridional de la Sierra Nevada, dans l’Alpujarra grenadine, qui égrène joliment un chapelet de petits villages blancs.

Andalucía 4 : … l’apothéose !
Andalucía 4 : … l’apothéose !

Une seule route coupe la Sierra Nevada en deux, par le Puerto de Ragua, à 2000 m. Laissant vers l’Est l’Alpujarra d’Almería, nous passons le col pour nous retrouver sur le versant nord, nettement plus enneigé. Et au pied, une grande plaine plantée d’éoliennes.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

En arrivant en bas, un imposant palais-forteresse nous attendait : celui de La Calahorra*.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Derrière l’aspect austère de la forteresse militaire, le château de La Calahorra recèle un patio renaissance*, aussi beau qu’inattendu. Construit au début du 15ème selon les critères artistiques du Quatrocento italien et avec du marbre importé, ses deux étages sont reliés par un splendide escalier** à trois volées. Le décor des portes et des chapiteaux utilise tout le répertoire classique : moulures, candélabres, fleurs, colonnes historiées …

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Guadix*

Les caractéristiques de l’argile de la cuvette de Guadix ont rendu possible un habitat insolite : des grottes. La terre argileuse, molle en surface lorsqu’on la travaille, durcit au contact de l’air. On peut ainsi rendre les grottes imperméables et les isoler thermiquement. Leur température est constante tout au long de l’année (18°C) malgré les étés torrides ou les hivers rigoureux. On compte encore 2000 grottes habitées dans la ville de Guadix, et la région possède le plus important ensemble de maisons troglodytique d’Europe.

Le Barrio de la Cuevas (quartier troglodytique) s’étend entre des ravines, des chemins creux et des petits tertres de couleur ocre. J’ai été y faire un tour et je vous en livre quelques photos, même si mon téléphone n’a pas le rendu que j’aurais souhaité.

Andalucía 4 : … l’apothéose !
Andalucía 4 : … l’apothéose !

En traversant la ville pour me rendre dans le Barrio de las Cuevas, j’ai rencontré divers monuments :

l’Alcazaba, par exemple. C’est une forteresse arabe élevée à partir du 11ème siècle. Elle est plus ou moins à l’abandon, et je n’ai pas trouvé l’entrée.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

La Plaza de la Constitución, charmante avec ses arcades et son bel Ayuntamiento, à deux rangées d’arcades.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

La cathédrale*. Commencée en 1492 et terminée en 1715, l’intérieur témoigne de la longueur des travaux par le mélange des styles : du gothique des nefs au renaissance de l’immense coupole à lanterne.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Jeudi 2 Mai 2019

 

Nous avons passé la nuit pas très loin de Guadix, au-dessus d’un petit lac de barrage, près du village de La Peza.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Et ce matin, petite balade en vélo sur une route pittoresque en partant du village.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Nous sommes maintenant dans la Sierra de Mágina. Ce sont des monts arides et pelés qui culminent à 2167 m, et à leurs pieds ne poussent que des oliviers. Mais en quantité phénoménale et sur des pentes telles qu’on se demande comment ils sont exploités. Ces monts sont situés au nord de Granada et un peu au sud de Jaén.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Nous sous sommes installés près du petit village de Albanchez de Mágina, subjugués par la vue de son château arabe perché au-dessus. Nous irons demain.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Vendredi 3 Mai 2019

 

Ce matin, nous montons au château d’Albanchez de Mágina. Il y a 190 m de dénivelé depuis le bas du village. Ça nous en fera à peu près 150, vu qu’on ne part pas du bas. Le sentier commence tout en haut du village, par un long escalier raide, parfois entrecoupé de bouts de sentiers. En tout, 365 marches.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

La base de ce château est d’origine arabe, du 9ème siècle. Une forteresse chrétienne s’est élevée dessus après le 11ème siècle. Au fil des siècles, arabes et chrétiens se le sont disputé, à cause de sa situation stratégique. Et même des chevaliers chrétiens entre eux. Histoire et légende se mêlent à ce sujet.

Imaginez les batailles livrées pour la conquête de cette forteresse !

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Pas facile de monter jusqu’en haut. Et là, pas de balustrade. Regardez l’étroit passage dans lequel il faut se faufiler.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Une fois redescendus dans le village, nous avons trouvé ce bel escalier, qui, d’une certaine façon aboutit au château !

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Cet après-midi nous avons repris la route et, par hasard, nous sommes arrêtés pour régler le GPS près de cet ancien lavoir du 16ème siècle dénommé : la Fuente del Rey. Les planches à laver ont disparu, et il sert maintenant de lieu culturel. Je crois que le nom du village est Santa Ana.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Anecdote : nous avons trouvé un bel endroit pour dormir près d’un joli oratoire, après avoir constaté que l’aire de camping-car du village était occupée par des tentes et manèges pour la feria du week-end. Une affiche près de l’oratoire ne nous a pas troublés, pensant qu’ici aussi la fête serait pour le dimanche.

 

 

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Las ! Vers 18 heures des voitures sont arrivées de partout (c’est un carrefour de 4 routes de campagne), et les gens se sont retrouvés près de l’oratoire pour une courte cérémonie, comprenant quelques signes de croix, quelques bouquets et beaucoup de pétards. Quelques dames ont sorti les costumes de fête traditionnels. C’est de l’intérieur de la voiture que j’ai fait ces photos.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Une petite visite sur le Michelin m’apprend que le 3 Mai, on fait la fête des Croix de Mai ! Cette fête est célébrée partout en Andalousie. La tradition veut que, au 6ème siècle, la mère de l’empereur Constantin découvrit la croix sur laquelle fut crucifié le Christ et la divisa en petits fragments qui furent répartis dans tout le monde chrétien : les fameux « morceaux de la vraie croix », donnant l’occasion d’une fête religieuse, le 3 mai, de l’Invention de la Sainte Croix.

Quand les gens ont commencé à partir vers la seule maison voisine, en partie dissimulée par les arbres, nous croyions en être quittes. Mais depuis, des voitures partent, d’autres arrivent, et il va falloir se résigner à s’endormir en musique, car la maison s’avère être une salle des fêtes … Pour l’instant ce sont des paso-doble, tango, valses, et quelques autres plus rythmées. On va dormir avec les bouchons d’oreilles !

 

 

Dimanche 5 Mai 2019

 

Grenade ! Nous y voilà !

 

Au mois de février, j’ai réservé la visite du Palais de L’Alhambra. C’est aujourd’hui, à midi.

Arrivés hier en fin d’après-midi sur le parking des camping-cars, nous avons été faire une petite promenade pour admirer l’Alhambra et la ville, du haut de la colline.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

De tout en haut, nous avions même une vue sur la Sierra Nevada !

Andalucía 4 : … l’apothéose !

En trois heures, nous n’avons pas pu tout voir. Si vous y allez, je vous conseille de faire la visite en plusieurs jours …

car il y a tant à voir et à flâner !

L’Alhambra fut une véritable ville palatiale, fortifiée et indépendante de la ville de Grenade. Elle fut construite par les sultans nasrides durant la dernière période de domination musulmane sur la péninsule ibérique, c’est à dire au 14ème siècle.

Mais je ne vais pas vous faire un cours d’histoire. Si vous voulez en savoir plus, allez jeter un coup d’œil sur ce site en cliquant ici :

L’Alhambra étant construite sur le sommet d’une colline, la Sabika, ses murailles, ses tours et ses portes, vues de l’extérieur, sont impressionnantes. Nous sommes entrés par la Porte de la Justice. Une entrée coudée, comme toujours dans les fortifications arabes.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

L’Alcazaba

C'est la citadelle primitive. Elle bénéficie d'une hauteur stratégiquement imparable : du haut de la plus haute tour, on peut observer toute la plaine de Grenade. Son architecture est grossière, destinée à la protection de la forteresse en temps de siège. En plus de la muraille extérieure, elle comporte un fossé intérieur et une deuxième muraille.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Après l’Alcazaba, on visite les Palais Nasrides.

Ne vous attendez pas à voir des ors et des marbres luxueux. Car curieusement, c’est un pouvoir politique en pleine décadence qui a entrepris la construction de ce chef-d’œuvre. Ici, les décors sont bien somptueux et luxueux, mais ce sont les artistes qui les ont fait tels, avec des matériaux très pauvres : pierre, brique, céramique, et surtout : plâtre. Et bois pour quelques plafonds et portes. C’est toute une architecture d’une finesse extrême, toute en moçarabes, coupoles, frises et stucs qui se reflètent dans l’eau et jouent avec la lumière et la végétation. Quel raffinement !

Voici quelques détails :

Andalucía 4 : … l’apothéose !
Andalucía 4 : … l’apothéose !

Il y a trois palais : celui du Mexuar, de Comares, des Lions. Ils sont distribués, ou plutôt imbriqués, autour de trois cours : celle de la Chambre Dorée, celle des Myrtes et celle des Lions.

Je ne vous fais pas la visite guidée, je vous donne simplement mes meilleurs photos. Vous en trouverez sûrement d’encore meilleures sur internet.

Andalucía 4 : … l’apothéose !
Andalucía 4 : … l’apothéose !

Le Palais des Lions est le plus merveilleux des trois.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Dans la cour (Patio de los Leones) douze lions, tous différents, gardent une antique fontaine. Bien que datant du 11ème siècle, son origine est inconnue. Les 124 fines colonnes qui entourent la cour forment aussi deux élégants petits kiosques et donnent accès aux diverses salles d’apparat du palais.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Dans la Salle des Rois de ce palais se trouvent cinq alcôves ouvertes sur la salle principale. Trois d’entre elles ont leur plafond orné d’une peinture faite sur du cuir qui recouvre les voûtes en bois. Ces peintures semblent avoir été réalisées par des artistes chrétiens. C’est un des exemples de la fusion entre les cultures musulmane et chrétienne à cette époque. Les tendances traversaient les frontières et le mélange des cultures entre les habitants du royaume était à l’ordre du jour.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Une petite cour fraîche avec vue sur l’extérieur : la Cour des Cyprès.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Notre guide avait pris du retard. A partir de la sortie des Palais Nasrides, il s’est mis à accélérer le pas, et j’ai bien failli perdre le groupe plusieurs fois en prenant des photos. Je pense même qu’il nous a fait sauter des patios et des bâtiments pour aller plus vite.

Le Partal était un quartier habité par la noblesse musulmane, et était composé de palais magnifiques. De nombreux palais ont été détruits, et au début du 20ème siècle, on remplaça les ruines par des jardins.

Des jardins du Partal, voici ce que j’ai vu, au galop :

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Le Palais de Charles Quint

Lorsque Charles Quint séjourna à Grenade en 1526, il décida de construire un palais de la renaissance à l’intérieur même de l’Alhambra. La grandeur prétentieuse de ce palais est frappante face aux dimensions modestes des édifices nasrides.

L’intérieur est occupé par des musées, nous avons seulement longé la façade. La voici (les anneaux sont tous différents et ne sont pas pour attacher les chevaux ! Ils sont au moins à 2 m de hauteur) :

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Le Generalife

C'était le palais d'été des princes Nasrides. Ils venaient s'y rafraîchir dans les ombrages, près des bassins d'eau, ou chasser sur les collines voisines. Le Généralife est situé hors des murs d'enceinte de l’Alhambra. Les deux sont reliés de plain-pied par un pont qui enjambe la gorge qui les sépare. Le pont voisin, lui, est une acequía, un canal, qui alimente en eau toute la forteresse et les palais de l’Alhambra.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

C’est un palais assez modeste, car le souverain n’y exerçait aucune fonction officielle. Il est entouré de jardins, refaits au 20ème siècle, où l’eau occupe encore une place déterminante. Malheureusement, nous n’avons pas pu y flâner comme je l’aurais voulu. C’est un endroit où il faut prendre son temps …

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Les constructions s’ordonnent autour du Patio de la Acequía.

Andalucía 4 : … l’apothéose !
Andalucía 4 : … l’apothéose !

Un dernier adieu à Grenade, en espérant bien y revenir un jour, et nous prenons la route du retour.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Lundi 6 Mai 2019

 

Notre voyage s’est terminé en apothéose à l’Alhambra de Grenade. C’était si beau que je n’avais plus envie de voir autre chose. La tentation de comparer serait trop forte. D’ailleurs, il est temps de rentrer, car environ 1200 km nous séparent de la maison. Nous prenons donc la route, en se donnant un minimum de 300 km par jour.

Partis hier à 17 heures, nous sommes arrivés à Cuenca vers la même heure. Une petite balade d’une heure dans le parc naturel de la Serranía de Cuenca nous a dégourdi les jambes, et les pattes de Charly, tout en visitant « la Ciudad Encantada ». Là, aucune chance de comparer avec l’Alhambra ! C’est un ensemble chaotique résultant de l’érosion dans une épaisse couche de roche calcaire.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Certains rochers, curieusement sculptés, évoquent des formes connues.

Un champignon trompette de la mort, un pont romain, un autre pont, l’entrée d’un couvent ?

Andalucía 4 : … l’apothéose !

D’autres sont encore plus « tirés par les cheveux » :

Que pensez-vous de ces paquebots (l’étrave est à contre-jour) et voilier sur sa quille ? Et de la Mer de pierre, qui n’est pas loin ? Il y a d’ailleurs une légende à ce sujet : elle raconte que les bateaux, amarrés dans un port isolé, ont entamé une aventure digne de ce lieu cyclopéen, avançant d’un millimètre par an jusqu’à la Mer de pierre, désireux de naviguer. Alors ils pourront voguer vers l’Océan final …

Andalucía 4 : … l’apothéose !

On y voit même des ours, paraît-il, et un éléphant luttant avec un crocodile, un profil humain et un long, très long couloir …

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Et beaucoup d’autres choses … selon l’imagination de chacun. Mais c’était une belle promenade pour nous détendre de la route, qui va reprendre demain.

 

A bientôt, sous d’autres cieux ...

PS : pour consulter la carte avec plus de facilité, je vous la mets dans la catégorie "Cartes"

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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 20:55

Vendredi 26 avril 2019

 

Valle del Guadalhorce

 

Le Guadalhorce a creusé une vallée tortueuse qui aboutit à un triple barrage.

Andalucía 3 : le sud

Nous avons passé au bord de ce lac une nuit paisible, et ce matin, départ en vélo. La montagne est belle, il fait beau (enfin!) et nous allons à la découverte.

Andalucía 3 : le sud

Que pensez-vous de cette tête de … lionne ?

Andalucía 3 : le sud

Une piste qui grimpe dans la montagne nous mène presque à un superbe point de vue (il faut faire les 10 dernières minutes à pied) sur la célèbre faille du Défilé de los Gaitanos**, dans lequel un chemin*** de passerelles a été construit à flanc de falaise. Le Caminito del Rey

Andalucía 3 : le sud
Andalucía 3 : le sud

Une fois redescendus, c’est en traversant un des barrages que j’ai pris cette photo de l’endroit où nous étions allés : il est au bout de la flèche jaune.

Andalucía 3 : le sud

Encore quelques kilomètres et nous rentrons au camping-car pour y déjeuner tardivement.

Andalucía 3 : le sud

En partant vers Antequera, encore quelques belles vues :

Andalucía 3 : le sud

Antequera est connue pour ses dolmens. D’énormes tombeaux collectifs, remontant à l’âge du bronze. Ils forment le groupe de dolmens le plus important d’Europe, et prouvent l’occupation de la vallée du Guadalhorce à l’époque mégalithique. On avance l’hypothèse que pour construire ces ensembles, il aurait fallu la collaboration de plusieurs peuples partageant les mêmes rites religieux. Compte tenu de la taille et du poids des pierres (la plus grosse pèse 180 tonnes), cela suppose également des notions d’architecture étonnamment élaborées pour l’époque.

 

Le dolmen de Menga (2500 avant J.C.). C’est une sorte de grotte artificielle.

Longueur de la galerie : 27,50 m, sur 6 m de large et 2,70 m de haut.

La chambre, qui atteint 3,50 m de haut, est recouverte d’une énorme dalle (c'est elle, la plus lourde), 3 monolithes servent de colonnes de soutien.

Stupéfiant : les dernières fouilles ont mis au jour un puits, creusé dans la roche au bout de la chambre. Il fait 1,50 de diamètre pour 19,55 m de profondeur. Il est aligné avec les 3 colonnes, ses parois sont parfaitement lisses et régulières.

Andalucía 3 : le sud

Le dolmen de Viera (2200 avant J.C.). Tout à côté du précédent, c’est une longue galerie (22 m, sur 1,30 m de haut) qui se termine par une chambre carrée, qui atteint 1,60 m de haut. Mais pour y pénétrer, ces hommes de l'âge du bronze avaient creusé un trou quadrangulaire dans une grande dalle de pierre. Ils connaissaient la géométrie ! Nous, on n'a pas le droit d'y pénétrer.

Andalucía 3 : le sud

Le dolmen d’El Romeral (1800 avant J.C.). A 3 km des précédents, il est aussi plus récent et correspondrait à l’âge du cuivre. Il possède également une structure plus complexe : des murs de pierres plates en encorbellement, deux salles circulaires et une galerie de 26,50 m et haute de 1,95 m qui est couverte de dalles calcaires. Les dalles verticales ne sont utilisées que pour la porte qui sépare les deux chambres.

Le plafond de la première chambre, circulaire, de 5,20 m de diamètre, est fermée par une dalle circulaire, représentant la première fausse coupole de l’histoire. La deuxième chambre, plus petite, a une architecture identique à la première.

Un astucieux miroir rond nous permet d’en admirer le plafond sans y entrer.

Andalucía 3 : le sud

Antequera est aussi connue pour la Peña de los Amorosos.

En voici la légende : à la fin du 15ème siècle, la fille du chef arabe de la région tomba éperdument amoureuse d’un jeune homme pauvre, alors que son père l’avait promise au vieux gouverneur d’Alhama de Granada. Tous deux décidèrent de s’enfuir, mais furent découverts par les gardes du père de la jeune fille, qui les poursuivirent jusqu’au sommet d’un rocher. Pris au piège, les deux amants se précipitèrent dans le vide main dans la main, scellant ainsi leur amour pour l’éternité.

Mais quel rocher !

Le voici. A quoi, à qui ressemble-t-il ?

Andalucía 3 : le sud

Antequera, la ville. Elle mérite elle aussi un détour. Surtout pour la colline de l’Alcazaba, sa forteresse arabe, et sa colgiale de Santa María*. Malchance ! aujourd’hui, par exception, ces deux monuments fermaient à 15 h au lieu de 18 h. Récupération du travail nocturne des fêtes de Pâques …

Andalucía 3 : le sud

Et la voilà au coucher du soleil, telle qu'on la voyait depuis notre parking.

Andalucía 3 : le sud

En voilà tout de même les extérieurs, avec la Porte des Géants, qui est l’entrée de l’Alcazaba

Andalucía 3 : le sud

Dans mon petit tour en ville, j’ai aussi rencontré cette jolie place avec sa chapelle votive, la Capilla-Tribuna de la Virgen del Socorro, qui voisine avec une église.

Andalucía 3 : le sud

Samedi 27 avril 2019

 

Mais je n’en ai pas encore fini avec cette ville.

Nous ne pouvions pas partir sans aller voir le Site naturel du Torqual de Antequera** !

Il se trouve à 14 km de la ville. C’est un parc naturel de plus de 1200 ha dans l’un des paysages karstiques les plus impressionnants de la péninsule, au point qu’il a plusieurs fois servi de décor à des tournages de films de science-fiction.

Comment s’est-il formé ? Regardez :

Andalucía 3 : le sud

Résultat :

Andalucía 3 : le sud
Andalucía 3 : le sud
Andalucía 3 : le sud

Ensuite nous avons roulé vers l’est encore, par de petites routes de montagne, pour atteindre la Réserve Nationale de Sierra de Tejada. Quelques photos prises en roulant :

Andalucía 3 : le sud

Nous nous sommes arrêtés au village de Salares, ayant l’intention d’y faire, demain matin, une petite randonnée.

Salares est un des villages d’une route des villages arabes. Il est construit au bord d’un torrent qu’enjambe un pont dit : Puente árabe, que nous franchirons demain matin en partant. Il recèle également, au cœur de ses ruelles d’une blancheur immaculée, un très beau clocher-minaret d’époque almohade, bâti en briques et orné d’azulejos.

Andalucía 3 : le sud
Andalucía 3 : le sud

Dimanche 28 avril 2019

 

Du pont arabe de Salares, nous voilà partis pour une balade de 7 km avec 365 m de dénivelé. Il fait encore frais, et nous traversons d’autres rues dans le village pour arriver au point de départ.

Andalucía 3 : le sud

Là, au fond, on voit la Mer qui se confond un peu avec le ciel.

Andalucía 3 : le sud
Andalucía 3 : le sud

Lundi 29 avril 2019

 

C’est par un temps gris que nous sommes redescendus sur la côte. Ce n’était pas pour la mettre en valeur !

Andalucía 3 : le sud

Nous sommes maintenant dans la Province de Grenade, mais avant d’aller en admirer la perle, nous voulons en côtoyer les montagnes. Nous arrivons donc sur le versant méridional de la Sierra Nevada. Elle culmine à 3482 m au Mulhacén, et elle a 14 sommets de plus de 3000 m. D’où nous sommes, on y voit encore de la neige.

Andalucía 3 : le sud

Cette région parsemée de petits villages blancs posés sur le flanc de montagnes escarpées s’étend sur deux provinces : celle de Grenade et celle d’Almería. C’est pourquoi on la désigne au pluriel : Las Alpujarras**.

En apéritif, quelques photos de la journée :

Andalucía 3 : le sud

Comme nous sommes passés dans une vallée aux nombreux vergers : néfliers, citronniers, et surtout orangers, je vous envoie un peu du parfum exquis que ces derniers répandent partout. Vous sentez ?

Andalucía 3 : le sud

Mardi 30 avril 2019

 

Une route en balcon parcourt le flanc de la Sierra Nevada, et des embranchements conduisent aux villages les plus hauts perchés. Nous nous rendons à Capileira*, aux environs de 1450 m, le plus haut des 3 villages sur cette route.

Il est étalé sur une pente très raide, et nous nous faufilons (à pied, bien sûr!) dans son dédale de ruelles descendantes pour atteindre, le Río Poqueira, 330 m plus bas (qu’il faudra remonter, sur la rive opposée).

Le village a gardé son authenticité, avec ses maisons aux toits plats faits de troncs ou branches d’arbre et recouverts de terre argileuse, sans doute pour l’isolation à la chaleur et à la pluie. Mais cette terre n’est pas végétalisée. Rien n’y pousse. Et toujours cette éclatante couleur blanche.

Andalucía 3 : le sud
Andalucía 3 : le sud

Une balade de presque 6 km en terrain raide, qui nous a fait appréhender le mode de vie des anciens : quelques maisons et bergeries en piteux état, des aires de battage, moulin en ruine, restes de chemins empierrés, et aussi un vieux lavoir croisé dans le village, nous parlaient d’eux.

Andalucía 3 : le sud

Et tout ça au milieu d’un paysage époustouflant.

Andalucía 3 : le sud
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1 mai 2019 3 01 /05 /mai /2019 15:08

Jeudi 18 avril 2019

 

Un petit tour vers l’ouest, dans la Sierra de Aracena, et dans la jolie ville de Aracena.

 

Andalucía 2 : à l’ouest

Nous voulions faire un peu de randonnée à pied dans ce Parc Naturel, mais le temps s’est mis à la pluie d’un seul coup. Nous sommes donc allés visiter la Grotte des Merveilles, qui se trouve au cœur de la ville et s’étend sous la colline du château. Et en effet, avec ses petits lacs, cette grotte est une merveille ! Je crois bien n’en avoir jamais visité qui contienne autant de blancheur.

Andalucía 2 : à l’ouest
Andalucía 2 : à l’ouest
Andalucía 2 : à l’ouest

Au village voisin, Alajar, l’Ermitage de Notre Dame des Anges nous offre un superbe point de vue sur le Parc. Quand nous y arrivons, l’orage de grêle vient de se terminer.

Andalucía 2 : à l’ouest

Vendredi 19 avril 2019

 

Superbe orage encore hier soir. La météo franchement mauvaise nous incite à déménager vers le sud. Nous gagnons un autre Parc Naturel au sud de Séville : le Parc Naturel de Grazalema. C’est un peu risqué, car Grazalema est le village le plus pluvieux d’Espagne. La raison, c’est que les nuages chauds chargés d’humidité en provenance de l’Océan Atlantique se heurtent dans la région de Cadix à une succession de chaînes et se déversent en pluies torrentielles pouvant atteindre les 2 200 l/m².

Dans ce Parc Naturel, nous allons suivre une partie de l’itinéraire préconisé par Michelin : la route des villages Blancs**. Déjà le paysage nous séduit. Et pour l’instant, même s’il fait frais à cause de l’altitude, même si le ciel est nuageux, il fait encore soleil.

Bonne nuit.

Andalucía 2 : à l’ouest

Samedi 20 avril 2019

 

Ce matin, visite d’une autre ville romaine : Ocurí, à 2 km de Ubrique.

Sa construction, commencée par les Ibères au 5ème siècle avant J.C, s’est poursuivie par les Romains jusqu’au 2ème siècle après J.C., puis fut abandonnée définitivement au 4ème siècle.

Pour en trouver les ruines, il faut grimper dans la montagne (sur une allée pavée, et avec un guide) pendant une vingtaine de minutes.

Ça n’a rien à voir avec Munigua. En plus d’un morceau de mur « cyclopéen » ibère, il reste un mausolée dans la nécropole, quelques murs de maisons, et surtout 4 citernes qui retiennent encore l’eau. Les quelques colonnes et restes de statues qui ont été trouvés sont au musée d’Ubrique, et on n’en voit aucune photo.

Par contre, comme elle est située sur l’épaulement d’une montagne, le paysage est magnifique.

Andalucía 2 : à l’ouest

Comme le temps est toujours beau, nous tentons une petite randonnée à partir du village blanc perché de Benaocaz.

Une petite boucle de 6 km pour découvrir cette montagne aride, ses rochers calcaires, ses chèvres, et pour finir, un vieux four à chaux situé en plein dans un col accessible seulement à pied. On n’a pas trop compris pourquoi à cet endroit.

Andalucía 2 : à l’ouest
Andalucía 2 : à l’ouest

Je voudrais aussi vous présenter quelques fleurs. Soit on ne les voit pas chez nous, soit, comme les pissenlits, elles sont légèrement différentes.

Andalucía 2 : à l’ouest

Nous finissons cette belle journée dans un autre village blanc : Villaluenga del Rosario.

Ce village paisible a la particularité d’être le plus élevé de la province. Et il possède le charme d’être peu visité : pas de cafés débordant sur la rue (juste un petit bar sur la place de l’église), pas de boutiques (juste boulangerie et pharmacie, très discrètes), un seul restaurant, à une extrémité. A l’autre bout, les arènes, installées sur le roc, datent de 1640. Une vielle église ruinée, en haut du village, est convertie en cimetière. Des ruelles qui partent dans tous les sens (j’ai repéré deux panneaux Sortie, car c’est un vrai labyrinthe) aux maisons chaulées, des placettes fleuries … bref, un régal !

Andalucía 2 : à l’ouest
Andalucía 2 : à l’ouest
Andalucía 2 : à l’ouest

Avez-vous remarqué ? Ici, malgré l’altitude (près de 1000 m) les Amarillys poussent en pleine terre !

 

 

Dimanche de Pâques, 21 avril 2019

 

Le temps est revenu à la pluie, qui nous empêche de faire la balade projetée à Grazalema*. Voici tout de même quelques photos un peu grises de ce cadre exceptionnel.

Andalucía 2 : à l’ouest

Pour gagner Zahara de la Sierra** et son château Nasride du 12ème siècle qui se découpe sur l’horizon, deux itinéraires s’offrent à nous : l’un par la montagne, que l’on devine dans les nuages, l’autre par le Lac. C’est donc celui-là que nous choisissons.

Andalucía 2 : à l’ouest

Le village est typique des villages blancs, bien fleuri. Hors de question d’y venir en camping-car ! Routes étroites et très en pente. Il va être midi. Les gens se rassemblent dans l’église Santa Maria de Mesa (18ème siècle) pour la messe de Pâques. J’ai juste le temps d’y faire quelques photos avant de devenir trop importune.

Andalucía 2 : à l’ouest
Andalucía 2 : à l’ouest

Arcos de la Frontera. Dernière ville du circuit, mais trop importante pour y tenter la visite. On se contente de la photographier de loin, du pont sur le Guadalupe qui la côtoie. Puis de derrière, en continuant notre route. On s’aperçoit alors qu’elle est au bord d’une haute falaise. Tombera, tombera pas ?

Andalucía 2 : à l’ouest

De là, nous avons gagné la côte, un peu avant le Port de Conil de la Frontera. A côté de notre parking, un accès à la plage. Le chemin aboutit sur des falaises. Vite quelques photos.

Andalucía 2 : à l’ouest

Et je découvre l’escalier qui descend à la plage, environ 50 marches plus bas. Charly me suit, bien sûr.

Nous longeons la plage sur le sable mouillé, dur, tandis que quelques personnes sont installées sur le sable sec, au pied des falaises. Au bout de la plage, il n’y a personne. On y va.

Et tandis que, tournant le dos à la mer je prenais une photo du pied des falaises, une grosse vague déferle sur nous, me trempant jusqu’en haut des cuisses. Charly est submergé et entraîné par la vague qui redescend. Je le saisis vite dans l’eau … et je m’aperçois après coup que j’avais mes chaussures dans une main, … et mon appareil photos (ouvert) dans l’autre !

Une autre vague nous met en difficulté, puis nous gagnons les rochers, hors d’atteinte des autres vagues, qui d’ailleurs se sont calmées.

Charly, trempé, n’est pas du tout content de cette aventure. Moi non plus, car mon appareil photos, plein de sable, est fichu. Mais Charly est sauf, c’est le plus important.

J’ai vidé la carte mémoire, et désormais je me servirai de mon téléphone. Vous aurez peut-être moins de photos. Quant à la qualité, qui sait ? Je vais apprendre à m’en servir.

Andalucía 2 : à l’ouest

Lundi 22 avril 2019

 

Ce matin il fait gris, il pleuviote. Longer la côte en voiture nous fait traverser des stations balnéaires, mais les nuages accrochent les montagnes du bord de mer où nous comptions aller faire du vélo et voir de beaux points de vues.

Alors nous repartons dans les terres, où il fait meilleur. Et la journée se passe doucement, dans les collines du parc naturel des Alcornocales (chênes liège), au fil de 30 km en vélo.

Andalucía 2 : à l’ouest

Mardi 23 avril 2019

 

Deux faits marquants pour cette journée.

D’abord, la pluie. Elle a tambouriné toute la nuit sur le camping-car, et ne s’est arrêtée que quand nous sommes arrivés au port de Sotogrande, décidés à mettre à profit cette journée pourrie pour faire la lessive, les vidanges et provision d’eau du camping-car, et chercher de l’internet.

Andalucía 2 : à l’ouest

Avec l’amélioration du temps, nous sommes arrivés au Castillo de Castellar*. Un régal.

Au 13ème siècle, les rois de Grenade édifièrent ce village-forteresse, bastion défensif de leur tout nouveau royaume. Durant 2 siècles, il fut le théâtre de luttes frontalières, jusqu’à sa reconquête en 1434 par les troupes chrétiennes.

Au début des années 1970, lors de la mise en eau du réservoir de Guadarranque, qui inonda les plaines cultivées, les habitants se virent contraints d’abandonner le village pour la nouvelle ville de Castellar de la Frontera, à une dizaine de kilomètres.

Le village, aujourd’hui à moitié déserté, semble sorti tout droit d’un conte médiéval. La porte du palais des ducs d’Arcos donne accès à la forteresse qui englobe tout le village.

Andalucía 2 : à l’ouest
Andalucía 2 : à l’ouest

Depuis ce point haut, on aperçoit le rocher de Gibraltar et de l’autre côté, les montagnes de la côte marocaine (mais pas sur ma photo)

Andalucía 2 : à l’ouest

Mercredi 24 avril 2019

 

Pluie, pluie, pluie …. et pas d’espoir d’amélioration immédiate.

 

Jeudi 25 avril 2019

 

C’est encore de la pluie, ce matin, sur Ronda**. Tant pis, je ferai la visite avec un parapluie.

Mais ce n’est pas facile pour prendre les photos !

 

Ronda est une ville chargée d’histoire, sur un site extraordinaire. Erigée sur un plateau rocheux, elle offre une vue spectaculaire sur la gorge du Tajo (« l’entaille »), une gorge d’une centaine de mètres de profondeur creusée par le río Guadalevín, qui partage le cité en deux. Ronda recèle un patrimoine architectural unique, mêlant des constructions musulmanes, des églises et des palais, et un pont exceptionnellement élancé.

 

Moi j’ai commencé la visite par les remparts, qui m’ont conduite tout naturellement aux Bains Arabes, en bas de la cité, car ils étaient un passage obligé, dans la culture musulmane, pour les étrangers qui visitaient la ville, ou qui venaient y commercer.

Andalucía 2 : à l’ouest

Le hammam, ou bain, est l’adaptation musulmane des antiques termes romains, se composant des mêmes parties : salle froide, tempérée et chaude, hypocauste et chaudière et salle de réception. Mais à la différence des romains, où les bains se font par immersion dans de grandes piscines, les bains musulmans sont fondamentalement des bains de vapeur, même s’il y a occasionnellement de petits bassins.

La chaudière ne chauffe pas l’eau, mais l’air qui passe sous les salles chaude (à côté de la chaudière) et tempérée, par l’hypocauste, en chauffant le sol. La vapeur s’obtenait en jetant des seaux d’eau sur le sol brûlant de ces deux pièces.

Cet ensemble de Bains Arabes est le mieux conservé de la Péninsule Ibérique.

Andalucía 2 : à l’ouest

Du temps des Arabes, c’est par ce petit pont qu’on entrait dans la ville :

Andalucía 2 : à l’ouest

Puis fut construit ce pont médiéval :

Andalucía 2 : à l’ouest

Et enfin el Puente Nuevo*, construit entre 1751 et 1793, put relier les deux versants du Tajo. En voici les deux côtés.

Andalucía 2 : à l’ouest

Me voici maintenant devant la Colegiala Santa María la Mayor. Sur cette belle et vaste place se trouve aussi el ayuntamiento (la mairie). Tout près, le Palais Mondragon laisse entrevoir son patio, et le couvent Saint Dominique ses azulejos … pas azúl !

Andalucía 2 : à l’ouest

Encore quelques clichés au long des rues …

Andalucía 2 : à l’ouest

Et puis nous sommes partis vers l’est, traversant le Parc Naturel de la Sierra de las Nieves.

Andalucía 2 : à l’ouest
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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 09:57

Samedi 13 avril 2019, l’après-midi

 

Cordoue (Córdoba)

 

La découverte de la ville, ce sera pour une autre vie. Cette fois-ci, nous n’avons le temps, avant la fête des Rameaux, de voir que la Mosquée-Cathédrale*** (la Mezquita).

 

Depuis le grand parking, on y accède par le Pont Romain, qui enjambe le Guadalquivir entre l’énorme Tour de Calahora et la Porte du Pont.

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Ensuite, ce qui attire l’œil …. ce sont toutes les installations, en rouge, prévues pour les processions de la Semaine Sainte !

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La mosquée, véritable chef d’œuvre de l’art musulman, a été érigée entre le 8ème et le 10ème siècle, sur l’emplacement de l’église wisigothique de San Vicente. Après la reconquête, elle est dédiée au culte catholique et, au 16ème siècle, les chrétiens élèvent une cathédrale gothique à l’intérieur, en plein milieu de ses arcs, incluant l’une dans l’autre et créant ainsi l’un des édifices les plus originaux qui soient au monde.

Dans le mur extérieur s’ouvraient des portes, qui ont été fermées au fur et à mesure des agrandissements : la plus grande et plus belle, la Puerta del Palacio, date de 961. Sur l’autre côté de l’enceinte, on entre dans le Patio de los Naranjos (le jardin des oliviers) par la porte du Pardon (que j’ai oublié de photographier), au pied du Minaret.

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Quand on entre dans le sanctuaire, on se trouve dans une véritable forêt de colonnes et d’arcs dont le motif semble le même partout. Et puis on découvre sur les côtés les chapelles chrétiennes, et on ne sait plus où on est. On a beau avoir à la main un plan donné avec l’audioguide, on est un peu perdu. C’est la cathédrale, élevée au milieu, qui permet de s’y retrouver.

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Je vous livre quelques unes de mes photos, sans aucun ordre. Seule la beauté ou la curiosité a guidé mon objectif.

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Mais j’aime bien cette photo où l’art des deux religions s’exaltent mutuellement :

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De retour dans le Patio de los Naranjos, près d’un des bassins qui servaient aux ablutions purificatrices avant la prière, nous faisons une petite pause avant de repartir à notre parking (qui s’est sérieusement rempli !) et de quitter la ville au profit d’un lieu un peu sauvage dans la nature, à Guadalcazar.

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Dimanche 14 avril 2019

 

Guadalcazar, joli village blanc, dans lequel j’ai vu un lavoir particulier, où chaque lavandière a(vait) sa place, et un très long abreuvoir. J’ai remarqué aussi les très efficaces haies qui rendent le grillage inutile …

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C’est presque un jour de repos, avec seulement une visite au tout proche château d’Almodovar Del Río, perché sur sa butte depuis le 8ème siècle. Enfin presque, car celui-ci d’aujourd’hui a été reconstruit au 14ème sur les restes du précédent.

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Une légende veut que chaque année, le 28 mars, une dame vêtue de blanc apparaisse dans l’une des tours du château en gémissant. Ce serait le spectre de la princesse Zaïda, emprisonnée par les Almoravides, qui mourut de chagrin dans les oubliettes du château quand elle apprit la mort de son mari au combat.

Eh bien cette année, elle était en retard, car je l’ai vue. La preuve :

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Retour à Guadalcazar pour une 2ème nuit, avant de partir à Guillena faire une belle balade à vélo de 23 km.

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Et demain, lever à 6 heures pour être de bonne heure à Séville, avant la foule.

 

 

Mardi 16 avril 2019

 

Séville

 

Michelin nous avait dit : il faut visiter le quartier de Santa Cruz avant 9 heures pour éviter la cohue. En prenant le métro, nous y étions à 8 h et demie, après quelques photos sur la Plaza del Triunfo, et le quartier était désert. A 9 h30, il y avait encore très peu de monde.

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Par contre, quand nous sommes allés à l’entrée de l’Alcazar qui venait d’ouvrir, il y avait une queue d’une bonne heure ! En fait, c’est là qu’il aurait fallu aller en premier. Après avoir fait la queue une demi-heure et que ça n’avançait que très peu, j’ai renoncé. Nous avons donc entrepris le tour de la cathédrale pour en trouver l’entrée des visiteurs.

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A cause des messes de semaine sainte, la cathédrale n’ouvrait qu’à 11 heures. A 10 heures, la queue était déjà d’une heure. Alors nous sommes repartis sans avoir rien vu. C’est bête, hein ?

Enfin, presque rien vu. On s’est un peu promenés dans le quartier après avoir fait le tour de la cathédrale.

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Voici la Porte du Pardon, que j’ai trouvée très belle. L’image qui sert de fond, c’est le détail de la porte.

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J’ai photographié cette affiche : c’est ce qui nous attendrait si nous venions vendredi …

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Pour nous changer d’ambiance, une petite balade à vélo dans un petit village : Cazalla de la Sierra.

Départ à la Plaza de Toros, avec visite du village …

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Puis 5 km pour se rendre au charmant Ermita de la Virgen de la Sierra, où nous sommes accueillis par toutes les senteurs d’un jardin en fleurs : lilas, jasmin, roses, seringa, boules de neige, lavandes …

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A propos des parfums de fleurs, il y en a à foison. Car les orangers de tous les immenses vergers sont en fleurs, et dès qu’il y a du soleil, on en sent l’odeur même les vitres fermées. C’est aussi l’époque des acacias. Et il y en a beaucoup au bord des routes …

 

Mercredi 17 avril 2019

 

En visite chez les Romains

 

Nous sommes partis, en vélo, de Villanueva del Río y Minas. 9 km de piste, assez bonne, dont les deux derniers km sont dans une propriété privée. Le portail n’est ouvert qu’aux jours et heures où le site archéologique est ouvert. Et à partir de là, on rencontre des groupes de vaches et le chemin est nettement moins bon. D’ailleurs, c’est autorisé aux seuls piétons et vélos.

A l’arrivée, quelle surprise !

Déjà, en route, cette vision nous avait intrigués :

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Mais là, cette ville qui escalade la colline est si grande qu’elle ne tient pas sur une photo. Elle se répartit sur 4 niveaux principaux : d’abord les maisons particulières, puis les Thermes, au-dessus : le Forum et le Temple, et enfin le Sanctuaire de Fortuna et Hercule, lui-même sur 2 niveaux.

Voici ce qu’on voit vers le haut quand on arrive au niveau du Temple :

En  ANDALOUSIE

Appelée Municipium Flavium Muniguense ou plus simplement : Munigua, elle surgit et grandit grâce à l’exploitation minière du territoire.

Commencée avant notre ère, elle connut son apogée du milieu à la fin du 1er siècle. Elle a 2000 ans !

Ce fut un tremblement de terre au 3ème siècle qui la détruisit presque complètement, accélérant un déclin qui avait commencé quelques années auparavant.

Murailles, rues, forum, thermes, temples, édifices publics et maisons privées des familles les plus privilégiées de Munigua sont revenus à la lumière du jour grâce aux fouilles archéologiques. Ses habitants aussi ont été tirés de l’oubli et quelques uns de leurs noms ont été proclamés à voix haute, en découvrant et en étudiant sa Nécropole.

 

On sait que certaines maisons étaient occupées par des privilégiés à cause de leur dimension, et aussi de leur situation sur les rues principales. Elles appartenaient sans doute à des responsables de l’exploitation minière.

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Nous avons emprunté la rue qui monte au Forum, puis nous l’avons parcouru.

Les forum romains comportaient des édifices où ils honoraient des personnages importants de la cité ou de l’empire, avec leurs statues. Et également des édifices religieux comportant des statues de dieux et déesses. Ici, le dieu vénéré était, semble-t-il, Dis Pater, un dieu cheval, qui avait sa statue, et qui nécessitait des sacrifices d’animaux noirs, et auquel s’identifiaient les mineurs.

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A côté d’un portique à 2 étages s’élève toujours un édicule, petit temple où se trouvait la statue de Mercure. A côté, un autel. Pour quels rites ? On ne sait pas.

En  ANDALOUSIE

Nous continuons de monter, jusqu’au Sanctuaire des Terrasses. On arrive à une première terrasse qui s’ouvre sur un demi-cercle, surmontée d’une autre terrasse où la statue du dieu se trouvait dans un petit temple. Les inscriptions retrouvées font allusion aux dieux Fortuna et Hercule

Ce sanctuaire s’élève en haut de la colline, et il fut nécessaire de construire de grands murs de contention qui avoisinent les 10 m. Ce sont ces murs, ceux qui nous avaient intrigués en s’imposant au-dessus du paysage alentour, qui ont attiré l’attention et permis de retrouver le gisement archéologique oublié.

En  ANDALOUSIE

Quand on est là-haut, on s’aperçoit qu’on est dans une grande cuvette dont les bords sont des collines, toutes à même hauteur et couvertes de forêts de chênes verts, de chênes lièges et quelques pins, avec au milieu une colline pointue surmontée d’un rocher sur laquelle s’est installée la ville de Munigua.

En  ANDALOUSIE

En redescendant, nous sommes allés à la piscine. C’est sur les murs du Nymphée (Ninfeo 7) qu’il reste le plus de surface peinte, et le socle de la statue. On trouve aussi une baignoire (2), un puits (6), le four, un peu du système de caléfaction … de beaux restes.

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Et pour finir, cette statue trouvée ici, et dont on ignore le nom. Vénus ? Hispania ?

ou tout simplement Munigua ...

 

En  ANDALOUSIE
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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 10:53

Mercredi 10 avril 2019

 

Segovia***

 

La pluie, le vent et le froid (3°) nous ont découragés de visiter Segovia en vélo. Nous sommes donc partis à pied, courageusement, sous nos parapluie. Un bon km et demi depuis le parking des camping-car jusqu’à l’aqueduc*** romain. Quel génie !

Simplicité, élégance, efficacité : 728 m de long, 28 m de haut (là où le sol est le plus bas), 158 arches sur 2 étages construites en pierres de granite à joints vifs, il fut érigé au 1er siècle sous l’empereur Domitien pour acheminer l’eau dans la partie haute de la ville.

Segovia, Avila, Toledo

Le sgraffite est l’une des caractéristiques principales de l’architecture de Ségovie. Voici quelques uns des motifs que j’ai pu voir :

Segovia, Avila, Toledo

Nous voici à la cathédrale**. On ne s’est pas attardés en route.

Elle fut construite sous le règne de Charles Quint après la destruction de la précédente cathédrale lors du soulèvement des comuneros en 1521. Elle est un exemple de la survivance du gothique au 16ème siècle, en pleine période renaissance.

Segovia, Avila, Toledo

Impressionnante à l’extérieur, elle m’a un peu déçue à l’intérieur.

Segovia, Avila, Toledo

Heureusement il y a aussi une partie musée qui présente des objets intéressants : des tapisseries, des vêtements ou des objets liturgiques, des peintures (mais là, pas le droit de photographier … sauf que j’avais déjà fait une photo quand on me l’a dit). Comme ce curieux véhicule, que je suppose destiné à transporter des reliques lors de processions :

Segovia, Avila, Toledo
Segovia, Avila, Toledo

Et puis le cloître est magnifique. Un peu austère, mais d’une précision et d’une perfection qui font oublier son manque de fantaisie.

Segovia, Avila, Toledo

Et nous repartons sous la pluie glacée (l’Espagne, un pays chaud ? Pas aujourd’hui, en tout cas!) vers l’Alcazar**.

Forteresse construite au 13ème siècle, transformée aux 15 et 16èmes siècles, il a servi successivement de siège pour les états généraux, d’académie militaire, puis de prison d’État pour les pirates capturés sur les côtes de Tunis. A la suite d’un incendie en 1862, certaines parties ont été reconstruites en style néogothique.

Nous ne le visiterons pas. Une seule envie, retourner se mettre au chaud dans le camping-car. Mais il faut faire 3 km à pied dans l’autre sens . Brrrr …

Segovia, Avila, Toledo

Après un repas bien chaud avec des habits secs, nous nous lançons à l’assaut de la Sierra de Guadarrama.

Ségovie étant à plus de 1000 m d’altitude, il nous fallait tout de même passer un col à 1860 m. Col fermé. Nous avons pris une autre route, moins pittoresque, par le Puerto de Guadarrama, seulement à 1531 m. En route, de la pluie, de la neige et des rafales de vent, mais nous arrivons au Monastère de l’Escorial avec un rayon de soleil.

Son vrai nom, c’est San Lorenzo El Real. C’est Philippe II qui fit construire ce bâtiment emblématique, créant ainsi un style alliant la magnificence d’un palais et l’austérité d’un monastère.

Segovia, Avila, Toledo

Le guide Michelin a beau dire que les appartements royaux sont magnifiques, l’extérieur ne nous donne pas envie de visiter l’intérieur. D’ailleurs la visite dure 2 heures, et il est déjà 16 h 30. Après cette journée éprouvante, nous avons besoin de repos.

Demain, c’est Avila.

Jeudi 11 avril 2019

 

Avila**

 

Au réveil, un ciel tout bleu ! Mais du givre sur le pare-brise. Et toujours du vent.

Avila se dresse à 1131 m d’altitude sur les hauts plateaux de la Meseta. Et malgré le soleil, il ne fait pas chaud.

C’est pourquoi nous n’avons pas pris les vélos pour faire le tour de la Muralla. C’est à dire les 88 tours des remparts*** d’Avila.

Elevés sur des restes de fortifications héritées des romains et des arabes, ils datent en grande partie du 11ème siècle et présentent une grande unité. Haute de 12 m et épaisse de 3 m, la Muralla forme un ensemble de plus de 2500 m de périmètre. Neuf portes et diverses poternes en font l’un des meilleurs exemples de fortification médiévale en Europe.

Segovia, Avila, Toledo

La cathédrale**, dont le chevet est imbriqué dans le rempart, formant une grosse tour ronde plus ouvragée que les autres, est assez austère dans son architecture extérieure. Je n’ai pas visité l’intérieur.

Segovia, Avila, Toledo

Nous ne nous sommes pas attardés à Avila, ayant hâte de descendre vers le sud et d’y trouver un peu plus de chaleur.

 

Au fil des paysages, nous avons trouvé ces 4 taureaux sur le bord de la route : les Toros de Guisando.

On les date entre le 4ème siècle avant J.C. et le 2ème ou 3ème après J.C.

Ce sont des sculptures zoomorphes dont la signification reste obscure. On pense à un culte celtibère local. A cette époque, ce sont les Vettons qui habitaient cette région.

Segovia, Avila, Toledo

En Castilla-La Mancha

 

Tolède***

 

Vendredi 12 avril 2019

 

Nous sommes arrivés hier en fin d’après-midi à Toledo, sur un grand parking au bord du Tage (Tajo), à l’entrée de la vieille ville.

Ce matin, nous n’avons eu qu’à traverser le vieux pont d’Alcantara pour entrer dans les remparts et monter dans la vieille ville, environ 150 m de dénivelé.

Segovia, Avila, Toledo

C’est la cathédrale*** qui s’est présentée la première sur notre itinéraire. Qu’elle merveille !

Commencée en 1227, elle adopte le style gothique français. Mais sa construction s’étant prolongée jusqu’à la fin du 15ème siècle, elle laisse apparaître aussi tous les stades du gothique espagnol. La richesse de la décoration sculptée et l’accumulation d’œuvres d’art en font presque un musée de l’art religieux.

Il est assez difficile de photographier l’extérieur, à part la façade du pardon, car elle est coincé entre des petites rues très étroites.

Segovia, Avila, Toledo

Les sculptures, à l’intérieur, sont tellement foisonnantes, que je ne peux que vous mettre des petits échantillons. Si ça vous plaît, un conseil : allez la voir ! A moins qu’internet ne vous donne satisfaction …

Segovia, Avila, Toledo

Après la cathédrale, nous sommes allés voir la synagogue del Transito**.

C’est un petit édifice d’apparence banale, mais dont l’intérieur surprend par sa merveilleuse décoration mudéjare** couvrant le haut des murs et le chevet. Un beau plafond artesonado en bois de cèdre couvre cette grande salle rectangulaire.

Segovia, Avila, Toledo

Les salles annexes de cet ancien couvent de Calatrava sont converties en musée séfarade et contiennent de belles pièces d’origine judaïque.

Segovia, Avila, Toledo

Le troisième et dernier monument que je voulais visiter, c’est le Monastère de San Juan de los Reyes**.

Erigé par les Rois Catholiques, reconnaissants envers Dieu d’avoir remporté sur les Portugais la victoire de Toro, le monastère fut confié à l’ordre franciscain. L’ensemble est très représentatif du style isabelin, qui mêle au gothique flamboyant quelques touches de mudéjar et même de renaissance.

La visite se compose de l’église, du cloître bas et du cloître haut.

Segovia, Avila, Toledo
Segovia, Avila, Toledo
Segovia, Avila, Toledo
Segovia, Avila, Toledo

Dans la ville, au passage, nous avions tout de même fait quelques photos : monuments ou boutiques des spécialités de Tolède.

Segovia, Avila, Toledo

Mais nous sommes à l’autre bout de la ville, et il nous faut revenir au camping-car !

Pour cela, depuis le couvent nous descendons des escaliers qui nous mènent au bord du Tage, où passe le GR 113, près du pont médiéval de San martín. En suivant le Tage, nous revenons jusqu’au pont d’Alcantara d’où nous sommes partis. Total : une petite randonnée d’environ 7 km. Et maintenant : à table !

Segovia, Avila, Toledo

En repartant, notre route longe de nouveau le Tage, mais sur l’autre rive, et à la hauteur de la ville. Résultat :

Segovia, Avila, Toledo

Nous continuons notre route vers le sud, vers Consuegra, un village de la Mancha.

Dans la Mancha, dont la toponymie arabe signifie « terre sèche », il n’y a pas assez d’eau pour faire tourner la roue des moulins, mais il y a assez de vent pour faire tourner leurs ailes !

 

Surplombant le village, 10 pittoresques moulins à vent se succèdent sur une crête dominée par un château en ruines. Impossible de ne pas penser au Chevalier à la Triste Figure !

Segovia, Avila, Toledo
Segovia, Avila, Toledo

En cherchant un parking pour la nuit, nous tombons sur un site archéologique : le Castillo de Calatrava la Vieja. Il est 18 h 30, la visite ferme à 20 h, je pars donc en faire la visite.

Mais d’abord, un peu d’histoire :

La ville de Calatrava fut fondée par les Oméyades en 785. Au 12ème siècle, époque de la Reconquête, Alfonso VII prit la ville et en fit la place chrétienne la plus avancée de cette époque. C’est là que fut fondé l’Ordre de Calatrava, un ordre à la fois militaire et monastique, qui remplaça les Templiers. La ville changea de maîtres plusieurs fois après diverses batailles (Alarcos, Las Navas de Tolosa). Appartenant définitivement aux chrétiens, elle fut tout de même abandonnée en 1217 pour cause d’insalubrité : elle est entourée d’eau et de marécages, au bord du rio Guadiana. L’Ordre de Calatrava déménagea dans une autre forteresse, et celle-ci prit le nom de Calatrava la Vieja (la vieille).

Segovia, Avila, Toledo

Samedi 13 avril 2019

 

Almagro**

 

A Almagro, c’est la Plaza Mayor** qui étonne. Elle a servi, pendant des siècles, de cadre à des corridas et des joutes.

Sur deux côtés, une colonnade en pierre supporte 2 étages de fenêtres aux boiseries peintes en vert.

Segovia, Avila, Toledo

Il y a aussi un charmant petit théâtre, construit au 17ème siècle. Les lampes à huiles, le vieux puits, le mur de scène avec les balcons, tout est d’époque. C’est le Corral de Comedias*, et chaque été il accueille un festival de théâtre classique.

Segovia, Avila, Toledo

C’est en flânant dans les ruelles pavées d’Almagro (qui au 13ème siècle ont servi de base aux moines-soldats de l’Ordre de Calatrava), que nous avons compris, en voyant les préparatifs, que le lendemain, jour des Rameaux, serait aussi jour de procession.

Segovia, Avila, Toledo

Et que notre visite du lendemain à la grande mosquée de Cordoue risquait fort d’être compromise. Nous avons donc dérogé à notre règle, et tracé d’un coup 160 km d’autoroute pour y être vers 16 h.

 

Mais avant, il y a la forteresse de Calatrava la Nueva, perchée en haut de 2 km de route pavée, que nous n’avons pas voulu manquer, même si on ne s’y est pas attardés.

L’ordre de Calatrava (dépendant des Cisterciens) s’est installé ici, à 44 km de leur premier château (voir la visite d’hier soir). Ils sont en hauteur et ne craignent plus les miasmes. Et puis celui-ci est plus facile à défendre. Il n’avait qu’une enceinte, mais ils en construisent une deuxième, celle qui abrite l’écurie. Plus tard, il y en aura une troisième, avec la porte rouge et sa herse, par où nous sommes entrés.

La suite de l’histoire ? L’ordre a maintenu son couvent principal ici durant presque 600 ans, jusqu’à ce que, finalement, il soit abandonné, en 1804, transférant les derniers frères dans la petite ville d’Almagro (ci-dessus).

Segovia, Avila, Toledo

Et maintenant, en route pour Córdoba*** !

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11 avril 2019 4 11 /04 /avril /2019 10:13

C’est reparti !

 

Avec Alain et son Hymer, nous avons décidé de poursuivre notre découverte de l’Espagne, hors saison touristique.

En route, donc, pour l’Andalousie  … mais pas par le chemin direct !

En flânant en route, comme d’habitude.

D'ailleurs, voilà une carte (très schématique et approximative) de nos 2 grands voyages en Espagne : celui de 2017  pour explorer la côte Est, et celui-ci, direction l'Andalousie. Vous voyez tout de suite qu'il reste une grande partie à découvrir !

Aragon et Castille, vanille et citron

En Aragon

Par exemple, pour cette première journée, après avoir passé la frontière au Tunnel du Somport, nous nous sommes arrêtés tout près des Pyrénées : au Monastère San Juan de la Peña**.

 

D’abord, la légende :

Voto, un jeune homme de Saragosse, poursuivait un cerf. Lors de cette course effrénée, il tomba dans un précipice avec sa monture. Dans leur chute, Voto invoqua St Jean-Baptiste qui ralentit leur descente, permettant à Voto de découvrir cette grotte dans la falaise, habitée par un anachorète qui avait dédié l’endroit à St Jean. C’est ainsi, dit-on, que Voto et son frère Félix, tous deux devenus saints, fondèrent le monastère de San Juan (Jean) de la Peña.

Aragon et Castille, vanille et citron

Ce que l’on sait, c’est qu’un groupe d’ermites choisit ce site spectaculaire pour construire, peu à peu, un ensemble monastique, et qu’au 9ème siècle ils adoptèrent la règle de St Benoit.

La première église date du 8ème siècle.

A partir de 922, le monastère devint le panthéon des rois et nobles aragonais.

Aragon et Castille, vanille et citron

Le cloître est du 12ème siècle et comporte des chapiteaux magnifiques qui illustrent la bible, de la création de l’homme aux évangiles.

Aragon et Castille, vanille et citron

A la suite du terrible incendie dont fut victime le Monastère Royal de la Peña à l’année 1675, on a pris la décision de construire un nouveau monastère. Qui constitue un des exemples les plus parfaits de l’architecture monastique moderne. Celui-ci, construit un peu plus haut sur une prairie magnifique, en un lieu paisible, fut à son tour abandonné en 1835. Il abrite maintenant deux musées et un Hôtel Spa.

Aragon et Castille, vanille et citron

Nous continuons notre route pour découvrir les Mallos de Riglos.

Nous dormons pas loin du village, avec l’intention de le visiter au petit matin.

A demain !Regardez :

Aragon et Castille, vanille et citron

Lundi 8 avril 2019

 

La nuit a été froide et le temps est gris. Malgré une petite pluie intermittente, nous montons dans le haut du village pour nous approcher du pied des Mallos.

Ce n’est pas une roche, mais une accumulation de poudingues (des éléments de roches conglomérés) roses, très vulnérables à l’érosion qui les a découpés en grands pains de sucre.

Puis nous suivons un moment un sentier qui les contourne, avant de redescendre au camping-car, la pluie ayant redoublé.

Aragon et Castille, vanille et citron

En Castilla-Leon

 

Quelques 180 km nous amènent dans la région Castilla y Leon, en Extremadura, à Soria.

 

Soria qui porte sur son blason la devise : « Soria Pura, Cabeza de Extremadura »

« Soria la pure, tête de l’Estrémadure », qui rappelle que la région de Soria constituait au 10ème siècle l’extrême avancée du royaume de Castille face au Sud islamisé.

Traversée par le Duero, que dominent la colline du château d’un côté et l’ermitage San Saturio de l’autre, Soria a inspiré de nombreux poètes. Nous, c’est l’ermitage San Saturio que nous avons choisi d’aller voir. Dommage, il est fermé le lundi, mais le site est beau.

La tradition raconte qu’au 6ème siècle, le noble Saturio répartit ses richesses entre les pauvres et part vivre dans les grottes au bord du Duero. Mais la chapelle actuelle, accrochée au rocher, est octogonale, couverte de fresques, et date du 19ème siècle.

Aragon et Castille, vanille et citron

Continuant toujours vers le sud-ouest, nous voici dans le village médiéval de Calatañazor*.

Ce village a le charme de ces lieux sur lesquels le temps n’a aucune prise. Nous avons aimé flâner dans ses ruelles pavées et monter jusqu’au château (14ème siècle), grimper dans son donjon pour contempler la plaine environnante, compter les tours de sa muraille (du 12ème siècle, comme son église) … et photographier au zoom, au pied du rocher, les 2 sarcophages âgés de 2000 ans dont les villageois sont fiers.

Aragon et Castille, vanille et citron
Aragon et Castille, vanille et citron
Aragon et Castille, vanille et citron

Et pour clôturer la journée, dodo au milieu des fantômes !

Dans un des nombreux villages abandonnés (il y en a environ 3000 en Espagne) de Castilla y Leon : Cubillos.

De nombreux villages sont ainsi à vendre. Mais celui-ci n’ayant aucune maison en pierre de taille, je doute qu’il trouve acquéreur.

Aragon et Castille, vanille et citron

Mardi 9 avril 2019

 

Malgré le froid et le temps incertain, nous partons en vélo explorer le canyon du Río Lobos.

L’action érosive du Lobos a formé ce canyon de 25 km (dont nous n’aurons parcouru que 4 km) et sculpté un paysage de grottes, de gouffres et de dépressions.

Aragon et Castille, vanille et citron

Nous arrivons très vite à l’ermitage San Bartolomé, situé dans un méandre, et à partir duquel le canyon se rétrécit (nous remontons le cours du río Lobos). Cet ermitage est en réalité l’ancienne église d’un monastère du 13ème siècle, ayant appartenu à l’ordre des templiers.

Aragon et Castille, vanille et citron

Deux grottes, la Mayor et la Minor, situées à côté de l’ermitage, ont dû abriter les premiers moines. Mais on y a retrouvé également des gravures rupestres de l’âge du bronze. On a conservé (ou retrouvé) l’endroit où les frères avaient leur rucher. Des ruches faites dans des troncs d’arbres.

Aragon et Castille, vanille et citron
Aragon et Castille, vanille et citron

L’après-midi, nous faisons étape à Pedraza.

Perché sur une éminence calcaire et encore ceint de ses murailles, ce village a conservé intact son caractère de vieille cité seigneuriale. C’est au 15ème siècle que le connétable de Castille et premier duc de Frias s’installe à Pedraza, dot de son épouse. Sa présence incite d’autres grands seigneurs à venir s’installer dans cette cité fortifiée. Le paysage architectural s’en est trouvé modifié dans un court laps de temps, ce qui explique son homogénéité.

 

Aragon et Castille, vanille et citron
Aragon et Castille, vanille et citron
Aragon et Castille, vanille et citron

Puis nous sommes allés dormir derrière la colline, à l’ermitage de la Virgen de las Vegas

 

Aragon et Castille, vanille et citron

Prochain épisode : Segovia, Avila et Toledo.

Patience !

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Présentation

  • : scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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