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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 14:26

Lundi 6 juin 2016

On ne pouvait pas passer à Reims, où avait lieu le sacre des rois de France, sans en visiter la Cathédrale Sainte Marie.

Mais à propos, pourquoi les rois étaient-ils sacrés à Reims ?

D'abord parce que le 25 décembre 498, Clovis, roi des Francs, fut baptisé à Reims avec 3000 guerriers francs par l'évêque Rémi (devenu plus tard Saint Rémi).

En référence à cet évènement, les rois de France prirent progressivement le chemin de Reims pour être sacrés par l'archevêque. Ainsi, de 816 à 1825, 34 souverains reçurent en cette ville la grâce de régner en rois très chrétiens.

Dans la civilisation chrétienne de l'époque, tout pouvoir est entre les mains de Dieu, qui en délègue une partie à l'homme. "Le roi est le lieutenant de Jésus-Christ au temporel, comme le sont, au spirituel, le pape et les évêques". Par le sacre, le roi reçoit les grâces nécessaires pour accomplir sa mission : gouverner, c'est servir !

A partir de 1027, tous les rois furent sacrés à Reims, sauf Louis VI et Henri IV. Après la Révolution, seul Charles X y reçut les onctions en 1825.

Alors que l'actuelle cathédrale était encore en construction, en 1226, il y eut le sacre de St Louis, jeune roi de 12 ans.

En 1429, c'est la ténacité de Jeanne d'Arc qui conduisit Charles VII à Reims ...

De la Ville du Sacre au sanglier des Ardennes

Sur ce montage, vous voyez la cathédrale telle que je l'ai vue, avec son échafaudage au milieu.

Les deux maquettes qui l'accompagnent se trouvent dans le monument. Celle de la façade ouest mesure 2,50 m de haut et 1,50 m de large et a été réalisée vers 1960 par un inconnu. L'autre nous présente la façade nord.

Nous sommes entrés par le portail de droite, où le Christ trône pour juger le monde, assisté des apôtres :

De la Ville du Sacre au sanglier des Ardennes

Les maître d'œuvre de Notre Dame de Reims, après ceux de Chartres, ont su tirer parti du jeu des contreforts et des arcs boutants pour alléger la structure interne du monument. L'élévation se réduit à 3 niveaux ; grandes arcades et fenêtres hautes, séparées par la galerie du triforium, ont les mêmes proportions.

De la Ville du Sacre au sanglier des Ardennes

L'architecture gothique est un art de lumière.

Les quelques vitraux d'origine conservés ont des thèmes catéchétiques. Mais les guerres, notamment les bombardements de la guerre de 1914, en ont détruit beaucoup, qui sont remplacés aujourd'hui par ceux d'artistes verriers contemporains.

Sur le montage ci-dessous, le 2ème en haut est le vitrail du champagne, de Jacques Simon, créé en 1954. Il illustre les différentes phases de l'élaboration patiente du vin, dans le style d'autrefois. Tandis que Brigitte Simon (1 et 6) réalise un chemin de lumière en grisailles, dans les mêmes tonalités que les vitraux du 13ème siècle, dans un style tout différent !

En dernière position, ces 3 vitraux de Marc Chagall, avec leur fond bleu rappelant le bleu fabriqué au 13ème siècle. Celui de gauche évoque la longue attente de l'ancien testament, celui du milieu réunit Abraham et le Christ, et celui de droite évoque de grands moments de la vie des rois de France.

De la Ville du Sacre au sanglier des Ardennes

Et nous sommes ressortis par le portail de gauche, celui des martyrs locaux, à la suite de la Passion du Christ en croix. Ils sont accompagnés d'anges, dont le célèbre "sourire de Reims" (au milieu).

De la Ville du Sacre au sanglier des Ardennes

Après Reims, montant vers le nord en direction des Ardennes, il nous fallait traverser la Champagne Sèche, une grande plaine céréalière, plate à perte de vue, avant de gagner la vallée de la Meuse à Revin.

De la Ville du Sacre au sanglier des Ardennes

En descendant la Vallée de la Meuse jusqu'à Givet, dernière ville française, nous avons fait un petit arrêt dans le village médiéval de Hierges, pour une courte promenade église-château. C'est là que j'ai fait la rencontre avec le célèbre sanglier des Ardennes ...

De la Ville du Sacre au sanglier des Ardennes

Puis nous avons croisé ce "poste de douanes" avant d'aller passer notre première nuit en Belgique ...

De la Ville du Sacre au sanglier des Ardennes
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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 14:01

C'est en revenant de Suisse que la pantoufle est tombée en panne. Elle avait fait son temps ...

En rentrant chez nous, Alain est donc retourné chez le marchand, mais cette fois, il a préféré prendre un Chausson neuf.

Je vous présente cette belle pantoufle, bien chaude, bien équipée, et surtout avec une mécanique fiable au maximum.

Un nouveau chausson pour le Cap Nord

Du point de vue de la taille, c'est le minimum : 6 m avec les vélos. Mais c'est pour nous laisser une plus grande liberté de choix des itinéraires. Nous aimons bien les petites routes.

Car le but du voyage c'est, de nouveau pour moi mais tout nouveau pour Alain, le Cap Nord ! Par les Pays Bas, le Danemark, la Suède, la Norvège bien sûr, et retour par la Norvège.

En attendant, nous sommes le Dimanche 5 Juin 2016, et ce n'est pas facile de traverser le centre de la France avec les inondations, les manifestations, la visite du Président à Romorantin ...

La Loire a été particulièrement difficile à traverser. Il a fallu trouver le bon pont : pas inondé et pas coupé pour travaux. Enfin celui de Châtillon-sur-Loire a fait l'affaire. Tout juste : il était limité à 2,70 m, et nous en mesurons 2,60 m !

Mais nous avons fini par arriver en Champagne.

L'étendue du vignoble nous alors épatés ! Et aussi le nombre de petits producteurs de Vin de Champagne, dans tous les villages du sud de Reims ... qui ne respirent pas vraiment la pauvreté !

Un nouveau chausson pour le Cap Nord
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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 15:51

Oui, j'ai attendu bien longtemps avant de publier cette page !

Pensez donc : elle date du Dimanche 24 avril 2016 !

C'est qu'il s'en est passé, des évènements, depuis ...

Mais reprenons :

Nous descendons vers le sud du Rhin, en espérant trouver le beau temps. Le sud du Rhin, c'est la région de l'Appenzell, que vous pouvez retrouver ici, en cliquant sur la ligne blanche :

Mais ça ne ressemble pas à mes photos du mois d'août 2015 ! Voilà comment nous découvrons le pays :

En Avril, ne te découvre pas d'un fil ...

La pluie se met de la partie quand nous arrivons au bourg d'Appenzell, où nous trouvons des gens partout, bien habillés en dimanche sous leur parapluie. Il en vient de partout. En voiture (les parkings et les bords de routes sont pleins à craquer) ou à pied (depuis plus de 5 km de la ville). Mais tous les hommes en costume-cravatte et chaussures de ville !

Tout le monde se dirige vers l'église paroissiale. Le gros bourdon se met à sonner et nous emplit les oreilles. Et juste quand nous y arrivons, des gens commencent à en sortir : d'abord des "grenadiers", habillés comme au temps de Napoléon, puis des hommes revêtus de longues capes noires, et aussi un "homme rouge".

En Avril, ne te découvre pas d'un fil ...

Les hommes qui suivent, en costume ou redingote, portent tous une épée à la main.

Enfin vient la foule ordinaire, mais sur son 31. Quelle est cette mystérieuse cérémonie . ...

C'est à l'Office de Tourisme que nous avons eu la clé de l'énigme, grâce à une petite publication en français : c'est aujourd'hui "L'Assemblée du Peuple" (Landsgemeinde). Une fête qui permet de révéler cette évidence : l'autorité de l'Etat est aux mains du peuple.

Cette Assemblée incarne la Démocratie vivante et directe. Depuis 1403 elle se tient une fois par an à ciel ouvert sur la place, et permet d'élire les 7 membres du gouvernement du Canton et les juges du Canton. Des scrutins sont organisés sur les affaires courantes touchant des projets de constitution, des propositions de lois ou des crédits.

Tous les 4 ans, les élections permettent aussi de désigner le Conseil des Etats. Le gouvernement rend des comptes sur ses activités et sur les comptes publics et les personnes habilitées à voter peuvent alors argumenter pour ou contre une activité ou un projet donné, apporter une proposition ou présenter une initiative personnelle.

Et tout se termine, après 3 heures debout, par une fête de village dans une ambiance bon enfant.

Ah ! si chacun de nos départements ou régions pouvaient en prendre de la graine !

Mais il y aune chose que nous n'avons pas pu élucider : pourquoi de nombreux hommes portent-ils une épée ou un sabre à la mains ?

En Avril, ne te découvre pas d'un fil ...

En attendant, l'immense place est encore vide, mais d'après les photos de l'an dernier, à midi précise elle sera, malgré la pluie, noire de monde !

En Avril, ne te découvre pas d'un fil ...

Avant de partir, nous avons visité le village et l'église, maintenant vide.

En Avril, ne te découvre pas d'un fil ...

L'après-midi a été consacrée au Musée des Traditions Populaires d'Urnash, que vous avez vu sur le lien du début.

Et nous avons repris a route, vers l'ouest, cette fois, cherchant toujours le beau temps.

Jugez plutôt :

En Avril, ne te découvre pas d'un fil ...

Alors, dégoûtés, nous avons pris la direction de ... la France !

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 06:52

Sur 334 km, le Rhin sert de frontière entre la Suisse et l'Allemagne. Comme toute frontière, elle a ses incongruités : tout un canton suisse (celui de Schaffhouse) se trouve de l'autre côté du Rhin, et englobe une petite enclave allemande ! (Büsingen)

Au bord du Fleuve

Nous, nous avons passé le Rhin (et la frontière) à Kaiserstuhl. Il n'y a pas de poste frontière, juste une marque au sol. Le village est du côté Suisse, mais le château du côté Allemagne.

Au bord du Fleuve

Il y a plus de 15 000 ans, le Rhin, dévié de son cours par des mouvements techtoniques, a dû se tailler un nouveau passage. Les chutes du Rhin se sont formées à la frontière entre une couche de calcaire dur et une zone de cailloutis. Plusieurs centaines de mètres cubes d'eau par seconde se précipitent en mugissant d'une hauteur de 23 mètres, sur une largeur de 150 mètres.

Au bord du Fleuve

Un rocher émerge au centre des masses bouillonnantes, bravant les éléments depuis des millénaires. Les amateurs de sensations peuvent y accéder en bateau : un belvédère est aménagé en haut.

Au bord du Fleuve

De part et d'autre du Rhin, un château surplombe les chutes. Nous avons choisi celui de Laufen.

Au bord du Fleuve

En remontant le fleuve, nous sommes arrivés dans la merveilleuse vieille ville de Stein Am Rhein.

Elle fait partie des vieilles villes moyennâgeuses les plus belles, mais aussi les mieux conservées de Suisse. Elle est célèbre pour ses façades peintes, ses maisons à colombages, ses oriels et ses ruelles invitant à la flânerie. Un vrai bijou.

Mais j'ai fait tellement de photos, malgré la pluie et le temps gris, que je ne sais pas lesquelles laisser de côté.

Au bord du Fleuve
Au bord du Fleuve

Un peu d'anecdotique ?

Au bord du Fleuve

Et en flânant dans les ruelles, vers le port :

Au bord du Fleuve

Mais cette pluie glacée ne nous encourage pas à la promenade, et pourtant la région est belle. Même le château, là-haut sur la colline, n'arrive pas à nous retenir.

Nous partons vers le sud, voir s'il y fait meilleur ...

Au bord du Fleuve
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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 20:00

Vous l'avez compris, les caprices météorologiques ne nous ont pas permis de faire toutes les randonnées à pied et circuits vélo prévus au programme.

Mais dans cette belle région, on peut toujours trouver son compte.

Au royaume de l'horlogerie, nous sommes allés visiter le Musée CIMA, à Sainte Croix

C'est le Pays des Rêves mécaniques : à la fin du 19ème siècle, jusqu'à 600 ouvriers et 40 entreprises fabriquaient des oiseaux chantants mécaniques et des automates à musique. Ce village vaudois est ainsi devenu la capitale des boites à musique et de la musique mécanique. Et le Musée, Centre International de la Mécanique d'Art, est entièrement dédié à ce thème. Il présente l'histoire de la musique mécanique depuis les oiseaux chantants et les boites à musique jusqu'aux phonographes à cylindres inventés par Thomas Edison.

Je ne savais pas qu'on pouvait y faire des photos, et j'avais laissé mon appareil dans la voiture. Pour vous mettre en bouche, voici donc quelques photos d'internet. Mais surtout, allez cliquer sur le lien ci-dessous. Vous y trouverez un excellent reportage, avec photos et musiques ...

Jura & Trois Lacs

La région Jura & Trois Lacs (lacs de Bienne, Neuchâtel et Morat) est d'une grande variété de paysages. Entre lacs et pâturages fleuris, les rivières se sont frayé des chemins en sculptant des gorges magnifiques.

Entre deux averses, voici les Gorges du Taubenloch, longues de 2 km, aux portes de la ville de Bienne. Le chemin de randonnée qui traverse ces gorges étroites et descend jusque dans leurs profondeur en suivant le lit de la Suze à été construit en 1889.

Elles sont enjambées, tout là-haut, par 3 ponts : celui du chemin de fer, celui de l'autoroute, et celui de la route. Et aussi, au fond, par 3 ou 4 passerelles, car on passe d'une rive à l'autre. Et on peut même, presque, y prendre sa douche ...!

Jura & Trois Lacs

Après les gorges, les sommets.

Une petite route à 22 % nous conduit au Weissenstein, à 1285m, qu'on aurait pu atteindre aussi avec un télécabine en partant d'un village voisin de Soleure, Oberdorf. C'est un royaume pour les randonneurs. Et aussi, je suppose, pour le ski de fond l'hiver. Il ne reste que quelques plaques de neige, et les nuages nous font cadeau d'un magnifique paysage à 360°, au cours d'une petite promenade (110 m de dénivelé) qui nous mène au Röti, à 1395 m.

Jura & Trois Lacs

Ayant trouvé un sympathique petit camping familial entre Soleure et Bienne, Nous sommes partis explorer les environs en vélo, sur un itinéraire en boucle de 45 km (dixit le topo). C'est bon pour l'après-midi, avec nos vélos électriques.

Nous commençons par suivre un affluent de l'Aar et arrivons à Büren an der Aare, vieille cité datant du 13ème siècle, avec son pont-couvert en bois sur l'Aar.

Jura & Trois Lacs

Pédalant sans souci dans les collines, c'est en arrivant à Soleure (Solothurn) que nous avons commencé à ressentir la fatigue. Et pour cause : il s'est avéré que l'itinéraire faisait 15 km de plus que donné dans le topo. Soit une heure environ de pédalage supplémentaire !

Mais il fallait bien revenir, et nous n'avons donc pas fait le détour par le centre de la vieille ville. Si vous voulez le voir, vous le trouverez là :

Jura & Trois Lacs

Avant de quitter le Jura, encore une charmante cité médiévale à visiter : St Ursanne.

Selon la légende, elle doit sa fondation au moine irlandais Urcinus, qui aurait vécu en ermite dans ce lieu isolé au bord du Doubs. La collégiale et son cloître datent du 12ème au 14ème siècle, et de nombreuses maisons et bâtiments datent du 14ème au 16ème siècle. Il reste même quelques vestiges des remparts.

Jura & Trois Lacs

Toujours attirée par les couleurs, je me suis intéressée au portail sud de la Collégiale. En effet il est rare de trouver encore des traces de la peinture d'origine sur des monuments romans ou gothiques. Car c'est vers le 16ème siècle que l'on a renoncé à la peinture extérieure de l'architecture.

Bien sûr, toutes ces sculptures ont un sens qui nous échappe maintenant. Mais si vous êtes curieux, j'ai trouvé un site sur internet où tout cela est très clairement expliqué. Je vous mets le lien après la photo. Bonnes découvertes !

Jura & Trois Lacs
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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 09:50

Mi-Avril 2016

Un petit coucou à tous nos amis, quarantuitards comme nous, ou peu s'en faut ...

Au cours de notre périple en Jura (suisse et français), en ce printemps très arrosé, j'ai trouvé bien changés des paysages que j'avais vus en juin dernier.

Le saut du Doubs, par exemple. Quel débit !

Il parait qu'il peut varier de moins de 20 m3 à plus de 1000 m3/seconde.

En voici quelques photos (pas terribles avec mon téléphone) :

Des nouvelles des Quarantuitards

La même chose dans les Gorges de l'Areuse, dont nous n'avons fait que la partie haute, vue la pluie. Et vu le débit, peut-être bien que le sentier le long de la rivière n'était pas toujours praticable. On ne s'y est pas risqués :

Des nouvelles des Quarantuitards

Maintenant vous pouvez comparer avec les photos de Juin 2015, lors de mon précédent passage, en cliquant sur la ligne blanche ci-dessous :

Et pour ceux qui aiment les cascades, suivez-nous au Val de Consolation, en Jura français.

Ce bout de monde est un havre de paix, pour les animaux et pour les hommes. A l'âge du bronze, déjà, les premiers agriculteurs s'y sont installés. Puis les religieux, depuis 1438. Et de nombreux meuniers, scieurs, teinturiers, forgerons y ont utilisé la force motrice de l'eau.

L'important monastère fondé au 17ème siècle est aujourd'hui un centre culturel et spirituel. De nos jours, de nombreux promeneurs apprécient le site classé du parc de Consolation, paradis des oiseaux.

Du haut de la Roche du Prêtre, à 843 m, nous avons d'abord dominé la profonde entaille de Consolation, vaste amphithéâtre où de nombreux ruisseaux jaillissent en cascades au pied de ces impressionnantes falaises. Excellent endroit où passer une nuit calme ...

Des nouvelles des Quarantuitards

Plutôt frais, le matin ! Des traces de neige à cette altitude. Mais le soleil est là.

Allez, on y descend !

Il faut d'abord se rendre au monastère qui se trouve à la sortie du Val de Consolation (mais pour nous, ce sera l'entrée dans cette étroite vallée fermée).

Des nouvelles des Quarantuitards

Le soleil n'a pas encore atteint le fond de la vallée, et l'ombre y règne dans ce petit matin froid.

Et nous partons à la rencontre des eaux jaillissantes ...

Des nouvelles des Quarantuitards

Et enfin, la grande cascade, qui jaillit du milieu de la falaise.

Et elle coule tout le temps, contrairement aux autres sources qui sont intermittentes. Ce sont les trop-pleins d'un important réseau de rivières souterraines, dont le vaste bassin d'alimentation collecte les pluies et la fonte des neiges.

En période de crue (nous n'en sommes pas loin) la grande cascade (Cascade du Lançot) s'abat à 5 m3 par seconde, emplissant l'air de ses frais embruns.

Des nouvelles des Quarantuitards

Mais avec la pluie et le froid, la météo n'a pas tout dit. Elle nous réservait encore ... la neige !

Des nouvelles des Quarantuitards
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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 16:39

Dimanche 21 février 2016

J'avais tenu à ce détour, sachant la réputation de ce haut-lieu.

Dans l'ancien comté de Ribagorza (un des comtés à l'origine de la Couronne d'Aragon), non loin du fleuve Isábena, surgit Roda de Isábena.

Roda de Isábena peut se vanter d'être la plus petite localité d'Espagne à posséder une cathédrale. Elle fut détruite en 1006, lors d'une invasion arabe, et reconstruite entre 1053 et 1067, puis complétée tout au long du 12ème siècle.

Il est toutefois frappant de constater qu'un noyau urbain aussi petit ait été un siège épiscopal d'une telle envergure à l'époque. Or, si l'on considère le contexte historique du 10ème siècle, où l'on assiste à la formation de foyers de résistance contre l'invasion arabe dans la zone des Pyrénées, on comprendra aisément l'enjeu de l'existence de la cathédrale.

En remontant vers le nord ...

Tandis qu'Alain et Charly s'en vont se dégourdir les pattes autour du village, je monte à la cathédrale, et en attendant l'heure de la visite, j'en explore les alentours.

Tout d'abord, voici la Porte Sainte Anne, en elle-même et avec les vues qu'elle offre (ma photo de la Sierra de Sis, en fond de paysage, étant floue, je l'ai remplacée par une d'internet, bien meilleure !) :

En remontant vers le nord ...

En montant dans le village, j'arrive à la Plaza Mayor, qui est aussi celle de la cathédrale, et où se trouve aussi l'ancienne hôtellerie pour les pèlerins, maintenant transformée en restaurant.

En remontant vers le nord ...
En remontant vers le nord ...

En faisant le tour de la cathédrale, je me suis demandé à quoi servaient ces restes de poteaux, ces pierres disposées en rond ...

C'était en fait un pressoir à huile, ce qui dénote l'importance des oliviers dans cette zone depuis des temps très anciens. J'imagine le petit âne tournant inlassablement, roulant sa pierre pour écraser les olives ...

A l'arrière de la cathédrale, on trouve aussi le Palais du Prieur de Roda. Une construction commencée en 1525. C'est une maison-forte qui comporte une tour défensive. Au dernier étage, une galerie avec des arches et des mâchicoulis donnant en même temps un effet décoratif.

C'est à cause de l'insécurité qui régnait en Ribagorza au 16ème siècle que la noblesse rurale élevait ce type de constructions fortifiées, avec des tours qui s'élevaient au-dessus des autres habitations pour voir l'ennemi arriver ...

En remontant vers le nord ...

Et je finis le tour de la cathédrale ...

La voici avec son abside romane aux décorations lombardes, son portail du 13ème avec ses 6 archivoltes, et ses portes monumentales au fin décor mudéjar qui ont conservé les ferrures d'origine.

Tout cela allié à une tour-clocher et un porche du 18ème, précédé d'escaliers ...

En remontant vers le nord ...

Mais il est l'heure de la visite guidée ... en espagnol, bien sûr !

La principale particularité de cette église-cathédrale, dédié à Saint Vincent, c'est sa crypte "ouverte", au-dessus de laquelle se trouve le maître-autel. Du niveau intermédiaire, par où l'on entre, un large escalier central descend à la crypte, tandis qu'un escalier latéral, à gauche, permet de monter à l'étage de l'autel.

En remontant vers le nord ...

Dans la crypte centrale, du 12ème siècle, construite sur ordre de l'évêque Saint Raymond, on peut admirer son sarcophage, qui sert d'autel, sculpté en 1170. On remarque encore sur la pierre, surtout sur les côtés, les restes de peinture qui la décorait. Sur l'une il y a St Raymond entre deux diacres, et l'autre représente la fuite en Egypte.

Les autres scènes sont aussi inspirées de la vie de Marie : l'Annonciation, la Visitation, la naissance de Jésus et l'adoration des Mages.

En remontant vers le nord ...

La crypte nord, elle, est décorée de peintures effectuées en 1200. On y voit le Christ en majesté avec les quatre évangélistes. La frise au-dessous représente les mois de l'année, avec les travaux agricoles correspondants. Le baptême de Jésus et l'ange de l'Apocalypse complètent l'imagerie qui entoure le coffre fait pour garder les reliques de St Valère.

En remontant vers le nord ...

On trouve aussi de beaux retables et de belles toiles, et aussi quelques pièces de musée sous vitrines, mais j'avoue que je n'ai pas tout compris du discours de la guide, à peu près aussi rapide que la pub à la radio quand on veut vous en dire le maximum en quelques secondes !

En remontant vers le nord ...

Et maintenant, l'anecdote !

Dans la nuit du 6 au 7 décembre 1979 plusieurs objets d'art furent dérobés de la cathédrale par un voleur d'art bien connu : Erik le Belge, alias Alphonse René Van Den Berghe. Notamment les reliques de St Valère, (mais qui furent retrouvées), et la chaise pliante ayant appartenu à l'évêque Saint Raymond, au neuvième siècle. Elle était considérée comme l'un des plus anciens meubles conservés entiers d'Europe. Vus ses motifs d'inspiration nordique, on pense qu'elle avait été offerte à Saint Raymond par un important personnage du nord de l'Europe.

Pour pouvoir la sortir d'Espagne et la revendre, Erik le Belge l'a découpée en morceaux, dont certains ont été retrouvés, ici et là, dans des musées ou des collections privées. Mais pas tous, malheureusement.

Sur cette photo, les morceaux retrouvés ont été montés avec des parties en plastique transparent, pour figurer ce qu'était ce siège ancien.

En remontant vers le nord ...

Toutes les chapelles ne sont pas ouvertes au public. Peut-être à cause de la conservation des peintures ? En tout cas, pour ceux que cela intéresse, ce site vous fait la visite complète ... à condition de cliquer en bas à droite de chaque page sur le mot ADELANTE

Il reste encore à visiter le magnifique cloître du 12ème, qui fut sauvé de la destruction pendant la guerre à cause de sa citerne qui pouvait être utile en cas d'incendie ... elle est d'origine romaine et recueille les eaux de pluie.

De nombreuses inscriptions funéraires très élaborées ont été ajoutées jusqu'au 14ème siècle.

En remontant vers le nord ...

Le cloître est un des quatre lieux fondamentaux dans la vie d'une communauté :

- au sud se trouve la cathédrale

- à l'est c'est la salle capitulaire (où se réunissait quotidiennement la communauté)

- au nord c'est le réfectoire

- à l'ouest il y avait le dortoir.

De la salle capitulaire, je n'ai pu saisir qu'une des anciennes stalles à travers la vitre, car on ne la visite pas.

Le dortoir est actuellement occupé par des bureaux et des cuisines.

Et le réfectoire ? Eh bien forcément, c'est un restaurant. Et il parait qu'on y mange très bien ...

En remontant vers le nord ...

Je retrouve Alain et Charly au village voisin, la Puebla de Roda.

Après un déjeuner ensoleillé, nous partons pour une balade à vélo sur un parcours VTT répertorié.

Mais ce que ne disait pas le topo, c'est le mauvais état des pistes !

Heureusement, nous avons croisé une petite route au moment où ça commençait, pour moi qui ne suis pas habituée à ce sport, à tourner au cauchemar.

En remontant vers le nord ...

Nous avons donc continué à monter par la route, jusqu'au petit village perché d'Esdolomada, à 1200 m.

Quelle vue !

Et une charmante petite église Saint Saturnin ... dont nous n'avons pu voir l'intérieur mais qu'internet possède en ses fichiers :

En remontant vers le nord ...

De retour à la Puebla de Roda, nous décidons de camper sur place, et d'aller voir demain matin, avant le départ en vue du retour à la maison, le pont roman de Roda de Isábena, qui n'est qu'à 5 km.

Malheureusement, le lendemain matin, il tombe des cordes, et nous ferons tout le retour sous la pluie.

Mais j'ai trouvé ces photos sur le net, et nous tâcherons d'aller le voir un jour ... Il paraît que quand on est dessus, on peut avoir le vertige ...

A bientôt sous d'autres cieux ...

En remontant vers le nord ...
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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 19:23

Samedi 20 février 2016

Moins froid, mais gelée blanche tout de même !

Ce matin, Alain part à pied depuis Montfalco pour faire la traversée du Congost de Mont Rebeï. Il ne fait pas un aller/retour (trop long) et j'irai donc le chercher avec le "Chausson" à l'autre bout de la traversée (prévue 5 heures).

Pendant ce temps-là, Charly et moi (vous comprendrez plus loin pourquoi Charly ne l'a pas suivi), nous faisons une toute petite balade à pied (10 minutes aller) jusqu'à l'ermitage de Santa Quiteria y San Bonifacio.

Le point de vue sur le Lac de Canelles est extraordinaire, mais c'est très curieux : quand je regarde vers le nord (vers le congost), pas le moindre nuage.

A chacun son régal

Et si je regarde vers le sud : la mer de nuages.

Comme si l'ermitage était la limite entre les deux !

A chacun son régal

La construction de cet ermitage remonte au 11ème siècle et présente les caractéristiques de l'art roman de cette région. Il semble qu'il était, à l'origine, l'église paroissiale d'un emplacement défensif. Montfalco faisait partie d'une importante ceinture défensive qui protégeait le sud de la vallée Ribagorzane contre une éventuelle invasion musulmane et dans laquelle, tout comme dans le Haut Aragon, abondaient ce type de complexes religieux-militaires. Une fois les menaces d'invasion passées, la petite forteresse est devenue un hameau, et les équipements défensifs, devenus obsolètes, ont disparu. Puis le hameau, devenu libre de danger, va peu à peu s'installer dans un endroit plus accessible et habitable. L'église devient ermitage, le hameau devient ruines ...

Ce n'est que depuis la création du barrage de Canelles, au 20ème siècle, que l'Auberge de Montfalco est reconstruite sur des ruines et l'ermitage restauré (en 1996).

A chacun son régal

Je refais à l'envers les 16 km de (très bonne) piste entre Montfaco et Viacamp ...

A chacun son régal

Et je prends la route (encore un cul de sac) qui mène au village de Montañana, qui comme son nom l'indique, est à l'origine de Puente de Montañana, village plus important et "moderne", situé à 5 km à cheval sur la Noguera Ribagorzana (c'est le nom de la rivière)

Se promener dans Montañana, c'est faire un saut dans le passé.

Déambuler par ses rues empierrées et étroites nous ramène au moyen âge, quand Montañana fut terre frontalière et qu'elle faisait partie de cette longue ligne de défense dont je vous ai parlé plus haut. Située au milieu de la confluence de deux gorges, elle a conservé son air médiéval dont l'atmosphère enveloppe chaque maison et chaque recoin du village.

Une vue d'ensemble, d'abord, avec la Calle Mayor (celle qui monte) et le pont.

A chacun son régal

Entrons dans les détails :

d'abord, son existence comme forteresse est attestée depuis le 10ème siècle. Un bail !

Tantôt envahie par les musulmans, tantôt dépendant du Comte de Pallars, ce n'est qu'en 1190 qu'elle passa sous la couronne d'Aragon. A partir de ce moment, elle devint une place privilégiée pour certains ordres militaires, dont les Chevaliers Hospitaliers de St Jean de Jérusalem. Et au 14ème siècle, la population fut dotée d'importants privilèges et annexée au Comté de Ribagorza.

C'est à la fin du Moyen Age que Montañana commença à perdre de son importance, surtout en raison de la construction du pont sur la Noguera Ribagorzana et la création de la jeune cité de Puente de Montañana. Mais jusqu'à la seconde moitié du 19ème siècle, quelques centaines d'habitants s'étaient maintenus à Montañana. Leur nombre va décliner en une centaine d'années, jusqu'à être pratiquement abandonnée vers 1950.

Déclarée "Ensemble Historique et Artistique" en 1974, elle voit lentement revenir la population, surtout depuis la restauration de son "centre-ville" et de ses monuments majeurs.

A chacun son régal

Mais quels sont-ils, ses monuments "Majeurs" ?

En fait, le village de Montañana est, en lui-même, un musée à l'air libre : deux très belles églises romanes, les ruines d'une tour défensive et des restes de son enceinte fortifiée, un pont médiéval et plusieurs maisons-fortes, et un tracé urbain embrouillé marqué par des ruelles étroites dotées de passages voûtés dessinent l'un des ensembles monumentaux les plus intéressants de l'Aragon.

A chacun son régal

Moi, j'ai commencé par me rendre à l'église San Joan, située à 250 m du village, sur l'autre rive du ravin. On y a une vue privilégiée vers le noyau défensif de Montañana, composé des restes du château et de l'église Santa Maria de Baldos ... et inversement.

A chacun son régal

De style roman tardif, l'église Saint Jean date du 13ème siècle. Elle appartenait aux Chevaliers Hospitaliers de St Jean de Jérusalem. Nous en voyons le symbole peint en blanc en haut du portail : la croix de Jérusalem flanquée de 2 demi-lunes, symbole sans équivoque des milices sacrées qui édifièrent cette église.

A chacun son régal

Pour voir plus de photos (surtout de l'intérieur, peintures et sculptures mudéjares polychromes du 15ème siècle) et en savoir davantage, cliquez sur la ligne blanche ...

Ensuite je suis montée, par la Calle Mayor, à l'église Nuestra Señora de Baldos.

Elle se situe au point le plus haut du village, et était originellement jointe à son château, tels les ensembles religieux-militaires qui jalonnent le Haut-Aragon.

Construite sur une ancienne église dont il ne reste rien, celle-ci date du 12ème-début 13ème siècle.

On peut admirer le tympan, où deux anges présentent le Christ en Majesté dans une mandorle., mais aussi les superbes chapiteaux de son portail !

A chacun son régal
A chacun son régal

Près de cette église, les restes d'une tour défensive, du 11ème, haute de 18 m. Quatre étages, avec la porte d'entrée au second.

Une muraille entourait complètement le village, et plusieurs tours comme celle-ci permettaient de faire le guet et de voir l'ennemi arriver.

Près de l'église toujours, mais de l'autre côté, nous trouvons les ruines du prieuré. Plusieurs pièces, dont un four à pain en état au-dessus de la citerne où il était facile de puiser.

A chacun son régal

Que reste-t-il à vous faire découvrir ?

Le blason des Templiers qui ont aussi tenu garnison dans le château.

La tour de la Prison, à la fois défensive et prison, elle est carrée et c'est la mieux conservée près de la porte des remparts.

A chacun son régal

Mais vous trouverez encore les merveilles cachées à l'intérieur de Santa Maria de Baldos en cliquant sur ce lien :

Comme vous vous en doutez, j'ai passé beaucoup de temps à visiter Montañana. Je redescendais jusqu'à la voiture, quand mon téléphone a sonné !

Allo !?

C'était mon randonneur qui était arrivé et s'étonnait de ne pas voir son camping-car l'attendant sur le parking. Bon d'accord, il avait mis moins longtemps que prévu ... J'arrive !!!

Sa balade à lui n'était pas historique, mais de toute beauté quand même.

Je vais essayer de vous en rendre compte avec ses photos, prises avec son téléphone ... et peut-être quelques autres lorsque j'y étais allée il y a 2 ans, en octobre 2014.

J'aime bien les cartes, vous avez remarqué ? Alors je vous ai concocté celle-là, pour plus de compréhension. A noter qu'Alain a fait le parcours du sud vers le nord, mais qu'on peut aussi bien faire l'inverse.

A chacun son régal

Il est donc parti de l'Albergue Batlle, à Montfalco, où nous avons passé la nuit sur le parking. Sur la carte, c'est en bas à gauche.

Avant d'arriver au Congost lui-même, il a dû escalader 2 séries de "pasarelas". C'est la raison pour laquelle il ne pouvait pas emmener Charly avec lui !

A chacun son régal
A chacun son régal

Dans le Congost lui-même, le sentier est taillé dans la roche. Il y a même un mini tunnel, et un passage un peu scabreux, mais tout le long, le parcours est sécurisé par une "ligne de vie".

A chacun son régal

Comme vous le voyez, on est toujours à l'ombre, dans le Congost. Et il n'y faisait pas chaud en ce matin de gelée.

A deux moments il a fallu emprunter une passerelle. D'abord pour traverser la Noguera Ribagorzana, peu après les escaliers, et en sortant du Congost, un peu avant l'arrivée au parking, pour traverser un de ses affluents.

A chacun son régal

A cette extrémité du Congost, la rivière s'étale au soleil, tout comme nous qui prenons le temps d'un déjeuner et d'une sieste au soleil ... mais dans notre "pantoufle" !

A chacun son régal

Et nous reprenons la route du nord, mais pas la même qu'à l'aller.

Nous saluons au passage le château de Benabarre, et c'est en direction de Roda de Isabena que nous nous arrêtons, au Coll de Lagarres, à 981 m, dans un petit bois de pins.

A chacun son régal
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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 19:01

Vendredi 19 février 2016

Pour vous y retrouver sur la carte (comme d'habitude, cliquez sur la ligne blanche) aujourd'hui c'est le tracé rose.

Nous avons dormi à Castissent, minuscule hameau au-dessus de la Noguera Ribagorzana (qui fait la "frontière" entre Catalogne et Aragon), juste avant qu'elle ne traverse le Montsec, creusant ainsi le Congost de Mont Rebeï (au programme pour demain).

Voilà le centre (église + ruines du château + cimetière) du village, tel qu'il nous est apparut hier soir ...

En route pour la Chine !

Mais ce matin, au lever, ce n'est plus pareil : une mer de nuages occupe tout le fond de la vallée, et bouche le congost qu'on aperçoit depuis notre camping (Terra del Congost), et il fait -5°, le givre décore la végétation.

Beau mais froid !

 

 

En route pour la Chine !

Nous avons donc pris notre temps pour laisser agir le soleil , et vers 11 heures, tout s'est dissipé.

On regarde vers le nord ?

En route pour la Chine !

Nous rejoignons Caladrones, sur l'autre rive (côté Aragon, donc) et au sud du Montsec, dont il nous a fallu contourner la barrière.

Et nous partons tous les 2 (ou plutôt tous les 3, avec Charly) en vélo, vers la "Muralla China" de Finestras. Voici la photo d'internet qui nous a donné envie de faire cette excursion :

En route pour la Chine !

Partis du petit oratoire, nous suivons le rio sur une piste plate et facile. Mais bientôt il faut monter, et la piste devient plus difficile.

Nous croisons ce petit ermitage, dédié à Santa Sofia, œuvre du 13ème siècle. Sophie est une dédicace rare, par ici. Elle aurait été ramenée d'Orient par un chevalier de retour des croisades.

 

En route pour la Chine !

La piste est longue, souvent en mauvais état. A force de descendre, maintenant, nous arrivons presque au niveau de l'eau, le lac de Canelles, dont nous franchissons un bras sur le pont de Penavera.

En route pour la Chine !

Remonter, redescendre, l'énergie diminue dans nos batteries, et il faut prévoir de longues montées pour le retour.

C'est avec regrets que nous decidons de faire demi-tour, alors que nous sommes à environ 2 km (mais descente + remontée et retour !) du village.

Voilà donc ce que nous avons pu apercevoir de cette fameuse "Muraille de Chine", située derrière le village de Finestras.

En route pour la Chine !

C'était tout de même, aller/retour, une promenade de 40 km !

Une fois les vélos rechargés, et pour éviter de se réveiller dans les nuages, nous choisissons d'aller dormir à Montfalco, un endroit qui surplombe le Lac de Canelles, toujours sur la même rive, au bout d'une route en cul de sac de 16 km.

Le coucher de soleil nous surprend en cours de route ...

En route pour la Chine !
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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 19:45

Jeudi 18 février 2016

Les nuages se sont accumulés pendant la nuit. Le ciel est tout gris, mais la température est remontée à 0°.

Nous descendons aujourd'hui vers le sud, toujours suivant la Noguera Pallaresa. Une terre que je n'avais pas encore explorée. Nous irons jusqu'au Pas de Terradets, où la rivière a creusé un autre Congost pour traverser la Sierra del Montsec, la coupant en 2 : le Montsec de Rubies à l'Est, le Montsec d'Ares à l'Ouest. Ce défilé est considéré comme la porte des Pyrénées.

Une fois de plus nous nous séparons. Je pars en vélo tandis qu'Alain s'en va à pied avec Charly pour une boucle de 11 km et 350 m de dénivelé, contournant la Roca Regina, royaume des hommes-araignées, une des plus impressionnantes zones d'escalade de Catalogne, avec ses 300 m de hauteur à pic !

Nous sommes partis tous les deux de la gare de Cellers, au bord du lac de barrage de Terradets et avons passé le pont pour gagner la rive gauche, où nous sommes partis, lui à droite, moi à gauche.

En Tierra Incognita

Alain a continué à longer le lac, de tunnel (avec de curieuses haches plantées dans la paroi (?) en tunnel, et c'est en franchissant le barrage qu'il a regagné la rive droite, où commence véritablement sa randonnée.

En Tierra Incognita

Et il m'a raconté :

- La fantastique Roca Regina

- Le Barranc del Bosc, qui descend tellement raide dans les cailloux que Charly glissait autant que lui

- La montée si raide vers le Col del Serrat Pedregos, à 650 m, là où quelques flocons de neige ont commencé à voler autour de lui

- La gorge, en-dessous, où la rivière s'est creusé un chemin en zig-zag

- Le replat, qui permet la vue sur le Lac

- la longue redescente dans la forêt, jusqu'à retrouver la gare

En Tierra Incognita

Quant à moi, je me suis élevée au-dessus du Lac par une route en 15 lacets, 6 km et 320 m de dénivelé. Ouf ! D'en dessous, je pouvais apercevoir le pittoresque village perché de LLimiana, auquel je comptais me rendre dans un deuxième temps.

En Tierra Incognita

Mais arrivée à l'altitude de 700 mm, il fallait rajouter encore 5,5 km de route pour atteindre le troisième village, Sant Miquel de la Vall, 150 m plus haut.

Et vous voyez, tout là-haut, le petit rectangle clair ? C'est la tour du Castell Sant Gervàs. Là où je vais. Je n'y suis pas encore ...

En Tierra Incognita

Encore un effort ! La neige commence à voler mais j'y suis presque !

Maintenant c'est une assez bonne piste, mais bien redressée. En 2 km, elle va me mener de Sant Miquel, à 850 m, à l'église puis au Château Sant Gervàs, à 990 m.

Plus je monte, plus il neige, évidemment !

En Tierra Incognita

Avant le château, je trouve l'église Sant Gervàs i Sant Protàs del Castello Sobirà. C'est le nom complet. On est très peu renseigné sur son passé, mais étant à 400 m du château et visiblement presque de la même époque (château 11ème, église 12ème), on peu penser que leur histoire fut liée.

En tout cas, comme on peut entrer dans la nef (seule la chapelle latérale est fermée par une porte vitrée qui permet les photos. Intelligent !) j'en ai profité pour me restaurer et désaltérer à l'abri, tout en admirant peintures et architecture.

En Tierra Incognita

La forteresse de Sant Gervàs, qui comptait quatre tours, faisait partie d'un ensemble de châteaux et de tours érigés au 11ème siècle dans des endroits stratégiques, en complément de la protection naturelle qu'étaient les Montsec, contre les invasions musulmanes.

Trois tours étaient disposées en triangle, et la quatrième, la "Tour d'Hommage", haute pour ce qu'il en reste, de plus de 15 m, était sur un côté de cette enceinte et garnie de hourds. Construit à la fin du 10ème siècle, il a été abandonné et démoli à la fin du 15ème.

En Tierra Incognita

Et voilà. Maintenant j'ai 13 km de descente dans la neige qui commence à blanchir le sol à cette altitude.

De fait, j'ai fait 2 arrêts pour me réchauffer les doigts sous mes vêtements, sous peine de les sentir congeler ! Et je n'ai pas fait le détour prévu (ce n'était pourtant que 2 km !) pour aller à Llimiana ...

Oh ! qu'on est bien dans la "Pantoufle " !

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  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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