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24 janvier 2019 4 24 /01 /janvier /2019 21:19

Octobre 2011

Etant une autre fois en séjour à Malmö, un ami de Sigrid m'a prêté sa voiture pour une journée, et j'en ai profité pour aller faire un petit tour sur la côte méridionale de la Suède, en Scanie.

Malheureusement, il faisait mauvais temps ce jour-là : pluie, brouillard, froid ... heureusement, mon petit bonhomme est bien couvert.

 

Nostalgie d'hiver 2 : une balade en Scanie

Une fois passé Lund, où nous n'avons vu que le porche de la Cathédrale (pour cause de mariage on ne pouvait pas entrer) ...

Nostalgie d'hiver 2 : une balade en Scanie

... nous avons voulu rejoindre la côte. Au passage, le château de Marsvinsholm, du 17ème, qui ne se visite pas mais dont l'entrée du parc est libre.

Nostalgie d'hiver 2 : une balade en Scanie

Les côtes, ici, sont réputées pour la finesse de leur sable blanc, le plus beau de Suède, parait-il ...

Et elles s'étendent sur des kilomètres. Mais le temps ne donne pas envie de mettre les pieds dans l'eau !

Nostalgie d'hiver 2 : une balade en Scanie

Nous arrivons à Kåseberga. Charmant petit port, désert en cette saison. De là, un quart d'heure de balade nous amène au site d'Ales Stenar (qui veut dire  : les pierres d'Ale -prononcez Halé-).

C'est le plus grand monument mégalithique en forme de bateau aujourd’hui conservé en Suède. Il est  composé de 59 blocs de pierre formant le contour d’un navire long de 67 mètres et large de 19.  Les pierres situées à la proue et à la poupe mesurent respectivement 3,3 m et 2,5 m.

Du charbon de bois de différentes parts du mégalithe a pu être daté, par le carbone 14. Pas moins de sept analyses de ce type montrent clairement que le vaisseau de pierre a été édifié  quelque part entre 500 et 1000 après JC. Ce qui m'a beaucoup étonnée, car je le croyais beaucoup plus ancien.

Mais voici encore plus étonnant : grâce à des instruments de mesure de géophysique comme le géo-radar et le magnétomètre, l’Office national des monuments historiques a pu cartographier les structures du mégalithe qui ne sont pas visibles en surface. On a notamment pu découvrir les traces de ce qui pourrait bien avoir été un dolmen ou une sépulture à couloir. Ceci a été confirmé par un sondage archéologique réalisé en 2012. Des traces de gros blocs de rochers qui ont été déplacés et de techniques de jointoiement permettent de suggérer qu’il y a bien eu un dolmen couvert à peu de distance du vaisseau de pierres. Et ses pierres ont été réutilisées dans le vaisseau d'Ale.

Les dolmens de ce type ont été édifiés il y a environ 5 500 ans.  C'est donc à cette époque lointaine que les pierres ont été hissées en haut de la falaise.  

 

Nostalgie d'hiver 2 : une balade en Scanie

En poursuivant notre périple, nous avons vu d'autres châteaux, dont celui de Trollesnäs. Edifié en 1559, il n'a appartenu qu'à 2 familles : les Thott, durant 300 ans; et maintenant les Trolle. Amusant, non ?

Il existe une sombre histoire de tête coupée. Et on dit que chaque nuit, le fantôme du lieu agite ses chaînes. Et ce fantôme serait peut-être ... le diable. En effet, il est figé, sans tête, sur une des façades.  Regardez bien la photo.

Nostalgie d'hiver 2 : une balade en Scanie

Avant de rentrer à Malmö, nous avons encore croisé un site mégalithique, et le château de Trolleholm, toujours dans le brouillard. Malgré cela, nous l'avons vu, le serpent-dragon qui hante les eaux entourant le château. Mais je n'ai pas eu le réflexe de le photographier. J'ai pourtant retrouvé sa photo sur internet . Regardez-le bien ;-)

Et à plus tard pour la visite de Stockholm ...

Nostalgie d'hiver 2 : une balade en Scanie
Nostalgie d'hiver 2 : une balade en Scanie
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17 janvier 2019 4 17 /01 /janvier /2019 12:44

L'hiver n'est pas une bonne période pour voyager dans un fourgon aménagé de façon rustique : il fait froid et la nuit tombe tôt.

Alors j'ai fouillé dans mon vieil ordinateur abandonné, et j'ai retrouvé des photos de 2010, du temps où j'allais garder mon petit fils Tristan âgé d'environ 1 an, en Suède. A Malmö d'abord, puis à Stockholm.

Allez, on y va ?

 

Novembre 2010

Malmö

Mais on n'aborde pas la Suède sans connaître, au moins un peu, ce livre d'une grande romancière suédoise, Selma Lagerlöf, prix Nobel de littérature en 1909 :

Pour avoir joué un mauvais tour à un nain, Nils est réduit à la taille d'un lutin. Il est alors bien incapable de retenir Martin, le jar de la basse-cour familiale, qui veut s'envoler avec les oies sauvages. Tentant le tout pour le tout, Nils s'accroche à son cou... et s'envole pour le plus merveilleux des voyages à travers la Suède. Un roman d'aventure sous forme de parcours initiatique à travers la Suède et ses légendes.

On le retrouve partout, ce Nils. Sur les billets de 20 couronnes, d'abord, avec l'effigie de sa créatrice

Le voilà encore dans un des nombreux parcs de la ville (16 en tout !) où j'emmenais Tristan : le Kung Oscars Park, le Parc du Roi Oscar. Il s'inspire des jardins à l'anglaise. Des étangs et de vieux arbres exotiques ponctuent cette oasis de paix dans la ville. La belle fontaine en fonte au centre du parc date de 1882 et fut la première œuvre d'art publique de la ville.

 

Nostalgie hivernale : retour en Suède

Le château de Malmö était à l'origine une citadelle mineure datant de 1434. La monnaie danoise a été inventée ici au Moyen Âge et, au XIXe siècle, le château servait de prison. Aujourd'hui, le château de Malmöhus restauré ramène les visiteurs au 16ème siècle. Maintenant il abrite aussi plusieurs des principaux musées de Malmö.

L'autre parc fameux où j'allais souvent, c'est le Slottsparken. le Parc du Château. On y trouve le château, bien sûr, beaucoup d'eaux, le moulin du château ...

 

Nostalgie hivernale : retour en Suède

... et  la sculpture Pegasus de Carl Milles, l'un des sculpteurs les plus importants de Suède. Elle est un "must" dans ce parc.  L'artiste lui-même, Milles, a déclaré que Pégase symbolise le vol libre de l'esprit, et a également déclaré que cette sculpture est son chef-d'œuvre.

Nostalgie hivernale : retour en Suède

Le plus grand parc est Pildammsparken, un parc classique unique en son genre en Europe du Nord. Plus de 10.000 fleurs sont plantées chaque année dans l"allée des fleurs". Le parc est issu de l'exposition sur la Baltique de 1914.

Mais nous sommes en novembre, et des fleurs, il n'y en a pas beaucoup.

 

Nostalgie hivernale : retour en Suède

Et je ne sais plus dans quel parc j'ai pris cette photo :

Nostalgie hivernale : retour en Suède

Allons maintenant faire un petit tour dans la vieille ville.

Plusieurs bâtiments anciens intéressants ont été conservés dans le centre même de Malmö : la plupart autour de Stortorget et Lilla torg.

  1.  Rådhuset (Mairie)     

    Il a été construit à l'origine en 1546, mais a été modifié à plusieurs reprises. La façade a obtenu son aspect actuel - dans le style de la Renaissance duché - en 1864-1869.

  2. Apoteket Lejonet (La Pharmacie "Le Lion")

    John Tesch, propriétaire de la plus ancienne pharmacie Malmö´s (fondée en 1571), a déménagé son entreprise et sa résidence privée dans ce bâtiment, qui a été élevé dans le style néo-renaissance allemand en 1898. L'intérieur est de style néo-gothique.

  3. Sankt Petri Kyrka (église St. Pierre) date du 14ème siècle et est la plus ancienne église de Malmö. Cet imposant édifice gothique en briques est connu pour son impressionnant retable en bois, le plus grand de ce type en Europe du Nord, et ses pierres tombales des XVIIe et XVIIIe siècles.

 

 

Nostalgie hivernale : retour en Suède

Et surtout dans Lilla Torg
Quand il s'avéra que Stortorget n'était pas assez grand pour le commerce de Malmö, une autre place fut construite en 1590 - Lilla Torg. Le quartier a toujours été une place de marché pour le petit commerce.

Aujourd'hui, la place ressemble à ce qu'elle était à l'origine, avec des pavés et entourée de vieilles maisons.

Lilla Torg est célèbre pour ses pittoresques maisons de marchands ou de bourgeois datant des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles.

Hedmanska gården est l'une des plus anciennes maisons de Lilla Torg où l'on peut entendre la musique dans la cour en été. C'est aussi pendant l'été que Lilla Torg devient le grand lieu de rencontre de Malmö et fonctionne comme un grand café extérieur.

 

Nostalgie hivernale : retour en Suède

Un petit tour à la plage, maintenant. Bien couverts, naturellement, nous avons longé la plage de trois kilomètres de long avec du sable et de grandes pelouses vertes, et dont les eaux sont peu profondes, donc adaptées aux enfants, avant d'arriver à  Ribersborgs Kallbadhus - une maison de bain en plein air construite en 1898, à 300 m du rivage. La salle de bains a des départements séparés pour les dames et les messieurs, où ils peuvent nager nus. C'est cette maison de bois vert pâle. Il n'y avait pas beaucoup d'amateurs, ce jour-là.

La plage de Ribersborg est l'une des rares plages d'Europe située à moins de dix minutes à vélo du centre ville. Mais comme nous y sommes allés à pied avec la poussette, ça faisait un peu loin !

Un autre incontournable de Malmö, c'est Turning Torso. Conçue par Santiago Calatrava et étant à la fois une œuvre d'art et un immeuble d'appartements, cette tour de 190 mètres de haut est devenue le nouveau symbole de Malmö.

Elle est construite dans le Western Harbour, un nouveau quartier très chic de Malmö, situé au bord de la mer et construit sur l'ancien port et terrain industriel. Son développement est motivé par l'idée que The Western Harbour devienne un exemple international de premier plan d'adaptation durable et environnemental d'un environnement urbain densément construit.

Nostalgie hivernale : retour en Suède

Enfin, vous ai-je parlé du Pont de l'Oresund ?

Le magnifique pont de l'Oresund se trouve à 15 minutes en voiture du centre-ville de Malmö. Ce pont, célèbre dans le monde entier depuis son ouverture en 1999, est devenu le point de mire de la série télévisée danoise/suédoise The Bridge, qui a connu un succès retentissant. Ceux qui connaissent la série reconnaîtront instantanément la magnifique structure qui relie aujourd'hui la Suède au Danemark et, à son tour, à l'ensemble du continent européen. Le pont présente de multiples facettes - une route, une voie ferrée et un tunnel. Le tronçon initial est d'environ huit kilomètres de long jusqu'à l'île artificielle de Pepparholmen . De là, il est relié à un tunnel de quatre kilomètres, construit de manière à ne pas heurter les avions qui arrivent à l'aéroport voisin de Copenhague.

Nostalgie hivernale : retour en Suède

Il me reste encore des albums de photos de cette région méridionale de la Suède.

Ce sera pour un autre jour, une Balade en Scanie. A bientôt.

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2 janvier 2019 3 02 /01 /janvier /2019 00:05

C'était en 2011, un essai avant d'entreprendre mon grand périple scandinave.

Je n'avais pas encore commencé ce blog, et je m'étais contentée d'y mettre un lien avec un album photos créé sur google. Comme ce lien n'est plus actif et que j'ai néanmoins retrouvé quelques photos, je vous fais un petit résumé, avec les quelques souvenirs qui me restent.

D'abord la carte. Ça va bien m'aider à situer les photos :

1er voyage au Danemark

Juillet 2011

 

Entrée par Puttgarden, l'itinéraire se confond un peu avec celui de 2012.

Arrêt à l'île de Møn où je découvre mes premiers moulins et ces maisons si caractéristiques ...

1er voyage au Danemark

... et visite de l'église de Fanefjord. Quelle découverte !

1er voyage au Danemark

Et puis les falaises de craie de Møns Klint, qui surplombent la mer à 130 mètres de hauteur.

Mises à jour lors du retrait des glaces à la fin de la dernière période glaciaire, ces falaises sont composées de calcaire coquillier datant de 70 millions d'années.

Plusieurs escaliers permettent de les descendre (facile) et de les remonter hum hum : près de 600 marches !)

1er voyage au Danemark

Arrêt à Copenhague.

Cette année-là, la ville était décorée avec des éléphants. Il y en avait partout. En voici quelques uns

1er voyage au Danemark

Un petit tour au château pour voir la relève de la garde (dommage, j'ai perdu le film), et le reste de la visite de la ville, je l'ai faite en bateau. Y compris la petite sirène.

1er voyage au Danemark

Ici vous pouvez voir l'Opéra, le port (y'avait personne, comme vous le voyez), le yacht de la famille royale ...

1er voyage au Danemark

Pour d'autres photos de Copenhague, vous pouvez vous reporter au voyage de 2012, ici, dans une visite à pied.

Vous connaissez Karen Blixen ? C'est une femme de lettres danoise. Elle est célèbre pour avoir écrit La Ferme africaine dont est tiré le film Out of Africa : Souvenirs d'Afrique et Anecdotes du destin dont une nouvelle sert de base au film Le Festin de Babette

Comme j'aime beaucoup cette littérature, je suis allée voir sa maison et me promener dans son parc, à Rungstedlund.  Rungstedlund est son ancienne demeure, où elle naquit et mourut. Elle se trouve au bord de la mer, en Zélande du Nord. C'est aujourd'hui un musée qui lui est consacré. Il se trouve à 20 km au nord de Copenhague au bord de l'Öresund.

1er voyage au Danemark

Helsingør (Helseneur)

Le château de Kromborg fait face à la Suède, dont elle est séparée par le détroit de l'Øresund Il est particulièrement connu pour être le cadre de la tragédie Hamlet de William Shakespeare.

1er voyage au Danemark

Puis je suis repartie vers le sud, avec un arrêt au château de Frederiksborg.

Mais vous en verrez mieux les photos de 2012 sur ce lien :

Me voici maintenant à Roskilde.

La cathédrale de Roskilde est l'une des attractions majeures de la ville de Roskilde. Le fait que cette cathédrale ait été la seule de Seeland jusqu'au 20ème siècle, et que la plupart des rois et reines du Danemark y furent inhumés, témoigne de l'importance ancienne de la ville.

Bien sûr j'ai visité cette cathédrale, mais j'ai mis les photos dans mon voyage de 2012, ici :

Roskilde fut la capitale du Danemark du Xe au XVe siècle. Le Musée des navires vikings de Roskilde commémore cette époque et expose des navires du XIe siècle.

En voici un petit aperçu :

1er voyage au Danemark

Je suis entrée sur l'île de Fionie à Nyborg. Elle est riche en sites mégalithiques et autres sites archéologiques.

Je me suis d'abord arrêtée à  Magelund Voldsted, un site du 12ème au 14ème siècle. Il y avait autrefois un fort avec d'impressionnants remparts. A leur pied, un lac. Grâce aux fossés, cela peut encore se situer.

Puis au complexe mégalithique de Lindeskov Hestehave, qui comprend le plus long des tumulus du Danemark : 168 m ! Et aussi plusieurs dolmens, dont 2 avec un couloir d'une vingtaine de mètres, un autre entouré d'un cercle de pierres, et un autre entre ces 2 hêtres phénoménaux.

1er voyage au Danemark

Avant de quitter la Fionie, je me suis arrêtée dans la charmante bourgade de Faaborg.

Une petite promenade dans ses rues paisibles où l'on peut acheter des graines de fleurs ou des confitures sur le pas des portes.

1er voyage au Danemark

La visite du Jutland m'a menée jusqu'à Jelling.

C'est un site fondateur de l'histoire danoise, et on ne peut pas passer à côté sans s'y intéresser.

Je vous invite donc à lire la Brêve synthèse sur cette page de lien du site de l'UNESCO, ce sera plus clair que mes explications.

 

1er voyage au Danemark

Peu après Jelling, voici Billund, le fief des briques Légo : Legoland

Tout ce monde attendait l'ouverture, prévue dans une demi-heure. Je n'ai pas attendu !

1er voyage au Danemark

Et pour clore cet ancien voyage que j'ai eu le plaisir de revivre avec vous, voici quelques derniers clichés ...

1er voyage au Danemark
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18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 18:03
7ème épisode : en Sardaigne

Pour ce voyage-ci, je suis partie en avion de Géronne (Espagne) pour rallier Cagliari, au sud de la Sardaigne, où m'attendaient mes "petits Suisses" : Sigrid et Dirk, Tristan et Aïda, eux-même en vacances ici depuis une semaine. Ce ne sera donc pas une visite en règle de l'île puisqu'ils l'ont déjà commencée.

 

7ème épisode : en Sardaigne

Comme je suis aujourd'hui de retour en Suisse, je vais m'amuser à classer les sites, non pas par ordre de visite, mais par ordre d'ancienneté historique. Vous me suivez ?

On commence par les sites naturels :

La géologie sarde est remarquable car ses roches sont parmi les plus anciennes d'Europe. En effet, la base rocheuse de la Sardaigne méridionale date de la période précambrienne (c'est à dire : de la formation de la terre). Des roches volcaniques, plus récentes, sont fréquentes dans la région occidentale et méridionale de l'île.

De longues périodes d'érosion expliquent les altitudes modestes des montagnes de Sardaigne (1834 m au point culminant). L'exploitation passée d'un grand nombre de mines dans l'île atteste sa richesse géologique.

La Sardaigne est longue de 260 km et large de 120 km environ. Les côtes, qui s'étirent sur plus de 1800 km peuvent être rocheuses et découpées, creusées de grottes ou élevées sur des falaises, ou bien sablonneuses avec des zones de dunes sculptées par le vent.
 

7ème épisode : en Sardaigne

La grotte de Neptune, maintenant. Ce sont aussi des formations karstiques, sur le versant nord-ouest de la presqu'île du Cap Caccia.

La grotte a été découverte par un pêcheur local au XVIIIe siècle, et depuis, elle s'est révélée comme une destination touristique. Elle prend son nom du dieu romain de la mer, Neptune.

Ce qui est fantastique, ici, c'est son accès, par un escalier de 654 marches, ou bien par la mer.

7ème épisode : en Sardaigne

A l'intérieur, un lac salé de 120 m de long, au même niveau que la mer. La grotte fut d'ailleurs longtemps occupée par des phoques moines. Même si, sur les 4 km, on n'en visite que 600 m, elle est très belle, mais ce serait encore mieux s'il y avait moins de monde !

7ème épisode : en Sardaigne

Une autre grotte, mais dans le sud-ouest de la Sardaigne, à Domusnovas : la grotte de San Giovanni.

Creusée dans des calcaires du cambrien inférieur (−541 à −514  millions d'années). Monumentale et spectaculaire, elle est un phénomène karstique, remarquable exemple de tunnel de franchissement dû à un énorme percement hydrogéologique, parcouru du nord au sud par le Rio San Giovanni. La cavité principale est longue d'environ 800 m, et est parcourue par une ancienne route, maintenant interdite aux voitures. On y trouve également des gours spectaculaires.

7ème épisode : en Sardaigne

Nous avançons dans le temps.

Nous voici entre 30 et 15 millions d'années, dans le miocène, quand ici il y avait un paysage et un climat résolument différents. Des lacs, des forêts et des volcans qui à un certain point interagissaient les uns avec les autres. Lentement, le bois des arbres - qui étaient ici immergés dans les bassins des lacs - s'est transformé en pierre. Ces plantes anciennes sont nées, se sont développées et ont disparu sans qu'aucun être humain ne puisse les voir, bien sûr. Elles représentent donc une branche d'étude plutôt nouvelle, vraiment unique pour la paléobotanique.

La forêt pétrifiée di Carrucana s'étend sur 10 000 km2 et 4 communes : Martis, Perfugas, Laerru et Bulzi.

Les trouvailles disposées le long du remblai du Riu Altana ont des dimensions considérables; certaines ont des trous au centre, d'autres sont complètement minéralisées : toutes les parties en bois ont été transformées en roche en assumant la physionomie de véritables sculptures naturelles... Malheureusement, les phénoménaux restes fossiles de forêt pétrifiée ont été continuellement pillés et emportés de leur environnement naturel....


 

7ème épisode : en Sardaigne

Nous entrons maintenant dans la Préhistoire.

C'est le néolithique moyen (4300-2800 av J.-C.).

Le culte des morts a toujours été une caractéristique fondamentale dans les cultures primitives et les premières civilisations sardes ne firent pas exception. Après la découverte de quelques restes dans la grotte de San Michele à Ozieri, les historiens en sont arrivés à la conclusion que les Domus de Janas appartenaient à un peuple qui n’avait rien à voir avec les cultures précédentes. Les témoignages montrèrent un style de vie et des habitations totalement différentes. Cette civilisation fût appelée la civilisation d’Ozieri. Le peuple qui vivait là probablement 3500 ans avant JC, travaillait dans les champs et menait une vie tranquille. Leur religion était basée sur la nature et sur ses manifestations. Le taureau et le buffle étaient adorés et représentaient la virilité et la fertilité alors que la lune représentait la « Déesse mère » au féminin.

Les Domus de janas  sont des sépultures creusées dans la roche, que l'on trouve dans toute la Sardaigne. Elles sont creusées dans une roche granitique, calcaire, basaltique ou gréseuse. On y entassait les squelettes, une fois débarrassés de leur chair dans une tombe provisoire près de leur village.  Les cavernes étaient nombreuses et positionnées l’une à côté de l’autre, et formaient des nécropoles qui pouvaient accueillir jusqu’à une centaine de corps. Certaines ont ensuite été employées comme bergeries ou abris de bergers jusqu'à des périodes récentes. Les légendes populaires racontent qu'elles étaient habitées par des fées qui tissaient des toiles en or. Tous ceux qui s'en approchaient devenaient fous.

Un témoin parmi tant d'autres, ce bloc erratique en trachyte, modelé par la pluie et le vent qui abrite en fait un hypogée funèbre à domus de janas, creusé sur plusieurs niveaux entre 3200 et 2800 av. J.-C. Sa particularité, c'est que selon le côté où on le voit, on dirait un éléphant, trompe en l'air, accroupi au bord de la route. On le trouve près de Castelsardo. C'est la Roccia dell'Elefante.

 

7ème épisode : en Sardaigne

D'autres sites funéraires se sont développés durant la période Ozieri : ce sont les dolmens, autour de 3000 av. J.-C.

Le dolmen Sa Coveccada (du sarde, "ce qui est couvert") est considéré comme le plus grand dolmen (tombeau mégalithique chambré) de la Méditerranée, et l'un des plus importants au monde. En dehors de l'île, on peut faire des comparaisons avec les dolmens de la nécropole de Safat Wing en Cisjordanie et les dolmens de la Coste-Rouge, dans l'Hérault, en France.

Datant de la fin du 3e millénaire av. J.-C., la construction rectangulaire se compose de trois immenses dalles de pierre, couvertes par une quatrième, pesant environ 19,8 tonnes (elle pesait 27 tonnes avant la cassure de certains morceaux). En l'état, il atteint une hauteur de 2,7 m, une longueur de 5 m et une largeur de 2,5 m.

Après un suivi attentif de la structure du dolmen qui a mis en évidence des problèmes de déséquilibre statique dus à des causes multiples, le monument a fait l'objet en 2011 d'une opération de restauration complexe. Pas près d'être terminée, malheureusement. Pour nous autres, touristes, c'est une catastrophe photographique. J'ai trouvé sur internet des photos d'avant la restauration. Comparez !

 

7ème épisode : en Sardaigne

La période Nuragique

Le début de l'âge du bronze correspond au passage à la civilisation nuragique, qui débute en 1800 av. J.-C. et se terminera vers 300 av. J.-C.

Le nuraghe, son élément fondamental, est un édifice conique construit en gros blocs de pierre parfaitement ajustés. Abritant une ou plusieurs salles superposées, ces constructions, qui constituent les plus grandes constructions mégalithiques d'Europe et les plus achevées, étaient dotées d'une couverture en fausse coupole, ou tholos. Il en subsiste sur l'île près de 7000, plus ou moins grands, et plus ou moins bien conservés.

Autour des nuraghes on trouve les emplacements de villages nuragiques, sous forme de base de maisons rondes (elles étaient couvertes de bois qui ne s'est pas conservé.

7ème épisode : en Sardaigne

Le Complexe nuragique de Palmavera, près d'Alghero, a été édifié à partir du 15ème siècle av. J.-C. avec des blocs de calcaire et de grès.

C'est au début du 9ème qu'a été ajoutée la seconde tour, et au 8ème qu'a été construit le mur d'enceinte, avec ses 4 tours-cabanes (photo aérienne). Cela correspond avec le passage à l'âge du fer et aussi l'arrivée des Phéniciens.

Mais son développement s'est arrêté brusquement à la fin du 8ème siècle, après un incendie du village qui comptait entre 150 et 200 cabanes, dont seulement une cinquantaine sont mises entièrement au jour (les travaux de dégagement continuent).

7ème épisode : en Sardaigne

De la même époque datent d'autres constructions, comme les tombe dei giganti.

C'est l'imagination populaire qui a baptisé ainsi ces "tombes de géants", qui peuvent atteindre jusqu'à 30 m de longueur, et représentent une forme de sépulture plus évoluée que les dolmens, et, comme les nuraghes, n'ont pas d'équivalent en Europe. La chambre funéraire, pouvant atteindre 5 à 10 m de long et 1 à 2 m de haut est faite de blocs ajustés et couverte d'un tumulus.

Elle est précédée d'une exèdre, espace rituel en demi-cercle, large de 10 à 20 m, matérialisé par des dalles de pierre dressées. La "façade" est constituée d'une monumentale stèle centrale pouvant être sculptée. Elle représentait sans doute une "pseudo-porte" symbolisant  le passage vers l'au-delà. Sa base est percée d'une ouverture permettant le dépôt des offrandes à l'intérieur de la tombe-même.

Les tombeaux de géants pouvaient accueillir jusqu'à 200 corps, sans distinction sociale et sans que, dans le mobilier funéraire, il y ait une quelconque intention d'ostentation sociale. Il en reste environ 800 en Sardaigne.

7ème épisode : en Sardaigne

Nous sommes allés voir la Tomba dei Giganti di Coddu Vecchiu, près d'Arzachena. Pour avoir une échelle, la stèle de la façade fait 4,40 m de haut.

7ème épisode : en Sardaigne

Comme autres constructions de ces époques lointaines, on trouve des Puits Sacrés.

Celui que nous avons vu se situe près d'Olbia, la grande ville du nord, et remonte au moins au 12ème siècle av. J.-C. C'est le Puits Sacré  "Sa Testa". L'éloignement relatif des sites nuragiques les plus proches et la proximité du port naturel d'Olbia laisse penser qu'il jouait un rôle de sanctuaire dans la zone, et aussi par rapport aux relations avec les visiteurs venus de la mer. Il aurait conservé sa fonction de lieu de culte jusqu'à la fin de l'ère romaine impériale.

Le monument était voué au culte de l'eau.

Quatre marches conduisent à la cour circulaire dotée à la base d'une sorte de siège, peut-être destiné aux fidèles, et traversée d'une conduite pour évacuer l'eau en excédent. Le vestibule trapézoïdal est la zone cérémoniale, prolongée des 17 marches qui mènent à la source.

Au-dessus de la chambre du puits, circulaire et couverte d'un tholos (fausse voûte), se trouve une chambre couverte d'un deuxième tholos monumental dont il ne reste que la base. Nous n'avons pas pu descendre dans le puits pour en admirer la voûte à cause d'un nid de guêpes qui en occupait la 3ème marche.

 

7ème épisode : en Sardaigne

Avant de quitter cette époque, voici un autre nuraghe, le mieux conservé et le plus abouti architecturalement, de Sardaigne. C'est le Nuraghe de Santu Antine.

Le nuraghe de Santu Antine est composé d'une tour principale autour de laquelle sont disposées 3 tours circulaires, le tout donnant à l'ensemble un plan en forme de trèfle. L'imposant complexe est vraisemblablement construit dans le courant du XVIe av. J.-C. (âge du Bronze), mais certains éléments sont également bâtis dans le courant de l'âge du Fer. La tour principale, disposée au centre de l'édifice, est conservée sur plus de 18m de haut et livre encore 2 étages sur les 3 présents à l'origine.

La visite permet de déambuler dans les différents couloirs et escaliers et de visiter les 3 salles voûtées qui composent la tour. Cette tour principale est entourée de 3 autres tours plus modestes et reliées entre elles par de puissants murs formant de cette manière un bastion. L'intérieur des murs est traversé par deux couloirs superposés qui permettaient d'accéder aux différentes tours. Les accès aux différents couloirs et à la tour principale s'effectuent à partir d'une cour, enfermée par les murs du bastion, et au centre de laquelle est disposé un des 3 puits, l'un des 2 autres étant un puits sacré.

7ème épisode : en Sardaigne
7ème épisode : en Sardaigne
7ème épisode : en Sardaigne

Les blocs de pierre volcanique sont vraiment énormes, et comme pour les pyramides et les dolmens, on se demande toujours comment ils ont fait, à l'époque, pour les hisser en haut des tours, la plus haute ayant plus de 25 m de haut.

Ici, il faut oublier le classique plan incliné. Mais on a pourtant un élément de réponse.

On monte au premier puis au deuxième étage de la tour (et autrefois aussi au troisième) par un escalier qui s'enroule en spirale dans le mur extérieur de la tour. On pense donc que les blocs étaient montés par cet escalier, dont la hauteur progressait en même temps que les murs de la tour étaient construits, lui faisant ainsi une double paroi. On remarque en effet que, si l'escalier est moins large vers le haut, les blocs sont aussi moins gros. C'est d'ailleurs aussi pour cette raison qu'ils ont été réutilisés au fil des siècles dans les constructions alentours, alors que ceux du bas, vraiment énormes, sont restés en place.

7ème épisode : en Sardaigne

Mais voilà que la Sardaigne s'ouvre aux horizons plus larges de la civilisation méditerranéenne, grâce aux navigateurs phéniciens qui fondent des colonies côtières ayant une structure urbaine : maisons, édifices publics, magasins, temples et acropoles sont entourés par une enceinte.

La civilisation nuragique prend fin lorsque les révoltes sardes sont écrasées par les Carthaginois, venus à l'aide des Phéniciens, en 509 av. J.-C. Les habitants de l'île sont contraints de choisir entre l'esclavage et la misère.

Olbia, à l'image de la Sardaigne toute entière, tombe sous le contrôle de Carthage qui y établit une véritable colonie autour de 330 av. J.-C. De l'agglomération punique de Olbia, il reste ce morceau de mur punique à double enceinte, et une tour, dans une cour privée.

7ème épisode : en Sardaigne

Après la première guerre punique, la Sardaigne est cédée aux Romains en 238 av. J.-C. et la structure urbaine suit désormais le modèle romain.

On sait bien que les chrétiens d'occident ont construit leurs églises sur des lieux ou des temples païens, mais le phénomène n'est pas nouveau : à Tempio di Antas (près de Fluminimaggiore), près d'un ancien village nuragique, on rendait un culte au dieu de l'eau et de la végétation. Les Carthaginois y ont élevé un temple punique à leur dieu Sid Addir. Quand les Romains arrivent, ils élèvent à leur tour un temple par-dessus (on retrouve des restes du premier sous le perron d'accès du temple romain). Construit entre - 27 et -14, il est restauré sous Caracalla en 215.

7ème épisode : en Sardaigne

Entre le 4ème et le 5ème siècle, le christianisme se répand, et ce sont les Byzantins de Justinien (empereur romain d'orient) qui conquièrent l'île en 534.

Eux aussi ont réoccupé des sites sacrés de leurs prédécesseurs. Notamment la Necropoli di Sant'Andrea Priu. Elle mérite que l'on raconte son histoire.

Chronologiquement le complexe est situé dans la culture d'Ozieri du Néolithique Final (3500-2900 av. J.-C.). Des domus de Janas, donc.

 À l'intérieur, la reproduction fidèle des détails architecturaux typiques des habitations contemporaines (poutres, architraves, jambages, piliers et plinthes périmétriques) mais vus de l'intérieur, tend à recréer un environnement semblable en apparence à l'endroit où le défunt a passé sa vie.

7ème épisode : en Sardaigne

Avec ses 18 chambres et une extension d'environ 250 mètres carrés, la Tombe du Chef est l'une des domus les plus spectaculaires connues. Il s'agit d'un petit atrium qui sert de hall d'entrée, d'antichambre (sorte de vestibule) et de deux grandes pièces d'où partent d'autres pièces plus petites, qui à leur tour mènent à d'autres pièces, avec des pièces et des planchers pour le dépôt des morts

7ème épisode : en Sardaigne

A l'époque romaine puis byzantine, la Tombe du Chef a été transformée en église et plusieurs fois plâtrée et fresquée en différents points. Adaptée au culte peut-être dès la période byzantine, elle a été reconsacrée en 1313 et dédiée à Saint André. Avec la transformation en église, les salles principales servaient respectivement de narthex pour les catéchumènes, de salle de classe pour les fidèles baptisés et de bema (ou presbytère) réservé aux rites religieux officiants. Ce lieu est considéré comme l'une des premières églises à l'époque de la persécution et encore une autre démonstration d'un temple chrétien construit dans un espace païen.

7ème épisode : en Sardaigne

Tandis que nous étions dans la pièce du fond, l'orage, qui avait commencé à notre entrée, a coupé la lumière. Etrange sensation que d'être plongée dans le noir dans un tombeau ... mais les téléphones sont vite venus dissiper cette drôle d'impression.

7ème épisode : en Sardaigne

Tandis que Pise et Gènes se partagent la Sardaigne sous le prétexte de la protéger des raids arabes venant d'Afrique du nord et d'Espagne, la présence monastique s'intensifie. Les bénédictins s'implantent et contribuent considérablement à la diffusion de la culture catholique.

L'ordre toscan des Camaldules y fonda, dès 1112, l'église et le monastère attenant de la Santissima Trinità di Saccargia.

Avec ses bandes alternées de calcaire blanc et de lave basaltique foncée, elle fait bien penser aux églises de Toscane.

7ème épisode : en Sardaigne
7ème épisode : en Sardaigne

Les chapiteaux du portique, terminé en 1200, sont sculpté de motifs végétaux et zoomorphes.

7ème épisode : en Sardaigne

L'intérieur est lui aussi un des fleurons de l'architecture romane du nord de l'île, et un superbe cycle de fresques dépeint des scènes de la vie du Christ. Il date de la seconde moitié du 12ème siècle.

7ème épisode : en Sardaigne
7ème épisode : en Sardaigne

 A la même époque, les bénédictins du Montecasino ont construit sur le territoire de Bulzi cette jolie église de San Pietro delle Immagini, élevée aussi dans le style pisan.

Elle porte aussi le nom de San Pietro del Crucifissi, à cause de son retable en bois sculpté représentant une déposition de la croix, qui se trouve maintenant, par sécurité, dans l'église du village. Il n'en reste ici qu'une copie. Elle porte encore le nom de San Pietro de Simbranos ... mais je ne sais pas pourquoi !

7ème épisode : en Sardaigne

Le personnage qui lève les bras au milieu du tympan du portail n'est ni Dieu ni un saint : c'est le supérieur du petit monastère qui était accolé à l'église. C'est une attitude de louange commune dans cet ordre monastique. Dixit l'archéologue qui nous a fait visiter.

 

A cette époque, ce bourg s'appelait Castelgenovese. Château génois. C'est la noble famille des Doria qui le baptisa ainsi en 1102. La forteresse comprenait alors, outre la résidence des Doria, des logements pour les troupes, des dépôts d'armes et de vivres, une citerne.

Aujourd'hui elle abrite un musée consacré à la vannerie de plantes locales : asphodèles, joncs, palmier.

 

             

7ème épisode : en Sardaigne
7ème épisode : en Sardaigne
7ème épisode : en Sardaigne

Sautons maintenant trois siècles, et passons des Génois aux Espagnols, arrivés sur l'île en 1323. En 1448, le bourg devient Castel'Aragonese, château aragonais.

Puis la Sardaigne tombe aux mains des Habsbourg, qui la donnent en 1718 aux ducs de Savoie en échange de la Sicile. En 1769,la Maison de Savoie lui attribue son nom actuel : Castelsardo.

Aujourd'hui, on pourrait l'appeler Castelturistico tant ce petit Mont-Saint-Michel méditerranéen suscite l'admiration.

7ème épisode : en Sardaigne

En 1861, Vittorio Emanuele II, dernier roi de Sardaigne, proclame la création du royaume d'Italie.

Le site minier que nous avons été visiter montre l'un des habitats miniers les plus anciens de Sardaigne. Il ne lui reste plus que 10 % de sa population d'antan. La mine a connut une activité continue de 1850 à 1991. Le sous-sol de Montevecchio fut cependant exploité depuis la période antique, produisant essentiellement du plomb, de l'argent, du zinc.

Arrivés trop tard, nous n'avons vu que le vaste chantier d'extraction, d'anciens ateliers, les installations de surface du puits San Giovanni. Pour le reste, il faudra revenir ...

7ème épisode : en Sardaigne
7ème épisode : en Sardaigne

A cette époque, comment les gens vivaient-ils ? C'est en allant visiter le charmant village d'Aggius et son musée ethnographique que nous avons essayé de nous en faire une idée.

Les artisanats spécifiques à l'île étaient le travail du liège pour les hommes, et pour les femmes, la vannerie et le tissage de tapis.

Dans ce musée, les métiers à tisser sont opérationnels. On peut commander un tapis en choisissant les couleurs et les dessins. On peut aussi acheter ceux qui sont en cours de réalisation. Mais ... nous n'avons pas demandé le prix ...

7ème épisode : en Sardaigne
7ème épisode : en Sardaigne

Le saviez-vous ?

On distingue le liège mâle et femelle.

Quand on plante un chêne, avant de pouvoir en extraire le liège il faut attendre au moins 40 ans. Et c'est le liège mâle, de couleur claire et très irrégulier. Après la première extraction, il y a une repousse, et cette fois ce sera du liège femelle, en moyenne tous les 10 ans. Ce liège se vend plus cher et il est de couleur plus sombre, bien plus lisse et compact.

Les utilisations du liège sont multiples. On le voit ici utilisé, en un seul morceau, pour stocker le grain. Mais la plus grande partie de la production est consacrée à la fabrication des bouchons.

7ème épisode : en Sardaigne

Mais les vacances s'achèvent. Demain matin, à Olbia, nous prenons l'avion pour Genève. Alors ce soir, voici une petite visite du quartier historique de cette cité moderne qui accueille chaque année des millions de touristes.

7ème épisode : en Sardaigne

Sardaigne, il y a tant à découvrir, encore,chez toi ! Les montagnes, les cascades (à sec en été), tant de monuments, de plages, de grottes ...  Je ne te dis pas adieu. J'essaierai de revenir ...  mais au printemps !

7ème épisode : en Sardaigne
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25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 10:27

10 Juillet 2018 : dans le Queyras

 

Pour arriver dans le Queyras, depuis l’Italie, il fallait passer le Col d’Agnele, 2744 m. Plus raide côté italien que côté français.

Voici le côté italien :

6ème épisode : en France

Vue du Col  et côté français :

6ème épisode : en France

Saint Véran, la commune la plus haute (2040 m) de toute l’Europe ! Et le soleil au rendez-vous. Magnifique !

D’ailleurs il est là, les statistiques le disent, 300 jours par an. Mais l’hiver y est long : sept mois dont 200 jours de gel ! La neige tombe de novembre à avril (en moyenne 4,5 m mais ça peut aller de 1,5 m à 7 m. Et cette année, la bergère nous a dit qu’il y en avait eu 8 m). Il y a parfois, dans une même journée un écart de température de 30° …

En plus d’un climat rude, les habitants ont dû faire face à de nombreuses secousses : épidémies de peste, de choléra ; incendies, guerres de religion (vaudois, protestants), crues catastrophiques …

Le changement économique et social advint aux 19ème et 20ème siècles, avec l’ouverture de la route en 1856, puis l’électricité (1928) et le téléphone (1929).

1934 vit le premier hôtel et le début du tourisme avec le premier téléski (1936). Mais pour l’eau au robinet, il fallu attendre 1950. La modernisation agricole intervint dans les années 1950 – 1960. Mais tout cela ne ralentit pas l’exode rural : de 1000 habitants, la population est tombée à 540 en 1906 et 240 aujourd’hui.

 

L’habitat est adapté aux rudes conditions climatiques : un soubassement en pierre où se trouvent les réserves, la cuisine et l’écurie où autrefois, étaient ajoutés, pendant l’hiver, des lits clos pour profiter de la chaleur des bêtes. A l’arrière de la maison, grâce à la pente, le foin et le grain étaient rentrés directement au premier étage, dans la fuste. Cette partie en troncs de mélèze laisse passer l’air pour aérer les récoltes. La toiture était en bardeaux de mélèze. D’où les risques d’incendie.

Ces maisons traditionnelles (il en reste une centaine) constituent en Europe un modèle d’architecture. Des exemplaires ont été démontés et remontés pour les montrer au public dans certaines expositions nationales.

A cela, ajoutez les fontaines, les cadrans solaires et les croix de missions ornées des instruments de la passion ...

 

6ème épisode : en France
6ème épisode : en France

Après la visite du village, une balade à pied pour renouer avec la montagne … et les marmottes !

6ème épisode : en France

11 Juillet 2018 : vers la vallée de l’Ubaye

 

Nous nous dirigeons vers le Lac de Serre-Ponçon et la vallée de l’Ubaye. Pour cela, passage obligé à Château-Queyras et dans les impressionnantes Gorges du Guill.

6ème épisode : en France

La couleur bleue turquoise intense du lac de Serre-Ponçon n’est pas due à une retouche de mes photos. Et même, je dirais que le lac est encore plus turquoise que sur mes photos. C’est vraiment étonnant quand on le longe. Nous l’avons fait par la rive sud. C’est plus long mais aussi plus beau.

Le lac est immense : c’est encore le deuxième lac artificiel d’Europe par sa capacité, et le troisième par sa superficie.

Sa première fonction était d’assagir la Durance et l’Ubaye par l’écrêtement des crues, puis la production hydroélectrique et l’irrigation agricole. En fonction accessoire, on peut rajouter l’aménagement touristique, qui, depuis sa création, en 1961, est devenue importante.

6ème épisode : en France

Et puis nous avons rencontré ces belles Demoiselles coiffées.

Elles sont dues à l’érosion des dépôts glaciaires du quaternaire sous l’action commune des eaux de ruissellement, du vent et de la neige. Lorsqu’un gros bloc de pierre, transporté ici par les glaciers géants du Queyras, fait obstacle à la pluie et la neige, l’érosion des terres à la périphérie du bloc rocheux va permettre de dégager progressivement une colonne de terre coiffée d’une pierre.

Ce que j’ignorais, c’est comment ces piliers de terre et de pierres résistaient si longtemps à l’usure. J’ai eu la réponse dans un des panneaux informatifs : c’est grâce à un phénomène de capillarité.

En effet, lorsque l’eau s’écoule au pied d’une Demoiselle coiffée, on trouve une zone où la terre est plus sèche, plus poreuse. Aussi, comme pour une éponge, l’eau a tendance à remonter doucement à l’intérieur de la colonne. Lorsqu’elle s’évapore, l’eau abandonne de nombreux sels minéraux qui vont cimenter ces piliers faits de terre, de cailloux et de sable. CQFD.

6ème épisode : en France

12 Juillet 2018 : on se gorge de paysages !

 

La matinée est occupée par lessive, internet et quelques courses. Mais cet après midi, c’est une balade en vélo sur de petites routes désertes qui relient de petits villages dont certains sont perchés.

Nous partons de Bréziers, au sud de l’extrémité ouest du barrage de Serre-Ponçon. On monte progressivement sur le versant jusqu’au village de Turriers qui culmine à 1083 m, et la redescente se fait par le village de Bellafaire.

Superbes paysages !

6ème épisode : en France
6ème épisode : en France
6ème épisode : en France

Mais on ne s’est pas arrêtés là. C’est en hauteur, à 1150 m, que nous avons décidé de passer la nuit, au-dessus de la vallée de la Durance.

6ème épisode : en France
6ème épisode : en France

C’est le plus beau site, de tout le voyage, où nous ayons passé la nuit !

 

13 et 14 Juillet 2018 : en Haut Buëch

 

Il a bien fallu partir, et le soleil commence à chauffer dur. Nous décidons de gagner Veynes, dans l’extrême sud-ouest du département des Hautes-Alpes (05). Mais pas par la grande route. Par une petite départementale qui nous fera passer un col assez impressionnant (car la route est étroite et sans parapet) à 1150 m, le col d’Espréaux.

 

6ème épisode : en France

Tra la la, vous ne savez pas où c’est, le Haut Buëch ! Eh bien pour tout dire, nous ne le savions pas non plus avant d’aller à l’Office du Tourisme de Veynes. Et le Haut Buëch, c’est juste à l’ouest de Veynes. Tout contre la Drôme, donc. Là nous avons trouvé des cartes pratiques pour des circuits vélo à notre niveau, et dans un très agréable environnement.

La balade d’aujourd’hui commence dans de longues gorges, les gorges d’Agnielles. Puis arrivés au col de l’Angélus, à 1088 m, retour par la forêt qui surplombe les gorges. Ça donne ceci :

6ème épisode : en France

En poussant un peu plus loin vers la Drôme, nous avons trouvé le site le plus bucolique de notre périple. Nature garantie : pas de 4G, naturellement. Ni même 3G. Rien. Téléphone : aucun service (même pas d’urgence). Radio : zéro. Entre 17 h et 9 h du matin, il est passé 4 voitures sur la route !

De là, nous continuons de monter, mais en vélo, vers le Col de la Haute Beaume, 1288 m. Une balade qui nous ramène au camping-car à midi.

6ème épisode : en France

Nous continuons à explorer la région en descendant un peu : c’est le Parc Naturel Régional des Baronnies Provençales. A côté de Savournon, voilà un endroit fort sympathique pour passer la nuit, sous de grands pins. Nous y arrivons à l’heure où tous les randonneurs s’en vont, et on reste seuls dans ce lieu génial où la source bercera notre sommeil.

Déjà, quelques photos prises en route nous avaient bien séduits … Et demain, exploration en vélo.

 

6ème épisode : en France

15 et 16 Juillet 2018 : dans les Baronnies Provençales

 

Balade de 18 km sous un beau soleil. Le tour du Cirque de Jubéo, en terminant au-dessus des gorges du Riou.

 

6ème épisode : en France

Une deuxième nuit au même endroit tellement on est bien. Mais le temps s’est couvert pendant la nuit. En partant tôt, on a réussi à faire une une autre balade, moins longue, et à rentrer avant la pluie.

 

6ème épisode : en France

Nous quittons les pins sous la pluie et cherchons un refuge un peu plus au sud mais toujours dans le Parc, sur le flanc sud de la Montagne de Chabre, à peu de distance d’une aire d’envol de parapente. Donc en hauteur, mais en pleine forêt.

 

17 Juillet 2018 : les Gorges de la Méouge

 

Ce matin, c’est en vélo que l’on descend dans les majestueuses Gorges de la Méouge, site classé réserve biologique.

Je laisse le panneau informatif parler pour moi :

6ème épisode : en France

En plus d’un joli pont roman, on y voit un méandre que, venant d’en haut, on distingue parfaitement. C’est un très court tunnel routier qui permet l’accès aux gorges.

 

6ème épisode : en France

Et les 7 km suivants des gorges n’étaient pas mal non plus !

 

6ème épisode : en France

En quittant cette belle région, nous nous sommes arrêtés auprès de plusieurs champs de lavande.

Dans le premier, une équipe de saisonniers Espagnols faisait de gros bouquets, destinés à la vente de fleurs coupées. Ils étaient ensuite chargés sur la remorque. Le propriétaire nous a expliqué que les lavandes non coupées le seraient plus tard, à la machine, et seraient envoyées à la distillerie du village, un peu plus loin.

6ème épisode : en France

Il nous a également parlé de la Sicadelle, cet insecte qui ressemble à une petite sauterelle et qui anéanti des champs de lavande entiers depuis quelques années, et contre lequel on ne sait pas lutter autrement qu’en replantant des souches sélectionnées résistantes. Ce qui nous a fait comprendre pourquoi nous avions vu, ces jours derniers, tant de champs en apparence abandonnés, avec très peu de fleurs.

 

Dans un autre champ, un peu plus loin, nous n’avons pas eu d’interlocuteur, et nous avons conclu nous-même.

Sous les tunnels, des bouquets sèchent la tête en bas. Est-ce les mêmes que ceux récoltés dans l’autre champ ? Mystère.

Des bâches sont étalées par terre, maintenues par des sacs lestés de sable. Dessus sont étalées des lavandes coupées en vrac, apportées par le tracteur et sa grosse remorque. Il semble qu’une fois sèches elles soient passées à la moissonneuse-batteuse qui est stationnée ici, puis envoyées à la distillerie.

Si j’ai dit une bêtise, que celui qui sait veuille bien m’expliquer dans les commentaires.

 

6ème épisode : en France

18 et 19 Juillet 2018 : journée voyage vers la Cèze

 

Nous progressons vers l’ouest : Buis-les-Baronnies, Vaison-la-Romaine … beau pays mais trop de monde pour nous. Nous arrivons dans la vallée de la Cèze et trouvons un refuge sur le plateau, à Méjannes-le-Clap.

De là, le lendemain, notre habituelle balade vélo. Mais les chemins sont si mauvais, dans ces terrains calcaires, que nous avons écourté en empruntant la route, et repartons vers d’autres lieux plus propices pour notre sport favori.

6ème épisode : en France
6ème épisode : en France

20 Juillet 2018 : en Cévennes

 

D’un petit camping municipal à St André de Valborgne, paradis de calme sous la Corniche des Cévennes, nous sommes montés en vélo jusqu’au Col de l’Espinas (848 m) d’où on aperçoit le Mont Aigoual. A la descente, d’un autre côté : une église en ruines envahie par les brebis, et un village surprenant : Les Plantiers. La rivière y est aménagée comme une piscine. Mais je pense que l’eau ne doit pas être très chaude …

 

6ème épisode : en France

Et maintenant, une petite visite du joli village de St André de Valborgne :

 

6ème épisode : en France

21 et 22 juillet 2018 : retour à la maison

 

Mine de rien, il restait pas mal de route à faire, et comme c’étaient des journées rouges pour la circulation, nous avons pris le chemin des écoliers pour éviter les bouchons. Mais je n’ai pas fait de photo en roulant.

 

Vous en aurez d'autres lorsque je vous retrouverai, après la mi-août, pour le 7ème épisode : en Sardaigne.

 

D’ici là, je vous souhaite un bel été.

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12 juillet 2018 4 12 /07 /juillet /2018 10:46

C'est la 3ème fois que je viens en Autriche, et je n'aurai pas encore tout vu !

Sur cette carte, mon parcours de 2013 est en vert : c'était l'Est, avec Vienne.

Celui de 2015 est en bleu, et c'était l'ouest. Surtout le Tyrol.

Cette année, je l'ai tracé en noir, à gros traits. Forcément, mes routes, toutes tordues, se recoupent par endroits.

5ème épisode : en Autriche

29 Juin 2018 : en Basse Autriche

 

Alain n’a pas voulu affronter Bratislava et Vienne, les deux capitales voisines, que j'avais déjà visitées. Nous avons donc franchi la Morava, qui, à cet endroit, sert de frontière naturelle avec la Slovaquie, un peu plus au nord. Mais manque de pot, ou plutôt : manque de pont, c’est un bac qui fait le transport des voitures.

 

5ème épisode : en Autriche

Nous avons donc mit le pied en Basse-Autriche, une région encore à l’écart des grands flux touristiques. Une région que je n’avais pas visitée, dans aucun de mes deux séjours en Autriche. Elle offre pourtant un beau paysage vallonné avec une terre très fertile, de la vigne, et surtout, un peu partout, les « chevaux à bascule » du champ pétrolifère. Ce sont les pompes à balancier qui servent à l’extraction du pétrole ou du gaz. Sur la commune de Prottes, on extrait du pétrole depuis 1949.

Et les photos que vous voyez ne sont pas des sculptures modernes, mais les éléments d’un sentier didactique exposant les outils utilisés pour l’exploitation de ces matières premières. Avec les explications … en allemand, bien entendu !

5ème épisode : en Autriche

A Staatz, voici un château qui s’impose dans le paysage :

 

5ème épisode : en Autriche
5ème épisode : en Autriche

Nous mettons alors cap à l’ouest, en gardant la même latitude. Ce qui nous fait arriver dans la paisible ville de Eggenburg, qui a gardé une forte empreinte médiévale : ses remparts jalonnés de tours massives font encore presque le tour du centre historique. La Grand-place est bordée de maisons anciennes, dont l’une, de 1547, est couverte de sgraphites, avec des représentations de l’ancien testament.

5ème épisode : en Autriche

Voici quelques pièces remarquables dans l’église St Etienne, dominée par ses 2 tours romanes.

5ème épisode : en Autriche
5ème épisode : en Autriche

Et encore une fois je fais appel à vous pour identifier cette bizarre noix que nous avons rencontrée sur le lieu de notre pique-nique.

Un grand arbre, des noix jeunes qui sentent un peu le citron. Bien sûr, elles ne sont pas mûres. J’en ai aussi trouvé une vieille de l’an dernier.

Je me demande si elles sont comestibles ?

 

5ème épisode : en Autriche

 

30 juin 2018 : en Wachau

 

Une petite balade en vélo de 25 km, au départ de Franzen, au bord du lac. En suivant les méandres de la Dobra, nous avons vu plusieurs châteaux, plus ou moins en ruines. Retour par le plateau au-dessus, balayé par un grand vent froid.

5ème épisode : en Autriche
5ème épisode : en Autriche

Puis nous sommes arrivés dans la vallée du Danube, au niveau de Dürnstein. Je n’ai pas refait de photos, aussi, je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous pour voir celles de mon voyage précédent, en 2013.

 

Après ces quelques jours dans une région peu touchée par le tourisme, ce village envahi par les touristes nous a donné envie de fuir. Donc quelques photos pour la forme, et nous allons chercher une vallée plus calme !

 

5ème épisode : en Autriche

1er Juillet 2018 : en Vallée de la Salza

 

Cap au sud, donc, direction la Styrie. Une vallée tranquille, et comme c’est dimanche, même pas de camions sur la route. Et ainsi nous arrivons à Mariazell**. C’est le lieu de pèlerinage le plus fréquenté d’Autriche, mais peu de monde. Son origine remonte à 1157, quand le moine Magnus, envoyé par St Lambrecht dans la région, emporta avec lui une statue de la Vierge pour laquelle il fit édifier une chapelle : « Maria in der Zelle » (« Marie dans la chapelle ») donna alors son nom à l’endroit.

Cette statue d’action de grâces attira très vite de nombreux pèlerins. En 1364, Louis 1er, roi de Hongrie, remporta sur les Turcs une victoire qu’il attribua à la Vierge de Mariazell et fit bâtir une chapelle gothique, dont il ne reste aujourd’hui que la tour centrale et la nef (qui a été baroquisée) dans laquelle se trouve toujours la Chapelle de Miséricorde, qui abrite la statue romane parée de Notre-Dame de Mariazell sous un baldaquin d’argent à 12 colonnes.

Dès lors, la Madone de Mariazell symbolisa l’une des forces spirituelles garantissant la cohésion de l’empire. Les Habsbourg lui portèrent une vénération jamais démentie et firent le pèlerinage à diverses reprises.

 

5ème épisode : en Autriche
5ème épisode : en Autriche

Il ne nous restait qu’à enfiler la Vallée de la Salza qui trace un sillon à peu près inhabité sur 70 km, hormis quelques villages. Gorges, plans d’eau, montagnes et paysages superbes garantis. Si je n’ai pas plus de photos, c’est qu’on ne peut pas s’arrêter facilement : la route n’est qu’à 2 voies et il y a de nombreux virages. Voici quelques exemples :

 

5ème épisode : en Autriche

2 Juillet 2018 : incursion en Alpes d’Eisenerz

 

Hier soir, nous avons quitté la Salza pour venir dormir au bord du très joli Lac de Leopoldstein**, qui occupe, avec son château, un site au pied du Seemauer.

5ème épisode : en Autriche

Mais ce matin n’était pas jour de chance. Le télésiège que nous voulions prendre pour aller faire une balade sur les sommets ne fonctionne que le mercredi et le week-end. C’est l’inconvénient des régions trop peu touristiques. Et pourtant si belles !

5ème épisode : en Autriche

Nous repartons donc vers l’ouest (sinon nous n’arriverons jamais à la maison!) et voici Admont, avec son monastère bénédictin fondé au 11ème siècle.

5ème épisode : en Autriche

C’est la salle d’apparat de la Bibliothèque qui attire ici le plus de monde. Elle s’allonge sur 70 m, de part et d’autre d’une rotonde sous coupole, dans un décor rococo de 1776. Elle compte 1400 manuscrits et 150 000 volumes imprimés, et c’est la plus importante bibliothèque monacale du monde.

5ème épisode : en Autriche
5ème épisode : en Autriche

Mais le monastère comporte aussi un musée religieux dans lequel on peut admirer des vêtements liturgiques, des ostensoirs, et des ornements et parements crées par l’école de broderie d’Admont qui connut son âge d’or au 17ème siècle.

5ème épisode : en Autriche

Et encore une collection de sciences naturelles remarquable, réunie au début du 19ème siècle pour le lycée rattaché au monastère ; des expositions d’art contemporain, une exposition de statues gothiques …

J’aime beaucoup celle-ci :

5ème épisode : en Autriche

Ensuite, je suis allée visiter l’église du monastère. Après la Bibliothèque rococo, je m’attendais à un délire baroque. Mais non, elle est simplement et très purement gothique !

5ème épisode : en Autriche

3 et 4 Juillet 2018 : le tour du Dachstein

 

Nous sommes entrés dans le Salzkammergut, cette région dont Salzbourg est la capitale. Et nous découvrons un massif énorme sur notre droite (nous allons vers l’ouest) : le Dachstein. Ses plus hauts sommets (+ de 2600 m) sont dans les nuages pour l’instant, donc inutile de prendre le téléphérique qui monte au sommet. Mais en passant dans la petite station de Filzmoos, nous partons en vélo sur une petite route, à péage pour les voitures, qui nous mène dans un cirque peu élevé (1350 m) mais superbe. Et paisible, en plus, car ceux qui montent s’arrêtent au restaurant, et on voit peu de monde. Juste ce qu’on aime.

Pour donner le ton, voici la rencontre faite en montant :

5ème épisode : en Autriche
5ème épisode : en Autriche

Un tour qui côtoie un joli petit lac, des montagnes fantastiques tout autour de nous, le soleil qui a bien voulu se montrer, et nous redescendons en partie par un autre chemin.

5ème épisode : en Autriche

Il nous faut faire 56 km (GPS) pour contourner le Dachstein et nous retrouver au nord du massif. C’est un immense parking prévu pour le ski qui nous accueille pour la nuit, à 1,5 km du Lac inférieur de Gosau. Et au matin, nous le longeons en vélo pour aller jusqu’au lac Supérieur de Gosau. J’avais fait cette balade en 2013, mais à pied. Vous en trouverez quelques photos ici :

En voici d’autres, d’abord le lac du bas :

5ème épisode : en Autriche

celui du milieu, et enfin le lac supérieur :

 

5ème épisode : en Autriche

Nous n’irons pas à Salzbourg, que j’ai déjà visitée 2 fois.

Vous pouvez en trouver les photos en cliquant sur ce lien :

Pour gagner la jolie vallée de la Saalach, nous passons par un petit bout d’Allemagne, où nous empruntons la route panoramique de Rossfeld. Les nuages bouchaient la plus haute montagne, mais nous avions vue sur Berchtesgaden, sur le Dachstein (c’est celui qui a des petits glaciers, au loin), et sur Salzbourg.

5ème épisode : en Autriche

5 Juillet 2018 : en vallée de la Saalach

 

Nous voici à Lofer, que je ne pouvais pas passer sans y emmener Alain. Mais mes photos de cette année n’étant pas meilleures que celles de 2013, je vous invite à les regarder en cliquant ci-dessous :

Et puis quand même celles-ci. Ce cerisier palissé sur la maison est très surprenant !

5ème épisode : en Autriche

Après, nous sommes allés visiter la gorge de Vorderkaserklam. Elles est si étroite que par endroits elle atteint juste 80 cm. Escaliers et passerelles nous font gravir environ 100 m de dénivelé, car cette gorge est une succession de cascades.

5ème épisode : en Autriche

Enfin, pour l’après midi, une balade à vélo s’imposait. Nous l’avons faite plus loin, à une cinquantaine de kilomètres, dans la vallée du Pinzgau, au départ du village de Hollersbach im Pinzgau. Passant près du lac de barrage de Seetube, nous avons remonté presque toute la vallée. C’est le ciel soudain assombri annonçant la pluie qui nous a dit : stop, demi-tour !

Nous avons rencontré des fermes, des fermes-auberges, des cascades, des sommets gardant encore de la neige, et un torrent bondissant. Magnifique vallée, tranquille, interdite aux voitures. Seuls circulent les habitants.

 

5ème épisode : en Autriche

Nous sommes rentrés avant la pluie (la descente va bien plus vite !), mais maintenant nous l’entendons marteler le toit du camping-car. J’espère que demain le ciel sera nettoyé ...

 

6 juillet 2018 : la débandade

 

Non seulement le ciel n’est pas nettoyé, mais la pluie est tombée en déluge toute la nuit, et continue, quoique un peu moins drue, ce matin. La météo pour les 4 prochains jours l’annonce sans discontinuer.

Comme la météo sur les Alpes françaises est bien meilleure, nous décidons d’en prendre la direction, et nous verrons bien ce qu’on trouvera en route.

 

Déjà, en passant à Innsbruck, un petit tour dans la vieille ville a donné ceci :

 

5ème épisode : en Autriche

Nous quittons donc l’Autriche en lui disant : à l’année prochaine, peut-être ...

 

Comme cet épisode se termine un peu en queue de poisson, voici, en lot de consolation, quelques traces de notre traversée éclair d’un petit bout d’Italie, avant d’atterrir en France, dans le Queyras, pour le 6ème épisode.

5ème épisode : en Autriche
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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 09:31

Ceux qui me suivent le savent, j’ai déjà visité la Slovaquie en août 2013. Il y a beaucoup de choses que j’aurais aimé montrer à Alain. Mais refaire le même trajet n’était pas pensable : nous avons moins de temps. Nous avons donc opté pour une découverte des paysages de ce beau pays, à pied, à vélo ou en voiture, laissant de côté villes et monuments. Si ce côté culturel vous intéresse, vous pouvez toujours vous reporter aux pages de mon précédent voyage. Vous les trouverez en cliquant sur « en Slovaquie » dans la colonne de droite de mon blog. Sur la carte, mon précédent voyage est détaillé en vert, tandis que celui-ci est en traits noirs.

4ème épisode : en Slovaquie

18 et 19 Juin 2018 : au nord-est

 

Et pour commencer, venant de Pologne, nous nous sommes arrêtés à l’église en bois de Ladomirova, inscrite au patrimoine mondial par l’UNESCO.

Double manque de chance : la toiture en bois est en réfection, et elle est fermée le lundi. Si vous en voulez une image, je ne peux que vous renvoyer sur ce lien où vous verrez également le Skanzen de Svidnik (musée ethnographique de plein air) que nous avons visité après, et que je ne remets pas ici (il pleuvait et les photos ne sont pas super).

 

Par contre, il ne pleuvait pas encore quand nous avons rendu visite, à Svidnik aussi, au mémorial (grandiloquent) de l’armée soviétique, où 9000 soldats sont enterrés.

 

4ème épisode : en Slovaquie

Alain s’est amusé à reconnaître les tanks et véhicules blindés (et même un avion) exposés à côté du musée militaire (fermé lui aussi le lundi). Serez-vous aussi forts que lui sur ce sujet ?

 

4ème épisode : en Slovaquie

Le lendemain, nous voilà à Bardejov. Cette année, c’est un mardi, la place est vide. On peut apprécier sa grandeur.

4ème épisode : en Slovaquie
4ème épisode : en Slovaquie

Pour l’ambiance, il faut aller voir ici :

 

Cette fois-ci, j’ai voulu photographier, dans la basilique Saint Guy, les 11 autels en bois des 15ème et 16èmes siècles, et j’ai donc payé les droits photographiques, pour une fois. Hé bien, manque de chance, ma batterie d’appareil photo a déclaré forfait à la moitié. En voici quelques uns quand même.

 

4ème épisode : en Slovaquie

Une petite photo du fameux château de Spiš, un des plus grands châteaux forts d’Europe Centrale, auquel nous ne nous sommes pas arrêtés, pressés que nous étions d’aller faire une randonnée en vélo.

4ème épisode : en Slovaquie

Mais je vous conseille d’aller le visiter, il vaut le coup. C’est ici :

 

Belle balade en vélo au départ de Levoca. Petite chapelle à St Hubert. Et beau point de vue sur la ville de Levoca.

4ème épisode : en Slovaquie
4ème épisode : en Slovaquie

20 juin 2018 : dans le Paradis Slovaque

 

Le Paradis Slovaque est l’un des plus petits parcs nationaux de Slovaquie. Les rivières et les torrents ont creusé dans le plateau calcaire des gorges profondes, des goulets et des canyons. Le terrain y est accidenté et rocheux, mais il est densément boisé. C’est aussi le paradis des papillons : on en compte 2100 espèces, dont plusieurs endémiques.

 

J’ai voulu faire découvrir à Alain le Canyon Hornadu, dans lequel je m’étais régalée en 2013 : suivre le canyon sur environ 7 km, puis monter au-dessus et retour par le haut.

Bon, nous en sommes venus à bout. Mais beaucoup plus crevée qu’il y a 5 ans ! Lui aussi a tiré la jambe, d’autant plus que sa sciatique en a profité pour se réveiller. Du coup, nous ne ferons pas les autres gorges que j’avais prévues.

 

Voici quelques photos, mais vous pouvez en voir davantage ici :

 

4ème épisode : en Slovaquie

21 juin 2018 : dans le Parc National du Karst Slovaque

 

Nous sommes descendus vers le sud, dans le parc national du Karst Slovaque. Il s’étend autour de la ville de Roznava et regorge de grottes, goulets, précipices et canyons.

Nous n’avons fait qu’y visiter la grotte d’aragonite d’Ochtina, comme je l’avais fait il y a 5 ans, parce que c’est une chose rare : c’est la seule, paraît-il, qui se visite en Europe, les 2 autres étant au Mexique et en Argentine.

Les photos y sont toujours interdites, et comme nous n’étions qu’une dizaine avec le guide, je n’ai pas pu tricher.

Mais vous en trouverez ici :

22 et 23 Juin 2018 : dans le Parc National des Pieniny

 

Nous sommes remontés vers le nord (une centaine de kilomètres). Sur la route que j’avais déjà parcouru, la belle ville de Kezmarok. Alain n’a pas été assez curieux pour vouloir la visiter, mais vous pouvez l’être et cliquer ici :

 

Nous voici donc dans ce petit parc national à la frontière de la Pologne, qui a d’ailleurs le même parc de son côté.

Ce parc se caractérise par un massif aux falaises abruptes, et nous avons été attirés ici par les magnifiques Gorges de la rivière Dunajec. Elle sert, à cet endroit de frontière avec la Pologne, et serpente entre les falaises abruptes. Elle prend des allures de torrent lorsque les parois se resserrent et que le dénivelé s’emballe.

Ces gorges, de 7 km, ne sont pas traversées par une route. On ne peut donc les franchir qu’en radeau ou en barque, ou bien à pied ou à vélo, par le sentier qui les bordent. Une aubaine pour le tourisme : les gens descendent en radeau, et remontent en vélos loués à l’arrivée des radeaux. Il y a aussi restos, buvettes, tours en calèche et autres attractions. Ou ils remontent à pied.

Nous avons choisi, bien sûr, le vélo, en faisant une boucle à travers la montagne : 15 km avec un dénivelé total voisinant 400 m.

4ème épisode : en Slovaquie

Suite du 3ème épisode

 

Si près de la Pologne, nous avons re-franchi la frontière pour aller dans les Hautes Tatras côté polonais, à Zakopane.

 

Les Tatras : frontière naturelle entre la Pologne et la Slovaquie, les Tatras (Tatry) sont le plus haut massif montagneux des Carpathes occidentales. Certains l’appellent « la montagne de poche ». En effet, malgré sa faible superficie, ce massif possède toutes les caractéristiques géologiques alpestres.

 

Zakopane : située au pied du massif des Tatras (qui s’élève d’un seul coup), c’est une grosse station de sports d’hiver, de sports d’été, thermale et touristique. Il paraît que c’est une ville attachante, de culture montagnarde et bla-bla-bla et bla-bla-bla (et c’est vrai que les maisons y ont un style particulier, en bois et d’architecture tarabiscotée) mais pour nous c’est l’horreur : beaucoup de monde, la circulation qui ne s’arrête jamais, une agglomération énorme, pas moyen de se garer …

 

Mais avant d’arriver à Zakopane, petit arrêt à l’église de Debno.

Elle est mentionnée pour la première fois en 1335, mais la tour fut ajoutée en 1601, puis les arcades et le porche.

 

4ème épisode : en Slovaquie

Si d’extérieur elle ressemble à bien d’autres églises en bois, l’intérieur surprend par la beauté des peintures au pochoir qui couvrent une grande partie des murs et tout le plafond, et par les sculptures gothiques datées des 15ème et 16ème siècles. Malheureusement elle est assez sombre, sauf en face des fenêtres, et les photos au flash sont interdites. D’où des photos assez sombres où les couleurs ne ressortent pas.

Son joyau est une polychromie médiévale remarquablement préservée. L’objet le plus ancien est un crucifix du 14ème siècle. Naturellement, elle est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

4ème épisode : en Slovaquie

24 Juin 2018 : dans les Tatras polonaises

 

Arrivés à Zakopane sous la pluie. Pour faire de la rando, pas terrible. On ne voit rien des montagnes, bien sûr. Alors à quoi bon grimper là-haut pour ne rien voir ? En plus il fait un froid de canard : avant hier 37°, hier 15°, aujourd’hui 8° !

On décide de passer la journée au camping : lessive, ménage, cuisine, repos … mais voici le soleil dans l’après-midi. On ne résiste pas au soleil ! On prend les vélos pour une petite balade, et ce qui devait arriver arriva : au bout de 10 km, la pluie !

On est donc rentrés trempés, mais pas bredouilles, car en route, nous avions trouvé cette très jolie petite église.

Dédiée au Cœur Sacré de Jésus, à Jaszczurowska, elle est pourtant de construction récente : 1904-1907, mais dans le style d’architecture de Zakopane.

4ème épisode : en Slovaquie
4ème épisode : en Slovaquie

Un peu de folklore ?

Aujourd’hui, dimanche de la Saint Jean, comme nous traversions la ville, nous avons remarqué parmi les nombreuses personnes qui se rassemblaient devant différentes églises, un certain nombre, âgées surtout, hommes et femmes, en costume traditionnel. Hier, c’étaient 2 mariages, dont beaucoup d’invités portaient le costume traditionnel, et le cortège qui défilait en voiture à chevaux. Dommage, toutes mes photos étaient floues (c’était en roulant). A défaut, un autre attelage croisé dans la rue (on voit encore des attelages utilisés pour le travail, pas seulement pour les touristes). Et le seul costume que j’ai pu capter. Et le fromage fumé polonais, l’oscypek, très joli mais un peu caoutchouteux tel que, que l’on trouve partout. Il paraît qu’il se mange « découpé en tranche, passé au four quelques minutes et recouvert de fruits rouges, il accompagne parfaitement les eaux de vie », mais nous n’avons pas encore essayé ! (pas de four et pas d’eau de vie)

4ème épisode : en Slovaquie

Fin du 3ème épisode, en Pologne

 

 

25 Juin 2018 : dans les Tatras Slovaques

 

Ce matin nous avons quitté la Pologne, très déçus de ne pas explorer, ni même voir, ces montagnes si réputées . Mais il pleut toujours, sans espoir d’amélioration avant une semaine.

Donc, retour en Slovaquie, au pied des Hautes Tatras côté slovaque. Nouvelle tentative de vélo à Liptovsky Hradock, avec un peu de soleil, mais demi-tour au bout de 3 km quand la pluie s’est remise à tombée.

Nous allons vers l’ouest, où les reliefs sont moins hauts et accrocheront (peut-être) moins les nuages …

 

4ème épisode : en Slovaquie

26 Juin 2018 : En Velka Fatra

 

Toujours plus à l’ouest, en Slovaquie Centrale, voici le massif de Velka Fatra, qui culmine à 1600 mètres. C’est un massif aux longues et profondes vallées, abondamment boisées. N’étant habité qu’en bordure du Parc National, de nombreux sous-bois ont conservé leur état originel. Grâce à l’éloignement et l’inaccessibilité de certaines parties du massif (aucune route ne le traverse), celui-ci abrite une population importante d’ours, de loups et de lynx.

 

Nous nous en sommes d’abord approchés côté Est, en allant visiter le village de Vlkolínec, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il est isolé et perché en altitude, et c’est un exemple unique de village de montagne préservé dans les Carpates. Il contient 45 maisons de bois peintes de couleurs traditionnelles. Il remonte au 14ème siècle et est toujours habité.

 

4ème épisode : en Slovaquie

Puis nous avons contourné ce massif par le sud pour gagner le village de Blatnika. C’est le point de départ de la belle vallée de la Gaderská longue de 18 km, qui présente une forme de canyon avec de hauts rochers dolomitiques. La rivière est longée par une petite route interdite aux voitures, qui se prolonge par une piste. Cet après-midi, les nuages laissent apparaître du bleu, et même du soleil. Nous n’avons pris, au fond de la vallée, qu’une petite averse de 5 minutes.

4ème épisode : en Slovaquie

Sur le cours de la rivière, un passionné de petits moulins a construit une sorte de petit jardin avec tout plein de petits moulins. Il était là en train d’en réparer un.

 

Ce soir, le ciel est bleu, mais il fait toujours froid : 16°. Que sera demain ?

 

27 Juin 2018 : en Malá Fatra

 

Nulle part ailleurs en Slovaquie n’ont été conservées de telles maisons de bois, décorées d’ornements peints, avec des motifs d’oiseaux, de plantes, de formes géométriques.

Elles sont à Čičmany, dans ce massif du nord-ouest. Dans ce petit village de montagne isolé, on a conservé 140 de ces maisons peintes. Une telle ornementation aurait eu, pour les anciens, le pouvoir magique de les protéger des forces maléfiques de la nature environnante. Malheureusement, elles ne les ont pas protégés des guerres ni des incendies, qui en ont détruit beaucoup.

4ème épisode : en Slovaquie

Mais ces dessins ne sont pas dus à l’inspiration. Ils reproduisent les motifs brodés sur leurs magnifiques costumes traditionnels. Car ils les portent encore pour les différentes fêtes de l’année et de la famille. Dans le petit musée local installé dans une maison, nous avons pu en voir de très beaux.

 

4ème épisode : en Slovaquie

Toujours fuyant la pluie, nous arrivons à Banská Štiavnicka. Nous allons y faire un petit tour, sous le parapluie. Visite bâclée, donc.. Mais vous pouvez vous reporter à ma visite de 2013 en cliquant sur la ligne blanche :

 

Ce que je n’avais pas vu alors, c’est que Banská Štiavnicka est une ancienne ville minière, où on extrayait de l’argent et de l’or depuis le 11ème siècle, et encore jusqu’au 19ème.

Les riches bourgeois et entrepreneurs miniers avaient même, depuis leurs caves construites au 16ème siècle, un accès direct aux galeries des mines. Nous en avons parcouru un accès (sur 75 m seulement) : cette galerie donnait accès au puits vertical Michal. Une inscription gravée en 1746 indique la date de la réparation du boyau et de la restauration de l’immeuble.

4ème épisode : en Slovaquie
4ème épisode : en Slovaquie

28 Juin 2018 : vers l’Autriche

 

Et voilà. La décision est prise. Après une dernière balade en vélo, d’un lac à l’autre, nous prenons la route de l’Autriche, en espérant que le mauvais temps ne nous y suivra pas. Car même si la température s’est réchauffée en abordant les plaines du sud, le temps reste orageux et pluvieux.

 

4ème épisode : en Slovaquie

Fin du 4ème épisode, en Slovaquie

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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 09:53

11 Juin 2018 : en Basse Silésie

 

Nous avons pris un peu de repos dans un camping, et nous continuons notre voyage, par le sud-ouest de la Pologne.

3ème épisode  :  En Pologne

Ce matin, c’est à Śvidnica que nous nous sommes arrêtés. Mais d’abord, un peu d’histoire :

 

Le traité de Wesphalie, qui scelle en 1648 la guerre de Trente ans, accorde aux protestants de la très catholique Silésie la liberté de croyance. Mais sans doute pour contraindre la pratique religieuse, les temples devaient remplir certaines conditions : constructions en bois, paille et terre, aucun clocher ni signe trahissant une fonction religieuse. Enfin, l’édifice devait être bâti en un an maximum, et à une portée de canon du centre de la ville.

Loin de se décourager, les protestants édifièrent les plus grands bâtiments religieux à charpente d’Europe, dont l’austérité extérieure contraste avec les fastes et l’exubérance de leurs intérieurs baroques. Trois temples furent construits ainsi, dont 2 subsistent aujourd’hui.

Nous avons choisi celui de Śvidnica. Il peut accueillir 7500 personnes dont 3000 dans les 2 niveaux de galeries aux balustrades chargées d’épitaphes. Tout cela en baroque, naturellement.

 

3ème épisode  :  En Pologne

Comme les flashes sont interdits, les photos sont un peu sombres. Désolée. Mais c’est vraiment grandiose !

3ème épisode  :  En Pologne
3ème épisode  :  En Pologne

Pour rester dans le grandiose et le baroque, l’arrêt suivant est à Lubiąż.

Située en pleine campagne, sur la rive droite de l’Oder (Odra), l’immense abbaye de Lubiąż a une histoire mouvementée. Crée par les bénédictins dès 1150, ils seront bientôt remplacés par les cisterciens.. De grands travaux dans sa période de prospérité (de 1690 à 1720) lui donnent sa forme actuelle. C’est alors l’un des plus grands ensembles monastiques d’Europe, qui ne compte pas moins de 300 pièces. Et quelles pièces !

En 1810, l’abbaye est abandonnée, et sera durant 2 siècles dépouillée de ses meubles et ornements. Aujourd’hui, ce majestueux site a quelque chose de fantomatique.

Derrière la vertigineuse façade, ce n’est que décrépitude, à part quelques pièces au rez-de-chaussée qui servent de lieu d’exposition.

De là, le guide (qui ne parle que polonais) nous enferme à clé, car il est seul pour faire à la fois l’accueil et le guide.

3ème épisode  :  En Pologne

Quand il revient, il nous ouvre une porte, nous montons un escalier aux murs décrépis, et au fond d’un couloir …

 

3ème épisode  :  En Pologne
3ème épisode  :  En Pologne

La splendeur de ces marbres de toutes les couleurs nous a laissés sans voix. En bons bricoleurs, nous avons cherché les joints. Et nous avons eu bien du mal à en trouver quelques uns !

3ème épisode  :  En Pologne

Le guide nous emmène ensuite dans l’église, dont les murs et le toit tiennent debout, mais dévastée à l'intérieur. Je n’ai même pas eu envie de faire la moindre photo, sauf ces grilles en fer forgé de toute beauté.

Et puis derrière l’abside, il nous a fait traverser un fouillis d’échafaudages en bois, pour arriver à cette chapelle, tout juste restaurée :

3ème épisode  :  En Pologne

Mais nous n’étions pas au bout de nos surprises !

Encore quelques couloirs, tas de gravas et portes à moitié dégondées pour arriver là :

3ème épisode  :  En Pologne

 

Ici, le sol aussi a été rénové. Et il est si lisse qu’il reflète la lumière. Nous sommes cantonnés à l’extrémité, sur une moquette.

 

C’est en revenant que nous avons remarqué que seule une partie de la façade était restaurée. Sûrement avec de petits moyens, car ils n’étaient que 2 ouvriers à y travailler.

3ème épisode  :  En Pologne

Ce soir, nous nous installons dans les faubourgs de Wroclaw, pour partir visiter la vieille ville en vélo, demain, au petit matin.

 

12 Juin 2018 : Wroclaw, en Basse Silésie

 

Hélas, au petit matin, il tombe des cordes ! Grâce à google et à la 4 G, nous trouvons la plus proche station de tramway qui nous emmène au centre-ville (4 km tout de même!).

Mais à 8 h 30 et sous la pluie, l’ambiance de la ville n’est sûrement pas la même qu’en pleine journée. Nous avons d’abord flâné au Rynek (place de l’Hôtel de Ville).

 

3ème épisode  :  En Pologne

Nous y avons rencontré de sympathiques petits gnomes, éparpillés dans de jolis endroits.

3ème épisode  :  En Pologne

Mais comme tout le monde, c’est l’Hôtel de ville qui a particulièrement attiré notre attention.

Ce bâtiment en briques du 13ème siècle, maintes fois remanié, forme un vrai patchwork de styles où le gothique tardif prédomine. Ses tourelles d’angle sont Renaissance , la façade Est est flamboyant, avec une horloge astronomique, et la façade sud est richement décorée de scènes et de personnages de l’époque médiévale. Il abritait jadis l’administration de la ville, et son sous-sol faisait office de cave à bière.

L’intérieur, parait-il, est richement décoré, mais il est fermé le mardi, donc aujourd’hui.

 

3ème épisode  :  En Pologne
3ème épisode  :  En Pologne

Au hasard des rues, voici quelques édifices qui nous sont inconnus. Nous avons tout de même identifié l‘Université, fondée par les Jésuites en 1670. Vous reconnaissez aisément ce monument baroque.

 

3ème épisode  :  En Pologne

Un petit tour à la Cathédrale ? La voilà, de l’autre côté de l’Oder (Odra).

 

3ème épisode  :  En Pologne

Dédiée à Saint Jean-Baptiste, c’est la première cathédrale en briques de Pologne. Commencée en 1244, il a fallu deux siècles pour la terminer. Elle fut détruite à 70 % en 1945. Le portail médiéval, en pierre, est resté intact, mais en porte quelques traces.

 

3ème épisode  :  En Pologne

L’intérieur est assez sombre. Je peux tout juste vous montrer un morceau des stalles du chœur.

 

3ème épisode  :  En Pologne

Comme la pluie s’est arrêtée en allant vers la Cathédrale, nous prenons le temps de parcourir le Jardin Botanique en allant rejoindre une station de tramway.

3ème épisode  :  En Pologne

L’après midi s’est éclairci, et après déjeuner, nous avons tranquillement franchi les 115 km nous séparant de Częstochova.

C’est la Lourdes polonaise. Près de 5 millions de pèlerins se rendent ici chaque année, dont près de 200 000 entreprennent le voyage à pied. Mais en ce moment, pas de pèlerinage, donc pas beaucoup de monde, seul le premier parking (sur 8) était presque plein. Nous avons d’ailleurs passé la nuit sur le 3ème, entièrement vide.

La notoriété de ce sanctuaire, ce n’est pas, comme à Lourdes, une apparition de la Vierge. Il s’agit ici d’une icône de la Vierge, reçue deux ans après la fondation de ce monastère en 1382. Elle fut probablement réalisée à Byzance vers le 6ème siècle.

Les bâtiments occupent 5 ha sur une colline calcaire et sont entourés de fortifications pour les protéger des pillards. En 1655, les remparts, et, dit-on, l’intervention miraculeuse de la Vierge, retiennent l’invasion suédoise. Ainsi naît un symbole. C’est sur la colline de Częstochova que s’est manifesté le sentiment national polonais, sous la protection de l’icône, que l’on proclamera reine de Pologne. Au 18ème siècle, plusieurs sièges se briseront sur les remparts de l’ardeur et de la foi. Au 19ème, le tsar Alexandre 1er ordonne la destruction d’une partie des murs. Il reste cependant une enceinte carrée aux angles renforcés de bastions.

Voici l’icône de la Vierge noire de Częstochova. J’en ai photographié une reproduction exposée dans la Salle des Chevaliers, car l’authentique Icône miraculeuse est exposée dans une chapelle, aux murs couverts d’ex-voto, où la foule se recueille sans interruption. Les 2 balafres sur le visage sont un souvenir du vandalisme des Hussites en 1430.

3ème épisode  :  En Pologne

Voici les seules photos que j’ai osé faire dans sa chapelle. Car l’ambiance y est de piété et de recueillement.

3ème épisode  :  En Pologne

La basilique, par contre, avec son délire baroque, m’a donné envie de faire des photos plus que d’y prier.

3ème épisode  :  En Pologne

Pour les extérieurs, je vous invite à faire avec nous le tour des fortifications.

 

3ème épisode  :  En Pologne

Après cette journée bien remplie, dodo sur le parking !

 

13 Juin 2018 : En Jura Polonais

 

Sur une centaine de kilomètres, entre Częstochova et Cracovie, la route des Nids d’aigle traverse le Jura Polonais. Elle doit son nom aux forteresses édifiées au 14ème siècle par le roi Casimir le Grand pour fortifier le royaume de Cracovie et pour défendre la route commerciale qui reliait la capitale (Cracovie) à la riche région de la Grande Pologne. Au cours des siècles, les châteaux passèrent sous le contrôle de puissantes familles qui, une fois les menaces éloignées, les adaptèrent à une vie plus confortable avant de les abandonner. Construits avec la pierre des reliefs qui les entourent, les châteaux, ou plutôt leurs ruines, se fondent aujourd’hui dans le paysage.

Sur la quinzaine de châteaux, nous nous sommes arrêtés seulement à 4 d’entre eux.

 

Le premier rencontré est celui d’Olsztyn*

Les vestiges et le donjon cylindrique caractéristique (le haut est en briques) s’élèvent sur l’herbe rase d’une colline isolée. Ce palais résidentiel fut détruit par les forces suédoises.

 

3ème épisode  :  En Pologne
3ème épisode  :  En Pologne

Un peu plus au sud, le château de Mirów est du 14ème siècle. Il fut déserté au 17ème siècle.

3ème épisode  :  En Pologne

A 3 km, voici le château de Bobolice. Il est aussi du 14ème mais a été abandonné au 18ème.

Sa restauration paraît un peu artificielle, surtout quant on voit la photo d’avant. Mais peut-être que ça été fait d’après des croquis d’époque ?

Le voici avant la restauration :

3ème épisode  :  En Pologne

Et le voici aujourd'hui :

3ème épisode  :  En Pologne

Enfin voici le château d’Ogrodzienec**. Construit au 14ème siècle sur l’éminence la plus élevée de la région, il fut complètement remanié au milieu du 16ème siècle dans le style Renaissance. Il fut détruit par les Suédois au 17ème et en partie reconstruit avant d’être définitivement abandonné en 1810. Ses ruines sont vraiment spectaculaires . Elles forment un enchevêtrement de tours crénelées et de murailles dans un paysage de roches sauvages. La visite nous a pris presque une heure. Un vrai labyrinthe !

3ème épisode  :  En Pologne

En plus, les « marchands du temple » sont légion tout autour, avec parc d’attraction, bobsleigh d’été, train fantôme, etc … Mais plus nous approchions de l’heure de fermeture, plus ça se vidait.

3ème épisode  :  En Pologne

 

Quelques exemples des armes qui ont été employées dans ce château ...

 

3ème épisode  :  En Pologne

 

14 Juin 2018 : dans le Parc National d’Ojcow

 

Il occupe le fond d’une profonde vallée où confluent deux rivières. « Ses versants abritent un paysage unique propice à la rêverie et aux plus belles balades. La marche et le vélo sont le meilleur moyen pour le découvrir » nous dit le Michelin. Nous avons donc opté pour le vélo.

Peu de cyclistes (nous n’en avons croisés que 3) mais une multitude de bus qui déversent des scolaires de tous âges.

 

En fait, le circuit vélo n’a aucun intérêt, c’est pourquoi il y a si peu de cyclistes. Nous l’avons compris après. C’est un parc qu’il faut parcourir à pied … mais pas les jours de sortie scolaire !

 

Voici tout de même les quelques photos que nous en avons rapportées :

3ème épisode  :  En Pologne

Cette chapelle (Kaplica na Wodzie) a été bâtie en 1901 sur la rivière Prądnik. Son curieux emplacement respecte une loi interdisant l’édification de lieux de cultes sur la terre d’Ojcow … mais pas sur l’eau !

 

Voici maintenant le Château Pieskowa Skała. Du 14ème, remodelé au 16ème en style Renaissance, c’est maintenant un musée. Mais j’aime ses jardins à la française.

3ème épisode  :  En Pologne

Et voilà la Massue d’Hercule. Elle doit son nom à un sorcier qui aurait lancé au diable le défi de renverser un rocher cul par-dessus tête. Il n’a manifestement pas relevé le défi ! On aperçoit le château, un peu plus loin.

Près de 400 grottes percent ce relief calcaire, qu’on ne peut atteindre qu’à pied. Mais Lourdes (ou son imitation) est présente ici.

3ème épisode  :  En Pologne

15 Juin 2018 : Cracovie (Kraków)

 

Etablie au pied des premiers chaînons des Beskides carpatiques, sur la rive gauche de la haute Vistule (Wisła), Cracovie constitue le véritable joyau urbain de la Pologne, classée par l’UNESCO sur son premier inventaire du Patrimoine mondial dès 1978. Chère au cœur des Polonais, cette élégante métropole culturelle et universitaire, ancienne capitale royale, incarne le berceau de la nation et de la culture polonaises.

 

Arrivés en bus près du Palais des Congrès, nous n’avions qu’à traverser la Vistule pour être au pied du château.

3ème épisode  :  En Pologne

Le Château du Wawel occupe, avec la Cathédrale, une petite colline calcaire qui domine de 25 mètre la rive de la Vistule. Ce haut lieu de la conscience nationale polonaise symbolise, depuis le 11ème siècle, l’association du pouvoir religieux avec le pouvoir séculier. D’autant plus symbolique que la cathédrale fut également le lieu de couronnement des rois et qu’elle abrite le panthéon des dynasties royales.

Manque de chance, la « pure splendeur » de la cour intérieure est recouverte d’échafaudages. L’intérieur de la cathédrale est noir de monde et les photos y sont interdites, tout comme dans le château dont nous avons visité les Appartements d’Etat.

Voilà tout ce que j’ai pu faire pour vous : l’extérieur.

 

3ème épisode  :  En Pologne

En flânant par la rue Kanonicza, nous sommes arrivés à la Basilique des Franciscains, dans l’idée d’y admirer les splendides vitraux*** et fresques** art nouveau de Stanislas Wysppiański, qui font aujourd’hui toute sa valeur et sa renommée.

3ème épisode  :  En Pologne

Collegium Maius, églises St André et Saints Pierre et Paul

 

3ème épisode  :  En Pologne

Et même une curieuse pancarte. On s’est demandé ce qu’elle venait faire au milieu d’autres en polonais …

 

3ème épisode  :  En Pologne

Enfin, c’est la fameuse Place du Marché, ou Rynek

Je ne vous détaille pas les monuments. C’est le coup d’œil qui compte, quand on y arrive !

3ème épisode  :  En Pologne

 

Ce qu’on voit d’abord, c’est la Halle au Drap*.

Allongée au milieu de la place, son imposante silhouette, fameuse pour ses créneaux ornés de jolis mascarons de pierre, concourt certainement pour beaucoup à la beauté de la place. Bâtie à la fin du 14ème siècle et affectée au commerce du drap, elle fut détruite dans un incendie en 1555 et reconstruite aussitôt dans le style Renaissance. Enlaidie au fil des siècles, elle fut redessinée en 1875 par l’ajout des arcades latérales dans un style néogothique.

Vouée au commerce touristique, comme les arcades, on n’y vend plus du drap, mais de l’artisanat polonais.

 

3ème épisode  :  En Pologne

L’autre Monument, c’est l’Église Notre-Dame***.

Principale église paroissiale de Cracovie, son altière façade domine obliquement l’angle nord-est du Rynek. Dédiée à l’Assomption de la Vierge, elle est la 3ème du nom à avoir été bâtie sur cet emplacement. Reconstruite entre 1355 et 1408 en style gothique, elle incarne la toute-puissance de la bourgeoisie cracovienne qui finança sa construction.

Plusieurs anecdotes concernent ses tours dissymétriques : 81 m et 69 m. Selon l’une d’elles, deux frères architectes auraient rivalisé pour leur construction jusqu’à ce que l’assassinat de l’un par l’autre ne mette un coup d’arrêt à la construction. Le fratricide fut exécuté dès le lendemain, mais aucun architecte n’accepta jamais de terminer l’autre tour, marquée par l’empreinte du crime, conduisant la municipalité à la faire coiffer, en l’état, d’une coupole.

 

Le retable de l’autel principal, pièce maîtresse de l’église, est un polyptyque de cinq panneaux, exécuté en bois de tilleul peint et doré. Cet éclatant joyau fut réalisé entre 1477 et 1489. Il mesure 13 m de haut sur 11 m de large, et constitue l’un des plus grands maître-autels gothique du genre. Orné de près de 200 personnages, il est consacré à la vie de la Vierge.

3ème épisode  :  En Pologne

En repartant, nous nous sommes attardés au pied du Château Wawel où se préparait une fête médiévale pour le week-end, cet à dire demain. Les boutiques se mettent en place, et justement, un jeune groupe folklorique fait ses premières armes.

Voici donc un petit échantillon de danses traditionnelles polonaises.

 

3ème épisode  :  En Pologne

16 Juin 2018 : en Vallée du San**

 

C’est un itinéraire, au nord de Sanok, qui permet de découvrir des églises gréco-catholiques anciennes (16ème siècle), en bois. Il longe la rivière San, et nous avons fait en vélo la boucle de 20 km qui permet de voir les quatre plus belles de ces églises. Pas l’intérieur, malheureusement, car elles sont fermées en dehors des offices.

 

Tout d’abord celle de Hłomcza, flanquée de 2 chênes pluriséculaires classés, qui mesurent au moins 4 mètres de circonférence.

3ème épisode  :  En Pologne

Voici maintenant celle de Dobra, avec son beau clocher décalé. Voyant ses 3 dômes, j’en déduit qu’elle a été construite par des orthodoxes. Mais je n’ai aucun renseignement pour me dire si elle l’est toujours.

 

3ème épisode  :  En Pologne

La troisième nous a donné bien du mal ! Perchée en haut d’une colline très pentue, en pleine forêt, il nous a fallu laisser nos vélos en bas. Et le sentier grimpe tout droit, sans aucun virage.

C’est l’église de Ulucz, et c’est le joyau de la région. C’est la plus vieille église en bois de type oriental de Pologne. Elle a été construite en 1510. Sur la porte, une photo de l’iconostase que je vous reproduit. Et la petite chapelle au pied de la montée est sans doute là pour donner du courage ...

 

3ème épisode  :  En Pologne

Là, nous nous somme amusés à observer ces 2 beaux lézards … avant de continuer notre route en passant le San sur cette belle passerelle.

3ème épisode  :  En Pologne

Il en restait une, au bout d’une route en cul-de-sac. Celle de Łodzina.

Nous en avons fait le tour, tranquillement, et au moment de repartir, nous apercevons, dans le pré voisin, un homme qui cueillait des cerises. Il nous hèle (en polonais, bien sûr) et descend de son échelle pour venir vers nous. Nous avons fini par comprendre :

1) qu’il avait la clé de l’église et qu’il pouvait nous l’ouvrir.

2) qu’il nous proposait de prendre quelques poignées de cerises dans son seau. Huumm. Quel régal. Ce soir je ferai un clafoutis de ces petites cerises noires.

Malheureusement, le manque de lumière m’a fait manquer les photos de l’intérieur, qui sont toutes floues. Dommage. Mais merci beaucoup quand même.

3ème épisode  :  En Pologne

Nous passerons la nuit au bord du San, dans cette belle vallée aussi tranquille que sa rivière, et demain, nous partons à la découverte des BIESZCZADY.

 

17 et 18 Juin 2018 : dans les Bieszczady

 

Voilà, nous y sommes., dans l’extrême sud-est de la Pologne, où nous allons flirter avec la frontière de l’Ukraine. C’est un petit massif de moyennes montagnes, très peu peuplées du fait de leur topographie et de leur histoire politique récente. Elles sont pourtant maintenant une des régions les plus appréciées des amoureux de la nature et du patrimoine religieux. Nous ferons les deux.

Côté nature, ce sera une randonnée vers un sommet.

Côté patrimoine religieux, nous nous contenterons de la belle église de Smolnik**, bien que nous en ayons croisé plusieurs autres en chemin. A l’origine, elle était gréco-catholique, mais elle est aujourd’hui utilisée par la communauté catholique romaine. Ça se voit tout de suite à l’intérieur. Elle fut construite en 1791 dans le pur style de l’architecture Bojko, un des 4 groupes ethniques qui occupaient la région et qui furent les principales victimes des déportations à partir de 1947. Cette église, qui a échappé à la destruction, est un des rares restes de leur culture.

Vous remarquerez le curieux lustre en bois de cerf.

 

3ème épisode  :  En Pologne

Smolnik fait partie du district de Lutowiska, surnommé « l’Alaska polonais ». Non à cause de son climat, mais à cause de sa faible densité de population. Il est le moins peuplé de Pologne, avec 5 habitants au km². Pourtant, en 1939 on y comptait 3500 habitants. En 1951 il ne restait que 28 familles. Entre-temps, 650 juifs avaient été exécutés par les nazis en 1942, et la majeure partie des habitants, expulsés ou tués par les troupes soviétiques en 1947, soit pour leur appartenances à des groupes ethniques, soit pour leur attachement à leur religion gréco-catholique.

Il ne reste de ces communautés que les cimetières et une église catholique romaine, celle de Smolnik.

 

Nous avons été randonner dans le massif Połonina Wetlińska.

Une montée en ligne presque droite de 400 m de dénivelé, en partie en forêt et le tiers d’en haut dans une grande prairie pleine de fleurs. Du sommet arrondi, on domine un paysage qu’aucun obstacle ne perturbe : les Bieszczady polonaises, ukrainiennes et les massifs slovaques s’étendent à perte de vue (dans la brume). Aucun village, aucune trace humaine, si ce n’est le parking du départ.

3ème épisode  :  En Pologne

La faune recensée dans ces massifs est riche mais difficile à voir, à part les cigognes dans les villages : bisons d’Europe, ours, loups, castors, lynx, aigles dorés. Avec le nombre de randonneurs, inutile d’espérer rencontrer un de ces spécimens …

Pour les fleurs, voici de charmants petits œillets, de belles épervières, mais les noms des 2 autres me sont inconnus. Surtout cette grande fleur blanche que je ne crois pas avoir vue dans nos montagnes. Je fais appel à vous pour me trouver leur nom, car mon temps de connexion internet est très limité. Merci de répondre dans les commentaires, comme ça, tout le monde en profite.

3ème épisode  :  En Pologne

Le lendemain, en continuant notre route vers l’ouest, voici deux autres églises en bois :

L’église de Radoszyce, dédiée à St Dimitri, est gréco-catholique. Pour entrer dans l’enceinte, on passe sous ce curieux clocher-portail en briques. Fermée. Dommage.

3ème épisode  :  En Pologne

L’église de Komańcza - église de la Protection-de-la-Vierge – a été construite en 1802, et l’iconostase en 1832. Malheureusement, elle a récemment entièrement brûlé. Elle a été reconstruite en 4 ans selon les techniques d’architecture du peuple Łemko, c’est à dire sans aucun clou. Tout y tient par emboîtement. L’iconostase a été reproduit quasi à l’identique. Elle n’est en service que depuis 4 ans et arbore encore un air de neuf. Il ne reste à refaire que les peintures des murs intérieurs, ce qui demande beaucoup d’argent, car les « monuments historiques » exigent qu’elles soient refaites aussi à l’identique.

3ème épisode  :  En Pologne

Nous allons maintenant passer en Slovaquie pour quelques jours. Mais nous reviendrons en Pologne pour crapahuter un peu au pied du massif des Tatras. C’est le petit rajout en pointe en bas de la carte.

 

A bientôt donc pour le 4ème épisode, en Slovaquie, et la fin du 3ème épisode.

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9 juin 2018 6 09 /06 /juin /2018 20:10

Voici en gros le parcours tordu que nous avons effectué dans ce pays. Il y a encore beaucoup à voir ...

2ème épisode :  en République Tchèque

Le 25 mai 2018, nous sommes donc entrés dans ce pays pour seulement 24 h, car c’était le plus court chemin pour gagner la Suisse Saxonne. Mais nous nous sommes tout de même arrêtés dans le charmant village de Loket Nad Ohří*.

Sa situation dans une boucle très serrée de la rivière y est pour quelque chose : on se croirait sur une île !

Non seulement les maisons y sont jolies et on y trouve une Auberge du Cheval Blanc dans laquelle Gœthe a résidé, mais elle est couronnée par un château à la superbe silhouette.

 

2ème épisode :  en République Tchèque

Petite balade en vélo au bord de la rivière. Elle est encore toute marron des orages qui ont sévi hier, ici aussi.

 

2ème épisode :  en République Tchèque

Quand au château de Hasištejn, il a été fondé au 13ème siècle. Modifié et fortifié au 15ème, il contenait de précieuses collections d’œuvres artistiques et une riche bibliothèque quand il a pris feu en 1560. Délaissé et inhabité depuis le 17ème siècle, il est devenu une ruine. Après 1891, il a été partiellement restauré.

2ème épisode :  en République Tchèque
2ème épisode :  en République Tchèque

Après cette visite, nous avons roulé de nouveau vers l’Allemagne.

Vous trouverez cette partie, la Suisse Saxonne, à la fin du 1er épisode.

 

29 mai 2018 : en Suisse Tchèque

 

Nous revoilà en République Tchèque, à quelques km de la frontière allemande, à Hrensko.

C’est le même massif gréseux que de l’autre côté de la frontière. Alors, qu’elle soit tchèque ou saxonne, pourquoi appelle-t-on Suisse ce massif qui n’a rien à voir avec les Alpes ?

Il s’agirait en fait d’un hommage à 2 artistes Suisses, qui, émerveillés par la région, auraient contribué à la faire connaître au monde. Là aussi, les étranges formations rocheuses datant de centaines de millions d’années sont les objectifs principaux des randonneurs.

 

Nous aussi nous avons choisi la destination la plus connue : Pravičická Brána, un pont naturel de 30 mètres de haut.

On ne peut l’atteindre qu’à pied (1 h 30 à 2 h de marche) et pour ce faire, nous sommes debout à 6 h 30 pour le départ à 8 h. Car la boucle comporte 16,5 km et 650 mètres de dénivelé, et on prévoit de la faire tranquillement en 7 h (en fait, on mettra 7 h 30). Et puis nous aurons moins chaud (à 8 h il fait déjà 23°, et ça montera jusqu’à au moins 29°). Enfin, il y aura moins de monde.

2ème épisode :  en République Tchèque

Nous voilà arrivés à Pravičická Brána, que nous découvrons avec le pittoresque restaurant à son pied.

2ème épisode :  en République Tchèque
2ème épisode :  en République Tchèque

Pravičická Brána est la plus grande arche de grès naturel en Europe, et l’endroit le plus recherché de la Bohême Suisse. 100 000 visiteurs y viennent chaque année. L’arc monumental fascine non seulement les visiteurs, mais aussi les scientifiques. Ils ne comprennent pas comment ça se fait qu’il ne soit pas encore effondré.

Il semble que c’est parce qu’il est formé de deux rochers différents. Ce qui lui permet de résister à la dilatation et au retrait du grès en fonction des changements de température.

C’est ce que nous avons cru comprendre d’après les panneaux informatifs en tchèque et en allemand.

2ème épisode :  en République Tchèque

Quittant les hauteurs, notre itinéraire descend alors dans le cours de la Kamenice. Après avoir suivi le bord de la rivière sur 2 km, la gorge devient si étroite qu’aucun chemin ne peut y exister. Un habile barrage de troncs d’arbres la rend alors navigable sur 1 km, et des bateliers transportent les gens à l’autre bout en 20 minutes, sans moteur, avec une longue perche, comme de grosses gondoles.

2ème épisode :  en République Tchèque
2ème épisode :  en République Tchèque

Nous avons bien apprécié ce temps de repos, car 3 km dont la moitié en montée nous séparaient encore de notre maison roulante. Mais je ne résiste pas à vous montrer encore le style de beaucoup de maisons de la région :

2ème épisode :  en République Tchèque

Ouf ! Repos bien mérité !

 

 

30 mai 2018 : la vallée de l’Elbe

 

En remontant la vallée de l’Elbe, nous nous dirigeons vers Prague (Praha).

Un arrêt à la ville-forteresse de Terezín.

Bâtie en 1780 pour protéger les habitants de l’arrivée éventuelle des Prussiens, elle fut transformée par les nazis en camp de concentration où ont transité des prisonniers et des juifs de toute l’Europe. La Grande forteresse fut transformée, dès 1941, en ghetto où 140 000 juifs (hommes, femmes et enfants) venus des pays tchèques mais aussi de toute l’Europe, y séjournèrent. Il était présenté à la population juive comme un refuge par les autorités (au musée nous avons vu un extrait d’un film de propagande nazie) et attira une partie de l’élite culturelle et intellectuelle juive. Ces « volontaires » comprirent vite qu’ils étaient en fait dans un camp de triage. 62 % d’entre eux furent déportés à Auschwitz – seuls 5 % survécurent dont 150 enfants sur 10 000 (leurs dessins ont été sauvés grâce à leur institutrice et on peut en voir de nombreux au musée du ghetto) – ou encore à Dachau. Pour faire de la place, la population locale de Terezín fut expulsée en 1942. Malgré cela, les conditions de vie terribles et le surpeuplement entraînèrent la mort de 34 000 personnes.

 

2ème épisode :  en République Tchèque

La Petite forteresse servit dès 1940 de prison spéciale de la Gestapo.

Exécutions, tortures, maltraitance, mais aussi la faim, le surpeuplement, le manque d’hygiène et les épidémies étaient le quotidien. Et les prisonniers étaient assujettis au travail obligatoire.

 

Aujourd’hui, le cœur de la ville est riant et pimpant. Mais certaines rues adjacentes, non restaurées et sans doute non habitées, ne donnent pas envie d’y vivre.

2ème épisode :  en République Tchèque

Et Maintenant, en route pour Prague !

 

31 mai 2018 : Prague

 

Ce sera Prague vite fait, car il y a trop de monde pour nous ! Et encore, nous ne sommes pas en pleine saison ! Et pour être un peu plus tranquilles, nous avons quitté l’aire de stationnement des camping-car à 7 h 15, pour nous rendre dans la vieille ville en métro. A 7 h 30 nous étions sur le Pont Charles.

C’est l’un des ponts les plus spectaculaires d’Europe. Il enjambe la Vltava pour relier la vieille ville (Stare Mesto) et le quartier de Malá Strana où se trouve le château royal. Avec ses 16 arches et ses 500 mètres de long, c’est un chef-d’œuvre de l’architecture médiévale. Commencé en1357 sur l’ordre de Charles IV, il ne fut terminé qu’en 1402.

 

En 1683, suivant le modèle du pont Saint Ange, à Rome, on y installa des statues qui illustrent l’histoire religieuse de la cité. Jusqu’en 1850 il était l’unique pont de Prague.

2ème épisode :  en République Tchèque
2ème épisode :  en République Tchèque

De là, nous sommes montés (au moins 200 marches en plus de la côte) au Château Royal, bien que, des rives de la Vltava, il semble quelque peu austère. Mais je désirais visiter la Cathédrale St Guy, l’une des plus belles cathédrales gothiques d’Europe.

Nous sommes arrivés 20 minutes avant l’ouverture en se disant qu’on avait juste le temps d’en faire le tour. Mais une fois fini le tour, il y avait au moins 150 personnes qui faisaient la queue pour entrer, et que l’on avait pas vues venir par le côté opposé. Alors j’ai abandonné l’idée de voir l’intérieur. Je me contenterai des photos d’internet.

Mais voilà au moins à quoi ressemble l’extérieur :

2ème épisode :  en République Tchèque

Quelques détails de plus :

2ème épisode :  en République Tchèque

C’est en traversant les Jardins Royaux que nous sommes redescendus vers la vieille ville, fuyant les hordes de touristes de tous pays arrivant par centaines. Nous y avons rencontré la Salle du Jeu de Paume. Sa façade couverte de sgraphites est d’un très bel effet, et j’ai enfin pu en voir de près.

2ème épisode :  en République Tchèque
2ème épisode :  en République Tchèque

Et de là, on a pu admirer la Cathédrale St Guy dans son ensemble :

2ème épisode :  en République Tchèque

Pour visiter la Vieille Ville (Staré Město), vous préférez : la Mercédès, la calèche, ou la vieille Traban ?

2ème épisode :  en République Tchèque

C’est seulement dans les quartiers Staré Mesto (vieille ville) et Josefov (quartier juif) que nous nous sommes promenés. Pas une vraie visite de la ville, plutôt une promenade. Trop de monde pour notre goût. Si vous voulez en savoir plus, ouvrez un guide touristique. Moi je vous livre seulement quelques photos.

 

D’abord, la place principale : Staromestské Namesty.

On y trouve, entre autres, l’Hôtel de Ville (couvert d’échafaudages, on ne peut pas voir l’horloge astronomique), et l’église Notre Dame du Týn, dont nous avons eu bien du mal à trouver l’entrée ! Car elle n’a pas de façade sur la place, mais elle domine l’espace de ses deux tours sombres de 70 mètres. Elle est complètement insérée dans le tissu urbain puisqu’on accède à son entrée en traversant une maison particulière. Dans l’une des maisons voisines, on pouvait d’ailleurs suivre l’office d’une fenêtre qui donnait directement sur la nef.

2ème épisode :  en République Tchèque
2ème épisode :  en République Tchèque
2ème épisode :  en République Tchèque

Nous avons poussé jusqu’à la Tour Poudrière, et ce bel hôtel en style Sécession tout à côté. Elle marque l’entrée de la vieille ville, du côté de Kutna Hora. Mais ce n’est qu’au 18ème qu’elle est utilisée pour le stockage de la poudre, d’où son nom.

2ème épisode :  en République Tchèque

Puis nous sommes revenus vers Josefov où j’ai visité la Synagogue Vieille-Nouvelle.

Cette synagogue est la plus ancienne dEurope. Construite en 1270, de style gothique, elle est très dépouillée. Elle s’appelait à l’origine : Nouvelle, mais une autre de ce nom a vu le jour juste à côté, d’où le changement de nom en Vieille-Nouvelle.

2ème épisode :  en République Tchèque

1er et 2 Juin 2018 : en Bohême Centrale

 

Une petite (33 km) virée en vélo pour nous changer de la ville. Nous sommes partis du Lac Velká America au-dessus duquel nous avons passé la nuit.

2ème épisode :  en République Tchèque

Dans la forêt, nous avons rencontré une voie ferrée (ancienne) qui nous a conduits à un ancien site minier calcaire, Solvayvi Lomy, transformé en musée de plein air. Il semble que d’anciennes locomotives de la mine transportent encore des passagers dans de rustiques wagons aménagés de sièges (des planches en bois), car il y avait là un groupe d’enfants, sans doute une classe de maternelle, qui ne pouvaient pas être venus là à pied !

 

2ème épisode :  en République Tchèque

Nous devions aussi passer au village de Karlstejn, pour visiter le château.

Hélas ! L’orage nous a surpris en route et nous y sommes passés le plus vite possible, tout trempés.

Mais qu’à cela ne tienne, après la fin de la pluie, bien secs, nous y sommes retournés en camping-car … pour nous apercevoir que l’unique parking, au bord de la rivière, se situe à 2 km du château qui, lui, est construit sur un rocher, à 319 m. Alors que nos vélos nous auraient amenés juste à son pied !

2ème épisode :  en République Tchèque

Le château de Karlstejn a été fondé par Charles IV qui voulait y abriter les joyaux de la couronne impériale et royale.

Bien sûr, ils n’y sont plus. Certains sont à Vienne, les autres en Allemagne … mais il y a les copies de 2 couronnes. Mais difficiles à photographier avec les reflets de la vitrine.

2ème épisode :  en République Tchèque
2ème épisode :  en République Tchèque

Je vous fais grâce du reste de la visite …

 

Ce matin, après quelques courses, nous sommes arrivés à Pruhonice.

Ce parc a été fondé en 1885 et a accueilli une multitude de plantes exotiques et indigènes. Une large collections de Rhododendrons (plus de 8000 arbustes !). Malheureusement, il aurait fallu venir il y a 15 jours, car ils sont maintenant tous défleuris, à l’exception de celui-ci :

2ème épisode :  en République Tchèque

Plusieurs itinéraires, de 3 à 10 km permettent d’admirer toutes les richesses de ce parc dont le château, qui ne se visite pas, n’est qu’un ornement parmi d’autres. Nous avons choisi le circuit jaune, de 5 km. En voici quelques extraits :

 

2ème épisode :  en République Tchèque
2ème épisode :  en République Tchèque

Et je me suis payé le luxe de tenter d’imiter Monet :

2ème épisode :  en République Tchèque

3 Juin 2018 : en Bohême du Sud

 

Tabor la Hussite. C’est en 1420 que cette ville est crée par les plus ardents fidèles du prédicateur Jan Hus, brûlé cinq ans auparavant sur le bûcher de Constance. Ils se réfugient sur cette élévation facile à défendre, y aménagent une forteresse et la nomment Tábor.

De là, ces fous de Dieu pour certains, promoteurs d’un nouvel ordre social pour d’autres, organisent des raids meurtriers dans la région pour propager leur foi et défier l’Église catholique. C’est le commencement des guerres hussites. Elles ne prendront fin qu’en 1434.

 

Nous sommes montés à pied au centre-ville historique : la place Žižkovo Náměstí, du nom du chef Hussite qui terrorisa le pays.

2ème épisode :  en République Tchèque

L’après midi, nous avons continué notre progression vers le sud de la Bohême, et une belle balade à vélo, en ce dimanche, nous a procuré 3 beaux moments :

 

                                    1)  une fête foraine dans un petit village, nous a rappelé celles de notre enfance : des balançoires, des auto-tampons, des marchands de pain d’épice sous les platanes. Ambiance bon enfant, flons-flons. Des musiciens qui jouent sous une tente, des jeunes gens qui s’affrontent au sport national. Ici, le hockey. Pour moi, il ne manquait que le manège de chevaux de bois.

2ème épisode :  en République Tchèque

 

                                    2)  à Hluboka nad Vltavou, c’était prévu, nous sommes montés jusqu’au château. A défaut de le visiter, il fallait bien le voir de près, surtout qu’on pouvait accéder en vélo dans les jardins et le parc.

Bâtie sur un éperon rocheux surplombant la Vltava, cette résidence royale qui remonte au 11ème siècle fut acquise par les princes Schwarzenberg en 1662, puis transformée au 19ème siècle dans le style néogothique Tudor, sur le modèle de Windsor. Ça donne une chose assez extraordinaire, hérissée de tours crénelées.

 

2ème épisode :  en République Tchèque

Voici la cour intérieure, d’où partent les différentes visites. La petite photo du milieu, c’est la poignée de la grande porte.

2ème épisode :  en République Tchèque

Jouxtant le château, dans le style Baltard, une grande galerie précède les écuries.

2ème épisode :  en République Tchèque

                                               3)  quand nous sommes arrivés au camping-car, une petite fête folklorique avait lieu sur la place de l’église, juste à côté.

2ème épisode :  en République Tchèque

4 Juin 2018 : encore en Bohême du sud

 

L’UNESCO a inscrit le village d’Holašovice en 1998 pour « un système moyenâgeux presque entièrement préservé de maisons, d’habitations et de granges ».

Voici la curieuse histoire de ce village : il est connu depuis la moitié du 13ème siècle, mais il connut ensuite 2 coups du sort. Le premier au 16ème siècle, lorsque presque tous les habitants, tchèques d’origine, succombèrent à la peste. Presque aussitôt, il fut colonisé par de nouveaux colons allemands.

Le second fut au début de la Seconde guerre mondiale lorsque se réalisèrent les efforts de la population allemande locale de relier la commune au territoire du Reich. En 1946 fut alors menée une expulsion de force qui frappa la plupart des habitants de nationalité allemande. Dans les maisons vides s’installa une population tchèque de l’intérieur du pays, dont peu construisirent mais seulement réparèrent et entretinrent le patrimoine existant. C’est ainsi que s’est conservé cet ensemble d’une quarantaine de maisons et fermes, avec leurs granges, greniers, aire de battage, étables et écuries. On peut voir devant les maisons des bascules ou des puits à piston creusés à la main. La chapelle est de 1755. La plupart des bâtiments datent d’avant 1827, et les autres entre 1840 et 1880. Ce style est appelé « baroque rural ».

2ème épisode :  en République Tchèque

Et puis une longue balade en vélo (30 km) nous a conduits jusqu’au château Dívčí Kámen. Ce qui signifie : « La pierre de la jeune fille ». Mais on ignore pourquoi.

Une rencontre (en anglais) avec des cyclistes Tchèques, un petit tour au resto de village pour y déguster ensemble une spécialité (médaillon de porc aux cranberries) et voilà encore une belle journée sous le soleil.

2ème épisode :  en République Tchèque

5 Juin 2018 : de la Bohême du sud à la Moravie du sud

 

Une perle enchâssée dans un méandre de la Vltava. C’est ainsi que les guides présentent Český Krumlov, inscrite au patrimoine mondial par l’UNESCO.

Moi j’ai été plutôt déçue. Il est vrai que je n’ai pas visité le château, qui est immense et conserve de très belles collections, paraît-il.

Voici tout de même quelques photos matinales.

2ème épisode :  en République Tchèque

Nous arrivons maintenant en Moravie du sud.

C’est une région de douces collines, céréales ou pâtures, dont les hauteurs sont coiffées de forêts sombres tandis que les rivières paresseuses ont creusé de profonds méandres. Les routes sont bordées de cerisiers dont nous avons déjà profité.

Nous nous sommes arrêtés pour visiter la jolie ville de Telč, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO (et là, je n’ai pas été déçue. C’est la plus belle de toutes celles que j’ai visitées jusqu’à présent). Tout près de la Bohême, elle en a encore les caractéristiques.

Construite au 14ème siècle par les seigneurs de Hradec, elle a assis sa prospérité sur l’exploitation de ses viviers. Ses grands étangs, réunis par un canal qui traverse le parc du château, contribue grandement au charme du lieu, même si je ne vous les montre pas en photo.

 

La grand-place, immense, constitue un ensemble exceptionnel délimité par un bel alignement de maisons à arcades et à pignons de couleurs pastel. Elle est pavée et animée par deux fontaines et un colonne de la peste de 1720.

L’orage menaçant nous a dissuadés d’effectuer la visite au cours d’une balade en vélo. Dommage.

2ème épisode :  en République Tchèque
2ème épisode :  en République Tchèque

Comme il restait du temps pour le parc-mètre, nous sommes allés visiter le Musée Technique.

Etonnante collection de véhicules (dont 4 Rolls anciennes) et de landaus, avec des poupées d’époque. Celui à capote violette était à la mode entre 1920 et 1925.

Et quantité d’autres choses et véhicules …

2ème épisode :  en République Tchèque
2ème épisode :  en République Tchèque

6 et 7 Juin 2018 : encore en Moravie du sud

 

Aujourd’hui, nous avons parcouru en vélo l’Aire de Lednice-Valtice.

Cette zone viticole a été transformée en parc géant par la famille Liechtenstein. Cette influente famille qui régna ici durant 600 ans, principalement depuis le superbe château baroque (18ème) de Valtice, décida en effet de créer un immense parc, courant jusqu’à sa résidence d’été de Lednice. Pour y parvenir, ils plantèrent des arbres, tracèrent des allées, asséchèrent des marais, ajoutèrent des ponts, des temples, des tours et transformèrent le paysage à leur guise. Cette aire est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Voici le château de Lednice. D’un fort gothique devenu château renaissance transformé en baroque, la reconstruction de 1848-1858 en style Tudor (gothique anglais) n’a pas laissé grand-chose !

2ème épisode :  en République Tchèque

Une allée de tilleuls de 7 km relie les 2 châteaux. Mais aussi une piste cyclable, qui se promène dans le parc, reliant les différentes constructions : un Minaret (mais qu’on ne peut atteindre en vélo (1), le Temple des Trois Grâces (2), le Temple d’Apollon (3), le Temple de Diane aussi appelé « Rendez-vous »(4), et d’autres dont j’ai loupé les photos.

Nous l’avons donc parcouru de manière à faire une boucle de 25 km, et nous avons regagné le camping-car juste avant l’orage quotidien.

2ème épisode :  en République Tchèque

Voici le château de Valtice. Plus authentique que l’autre (mais moins beau ?) sa dernière transformation date du début du 18ème siècle, qui en a fait un monument d’architecture baroque. Il possède, lui, 9 caves à vin, sur plus de 700 m de long !

2ème épisode :  en République Tchèque

La Porte des Cieux (en latin Porta Coeli), est un couvent exceptionnel situé près de la petite ville de Tisnov. Aujourd’hui encore y vit une communauté de sœurs cisterciennes qui entretiennent le caractère spirituel du lieu. Il a été fondé au 13ème siècle, et l’église du couvent est un véritable exemple de gothique français en République Tchèque.

Le décor floral de son portail est fascinant, ainsi que les 12 apôtres qui remplacent les colonnes. Dommage que l’église soit fermée.

2ème épisode :  en République Tchèque
2ème épisode :  en République Tchèque

Le château fort de Pernstejn est niché sur un éperon rocheux, au cœur de la forêt.

C’est un château étrange. Voire sinistre. Il ne manque que les cris de corbeaux volant autour de cette curieuse tour, appelant le fantôme de la Dame Blanche.

D’ailleurs il est très convoité par les cinéastes du monde entier.

Fondée au 13ème siècle, cette forteresse de la famille Pernstejn, entièrement reconstruite à la Renaissance, oppose la sévérité toute militaire de l’extérieur à la richesse de l’intérieur, réaménagé, pour la plupart des pièces, au 18ème et 19ème siècle.

2ème épisode :  en République Tchèque
2ème épisode :  en République Tchèque

8 Juin 2018 : tout près, et même, En Pologne

 

Laissant de côté la Moravie du nord, nous voici roulant vers la Pologne à travers la Bohême orientale. Allez voir sur la carte, au début.

Ce matin nous avons donc franchi la frontière polonaise, juste pour une randonnée dans le Parc National des Monts Tabulaires. La nature s’est ici laissée aller à toutes les excentricités que lui permet la structure géologique horizontale unique en Pologne. L’érosion a creusé un paysage spectaculaire, sculptant dans la roche calcaire les formes les plus étranges.

Depuis le bourg de Karlow, on gagne à pied la réserve de Szczeliniec Wielki** où les monts culminent à 919 mètres. Et à laquelle on accède par un escalier de 665 marches.

2ème épisode :  en République Tchèque
2ème épisode :  en République Tchèque

Cherchez la ressemblance !

2ème épisode :  en République Tchèque

De retour en République Tchèque, à Adrspach, à une quarantaine de km, un autre massif nous a offert ses rochers. La rivière Metují traverse ici la belle réserve forestière de CHKO Broumovsko où on découvre des formations rocheuses étranges, non plus en calcaire mais en grès, qui s’étendent sur plus de 25 km². Soit environ 400 formations rocheuses, dont les plus hautes du pays.

Mais si en Pologne nous sommes montés tout en haut, ici il faut les admirer d’en bas. Le grès est une roche fragile, pas question de l’escalader. D’ailleurs les chemins sont tous sableux de l’érosion de ces rochers.

Et d’abord un joli lac au départ du circuit (2,5 km en boucle).

 

2ème épisode :  en République Tchèque
2ème épisode :  en République Tchèque

Sur cette photo, avez-vous reconnu « le gant » et « le pain de sucre » ? Facile !

Maintenant nous entrons dans le mystère. Cette porte nous mène, par un long couloir, sombre et froid, jusqu’à une place où nous attendant des éléphants :

2ème épisode :  en République Tchèque

Voici maintenant : le pont du diable, la tour d’Eliska, le balcon de Juliette et une tête de lionne !

2ème épisode :  en République Tchèque

Et je ne peux pas finir sans vous présenter les amoureux et les jumeaux !

 

2ème épisode :  en République Tchèque

Et voilà. Demain, une belle randonnée vélo autour de ce massif, et nous quittons la République Tchèque, sans avoir tout vu ni tout fait. Forcément.

 

Ce que je peux dire de ce pays à ceux qui voudraient le visiter ?

C’est un beau pays, que peu de Français visitent en-dehors de Prague. C’est dommage.

Beaucoup de châteaux en tous genres, de sites naturels incroyables, des circuits vélo et randonnée très bien balisés dans tous les coins du pays, des villes et villages typiques dans chaque région, des festivités avec de beaux costumes …

Mais … les Tchèques ne sont pas d’un naturel souriant. Il faut leur parler une langue qu’ils comprennent pour les dérider … et à part la leur, ils ne connaissent que l’allemand. Peu parlent anglais. Heureusement, nous en avons rencontré !

 

Il y a très peu de camping-car, en majorité tchèques et quelques allemands. On en a croisé en moyenne 2 par jour ! Et sur les grands parkings touristiques, il n’y en avait jamais plus de 3 à la fois. Il faut dire que les structures d’accueil pour eux sont quasi-inexistantes : pas de bornes de vidange, même dans certains campings. Pas d’approvisionnement en eau en-dehors des campings. Pas d’aires de stationnement en dehors des très grandes villes.

Pour les routes, le réseau secondaire, hérité du communisme, est déplorable, mais beaucoup de tronçons ont été refaits, et alors c’est du billard ! Mais attention : les conducteurs tchèques roulent comme des fous. Pas tous, bien sûr, mais ça surprend !

 

Aujourd’hui 9 Juin 2018, nous arrivons en Pologne, et je vous dis : à dans une dizaine de jours pour le 3ème épisode. Bye bye !

2ème épisode :  en République Tchèque
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28 mai 2018 1 28 /05 /mai /2018 09:36

Prenez le temps de vous installer. Vous allez passer avec nous 7 jours en Allemagne.

 

Car, vous l’ai-je dit ? Votre feuilleton comprendra au moins 7 épisodes : un par pays visité.

19 et 20 mai 2018  : en Haute Forêt-noire

 

Le « tournage » du premier épisode a débuté dans l’après-midi du 19 par la traversée de la Haute Forêt-Noire***, celle du sud.

Rien que ce nom, ça évoque de sombres forêts de conifères, et un pays de légendes !

 

1er épisode : en Allemagne

Dans le sud, les hauts sommets se partagent la vedette avec de beaux lacs, notamment Schluchsee* (le plus vaste de la Forêt-Noire) et Titisee**.

Pourtant, nous sommes surpris par la variété des paysages : coteaux de vignobles et de vergers, hauts pâturages, forêts sombres. L’exploitation du bois est partout présente, avec l’horlogerie et le tourisme thermal ou de sports d’hiver. Et n’oublions pas les vieux châteaux et les Kloster et Stift (abbayes et monastères).

 

1er épisode : en Allemagne

Ce matin, nous sommes montés en vélo (9 km AR) au Mont Belchen***. Ce ballon de 1414 m domine le Wiesental et les vallées qui entaillent le flanc de la Forêt-Noire.

Dommage, la visibilité n’était pas bonne, et la température un peu fraîchounette : autour de 10°.

 

1er épisode : en Allemagne

 

Cet après-midi, nous avons été voir les Chutes de Todnau*, qui dévalent de 97 mètres.

Dans une combe boisée, un sentier longe les cascades, enjambant le torrent sur de petits ponts de bois au pied de chacune d’elle (il y en a 5).

1er épisode : en Allemagne

Pour terminer cette journée en Haute Forêt-Noire, voici un bel arbre de mai, pas encore fané.

La tradition de l’arbre de mai est un rite de fécondité lié au retour de la frondaison ; il consiste à planter un arbre, ou un mât qui le représente, dans le courant du mois de mai. On l’appelle ici Maibaum. Il s’agirait d’un vestige des Celtes qui ont peuplé le sud de l’Allemagne : venant des steppes orientales, ils vénéraient la nature et célébraient le début de l’été le 1er mai en érigeant un arbre autour duquel ils dansaient pour chasser les mauvais esprits.

Je pense que nous en verrons d’autres.

 

1er épisode : en Allemagne

21 et 22 mai 2018  : en Jura Souabe

 

A l’Est de la Forêt-Noire, entre Stuttgart et le Lac de Constance, les hauts plateaux calcaires du Jura Souabe culminent à 1015 m. Le « toit » de l’Allemagne du sud dessine un relief karstique jalonné de grottes, de landes à genévriers et de gorges encaissées. Là, entre de hautes falaises, le Danube (Donau) creuse son passage. Un paradis pour les randonneurs et les cyclistes (il y a des pistes cyclables partout !) et aussi pour les amateurs de vieilles pierres.

Et les bâtisseurs de châteaux du 19ème siècle s’en sont donné à cœur joie pour rebâtir en « néo » les vieilles demeures de deux dynasties glorieuses, celles des Hohenstaufen et des Hohenzollern.

 

Dès ce matin nous avons rencontré le Danube entre ses falaises, et nous l’avons accompagné un bon moment, passant près du Kloster Beuron et sous le château de Bronen.

1er épisode : en Allemagne

En guise de sommet, nous nous sommes contentés des 956 m du Raichberg*.

De l’un de ses promontoires (une belle promenade dans de grasses prairies), la vue se dégage sur la retombée du Jura Souabe et le château des Hohenzollern***, situé à plus d’1 km à vol d’oiseau. Mais l’orage qui grondait tout autour nous a fait renoncer à nous y rendre par les sentiers.

1er épisode : en Allemagne

La famille des Comtes issus de Zollern à partir du 11ème siècle, donna naissance à la dynastie des Hohenzollern : nommés Princes-électeurs au 15ème siècle, ils héritèrent du Duché de Prusse en 1618. En 1871, le Roi de Prusse Guillaume 1er fonde l’Empire allemand et devient Empereur … mais en 1918, son successeur Guillaume II doit abdiquer. - voilà pour la famille, en raccourci -

 

Pour le château, il a été rebâti en 1850 en style néo-gothique, sans fonction défensive mais d’après les plans originaux du premier château, datant des 11ème et 15ème siècles, et ruiné depuis.

 

Grâce à l’excellent zoom numérique de mon appareil photo, j’ai quand même pu faire ces 3 photos du château :

1er épisode : en Allemagne

De plus près, voici le château de Lichtenstein, fièrement dressé sur son piton. Cette fois-ci la promenade s’est faite dans ses jardins.

Bâti sur un rocher défendu par une coupure naturelle, il fut complètement refait et décoré dans le style « troubadour », en 1842.

1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne

Celui-là, perché lui aussi sur un piton, est bel et bien en ruine. C’est le château de Reussenstein**. Un fameux belvédère sur la combe de Neidlingen et la plaine de Teck.

 

1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne

Pour clore cette deuxième journée en Jura Souabe, nous nous sommes attardés dans le joli village de Wiesensteig.

 

1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne

23 mai 2018 : sur la Route Romantique, au nord de la Bavière

 

La Route Romantique est la route touristique la plus populaire d’Allemagne. Au gré de vallées fluviales, ou de collines fertiles, cet itinéraire de 350 km fait revivre à chaque étape des aspects du passé germanique. Nous n’en avons parcouru qu’un modeste tronçon de 45 km, rappelant surtout les grandes heures de vieilles cités médiévales comme Dinkelsbühl et Rothenbourg.

 

La première, Dinkelsburg*, est une ville moyenâgeuse idyllique, entourée de remparts et de tours, bordés sur un côté par une rivière. Elle a failli disparaître pendant la guerre de trente ans, et chaque année une grande fête commémore son salut.

On y voit beaucoup de magnifiques enseignes en fer forgé, et si les maisons se ressemblent un peu, c’est leur nombre et leurs diverses couleurs qui font le charme de la cité, avec quelques beaux spécimens de style renaissance.

1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne

La cathédrale St George, en gothique flamboyant, possède, à l’extérieur du chœur, une belle cène sculptée et polychrome, grandeur nature :

1er épisode : en Allemagne

La deuxième, Rothenburg***, bien à l’abri dans ses remparts, domine le cours sinueux de la Tauber. Particulièrement bien préservée, elle concentre un nombre impressionnant de bâtisses médiévales sur un site spectaculaire en bordure de falaise.

Dans ce véritable musée à ciel ouvert du Moyen Age, nous avons eu plaisir à nous promener, d’autant que le soleil était revenu. En suivant le chemin de ronde sur les remparts, élevés aux 13ème et 14ème siècles, on s’y croirait. Nous avons aussi admiré la barbacane de l’Hôpital, triple défense, énorme ouvrage d’art militaire.

1er épisode : en Allemagne

Dans la ville, avec les maisons à hauts pignons pointus, les fontaines, oriels, enseignes ou grilles en fer forgé très ouvragés, les nombreuses backerei (boulangeries-vienoiseries-spécialités) … et les magasins de souvenirs, il y a de quoi s’emplir les yeux.

1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne

 

Sans oublier l’Hôtel de Ville (Rathaus), dont le pignon gothique est coiffé d’un élégant beffroi de 60 m du 14ème siècle, tandis que le bâtiment en façade sur la Marktplatz est pourvu, avec sa tourelle d’escalier octogonale Renaissance, d’un portique à bossage du 18ème (à mon avis, pas du meilleur goût !)

1er épisode : en Allemagne

Je vous ai gardé le meilleur pour la fin :

La légende de la ville de Rothenburg ob der Tauber. La voici :

 

Pendant la guerre de Trente Ans, Rothenburg, protestante, ne put résister au siège de l’armée impériale catholique, et elle ouvrit donc ses portes aux 40 000 mercenaires de Tilly. Après 3 mois de pillages, le général décide de raser la ville. Là commence la légende : toutes les suppliques ayant échoué, le bourgmestre offre au vainqueur une coupe du meilleur vin du pays. Et le miracle se produit. Tilly sent la générosité lui monter au cœur. Il épargnera la cité si un notable arrive à vider d’un trait un hanap (3 l 1/4) de ce vin. Un ancien bourgmestre relève et réussit ce défi. Depuis, chaque année à la Pentecôte, tout Rothenburg en fête commémore l’événement.

 

24 et 25 mai 2018 : Bayreuth, en Franconie

 

Nous avons fait un grand saut à travers le nord de la Bavière, pour cause d’orages. Et nous sommes maintenant en Franconie, où les orages (avec bourrasques et pluie diluvienne) nous ont poursuivis.

Deux tentatives, ce matin et cet après midi, pour visiter des parcs de châteaux réaménagés par la célèbrissime princesse Wilhelmine au 18ème siècle : celui de Sans Pareil et celui de l’Eremitage.

Les deux fois l’orage a attendu notre arrivée pour se déclencher. Malgré parapluies et Kway, nous avons dû renoncer dès la 1ère photo. Les voici :

1er épisode : en Allemagne

Entre les deux, le ciel a bien voulu rester calme (mais gris).Nous en avons profité pour aller à Bayreuth*, ville célèbre pour son festival wagnérien. Mais avant Wagner, c’est bien la princesse Wilhelmine, fille du roi de Prusse Frédéric-Guillaume 1er, qui a marqué la ville de son empreinte. Elle était l’une des femmes les plus intelligentes et des plus sensibles du 18ème siècle. Elle cultive tous les arts et s’entoure des esprits les plus cultivés de son époque, dont Voltaire qui fut souvent son hôte.

Sa vie (1709-1758) marque la période la plus brillante de l’histoire de la ville. Artiste de talent,, écrivain, compositeur et mécène, elle donne l’essor au « rococo de Bayreuth », forme très personnelle et originale du style de l’époque, où la décoration se garnit de fleurs et de guirlandes.

 

Nous sommes donc allés visiter l’Opéra des Margraves, théâtre baroque le plus beau et le mieux conservé d’Europe, inscrit au Patrimoine Culturel Mondial de l’UNESCO. Wilhelmine fit édifier son théâtre de cour en 1748, et il demeura le plus grand d’Allemagne jusqu’en 1871

 

En voici un aperçu :

1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne

Maintenant, regardez bien Richard Wagner, assis à la terrasse du café de gauche. On dirait bien qu’il était déjà, lui aussi, accro à son smartphone …

 

1er épisode : en Allemagne

A l’Est de Bayreuth commence le parc naturel du Fichtelbebirge. Des sapins à l’infini, parcourus d’innombrables pistes de ski de fond, de quelques petits lacs pour la pêche, et cet étonnant « jeu de boules », à Luisenberg**.

Dans ce labyrinthe d’énormes blocs de granit, de rochers érodés en boules, fracturés ou superposés, on suit les flèches bleues pour monter, et les flèches rouges pour descendre. On se plie en deux pour se faufiler à l’intérieur des éboulis, on monte et descend plein de marches taillées dans le roc, bref, sur 100 mètres de dénivelé et 5 km, il y a de quoi s’amuser !

1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne

A mi-journée, nous avons passé la frontière de la République Tchèque. Une sorte de raccourci.

Mais ça, vous le retrouverez dans l’épisode suivant.

 

Après environ 24 heures, nous revoici en Allemagne.

 

 

26 et 27 Mai 2018  : en Suisse Saxonne

 

Avant d’atteindre la Suisse Saxonne (au sud-est de Dresde), nous nous sommes arrêtés dans la petite et agréable ville de Annaberg-Buchhholz* pour y visiter sa très belle église Sainte Anne**, annoncée sur le Michelin comme « un des exemples les plus accomplis du gothique flamboyant de Saxe ». Je m’attendais donc à plein de sculptures délicates sur le portail, comme dans nos cathédrales de ce style.

Mais … la pierre du pays (les Monts Métallifères) ne se prête pas à la sculpture. Voyez plutôt :

 

1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne

pourtant, en entrant dans l’édifice : surprise ! On se croirait dans un champ de fleurs !

De douze piliers, hauts et élancés, montent en volutes les nervures de la voûte, composée de 7 étoiles à 6 branches et sous-tendant chaque travée d’un dais en forme de fleur.

 

1er épisode : en Allemagne

Sur les murs latéraux courent des tribunes dont les parapets sont décorés de scènes de l’ancien et du nouveau testament. La chaire** est de 1516

1er épisode : en Allemagne

 

Il y a aussi une magnifique porte **, provenant d’une autre église. Un beau retable polychrome. Le maître autel, je l’ai pris au zoom électronique, car on ne peut accéder qu’au fond de l’église, pour cause de mariage en préparation. D’ailleurs, les invités (ou la famille) commencent à arriver. Aussi, on ne s’attarde pas.

 

1er épisode : en Allemagne

Et nous voilà dans la Suisse Saxonne***. Avec ses parois en grès en forme de table et ses gorges profondes, elle constitue un des sites naturels les plus spectaculaires d’Allemagne. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, la vallée de l’Elbe dessine en amont de Dresde de larges méandres encaissés jalonnés de châteaux et de forteresses.

 

Notre arrêt à la forteresse de Königstein s’est soldé par un échec. C’est un site si « formidable » qu’il aurait fallu une demi- journée pour le visiter, et nous sommes arrivés à 17 heures. Alors nous nous sommes débrouillés pour nous garer pour la nuit sur le versant d’en face, de l’autre côté de l’Elbe. Voilà donc les différentes vues depuis notre parking :

1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne

Le Bastion*** (Bastei)

 

Pourquoi ce nom à ce belvédère perché à 200 m au-dessus de l’Elbe ? Parce qu’au Moyen Age un bastion occupait ces positions. On a retrouvé plein de poteries, d’armes, de boulets, de gravures, et même une énorme citerne. De madriers aussi qui ont permis de reconstituer les plans de ce « village perché » (il y avait même une église, ou plutôt un lieu de culte), qui servait probablement pour la surveillance de cette voie de communication qu’était le fleuve Elbe.

1er épisode : en Allemagne

A la place du grand pont en bois que vous voyez sur ce croquis, il y a maintenant un vrai pont en pierres, construit en 1850, qui enjambe le précipice. Et des passerelles en fer relient entre elles les impressionnantes tours de grès.

 

1er épisode : en Allemagne
1er épisode : en Allemagne

Et voici l’Elbe, rivière tranquille … qui coule vers Dresde et la Mer du Nord.

 

1er épisode : en Allemagne

Et maintenant, rendez-vous pour le prochain épisode, en République Tchèque, dans une dizaine de jours.

 

TSCHÜSS … (au-revoir ...)

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  • : scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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