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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 13:09

 

Samedi et dimanche 22/23 septembre 2017

 

Et cette fois-ci, nous rentrons en France, en passant par Sospel. Si l'on veut passer la frontière ailleurs qu'à Vintimille, c'est le passage le plus proche (Hum Hum …).

J'avais été frappée, lors de mon premier passage, par les nombreuses demeures décorées de trompe l'œil, alliant dessins géométriques, balustres et fausses fenêtres, afin d'enrichir la simplicité de leur façade. C'est une mode du 19ème siècle, répandue par des peintres piémontais.

Détour en Mercantour, de Gorges en Gorges

Vous pouvez aussi retrouver mes photos de 2013 ici :

Avec le mauvais temps qui nous a fait avancer plus vite que prévu, nous sommes en avance. Alors nous avons acheté à Sospel une carte du Mercantour, et nous allons nous y promener un peu. D'abord, les

 

Gorges du Cians

 

Nous sommes arrivés dans les Gorges inférieures du Cians à la fin d'un orage. Peu de lumière, et photos en roulant de ces gorges impressionnantes :

Détour en Mercantour, de Gorges en Gorges

On s'est arrêtés au milieu des gorges, entre la partie inférieure et la partie supérieure. A la fois pour y dormir et aller, le dimanche au matin, faire une jolie balade à vélo au petit village de Pierlas. 15 km AR, et 540 m de dénivelé.

Quelle curieuse petite vallée ! D'abord, des roches rouges. Puis grises. Des couches de sédiments parallèles impeccables. Enfin, pour qu'on se croit vraiment au fond d'une mer crétacée, sur une grande plaque grise, plusieurs empreintes fossiles de nautiles, d'environ 40 cm de diamètre.

 

Détour en Mercantour, de Gorges en Gorges

Enfin arrivés dans ce village perdu, à environ 18 km des commerçants les plus proches. Mais ils ont l'ADSL !

Détour en Mercantour, de Gorges en Gorges

Puis, après une super descente de 7,5 km, nous sommes repartis dans les Gorges du Cians supérieures. Nous n'étions pas au bout de nos surprises !

Elles sont taillées dans la roche rouge, magnifique.

Détour en Mercantour, de Gorges en Gorges

Mais le passage le plus surprenant, c'est la Grande Clue (nous avons raté la Petite Clue), qui s'étire sur environ 400 m..

C'est l'endroit où la Gorge est si étroite que les 2 parois se touchent presque. A un endroit, l'ancienne route est effondrée sur la moitié de sa largeur par la sape de la rivière, c'est pourquoi elle est remplacée par un tunnel.

Détour en Mercantour, de Gorges en Gorges

Un autre aspect du Mercantour :

 

la route de Beuil à Guillaumes, en passant par Valberg.

 

C'est la montagne, ici, celle des sports d'hiver. Vue du Col du Vasson, 1662 m.

 

Détour en Mercantour, de Gorges en Gorges

C'est tout différent en redescendant dans la vallée :

Détour en Mercantour, de Gorges en Gorges

Les Gorges de Daluis

 

Cet ancien pont de tramway, nommé « le Pont de la Mariée », a une histoire, devenue légendaire :

Le 30 juillet 1927, une couple en voyage de noces alla visiter les gorges à la nuit tombante. L'homme revint affolé, déclarant que sa femme, trompée par l'obscurité, avait sauté du pont. L'enquête conclut à un accident. La légende fleurit d'elle-même, d'une jeune femme qui, le soir de son mariage, s'est jetée de ce pont par désespoir d'amour, parce qu'elle n'avait pu épouser l'homme qu'elle aimait. Le mystère reste entier …

Détour en Mercantour, de Gorges en Gorges

Un lac maintenant ? Voici celui de Castillon, pour finir la journée :

Détour en Mercantour, de Gorges en Gorges

Parc Naturel du Verdon

Le Colorado français

Dans le calcaire des plateaux de Haute Provence, le fleuve a creusé un canyon long de 25 kilomètres, atteignant parfois une profondeur de 700 mètres, ordinairement appelé : les Gorges du Verdon.
La couleur vert émeraude du Verdon est due au fluor et aux micro algues qu’il contient. Mais le second jour, après l'orage, elle avait pris une couleur vert-pisseux ...

 

Lundi 25 septembre 2017

 

Nous voilà au Belvédère du couloir Samson, pour faire une partie, en aller-retour, du sentier Blanc-Martel, dans le Grand Canyon du Verdon. Comme nous sommes hors saison, il n'y aurait plus de navette pour nous ramener au point de départ si nous allions jusqu'au bout, c'est pourquoi nous avons opté pour cette solution. Car ici, il n'y a pas de boucle possible.

Détour en Mercantour, de Gorges en Gorges

Le couloir Samson est très étroit et ne peut être traversé à pied sec. Pour le passer, le sentier Blanc-Martel utilise des tunnels qui avaient été creusés avant la guerre de 14, pour un grand projet de détournement du Verdon afin d'alimenter en électricité la Provence. Projet grandiose abandonné avec la guerre. Nous voilà donc dans un bon kilomètre de tunnels, avec juste une frontale retrouvée dans un sac. Charly n'aime pas du tout les tunnels !

Pour en savoir plus sur ce gigantesque chantier, je vous invite à cliquer sur ce lien :

Trois ouvertures nous permettent de jeter un œil sur ce fameux Couloir Samson :

Détour en Mercantour, de Gorges en Gorges

En sortant des tunnels, autre paysage. Puis c'est la forêt ….

Détour en Mercantour, de Gorges en Gorges

Tantôt on descend au niveau de l'eau, tantôt on remonte dans la falaise, visitant plusieurs baumes : celle des chiens, celle des hirondelles, d'autres sans nom ...

Détour en Mercantour, de Gorges en Gorges

Enfin, nous faisons demi-tour, car il faut garder des forces pour le retour (nous totaliserons environ 13/14 km, pour 700 m de dénivelé). Nous nous promettons de revenir, un de ces jours, pour faire l'autre partie. En attendant, voici d'autres points de vue ...

 

Détour en Mercantour, de Gorges en Gorges

Le Grand Canyon, vu d'en haut

 

Mardi 26 septembre 2017

 

Cette nuit, un violent orage nous a tenus éveillés, avec la pluie qui tambourinait sur le camion. Et nous avons pensé que la journée de balade serait compromise. Mais aujourd'hui, sous un ciel gris et froid, nous partons en vélo pour faire la boucle de la D 23 qui, au départ de La Palud-sur-Verdon, fait le tour du Collet-Barris (1460 m) en longeant les falaises du canyon et les Barres de l'Escalès. C'est la Route des Crêtes, qui fait 23 km avec 630 m de dénivelé.

 

Détour en Mercantour, de Gorges en Gorges

Les 14 belvédères dévoilent les falaises mythiques du Verdon et offrent des points de vue inoubliables sur le Grand Canyon. En voici quelques uns, autant que la brume nous a laissé voir :

Détour en Mercantour, de Gorges en Gorges
Détour en Mercantour, de Gorges en Gorges

Pour finir la journée dans le même esprit, c'est en voiture que nous avons, pour partir, longé la rive gauche du Verdon. C'est la D 71, aussi appelée La Corniche Sublime, qui déroule ses 21 km agrémentés de 8 belvédères. Des Balcons de la Mescla au Col d'Illoire, au-dessus du lac de Sainte Croix, en passant par le Pont sur l'Artuby, jeté de part et d'autre de ce petit cours d'eau qui serpente 182 m en contrebas (mais à sec en ce moment).

Détour en Mercantour, de Gorges en Gorges
Détour en Mercantour, de Gorges en Gorges

Et maintenant, retour à la case Départ, en attendant d'autres aventures ...

A bientôt !

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 08:53

                    La Plaine du Pô

C'est plat. Des champs de riz à l'infini (avec un peu de maïs, de temps en temps). Au loin, les Alpes accrochent les nuages ...

 

De la Plaine du Pô à la Méditerannée

Lundi 18 septembre 2017

 

Le Mont Sacré de Crea (Sacro Monte di Crea) se trouve sur une des hauteurs les plus élevées du Montferrat (455 m d'altitude), dans le sud de la province d'Alexandria. On y a une vue exceptionnelle sur les Alpes … quand il fait clair ! Aujourd'hui, c'est particulièrement brumeux. Est-ce un signe de beau temps ? On voudrait bien.

En tout cas, c'est une agréable promenade.

 

Comme la plupart des Sacri Monti d'Italie du nord, sa construction a commencé au 16ème siècle. La mode !

Il est construit à partir d'un sanctuaire consacré à la Vierge déjà présent.

De la Plaine du Pô à la Méditerannée

Il comporte 23 chapelles, consacrées aux mystères de la vie et au triomphe de Marie, selon un parcours qui, depuis la nativité de la Vierge, aboutit à son couronnement par la Trinité, dans la chapelle dite du Paradis.

Ce sont des groupes de sculptures en terre cuite polychrome, intégrés à des espaces décorés de fresques. Dans la chapelle du Paradis, on pourrait voir, si on y entrait (mais la photo est prise à travers la grille et on ne voit pas le plafond en entier), Marie entourée de trois rangées de statues représentant les apôtres, les saints et les martyrs, plus une multitude d'anges. En tout plus de trois cents statues.

De la Plaine du Pô à la Méditerannée

             Au sud d'Asti : les Langhe

 

Fierté du Piémont, les Langhe se déploient à partir d'Alba en de douces collines, recouvertes de vignes à perte de vue. Berceau des meilleurs vins d'Italie, cette région est chérie pour ses Barolo, Barbaresco, Nebbiolo et Dolcetto.

Nous n'avons pas visité ses caves et ses œnothèques (nombreuses), mais plutôt ses petits villages au cours d'une journée de balade à vélo (45 km !)

 

Castiglione Falletto

Le nom de Castiglione vient du latin Castrum, qui signifie château et village fortifié. Le nom Falletto a été ajouté au 15ème siècle, sans doute en hommage à la noble famille Falletti qui avait de nombreuses possessions en Basse Langhe.

Avec son château médiéval et son église baroque, ce village a fière allure !

De la Plaine du Pô à la Méditerannée

Monforte d'Alba

Il y a le village d'en haut, le plus ancien, et celui d'en bas, avec son église baroque.

Et tout autour, un paysage de langhe

 

De la Plaine du Pô à la Méditerannée

Serralunga d'Alba

Le château de Serralunga a retrouvé l'aspect que lui avait donné au 14ème siècle l'importante famille Falleti, qui avait fait sa fortune avec le commerce, le change et le prêt d'argent. A la fin du 15ème, il est incorporé dans le duché de Savoie, et à la fin du 19ème, il servit de cave avec toutes les activités liées au vin. L'état l'a racheté en 1949 pour le restaurer.

Belle montée en haut du village pour arriver à son pied !

 

De la Plaine du Pô à la Méditerannée

Et regardez ce groupe de maisons. Ce n'est pas un village. C'est un domaine, viticole, bien sûr. Et il n'y a qu'un seul portail d'entrée …

De la Plaine du Pô à la Méditerannée

On a du mal à s'arracher à ces doux paysages !

Allez, je vous en remets une couche :

De la Plaine du Pô à la Méditerannée

                            En Ligurie

 

Mercredi 20 septembre 2017

 

Sur notre route, nous avons rencontré ce village du 13ème siècle : Zuccarello

Etonnament bien conservé pour son âge ! Et classé comme un des plus beaux villages d'Italie.

Le village suit plus ou moins une rue principale avec seulement quelques petites ruelles adjacentes. L'église du XIIIe siècle de Saint Barthélemy, date des origines les plus anciennes du village. Les caractéristiques du clocher de l'église comprennent des arches dans la pierre qui deviennent plus élaborées à chaque niveau.

 

De la Plaine du Pô à la Méditerannée

On y trouve divers autres témoignages du moyen âge, tels que des portes anciennes qui initialement contrôlaient l'accès au centre ville, une tour médiévale, l'ancien pont sur la rivière, des passages couverts et d'autres petites attractions architecturales.

De la Plaine du Pô à la Méditerannée

Les ruines du château sur la colline au-dessus de Zuccarello sont également très anciennes, datant du début du XIIIe siècle ou avant et se trouvaint peut-être ici avant même la construction du village. Le château a été construit afin de protéger et de contrôler les mouvements le long de la vallée de la Nera.

Mais nous ne sommes pas montés jusque là-haut (le panneau annonçait 1 h 15 de montée), et c'est internet qui m'a fourni la photo.

De la Plaine du Pô à la Méditerannée

Cervo

Ça y est, nous sommes arrivés à la mer. Avec sa cohorte de voitures, de zones industrielles, de magasins … Et pourtant, nous avons trouvé le moyen de nous en écarter en grimpant dans la montagne au-dessus de la vieille ville de Cervo, pour la parcourir en vélo et admirer ainsi le bord de mer sans en avoir les inconvénients.

Mais avant, un petit tour dans cette vieille ville, en y pénétrant par le haut, c'est à dire par le château.

De la Plaine du Pô à la Méditerannée

Cervo est caractérisé par un dédale de ruelles étroites qui descendent vers la côte et rendu incomparable par l'église de San Giovanni Battista, véritable bijou du baroque ligure. L'église est plus connue comme l'église « dei Corallini » car elle fut édifiée entre les XVIIème et XVIIIème siècles grâce aux revenus des compagnies de pêcheurs qui pêchaient le corail dans les mers de la Corse et de la Sardaigne.

De la Plaine du Pô à la Méditerannée

Ce dédale de passages voûtés se nomment des carrugi. Les ruelles sont en effet surmontées par des arches destinées à étayer les bâtiments et à limiter les risques d'effondrement en cas de séisme.

De la Plaine du Pô à la Méditerannée

Jeudi 21 septembre 2017

 

Ce matin, balade en vélo dans le massif montagneux au-dessus de Cervo, où nous avons dormi. Des côtes sacrément raides, dans lesquelles nous avons testé le maximum d'aide électrique de nos vélos. Mais avec ça, le ciel, le soleil et la mer … Que demander de plus ?

Ici, très peu de vigne, mais on se prépare déjà pour la récolte des olives, en tendant des filets sur les collines, sous les oliviers.

Nous avons aussi rencontré ces curieux fruits qui ressemblent à des mini-poires, mais qui sont très âpres. Si vous savez ce que c'est, dites-le-moi dans les commentaires. Merci

 

De la Plaine du Pô à la Méditerannée

Cet après-midi, nous tâchons de nous approcher de la frontière française, mais au lieu de longer la côte, nous voulons y aller par la montagne. Las ! Des petits villages à 700 ou 800 m au-dessus de la mer, reliés par des routes étroites, pas toujours bonnes, et des multitudes de virages !

Sur la centaine de km que nous promettait le GPS, ce soir il nous en reste une quarantaine à faire, plus 25 km de rallonge à cause d'une route barrée. Nous nous sommes arrêtés au petit village de San Romolo, 3 maisons, une église, un restaurant avec un mini-golf international (!), plein de départs de randonnées (on est dans un parc naturel) et plusieurs châtaigniers attestés plantés entre 1200 et 1250 ! L'un fait 5,50 m de tour de taille. Et l'esplanade devant l'église est un balcon au-dessus de San Remo, que l'on surplombe de 800 mètres.

De la Plaine du Pô à la Méditerannée

Vendredi 22 septembre 2017

 

Repris la route qui nous a fait découvrir ce joli village. Ils sont tous perchés comme ça, et ils n'y en a pas en fond de vallée. Ce qui explique que les routes se baladent sur le flancs des montagnes, en épousant toutes les courbes.

 

De la Plaine du Pô à la Méditerannée

Ouf ! Nous voilà arrivés à Dolceacqua.

Vous pouvez le voir ici :

 

Et la suite, ce sera en France ...

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 08:00

Pour aller du Lac de Côme au Lac Majeur, nous avons, un moment, longé le Lac de Lugano, et traversé un petit bout du Tessin, en Suisse.

Quelques photos prises en roulant :

 

De lac en lac

Samedi 16 septembre 2017

 

Nous abordons la Province de Varèse, entre Lac de Lugano et Lac Majeur, par le village de Boarezzo.

Boarezzo est situé à flanc de montagne, dans la forêt. Des histoires et des légendes le font remonter au 12ème siècle, alors que les habitants vivaient de la fabrication et du commerce du charbon de bois, transporté à Milan au moyen de bœufs. Au fil des siècles s'ajouta l'exploitation d'une mine de galène (plomb et argent).

Entre le 19è et le 20ème siècle, Boarezzo était une destination de tourisme et de villégiature prisée pour les familles aisées de Côme, Milan et Varèse, qui pouvaient jouir ici d'une vue splendide sur les Alpes Lombardes. L'immense hôtel qui les accueillait dans ses salons de style typiquement Liberty est aujourd'hui abandonné depuis les années 70.

Seul témoin de ces années de splendeur : une villa un peu à l'écart du village, de style Art Nouveau, nichée au milieu des arbres d'un grand parc. Rien que l'ancien portail d'entrée est un autre monde :

De lac en lac

Comme dans tous les villages de montagne, le dépeuplement se fit progressif jusqu'au moment où le peintre Mario Alioli pensa revitaliser le lieu en en faisant de nouveau une destination touristique : il en fit un « village peint ».

Seize artistes créèrent des panneaux et des fresques qui furent placés sur les murs des maisons, transmettant les traditions et les anciens métiers de la vie rurale du lieu. Plus tard, d'autres artistes élargirent ce riche patrimoine.

Vous voyez ici le vannier, le menuisier de Otto Monestier (un saint Joseph à la façon de Miquel Angelo), des maçons, la lavandière, le cordonnier (sur la maison), un tavernier …

 

De lac en lac

En finissant de descendre la montagne, nous sommes arrivés au Lac de Ghirla. Chouette balade en vélo ! Curieux : toute une zone inondable équipée d'un chemin de planches d'environ 500 mètres.

Et puis l'Abbaye de San Gemolo, à Valganna. Construite à la fin du 11ème siècle, une légende est liée à ses origines : on dit qu'autour des premières décennies de l'année mille, Gemolo, un jeune diacre qui était en pèlerinage vers Rome, fut décapité par un groupe de brigands. Après avoir été assassiné, le jeune homme ramassa sa tête et chevaucha jusqu'à l'endroit où il y a, aujourd'hui, l'abbaye bénédictine, dans laquelle on peut voir encore ce rare petit cloître pentagonal.

De lac en lac

Voici un autre « village peint », Arcumeggia.

Il a été la première expérience de « galerie en plein air de la fresque » en Italie, en 1956.

Très différent de Boarezzo, je l'avais déjà visité en 2013.

Voici le lien pour revisiter Arcumeggia

 

Et quelques autres fresques. Elles sont numérotées jusqu'à 34 !

De lac en lac

Le Lac Majeur

 

Dimanche 17 septembre 2017

 

C'est depuis la Rocca di Caldé que nous avons voulu l'admirer.

Mais d'abord, admirez la Rocca !

 

 

De lac en lac

Nous arrivons d'abord à l'église Santa Veronica, qui était insérée dans le système de fortifications du château médiéval des Visconti qui dominait la Rocca. Détruit en 1513, il ne reste du château qu'un mur, au sommet de la Rocca.

En montant par un sentier raide et rocheux au dessus des falaises à pic, nous avons admiré la vue splendide du Lago Maggiore et du Golfe de Caldé. En même temps que ces restes de fours à chaux et ce port romantique ...

De lac en lac

Autre vue du Lac Majeur : l'Ermitage Santa Caterina del Sasso

La tradition veut que l'ermitage ait été fondé par un riche marchand local qui, après avoir échappé au naufrage, suite à une violente tempête pendant la traversée du lac, a décidé de se retirer sur cette partie de la côte et d'y mener une vie d'ermite.

Là, le bienheureux (il l'est devenu après) Alberto a fait construire une chapelle dédiée à Sainte Catherine d'Alexandrie.

Mais pourquoi ce nom de Santa Catarina "del Sasso" ? qui veut dire "du rocher" ?

C'est à cause d'un miracle qui a eu lieu au début du 18ème siècle : 5 énormes pierres sont tombées de la falaises sur l'église, mais sont restées accrochées dans la voûte d'une chapelle sans causer de graves dommages, restant suspendues, branlantes, pendant presque 2 siècles, jusqu'en 1910. On voit sur une photo les dommages causés au plafond.

Il y a toujours une petite communauté de moines qui vit à l'ermitage.

De lac en lac

Et une vue générale depuis le lac, tirée d'internet :

De lac en lac
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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 17:48

Vendredi 8 septembre 2017

 

C'est hier, au Passo dello Stelvio, à 2757 m, qu'a commencé notre parcours italien, face au glacier du Ortler, qui culmine, lui, à 3905 m.

 

L'Italie comme promis, mais ...

Pour descendre de ce col, il y a 48 lacets. Nous nous sommes arrêtés au 46ème, dans un petit village, pour la pause vespérale. Et aujourd'hui nous avons fini la descente vers Merano.

 

L'Italie comme promis, mais ...

Nous avons commencé par y visiter le Jardin Botanique du château de Trauttmansdorff.

Une merveille ! Nous y avons passé 3 heures, et n'en avons vu que la moitié !

Au début, la serre tropicale nous a montré toutes sortes de bien belles orchidées. En voici quelques unes :

L'Italie comme promis, mais ...

Encore quelques beaux spécimens tropicaux :

L'Italie comme promis, mais ...

Au-dessus du château, des paysages aussi étranges que Palmbeach ou une rizière … et partout, des plate-bande de fleurs annuelles, pour compenser la défloraison de la saison. Septembre n'étant pas la saison idéale pour admirer une grande variété de fleurs.

 

C’est en 2005 que ce jardin ornemental exceptionnel en Europe, qui offre un dénivelé de plus d’une centaine de mètres, a été élu comme le « plus beau jardin d’Italie ».

L'Italie comme promis, mais ...

Il faut que je vous parle de ce château Trauttmansdorff et de la ville de Merano.

Belle ville ! Mais il y a un monde fou. C'est une ville thermale, qui a eu son heure de gloire historique :  Sissi, l'Impératrice Elisabeth d'Autriche, utilise le château de Trauttmansdorff à deux reprises afin d’y passer l’hiver en 1870 et 1889. Le climat doux du Tyrol du Sud fait du bien à l’impératrice ainsi qu’à sa fille Valérie, toutes deux souffreteuses. Leur séjour à Merano se compose de nombreuses balades. Pour satisfaire le souhait de Sissi, une forêt à proximité est, par conséquent, aménagée avec des allées de gravier. Les jardins du château, sous la forme d’un amphithéâtre naturel, enthousiasment aujourd’hui grâce à leur ambiance méditerranéenne. Ils hébergent, à titre d’exemple, l’oliveraie située la plus au nord de l’Italie et rassemblent plus de 80 types de jardins ainsi que de nombreuses étapes dédiées à l’art et à l’aventure.

Tous ces chemins, elle les a donc parcourus, même si les jardins n'avaient pas encore l'apparence qu'ils ont aujourd'hui. On peut même la voir encore assise, lisant et admirant la pièce d'eau, devant le château …

 

 

 

L'Italie comme promis, mais ...

Puis nous avons quitté avec regret Merano, car impossible d'y trouver un endroit tranquille où passer la nuit.

 

Samedi 9 septembre 2017

Nous avions prévu de passer une semaine à explorer les Dolomites, car les 3 jours que j'y avais passés en 2013 m'avaient laissée sur ma faim.

En voici un petit rappel :

 

Mais la météo en a décidé autrement : au 3ème jour de pluie, sans espoir d'amélioration dans l'immédiat, nous sommes repartis vers le sud. En espérant y revenir l'an prochain, pourquoi pas ?

Voici un petit condensé de la seule (courte) balade vélo que nous avons pu y faire, à Santa Fosca :

La construction que vous voyez au centre est un séchoir à foin ! Pas pour les feignants !

L'Italie comme promis, mais ...

C'est comme ça que nous nous sommes retrouvés au bord du Lac de Côme, au soleil, le

Mardi 12 septembre 2017

J'ai d'abord fait découvrir à Alain le village médiéval dont je suis "tombée amoureuse". Celui où j'étais le mois précédent avec Sigrid : Corenno Plinio

Pour ceux qui n'auraient pas suivi, voici le lien :

Mercredi 13 septembre 2017

Pour visiter Varenna, rien de tel que d'y accéder en bateau depuis le village précédent, Bellano. Après la traversée de la ville, nous sommes montés au château et avons continué, par le sentier de Viandante, jusqu'à Bellano où nous attendait le camping-car.

L'Italie comme promis, mais ...

Je ne remets pas les photos du Castello di Vezio, avec ses fantômes, mais j'ai appris comment ils étaient faits :

ils sont créés chaque été grâce aux touristes volontaires, qui posent après avoir été recouverts de gaze et de plâtre et restent immobiles pendant près d'une heure. Une fois le temps écoulé, la sculpture est retirée des volontaires et est installée dans le château jusu'à ce que la neige et l'hiver la détruisent.

L'Italie comme promis, mais ...

Voilà la suite de la rando.

Le chemin du Viandante est une ancienne voie, datant de l'époque romaine et utilisée pour le trafic commercial, d'une longueur totale d'environ 45 km. Nous n'en avons fait que 6,5 km. Mais avec les montées et descentes, environ, 300 m, c'était bien suffisant pour aujourd'hui.

L'Italie comme promis, mais ...
L'Italie comme promis, mais ...

Vendredi 15 septembre 2017

Après un jour de pluie, nous reprenons nos pérégrinations sur la rive ouest du Lac de Côme, dans le Parc du Val Sanagra.

Jolie randonnée en remontant le cours d'un torrent : plusieurs vieux ponts de pierres, des moulins, puis une gorge étroite où l'eau se précipite en grondant.

L'Italie comme promis, mais ...

Un escalier taillé dans la roche pour franchir la falaise, puis le sentier traverse la forêt où 6 belles coulemelles nous attendaient, qui feront notre dîner de ce soir en une savoureuse omelette.

L'Italie comme promis, mais ...

Après un four à chaux, perdu dans la montagne, une petite chapelle, voici un village de montagne, autrefois riche semble-t-il, d'après ses maisons. C'est Barna. A part à pied, seule une mauvaise route y accède. Et l'on s'y est perdus ! Il nous a fallu la boussole pour trouver la bonne sortie. Et la redescente par un de ces anciens chemins empierrés à l'époque médiévale.

L'Italie comme promis, mais ...

Et nous quittons le Lac de Côme, avec une météo toujours fluctuante ... et froide !

Je vous donne rendez-vous pour une prochaine connexion, au Lac Majeur ....

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 10:03

 

Après la passerelle Belle Etoile, sur la Sauflaz : 55 m de long et 25 m de haut, il y a eu la passerelle à Farinet, sur la Salantse : 92 m de long et 136 m de haut.

Aujourd'hui, ce sera la passerelle Aspi-Titter, sur la Wyssmasser : 160 m de long et 120 m de haut. Ouverte en juillet 2016.

Et ce n'est pas fini ….

 

Dimanche 3 septembre 2017

Boucle Egga – passerelle Aspi-Titter

Nous sommes toujours dans le Valais, mais dans la partie germanophone du canton. Nous continuons le long de la vallée du Rhône, en faisant des excursions à droite (sud) ou à gauche (nord).

Le temps commence à s'améliorer, et nous sommes partis ce matin du minuscule village de Egga (commune de Bellwald), bien couverts, par 5°. Et nous sommes rentrés cet après midi, au soleil, en tee shirt et short, et tant pis si les sommets n'ont pas voulu se découvrir complètement.

De plus en plus fort !

Après environ 350 m de dénivelé, nous apercevons enfin la passerelle, toute petite, à environ 200 m en-dessous de nous ! Vous la voyez dans la petite photo du milieu ?

De plus en plus fort !

Je vous l'ai agrandie au zoom. La voilà :

De plus en plus fort !

Pour y descendre, aïe aïe aïe, des escaliers, en fer, en bois, en rochers, en racines, le tout très raide ! Encore une fois, bravo Charly ! Petit mais courageux.

De plus en plus fort !

Et nous voilà à la fameuse passerelle, classée **** d'adrénaline (celle de Farinet était classée **)

De plus en plus fort !

Et Charly était très fier de lui en arrivant de l'autre côté ! Où une personne charmante nous a proposé de nous prendre en photo. On n'a pas refusé … et ainsi, vous savez à qui vous avez à faire !

 

De plus en plus fort !

Lundi 4 septembre

 

Je vous l'avais dit : de plus en plus fort !

 

Ce matin, la passerelle que nous avons passée en vélo (à pied à l'aller, sur le vélo au retour) fait 280 m de long et surplombe le Rhône de 92 m. Elle est plus large : 1,40 m, mais elle tangue bien plus. Charly était dans le panier du vélo, mais pas rassuré quand même.

Cette passerelle relie les villages de Fürgangen-Bellwald à Mühlebach, où passe la voie cyclable internationale qui suit le Rhône de sa source à la Méditerranée.

Nous l'avons suivie, ce matin, sur une dizaine de kilomètres et retour.

Un petit plongeon dans le Rhône ? Ici il est encore bleu de ses eaux glaciaires.

De plus en plus fort !

Des prairies comme des pelouses ; des petits villages aux vieilles maisons de bois, posés dans l'herbe, sans rues ; un aqueduc rustique, en bois ; et ce monument : Erner Galgen, c'est à dire « les fourches caudines », autrement dit, c'est un ancien gibet ; et ce curieux panneau : est-ce que cela veut dire que les cigognes n'ont pas le droit de passer ce pont ?

 

De plus en plus fort !

Mardi 5 septembre 2017

 

Il fait beau ! Le ciel est bleu ! Quelle chance, car c'est aujourd'hui que nous montons de 1668 m, grâce à un téléphérique et un télécabine, à 2550 m au pied du Bettmerhorn (2647 m) pour admirer le glacier d'Aletsch.

De plus en plus fort !

Je vous mets très peu de photos, parce que j'en avais mis beaucoup il y a deux ans. Vous pouvez les voir, et aussi quelques chiffres impressionnants concernant ce glacier, en cliquant sur la ligne blanche :

 

Cette fois, nous avons fait un peu plus court (mais quand même aux environs de 16 km) si bien que Charly n'est pas épuisé. Il a continué pendant tout le retour à courir après les papillons …

Mercredi 6 septembre 2017

 

Ce n'est qu'en début d'après midi que le ciel s'est dégagé, comme nous arrivions dans le canton des Grisons.

 

Aujourd'hui, nous sommes passés sous le Rhin !

En effet les gorges de la Rofla, sur le cours du Rhin postérieur, permettent d'admirer toute la furie d'une grande cascade, et de franchir le Rhin par en-dessous.

 

C'est une belle histoire que celle-ci :

L'auberge de la Roffla, de la famille Pitschen-Melchior, était florissante sur le seul chemin qui menait en Italie à travers les Alpes. Mais à la fin du 19ème siècle, on inaugurait le tunnel ferroviaire du Gotthard, par où passa alors la plus grande partie du trafic.

Déclin de l'auberge familiale. Le plus jeune couple émigre en Amérique, pendant que les parents s'occupent des quelques voyageurs qui passent encore, et de leur petite exploitation agricole.

A New York, la famille s'agrandit mais n'aime pas la vie dans ce pays.

 

Un jour, Christian Pitschen-Melchior, travaillant dans une famille très riche en tant que serveur, arriva aux chutes du Niagara ! Il se dit que chez lui, en Suisse, il y avait aussi une chute d'eau, et qu'il pourrait peut-être y gagner de l'argent.

Il ramena donc sa famille en Suisse pour y développer le site de la Roffla.

En 1906, après avoir arrangé la maison, il commença ce travail gigantesque d'aménager un chemin qui amène aux chutes d'eau, aidé par sa femme et ses enfants. 8000 bâtons de dynamite ont été nécessaires pour dégrossir le chemin, et ils durent ensuite finir de creuser à la main dans la roche dure.

Dans le village, on le surnomma « Der Spinner », le Fou.

 

Après 7 hivers (en été la famille était trop occupée par l'exploitation agricole) ils réalisèrent leur rêve.

Même après l'ouverture, pour longtemps, les gorges furent peu visitées par des gens de passage. Mais les quelques entrées payées aidèrent cette famille à survivre !

Aujourd'hui, le développement du tourisme répond enfin aux attentes de leur créateur.

 

De plus en plus fort !
De plus en plus fort !

Un petit musée familial nous présente ces héros modestes :

De plus en plus fort !

Jeudi 7 septembre 2017

 

Une dernière passerelle pour la route !

Construire, par-dessus les gorges de la Viamala, un pont de 56 m de longueur avec un dénivelé de 70 m, voilà le défi relevé par Jürg Conzett. Pour ce faire, cet ingénieur de génie a recouru à une technique certes peu conventionnelle pour un pont, mais ô combien novatrice : l’escalier. Mettre un escalier sur un pont ? C’est le pompon ! Il n’empêche, en montant ou en descendant les marches de ce petit bijou architectural, on n'a pas d’autre choix que de faire entière confiance à son concepteur.

C'est la Traversina Steg, située dans la Via Mala, entre Thusis et le lieu aménagé où on peut descendre jusqu'au fond de la gorge. Vous ne vous rappelez pas ? Alors avant de regarder la passerelle, allez voir ici :

De plus en plus fort !

Avant de quitter la Suisse, je vous fais visiter un village classé Bien Culturel suisse d'importance nationale. C'est un peu ronflant, comme titre, mais ça correspond à peu près à nos « plus beaux villages de France ».

Il s'appelle Santa Maria Val Müstair.

De plus en plus fort !

Et pour quitter la Suisse, nous sommes passés par le Pass Umbrail. Avec sa route étroite en lacets, parcourue de vélos et de motos en grand nombre, c'est un des derniers cols des Alpes à procurer un sentiment d'aventure. Surtout quand, dans un lacet, nous nous sommes trouvés face à un bus avec une remorque derrière !

Et en haut, à 2501 m, la frontière italienne, et un autre col, italien celui-là, encore plus haut : 2757 m. C'est lui que vous apercevez au loin sur la photo.

De plus en plus fort !

 

A bientôt en Italie

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 14:00

C'est là, dans le Valais, que s'amorce un nouveau périple en Suisse, car il y a toujours de nouveaux coins à visiter. Par exemple :

 

La Vallée d'Illiez

 

Légende : une croyance encore fortement ancrée au début du 20ème siècle attribuait l'origine des habitants du Val d'Illiez (qui ont gardé leur patois local) à des soldats romains. Ceux-ci, après avoir échappé au martyre de la légion thébéenne, massacrée par ordre de Maximien entre l'an 285 et l'an 302, se seraient réfugiés sur les hauteurs et auraient les premiers défrichés la Vallée d'Illiez. Cependant cette croyance ne s'appuie sur aucune preuve. Il est vrai pourtant que les Romains se maintinrent dans le Valais durant quatre cents ans. Les Burgondes leur succédèrent vers le milieu du Ve siècle. Le Valais fit ensuite partie de l'empire des Francs (534) dont la domination devait subsister jusqu'à la création du second royaume de Bourgogne par Rodolphe 1er en 888. Il passa ensuite sous la domination de la maison de Savoie.

Pour vous situer la Vallée d'Illiez, je dirais qu'elle se trouve à l'extrémité sud-est du Lac Léman. Son domaine skiable, Les Portes du Soleil, est à cheval sur la Suisse et la France qui communiquent par le Col de Morgins. C'est le plus grand domaine skiable international relié du monde ! Il comprend en France de grandes stations comme Morzine, Avoriaz, les Gets, Abondance, la Chapelle d'Abondance etc... Un peu moins étendu côté Suisse, il comprend Champéry, Les Crozets, Val d'Illiez, Morgins

C'est au fond de la Vallée, à Champéry, que nous avons décidé d'aller randonner. Juste au pied des Aiguilles du Midi.

Mercredi 30 août 2017

Bien qu'on ne les ai vues qu'à la fin, je vous les présente tout de suite, telles que je les ai vues depuis la petite auberge de montagne qui était sur notre chemin, et avec les précisions du panneau informatif, concernant leur formation géologique.

Retour en Valais

La surprise que nous a réservé cette balade, c'est la passerelle Belle Etoile : située à 1484 m d'altitude, elle fait 55 m de long et est suspendue 25 m au-dessus de la Sauflaz. Son nom fait référence à l'étoile du berger (la planète Vénus).

Retour en Valais

Avec quelques autres photos de cette balade, voici la superbe cascade de la Sauflaz :

Retour en Valais

Mardi 29 août 2017

 

Le Plateau de Barme

 

Autrefois, c'était un endroit idéal pour la contrebande !

Moi je trouve que ça ressemble plutôt à une haute vallée, mais ça s'appelle Plateau. Je veux bien. En tout cas, l'étroite route qui y mène serpente dans la forêt sur une bonne dizaine de kilomètres. Mais quand on y débouche, on se croit au paradis ! L'été, tout au moins. Nous avons donc décidé d'y passer la nuit.

Retour en Valais

 

Nous avions prévu une grande balade à vélo dans le Val d'Illiez pour le lendemain, mais pluie et brouillard nous ont chassés des hauteurs, avec le froid.

Vendredi 1er septembre 2017

Alors, en attendant que revienne le beau temps, nous sommes allés visiter le

 

Barrage de la Grande Dixence

 

Ce n'est pas n'importe quel barrage ! Avec ses 285 mètres, il est le plus haut barrage-poids que l'homme ait jamais construit. Il se trouve à 2400 m d'altitude, n'a que 35 m de moins que la Tour Eiffel et son poids (15 000 000 t) atteint celui de la grande pyramide de Khéops.

Son mur de béton, construit de 1951 à 1961, mesure 193 m d'épaisseur à sa base (quasiment 2 terrains de foot mis bout à bout), et 15 m seulement à son couronnement. Au total, ce ne sont pas moins de 5 960 000 m³ de béton qui ont été mis en œuvre, les 4 grandes cimenteries de Suisse ayant été mobilisées pour fabriquer le ciment nécessaire, acheminé par téléphérique depuis Sion. Le béton, préparé au pied du barrage à partir des pierres de la moraine de Prafleuri, était transporté à l'endroit voulu dans de grosses bennes suspendues aux filins métalliques tendus entre entre les 2 côtés du Val.

Retour en Valais

Depuis sa base, pour arriver à son couronnement, on peut emprunter une piste en lacets ou un sentier : à pied, il y en a pour 3/4 d'heure. Heureusement, il y a aussi un téléphérique !

 

Cette vue générale, c'est celle de l'affiche. Car du haut du couronnement, nous n'avons presque vu que des nuages.

Retour en Valais

Environ 32 km de galeries, moitié horizontales, moitié verticales, parcourent le mur de béton. Les barragistes les empruntent pour contrôler l'ouvrage. Ils vérifient ses mouvements au moyen de dizaines d'instruments, dont des pendules et des rocmètres.

 

Car le barrage bouge ! Au couronnement, sa position peut varier de 11 cm selon le niveau de l'eau et sa température.

 

Comment je sais tout ça ? Tout ça et bien d'autres choses ! Car on peut visiter les entrailles de ce monstre. En voici la preuve :

Retour en Valais

Le gros truc bleu, c'est la vanne-papillon qui commande le départ de l'eau dans la conduite forcée qui amène l'eau à l'usine électrique de la vallée.

 

Je ne peux pas tout vous réexpliquer, mais vous pouvez aller voir sur Wikipédia ou sur le site du barrage. C'est très intéressant.

 

Vendredi 1er septembre 2017

Le temps s'est un peu amélioré, surtout dans la vallée.

Nous voici donc dans les vignes de …

 

Saillon

 

Pour connaître l'histoire et les légendes de Saillon, cliquez sur ce lien où vous trouverez la page de mon précédent voyage.

 

Vous connaissez maintenant le personnage de Farinet. Cette fois-ci c'est en vélo que nous avons suivi ses traces, à travers les vignes, puis dans la gorge de la Salantse où il a perdu la vie, victime d'un gendarme qui visait juste.

Retour en Valais

Vous la voyez, la passerelle, tout en haut de la gorge ? On lui a donné le nom de Passerelle à Farinet, pour lui rendre hommage. Elle surplombe le torrent de 136 m, et mesure 92 m de longueur.

 

Retour en Valais

Bravo à Charly qui, malgré sa peur, l'a traversée tout seul, sans laisse (mais avec moult encouragements!)

 

Retour en Valais

Samedi 2 septembre 2017

 

Puis j'ai voulu faire découvrir à Alain le Bisse de Ro

 

Je n'ai guère pris de photos, car le temps était grincheux. Si vous avez cliqué sur le lien de Saillon vous en avez déjà une partie. Mais voici un complément d'information :

 

La suite du voyage, à la prochaine connexion internet.

A bientôt.

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 19:43
Au Pays des Trois Soleils

Au bord du Léman, les familles vigneronnes qui, depuis de nombreuses générations, cultivent ici leurs vignes avec tant de soins, ont façonné un vignoble en terrasses. Sa beauté unique saisit l’âme de ses visiteurs comme il a fasciné nombre d’artistes qui ont habité ses petits villages pittoresques.

Aujourd’hui considéré comme un site de valeur universelle, le Lavaux s’est vu élevé au rang de patrimoine mondial par l’UNESCO, en 2007. Ses parchets en mosaïque témoignent de près d'un millénaire d'interaction de l'homme et de la nature.

 

Au Pays des Trois Soleils

Partie de Lausanne par le train qui s'arrête à chaque petit village, j'ai commencé ma balade par celui de Saint-Saphorin.

Le village est habité au moins depuis l'époque romaine. On y trouve, en réemploi dans l'église, une pierre milliaire qui a pu être datée de l'an 47 de notre ère ainsi que les ruines d'une villa gallo-romaine. À cette époque le lieu s'appelle Glerula (du latin glarea, « gravier, gros sable »), puis au Moyen Âge « Glérolles ». Seul le donjon construit en 1150 par l'évêque de Lausanne au bord du lac gardera ce nom, car le village sera désigné par la suite du nom de son église, dédiée à Saint Symphorien, et deviendra Saint-Saphorin. Le donjon, transformé en château en 1300 est aujourd'hui le château de Glérolles.

 

Au Pays des Trois Soleils

La paroisse de Saint-Saphorin remonte à la nuit des temps, ou plus précisément au VIe siècle, quand l'évêque Marius (530-594) fit construire la première église qu'il dédia à Saint Symphorien, natif comme lui d'Autun. Saint-Saphorin a fait partie pendant le Moyen-Age des "Terres de l'évêque"; c'est d'ailleurs le dernier d'entre eux, Sébastien de Montfalcon, qui a fait construire l'église actuelle, en 1520. On le voit agenouillé sur le grand vitrail du chœur.

En 1536, lorsque le bailli bernois, ardent défenseur de la Réforme, voulu faire abattre les autels et enlever les ornements de l'église, l'opposition de la population de Saint-Saphorin fut si forte qu'elle prit les armes pour l'en empêcher. C'est donc peut-être à la résistance des paroissiens à cette réforme iconoclaste que l'on doit le maintien du vitrail du chœur de l'église.

 

Au Pays des Trois Soleils


Sans être véritablement fortifié, Saint-Saphorin fut longtemps un bourg fermé par la rangée serrée de maisons face au lac et par une porte à chacune de ses extrémités. Seule la porte orientale gothique existe encore aujourd'hui.
 

 

 

 

 

Au Pays des Trois Soleils

Et attention, on est surveillé ! Ça, c'est l'humour suisse ....

Au Pays des Trois Soleils

Autour du village, des vignes.

Avec la vue sur le village de Saint-Saphorin, voici quelques photos du vignoble au fil des saisons, prises sur internet.

Au Pays des Trois Soleils

Tout proche de Saint-Saphorin s'étend le Dézaley, vignoble de 53,6 hectares que se partagent environ 150 propriétaires et 60 producteurs et négociants,

Mes pas m'ont portée au Clos des Abbayes (prononcer comme Abeilles).

Défriché et planté en vignes au XIIème siècle par les moines cisterciens, le Dézaley Clos des Abbayes, propriété du couvent de Montheron jusqu’en 1536 (Réforme), fut à ce moment cédé par les Bernois à la Ville de Lausanne, lors de la sécularisation des biens ecclésiastiques.

Premier des domaines viticoles acquis par la Ville de Lausanne, le Clos des Abbayes est destiné aux réceptions de la Municipalité. Il comporte 4,7 hectares dans le Dézaley, planté en grande majorité en Chasselas.

Au Pays des Trois Soleils
Au Pays des Trois Soleils

La fresque à l'entrée de la cave date de 1884.

En 1935, après la rénovation et la construction de nouveaux bâtiments, on confie au peintre René Auberjonois la décoration de la salle de réception. La nudité de sa Belle du Dézaley provoqua un tollé dont les échos doivent encore s’entendre dans la salle des cuves. Les murs du carnotzet résonnent encore de ces hauts cris d'indignation.

Au Pays des Trois Soleils
Au Pays des Trois Soleils

Dans cet établissement, ancienne grange cistercienne du 12ème siècle, possession de l'abbaye de Montheron, il y avait évidemment une chapelle. On peut y trouver un petit orgue Walpen de 1800 sur lequel j'ai eut le privilège d'entendre jouer quelques morceaux.

 

 

 

 

 

Au Pays des Trois Soleils

Encore quelques photos sur le chemin qui rejoint la minuscule gare de Epesses (une simple cabane, en dur quand même avec un banc, et seulement sur un quai), accessible seulement à pied, où j'ai repris le train pour Lausanne.

Au Pays des Trois Soleils
Au Pays des Trois Soleils
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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 11:18

Nous voilà maintenant à Cavalgese della Riviera, au sud ouest du Lago di Garda. Dans une ancienne riche ferme dont les bâtiments sont transformés en appartements, et avec piscine, pour la joie de tous.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Le Lago di Garda est le plus grand lac d'Italie (370 km²). Il a inspiré les poètes depuis l'antiquité : Catulle, Virgile et Pline ont chanté ses louanges, relayés à l'époque moderne, par Goethe, Kafka,, D'Annunzio, eux aussi séduits par ses hivers si doux, sa végétation méditerranéenne et ses paysages montagneux.

Mais de nos jours, le Lacus Benacus des Romains n'est plus que l'ombre de lui-même. En été, ses eaux sont fendues par les bateaux à moteur et ses berges sont envahies par les cars et les voitures. Difficile de trouver un petit coin de paradis dans les anciens bourgs de pêcheurs transformés en villages de vacances !

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

 

Salò

Une petite ville aux rues un peu plus pittoresques qu'ailleurs, et aux maisons un peu plus typiques.

En 1943, les nazis y ont installé le Duce, à la tête d'une minuscule « république sociale italienne », qui dura jusqu'en mars 1945, et entrée dans l'histoire sous le nom de république de Salò. Ce dernier sursaut du fascisme italien a inspiré l'intrigue de l'un des plus beaux, mais aussi des plus éprouvants films de Pier Paolo Pasolini : Salò ou les 120 jours de Sodome.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Lac d'Idro

Ce petit lac, à l'ouest du Lac de Garde, est le plus élevé de Lombardie (altitude 370 m). On se croit déjà en montagne en traversant les villages qui ont gardé un habitat typique.
 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

C'est en partant du petit village de Baitoni que nous gagnons le Castel San Giovanni. Construit sur un bastion naturel, propriété durant des siècles de l'importante famille Lodron, il témoigne, dans un petit musée, d'un passé glorieux.

Aménagé de sorte à intéresser les enfants, nous y avons passé un bon moment. Mais il a fallu le gagner, car la côte était rude : 250 m de dénivelé pour une boucle dans la forêt de 3,5 km seulement !

J'ai trouvé cette photo sur internet, bien sûr, car la montagne est si escarpée qu'on ne peut pas le voir comme ça. Dites-vous que le sentier zigzague dans la forêt à droite du château ...

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)
(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Pour le retour, nous avons pris une toute petite route qui montait au-dessus du lac. Quelle vue !

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Padenghe sul Garda

Tranquille petite localité dominée par un château dont la partie la plus ancienne de la forteresse remonte au 10ème siècle, la plus récente au 15ème. Sa tour fait encore 20 m de haut. Ses murailles enserrent toujours un ancien village, encore habité. En voici une photo d'internet :

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)
(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Lonato del Garda

Encore un château, ou plutôt, une forteresse ! Construit à partir du 10ème siècle, il a toujours été considéré comme stratégiquement défensif et militaire. Sous ses murs, en 1797, eut lieu la bataille sanglante de Lonato, entre l'armée française sous le commandement de Napoléon Bonaparte et l'armée autrichienne.

Sur cette photo aérienne, on distingue bien la partie gauche, château primitif avec la maison du châtelain, la prison (ancien donjon), les locaux pour la garnison et les armes, les chemins de ronde, son entrée fortifiée … Il y a également un puits et des citernes sous la maison.

La partie droite fut adjointe au 14ème siècle, par les Visconti, pour encercler le village et loger un plus grand nombre de troupes. On y trouve un autre puits, plus monumental.

Au milieu, l'entrée fortifiée avec pont-levis, corps de garde, casemates, et 2 portails fortifiés successifs.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Et toujours le lion de St Marc, du temps où la forteresse passa à la république de Venise.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Depuis la forteresse, nous avons une très belle vue sur le bourg, avec son Duomo du 18ème, sa tour, et la fondation Ugo DaComo.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Sirmione

Le petit port de Sirmione est célèbre depuis l'antiquité pour sa splendide position au cœur du Lac de Garde et pour les effets bienfaisants de ses eaux thermales (notamment sur la surdité). Déjà à l'époque romaine on y avait construit des villas, parmi lesquelles celle de Catullo, poète qui a évoqué la beauté de ces lieux. C'est maintenant un des plus beaux sites archéologiques italiens.

La Rocca Scaligera (forteresse) qui marque l'entrée dans le village est du 13ème siècle, et a été construite comme garnison et point d'abordage pour la flotte.

Je ne pouvais pas faire moins que faire découvrir Sirmione à Sigrid et Dirk.

Il y faisait aussi beau et chaud qu'en 2013, il y avait 2 fois plus de monde (c'était alors le 1er juillet) mais les glaces étaient toujours aussi bonnes !

Et j'ai refais presque les mêmes photos :

 

Mais en voilà tout de même quelques unes en plus :

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Vérone

Pour Verona aussi je vous renvoie à mon premier voyage :

Mais nous avons élargi la visite : cette fois-ci, j'ai visité l'église Sant'Anastasia, qui remonte au 13ème siècle. Elle est restée longtemps la plus grande de Vérone, et renferme de nombreuses œuvres d'art : les 2 bossus du 15ème et 16ème, mais aussi les voûtes décorées de végétaux stylisés. Vingt-quatre pièces en terre cuite (1435) illustrant la vie du Christ, et de nombreuses fresques ...

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

La Piazza delle Erbe, ancien forum romain et actuelle place du marché, était noire de monde, mais l'intérêt étant en hauteur, j'en ai quand même rapporté quelques photos.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Après un détour par l'escalier monumental en marbre rouge du 15ème dans la cour du Mercato Vecchio, nous sommes partis vers le Ponte Pietra, un ancien pont romain sur l'Adige, détruit pendant la seconde guerre mondiale mais reconstruit avec ses matériaux d'origine.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Après nous être un peu attardés devant le Duomo, nous avons constaté, en traversant certains quartiers, que toutes les belles demeures n'étaient pas sauvées. Comme celle-ci qui semble à l'abandon.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Valeggio sul Mincio – Borghetto

A la frontière de la Lombardie et de la province de Vérone, le Mincio est une rivière qui relie Mantova (Mantoue) au Lac de Garde.

Elle était autrefois navigable.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

La fondation de Borghetto remonte à la période longobarde (7ème et 8ème siècles), dont dérive son nom qui signifie « installation fortifiée ». La position était parfaite, sur les bords de la rivière Mincio et à l'abri des collines morainiques du Garda. Excellent pour construire un Curtis Royale pour l'encaissement du péage, et pour la traversée et la navigation sur le Mincio*

*Les Curtis Royales étaient des espèces de châteaux avec dépendances. Il y en avait dans toutes les provinces. Administrés par des procurateurs, ils percevaient les tributs, touchaient les amendes, et agrandissaient les dépendances par les héritages que le palais royal recevait.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Au 13ème siècle, avec l'arrivée des Scaglieri, furent construites des murailles puissantes, d'abord pour la défense du village, et deux pont-levis qui réunissaient le Borghetto au Curtis Royale.
Le curtis royal, ce fut le château de Valeggio, situé sur les grands éperons surplombant la rivière Mincio. Il porte les caractéristiques typiques d'un château scaligero, même s'il était probablement construit sur une structure préexistante, sans doute romaine.
La famille Scaligeri a réalisé quelle serait son importance stratégique, et a érigé un château mettant en vedette des murs massifs typiques, des tours carrées, des gardes en relief, un pont-levis et un passage gardé par une tour plus courte que les autres.

Le château est lié au village de Borghetto, à l'origine entouré d'un mur pour permettre aux défenseurs de contrôler la rivière.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Le pont de Visconti est une forteresse qui s'étend sur la rivière Mincio et a été érigée par Gian Galeazzo Visconti, Seigneur de Milan, qui succéda à la famille Scaligero. Le pont fait partie du système défensif (composé de murs et de tours) connu sous le nom de « Serraglio ».

La décision de construire le Pont de Visconti pour protéger les territoires veronesi à peine conquis, fit commencer le déclin du Borghetto : le cours du fleuve fut modifié et la navigation fut bloquée.

Le château fut en plein usage jusqu'à 1500, après quoi il a été abandonné, ayant perdu son importance stratégique.

Dans les siècles suivants, la source de richesse qui fut exploitée fut la force hydraulique du fleuve, principalement en construisant des dizaines de moulins, et la pêche dans le Mincio ; activités qui durèrent jusqu'au début du 20ème siècle, quand une nouvelle forme de richesse nommée « tourisme » arriva aux portes du Borghetto.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Et voilà pour ces 2 semaines italiennes estivales.

Mais il y en aura d'autres. A bientôt.

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 14:57

En tant que Mamie, me voilà en vacances en Italie avec Sigrid et sa petite famille : Dirk, Tristan et Aïda.

Nous allons passer une semaine dans une location au bord du Lac de Côme, puis une semaine dans la campagne pas très loin du Lac de Garde.

J'en ai ramené pour vous (et pour moi) quelques photos, comme d'habitude ….

et voici la carte :

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Corenno Plinio

Ce petit village médiéval sur la rive Est du Lac de Côme ne m'est pas inconnu, mais c'est par hasard que Sigrid y a loué une maison. En 2013 j'y avais fait un passage éclair, et cette fois-ci j'ai l'occasion d'y vagabonder avec Tristan et Aïda.

Ce village n'est pas du tout signalé dans les guides touristiques. On a l'impression qu'il n'a pas changé depuis le moyen-âge, et il n'y a aucun commerce, à part un restaurant local au bord de la route. Dans les escaliers aux vieilles marches usées, nous avons trouvé la date de 1686. Sans doute la date de réfection de cette portion d'escalier, visiblement plus récente, et différente du reste.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Le château a été construit aux alentours de 1360 ou 1370, sur les ruines d'une ancienne forteresse, peut-être romaine. Le village s'est construit dans son enceinte : ceux qui voulaient conquérir Corenno par le lac (seule route d'accès dans les temps anciens) faisaient face à un éperon rocheux, avec des rues escarpées et étroites, des portes robustes fermées et reliées par de longues volées de marches creusées dans la roche, avec des maisons les unes sur les autres, sans fenêtres au niveau des yeux, avec des murs adjacents les uns aux autres : une sorte de bâtiment unique dans lequel chaque chambre devait être conquise. Le dernier refuge était le château. C'est à dire une autre enceinte où la population se réfugiait en attendant que la fureur de l'ennemi s'amollisse. L'intérieur de la cour du château est proportionnelle au nombre d'habitants qui ont dû être protégés, étant donné que le petit village Corenno a toujours eu une population d'environ cent habitants.

L'autre célébrité du lieu, ce sont les 3 monuments funéraires du 14ème siècle, de la famille Andreani. Famille aujourd'hui disparue. Ils sont sur le parvis de l'église, curieusement dédiée à Saint Thomas de Canterbury, et érigée en paroisse indépendante en 1566 par San Carlo Borromeo.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Enfin, il ne faut pas oublier les plaisirs du lac (mais l'eau est trop froide pour moi !)

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Bergamo

La ville la plus proche, c'est Bergame « la haute », très fière derrière son imposante muraille de l'époque vénitienne (16ème siècle), qui se dit « plus belle cité de Lombardie »

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

C'est bien sûr la Città Alta qui nous a attirés. Ses petites rues réservées aux piétons, sa Piazza del Duomo et sa Piazza Vecchia.

Mais tout d'abord, la Basilica di Santa Maria Maggiore

Débutée au 12ème, puis remaniée, elle est de style romano-lombard. Dommage que nous n'ayons pu y entrer.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)
(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Piazza del Duomo, nous avons beaucoup admiré la Capella Colleoni. C'est la chapelle funéraire du célèbre condottiere Bartolomeo Colleoni (1400-1475) et de sa fille : une merveille de l'art lombard de la Renaissance (15ème). Elle arbore des marbres polychromes bleu, blanc et rose, des médaillons et fines sculptures inspirés librement de l'antiquité. Ce foisonnement témoigne de la conception de l'architecture lombarde du début de la Renaissance, qui refusait le vide.

De l'autre côté de la place, le Duomo (la cathédrale, 16/17ème) fait pâle figure !

Le Palazzo de la Ragione, qui lui fait face, est le plus ancien palais communal lombard encore existant. Érigé dès le 12ème siècle, il sépare la Piazza del Duomo de la Piazza Vecchia. Avec le Baptistère sur le 4ème côté, cette place était le centre religieux de la ville.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Passant sous le Palazzo de la Ragione, nous sommes maintenant sur la Piazza Vecchia, d'où on admire l'autre face de ce palais. Il arbore le lion de Saint Marc, souvenir tenace de la domination vénitienne. A côté, la Torre Civica, dite aussi Il Campanone (du nom de la grosse cloche), du 12ème également, nous emmènera à 52,76 m pour admirer la place de haut. Cette place était le centre administratif de la ville.

On accède au Palais par un escalier couvert construit au 15ème.

Au sud de la place, ce grand palais immaculé est lePalazzo Scamozziano, du 18ème.

Au centre, la fontaine fut donnée à la ville par le maire vénitien Alvise Contarini en 1780.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Voyons maintenant les choses de haut :

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Où nos pas nous ont portés pour retrouver la voiture ….

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Varenna et Bellagio

Aujourd'hui, le programme est tout différent : visite de Varenne et de son Castello di Vezio, embarquement pour Bellagio, flânerie ….

 

Castello di Vezio

Fondé, selon la légende, sous la Reine Théodolinde, le Castello di Vezio occupe une position stratégique dans un lieu occupé depuis l'âge du fer. La fortification est probablement de l'âge « tardo-romano », et était destinée à la défense de la route qui joignait Bellano au Val d'Esino.

 

Sa situation fait qu'on y accède à pied, en 10 minutes, par un chemin pittoresque.

Comme vous allez le voir, ce château est maintenant peuplé de rapaces … et de fantômes !

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)
(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Bellagio

Situé à la pointe entre les 2 branches du Y renversé que forme le Lac de Côme, Bellagio est surtout une station touristique chic.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Abbazia di Piona

Au bout d'une petite presqu'île boisée se dresse une ancienne abbaye du 12ème siècle : l'Abbazia Santa Maria di Piona.

Protégés du monde, l'église (1138) et le cloître (1258) sont toujours habités par des moines cisterciens de Casamari qui fabriquent liqueurs, tisanes et toutes sortes de produits bénéfiques à base de miel.

C'est pour nous l'occasion d'une promenade en forêt de 4 km aller-retour.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Dangri

Une vraie balade en montagne, cette fois : 8 km et 300 m de dénivelé pour les petites jambes de Tristan et Aïda.

Une boucle à partir du village de Livo, sur la rive ouest, dans la partie nord du lac.

Au fond d'une gorge, un petit pont ravissant qui enjambe une eau limpide. Une église perchée 100 mètres plus haut dans la forêt, à laquelle on accède par un escalier rustique de 200 marches (Tristan les a comptées). Et plus haut encore, toujours par l'escalier, un ancien village. Des paysages splendides, de vieux chalets d'alpage, le calme, la nature …. le bonheur !

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)
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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 09:21

L’Alt Emporda (Haut-Ampurdan) est située à l'extrémité nord-est de la Catalogne, à l'endroit où commence à se dessiner la Costa Brava.
Elle est marquée par la proximité entre la mer et les Pyrénées,

Au-dessus de la petite ville de Port de la Selva, juste au nord du Cap de Creus, une petite route grimpe ver le Monastère de Sant Pere de Rodes.

Vers le bas, quel paysage !!

La perle de l'Alt Emporda

Mais le haut n'est pas en reste ! Il suffit de lever la tête pour découvrir un ensemble monumental d'exception, dont le monument principal est le Monastère Sant Pere, à partir duquel prospérèrent le château de Verdera et le village de Santa Creu.

 

La perle de l'Alt Emporda

La fondation de cet ensemble remonte au 9ème siècle, dans le cadre de l'expansion de l'ordre monastique bénédictin dans les comtés catalans, mise en œuvre par la monarchie française. Ce qui nous permet de découvrir en un seul site les espaces représentatifs des 3 classes sociales sur lesquelles se fondait la société médiévale :

-  les oratores, qui priaient

-  les bellatores, qui guerroyaient

-  les laboratores, qui travaillaient

C'est la troisième fois que je viens sur ce site. La première fois, j'ai visité le monastère, la seconde fois le château, et cette fois-ci, je me suis attardée au village. Vous pouvez retrouver mon diaporama de la visite du monastère en cliquant sur la ligne blanche du lien ci-dessous :

Santa Creu était une cité prospère. Sa structure urbaine était celle d'une ville close, c'est à dire une ville où les façades arrières des maisons font fonction de murailles, et on ne peut y accéder que par des portails fortifiés.

Le centre névralgique est la place de l'église (10ème siècle) autour de laquelle se trouvent les maisons, séparées par des rues qui y débouchent.

En raison des nombreux pèlerins, Santa Creu fut un lieu prospère, accueillant des foires et des marchés, avec des aubergistes, des tailleurs, des boulangers, des forgerons ou des notaires qui offraient leurs services à quiconque arrivait au monastère.

La perle de l'Alt Emporda

Santa Creu de Rodes vécut son plus grand moment de prospérité aux 13ème et 14ème siècles, quand certaines maisons furent agrandies et quand des quartiers furent construits extra-muros. Le 15ème siècle fut le début d'une période de décadence et d'abandon progressif du village.

L'église devint alors l'ermitage de Santa Helena qui continua le culte jusqu'à la fin du 19ème siècle.

La perle de l'Alt Emporda

Le Château de Sant Salvador de Verdera est juché au point le plus élevé de la Serra de Rodes, à 670 m. La vue imprenable sur le territoire et sa difficulté d'accès lui fournirent une grande valeur stratégique et militaire à l'époque médiévale.

Construit au 9ème siècle, le château joua un rôle majeur dans plusieurs guerres. Entre les 14ème et 15ème siècles, l'évolution des techniques de combat et l'apparition de l'artillerie lui fit perdre sa fonction militaire, et dès le 16ème, il ne fut plus qu'un poste de guet contre la piraterie.

La perle de l'Alt Emporda

 

On ignore l'origine du monastère de Sant Pere de Rodes, ce qui donna lieu dans le passé aux spéculations et aux légendes comme celle de sa fondation par des moines qui y seraient venus avec les restes de Saint Pierre et d'autres saints qu'ils voulaient protéger de la profanation par les hordes barbares qui arrivaient sur Rome. Le danger des envahisseurs passé, le pape Boniface IV aurait alors ordonné de construire l'église.

La première documentation officielle de l'existence du bâtiment date cependant de l'année 878. Il est mentionné une cellule monastique simple consacrée à saint Pierre. Il faut attendre l'année 945 pour que le lieu soit considéré comme un monastère bénédictin indépendant. Il atteint son apogée entre les XIe et XIIe siècles.

Le monastère eut une extraordinaire vitalité jusqu’à la fin du XIVe siècle, de nombreux jubilés y sont célébrés. Puis il tomba en décadence, avec le relâchement de la vie communautaire, le manque de dons à faveur du monastère... auxquels on doit ajouter les effets de la peste noire (1345), qui tua vingt-quatre moines. La peur de la piraterie fit fortifier le site.

À partir du XVIIe siècle, il est pillé et en 1793, il est abandonné par la communauté bénédictine, qui part d'abord à Vila-Sacra puis à Figueras en 1809, jusqu'à sa dissolution.

En 1930, il est déclaré monument national et, en 1935, le gouvernement de la Catalogne commence les premières restaurations.

La perle de l'Alt Emporda

Le cloître du XIIe siècle est la partie centrale du couvent autour de laquelle se répartissent les autres édifices. Il fut construit par-dessus un premier cloître plus ancien, dégagé lors de fouilles récentes. Il ne reste presque aucun élément d'origine du cloître moderne, la quasi totalité de ses colonnettes et chapiteaux ayant été dispersés et vendus, provoquant l'effondrement de certaines galeries.

L'église, consacrée en 1022, de style roman, est sans comparaison avec les canons de son temps. Les trois parties de la nef sont délimitées par une double colonnade avec chapiteaux d'influence corinthienne. Les colonnes adossées aux piliers proviennent d'une construction précédente. Le grand vaisseau central est splendide, avec un déambulatoire dans l'abside, qui semble être continué par les deux collatéraux. Il y a une crypte sous l'abside. L'église, qui synthétise avec originalité une série de courants architecturaux, comme le carolingien, le préroman et les constructions romanes, est considérée comme l'une des principales représentantes de l'architecture romane en Catalogne.

 

La perle de l'Alt Emporda

Le clocher carré du XIIe siècle est d'une influence lombarde du siècle précédent.

À son côté, une tour de défense, ou tour de l'hommage, a probablement été commencée au Xe siècle avant de passer par un long processus de construction et de modifications au fil des siècles. Ses murs ainsi que celui qui la relie au clocher contiennent de nombreuses assises de pierres rangées en arrête-de-poisson.

La perle de l'Alt Emporda

Il existe un autre trésor relatif à ce monastère : une Bible, écrite et illustrée entre 1010 et 1025. Elle est actuellement conservée à la Bibliothèque Nationale de France, à Paris.

Si vous voulez voir quelques unes de ses magnifiques illustrations, cliquez sur la ligne blanche de ce lien :

Et si, avant le coucher du soleil, on faisait un saut de géant vers le sud-est, jusqu'au Cap de Creus ?

Le Cap de Creus a été déclaré Parc Naturel en 1998 et se caractérise par deux zones protégées, l’une marine et l'autre terrestre. Le Cap, reconnaissable grâce au phare érigé en 1853.

La région abrite de nombreux dolmens et autres découvertes archéologiques datant de la préhistoire, et l’histoire des villages environnants remonte à l’époque des Grecs et des Romains.

Le paysage du Cap est irrégulier, la péninsule principale s’incruste dans la Méditerranée formant de petits promontoires et îlots couverts d'une dense végétation d'arbustes. À l’extrême est se dresse le célèbre phare, entouré de buissons de thym et de romarin.

La perle de l'Alt Emporda

Bonne nuit, et à bientôt ...

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  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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