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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 19:43
Au Pays des Trois Soleils

Au bord du Léman, les familles vigneronnes qui, depuis de nombreuses générations, cultivent ici leurs vignes avec tant de soins, ont façonné un vignoble en terrasses. Sa beauté unique saisit l’âme de ses visiteurs comme il a fasciné nombre d’artistes qui ont habité ses petits villages pittoresques.

Aujourd’hui considéré comme un site de valeur universelle, le Lavaux s’est vu élevé au rang de patrimoine mondial par l’UNESCO, en 2007. Ses parchets en mosaïque témoignent de près d'un millénaire d'interaction de l'homme et de la nature.

 

Au Pays des Trois Soleils

Partie de Lausanne par le train qui s'arrête à chaque petit village, j'ai commencé ma balade par celui de Saint-Saphorin.

Le village est habité au moins depuis l'époque romaine. On y trouve, en réemploi dans l'église, une pierre milliaire qui a pu être datée de l'an 47 de notre ère ainsi que les ruines d'une villa gallo-romaine. À cette époque le lieu s'appelle Glerula (du latin glarea, « gravier, gros sable »), puis au Moyen Âge « Glérolles ». Seul le donjon construit en 1150 par l'évêque de Lausanne au bord du lac gardera ce nom, car le village sera désigné par la suite du nom de son église, dédiée à Saint Symphorien, et deviendra Saint-Saphorin. Le donjon, transformé en château en 1300 est aujourd'hui le château de Glérolles.

 

Au Pays des Trois Soleils

La paroisse de Saint-Saphorin remonte à la nuit des temps, ou plus précisément au VIe siècle, quand l'évêque Marius (530-594) fit construire la première église qu'il dédia à Saint Symphorien, natif comme lui d'Autun. Saint-Saphorin a fait partie pendant le Moyen-Age des "Terres de l'évêque"; c'est d'ailleurs le dernier d'entre eux, Sébastien de Montfalcon, qui a fait construire l'église actuelle, en 1520. On le voit agenouillé sur le grand vitrail du chœur.

En 1536, lorsque le bailli bernois, ardent défenseur de la Réforme, voulu faire abattre les autels et enlever les ornements de l'église, l'opposition de la population de Saint-Saphorin fut si forte qu'elle prit les armes pour l'en empêcher. C'est donc peut-être à la résistance des paroissiens à cette réforme iconoclaste que l'on doit le maintien du vitrail du chœur de l'église.

 

Au Pays des Trois Soleils


Sans être véritablement fortifié, Saint-Saphorin fut longtemps un bourg fermé par la rangée serrée de maisons face au lac et par une porte à chacune de ses extrémités. Seule la porte orientale gothique existe encore aujourd'hui.
 

 

 

 

 

Au Pays des Trois Soleils

Et attention, on est surveillé ! Ça, c'est l'humour suisse ....

Au Pays des Trois Soleils

Autour du village, des vignes.

Avec la vue sur le village de Saint-Saphorin, voici quelques photos du vignoble au fil des saisons, prises sur internet.

Au Pays des Trois Soleils

Tout proche de Saint-Saphorin s'étend le Dézaley, vignoble de 53,6 hectares que se partagent environ 150 propriétaires et 60 producteurs et négociants,

Mes pas m'ont portée au Clos des Abbayes (prononcer comme Abeilles).

Défriché et planté en vignes au XIIème siècle par les moines cisterciens, le Dézaley Clos des Abbayes, propriété du couvent de Montheron jusqu’en 1536 (Réforme), fut à ce moment cédé par les Bernois à la Ville de Lausanne, lors de la sécularisation des biens ecclésiastiques.

Premier des domaines viticoles acquis par la Ville de Lausanne, le Clos des Abbayes est destiné aux réceptions de la Municipalité. Il comporte 4,7 hectares dans le Dézaley, planté en grande majorité en Chasselas.

Au Pays des Trois Soleils
Au Pays des Trois Soleils

La fresque à l'entrée de la cave date de 1884.

En 1935, après la rénovation et la construction de nouveaux bâtiments, on confie au peintre René Auberjonois la décoration de la salle de réception. La nudité de sa Belle du Dézaley provoqua un tollé dont les échos doivent encore s’entendre dans la salle des cuves. Les murs du carnotzet résonnent encore de ces hauts cris d'indignation.

Au Pays des Trois Soleils
Au Pays des Trois Soleils

Dans cet établissement, ancienne grange cistercienne du 12ème siècle, possession de l'abbaye de Montheron, il y avait évidemment une chapelle. On peut y trouver un petit orgue Walpen de 1800 sur lequel j'ai eut le privilège d'entendre jouer quelques morceaux.

 

 

 

 

 

Au Pays des Trois Soleils

Encore quelques photos sur le chemin qui rejoint la minuscule gare de Epesses (une simple cabane, en dur quand même avec un banc, et seulement sur un quai), accessible seulement à pied, où j'ai repris le train pour Lausanne.

Au Pays des Trois Soleils
Au Pays des Trois Soleils
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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 11:18

Nous voilà maintenant à Cavalgese della Riviera, au sud ouest du Lago di Garda. Dans une ancienne riche ferme dont les bâtiments sont transformés en appartements, et avec piscine, pour la joie de tous.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Le Lago di Garda est le plus grand lac d'Italie (370 km²). Il a inspiré les poètes depuis l'antiquité : Catulle, Virgile et Pline ont chanté ses louanges, relayés à l'époque moderne, par Goethe, Kafka,, D'Annunzio, eux aussi séduits par ses hivers si doux, sa végétation méditerranéenne et ses paysages montagneux.

Mais de nos jours, le Lacus Benacus des Romains n'est plus que l'ombre de lui-même. En été, ses eaux sont fendues par les bateaux à moteur et ses berges sont envahies par les cars et les voitures. Difficile de trouver un petit coin de paradis dans les anciens bourgs de pêcheurs transformés en villages de vacances !

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

 

Salò

Une petite ville aux rues un peu plus pittoresques qu'ailleurs, et aux maisons un peu plus typiques.

En 1943, les nazis y ont installé le Duce, à la tête d'une minuscule « république sociale italienne », qui dura jusqu'en mars 1945, et entrée dans l'histoire sous le nom de république de Salò. Ce dernier sursaut du fascisme italien a inspiré l'intrigue de l'un des plus beaux, mais aussi des plus éprouvants films de Pier Paolo Pasolini : Salò ou les 120 jours de Sodome.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Lac d'Idro

Ce petit lac, à l'ouest du Lac de Garde, est le plus élevé de Lombardie (altitude 370 m). On se croit déjà en montagne en traversant les villages qui ont gardé un habitat typique.
 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

C'est en partant du petit village de Baitoni que nous gagnons le Castel San Giovanni. Construit sur un bastion naturel, propriété durant des siècles de l'importante famille Lodron, il témoigne, dans un petit musée, d'un passé glorieux.

Aménagé de sorte à intéresser les enfants, nous y avons passé un bon moment. Mais il a fallu le gagner, car la côte était rude : 250 m de dénivelé pour une boucle dans la forêt de 3,5 km seulement !

J'ai trouvé cette photo sur internet, bien sûr, car la montagne est si escarpée qu'on ne peut pas le voir comme ça. Dites-vous que le sentier zigzague dans la forêt à droite du château ...

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)
(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Pour le retour, nous avons pris une toute petite route qui montait au-dessus du lac. Quelle vue !

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Padenghe sul Garda

Tranquille petite localité dominée par un château dont la partie la plus ancienne de la forteresse remonte au 10ème siècle, la plus récente au 15ème. Sa tour fait encore 20 m de haut. Ses murailles enserrent toujours un ancien village, encore habité. En voici une photo d'internet :

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)
(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Lonato del Garda

Encore un château, ou plutôt, une forteresse ! Construit à partir du 10ème siècle, il a toujours été considéré comme stratégiquement défensif et militaire. Sous ses murs, en 1797, eut lieu la bataille sanglante de Lonato, entre l'armée française sous le commandement de Napoléon Bonaparte et l'armée autrichienne.

Sur cette photo aérienne, on distingue bien la partie gauche, château primitif avec la maison du châtelain, la prison (ancien donjon), les locaux pour la garnison et les armes, les chemins de ronde, son entrée fortifiée … Il y a également un puits et des citernes sous la maison.

La partie droite fut adjointe au 14ème siècle, par les Visconti, pour encercler le village et loger un plus grand nombre de troupes. On y trouve un autre puits, plus monumental.

Au milieu, l'entrée fortifiée avec pont-levis, corps de garde, casemates, et 2 portails fortifiés successifs.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Et toujours le lion de St Marc, du temps où la forteresse passa à la république de Venise.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Depuis la forteresse, nous avons une très belle vue sur le bourg, avec son Duomo du 18ème, sa tour, et la fondation Ugo DaComo.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Sirmione

Le petit port de Sirmione est célèbre depuis l'antiquité pour sa splendide position au cœur du Lac de Garde et pour les effets bienfaisants de ses eaux thermales (notamment sur la surdité). Déjà à l'époque romaine on y avait construit des villas, parmi lesquelles celle de Catullo, poète qui a évoqué la beauté de ces lieux. C'est maintenant un des plus beaux sites archéologiques italiens.

La Rocca Scaligera (forteresse) qui marque l'entrée dans le village est du 13ème siècle, et a été construite comme garnison et point d'abordage pour la flotte.

Je ne pouvais pas faire moins que faire découvrir Sirmione à Sigrid et Dirk.

Il y faisait aussi beau et chaud qu'en 2013, il y avait 2 fois plus de monde (c'était alors le 1er juillet) mais les glaces étaient toujours aussi bonnes !

Et j'ai refais presque les mêmes photos :

 

Mais en voilà tout de même quelques unes en plus :

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Vérone

Pour Verona aussi je vous renvoie à mon premier voyage :

Mais nous avons élargi la visite : cette fois-ci, j'ai visité l'église Sant'Anastasia, qui remonte au 13ème siècle. Elle est restée longtemps la plus grande de Vérone, et renferme de nombreuses œuvres d'art : les 2 bossus du 15ème et 16ème, mais aussi les voûtes décorées de végétaux stylisés. Vingt-quatre pièces en terre cuite (1435) illustrant la vie du Christ, et de nombreuses fresques ...

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

La Piazza delle Erbe, ancien forum romain et actuelle place du marché, était noire de monde, mais l'intérêt étant en hauteur, j'en ai quand même rapporté quelques photos.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Après un détour par l'escalier monumental en marbre rouge du 15ème dans la cour du Mercato Vecchio, nous sommes partis vers le Ponte Pietra, un ancien pont romain sur l'Adige, détruit pendant la seconde guerre mondiale mais reconstruit avec ses matériaux d'origine.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Après nous être un peu attardés devant le Duomo, nous avons constaté, en traversant certains quartiers, que toutes les belles demeures n'étaient pas sauvées. Comme celle-ci qui semble à l'abandon.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Valeggio sul Mincio – Borghetto

A la frontière de la Lombardie et de la province de Vérone, le Mincio est une rivière qui relie Mantova (Mantoue) au Lac de Garde.

Elle était autrefois navigable.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

La fondation de Borghetto remonte à la période longobarde (7ème et 8ème siècles), dont dérive son nom qui signifie « installation fortifiée ». La position était parfaite, sur les bords de la rivière Mincio et à l'abri des collines morainiques du Garda. Excellent pour construire un Curtis Royale pour l'encaissement du péage, et pour la traversée et la navigation sur le Mincio*

*Les Curtis Royales étaient des espèces de châteaux avec dépendances. Il y en avait dans toutes les provinces. Administrés par des procurateurs, ils percevaient les tributs, touchaient les amendes, et agrandissaient les dépendances par les héritages que le palais royal recevait.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Au 13ème siècle, avec l'arrivée des Scaglieri, furent construites des murailles puissantes, d'abord pour la défense du village, et deux pont-levis qui réunissaient le Borghetto au Curtis Royale.
Le curtis royal, ce fut le château de Valeggio, situé sur les grands éperons surplombant la rivière Mincio. Il porte les caractéristiques typiques d'un château scaligero, même s'il était probablement construit sur une structure préexistante, sans doute romaine.
La famille Scaligeri a réalisé quelle serait son importance stratégique, et a érigé un château mettant en vedette des murs massifs typiques, des tours carrées, des gardes en relief, un pont-levis et un passage gardé par une tour plus courte que les autres.

Le château est lié au village de Borghetto, à l'origine entouré d'un mur pour permettre aux défenseurs de contrôler la rivière.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Le pont de Visconti est une forteresse qui s'étend sur la rivière Mincio et a été érigée par Gian Galeazzo Visconti, Seigneur de Milan, qui succéda à la famille Scaligero. Le pont fait partie du système défensif (composé de murs et de tours) connu sous le nom de « Serraglio ».

La décision de construire le Pont de Visconti pour protéger les territoires veronesi à peine conquis, fit commencer le déclin du Borghetto : le cours du fleuve fut modifié et la navigation fut bloquée.

Le château fut en plein usage jusqu'à 1500, après quoi il a été abandonné, ayant perdu son importance stratégique.

Dans les siècles suivants, la source de richesse qui fut exploitée fut la force hydraulique du fleuve, principalement en construisant des dizaines de moulins, et la pêche dans le Mincio ; activités qui durèrent jusqu'au début du 20ème siècle, quand une nouvelle forme de richesse nommée « tourisme » arriva aux portes du Borghetto.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Garde)

Et voilà pour ces 2 semaines italiennes estivales.

Mais il y en aura d'autres. A bientôt.

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 14:57

En tant que Mamie, me voilà en vacances en Italie avec Sigrid et sa petite famille : Dirk, Tristan et Aïda.

Nous allons passer une semaine dans une location au bord du Lac de Côme, puis une semaine dans la campagne pas très loin du Lac de Garde.

J'en ai ramené pour vous (et pour moi) quelques photos, comme d'habitude ….

et voici la carte :

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Corenno Plinio

Ce petit village médiéval sur la rive Est du Lac de Côme ne m'est pas inconnu, mais c'est par hasard que Sigrid y a loué une maison. En 2013 j'y avais fait un passage éclair, et cette fois-ci j'ai l'occasion d'y vagabonder avec Tristan et Aïda.

Ce village n'est pas du tout signalé dans les guides touristiques. On a l'impression qu'il n'a pas changé depuis le moyen-âge, et il n'y a aucun commerce, à part un restaurant local au bord de la route. Dans les escaliers aux vieilles marches usées, nous avons trouvé la date de 1686. Sans doute la date de réfection de cette portion d'escalier, visiblement plus récente, et différente du reste.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Le château a été construit aux alentours de 1360 ou 1370, sur les ruines d'une ancienne forteresse, peut-être romaine. Le village s'est construit dans son enceinte : ceux qui voulaient conquérir Corenno par le lac (seule route d'accès dans les temps anciens) faisaient face à un éperon rocheux, avec des rues escarpées et étroites, des portes robustes fermées et reliées par de longues volées de marches creusées dans la roche, avec des maisons les unes sur les autres, sans fenêtres au niveau des yeux, avec des murs adjacents les uns aux autres : une sorte de bâtiment unique dans lequel chaque chambre devait être conquise. Le dernier refuge était le château. C'est à dire une autre enceinte où la population se réfugiait en attendant que la fureur de l'ennemi s'amollisse. L'intérieur de la cour du château est proportionnelle au nombre d'habitants qui ont dû être protégés, étant donné que le petit village Corenno a toujours eu une population d'environ cent habitants.

L'autre célébrité du lieu, ce sont les 3 monuments funéraires du 14ème siècle, de la famille Andreani. Famille aujourd'hui disparue. Ils sont sur le parvis de l'église, curieusement dédiée à Saint Thomas de Canterbury, et érigée en paroisse indépendante en 1566 par San Carlo Borromeo.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Enfin, il ne faut pas oublier les plaisirs du lac (mais l'eau est trop froide pour moi !)

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Bergamo

La ville la plus proche, c'est Bergame « la haute », très fière derrière son imposante muraille de l'époque vénitienne (16ème siècle), qui se dit « plus belle cité de Lombardie »

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

C'est bien sûr la Città Alta qui nous a attirés. Ses petites rues réservées aux piétons, sa Piazza del Duomo et sa Piazza Vecchia.

Mais tout d'abord, la Basilica di Santa Maria Maggiore

Débutée au 12ème, puis remaniée, elle est de style romano-lombard. Dommage que nous n'ayons pu y entrer.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)
(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Piazza del Duomo, nous avons beaucoup admiré la Capella Colleoni. C'est la chapelle funéraire du célèbre condottiere Bartolomeo Colleoni (1400-1475) et de sa fille : une merveille de l'art lombard de la Renaissance (15ème). Elle arbore des marbres polychromes bleu, blanc et rose, des médaillons et fines sculptures inspirés librement de l'antiquité. Ce foisonnement témoigne de la conception de l'architecture lombarde du début de la Renaissance, qui refusait le vide.

De l'autre côté de la place, le Duomo (la cathédrale, 16/17ème) fait pâle figure !

Le Palazzo de la Ragione, qui lui fait face, est le plus ancien palais communal lombard encore existant. Érigé dès le 12ème siècle, il sépare la Piazza del Duomo de la Piazza Vecchia. Avec le Baptistère sur le 4ème côté, cette place était le centre religieux de la ville.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Passant sous le Palazzo de la Ragione, nous sommes maintenant sur la Piazza Vecchia, d'où on admire l'autre face de ce palais. Il arbore le lion de Saint Marc, souvenir tenace de la domination vénitienne. A côté, la Torre Civica, dite aussi Il Campanone (du nom de la grosse cloche), du 12ème également, nous emmènera à 52,76 m pour admirer la place de haut. Cette place était le centre administratif de la ville.

On accède au Palais par un escalier couvert construit au 15ème.

Au sud de la place, ce grand palais immaculé est lePalazzo Scamozziano, du 18ème.

Au centre, la fontaine fut donnée à la ville par le maire vénitien Alvise Contarini en 1780.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Voyons maintenant les choses de haut :

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Où nos pas nous ont portés pour retrouver la voiture ….

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Varenna et Bellagio

Aujourd'hui, le programme est tout différent : visite de Varenne et de son Castello di Vezio, embarquement pour Bellagio, flânerie ….

 

Castello di Vezio

Fondé, selon la légende, sous la Reine Théodolinde, le Castello di Vezio occupe une position stratégique dans un lieu occupé depuis l'âge du fer. La fortification est probablement de l'âge « tardo-romano », et était destinée à la défense de la route qui joignait Bellano au Val d'Esino.

 

Sa situation fait qu'on y accède à pied, en 10 minutes, par un chemin pittoresque.

Comme vous allez le voir, ce château est maintenant peuplé de rapaces … et de fantômes !

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)
(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Bellagio

Situé à la pointe entre les 2 branches du Y renversé que forme le Lac de Côme, Bellagio est surtout une station touristique chic.

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Abbazia di Piona

Au bout d'une petite presqu'île boisée se dresse une ancienne abbaye du 12ème siècle : l'Abbazia Santa Maria di Piona.

Protégés du monde, l'église (1138) et le cloître (1258) sont toujours habités par des moines cisterciens de Casamari qui fabriquent liqueurs, tisanes et toutes sortes de produits bénéfiques à base de miel.

C'est pour nous l'occasion d'une promenade en forêt de 4 km aller-retour.

 

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)

Dangri

Une vraie balade en montagne, cette fois : 8 km et 300 m de dénivelé pour les petites jambes de Tristan et Aïda.

Une boucle à partir du village de Livo, sur la rive ouest, dans la partie nord du lac.

Au fond d'une gorge, un petit pont ravissant qui enjambe une eau limpide. Une église perchée 100 mètres plus haut dans la forêt, à laquelle on accède par un escalier rustique de 200 marches (Tristan les a comptées). Et plus haut encore, toujours par l'escalier, un ancien village. Des paysages splendides, de vieux chalets d'alpage, le calme, la nature …. le bonheur !

(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)
(Une Parenthèse Italienne Estivale : le Lac de Côme)
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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 09:21

L’Alt Emporda (Haut-Ampurdan) est située à l'extrémité nord-est de la Catalogne, à l'endroit où commence à se dessiner la Costa Brava.
Elle est marquée par la proximité entre la mer et les Pyrénées,

Au-dessus de la petite ville de Port de la Selva, juste au nord du Cap de Creus, une petite route grimpe ver le Monastère de Sant Pere de Rodes.

Vers le bas, quel paysage !!

La perle de l'Alt Emporda

Mais le haut n'est pas en reste ! Il suffit de lever la tête pour découvrir un ensemble monumental d'exception, dont le monument principal est le Monastère Sant Pere, à partir duquel prospérèrent le château de Verdera et le village de Santa Creu.

 

La perle de l'Alt Emporda

La fondation de cet ensemble remonte au 9ème siècle, dans le cadre de l'expansion de l'ordre monastique bénédictin dans les comtés catalans, mise en œuvre par la monarchie française. Ce qui nous permet de découvrir en un seul site les espaces représentatifs des 3 classes sociales sur lesquelles se fondait la société médiévale :

-  les oratores, qui priaient

-  les bellatores, qui guerroyaient

-  les laboratores, qui travaillaient

C'est la troisième fois que je viens sur ce site. La première fois, j'ai visité le monastère, la seconde fois le château, et cette fois-ci, je me suis attardée au village. Vous pouvez retrouver mon diaporama de la visite du monastère en cliquant sur la ligne blanche du lien ci-dessous :

Santa Creu était une cité prospère. Sa structure urbaine était celle d'une ville close, c'est à dire une ville où les façades arrières des maisons font fonction de murailles, et on ne peut y accéder que par des portails fortifiés.

Le centre névralgique est la place de l'église (10ème siècle) autour de laquelle se trouvent les maisons, séparées par des rues qui y débouchent.

En raison des nombreux pèlerins, Santa Creu fut un lieu prospère, accueillant des foires et des marchés, avec des aubergistes, des tailleurs, des boulangers, des forgerons ou des notaires qui offraient leurs services à quiconque arrivait au monastère.

La perle de l'Alt Emporda

Santa Creu de Rodes vécut son plus grand moment de prospérité aux 13ème et 14ème siècles, quand certaines maisons furent agrandies et quand des quartiers furent construits extra-muros. Le 15ème siècle fut le début d'une période de décadence et d'abandon progressif du village.

L'église devint alors l'ermitage de Santa Helena qui continua le culte jusqu'à la fin du 19ème siècle.

La perle de l'Alt Emporda

Le Château de Sant Salvador de Verdera est juché au point le plus élevé de la Serra de Rodes, à 670 m. La vue imprenable sur le territoire et sa difficulté d'accès lui fournirent une grande valeur stratégique et militaire à l'époque médiévale.

Construit au 9ème siècle, le château joua un rôle majeur dans plusieurs guerres. Entre les 14ème et 15ème siècles, l'évolution des techniques de combat et l'apparition de l'artillerie lui fit perdre sa fonction militaire, et dès le 16ème, il ne fut plus qu'un poste de guet contre la piraterie.

La perle de l'Alt Emporda

 

On ignore l'origine du monastère de Sant Pere de Rodes, ce qui donna lieu dans le passé aux spéculations et aux légendes comme celle de sa fondation par des moines qui y seraient venus avec les restes de Saint Pierre et d'autres saints qu'ils voulaient protéger de la profanation par les hordes barbares qui arrivaient sur Rome. Le danger des envahisseurs passé, le pape Boniface IV aurait alors ordonné de construire l'église.

La première documentation officielle de l'existence du bâtiment date cependant de l'année 878. Il est mentionné une cellule monastique simple consacrée à saint Pierre. Il faut attendre l'année 945 pour que le lieu soit considéré comme un monastère bénédictin indépendant. Il atteint son apogée entre les XIe et XIIe siècles.

Le monastère eut une extraordinaire vitalité jusqu’à la fin du XIVe siècle, de nombreux jubilés y sont célébrés. Puis il tomba en décadence, avec le relâchement de la vie communautaire, le manque de dons à faveur du monastère... auxquels on doit ajouter les effets de la peste noire (1345), qui tua vingt-quatre moines. La peur de la piraterie fit fortifier le site.

À partir du XVIIe siècle, il est pillé et en 1793, il est abandonné par la communauté bénédictine, qui part d'abord à Vila-Sacra puis à Figueras en 1809, jusqu'à sa dissolution.

En 1930, il est déclaré monument national et, en 1935, le gouvernement de la Catalogne commence les premières restaurations.

La perle de l'Alt Emporda

Le cloître du XIIe siècle est la partie centrale du couvent autour de laquelle se répartissent les autres édifices. Il fut construit par-dessus un premier cloître plus ancien, dégagé lors de fouilles récentes. Il ne reste presque aucun élément d'origine du cloître moderne, la quasi totalité de ses colonnettes et chapiteaux ayant été dispersés et vendus, provoquant l'effondrement de certaines galeries.

L'église, consacrée en 1022, de style roman, est sans comparaison avec les canons de son temps. Les trois parties de la nef sont délimitées par une double colonnade avec chapiteaux d'influence corinthienne. Les colonnes adossées aux piliers proviennent d'une construction précédente. Le grand vaisseau central est splendide, avec un déambulatoire dans l'abside, qui semble être continué par les deux collatéraux. Il y a une crypte sous l'abside. L'église, qui synthétise avec originalité une série de courants architecturaux, comme le carolingien, le préroman et les constructions romanes, est considérée comme l'une des principales représentantes de l'architecture romane en Catalogne.

 

La perle de l'Alt Emporda

Le clocher carré du XIIe siècle est d'une influence lombarde du siècle précédent.

À son côté, une tour de défense, ou tour de l'hommage, a probablement été commencée au Xe siècle avant de passer par un long processus de construction et de modifications au fil des siècles. Ses murs ainsi que celui qui la relie au clocher contiennent de nombreuses assises de pierres rangées en arrête-de-poisson.

La perle de l'Alt Emporda

Il existe un autre trésor relatif à ce monastère : une Bible, écrite et illustrée entre 1010 et 1025. Elle est actuellement conservée à la Bibliothèque Nationale de France, à Paris.

Si vous voulez voir quelques unes de ses magnifiques illustrations, cliquez sur la ligne blanche de ce lien :

Et si, avant le coucher du soleil, on faisait un saut de géant vers le sud-est, jusqu'au Cap de Creus ?

Le Cap de Creus a été déclaré Parc Naturel en 1998 et se caractérise par deux zones protégées, l’une marine et l'autre terrestre. Le Cap, reconnaissable grâce au phare érigé en 1853.

La région abrite de nombreux dolmens et autres découvertes archéologiques datant de la préhistoire, et l’histoire des villages environnants remonte à l’époque des Grecs et des Romains.

Le paysage du Cap est irrégulier, la péninsule principale s’incruste dans la Méditerranée formant de petits promontoires et îlots couverts d'une dense végétation d'arbustes. À l’extrême est se dresse le célèbre phare, entouré de buissons de thym et de romarin.

La perle de l'Alt Emporda

Bonne nuit, et à bientôt ...

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 14:33

 

Aujourd'hui nous sommes à la frontière des Pyrénées Orientales et de l'Aude, à 728 m d'altitude, sur un piton rocheux. C'est le

 

Château de Quéribus

 

Un peu d'histoire :

Quéribus, le "Rocher des Buis", est mentionné pour la première fois en 1020. Ses droits de propriété sont partagés entre le Vicomte de Narbonne et le Vicomte de Besalù (en Espagne). Puis, en 1111, le voilà intégré, par mariage, au Royaume d'Aragon, où il joue un rôle prépondérant dans la défense de sa frontière nord.    

Citadelle Cathare

Mais c'est l'époque de la croisade contre les Albigeois (les Cathares).

Quel sera son rôle ?

Il accueille de nombreux chevaliers des Corbières, chassés par la croisade et le pouvoir royal. Le parfait cathare Benoît de Termes vient y finir ses jours entre 1233 et 1241.              

Après la prise du château de Montségur, Quéribus reste la seule place qui accueille les derniers insoumis refusant l'ordre nouveau imposé par l'Eglise et le Roi de France. Cette situation devient vite intolérable à la Couronne, car depuis 1239 le château a été officiellement acheté par Louis IX, dit Saint Louis, au régent d'Aragon.

Onze ans après la chute de Montségur et quinze ans après celle de Peyrepertuse, en 1255, Quéribus est le dernier bastion à tomber aux mains des Croisés (en fait, Chabert de Barbaira est contraint d'abandonner la citadelle au sénéchal de Carcasonne en échange de sa liberté).

Aujourd'hui encore, on ne connaît pas le sort réservé aux hérétiques et aux chevaliers réfugiés dans ces murs

Citadelle Cathare

Après les évènements de la croisade contre les Albigeois, le château devient forteresse Royale, en 1255. Ce changement provoque des réaménagements du bâti.

Retournement de l'Histoire : en 1258, Quéribus devient le fer de lance du royaume de France face à la couronne d'Aragon, et en 1473 le château est assiégé et pris par les troupes du roi d'Aragon.

Il ne perdra son intérêt stratégique qu'en 1659, lors de la signature du traité des Pyrénées, qui fixe la frontière entre la France et l'Espagne à son emplacement actuel.

 

Citadelle Cathare

Fin 18ème, plus de châtelains ni même de capitaines en résidence. La forteresse, à l'abandon, va se dégrader et devenir un repaire de brigands, parmi lesquels "une fille de Vignevieille travestie en homme".

La forteresse tombe dans l'oubli, les paysans des environs viennent y chercher des poutres pour leurs maisons (que la forêt rabougrie des environs ne leur offrent plus), ce qui précipite sa ruine, puis des pierres.

Ce n'est qu'en 1907 qu'elle a été classée Monument Historique.

Citadelle Cathare
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 08:11

Ce n'est pas un concert pour les oreilles, mais un concert pour les yeux !

Car les Orgues où je vous emmène sont celles d'Ille-sur-Têt. Toujours dans les Pyrénées Orientales, région du Ribéral.

Ici, la nature se fait artiste

Dans la vallée de la Têt, à mi-chemin entre mer et montagne, le site des orgues offre au regard ses étonnantes sculptures naturelles que sont les « cheminées de fées ». C’est un paysage minéral unique aux reliefs colorés. Sa beauté est fragile et éphémère. Il présente aux intempéries des falaises de sables et d’argiles que les pluies ont patiemment ciselées. L’érosion a travaillé comme un artiste, entaillant, incisant, sculptant la matière de balafres ou de stries pour donner à la roche cet aspect écorché, presque lunaire.

Au concert d'Orgues

 

L'aspect des "Orgues" ne se comprend que dans une ambiance climatique où des pluies violentes s'abattent avec brutalité sur des régions pentues. La force érosive des eaux courantes est, par moments, considérable, d'autant que le matériel rocheux est facile à affouiller. L'incision des ravins est donc particulièrement rapide et peut se comparer à un "trait de scie" qui laisse de part et d'autre des versants verticaux. La pluie a peu d'action sur ces derniers, précisément en raison de leur verticalité qui les protège de l'impact des gouttes et du ruissellement. L'érosion agit là où coule l'eau, au fond des ravins. Elle arrache sans difficulté les argiles, les sables et les galets. Parfois, le torrent ronge la base des parois qui s'effondrent par tranches successives selon des fissures prépa­rées par la dessiccation estivale intense. Ici et là, des "chapeaux" de roches plus résistantes - des nappes de galets consolidées ou de gros blocs rocheux - arment des secteurs qui sont alors mieux protégés. Ce sont les "cheminées de fées".  Ailleurs, un réseau de crêtes étroites sinue entre des vallons profondément disséqués.

Au concert d'Orgues

La vitesse d'évolution de telles formes est fantas­tiquement rapide, si on la compare à celle des autres phénomènes géologiques. D'habitude, l'unité de compte du temps de la Terre est la centaine de milliers d'années et plus souvent encore le million d'années. Ici, en quelques centaines d'années, le paysage peut être radicalement trans­formé. D'une pluie importante à l'autre, on observe des différences notables.

Voici 2 vues prises du belvédère au-dessus, l'une au printemps, l'autre en hiver.

Au concert d'Orgues
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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 13:54

Un petit coucou des Pyrénées Orientales ! Région des Aspres.

Je vous invite à visiter le Prieuré de Serrabone, l'un des plus impressionnants édifices de l'art roman catalan.

Situé sur la commune de Boules-d'Amont, dans la vallée du Boulès, au cœur des forêts de chênes verts, Sainte-Marie de Serrabona (Serra bona : la bonne montagne) est une église fondée au Xe ou au XIe siècle dont la première mention apparaît dans un document daté de 1069.
En 1082, une communauté observant la règle de Saint Augustin s'installe, sous le patronage de seigneurs locaux et du vicomte de Conflent, qui lui accordent biens et revenus.
 

 

 

La journée Sera Bonne  !

Les religieux augustins mènent, à l'instar des moines, une vie communautaire mais assurent également le service paroissial. Dans la première moitié du XIIe siècle, à côté de l'église, ils construisent des lieux qui leur sont propres : cloître, salle capitulaire, réfectoire, dortoir... et dotent le prieuré d'une parure sculptée.

Soixante-dix années s'écoulent avant que l'église rurale ne se transforme en prieuré. En 1151 le nouvel édifice est consacré, en présence d'évêques et d'abbés. Un an plus tard, le prieuré et ses biens sont donnés au nouveau diocèse de Solsona, en Catalogne espagnole, qui le conservera jusqu'en 1896. Mais l'église Sainte Marie reste pendant deux siècles la paroisse du petit village de Serrabona.


 

La journée Sera Bonne  !

Durant la révolution française, une curiosité fut à l'origine d'un désaccord entre la France et l'Espagne. En effet, Serrabone était toujours une dépendance de Solsona. Or les révolutionnaires déclarèrent que les biens de l'Eglise faisaient désormais partie du patrimoine de l'Etat. Ainsi furent vendus la majorité des édifices religieux qui n'étaient pas des églises, mais Serrabone fut seulement mis sous séquestre car il n'appartenait par à l'Eglise française. Il fallut attendre le concordat en 1802 pour qu'il soit rendu à Solsona.

On signale que bergers et troupeaux se réfugient occasionnellement dans le cloître ou l'église. En 1819 un effondrement partiel de la nef se produit. C'est alors que Jaubert de Passa, grande figure locale, s'y intéresse. Il fit différentes actions pour élever à nouveau l'édifice.

Remarquée par les archéologues, l'église est visitée par Mérimée en 1834 : elle devient l'un des tout premiers "monuments historiques". A partir de 1836 les premiers travaux de consolidation sont réalisés, complétés au XXe siècle par de nombreuses campagnes de restauration qui vont assurer le sauvetage définitif de l'édifice.

Offert au Département des Pyrénées-Orientales par la famille Jonquères d' Oriola en 1968, le Prieuré de Serrabona est depuis cette date ouvert au public.

 

La journée Sera Bonne  !

Les murs épais de la nef sont construits en schiste local débité en moellons allongés. L'appareillage de la seconde construction est plus élaboré, constitué de gros blocs de schiste taillés et ajustés avec soin. A Serrabona, les sculptures du cloître, du portail, de la fenêtre absidiale et de la tribune sont entièrement ouvragées en marbre rose du Conflent. Elles offrent un contraste étonnant avec le vert - gris du schiste.

 

La journée Sera Bonne  !

La tribune est considérée comme l'exemple le plus remarquable d'un travail de sculpture pour l'époque romane en Pays Catalan. La qualité du matériau utilisé, un marbre du Conflent, contribue à magnifier ce chef d'œuvre non signé réalisé aux alentours de 1150.
Trois arcades surmontées d'une corniche composent la façade. Son aspect ciselé en faible relief s'oppose aux chapiteaux en ronde-bosse.


La façade reprend dans son décor les symboles chrétiens tirés du texte de l'Apocalypse, placés dans les écoinçons des arcs. A l'extrémité, deux anges aux mains ouvertes, leurs ailes couvrant leurs corps. Le lion symbole de Marc est placé à côté de l'aigle de Jean. A l'opposé, le taureau symbole de Luc, avoisine l'homme ailé de Mathieu. Ces quatre représentations entourent l'image du Christ, représenté sous les traits de l'Agneau disposé dans une mandorle. Autour de ce message, un décor végétal varié, de palmettes, de roses à quatre pétales et de rinceaux occupe la surface.

La journée Sera Bonne  !

A l'exception d'un chapiteau mettant en scène Saint Michel terrassant le dragon, la sculpture de Serrabona n'est pas narrative, mais symbolique.

Des lions occupent les angles des chapiteaux, des aigles, des singes et d'autres animaux fantastiques complètent ce bestiaire étonnant.

Certains aspects de ce décor sculpté montrent que les artistes de l'époque romane ont nourri leur inspiration au travers de nombreux échanges culturels avec l'ensemble du pourtour méditerranéen.

La journée Sera Bonne  !

Et voilà.

Cette merveilleuse architecture de marbre, adossée au Canigou, est incontournable pour tous ceux qui viennent visiter les Pyrénées Orientales ...

Une dernière image :

La journée Sera Bonne  !
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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 19:32

Jeudi 23 mars 2017

LOSILLA DE ARAS

Nous aimons rouler sur les petites routes, et choisissons souvent, sur la carte Michelin, celles qui sont bordées de vert, ce qui signifie : route pittoresque.

C'est ce que nous avons fait en quittant Chelva. Mais cette fois, la route verte nous a menés à une route cartographiée par des pointillés alternativement rouges et blancs. Signification : route en mauvais état. Elle part du minuscule village de Losilla de Aras, et s'étire sur 19 km, en passant par Hoya de la Carrasca, dans un paysage superbe.

Voilà pour nous une garantie : en vélo, même une mauvaise route est meilleure qu'un chemin, et il n'y aura pas, ou peu, de voitures !

BIENTOT  LE  RETOUR

Et nous voilà partis, laissant Charly se reposer dans le camion de ses 15 km d'hier.

Ce que ne disait pas la carte Michelin au 400 000ème, c'est le dénivelé, environ 500 m. Alors nous avons fait demi-tour à l'étoile jaune de la photo, au bout de 12 km, après le petit hameau de Hoya de la Carrasca et son joli ermitage.

Et nous avons vu 3 voitures en 24 km.

BIENTOT  LE  RETOUR

Et voilà quelques uns des fabuleux paysages que l'on peut admirer entre Ademuz et Teruel, route N530.

Et encore, j'en ai raté plein. Pas facile de prendre des photos en roulant.

BIENTOT  LE  RETOUR

Vendredi 24 mars 2017

MONTORO DE MEZQUITA

Nous voilà de retour dans le Maestrazgo (voir Moralla et Ares de Maestrat)

Encore quelques photos prises en roulant : des villages perchés au-dessus de canyons, des ermitages, des paysages …

 

BIENTOT  LE  RETOUR

Montoro de Mezquita : petit village perdu au bout d'une route guère plus large que la voiture, et dont la vallée est bouchée par un canyon de 3 mètres de large et 100 mètres de haut. Juste pour laisser passer le rio Guadalope.

Nous partons pour monter à un mirador installé à 180 mètres au- dessus. Mais l'itinéraire devient un peu trop « hard » avec Charly. Il faudrait le porter dans des conditions difficiles, et nous renonçons alors qu'il nous restait environ 30 m de dénivelé à grimper.

Sur la photo, le mirador est à peu près à l'étoile jaune, et le canyon est à l'étoile bleue.

BIENTOT  LE  RETOUR
BIENTOT  LE  RETOUR

Nous nous sommes consolés en descendant le plus près possible du canyon. On ne peut y pénétrer, car le Guadalope occupe toute la place.

BIENTOT  LE  RETOUR

De nouvelles rencontres :

Les unes défendent bien leurs jeunes feuilles contre l'appétit des autres …

BIENTOT  LE  RETOUR

Samedi 25 mars 2017

LAS CUEVAS DE CAÑART

Incroyable, ce village. Si perdu et si joli !

Des ressources agricoles faibles ajoutées à l'isolement imposé par les montagnes abruptes qui l'entourent ont fait passer sa population de 800 habitants à moins d'une centaine. Et pourtant tout ici témoigne d'un passé florissant : les deux portes médiévales sont le reste des anciennes murailles, le four médiéval, les belles façades des maisons sur la Plaça Mayor, l'église, le Couvent des Conceptionistes Franciscaines, et même l'église du Couvent des Pères Servitas, détruit durant les guerres carlistes, dont les ruines témoignent de la richesse de l'ordre.

BIENTOT  LE  RETOUR

Aujourd'hui, la piste de 16 km qui permet d'y accéder par l'ouest est enfin goudronnée. Avec une agriculture survivante, quelques gîtes de tourisme à louer, un grand hôtel restaurant et un centre de VTT pour le Maestrazgo, il semble qu'il y fasse encore bon vivre.

BIENTOT  LE  RETOUR
BIENTOT  LE  RETOUR

Un petit tour en vélo dans cette géographie fantastique ? Oui, mais il y a intérêt à avoir un moteur !

Nous n'en avions encore jamais montée de si raide (au moins 30%) si longtemps. Partis de la porte médiévale dans le village, nous n'avons osé nous arrêter (sous peine de ne pas pouvoir redémarrer) avant presque un kilomètre, en pleine montagne, à un carrefour. Là nous avons choisi la route horizontale, mais la première continuait à monter tout droit. Ils ne connaissent pas les virages en épingle qui adoucissent les côtes, par ici.

BIENTOT  LE  RETOUR

Et je n'oserais pas me lancer dans une analyse géologique de la région en voyant des formations rocheuses si diverses juxtaposées dans cette seule vallée …

BIENTOT  LE  RETOUR

Après avoir quitté ce si bel endroit, nous avons longé un lac de barrage, l'Embalse de Santolea, par une toute petite route. Ça donne ceci :

BIENTOT  LE  RETOUR

Dimanche 25 mars 2017

ALQUEZAR

Il faut rouler, rouler vers le nord, pour traverser des plaines, tantôt cultivées, tantôt trop pauvres pour y récolter quoi que ce soit.

Et voilà le Somontano, riche région viticole autour de Barbastro. Pas de petits propriétaires, mais de gigantesques vignobles, et quelques bodegas (caves) très importantes, comme l'Entreprise de Fraga Sientos Costa …

BIENTOT  LE  RETOUR

Enfin nous arrivons à Alquézar.

Le site** est saisissant : au détour de la route apparaît le village accroché au rocher et dominé par son château-collégiale construit sur le rebord du canyon du Río Vero.

BIENTOT  LE  RETOUR

La vieille ville déploie un dédale de ruelles tortueuses bordées de maisons aux façades blasonnées. Certaines de ces ruelles passent même sous des maisons. Jolie Plaza Mayor, avec ses arcades.

BIENTOT  LE  RETOUR

Au 9ème siècle, les Arabes avaient édifié sur les lieux un château : Al-Qasr (qui a donné son nom au village) qui fut repris en 1067 par le roi chrétien Sancho 1er. A cette époque et jusqu'au 12ème siècle furent élevées les murailles et les tours..

BIENTOT  LE  RETOUR

La collégiale de Santa María la Mayor fut transformée vers 1530.

Joli cloître roman aux chapiteaux sculptés dans un style archaïque mais expressif. Et beaux restes de peintures … et belle vue sur le canyon !

BIENTOT  LE  RETOUR

Nous allons dormir sur le parking, et demain matin ce sera une petite balade de 5 km le long du Río Vero, que l'on traverse à plusieurs reprises sur des passerelles. Un petit avant-goût avec ces quelques vues prises du village.

BIENTOT  LE  RETOUR

Lundi 25 mars 2017

QUE DE NEIGE !

Notre beau projet est tombé à l'eau ! Il pleut des cordes, ce matin.

Et les balades suivantes, que nous avions prévues dans le Parc Naturel du Mont Perdu, sont complètement sous la neige. Nous prenons donc la décision du retour, attendu que ça ne va pas s'arranger du jour au lendemain.

Voyez plutôt la route du retour, côté sud des Pyrénées, à seulement 400 m d'altitude :

BIENTOT  LE  RETOUR

J'espère que vous avez pris du plaisir à ce petit reportage, et qu'il vous donnera envie de visiter ces belles régions.

En attendant un prochain voyage … portez-vous bien !

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 19:22
Voyage en Espagne, hiver 2017
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 20:30

Dimanche 19 mars 2017

ALCALA DEL JUCAR

Sur ce plateau tout plat, on dirait que la vigne est plantée jusqu'à l'infini ! Et depuis longtemps. Regardez ces vieux ceps tous noueux. Ils ont au moins une centaine d'années !

DE  RIOS  EN  CANYONS

Il y a beaucoup de vigne jeune aussi, et nouvellement plantée.

Mais ce plateau nous réserve une surprise : comme dans les Causses, la rivière (le Jucar) a creusé son lit dans cette roche calcaire, et d'un seul coup on se retrouve au-dessus de ce beau village : Alcalá Del Jucar. C'est un des plus beaux villages d'Espagne, et je ne sais pas de quel côté il est le plus beau !

DE  RIOS  EN  CANYONS
DE  RIOS  EN  CANYONS

Sur la carte, notre itinéraire (vélo : 31 km) est en orange.

Nous sommes donc partis du haut du village, que nous avons dévalé, les freins serrés, par d'étroites ruelles (dont une avec des marches !) jusqu'à l'église, puis marche par marche jusqu'au pont médiéval sur le Jucar. Ouf ! Heureusement que nous avons de bons freins !

DE  RIOS  EN  CANYONS

Et puis, par une piste, nous avons suivi tous les méandres du Río jusqu'au village de Jorquera.

Et c'est une fois remontés sur le plateau que j'ai photographié les vignes (mais elles sont présentes partout) avant de revenir à notre point de départ.

Une belle journée !

DE  RIOS  EN  CANYONS

Lundi 20 mars 2017

CHULILLA

La balade d'aujourd'hui sera courte : environ 7 km en aller-retour.

Mais c'est dans un décor grandiose. D'abord au-dessus d'un canyon, celui du Charco Azúl, jusqu'à sa confluence avec le Río Turia, puis traversée et descente dans celui-ci, par deux « ponts volants ».

Pour commencer, le panneau informatif nous dit :

« Depuis ce mirador tu pourras distinguer le Charco Azul et l'ouverture du canyon du Turia à « El Salto », lieu le plus étroit formant un entonnoir avant l'ouverture de la vallée,. Pour ce motif, ce point était le maximum de difficulté pour les gaffiers (ou radeleurs, ou flotteurs) qui descendaient par le rio le bois depuis Cuenca à Valencia »

Et il y a une citation :

« Ce site est plus intéressant quand passe le bois qui, depuis Moya et les monts de Castille descend jusqu'à la ville de Valence. Ce n'est pas rare que les bois se croisent par l'étroitesse du passage, et d'autres s'amoncellent sur ceux-ci, qui forment une espèce de barrière. Il est alors nécessaire que quelques hommes descendent couper et enlever ceux qui gênent, et les falaises étant à pic, seul reste le recours des cordes par lesquelles ils descendent. Ils pratiquent cette opération risquée et continuent de donner cours au bois, bien que quelques malheureux le payent de leur vie, soit emportés par le courant toujours violent dans ce endroit, soit heurtés par quelque morceau de bois qui se précipite avec furie à la rupture de la barrière. On peut dire alors que les gaffiers (radeleurs) furent les premiers grimpeurs de Chulilla »

DE  RIOS  EN  CANYONS

La conduite du bois par le Río Turia était effectuée par une armée de flotteurs, généralement de la ville de Chelva qui bénéficiait d'une ancienne réputation de dextérité dans la conduite des bois. Conduite qui n'occupait jamais moins d'une centaine d'hommes, qu'il fallait parfois tripler.

A partir de la construction de l'azud (barrage à des fins d'irrigation) sur le Charco azul et le développement des moyens de transport, la bois cessa de descendre par le Turia. Ceci autour des années 1950.

On a d'ailleurs du mal à se représenter comme possible un tel flottage sur ce rio :

DE  RIOS  EN  CANYONS

Dans les années 50, on commença à construire le barrage de Loriguilla, et à la population de Chulilla se vit incomber le devoir de loger la majorité des travailleurs. Pour raccourcir le trajet entre Chulilla et le barrage (à pied, bien entendu), on construisit deux ponts : un volant et un autre, fixe. Et ainsi les ouvriers pouvaient être à pied d'œuvre en moins d'une heure (ils marchaient plus vite que nous!).

Mais en octobre 1957 une terrible crue, qui avait son origine dans ces terres, a inondé la ville de Valence.

Le flux fut tel qu'il emporta les deux ponts, ne laissant comme vestige que les escaliers d'accès.

Les ponts ne furent pas reconstruits, et les ouvriers furent transportés dans un autre village jusqu'à la fin des travaux.

Les ponts actuels ont été reconstruits récemment pour le développement du Parc Naturel Los Calderones, mais cette fois, ce sont deux ponts volants, aux mêmes endroits que leurs prédécesseurs.

Le plus haut est à 15 m au-dessus du rio, et la passerelle fait 21 m de long.

Le suivant mesure 28 m de long et se trouve à 5,50 m au-dessus de l'eau.

En plus, une petite passerelle permet de traverser à gué pour atteindre les zones d'escalade.

DE  RIOS  EN  CANYONS

Car, vous vous en doutez, ces canyons sont devenus le royaume de la grimpe !

DE  RIOS  EN  CANYONS

Mais vous ne pouvez pas partir sans faire un peu connaissance avec le très beau village de Chulilla …

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Mardi 21 mars 2017

CALLES

Nous voilà au village voisin : Calles, pour une balade en vélo de 19 km. Tranquille ! Une montée de 200 m, une descente d'autant, puis tout plat.

Oui, mais …

Des oliviers millénaires !

 

 

DE  RIOS  EN  CANYONS

Et ce « tout plat », c'est le canyon, paisible, d'un joli rio.

DE  RIOS  EN  CANYONS

Et pour finir la journée, une promenade sur le « chemin de l'eau » dans le village de Chelva, point de départ de la randonnée de demain.

DE  RIOS  EN  CANYONS

Mercredi 22 mars 2017

CHELVA

En partant, ce matin, pour une randonnée de 15 km, nous avons commencé par traverser une partie de Chelva.

C'est une très vieille ville : elle s'est développée à partir d'un noyau musulman du 11ème siècle, construit sur un promontoire d'où on pouvait contrôler les jardins, vergers et plaines irriguées proches du rio Chelva. Elle était entourée d'une muraille qui l'unissait au château.

Puis sont apparus un quartier juif, un quartier chrétien et pour finir, un quartier maurisque au 14ème siècle, en dehors des murailles, dont il reste des morceaux.

Difficile de ne pas se perdre dans ces ruelles étroites où, bien sûr, les voitures ne peuvent pas circuler.

DE  RIOS  EN  CANYONS

Et qu'irons-nous donc chercher, aujourd'hui, dans ces montagnes ?

UN AQUEDUC ROMAIN !

Mais qu'est-ce qu'un aqueduc ? Simplement une conduite d'eau ? Non. C'est tout un ensemble d'ouvrages techniques pour transporter un débit stable d'eau d'un point à un autre.

L'aqueduc romain de Peña Cortada doit son nom à une spectaculaire coupure dans la roche sur une partie de son parcours de 28 km. Il fut construit par les Romains à la fin du 1er siècle après J-C, ou au début du 2ème. Il est considéré comme le 3ème plus important aqueduc romain de la Péninsule Ibérique, et constitue, sans aucun doute, l'œuvre d'ingénierie hydraulique romaine la plus remarquable en terre valencienne.

Entrons dans les détails :

Dans cet aqueduc de Peña Cortada coexistent deux types : celui de l'aqueduc -pont et celui de l'aqueduc-viaduc.

Commençons par le pont. Il en existait plusieurs sur le parcours, mais le mieux conservé est sur notre chemin : celui qui traverse le ravin de la Cueva del Gato. Il surplombe le fond du ravin de 33 m, sur une longueur de 38 m. Et comme il fait 2 m de large, ça fait une certaine impression au passage !

DE  RIOS  EN  CANYONS

Après le pont commence l'aqueduc-viaduc.

Pour faire franchir à la canalisation la barrière rocheuse,les constructeurs ont creusé onze tunnels d'environ 1,80 m de haut et 90 cm de large. Ceux-ci sont percés de grandes ouvertures servant à donner de la lumière et permettant l'évacuation des décombres lors du creusement des tunnels. Ceux-ci s'étendent sur environ 300 m.

Ainsi, l'eau circulant tantôt à ciel ouvert tantôt à l'intérieur de la montagne, cela limitait l'évaporation.

DE  RIOS  EN  CANYONS

Enfin, ce qui donna son nom à l'aqueduc : Peña Cortada (rocher coupé) c'est une coupure dans le rocher, sur une longueur de 26 m et une hauteur de 18 m, sur 90 cm de large !

DE  RIOS  EN  CANYONS

Les archéologues ont pu relever des restes de canalisation sur une longueur de 11 km.

Selon l'hypothèse la plus probable, cet aqueduc alimentait la ville de Liria, qui jouait un rôle de premier plan à l'époque romaine.

Après cette plongée dans le passé, le reste de la balade nous a paru …. ordinaire !

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  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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