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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 19:01

Vendredi 19 février 2016

Pour vous y retrouver sur la carte (comme d'habitude, cliquez sur le lien) aujourd'hui c'est le tracé rose.

Nous avons dormi à Castissent, minuscule hameau au-dessus de la Noguera Ribagorzana (qui fait la "frontière" entre Catalogne et Aragon), juste avant qu'elle ne traverse le Montsec, creusant ainsi le Congost de Mont Rebeï (au programme pour demain).

Voilà le centre (église + ruines du château + cimetière) du village, tel qu'il nous est apparut hier soir ...

En route pour la Chine !

Mais ce matin, au lever, ce n'est plus pareil : une mer de nuages occupe tout le fond de la vallée, et bouche le congost qu'on aperçoit depuis notre camping (Terra del Congost), et il fait -5°, le givre décore la végétation.

Beau mais froid !

 

 

En route pour la Chine !

Nous avons donc pris notre temps pour laisser agir le soleil , et vers 11 heures, tout s'est dissipé.

On regarde vers le nord ?

En route pour la Chine !

Nous rejoignons Caladrones, sur l'autre rive (côté Aragon, donc) et au sud du Montsec, dont il nous a fallu contourner la barrière.

Et nous partons tous les 2 (ou plutôt tous les 3, avec Charly) en vélo, vers la "Muralla China" de Finestras. Voici la photo d'internet qui nous a donné envie de faire cette excursion :

En route pour la Chine !

Partis du petit oratoire, nous suivons le rio sur une piste plate et facile. Mais bientôt il faut monter, et la piste devient plus difficile.

Nous croisons ce petit ermitage, dédié à Santa Sofia, œuvre du 13ème siècle. Sophie est une dédicace rare, par ici. Elle aurait été ramenée d'Orient par un chevalier de retour des croisades.

 

En route pour la Chine !

La piste est longue, souvent en mauvais état. A force de descendre, maintenant, nous arrivons presque au niveau de l'eau, le lac de Canelles, dont nous franchissons un bras sur le pont de Penavera.

En route pour la Chine !

Remonter, redescendre, l'énergie diminue dans nos batteries, et il faut prévoir qu'il y aura de longues montées pour le retour.

C'est avec regrets que nous décidons de faire demi-tour, alors que nous sommes à environ 2 km (mais descente + remontée et retour !) du village.

Voilà donc ce que nous avons pu apercevoir de cette fameuse "Muraille de Chine", située derrière le village de Finestras.

En route pour la Chine !

C'était tout de même, aller/retour, une promenade de 40 km !

Une fois les vélos rechargés, et pour éviter de se réveiller dans les nuages, nous choisissons d'aller dormir à Montfalco, un endroit qui surplombe le Lac de Canelles, toujours sur la même rive, au bout d'une route en cul de sac de 16 km.

Le coucher de soleil nous surprend en cours de route ...

En route pour la Chine !
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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 19:45

Jeudi 18 février 2016

Les nuages se sont accumulés pendant la nuit. Le ciel est tout gris, mais la température est remontée à 0°.

Nous descendons aujourd'hui vers le sud, toujours suivant la Noguera Pallaresa. Une terre que je n'avais pas encore explorée. Nous irons jusqu'au Pas de Terradets, où la rivière a creusé un autre Congost pour traverser la Sierra del Montsec, la coupant en 2 : le Montsec de Rubies à l'Est, le Montsec d'Ares à l'Ouest. Ce défilé est considéré comme la porte des Pyrénées.

Une fois de plus nous nous séparons. Je pars en vélo tandis qu'Alain s'en va à pied avec Charly pour une boucle de 11 km et 350 m de dénivelé, contournant la Roca Regina, royaume des hommes-araignées, une des plus impressionnantes zones d'escalade de Catalogne, avec ses 300 m de hauteur à pic !

Nous sommes partis tous les deux de la gare de Cellers, au bord du lac de barrage de Terradets et avons passé le pont pour gagner la rive gauche, où nous sommes partis, lui à droite, moi à gauche.

En Tierra Incognita

Alain a continué à longer le lac, de tunnel (avec de curieuses haches plantées dans la paroi (?) en tunnel, et c'est en franchissant le barrage qu'il a regagné la rive droite, où commence véritablement sa randonnée.

En Tierra Incognita

Et il m'a raconté :

- La fantastique Roca Regina

- Le Barranc del Bosc, qui descend tellement raide dans les cailloux que Charly glissait autant que lui

- La montée si raide vers le Col del Serrat Pedregos, à 650 m, là où quelques flocons de neige ont commencé à voler autour de lui

- La gorge, en-dessous, où la rivière s'est creusé un chemin en zig-zag

- Le replat, qui permet la vue sur le Lac

- la longue redescente dans la forêt, jusqu'à retrouver la gare

En Tierra Incognita

Quant à moi, je me suis élevée au-dessus du Lac par une route en 15 lacets, 6 km et 320 m de dénivelé. Ouf ! D'en dessous, je pouvais apercevoir le pittoresque village perché de LLimiana, auquel je comptais me rendre dans un deuxième temps.

En Tierra Incognita

Mais arrivée à l'altitude de 700 mm, il fallait rajouter encore 5,5 km de route pour atteindre le troisième village, Sant Miquel de la Vall, 150 m plus haut.

Et vous voyez, tout là-haut, le petit rectangle clair ? C'est la tour du Castell Sant Gervàs. Là où je vais. Je n'y suis pas encore ...

En Tierra Incognita

Encore un effort ! La neige commence à voler mais j'y suis presque !

Maintenant c'est une assez bonne piste, mais bien redressée. En 2 km, elle va me mener de Sant Miquel, à 850 m, à l'église puis au Château Sant Gervàs, à 990 m.

Plus je monte, plus il neige, évidemment !

En Tierra Incognita

Avant le château, je trouve l'église Sant Gervàs i Sant Protàs del Castello Sobirà. C'est le nom complet. On est très peu renseigné sur son passé, mais étant à 400 m du château et visiblement presque de la même époque (château 11ème, église 12ème), on peu penser que leur histoire fut liée.

En tout cas, comme on peut entrer dans la nef (seule la chapelle latérale est fermée par une porte vitrée qui permet les photos. Intelligent !) j'en ai profité pour me restaurer et désaltérer à l'abri, tout en admirant peintures et architecture.

En Tierra Incognita

La forteresse de Sant Gervàs, qui comptait quatre tours, faisait partie d'un ensemble de châteaux et de tours érigés au 11ème siècle dans des endroits stratégiques, en complément de la protection naturelle qu'étaient les Montsec, contre les invasions musulmanes.

Trois tours étaient disposées en triangle, et la quatrième, la "Tour d'Hommage", haute pour ce qu'il en reste, de plus de 15 m, était sur un côté de cette enceinte et garnie de hourds. Construit à la fin du 10ème siècle, il a été abandonné et démoli à la fin du 15ème.

En Tierra Incognita

Et voilà. Maintenant j'ai 13 km de descente dans la neige qui commence à blanchir le sol à cette altitude.

De fait, j'ai fait 2 arrêts pour me réchauffer les doigts sous mes vêtements, sous peine de les sentir congeler ! Et je n'ai pas fait le détour prévu (ce n'était pourtant que 2 km !) pour aller à Llimiana ...

Oh ! qu'on est bien dans la "Pantoufle " !

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 19:15

Mercredi 17 février 2016

Aujourd'hui, la température extérieure est toujours négative : autour de -3°, mais le vent a bien diminué. Ce sera une journée vélo pour tous les deux.

A l'Est de Tremp, dans la Conca Della (un bassin fertile entre les Pyrénées et les Montsec), c'est le pays des amandiers. Ils sont en fleurs malgré le froid, et il y en a partout. La majorité sont à fleurs blanches, mais il y en a aussi des roses, souvent isolés, ou des blancs avec la base du cœur rosée.

Amandiers roses, amandiers blancs ...

C'est aussi une région d'élevage intensif du porc. Beaucoup moins poétique mais plus olfactif ! Car les amandiers, eux ne répandent pas leur odeur ... dommage !

D'abord, je vais faire découvrir à Alain le Forat d'Abella.

Mais qu'est-ce qu'un "forat" ?

C'est, en petit format, ce que nous avons traversé lundi, au Congost de Collegats : un passage que s'est creusée la rivière pour traverser une barrière rocheuse. Une gorge, quoi. Un goulet. Un défilé ...

Celui-ci fait environ 80 m de long, et 5 mètres au plus large. On peut le traverser avec de l'eau jusqu'à la cheville, mais elle est bien froide, en ce moment.

Amandiers roses, amandiers blancs ...

En raison de sa petitesse, sans doute, on l'appelle : lo Foradot.

Mais au 18éme siècle, il a bien failli disparaître ! Profitant de son étroitesse, le Baron du village au-dessus, Abella de la Conca, voulait créer une réserve d'eau en bouchant le forat par une maçonnerie, et ainsi noyer une partie de la vallée supérieure. Mais le travail est resté inachevé (il en reste des traces, des trous de boulin dans la gorge) pour cause de graves dissensions dans la baronnie ...

Au village, nous y montons, maintenant. Très ancien, son histoire, très renseignée, remonte au 9ème siècle, et son château (dont il ne reste presque rien) au 10ème. Plus de 300 habitants se pressaient dans ses murailles percées de 4 portes, dont il ne reste, d'une seule, qu'un bel arc roman.

 

Amandiers roses, amandiers blancs ...

Tout en haut du village, l'église Sant Esteve est des 11ème et 12ème siècles. Le pilier du portail porte la date de 1140.

Et la côte est rude pour y monter !

Amandiers roses, amandiers blancs ...

Retour au "Chausson" pour déjeuner au chaud, puis nous prenons (en voiture) la route du Coll de Comiols, à 1 101 m. La vue sur les Pyrénées (ici, elles sont au nord) y est grandiose !

Amandiers roses, amandiers blancs ...

Nous redescendons 250 m de l'autre côté du col, et nous garons le camping-car pour partir en vélo jusqu'au village de Covet, 8 km, par une piste annoncée comme goudronnée sur la carte. Mais ça a failli ...

A Covet, petit hameau en cul de sac de 8 habitants, il y a cette énorme église, qui possède le portail roman sans doute le plus beau des Pyrénées.

Amandiers roses, amandiers blancs ...

J'avais pu la visiter en juillet 2014, alors qu'elle était en restauration. Maintenant elle est fermée et ses trésors dorment à l'abri de ses admirateurs.

Heureusement, si vous voulez la visiter, vous pouvez cliquer ici :

L'ensemble de la construction est daté de 1150 à 1160, et n'a pas son pareil en Catalogne. Et ce qui est assez extraordinaire, c'est qu'elle n'a pas subi de transformation au cours des siècles suivants. Même les portes bardées de fer en spirales sont d'origine !

Voici le portail d'entrée :

Amandiers roses, amandiers blancs ...
Amandiers roses, amandiers blancs ...

Dans le village, l'abreuvoir témoigne lui aussi de l'ancien passé religieux du lieu :

Amandiers roses, amandiers blancs ...

Au total, 35 km pour cette journée, avec de bonnes montées qui nous ont empêchés d'avoir froid. Il y avait pourtant de quoi ...

A demain.

Amandiers roses, amandiers blancs ...
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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 18:48

Mardi 16 février 2016

Toute la nuit, de violentes rafales de vent ont secoué le camping-car. A tel point que le chauffage, au gaz, s'est éteint. Et ce matin il faisait 6° à l'intérieur ... dur dur pour sortir de sous la couette !

Ce matin Alain va randonner au-dessus du Congost. C'est la balade que j'avais faite en juillet 2014, la deuxième de cette page dont je vous remets le lien :

Et en voici quelques photos d'Alain. Pas la même végétation !

Cherchez la sorcière !

Pendant ce temps-là, je suis partie en vélo à la conquête d'Hortoneda.

Mais il me faut d'abord passer par la Pobla de Segur, et j'en profite pour m'arrêter à l'Office du Tourisme pour savoir un peu comment va évoluer le temps. Et je découvre alors les très beaux bâtiments de la Casa Mauri, ancien palais de style moderniste qui allie une décoration de mosaïques, de vitraux et de forge, et abrite maintenant la Mairie. Elle jouxte également l'ancien Moulin à huile San José, dont la façade ressemble à une église romane, et qui abrite des expositions et un centre culturel.

Cherchez la sorcière !

Rassurée sur l'évolution du temps (le vent va tomber et la température remonter), je poursuis ma route de l'autre côté de la rivière (Noguera Pallaresa), et je grimpe dans les collines qui surplombent le Lac du barrage de Sant Antoni. J'arrive ainsi au petit village médiéval de Claverol.

Cherchez la sorcière !

Attention ! Sur cette route, je risque de faire de mauvaises rencontres :

Cherchez la sorcière !

Avant de découvrir Hortoneda, je vous livre une légende qui coure au sujet de ce village.

"Au pied du chemin de Baiarri, dans un resserrement devant le village, il y a les restes de la Cabañita de las Encantadoras" (la petite maison des fées) où, la nuit, un chahut considérable était organisé. C'était en effet le rendez-vous de toutes les sorcières des environs.

Les femmes d'Hortoneda allèrent trouver le curé pour trouver une solution à cette agitation quotidienne. Le chapelain recommanda de sonner chaque jour les cloches, à l'heure du rendez-vous, avec la sonnerie d'appel à la prière. Et au bout de peu de temps, les réunions de sorcières ont disparu.

Et encore de nos jours, les cloches d'Hortoneda, dit-on, sonnent pour l'appel à la prière en plus de la sonnerie pour l'appel à la messe dominicale."

La sonnerie, je ne l'ai pas entendue. Mais la sorcière, elle, je l'ai vue. Avant même d'arriver au village.

Regardez bien. La voyez-vous dans le paysage ?

Cherchez la sorcière !

Non ? Alors approchez-vous un peu plus, pour mieux voir :

Cherchez la sorcière !

Toujours pas ? Il faut vraiment vous mettre le nez dessus ! La voilà :

Cherchez la sorcière !

Mais je n'irai pas jusqu'à Hortoneda. Trop de vent, trop froid, et puis trop loin si je veux revenir au camping-car à peu près en même temps qu'Alain. Depuis le col à 1050 m d'où on voit le village, il m'aurait fallu 3/4 d'heure de plus aller/retour. Mais je me suis tout de même bien régalée avec ces paysages !

Cherchez la sorcière !

Et puis la descente est bien belle aussi.

Et après ces 40 km dans le vent, je suis gelée et affamée. Vite, au chaud dans "la pantoufle".

Cherchez la sorcière !
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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 19:19

Lundi 15 février 2016

Ce matin, l'excursion sera sur le versant d'en face. Au départ de Toralla.

Vous vous souvenez de Toralla ? Non ?

Alors cliquez sur le lien ci-dessous pour retrouver la balade à l'ermitage Sant Salvador : c'est la première des deux balades décrites.

Cette fois, c'est Alain qui y est monté à pied.

En voici quelques photos d'hiver :

 

Un lundi au vent glacé

Je l'ai rejoint en vélo, par la piste pour 4 x 4 destinée à l'entretien de l'antenne proche de l'ermitage. Un peu hard, la piste. Gros cailloux; je ne l'aurais pas montée avec mon camion, bien qu'il soit 4 x 4.

Et nous sommes arrivés ensemble.

En route, j'ai croisé cette ruine qui abritait un pressoir et cette pierre taillée en cône. Etait-ce une meule ? Mais pas de vent ni d'eau pour la faire tourner. Faisait-elle partie du pressoir ?

Si vous avez une idée, faites-m'en part dans les commentaires, car pour moi c'est un mystère !

Un lundi au vent glacé
Un lundi au vent glacé

Après la redescente et le déjeuner dans la "pantoufle", au soleil et à l'abri du vent qui se lève, cap sur le Congost de Collegats, à l'aire de stationnement de la Figuereta, où nous passerons la nuit.

Mais il n'est pas encore l'heure de dormir !

Nous partons en vélo, avec "vent debout" (et glacé) durant toute la traversée du Congost (c'est une gorge de 4 km, véritable courant d'air !). Ça s'arrange un peu quand on prend la piste qui monte à Pujol. C'est au soleil, et presque pas de vent.

 

Un lundi au vent glacé

A la sortie du village, le vent nous rattrapés, et ne nous a pas quittés de toute la visite de Peramea.

Peramea, ville fortifiée établie sur un rocher, conserve une grande partie de sa structure médiévale. Le plus ancien document parlant de la ville date du 11ème siècle.

 

Un lundi au vent glacé

L'ancien château était situé sur l'énorme rocher, à gauche du clocher. L'église Sant Cristofol renferme des reliques de martyrs, dont la tradition dit qu'il s'agit des restes d'enfants assassinés par le Roi Hérode et qui font l'objet d'une vénération le jour des Saints-Innocents. Il s'y trouve aussi une statue polychrome en bois de la Mare de Déu del Remei, du 12ème siècle.

Un lundi au vent glacé

La place est occupée par l'abreuvoir, le lavoir et la fontaine :

Un lundi au vent glacé

Encore un mot sur ce village :

Bien que petit, il a donné au monde quelques joyaux de Cobalto-Calcite. Sa mine (Solita Mine, bien connue des spécialistes) est au nord du village. Elle est maintenant abandonnée depuis une cinquantaine d'années, mais des passionnés la visitent encore.

Et pour voir ses trésors, rien de tel qu'internet !

Un lundi au vent glacé

Il s'agit maintenant de redescendre pour regagner notre confortable Chausson.

La descente (une douzaine de km) à l'ombre, plus le vent et la vitesse, avec la température maintenant négative, nous fait arriver presque congelés. Notre premier geste sera d'allumer le chauffage.

OUF ! Après ces 25 km plus la balade du matin, nous allons bien dormir ...

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 10:37

Dimanche 14 février 2016

Coucou, me revoilà, avec Charly, pour distraire quelques unes de vos longues soirées d'hiver ...

Je voulais vous les réchauffer en vous écrivant d'un pays réputé pour sa chaleur, mais manque de chance, j'y suis partie au moment d'une grosse vague de froid sur toute l'Europe, alors ... j'ai eu froid aussi ! Mais comme le soleil était au rendez-vous, c'était parfaitement supportable.

Mais je devrais vous écrire maintenant à la première personne du pluriel, car je suis partie en Espagne avec Alain et son Camping-Car. Et même s'il est ancien, il est bien plus confortable que mon camion-Tortue. Avec son chauffage, on s'y sent comme dans des pantoufles. D'ailleurs, c'est écrit dessus : "CHAUSSON"

Et puis, et puis, et Puig !

Nous voilà donc en Espagne, entre Vielha et Lerida, région que j'avais déjà un peu explorée et que je voulais faire connaître à Alain. Et comme vous le voyez sur la photo, il y a plusieurs façons de la découvrir : ça peut être en voiture, à pied, mais aussi en vélo. Plus particulièrement en VTT (VTC pour moi) à Assistance Electrique (VAE). Bien pratique dans les côtes, ce petit moteur !

Donc, ce dimanche 14 février, fête des amoureux, nous sommes allés dormir sur le parking désert de l'Ermitage Sant Miquel del Puig, à quelques kilomètres de la Pobla de Segur.

 

Sur la carte qui suit, chaque jour est représenté par une couleur différente. Les gros traits sont parcourus en voiture, les traits fins le sont à pied ou en vélo.

Donc nous sommes au bout du trait rouge.

Et puis, et puis, et Puig !

Autrefois, c'est à dire au 11 ou 12ème siècle, un village s'étendait autour de cette chapelle qui en était l'église paroissiale. C'était l'origine de l'actuelle ville voisine de Pobla de Segur (qui s'appelait alors Puig de Segur). Ce n'est qu'au 14ème siècle que le noyau d'habitations, à 2 km plus bas dans la vallée doubla le nombre de feux (12 feux, donc environ 60 habitants) du village de Puig, et pris le nom de Pobla de Segur.

En 1766, une nouvelle chapelle, toute blanche, fut construite un peu plus bas que l'ancienne, et le pèlerinage à Sant Miquel est resté vivant dans la tradition populaire, tous les 8 Mai, avec distribution de pain béni (jusqu'à 3000 pains, ces dernières années !)

Et puis, et puis, et Puig !

Comme nous sommes arrivés tard, avec une lumière peu propice aux photos, j'ajoute quelques clichés des montagnes environnantes pris lors d'un précédent passage, en septembre 2014 :

Et puis, et puis, et Puig !

Prêts pour notre première nuit dans ce camping-car ... ?

Et puis, et puis, et Puig !
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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 10:33

Ce matin, je monte à Toralla.

Un tout petit patelin (23 habitants en 2008), perché à 940 m, mais la route d'accès est bonne. Entièrement refaite dans la partie haute, ce qui me rassure. Car vue la carte, ce n'était pas gagné !

 

Qu'est-ce qui m'a attirée ici ?

La montagne. Si différente de mes Hautes Pyrénées.

Envie de me balader en hauteur, avec des paysages à couper le souffle.

Un château en ruines ... mais il est inaccessible.

Une anecdote : pendant la guerre civile, au début de 1938, le village a été occupé par les rebelles contre la république. Et cette guerre y a laissé une mémoire : un tank. Oui, un char de combat. C'est dissuasif, ça, posté à 3 km du village, pour en défendre l'accès. Et ça a marché. Le village n'a pas été attaqué.

Mais le tank était construit en briques ! Et le canon est un tronc d'arbre ...

Et il est toujours là. Mais il se dégrade de plus en plus ... il ne ferait plus illusion, comme à l'époque !

Deux belles baladesDeux belles balades

Et en écrivant cet article, j'apprends que, dans ma balade, je suis passée à 400 m d'une grotte, habitée au néolithique et à l'âge du bronze. Mais vu le plan, il faut être spéléologue pour la visiter. Donc pas de regret.

Deux belles baladesDeux belles balades

Je suis donc montée à l'ermitage San Salvador, à 1250 m, par un sentier très aérien.

 

Deux belles balades

Et voilà pour ce matin.

 

Un petit pique-nique, un peu de repos, et je renoue avec un site déjà visité : le Congost de Collegats 

 

Deux belles balades

Mais cette fois, partant de ce point, je vais parcourir une longue boucle (2 h 35 de marche annoncée - mais j'en mettrai 1 de plus - pour 9 km), passant par un très ancien monastère en ruines (Sant Pere de Maleres), et une mystérieuse "Grotte du Serpent". Brrr ...

 

Voilà la carte de l'itinéraire balisé : 

Deux belles balades

Et voilà la première portion :

 

Deux belles balades

Enfin, j'arrive au Monastère (n° 6 sur la carte), avec un peu de retard. Il faut dire que j'ai fait quelques poses : photos, boisson ... et autres.

 

Les mauvaises langues faisaient courir une légende, sur ce monastère : elles disaient que les prêtres volaient les voyageurs qui s'y arrêtaient, puis les tuaient et les enterraient dans le couvent.

 

Comment imaginer que ce minuscule sentier était autrefois (avant que la route ne soit creusée dans le Congost) un chemin reliant deux bourgades et leurs monastères?

 

Les cellules et pièces du monastère étaient construites sous la falaise, qui servait de toit. On voit encore les bases de quelques murs et surtout la suie laissée par les feux. De la chapelle, il ne reste que l'abside et une absidiole. Et cette petite crèche qui témoigne que la foi y est toujours vivante.

 

Deux belles balades

Retour au dernier croisement (un bon quart d'heure) pour aller vers la grotte du serpent (n° 8).

En voici la légende :

Un énorme serpent se cachait dans cette grotte, et mangeait toutes les bêtes de somme qui passaient sur le chemin. Les gens ne savaient pas comment s'en débarrasser, mais un moine du monastère voisin trouva la solution : il prit un âne chargé avec du pain, lequel était farci avec des couteaux tranchants. Quand le serpent eut mangé l'âne et son chargement, il eut quelques difficultés à digérer ! Il paraît qu'on l'a retrouvé tout coupé en morceaux !

 

C'est le plafond de la grotte, assez particulier, qui donna naissance à cette légende. Sur toute sa longueur (une vingtaine de mètres) on peut voir, creusée dans la roche, la marque laissée par le corps de l'animal.

 

Deux belles balades

Vue la chaleur, j'étais partie à 17 heures. Et cela devient difficile de faire des photos, car il est 20 heures, et le soleil couchant n'est pas un bon éclairage.

Dommage, car nous sommes au-dessus du congost. C'est le point le plus haut, et il faut maintenant attaquer la descente, sacrément raide ! Ensuite ce sera 2 km de plat sur l'ancienne route au bord de l'eau (doublée par un tunnel), interdite aux voitures.

Deux belles balades

Et voilà.

Maintenant il faut rentrer à la maison, retrouver la pluie. Mais ... je vous ai ramené un peu de soleil dans mes bagages !

A bientôt !

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 17:16

Aaaaah ! Se réveiller avec du soleil .... que ça fait du bien !

 

Cap au sud, puis à l'Est. Envie de voir cette région pyrénéenne appelée "la Conca Dellà".

Ici, il y a 140 millions d'années, une mer s'ouvrait vers l'Atlantique. C'est au milieu du Crétacé supérieur (80 millions d'années), alors que les dinosaures peuplaient cette région, qu'eurent lieu les premiers mouvements créant les Pyrénées telles que nous les voyons aujourd'hui. Pendant 60 millions d'années, les roches se sont peu à peu déformées et cassées, pour créer les formes capricieuses que l'on peut voir dans cette région. Les rivières ont fait acte de présence en tentant de se frayer un chemin à travers la chaîne, qui s'était dressée, et y sont parvenues en érodant et en se faufilant dans les sierras, formant ainsi de spectaculaires défilés : les Congosts, ou les forats (plus petits).

On y trouve, bien sûr, quantité de fossiles, et même un petit dinosaure. Les ufs et les empreintes de ces bestioles sont légion. Des os, aussi.

Voilà des empreintes dans la boue d'un marécage, solidifiée et soulevée. Sacrées grosses patasses, n'est-ce pas Charly ?

 

Un bain de mer crétacée ?Un bain de mer crétacée ?

Et chaque petite ville a son Musée et ses trouvailles à exposer.

Moi j'ai plutôt cherché à me faufiler dans les forats. Regardez le forat d'Abella. Il fait 80 m de long, et j'avais de l'eau à la cheville, en moyenne. Mais mes pieds délicats n'ont pas l'habitude de marcher sur les cailloux, et à la moitié de la traversée, à peu près, j'ai fait demi-tour.

 

Un bain de mer crétacée ?

En montant vers Coll de Nargo, il y en a un autre, le forat de Boixols, d'un tout autre genre. Au 11ème siècle, un pont a été construit dans cet endroit spectaculaire, et relie le village au moulin. Il est 132 m en dessous du village. Et par quel chemin !

Un bain de mer crétacée ?

J'y ai croisé cette fleur, jamais vue dans mes Hautes-Pyrénées. La connaissez-vous ?

Un bain de mer crétacée ?

Mais cette région a aussi son lot de châteaux et de nombreux villages abandonnés :

Voici ceux de Llorda et Orcau

Un bain de mer crétacée ?

Et on y trouve, à Covet, celui qui est, sans doute, le plus beau portail roman des Pyrénées. Dans un petit hameau en cul de sac de 8 habitants !

L'ensemble, daté entre 1150 et 1160 n'a pas son pareil en Catalogne. Les portes sont d'origine et l'église n'a pas subi de modifications au cours des siècles !

Un bain de mer crétacée ?
Un bain de mer crétacée ?

En ce moment, elle est en restauration. Je suis donc rentrée.

Et l'intérieur est aussi original que le portail !

 

L'entrée est surmontée d'une galerie construite dans l'épaisseur du mur, avec des colonnes et chapiteaux magnifiques (mais encombrée d'échafaudages, je n'ai pas pu y accéder).

Mais surtout, la frise de l'abside est surprenante : des poules, des chevaux, des animaux fabuleux ...

 

Un bain de mer crétacée ?

L'église renfermait également une sculpture en bois de la Vierge, datée 12/13ème siècle, qui était très vénérée. Elle est maintenant au Musée d'Art de Barcelone (MNAC), et ici il y en a une copie :

 

Un bain de mer crétacée ?

Mes photos au zoom ne valant pas grand-chose, vous pouvez aller voir sur ce site ces merveilleuses sculptures, de près.

Pour arriver tout de suite à la vue d'ensemble du portail, partez du bas de la page et remontez

 

Je n'y résiste pas. Elle n'est pas belle ?

Un bain de mer crétacée ?

Bonne soirée !

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 14:35

J'en ai eu marre de la pluie qui pourrit ce début de Juillet ... alors j'ai passé encore une fois les Pyrénées pour aller y chercher le soleil.

Oh ! Je n'ai pas eu besoin d'aller bien loin : dans le Val d'Aran j'ai obliqué à gauche à Vielha, et passé le Col de la Bonaigua.

Le soleil était là. Oui, mais accompagné d'un vent fort et froid. Ce n'est qu'au pied du col que j'ai trouvé le temps idéal.

 

Aaaaah ! Qu'on est bien !

 

Vous me direz que j'ai déjà visité cette région ?

C'est vrai. Ici : En r'passant les Pyrénées ... la la la

 

Et ici : J7 - le Retour

 

Mais j'étais passée si vite que j'avais envie d'approfondir.

 

Tout d'abord l'art roman Catalan. Ou plutôt l'art roman Pyrénéen Catalan.

C'est celui qui s'est développé à partir du 11ème siècle dans beaucoup de petits villages du nord ouest de la Catalogne.

Et on est étonné, sur une petite route qui ne mène qu'à de tous petits villages de tomber sur cette belle église :

Des nouvelles d'Espagne ...

Voyons-la d'un peu plus près :

Des nouvelles d'Espagne ...

Vous pouvez remarquer que les scènes "de vice", en haut à gauche (pourtant haut placées), ont été burinées par la suite. On verra ceci sur d'autres églises rurales, où le bas du corps a été supprimé. Mais ça, c'est l'histoire du christianisme et non de l'art ...

En remontant encore la Noguera Pallaresa, à Alos, encore une église où on peut observer ce phénomène :

Des nouvelles d'Espagne ...

voyons ça de près :

Des nouvelles d'Espagne ...

Les 2 pierres sculptées de chaque côté du portail sont bien du 12ème siècle. Ce ne sont pas des pierres romaines de réemploi, comme on le voit parfois. On suppose qu'il s'agit d'Adam et Eve (Eve est nue et agenouillée, Adam est en short et debout) avant le péché originel (le corps est pur, on l'a conservé) et après le péché (il a été buriné).

 

Chacun des villages environnant a son église romane, plus ou moins grande, plus ou moins bien conservée ou sculptée. Certaines s'ornent de peintures, mais celle que je voulais voir, et dont j'avais vu les peintures de l'abside au MNAC de Barcelone, était en restauration. J'aurais aimé les voir dans leur cadre :

 

Des nouvelles d'Espagne ...

En voilà 2 autres, moins ouvragées :

 

Des nouvelles d'Espagne ...

Je me suis intéressée aussi aux chapelles ou ermitages.

En Catalogne, ces lieux ne sont pas dédiés à "Notre-Dame" de quelque chose. Ils sont dédiés à la Mère de Dieu : "Mare de Deu de ... "

Et là j'ai voulu aller voir  la Mare de Deu de la Roca.

Une petite chapelle dont on atteint la base du sentier en 3 km d'une route à une voie (et très peu de garages pour se croiser = 200 m à reculer avec virage et à pic à droite !) dans une superbe gorge. Ensuite un sentier aérien de 20 minutes. Pour la voir, collée au rocher comme les ermitages népalais de Cosey dans les BD de Jonathan.

En somme, végétation et yacks mis à part, je me suis donnée à bon compte l'illusion d'un mini-treck au Népal ! ...  en partant seulement d'Escalo.

Des nouvelles d'Espagne ...

Toujours en partant d'Escalo mais sur l'autre rive, dans un décor et par un chemin plus tranquille, c'est un monastère qui a été restauré et transformé en Eco-Musée. Sant Pere de Burgal. Par de larges vitres, on peut admirer l'intérieur de l'église.

Edifié en 1081 sur les restes d'un précédent édifice de 859, il a commencé son déclin en 1488, mais n'a été abandonné qu'en 1787. Mais à l'origine de la communauté monastique, c'est à dire avant 859, des ermites, déjà, avaient creusé des loges dans la falaise en-dessous du monastère, où il vivaient dans la prière.

Des nouvelles d'Espagne ...

Et voilà pour la première journée.

Demain, on va se dégourdir les pattes un peu plus que ça. N'est-ce pas Charly ?

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 20:19

Voir les Pyrénées sous la pluie m'avait profondément déprimée.

Alors j'ai profité de 2 jours ensoleillés, dimanche et lundi, pour y refaire un saut, sous le soleil !

Avec Charly, cette fois. Et mon itinéraire est en vert.

En r'passant les Pyrénées ... la la la

C'est quand même plus joli comme ça, non ?

 

En r'passant les Pyrénées ... la la la

Comme c'était dimanche, en faisant une balade vers une petite chapelle dans la montagne (en partant de Gerri de la Sal), j'ai eu la chance de la trouver ouverte : il y avait un pèlerinage.

 

En r'passant les Pyrénées ... la la la

Mais ce village avait une autre surprise pour moi : des salines !

Qui fonctionnent encore.

Le sel est apporté par une source dont l'eau traverse une couche souterraine de sel.

Comme  avec l'eau de mer, on fait évaporer l'eau et le sel cristallise.

Bien sûr, je n'ai pas pu visiter (les visites sont seulement de 11 h à Midi !) Mais les panneaux explicatifs sont bien faits :

En r'passant les Pyrénées ... la la la

Certaines salines fonctionnent encore, et l'on peut acheter du "sel naturel", mais d'autres sont abandonnées, comme celle de droite.

En r'passant les Pyrénées ... la la laEn r'passant les Pyrénées ... la la la

et j'ai continué ma route, de paysages en barrages, et de villages en villages ...

En r'passant les Pyrénées ... la la la

Et je vous laisse admirer cette œuvre d'art, cadeau de l'artiste Ukrainienne Oksana Mas à l'occasion de la célébration du 10ème anniversaire de la déclaration comme Patrimoine Mondial de l'humanité des églises romanes de la Vallée de Boi.

Cliquez pour agrandir, et éloignez-vous un peu de l'écran. Que voyez-vous ? Une mosaïque ?

En r'passant les Pyrénées ... la la la

Oui. Un œil en mosaïque.

Mais une mosaïque très spéciale, faite d'œufs en bois décorés, tous différents.

En voici un morceau en détail :

En r'passant les Pyrénées ... la la la

Vous pouvez voir quelques autres uvres de cet artiste ici.

Régalez-vous !

 

A bientôt.

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Présentation

  • : scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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