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7 octobre 2021 4 07 /10 /octobre /2021 18:34

Nous voilà arrivés à cette région si particulière de Navarre : les Bárdenas Reales.

Classé Réserve de Biosphère par l’Unesco, le Parc naturel des Bárdenas Reales s’étend au sud-est de la Navarre sur une superficie de 42 500 ha. Les sols en argile, en gypse et en grès, ainsi que le climat semi-désertique modèlent ses reliefs. Il présente d’extraordinaires paysages de vastes plaines, de ravins, de buttes et de steppes, et compte trois réserves naturelles qui abritent une faune sauvage d’aigles, vautours, renards, reptiles …

 

Nous avons passé 2 jours et demi à parcourir la Bárdena Blanca, la plus visitée et photographiée, car elle contient vraiment des paysages à couper le souffle.

 

Le premier après-midi, une balade en partant du Castildetierra, emblème du Parc, nous a amenés à grimper les 200 marches qui mènent au belvédère du Cabezo de las Cortinillas et à découvrir bien d’autres curiosités.

¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas

Petit exercice d’imagination :

Sur cette dernière photo du Castildetierra, vu d’un autre côté, je vois un couple dos à dos, elle en longue robe évasée, lui pointant en avant une courte barbe. Les voyez-vous ?

¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas

Le deuxième jour, nous sommes partis en vélo pour une balade d’une trentaine de km, qui nous a menés sur le plateau appelé El Plano, au nord de la Bárdena Blanca. Son altitude ne dépasse pas 100 m. Ce territoire bordé de chênes verts et de romarin est aussi une terre de production céréalière. Nous sommes passés à côté du Castillo de Peñaflor. Magnifique formation surmontée d’un reste de tour. Ensuite j’ai pu la photographier au zoom depuis le plateau. Nous sommes aussi descendus dans un impressionnant Gran Canyon ....

¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas

Le troisième jour, nous avions un peu présumé de nos forces. Partis pour la Pisquerra, nous nous sommes un peu perdus. Voyant d’en bas un mirador et un groupe qui en revenait, ils nous ont indiqué le chemin, nous disant qu’il y avait un escalier. On y va. Mais l’escalier est encore plus en ruines que celui du premier jour. Dur-dur. Mais magnifique ! Nous observons l’itinéraire du groupe qui nous précède, en vue de les suivre, mais ils ont trop d’avance. Nous n’osons pas les suivre par peur de nous perdre.

¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas

Une fois redescendus, nous avons retrouvé l’itinéraire, mais trop fatigués, nous avons abandonné au pied du Rallón et avons fait demi-tour.

¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas
¡ Olé ! en Navarre : le désert des Bardenas

Après ces « exploits » sportifs, nous rejoignons Olite, vers le nord, pour une visite plus tranquille de la ville et du Château.

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2 octobre 2021 6 02 /10 /octobre /2021 18:18

En route pour de nouvelles aventures, en Espagne cette fois et avec Alain, mon vieux complice, et son chien Roby. Mon Charly est resté à la maison, car son grand âge (14 ans et demi) nécessite le calme et le repos.

 

Nous n’avions pas encore visité le nord-ouest de l’Espagne, ce sera donc le but de ce voyage. Et pour commencer, le Massif du Mont Perdu, en Aragon, Communauté autonome qui se trouve juste au sud de chez moi, en passant par le tunnel de Bielsa.

 

Voilà la Valle de Pineta

Courte mais splendide ! Arrivés le soir par un temps maussade, la balade du lendemain fut magnifique. Des cascades partout … voyez !

¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon

Mais notre projet de rando dans le Canyon d’Ordesa est tombé à l’eau avec les orages du lendemain, et même du surlendemain ! Tant pis ! Nous tenterons notre chance au retour. Voici quand même un petit avant-goût, photographié durant une trop courte accalmie.

¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon

Donc, en route vers Jaca. Une déviation nous a fait passer par le minuscule village de Larrede, près de cette très belle église Saint Pierre. Construite vers 1050 dans le style roman aragonais, elle est caractéristique des églises du Serrablo, entre roman et mozarabe, et est classée bien d’intérêt culturel depuis 1931

¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon

Et voilà Jaca. Ville sympathique, aux rues animées assez typiques, et aux maisons décorées de façon originale.

¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon

Nous sommes attirés par sa cathédrale dédiée à Saint-Pierre, et étroitement liée aux chemins de Saint-Jacques. Ses origines remontent au 11ème siècle, à l'initiative de roi Sancho Ramirez d’Aragon, et c’est une des cathédrales les plus caractéristiques et les plus anciennes de l'architecture romane en Espagne. Elle a cependant perdu un peu de son aspect roman avec les ajouts de la Renaissance. Malheureusement, je suis tombée en panne de batterie d'appareil photo, et les photos de mon téléphone ne sont pas de bonne qualité.

Ce qui frappe tout de suite, c’est l’atrium et le portail frontal. Le raffinement avec lequel ont été taillés les chapiteaux des colonnes et le grand chrisme de la porte principale, démontrent qu'il s’agit d’œuvres provenant d’incontestables maîtres.

¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon

Et voici quelques photos de l'intérieur, piochées sur l'internet, car les miennes sont trop moches, en raison du manque de lumière. Pourtant j'ai trouvé magnifique cette cathédrale.

¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon

En continuant vers le sud, nous sommes passés près de deux sites visités en avril 2019 lors de notre voyage en Andalousie : le Monastère San Juan de la Peña** et les Mallos de Riglos. Vous les trouverez au début de l’article en cliquant sur ce lien :

Cette fois-ci, nous sommes passés devant les Mallos au coucher du soleil …

¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon

Mais notre but était un peu plus loin : le Château de Loarre

Perché à 1071 m d’altitude, il domine la plaine depuis plus de dix siècles. Il est la plus ancienne forteresse romane d’Espagne. Sa construction aurait été ordonnée par le roi Sancho III-le-Grand vers 1015 pour prendre part à la ligne de défense chrétienne du nord de l’Espagne contre les citadelles arabes de Bolea et Ayerbe.

¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon

Son visage actuel diffère peu de celui d’origine. D’aspect labyrinthique, on y reconnaît un pavillon royal, une ancienne tour de défense, une cour des armes, des dépendances militaires et de service, une chapelle et un donjon.

¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon

En1037, le roi Sancho Ramirez accola à la forteresse un monastère, ainsi que la grandiose église San Pedro (décidément, Saint Pierre était très vénéré dans la région !). Très soignée, cette église comporte 84 chapiteaux, presque tous en excellent état.

¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon

Enfin, il fit construire un remarquable mur d’enceinte.

¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon

En partant du château en vélo, par une piste de 20 km aller-retour, nous sommes allés au-dessus des Mallos de Riglos, que l'on aperçoit du Mirador de los Buitres : point de vue des Vautours, car il y en a beaucoup qui logent dans les falaises. Mais nous n'en avons pas vu. Il faut dire qu'il faisait un vent violent et qu'ils étaient sans doute au nid ...

¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon

En chemin, voici un autre point de vue depuis l'ermitage et la tour de Marcuello. Avec vue sur cette curieuse falaise toute rayée du massif de Os Fils.

¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon

A Bolea, à quelques kilomètres du château de Loarre, voici la Colegiata de Santa Maria la Mayor. Un bijou de la Renaissance !

Bolea fut la dernière enclave musulmane au nord de la ville de Huesca, définitivement conquise par le roi Pedro 1er d'Aragon en 1101. De la forteresse arabe, il ne reste qu'une partie de la grosse tour et des soubassements. Une église romane a été érigée dessus au 12ème siècle. Mais de cette église-même il ne reste que la tour-clocher et une crypte. Il a fallut attendre 1541 pour la construction de cet édifice dont le style se situe dans la transition du Gothique à la Renaissance. Le portail maniériste, lui, date de 1611.

¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon

Elle devint Collégiale en 1571. Cela se dit d'une église d'un rang élevé comprenant un chapitre de Chanoines (laïcs) dirigés par un Abbé qui, non seulement récitaient tous les jours, dans le chœur, l'Office Divin en grégorien, mais collectaient aussi dîmes et prémices à travers le large territoire qui dépendait de leur juridiction.

¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon

Dans cette église, le Retable du Maître-Autel est considéré comme un chef d'œuvre de la peinture espagnole de la Renaissance.

Réalisé entre 1490 et 1503, il appartenait donc à l'église antérieure. Il constitue un magnifique agencement de 20 panneaux peints et de statuettes de bois polychrome. Sa conception est gothique. Mais son caractère vraiment exceptionnel tient aux merveilleuses peintures (anonymes) qui conjuguent l'inspiration flamande : apparition du sentiment chez les personnages et riches détails de plantes et arbustes, et l'inspiration italienne : jeux de perspective, illumination et jeux d'ombres. Tout cela avec la richesse absolument originale des couleurs, particulièrement les verts et les rouges.

¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon

Deux autres retables appartenaient également à l'ancienne église : celui de Saint Sébastien (1503) et celui de Saint Jacques (1532).

¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon

Les autres retables sont baroques. Toutefois j'ai préféré les deux qui n'ont pas été recouverts de feuilles d'or. Ils sont sculptés en bois de pin sylvestre local, avec des ornementations surchargées à thème végétal et mythologique. Ce sont ceux  de Sainte Barbe et Saint Vincent.

¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon
¡ Olé !  en Aragon

Notre voyage se continue maintenant vers l'ouest, et nous allons entrer en Navarre.

A bientôt.

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 09:24

Mercredi 1er Mai 2019

 

Nous continuons notre petite route en balcon sur le flanc méridional de la Sierra Nevada, dans l’Alpujarra grenadine, qui égrène joliment un chapelet de petits villages blancs.

Andalucía 4 : … l’apothéose !
Andalucía 4 : … l’apothéose !

Une seule route coupe la Sierra Nevada en deux, par le Puerto de Ragua, à 2000 m. Laissant vers l’Est l’Alpujarra d’Almería, nous passons le col pour nous retrouver sur le versant nord, nettement plus enneigé. Et au pied, une grande plaine plantée d’éoliennes.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

En arrivant en bas, un imposant palais-forteresse nous attendait : celui de La Calahorra*.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Derrière l’aspect austère de la forteresse militaire, le château de La Calahorra recèle un patio renaissance*, aussi beau qu’inattendu. Construit au début du 15ème selon les critères artistiques du Quatrocento italien et avec du marbre importé, ses deux étages sont reliés par un splendide escalier** à trois volées. Le décor des portes et des chapiteaux utilise tout le répertoire classique : moulures, candélabres, fleurs, colonnes historiées …

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Guadix*

Les caractéristiques de l’argile de la cuvette de Guadix ont rendu possible un habitat insolite : des grottes. La terre argileuse, molle en surface lorsqu’on la travaille, durcit au contact de l’air. On peut ainsi rendre les grottes imperméables et les isoler thermiquement. Leur température est constante tout au long de l’année (18°C) malgré les étés torrides ou les hivers rigoureux. On compte encore 2000 grottes habitées dans la ville de Guadix, et la région possède le plus important ensemble de maisons troglodytique d’Europe.

Le Barrio de la Cuevas (quartier troglodytique) s’étend entre des ravines, des chemins creux et des petits tertres de couleur ocre. J’ai été y faire un tour et je vous en livre quelques photos, même si mon téléphone n’a pas le rendu que j’aurais souhaité.

Andalucía 4 : … l’apothéose !
Andalucía 4 : … l’apothéose !

En traversant la ville pour me rendre dans le Barrio de las Cuevas, j’ai rencontré divers monuments :

l’Alcazaba, par exemple. C’est une forteresse arabe élevée à partir du 11ème siècle. Elle est plus ou moins à l’abandon, et je n’ai pas trouvé l’entrée.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

La Plaza de la Constitución, charmante avec ses arcades et son bel Ayuntamiento, à deux rangées d’arcades.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

La cathédrale*. Commencée en 1492 et terminée en 1715, l’intérieur témoigne de la longueur des travaux par le mélange des styles : du gothique des nefs au renaissance de l’immense coupole à lanterne.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Jeudi 2 Mai 2019

 

Nous avons passé la nuit pas très loin de Guadix, au-dessus d’un petit lac de barrage, près du village de La Peza.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Et ce matin, petite balade en vélo sur une route pittoresque en partant du village.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Nous sommes maintenant dans la Sierra de Mágina. Ce sont des monts arides et pelés qui culminent à 2167 m, et à leurs pieds ne poussent que des oliviers. Mais en quantité phénoménale et sur des pentes telles qu’on se demande comment ils sont exploités. Ces monts sont situés au nord de Granada et un peu au sud de Jaén.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Nous sous sommes installés près du petit village de Albanchez de Mágina, subjugués par la vue de son château arabe perché au-dessus. Nous irons demain.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Vendredi 3 Mai 2019

 

Ce matin, nous montons au château d’Albanchez de Mágina. Il y a 190 m de dénivelé depuis le bas du village. Ça nous en fera à peu près 150, vu qu’on ne part pas du bas. Le sentier commence tout en haut du village, par un long escalier raide, parfois entrecoupé de bouts de sentiers. En tout, 365 marches.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

La base de ce château est d’origine arabe, du 9ème siècle. Une forteresse chrétienne s’est élevée dessus après le 11ème siècle. Au fil des siècles, arabes et chrétiens se le sont disputé, à cause de sa situation stratégique. Et même des chevaliers chrétiens entre eux. Histoire et légende se mêlent à ce sujet.

Imaginez les batailles livrées pour la conquête de cette forteresse !

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Pas facile de monter jusqu’en haut. Et là, pas de balustrade. Regardez l’étroit passage dans lequel il faut se faufiler.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Une fois redescendus dans le village, nous avons trouvé ce bel escalier, qui, d’une certaine façon aboutit au château !

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Cet après-midi nous avons repris la route et, par hasard, nous sommes arrêtés pour régler le GPS près de cet ancien lavoir du 16ème siècle dénommé : la Fuente del Rey. Les planches à laver ont disparu, et il sert maintenant de lieu culturel. Je crois que le nom du village est Santa Ana.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Anecdote : nous avons trouvé un bel endroit pour dormir près d’un joli oratoire, après avoir constaté que l’aire de camping-car du village était occupée par des tentes et manèges pour la feria du week-end. Une affiche près de l’oratoire ne nous a pas troublés, pensant qu’ici aussi la fête serait pour le dimanche.

 

 

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Las ! Vers 18 heures des voitures sont arrivées de partout (c’est un carrefour de 4 routes de campagne), et les gens se sont retrouvés près de l’oratoire pour une courte cérémonie, comprenant quelques signes de croix, quelques bouquets et beaucoup de pétards. Quelques dames ont sorti les costumes de fête traditionnels. C’est de l’intérieur de la voiture que j’ai fait ces photos.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Une petite visite sur le Michelin m’apprend que le 3 Mai, on fait la fête des Croix de Mai ! Cette fête est célébrée partout en Andalousie. La tradition veut que, au 6ème siècle, la mère de l’empereur Constantin découvrit la croix sur laquelle fut crucifié le Christ et la divisa en petits fragments qui furent répartis dans tout le monde chrétien : les fameux « morceaux de la vraie croix », donnant l’occasion d’une fête religieuse, le 3 mai, de l’Invention de la Sainte Croix.

Quand les gens ont commencé à partir vers la seule maison voisine, en partie dissimulée par les arbres, nous croyions en être quittes. Mais depuis, des voitures partent, d’autres arrivent, et il va falloir se résigner à s’endormir en musique, car la maison s’avère être une salle des fêtes … Pour l’instant ce sont des paso-doble, tango, valses, et quelques autres plus rythmées. On va dormir avec les bouchons d’oreilles !

 

 

Dimanche 5 Mai 2019

 

Grenade ! Nous y voilà !

 

Au mois de février, j’ai réservé la visite du Palais de L’Alhambra. C’est aujourd’hui, à midi.

Arrivés hier en fin d’après-midi sur le parking des camping-cars, nous avons été faire une petite promenade pour admirer l’Alhambra et la ville, du haut de la colline.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

De tout en haut, nous avions même une vue sur la Sierra Nevada !

Andalucía 4 : … l’apothéose !

En trois heures, nous n’avons pas pu tout voir. Si vous y allez, je vous conseille de faire la visite en plusieurs jours …

car il y a tant à voir et à flâner !

L’Alhambra fut une véritable ville palatiale, fortifiée et indépendante de la ville de Grenade. Elle fut construite par les sultans nasrides durant la dernière période de domination musulmane sur la péninsule ibérique, c’est à dire au 14ème siècle.

Mais je ne vais pas vous faire un cours d’histoire. Si vous voulez en savoir plus, allez jeter un coup d’œil sur ce site en cliquant ici :

L’Alhambra étant construite sur le sommet d’une colline, la Sabika, ses murailles, ses tours et ses portes, vues de l’extérieur, sont impressionnantes. Nous sommes entrés par la Porte de la Justice. Une entrée coudée, comme toujours dans les fortifications arabes.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

L’Alcazaba

C'est la citadelle primitive. Elle bénéficie d'une hauteur stratégiquement imparable : du haut de la plus haute tour, on peut observer toute la plaine de Grenade. Son architecture est grossière, destinée à la protection de la forteresse en temps de siège. En plus de la muraille extérieure, elle comporte un fossé intérieur et une deuxième muraille.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Après l’Alcazaba, on visite les Palais Nasrides.

Ne vous attendez pas à voir des ors et des marbres luxueux. Car curieusement, c’est un pouvoir politique en pleine décadence qui a entrepris la construction de ce chef-d’œuvre. Ici, les décors sont bien somptueux et luxueux, mais ce sont les artistes qui les ont fait tels, avec des matériaux très pauvres : pierre, brique, céramique, et surtout : plâtre. Et bois pour quelques plafonds et portes. C’est toute une architecture d’une finesse extrême, toute en moçarabes, coupoles, frises et stucs qui se reflètent dans l’eau et jouent avec la lumière et la végétation. Quel raffinement !

Voici quelques détails :

Andalucía 4 : … l’apothéose !
Andalucía 4 : … l’apothéose !

Il y a trois palais : celui du Mexuar, de Comares, des Lions. Ils sont distribués, ou plutôt imbriqués, autour de trois cours : celle de la Chambre Dorée, celle des Myrtes et celle des Lions.

Je ne vous fais pas la visite guidée, je vous donne simplement mes meilleurs photos. Vous en trouverez sûrement d’encore meilleures sur internet.

Andalucía 4 : … l’apothéose !
Andalucía 4 : … l’apothéose !

Le Palais des Lions est le plus merveilleux des trois.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Dans la cour (Patio de los Leones) douze lions, tous différents, gardent une antique fontaine. Bien que datant du 11ème siècle, son origine est inconnue. Les 124 fines colonnes qui entourent la cour forment aussi deux élégants petits kiosques et donnent accès aux diverses salles d’apparat du palais.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Dans la Salle des Rois de ce palais se trouvent cinq alcôves ouvertes sur la salle principale. Trois d’entre elles ont leur plafond orné d’une peinture faite sur du cuir qui recouvre les voûtes en bois. Ces peintures semblent avoir été réalisées par des artistes chrétiens. C’est un des exemples de la fusion entre les cultures musulmane et chrétienne à cette époque. Les tendances traversaient les frontières et le mélange des cultures entre les habitants du royaume était à l’ordre du jour.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Une petite cour fraîche avec vue sur l’extérieur : la Cour des Cyprès.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Notre guide avait pris du retard. A partir de la sortie des Palais Nasrides, il s’est mis à accélérer le pas, et j’ai bien failli perdre le groupe plusieurs fois en prenant des photos. Je pense même qu’il nous a fait sauter des patios et des bâtiments pour aller plus vite.

Le Partal était un quartier habité par la noblesse musulmane, et était composé de palais magnifiques. De nombreux palais ont été détruits, et au début du 20ème siècle, on remplaça les ruines par des jardins.

Des jardins du Partal, voici ce que j’ai vu, au galop :

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Le Palais de Charles Quint

Lorsque Charles Quint séjourna à Grenade en 1526, il décida de construire un palais de la renaissance à l’intérieur même de l’Alhambra. La grandeur prétentieuse de ce palais est frappante face aux dimensions modestes des édifices nasrides.

L’intérieur est occupé par des musées, nous avons seulement longé la façade. La voici (les anneaux sont tous différents et ne sont pas pour attacher les chevaux ! Ils sont au moins à 2 m de hauteur) :

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Le Generalife

C'était le palais d'été des princes Nasrides. Ils venaient s'y rafraîchir dans les ombrages, près des bassins d'eau, ou chasser sur les collines voisines. Le Généralife est situé hors des murs d'enceinte de l’Alhambra. Les deux sont reliés de plain-pied par un pont qui enjambe la gorge qui les sépare. Le pont voisin, lui, est une acequía, un canal, qui alimente en eau toute la forteresse et les palais de l’Alhambra.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

C’est un palais assez modeste, car le souverain n’y exerçait aucune fonction officielle. Il est entouré de jardins, refaits au 20ème siècle, où l’eau occupe encore une place déterminante. Malheureusement, nous n’avons pas pu y flâner comme je l’aurais voulu. C’est un endroit où il faut prendre son temps …

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Les constructions s’ordonnent autour du Patio de la Acequía.

Andalucía 4 : … l’apothéose !
Andalucía 4 : … l’apothéose !

Un dernier adieu à Grenade, en espérant bien y revenir un jour, et nous prenons la route du retour.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Lundi 6 Mai 2019

 

Notre voyage s’est terminé en apothéose à l’Alhambra de Grenade. C’était si beau que je n’avais plus envie de voir autre chose. La tentation de comparer serait trop forte. D’ailleurs, il est temps de rentrer, car environ 1200 km nous séparent de la maison. Nous prenons donc la route, en se donnant un minimum de 300 km par jour.

Partis hier à 17 heures, nous sommes arrivés à Cuenca vers la même heure. Une petite balade d’une heure dans le parc naturel de la Serranía de Cuenca nous a dégourdi les jambes, et les pattes de Charly, tout en visitant « la Ciudad Encantada ». Là, aucune chance de comparer avec l’Alhambra ! C’est un ensemble chaotique résultant de l’érosion dans une épaisse couche de roche calcaire.

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Certains rochers, curieusement sculptés, évoquent des formes connues.

Un champignon trompette de la mort, un pont romain, un autre pont, l’entrée d’un couvent ?

Andalucía 4 : … l’apothéose !

D’autres sont encore plus « tirés par les cheveux » :

Que pensez-vous de ces paquebots (l’étrave est à contre-jour) et voilier sur sa quille ? Et de la Mer de pierre, qui n’est pas loin ? Il y a d’ailleurs une légende à ce sujet : elle raconte que les bateaux, amarrés dans un port isolé, ont entamé une aventure digne de ce lieu cyclopéen, avançant d’un millimètre par an jusqu’à la Mer de pierre, désireux de naviguer. Alors ils pourront voguer vers l’Océan final …

Andalucía 4 : … l’apothéose !

On y voit même des ours, paraît-il, et un éléphant luttant avec un crocodile, un profil humain et un long, très long couloir …

Andalucía 4 : … l’apothéose !

Et beaucoup d’autres choses … selon l’imagination de chacun. Mais c’était une belle promenade pour nous détendre de la route, qui va reprendre demain.

 

A bientôt, sous d’autres cieux ...

PS : pour consulter la carte avec plus de facilité, je vous la mets dans la catégorie "Cartes"

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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 20:55

Vendredi 26 avril 2019

 

Valle del Guadalhorce

 

Le Guadalhorce a creusé une vallée tortueuse qui aboutit à un triple barrage.

Andalucía 3 : le sud

Nous avons passé au bord de ce lac une nuit paisible, et ce matin, départ en vélo. La montagne est belle, il fait beau (enfin!) et nous allons à la découverte.

Andalucía 3 : le sud

Que pensez-vous de cette tête de … lionne ?

Andalucía 3 : le sud

Une piste qui grimpe dans la montagne nous mène presque à un superbe point de vue (il faut faire les 10 dernières minutes à pied) sur la célèbre faille du Défilé de los Gaitanos**, dans lequel un chemin*** de passerelles a été construit à flanc de falaise. Le Caminito del Rey

Andalucía 3 : le sud
Andalucía 3 : le sud

Une fois redescendus, c’est en traversant un des barrages que j’ai pris cette photo de l’endroit où nous étions allés : il est au bout de la flèche jaune.

Andalucía 3 : le sud

Encore quelques kilomètres et nous rentrons au camping-car pour y déjeuner tardivement.

Andalucía 3 : le sud

En partant vers Antequera, encore quelques belles vues :

Andalucía 3 : le sud

Antequera est connue pour ses dolmens. D’énormes tombeaux collectifs, remontant à l’âge du bronze. Ils forment le groupe de dolmens le plus important d’Europe, et prouvent l’occupation de la vallée du Guadalhorce à l’époque mégalithique. On avance l’hypothèse que pour construire ces ensembles, il aurait fallu la collaboration de plusieurs peuples partageant les mêmes rites religieux. Compte tenu de la taille et du poids des pierres (la plus grosse pèse 180 tonnes), cela suppose également des notions d’architecture étonnamment élaborées pour l’époque.

 

Le dolmen de Menga (2500 avant J.C.). C’est une sorte de grotte artificielle.

Longueur de la galerie : 27,50 m, sur 6 m de large et 2,70 m de haut.

La chambre, qui atteint 3,50 m de haut, est recouverte d’une énorme dalle (c'est elle, la plus lourde), 3 monolithes servent de colonnes de soutien.

Stupéfiant : les dernières fouilles ont mis au jour un puits, creusé dans la roche au bout de la chambre. Il fait 1,50 de diamètre pour 19,55 m de profondeur. Il est aligné avec les 3 colonnes, ses parois sont parfaitement lisses et régulières.

Andalucía 3 : le sud

Le dolmen de Viera (2200 avant J.C.). Tout à côté du précédent, c’est une longue galerie (22 m, sur 1,30 m de haut) qui se termine par une chambre carrée, qui atteint 1,60 m de haut. Mais pour y pénétrer, ces hommes de l'âge du bronze avaient creusé un trou quadrangulaire dans une grande dalle de pierre. Ils connaissaient la géométrie ! Nous, on n'a pas le droit d'y pénétrer.

Andalucía 3 : le sud

Le dolmen d’El Romeral (1800 avant J.C.). A 3 km des précédents, il est aussi plus récent et correspondrait à l’âge du cuivre. Il possède également une structure plus complexe : des murs de pierres plates en encorbellement, deux salles circulaires et une galerie de 26,50 m et haute de 1,95 m qui est couverte de dalles calcaires. Les dalles verticales ne sont utilisées que pour la porte qui sépare les deux chambres.

Le plafond de la première chambre, circulaire, de 5,20 m de diamètre, est fermée par une dalle circulaire, représentant la première fausse coupole de l’histoire. La deuxième chambre, plus petite, a une architecture identique à la première.

Un astucieux miroir rond nous permet d’en admirer le plafond sans y entrer.

Andalucía 3 : le sud

Antequera est aussi connue pour la Peña de los Amorosos.

En voici la légende : à la fin du 15ème siècle, la fille du chef arabe de la région tomba éperdument amoureuse d’un jeune homme pauvre, alors que son père l’avait promise au vieux gouverneur d’Alhama de Granada. Tous deux décidèrent de s’enfuir, mais furent découverts par les gardes du père de la jeune fille, qui les poursuivirent jusqu’au sommet d’un rocher. Pris au piège, les deux amants se précipitèrent dans le vide main dans la main, scellant ainsi leur amour pour l’éternité.

Mais quel rocher !

Le voici. A quoi, à qui ressemble-t-il ?

Andalucía 3 : le sud

Antequera, la ville. Elle mérite elle aussi un détour. Surtout pour la colline de l’Alcazaba, sa forteresse arabe, et sa colgiale de Santa María*. Malchance ! aujourd’hui, par exception, ces deux monuments fermaient à 15 h au lieu de 18 h. Récupération du travail nocturne des fêtes de Pâques …

Andalucía 3 : le sud

Et la voilà au coucher du soleil, telle qu'on la voyait depuis notre parking.

Andalucía 3 : le sud

En voilà tout de même les extérieurs, avec la Porte des Géants, qui est l’entrée de l’Alcazaba

Andalucía 3 : le sud

Dans mon petit tour en ville, j’ai aussi rencontré cette jolie place avec sa chapelle votive, la Capilla-Tribuna de la Virgen del Socorro, qui voisine avec une église.

Andalucía 3 : le sud

Samedi 27 avril 2019

 

Mais je n’en ai pas encore fini avec cette ville.

Nous ne pouvions pas partir sans aller voir le Site naturel du Torqual de Antequera** !

Il se trouve à 14 km de la ville. C’est un parc naturel de plus de 1200 ha dans l’un des paysages karstiques les plus impressionnants de la péninsule, au point qu’il a plusieurs fois servi de décor à des tournages de films de science-fiction.

Comment s’est-il formé ? Regardez :

Andalucía 3 : le sud

Résultat :

Andalucía 3 : le sud
Andalucía 3 : le sud
Andalucía 3 : le sud

Ensuite nous avons roulé vers l’est encore, par de petites routes de montagne, pour atteindre la Réserve Nationale de Sierra de Tejada. Quelques photos prises en roulant :

Andalucía 3 : le sud

Nous nous sommes arrêtés au village de Salares, ayant l’intention d’y faire, demain matin, une petite randonnée.

Salares est un des villages d’une route des villages arabes. Il est construit au bord d’un torrent qu’enjambe un pont dit : Puente árabe, que nous franchirons demain matin en partant. Il recèle également, au cœur de ses ruelles d’une blancheur immaculée, un très beau clocher-minaret d’époque almohade, bâti en briques et orné d’azulejos.

Andalucía 3 : le sud
Andalucía 3 : le sud

Dimanche 28 avril 2019

 

Du pont arabe de Salares, nous voilà partis pour une balade de 7 km avec 365 m de dénivelé. Il fait encore frais, et nous traversons d’autres rues dans le village pour arriver au point de départ.

Andalucía 3 : le sud

Là, au fond, on voit la Mer qui se confond un peu avec le ciel.

Andalucía 3 : le sud
Andalucía 3 : le sud

Lundi 29 avril 2019

 

C’est par un temps gris que nous sommes redescendus sur la côte. Ce n’était pas pour la mettre en valeur !

Andalucía 3 : le sud

Nous sommes maintenant dans la Province de Grenade, mais avant d’aller en admirer la perle, nous voulons en côtoyer les montagnes. Nous arrivons donc sur le versant méridional de la Sierra Nevada. Elle culmine à 3482 m au Mulhacén, et elle a 14 sommets de plus de 3000 m. D’où nous sommes, on y voit encore de la neige.

Andalucía 3 : le sud

Cette région parsemée de petits villages blancs posés sur le flanc de montagnes escarpées s’étend sur deux provinces : celle de Grenade et celle d’Almería. C’est pourquoi on la désigne au pluriel : Las Alpujarras**.

En apéritif, quelques photos de la journée :

Andalucía 3 : le sud

Comme nous sommes passés dans une vallée aux nombreux vergers : néfliers, citronniers, et surtout orangers, je vous envoie un peu du parfum exquis que ces derniers répandent partout. Vous sentez ?

Andalucía 3 : le sud

Mardi 30 avril 2019

 

Une route en balcon parcourt le flanc de la Sierra Nevada, et des embranchements conduisent aux villages les plus hauts perchés. Nous nous rendons à Capileira*, aux environs de 1450 m, le plus haut des 3 villages sur cette route.

Il est étalé sur une pente très raide, et nous nous faufilons (à pied, bien sûr!) dans son dédale de ruelles descendantes pour atteindre, le Río Poqueira, 330 m plus bas (qu’il faudra remonter, sur la rive opposée).

Le village a gardé son authenticité, avec ses maisons aux toits plats faits de troncs ou branches d’arbre et recouverts de terre argileuse, sans doute pour l’isolation à la chaleur et à la pluie. Mais cette terre n’est pas végétalisée. Rien n’y pousse. Et toujours cette éclatante couleur blanche.

Andalucía 3 : le sud
Andalucía 3 : le sud

Une balade de presque 6 km en terrain raide, qui nous a fait appréhender le mode de vie des anciens : quelques maisons et bergeries en piteux état, des aires de battage, moulin en ruine, restes de chemins empierrés, et aussi un vieux lavoir croisé dans le village, nous parlaient d’eux.

Andalucía 3 : le sud

Et tout ça au milieu d’un paysage époustouflant.

Andalucía 3 : le sud
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1 mai 2019 3 01 /05 /mai /2019 15:08

Jeudi 18 avril 2019

 

Un petit tour vers l’ouest, dans la Sierra de Aracena, et dans la jolie ville de Aracena.

 

Andalucía 2 : à l’ouest

Nous voulions faire un peu de randonnée à pied dans ce Parc Naturel, mais le temps s’est mis à la pluie d’un seul coup. Nous sommes donc allés visiter la Grotte des Merveilles, qui se trouve au cœur de la ville et s’étend sous la colline du château. Et en effet, avec ses petits lacs, cette grotte est une merveille ! Je crois bien n’en avoir jamais visité qui contienne autant de blancheur.

Andalucía 2 : à l’ouest
Andalucía 2 : à l’ouest
Andalucía 2 : à l’ouest

Au village voisin, Alajar, l’Ermitage de Notre Dame des Anges nous offre un superbe point de vue sur le Parc. Quand nous y arrivons, l’orage de grêle vient de se terminer.

Andalucía 2 : à l’ouest

Vendredi 19 avril 2019

 

Superbe orage encore hier soir. La météo franchement mauvaise nous incite à déménager vers le sud. Nous gagnons un autre Parc Naturel au sud de Séville : le Parc Naturel de Grazalema. C’est un peu risqué, car Grazalema est le village le plus pluvieux d’Espagne. La raison, c’est que les nuages chauds chargés d’humidité en provenance de l’Océan Atlantique se heurtent dans la région de Cadix à une succession de chaînes et se déversent en pluies torrentielles pouvant atteindre les 2 200 l/m².

Dans ce Parc Naturel, nous allons suivre une partie de l’itinéraire préconisé par Michelin : la route des villages Blancs**. Déjà le paysage nous séduit. Et pour l’instant, même s’il fait frais à cause de l’altitude, même si le ciel est nuageux, il fait encore soleil.

Bonne nuit.

Andalucía 2 : à l’ouest

Samedi 20 avril 2019

 

Ce matin, visite d’une autre ville romaine : Ocurí, à 2 km de Ubrique.

Sa construction, commencée par les Ibères au 5ème siècle avant J.C, s’est poursuivie par les Romains jusqu’au 2ème siècle après J.C., puis fut abandonnée définitivement au 4ème siècle.

Pour en trouver les ruines, il faut grimper dans la montagne (sur une allée pavée, et avec un guide) pendant une vingtaine de minutes.

Ça n’a rien à voir avec Munigua. En plus d’un morceau de mur « cyclopéen » ibère, il reste un mausolée dans la nécropole, quelques murs de maisons, et surtout 4 citernes qui retiennent encore l’eau. Les quelques colonnes et restes de statues qui ont été trouvés sont au musée d’Ubrique, et on n’en voit aucune photo.

Par contre, comme elle est située sur l’épaulement d’une montagne, le paysage est magnifique.

Andalucía 2 : à l’ouest

Comme le temps est toujours beau, nous tentons une petite randonnée à partir du village blanc perché de Benaocaz.

Une petite boucle de 6 km pour découvrir cette montagne aride, ses rochers calcaires, ses chèvres, et pour finir, un vieux four à chaux situé en plein dans un col accessible seulement à pied. On n’a pas trop compris pourquoi à cet endroit.

Andalucía 2 : à l’ouest
Andalucía 2 : à l’ouest

Je voudrais aussi vous présenter quelques fleurs. Soit on ne les voit pas chez nous, soit, comme les pissenlits, elles sont légèrement différentes.

Andalucía 2 : à l’ouest

Nous finissons cette belle journée dans un autre village blanc : Villaluenga del Rosario.

Ce village paisible a la particularité d’être le plus élevé de la province. Et il possède le charme d’être peu visité : pas de cafés débordant sur la rue (juste un petit bar sur la place de l’église), pas de boutiques (juste boulangerie et pharmacie, très discrètes), un seul restaurant, à une extrémité. A l’autre bout, les arènes, installées sur le roc, datent de 1640. Une vielle église ruinée, en haut du village, est convertie en cimetière. Des ruelles qui partent dans tous les sens (j’ai repéré deux panneaux Sortie, car c’est un vrai labyrinthe) aux maisons chaulées, des placettes fleuries … bref, un régal !

Andalucía 2 : à l’ouest
Andalucía 2 : à l’ouest
Andalucía 2 : à l’ouest

Avez-vous remarqué ? Ici, malgré l’altitude (près de 1000 m) les Amarillys poussent en pleine terre !

 

 

Dimanche de Pâques, 21 avril 2019

 

Le temps est revenu à la pluie, qui nous empêche de faire la balade projetée à Grazalema*. Voici tout de même quelques photos un peu grises de ce cadre exceptionnel.

Andalucía 2 : à l’ouest

Pour gagner Zahara de la Sierra** et son château Nasride du 12ème siècle qui se découpe sur l’horizon, deux itinéraires s’offrent à nous : l’un par la montagne, que l’on devine dans les nuages, l’autre par le Lac. C’est donc celui-là que nous choisissons.

Andalucía 2 : à l’ouest

Le village est typique des villages blancs, bien fleuri. Hors de question d’y venir en camping-car ! Routes étroites et très en pente. Il va être midi. Les gens se rassemblent dans l’église Santa Maria de Mesa (18ème siècle) pour la messe de Pâques. J’ai juste le temps d’y faire quelques photos avant de devenir trop importune.

Andalucía 2 : à l’ouest
Andalucía 2 : à l’ouest

Arcos de la Frontera. Dernière ville du circuit, mais trop importante pour y tenter la visite. On se contente de la photographier de loin, du pont sur le Guadalupe qui la côtoie. Puis de derrière, en continuant notre route. On s’aperçoit alors qu’elle est au bord d’une haute falaise. Tombera, tombera pas ?

Andalucía 2 : à l’ouest

De là, nous avons gagné la côte, un peu avant le Port de Conil de la Frontera. A côté de notre parking, un accès à la plage. Le chemin aboutit sur des falaises. Vite quelques photos.

Andalucía 2 : à l’ouest

Et je découvre l’escalier qui descend à la plage, environ 50 marches plus bas. Charly me suit, bien sûr.

Nous longeons la plage sur le sable mouillé, dur, tandis que quelques personnes sont installées sur le sable sec, au pied des falaises. Au bout de la plage, il n’y a personne. On y va.

Et tandis que, tournant le dos à la mer je prenais une photo du pied des falaises, une grosse vague déferle sur nous, me trempant jusqu’en haut des cuisses. Charly est submergé et entraîné par la vague qui redescend. Je le saisis vite dans l’eau … et je m’aperçois après coup que j’avais mes chaussures dans une main, … et mon appareil photos (ouvert) dans l’autre !

Une autre vague nous met en difficulté, puis nous gagnons les rochers, hors d’atteinte des autres vagues, qui d’ailleurs se sont calmées.

Charly, trempé, n’est pas du tout content de cette aventure. Moi non plus, car mon appareil photos, plein de sable, est fichu. Mais Charly est sauf, c’est le plus important.

J’ai vidé la carte mémoire, et désormais je me servirai de mon téléphone. Vous aurez peut-être moins de photos. Quant à la qualité, qui sait ? Je vais apprendre à m’en servir.

Andalucía 2 : à l’ouest

Lundi 22 avril 2019

 

Ce matin il fait gris, il pleuviote. Longer la côte en voiture nous fait traverser des stations balnéaires, mais les nuages accrochent les montagnes du bord de mer où nous comptions aller faire du vélo et voir de beaux points de vues.

Alors nous repartons dans les terres, où il fait meilleur. Et la journée se passe doucement, dans les collines du parc naturel des Alcornocales (chênes liège), au fil de 30 km en vélo.

Andalucía 2 : à l’ouest

Mardi 23 avril 2019

 

Deux faits marquants pour cette journée.

D’abord, la pluie. Elle a tambouriné toute la nuit sur le camping-car, et ne s’est arrêtée que quand nous sommes arrivés au port de Sotogrande, décidés à mettre à profit cette journée pourrie pour faire la lessive, les vidanges et provision d’eau du camping-car, et chercher de l’internet.

Andalucía 2 : à l’ouest

Avec l’amélioration du temps, nous sommes arrivés au Castillo de Castellar*. Un régal.

Au 13ème siècle, les rois de Grenade édifièrent ce village-forteresse, bastion défensif de leur tout nouveau royaume. Durant 2 siècles, il fut le théâtre de luttes frontalières, jusqu’à sa reconquête en 1434 par les troupes chrétiennes.

Au début des années 1970, lors de la mise en eau du réservoir de Guadarranque, qui inonda les plaines cultivées, les habitants se virent contraints d’abandonner le village pour la nouvelle ville de Castellar de la Frontera, à une dizaine de kilomètres.

Le village, aujourd’hui à moitié déserté, semble sorti tout droit d’un conte médiéval. La porte du palais des ducs d’Arcos donne accès à la forteresse qui englobe tout le village.

Andalucía 2 : à l’ouest
Andalucía 2 : à l’ouest

Depuis ce point haut, on aperçoit le rocher de Gibraltar et de l’autre côté, les montagnes de la côte marocaine (mais pas sur ma photo)

Andalucía 2 : à l’ouest

Mercredi 24 avril 2019

 

Pluie, pluie, pluie …. et pas d’espoir d’amélioration immédiate.

 

Jeudi 25 avril 2019

 

C’est encore de la pluie, ce matin, sur Ronda**. Tant pis, je ferai la visite avec un parapluie.

Mais ce n’est pas facile pour prendre les photos !

 

Ronda est une ville chargée d’histoire, sur un site extraordinaire. Erigée sur un plateau rocheux, elle offre une vue spectaculaire sur la gorge du Tajo (« l’entaille »), une gorge d’une centaine de mètres de profondeur creusée par le río Guadalevín, qui partage le cité en deux. Ronda recèle un patrimoine architectural unique, mêlant des constructions musulmanes, des églises et des palais, et un pont exceptionnellement élancé.

 

Moi j’ai commencé la visite par les remparts, qui m’ont conduite tout naturellement aux Bains Arabes, en bas de la cité, car ils étaient un passage obligé, dans la culture musulmane, pour les étrangers qui visitaient la ville, ou qui venaient y commercer.

Andalucía 2 : à l’ouest

Le hammam, ou bain, est l’adaptation musulmane des antiques termes romains, se composant des mêmes parties : salle froide, tempérée et chaude, hypocauste et chaudière et salle de réception. Mais à la différence des romains, où les bains se font par immersion dans de grandes piscines, les bains musulmans sont fondamentalement des bains de vapeur, même s’il y a occasionnellement de petits bassins.

La chaudière ne chauffe pas l’eau, mais l’air qui passe sous les salles chaude (à côté de la chaudière) et tempérée, par l’hypocauste, en chauffant le sol. La vapeur s’obtenait en jetant des seaux d’eau sur le sol brûlant de ces deux pièces.

Cet ensemble de Bains Arabes est le mieux conservé de la Péninsule Ibérique.

Andalucía 2 : à l’ouest

Du temps des Arabes, c’est par ce petit pont qu’on entrait dans la ville :

Andalucía 2 : à l’ouest

Puis fut construit ce pont médiéval :

Andalucía 2 : à l’ouest

Et enfin el Puente Nuevo*, construit entre 1751 et 1793, put relier les deux versants du Tajo. En voici les deux côtés.

Andalucía 2 : à l’ouest

Me voici maintenant devant la Colegiala Santa María la Mayor. Sur cette belle et vaste place se trouve aussi el ayuntamiento (la mairie). Tout près, le Palais Mondragon laisse entrevoir son patio, et le couvent Saint Dominique ses azulejos … pas azúl !

Andalucía 2 : à l’ouest

Encore quelques clichés au long des rues …

Andalucía 2 : à l’ouest

Et puis nous sommes partis vers l’est, traversant le Parc Naturel de la Sierra de las Nieves.

Andalucía 2 : à l’ouest
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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 09:57

Samedi 13 avril 2019, l’après-midi

 

Cordoue (Córdoba)

 

La découverte de la ville, ce sera pour une autre vie. Cette fois-ci, nous n’avons le temps, avant la fête des Rameaux, de voir que la Mosquée-Cathédrale*** (la Mezquita).

 

Depuis le grand parking, on y accède par le Pont Romain, qui enjambe le Guadalquivir entre l’énorme Tour de Calahora et la Porte du Pont.

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Ensuite, ce qui attire l’œil …. ce sont toutes les installations, en rouge, prévues pour les processions de la Semaine Sainte !

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La mosquée, véritable chef d’œuvre de l’art musulman, a été érigée entre le 8ème et le 10ème siècle, sur l’emplacement de l’église wisigothique de San Vicente. Après la reconquête, elle est dédiée au culte catholique et, au 16ème siècle, les chrétiens élèvent une cathédrale gothique à l’intérieur, en plein milieu de ses arcs, incluant l’une dans l’autre et créant ainsi l’un des édifices les plus originaux qui soient au monde.

Dans le mur extérieur s’ouvraient des portes, qui ont été fermées au fur et à mesure des agrandissements : la plus grande et plus belle, la Puerta del Palacio, date de 961. Sur l’autre côté de l’enceinte, on entre dans le Patio de los Naranjos (le jardin des oliviers) par la porte du Pardon (que j’ai oublié de photographier), au pied du Minaret.

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Quand on entre dans le sanctuaire, on se trouve dans une véritable forêt de colonnes et d’arcs dont le motif semble le même partout. Et puis on découvre sur les côtés les chapelles chrétiennes, et on ne sait plus où on est. On a beau avoir à la main un plan donné avec l’audioguide, on est un peu perdu. C’est la cathédrale, élevée au milieu, qui permet de s’y retrouver.

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Je vous livre quelques unes de mes photos, sans aucun ordre. Seule la beauté ou la curiosité a guidé mon objectif.

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Mais j’aime bien cette photo où l’art des deux religions s’exaltent mutuellement :

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De retour dans le Patio de los Naranjos, près d’un des bassins qui servaient aux ablutions purificatrices avant la prière, nous faisons une petite pause avant de repartir à notre parking (qui s’est sérieusement rempli !) et de quitter la ville au profit d’un lieu un peu sauvage dans la nature, à Guadalcazar.

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Dimanche 14 avril 2019

 

Guadalcazar, joli village blanc, dans lequel j’ai vu un lavoir particulier, où chaque lavandière a(vait) sa place, et un très long abreuvoir. J’ai remarqué aussi les très efficaces haies qui rendent le grillage inutile …

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C’est presque un jour de repos, avec seulement une visite au tout proche château d’Almodovar Del Río, perché sur sa butte depuis le 8ème siècle. Enfin presque, car celui-ci d’aujourd’hui a été reconstruit au 14ème sur les restes du précédent.

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Une légende veut que chaque année, le 28 mars, une dame vêtue de blanc apparaisse dans l’une des tours du château en gémissant. Ce serait le spectre de la princesse Zaïda, emprisonnée par les Almoravides, qui mourut de chagrin dans les oubliettes du château quand elle apprit la mort de son mari au combat.

Eh bien cette année, elle était en retard, car je l’ai vue. La preuve :

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Retour à Guadalcazar pour une 2ème nuit, avant de partir à Guillena faire une belle balade à vélo de 23 km.

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Et demain, lever à 6 heures pour être de bonne heure à Séville, avant la foule.

 

 

Mardi 16 avril 2019

 

Séville

 

Michelin nous avait dit : il faut visiter le quartier de Santa Cruz avant 9 heures pour éviter la cohue. En prenant le métro, nous y étions à 8 h et demie, après quelques photos sur la Plaza del Triunfo, et le quartier était désert. A 9 h30, il y avait encore très peu de monde.

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Par contre, quand nous sommes allés à l’entrée de l’Alcazar qui venait d’ouvrir, il y avait une queue d’une bonne heure ! En fait, c’est là qu’il aurait fallu aller en premier. Après avoir fait la queue une demi-heure et que ça n’avançait que très peu, j’ai renoncé. Nous avons donc entrepris le tour de la cathédrale pour en trouver l’entrée des visiteurs.

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A cause des messes de semaine sainte, la cathédrale n’ouvrait qu’à 11 heures. A 10 heures, la queue était déjà d’une heure. Alors nous sommes repartis sans avoir rien vu. C’est bête, hein ?

Enfin, presque rien vu. On s’est un peu promenés dans le quartier après avoir fait le tour de la cathédrale.

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Voici la Porte du Pardon, que j’ai trouvée très belle. L’image qui sert de fond, c’est le détail de la porte.

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J’ai photographié cette affiche : c’est ce qui nous attendrait si nous venions vendredi …

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Pour nous changer d’ambiance, une petite balade à vélo dans un petit village : Cazalla de la Sierra.

Départ à la Plaza de Toros, avec visite du village …

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Puis 5 km pour se rendre au charmant Ermita de la Virgen de la Sierra, où nous sommes accueillis par toutes les senteurs d’un jardin en fleurs : lilas, jasmin, roses, seringa, boules de neige, lavandes …

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A propos des parfums de fleurs, il y en a à foison. Car les orangers de tous les immenses vergers sont en fleurs, et dès qu’il y a du soleil, on en sent l’odeur même les vitres fermées. C’est aussi l’époque des acacias. Et il y en a beaucoup au bord des routes …

 

Mercredi 17 avril 2019

 

En visite chez les Romains

 

Nous sommes partis, en vélo, de Villanueva del Río y Minas. 9 km de piste, assez bonne, dont les deux derniers km sont dans une propriété privée. Le portail n’est ouvert qu’aux jours et heures où le site archéologique est ouvert. Et à partir de là, on rencontre des groupes de vaches et le chemin est nettement moins bon. D’ailleurs, c’est autorisé aux seuls piétons et vélos.

A l’arrivée, quelle surprise !

Déjà, en route, cette vision nous avait intrigués :

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Mais là, cette ville qui escalade la colline est si grande qu’elle ne tient pas sur une photo. Elle se répartit sur 4 niveaux principaux : d’abord les maisons particulières, puis les Thermes, au-dessus : le Forum et le Temple, et enfin le Sanctuaire de Fortuna et Hercule, lui-même sur 2 niveaux.

Voici ce qu’on voit vers le haut quand on arrive au niveau du Temple :

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Appelée Municipium Flavium Muniguense ou plus simplement : Munigua, elle surgit et grandit grâce à l’exploitation minière du territoire.

Commencée avant notre ère, elle connut son apogée du milieu à la fin du 1er siècle. Elle a 2000 ans !

Ce fut un tremblement de terre au 3ème siècle qui la détruisit presque complètement, accélérant un déclin qui avait commencé quelques années auparavant.

Murailles, rues, forum, thermes, temples, édifices publics et maisons privées des familles les plus privilégiées de Munigua sont revenus à la lumière du jour grâce aux fouilles archéologiques. Ses habitants aussi ont été tirés de l’oubli et quelques uns de leurs noms ont été proclamés à voix haute, en découvrant et en étudiant sa Nécropole.

 

On sait que certaines maisons étaient occupées par des privilégiés à cause de leur dimension, et aussi de leur situation sur les rues principales. Elles appartenaient sans doute à des responsables de l’exploitation minière.

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Nous avons emprunté la rue qui monte au Forum, puis nous l’avons parcouru.

Les forum romains comportaient des édifices où ils honoraient des personnages importants de la cité ou de l’empire, avec leurs statues. Et également des édifices religieux comportant des statues de dieux et déesses. Ici, le dieu vénéré était, semble-t-il, Dis Pater, un dieu cheval, qui avait sa statue, et qui nécessitait des sacrifices d’animaux noirs, et auquel s’identifiaient les mineurs.

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A côté d’un portique à 2 étages s’élève toujours un édicule, petit temple où se trouvait la statue de Mercure. A côté, un autel. Pour quels rites ? On ne sait pas.

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Nous continuons de monter, jusqu’au Sanctuaire des Terrasses. On arrive à une première terrasse qui s’ouvre sur un demi-cercle, surmontée d’une autre terrasse où la statue du dieu se trouvait dans un petit temple. Les inscriptions retrouvées font allusion aux dieux Fortuna et Hercule

Ce sanctuaire s’élève en haut de la colline, et il fut nécessaire de construire de grands murs de contention qui avoisinent les 10 m. Ce sont ces murs, ceux qui nous avaient intrigués en s’imposant au-dessus du paysage alentour, qui ont attiré l’attention et permis de retrouver le gisement archéologique oublié.

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Quand on est là-haut, on s’aperçoit qu’on est dans une grande cuvette dont les bords sont des collines, toutes à même hauteur et couvertes de forêts de chênes verts, de chênes lièges et quelques pins, avec au milieu une colline pointue surmontée d’un rocher sur laquelle s’est installée la ville de Munigua.

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En redescendant, nous sommes allés à la piscine. C’est sur les murs du Nymphée (Ninfeo 7) qu’il reste le plus de surface peinte, et le socle de la statue. On trouve aussi une baignoire (2), un puits (6), le four, un peu du système de caléfaction … de beaux restes.

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Et pour finir, cette statue trouvée ici, et dont on ignore le nom. Vénus ? Hispania ?

ou tout simplement Munigua ...

 

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 10:53

Mercredi 10 avril 2019

 

Segovia***

 

La pluie, le vent et le froid (3°) nous ont découragés de visiter Segovia en vélo. Nous sommes donc partis à pied, courageusement, sous nos parapluie. Un bon km et demi depuis le parking des camping-car jusqu’à l’aqueduc*** romain. Quel génie !

Simplicité, élégance, efficacité : 728 m de long, 28 m de haut (là où le sol est le plus bas), 158 arches sur 2 étages construites en pierres de granite à joints vifs, il fut érigé au 1er siècle sous l’empereur Domitien pour acheminer l’eau dans la partie haute de la ville.

Segovia, Avila, Toledo

Le sgraffite est l’une des caractéristiques principales de l’architecture de Ségovie. Voici quelques uns des motifs que j’ai pu voir :

Segovia, Avila, Toledo

Nous voici à la cathédrale**. On ne s’est pas attardés en route.

Elle fut construite sous le règne de Charles Quint après la destruction de la précédente cathédrale lors du soulèvement des comuneros en 1521. Elle est un exemple de la survivance du gothique au 16ème siècle, en pleine période renaissance.

Segovia, Avila, Toledo

Impressionnante à l’extérieur, elle m’a un peu déçue à l’intérieur.

Segovia, Avila, Toledo

Heureusement il y a aussi une partie musée qui présente des objets intéressants : des tapisseries, des vêtements ou des objets liturgiques, des peintures (mais là, pas le droit de photographier … sauf que j’avais déjà fait une photo quand on me l’a dit). Comme ce curieux véhicule, que je suppose destiné à transporter des reliques lors de processions :

Segovia, Avila, Toledo
Segovia, Avila, Toledo

Et puis le cloître est magnifique. Un peu austère, mais d’une précision et d’une perfection qui font oublier son manque de fantaisie.

Segovia, Avila, Toledo

Et nous repartons sous la pluie glacée (l’Espagne, un pays chaud ? Pas aujourd’hui, en tout cas!) vers l’Alcazar**.

Forteresse construite au 13ème siècle, transformée aux 15 et 16èmes siècles, il a servi successivement de siège pour les états généraux, d’académie militaire, puis de prison d’État pour les pirates capturés sur les côtes de Tunis. A la suite d’un incendie en 1862, certaines parties ont été reconstruites en style néogothique.

Nous ne le visiterons pas. Une seule envie, retourner se mettre au chaud dans le camping-car. Mais il faut faire 3 km à pied dans l’autre sens . Brrrr …

Segovia, Avila, Toledo

Après un repas bien chaud avec des habits secs, nous nous lançons à l’assaut de la Sierra de Guadarrama.

Ségovie étant à plus de 1000 m d’altitude, il nous fallait tout de même passer un col à 1860 m. Col fermé. Nous avons pris une autre route, moins pittoresque, par le Puerto de Guadarrama, seulement à 1531 m. En route, de la pluie, de la neige et des rafales de vent, mais nous arrivons au Monastère de l’Escorial avec un rayon de soleil.

Son vrai nom, c’est San Lorenzo El Real. C’est Philippe II qui fit construire ce bâtiment emblématique, créant ainsi un style alliant la magnificence d’un palais et l’austérité d’un monastère.

Segovia, Avila, Toledo

Le guide Michelin a beau dire que les appartements royaux sont magnifiques, l’extérieur ne nous donne pas envie de visiter l’intérieur. D’ailleurs la visite dure 2 heures, et il est déjà 16 h 30. Après cette journée éprouvante, nous avons besoin de repos.

Demain, c’est Avila.

Jeudi 11 avril 2019

 

Avila**

 

Au réveil, un ciel tout bleu ! Mais du givre sur le pare-brise. Et toujours du vent.

Avila se dresse à 1131 m d’altitude sur les hauts plateaux de la Meseta. Et malgré le soleil, il ne fait pas chaud.

C’est pourquoi nous n’avons pas pris les vélos pour faire le tour de la Muralla. C’est à dire les 88 tours des remparts*** d’Avila.

Elevés sur des restes de fortifications héritées des romains et des arabes, ils datent en grande partie du 11ème siècle et présentent une grande unité. Haute de 12 m et épaisse de 3 m, la Muralla forme un ensemble de plus de 2500 m de périmètre. Neuf portes et diverses poternes en font l’un des meilleurs exemples de fortification médiévale en Europe.

Segovia, Avila, Toledo

La cathédrale**, dont le chevet est imbriqué dans le rempart, formant une grosse tour ronde plus ouvragée que les autres, est assez austère dans son architecture extérieure. Je n’ai pas visité l’intérieur.

Segovia, Avila, Toledo

Nous ne nous sommes pas attardés à Avila, ayant hâte de descendre vers le sud et d’y trouver un peu plus de chaleur.

 

Au fil des paysages, nous avons trouvé ces 4 taureaux sur le bord de la route : les Toros de Guisando.

On les date entre le 4ème siècle avant J.C. et le 2ème ou 3ème après J.C.

Ce sont des sculptures zoomorphes dont la signification reste obscure. On pense à un culte celtibère local. A cette époque, ce sont les Vettons qui habitaient cette région.

Segovia, Avila, Toledo

En Castilla-La Mancha

 

Tolède***

 

Vendredi 12 avril 2019

 

Nous sommes arrivés hier en fin d’après-midi à Toledo, sur un grand parking au bord du Tage (Tajo), à l’entrée de la vieille ville.

Ce matin, nous n’avons eu qu’à traverser le vieux pont d’Alcantara pour entrer dans les remparts et monter dans la vieille ville, environ 150 m de dénivelé.

Segovia, Avila, Toledo

C’est la cathédrale*** qui s’est présentée la première sur notre itinéraire. Qu’elle merveille !

Commencée en 1227, elle adopte le style gothique français. Mais sa construction s’étant prolongée jusqu’à la fin du 15ème siècle, elle laisse apparaître aussi tous les stades du gothique espagnol. La richesse de la décoration sculptée et l’accumulation d’œuvres d’art en font presque un musée de l’art religieux.

Il est assez difficile de photographier l’extérieur, à part la façade du pardon, car elle est coincé entre des petites rues très étroites.

Segovia, Avila, Toledo

Les sculptures, à l’intérieur, sont tellement foisonnantes, que je ne peux que vous mettre des petits échantillons. Si ça vous plaît, un conseil : allez la voir ! A moins qu’internet ne vous donne satisfaction …

Segovia, Avila, Toledo

Après la cathédrale, nous sommes allés voir la synagogue del Transito**.

C’est un petit édifice d’apparence banale, mais dont l’intérieur surprend par sa merveilleuse décoration mudéjare** couvrant le haut des murs et le chevet. Un beau plafond artesonado en bois de cèdre couvre cette grande salle rectangulaire.

Segovia, Avila, Toledo

Les salles annexes de cet ancien couvent de Calatrava sont converties en musée séfarade et contiennent de belles pièces d’origine judaïque.

Segovia, Avila, Toledo

Le troisième et dernier monument que je voulais visiter, c’est le Monastère de San Juan de los Reyes**.

Erigé par les Rois Catholiques, reconnaissants envers Dieu d’avoir remporté sur les Portugais la victoire de Toro, le monastère fut confié à l’ordre franciscain. L’ensemble est très représentatif du style isabelin, qui mêle au gothique flamboyant quelques touches de mudéjar et même de renaissance.

La visite se compose de l’église, du cloître bas et du cloître haut.

Segovia, Avila, Toledo
Segovia, Avila, Toledo
Segovia, Avila, Toledo
Segovia, Avila, Toledo

Dans la ville, au passage, nous avions tout de même fait quelques photos : monuments ou boutiques des spécialités de Tolède.

Segovia, Avila, Toledo

Mais nous sommes à l’autre bout de la ville, et il nous faut revenir au camping-car !

Pour cela, depuis le couvent nous descendons des escaliers qui nous mènent au bord du Tage, où passe le GR 113, près du pont médiéval de San martín. En suivant le Tage, nous revenons jusqu’au pont d’Alcantara d’où nous sommes partis. Total : une petite randonnée d’environ 7 km. Et maintenant : à table !

Segovia, Avila, Toledo

En repartant, notre route longe de nouveau le Tage, mais sur l’autre rive, et à la hauteur de la ville. Résultat :

Segovia, Avila, Toledo

Nous continuons notre route vers le sud, vers Consuegra, un village de la Mancha.

Dans la Mancha, dont la toponymie arabe signifie « terre sèche », il n’y a pas assez d’eau pour faire tourner la roue des moulins, mais il y a assez de vent pour faire tourner leurs ailes !

 

Surplombant le village, 10 pittoresques moulins à vent se succèdent sur une crête dominée par un château en ruines. Impossible de ne pas penser au Chevalier à la Triste Figure !

Segovia, Avila, Toledo
Segovia, Avila, Toledo

En cherchant un parking pour la nuit, nous tombons sur un site archéologique : le Castillo de Calatrava la Vieja. Il est 18 h 30, la visite ferme à 20 h, je pars donc en faire la visite.

Mais d’abord, un peu d’histoire :

La ville de Calatrava fut fondée par les Oméyades en 785. Au 12ème siècle, époque de la Reconquête, Alfonso VII prit la ville et en fit la place chrétienne la plus avancée de cette époque. C’est là que fut fondé l’Ordre de Calatrava, un ordre à la fois militaire et monastique, qui remplaça les Templiers. La ville changea de maîtres plusieurs fois après diverses batailles (Alarcos, Las Navas de Tolosa). Appartenant définitivement aux chrétiens, elle fut tout de même abandonnée en 1217 pour cause d’insalubrité : elle est entourée d’eau et de marécages, au bord du rio Guadiana. L’Ordre de Calatrava déménagea dans une autre forteresse, et celle-ci prit le nom de Calatrava la Vieja (la vieille).

Segovia, Avila, Toledo

Samedi 13 avril 2019

 

Almagro**

 

A Almagro, c’est la Plaza Mayor** qui étonne. Elle a servi, pendant des siècles, de cadre à des corridas et des joutes.

Sur deux côtés, une colonnade en pierre supporte 2 étages de fenêtres aux boiseries peintes en vert.

Segovia, Avila, Toledo

Il y a aussi un charmant petit théâtre, construit au 17ème siècle. Les lampes à huiles, le vieux puits, le mur de scène avec les balcons, tout est d’époque. C’est le Corral de Comedias*, et chaque été il accueille un festival de théâtre classique.

Segovia, Avila, Toledo

C’est en flânant dans les ruelles pavées d’Almagro (qui au 13ème siècle ont servi de base aux moines-soldats de l’Ordre de Calatrava), que nous avons compris, en voyant les préparatifs, que le lendemain, jour des Rameaux, serait aussi jour de procession.

Segovia, Avila, Toledo

Et que notre visite du lendemain à la grande mosquée de Cordoue risquait fort d’être compromise. Nous avons donc dérogé à notre règle, et tracé d’un coup 160 km d’autoroute pour y être vers 16 h.

 

Mais avant, il y a la forteresse de Calatrava la Nueva, perchée en haut de 2 km de route pavée, que nous n’avons pas voulu manquer, même si on ne s’y est pas attardés.

L’ordre de Calatrava (dépendant des Cisterciens) s’est installé ici, à 44 km de leur premier château (voir la visite d’hier soir). Ils sont en hauteur et ne craignent plus les miasmes. Et puis celui-ci est plus facile à défendre. Il n’avait qu’une enceinte, mais ils en construisent une deuxième, celle qui abrite l’écurie. Plus tard, il y en aura une troisième, avec la porte rouge et sa herse, par où nous sommes entrés.

La suite de l’histoire ? L’ordre a maintenu son couvent principal ici durant presque 600 ans, jusqu’à ce que, finalement, il soit abandonné, en 1804, transférant les derniers frères dans la petite ville d’Almagro (ci-dessus).

Segovia, Avila, Toledo

Et maintenant, en route pour Córdoba*** !

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11 avril 2019 4 11 /04 /avril /2019 10:13

C’est reparti !

 

Avec Alain et son Hymer, nous avons décidé de poursuivre notre découverte de l’Espagne, hors saison touristique.

En route, donc, pour l’Andalousie  … mais pas par le chemin direct !

En flânant en route, comme d’habitude.

D'ailleurs, voilà une carte (très schématique et approximative) de nos 2 grands voyages en Espagne : celui de 2017  pour explorer la côte Est, et celui-ci, direction l'Andalousie. Vous voyez tout de suite qu'il reste une grande partie à découvrir !

Aragon et Castille, vanille et citron

En Aragon

Par exemple, pour cette première journée, après avoir passé la frontière au Tunnel du Somport, nous nous sommes arrêtés tout près des Pyrénées : au Monastère San Juan de la Peña**.

 

D’abord, la légende :

Voto, un jeune homme de Saragosse, poursuivait un cerf. Lors de cette course effrénée, il tomba dans un précipice avec sa monture. Dans leur chute, Voto invoqua St Jean-Baptiste qui ralentit leur descente, permettant à Voto de découvrir cette grotte dans la falaise, habitée par un anachorète qui avait dédié l’endroit à St Jean. C’est ainsi, dit-on, que Voto et son frère Félix, tous deux devenus saints, fondèrent le monastère de San Juan (Jean) de la Peña.

Aragon et Castille, vanille et citron

Ce que l’on sait, c’est qu’un groupe d’ermites choisit ce site spectaculaire pour construire, peu à peu, un ensemble monastique, et qu’au 9ème siècle ils adoptèrent la règle de St Benoit.

La première église date du 8ème siècle.

A partir de 922, le monastère devint le panthéon des rois et nobles aragonais.

Aragon et Castille, vanille et citron

Le cloître est du 12ème siècle et comporte des chapiteaux magnifiques qui illustrent la bible, de la création de l’homme aux évangiles.

Aragon et Castille, vanille et citron

A la suite du terrible incendie dont fut victime le Monastère Royal de la Peña à l’année 1675, on a pris la décision de construire un nouveau monastère. Qui constitue un des exemples les plus parfaits de l’architecture monastique moderne. Celui-ci, construit un peu plus haut sur une prairie magnifique, en un lieu paisible, fut à son tour abandonné en 1835. Il abrite maintenant deux musées et un Hôtel Spa.

Aragon et Castille, vanille et citron

Nous continuons notre route pour découvrir les Mallos de Riglos.

Nous dormons pas loin du village, avec l’intention de le visiter au petit matin.

A demain !Regardez :

Aragon et Castille, vanille et citron

Lundi 8 avril 2019

 

La nuit a été froide et le temps est gris. Malgré une petite pluie intermittente, nous montons dans le haut du village pour nous approcher du pied des Mallos.

Ce n’est pas une roche, mais une accumulation de poudingues (des éléments de roches conglomérés) roses, très vulnérables à l’érosion qui les a découpés en grands pains de sucre.

Puis nous suivons un moment un sentier qui les contourne, avant de redescendre au camping-car, la pluie ayant redoublé.

Aragon et Castille, vanille et citron

En Castilla-Leon

 

Quelques 180 km nous amènent dans la région Castilla y Leon, en Extremadura, à Soria.

 

Soria qui porte sur son blason la devise : « Soria Pura, Cabeza de Extremadura »

« Soria la pure, tête de l’Estrémadure », qui rappelle que la région de Soria constituait au 10ème siècle l’extrême avancée du royaume de Castille face au Sud islamisé.

Traversée par le Duero, que dominent la colline du château d’un côté et l’ermitage San Saturio de l’autre, Soria a inspiré de nombreux poètes. Nous, c’est l’ermitage San Saturio que nous avons choisi d’aller voir. Dommage, il est fermé le lundi, mais le site est beau.

La tradition raconte qu’au 6ème siècle, le noble Saturio répartit ses richesses entre les pauvres et part vivre dans les grottes au bord du Duero. Mais la chapelle actuelle, accrochée au rocher, est octogonale, couverte de fresques, et date du 19ème siècle.

Aragon et Castille, vanille et citron

Continuant toujours vers le sud-ouest, nous voici dans le village médiéval de Calatañazor*.

Ce village a le charme de ces lieux sur lesquels le temps n’a aucune prise. Nous avons aimé flâner dans ses ruelles pavées et monter jusqu’au château (14ème siècle), grimper dans son donjon pour contempler la plaine environnante, compter les tours de sa muraille (du 12ème siècle, comme son église) … et photographier au zoom, au pied du rocher, les 2 sarcophages âgés de 2000 ans dont les villageois sont fiers.

Aragon et Castille, vanille et citron
Aragon et Castille, vanille et citron
Aragon et Castille, vanille et citron

Et pour clôturer la journée, dodo au milieu des fantômes !

Dans un des nombreux villages abandonnés (il y en a environ 3000 en Espagne) de Castilla y Leon : Cubillos.

De nombreux villages sont ainsi à vendre. Mais celui-ci n’ayant aucune maison en pierre de taille, je doute qu’il trouve acquéreur.

Aragon et Castille, vanille et citron

Mardi 9 avril 2019

 

Malgré le froid et le temps incertain, nous partons en vélo explorer le canyon du Río Lobos.

L’action érosive du Lobos a formé ce canyon de 25 km (dont nous n’aurons parcouru que 4 km) et sculpté un paysage de grottes, de gouffres et de dépressions.

Aragon et Castille, vanille et citron

Nous arrivons très vite à l’ermitage San Bartolomé, situé dans un méandre, et à partir duquel le canyon se rétrécit (nous remontons le cours du río Lobos). Cet ermitage est en réalité l’ancienne église d’un monastère du 13ème siècle, ayant appartenu à l’ordre des templiers.

Aragon et Castille, vanille et citron

Deux grottes, la Mayor et la Minor, situées à côté de l’ermitage, ont dû abriter les premiers moines. Mais on y a retrouvé également des gravures rupestres de l’âge du bronze. On a conservé (ou retrouvé) l’endroit où les frères avaient leur rucher. Des ruches faites dans des troncs d’arbres.

Aragon et Castille, vanille et citron
Aragon et Castille, vanille et citron

L’après-midi, nous faisons étape à Pedraza.

Perché sur une éminence calcaire et encore ceint de ses murailles, ce village a conservé intact son caractère de vieille cité seigneuriale. C’est au 15ème siècle que le connétable de Castille et premier duc de Frias s’installe à Pedraza, dot de son épouse. Sa présence incite d’autres grands seigneurs à venir s’installer dans cette cité fortifiée. Le paysage architectural s’en est trouvé modifié dans un court laps de temps, ce qui explique son homogénéité.

 

Aragon et Castille, vanille et citron
Aragon et Castille, vanille et citron
Aragon et Castille, vanille et citron

Puis nous sommes allés dormir derrière la colline, à l’ermitage de la Virgen de las Vegas

 

Aragon et Castille, vanille et citron

Prochain épisode : Segovia, Avila et Toledo.

Patience !

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 09:21

L’Alt Emporda (Haut-Ampurdan) est située à l'extrémité nord-est de la Catalogne, à l'endroit où commence à se dessiner la Costa Brava.
Elle est marquée par la proximité entre la mer et les Pyrénées,

Au-dessus de la petite ville de Port de la Selva, juste au nord du Cap de Creus, une petite route grimpe ver le Monastère de Sant Pere de Rodes.

Vers le bas, quel paysage !!

La perle de l'Alt Emporda

Mais le haut n'est pas en reste ! Il suffit de lever la tête pour découvrir un ensemble monumental d'exception, dont le monument principal est le Monastère Sant Pere, à partir duquel prospérèrent le château de Verdera et le village de Santa Creu.

 

La perle de l'Alt Emporda

La fondation de cet ensemble remonte au 9ème siècle, dans le cadre de l'expansion de l'ordre monastique bénédictin dans les comtés catalans, mise en œuvre par la monarchie française. Ce qui nous permet de découvrir en un seul site les espaces représentatifs des 3 classes sociales sur lesquelles se fondait la société médiévale :

-  les oratores, qui priaient

-  les bellatores, qui guerroyaient

-  les laboratores, qui travaillaient

C'est la troisième fois que je viens sur ce site. La première fois, j'ai visité le monastère, la seconde fois le château, et cette fois-ci, je me suis attardée au village. Vous pouvez retrouver mes photos de la visite du monastère en cliquant sur le lien ci-dessous :

Santa Creu était une cité prospère. Sa structure urbaine était celle d'une ville close, c'est à dire une ville où les façades arrières des maisons font fonction de murailles, et on ne peut y accéder que par des portails fortifiés.

Le centre névralgique est la place de l'église (10ème siècle) autour de laquelle se trouvent les maisons, séparées par des rues qui y débouchent.

En raison des nombreux pèlerins, Santa Creu fut un lieu prospère, accueillant des foires et des marchés, avec des aubergistes, des tailleurs, des boulangers, des forgerons ou des notaires qui offraient leurs services à quiconque arrivait au monastère.

La perle de l'Alt Emporda

Santa Creu de Rodes vécut son plus grand moment de prospérité aux 13ème et 14ème siècles, quand certaines maisons furent agrandies et quand des quartiers furent construits extra-muros. Le 15ème siècle fut le début d'une période de décadence et d'abandon progressif du village.

L'église devint alors l'ermitage de Santa Helena qui continua le culte jusqu'à la fin du 19ème siècle.

La perle de l'Alt Emporda

Le Château de Sant Salvador de Verdera est juché au point le plus élevé de la Serra de Rodes, à 670 m. La vue imprenable sur le territoire et sa difficulté d'accès lui fournirent une grande valeur stratégique et militaire à l'époque médiévale.

Construit au 9ème siècle, le château joua un rôle majeur dans plusieurs guerres. Entre les 14ème et 15ème siècles, l'évolution des techniques de combat et l'apparition de l'artillerie lui fit perdre sa fonction militaire, et dès le 16ème, il ne fut plus qu'un poste de guet contre la piraterie.

La perle de l'Alt Emporda

 

On ignore l'origine du monastère de Sant Pere de Rodes, ce qui donna lieu dans le passé aux spéculations et aux légendes comme celle de sa fondation par des moines qui y seraient venus avec les restes de Saint Pierre et d'autres saints qu'ils voulaient protéger de la profanation par les hordes barbares qui arrivaient sur Rome. Le danger des envahisseurs passé, le pape Boniface IV aurait alors ordonné de construire l'église.

La première documentation officielle de l'existence du bâtiment date cependant de l'année 878. Il est mentionné une cellule monastique simple consacrée à saint Pierre. Il faut attendre l'année 945 pour que le lieu soit considéré comme un monastère bénédictin indépendant. Il atteint son apogée entre les XIe et XIIe siècles.

Le monastère eut une extraordinaire vitalité jusqu’à la fin du XIVe siècle, de nombreux jubilés y sont célébrés. Puis il tomba en décadence, avec le relâchement de la vie communautaire, le manque de dons en faveur du monastère ... auxquels on doit ajouter les effets de la peste noire (1345), qui tua vingt-quatre moines. La peur de la piraterie fit fortifier le site.

À partir du XVIIe siècle, il est pillé et en 1793, il est abandonné par la communauté bénédictine, qui part d'abord à Vila-Sacra puis à Figueras en 1809, jusqu'à sa dissolution.

En 1930, il est déclaré monument national et, en 1935, le gouvernement de la Catalogne commence les premières restaurations.

La perle de l'Alt Emporda

Le cloître du XIIe siècle est la partie centrale du couvent autour de laquelle se répartissent les autres édifices. Il fut construit par-dessus un premier cloître plus ancien, dégagé lors de fouilles récentes. Il ne reste presque aucun élément d'origine du cloître moderne, la quasi totalité de ses colonnettes et chapiteaux ayant été dispersés et vendus, provoquant l'effondrement de certaines galeries.

L'église, consacrée en 1022, de style roman, est sans comparaison avec les canons de son temps. Les trois parties de la nef sont délimitées par une double colonnade avec chapiteaux d'influence corinthienne. Les colonnes adossées aux piliers proviennent d'une construction précédente. Le grand vaisseau central est splendide, avec un déambulatoire dans l'abside, qui semble être continué par les deux collatéraux. Il y a une crypte sous l'abside. L'église, qui synthétise avec originalité une série de courants architecturaux, comme le carolingien, le préroman et les constructions romanes, est considérée comme l'une des principales représentantes de l'architecture romane en Catalogne.

 

La perle de l'Alt Emporda

Le clocher carré du XIIe siècle est d'une influence lombarde du siècle précédent.

À son côté, une tour de défense, ou tour de l'hommage, a probablement été commencée au Xe siècle avant de passer par un long processus de construction et de modifications au fil des siècles. Ses murs ainsi que celui qui la relie au clocher contiennent de nombreuses assises de pierres rangées en arrête-de-poisson.

La perle de l'Alt Emporda

Il existe un autre trésor relatif à ce monastère : une Bible, écrite et illustrée entre 1010 et 1025. Elle est actuellement conservée à la Bibliothèque Nationale de France, à Paris.

Si vous voulez voir quelques unes de ses magnifiques illustrations, cliquez sur la ligne blanche de ce lien :

Et si, avant le coucher du soleil, on faisait un saut de géant vers le sud-est, jusqu'au Cap de Creus ?

Le Cap de Creus a été déclaré Parc Naturel en 1998 et se caractérise par deux zones protégées, l’une marine et l'autre terrestre. Le Cap est reconnaissable grâce au phare érigé en 1853.

La région abrite de nombreux dolmens et autres découvertes archéologiques datant de la préhistoire, et l’histoire des villages environnants remonte à l’époque des Grecs et des Romains.

Le paysage du Cap est irrégulier, la péninsule principale s’incruste dans la Méditerranée formant de petits promontoires et îlots couverts d'une dense végétation d'arbustes. À l’extrême est se dresse le célèbre phare, entouré de buissons de thym et de romarin.

La perle de l'Alt Emporda

Bonne nuit, et à bientôt ...

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 19:32

Jeudi 23 mars 2017

LOSILLA DE ARAS

Nous aimons rouler sur les petites routes, et choisissons souvent, sur la carte Michelin, celles qui sont bordées de vert, ce qui signifie : route pittoresque.

C'est ce que nous avons fait en quittant Chelva. Mais cette fois, la route verte nous a menés à une route cartographiée par des pointillés alternativement rouges et blancs. Signification : route en mauvais état. Elle part du minuscule village de Losilla de Aras, et s'étire sur 19 km, en passant par Hoya de la Carrasca, dans un paysage superbe.

Voilà pour nous une garantie : en vélo, même une mauvaise route est meilleure qu'un chemin, et il n'y aura pas, ou peu, de voitures !

BIENTOT  LE  RETOUR

Et nous voilà partis, laissant Charly se reposer dans le camion de ses 15 km d'hier.

Ce que ne disait pas la carte Michelin au 400 000ème, c'est le dénivelé, environ 500 m. Alors nous avons fait demi-tour à l'étoile jaune de la photo, au bout de 12 km, après le petit hameau de Hoya de la Carrasca et son joli ermitage.

Et nous avons vu 3 voitures en 24 km.

BIENTOT  LE  RETOUR

Et voilà quelques uns des fabuleux paysages que l'on peut admirer entre Ademuz et Teruel, route N530.

Et encore, j'en ai raté plein. Pas facile de prendre des photos en roulant.

BIENTOT  LE  RETOUR

Vendredi 24 mars 2017

MONTORO DE MEZQUITA

Nous voilà de retour dans le Maestrazgo (voir Moralla et Ares de Maestrat)

Encore quelques photos prises en roulant : des villages perchés au-dessus de canyons, des ermitages, des paysages …

 

BIENTOT  LE  RETOUR

Montoro de Mezquita : petit village perdu au bout d'une route guère plus large que la voiture, et dont la vallée est bouchée par un canyon de 3 mètres de large et 100 mètres de haut. Juste pour laisser passer le rio Guadalope.

Nous partons pour monter à un mirador installé à 180 mètres au- dessus. Mais l'itinéraire devient un peu trop « hard » avec Charly. Il faudrait le porter dans des conditions difficiles, et nous renonçons alors qu'il nous restait environ 30 m de dénivelé à grimper.

Sur la photo, le mirador est à peu près à l'étoile jaune, et le canyon est à l'étoile bleue.

BIENTOT  LE  RETOUR
BIENTOT  LE  RETOUR

Nous nous sommes consolés en descendant le plus près possible du canyon. On ne peut y pénétrer, car le Guadalope occupe toute la place.

BIENTOT  LE  RETOUR

De nouvelles rencontres :

Les unes défendent bien leurs jeunes feuilles contre l'appétit des autres …

BIENTOT  LE  RETOUR

Samedi 25 mars 2017

LAS CUEVAS DE CAÑART

Incroyable, ce village. Si perdu et si joli !

Des ressources agricoles faibles ajoutées à l'isolement imposé par les montagnes abruptes qui l'entourent ont fait passer sa population de 800 habitants à moins d'une centaine. Et pourtant tout ici témoigne d'un passé florissant : les deux portes médiévales sont le reste des anciennes murailles, le four médiéval, les belles façades des maisons sur la Plaça Mayor, l'église, le Couvent des Conceptionistes Franciscaines, et même l'église du Couvent des Pères Servitas, détruit durant les guerres carlistes, dont les ruines témoignent de la richesse de l'ordre.

BIENTOT  LE  RETOUR

Aujourd'hui, la piste de 16 km qui permet d'y accéder par l'ouest est enfin goudronnée. Avec une agriculture survivante, quelques gîtes de tourisme à louer, un grand hôtel restaurant et un centre de VTT pour le Maestrazgo, il semble qu'il y fasse encore bon vivre.

BIENTOT  LE  RETOUR
BIENTOT  LE  RETOUR

Un petit tour en vélo dans cette géographie fantastique ? Oui, mais il y a intérêt à avoir un moteur !

Nous n'en avions encore jamais montée de si raide (au moins 30%) si longtemps. Partis de la porte médiévale dans le village, nous n'avons osé nous arrêter (sous peine de ne pas pouvoir redémarrer) avant presque un kilomètre, en pleine montagne, à un carrefour. Là nous avons choisi la route horizontale, mais la première continuait à monter tout droit. Ils ne connaissent pas les virages en épingle qui adoucissent les côtes, par ici.

BIENTOT  LE  RETOUR

Et je n'oserais pas me lancer dans une analyse géologique de la région en voyant des formations rocheuses si diverses juxtaposées dans cette seule vallée …

BIENTOT  LE  RETOUR

Après avoir quitté ce si bel endroit, nous avons longé un lac de barrage, l'Embalse de Santolea, par une toute petite route. Ça donne ceci :

BIENTOT  LE  RETOUR

Dimanche 25 mars 2017

ALQUEZAR

Il faut rouler, rouler vers le nord, pour traverser des plaines, tantôt cultivées, tantôt trop pauvres pour y récolter quoi que ce soit.

Et voilà le Somontano, riche région viticole autour de Barbastro. Pas de petits propriétaires, mais de gigantesques vignobles, et quelques bodegas (caves) très importantes, comme l'Entreprise de Fraga Sientos Costa …

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Enfin nous arrivons à Alquézar.

Le site** est saisissant : au détour de la route apparaît le village accroché au rocher et dominé par son château-collégiale construit sur le rebord du canyon du Río Vero.

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La vieille ville déploie un dédale de ruelles tortueuses bordées de maisons aux façades blasonnées. Certaines de ces ruelles passent même sous des maisons. Jolie Plaza Mayor, avec ses arcades.

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Au 9ème siècle, les Arabes avaient édifié sur les lieux un château : Al-Qasr (qui a donné son nom au village) qui fut repris en 1067 par le roi chrétien Sancho 1er. A cette époque et jusqu'au 12ème siècle furent élevées les murailles et les tours..

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La collégiale de Santa María la Mayor fut transformée vers 1530.

Joli cloître roman aux chapiteaux sculptés dans un style archaïque mais expressif. Et beaux restes de peintures … et belle vue sur le canyon !

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Nous allons dormir sur le parking, et demain matin ce sera une petite balade de 5 km le long du Río Vero, que l'on traverse à plusieurs reprises sur des passerelles. Un petit avant-goût avec ces quelques vues prises du village.

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Lundi 25 mars 2017

QUE DE NEIGE !

Notre beau projet est tombé à l'eau ! Il pleut des cordes, ce matin.

Et les balades suivantes, que nous avions prévues dans le Parc Naturel du Mont Perdu, sont complètement sous la neige. Nous prenons donc la décision du retour, attendu que ça ne va pas s'arranger du jour au lendemain.

Voyez plutôt la route du retour, côté sud des Pyrénées, à seulement 400 m d'altitude :

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J'espère que vous avez pris du plaisir à ce petit reportage, et qu'il vous donnera envie de visiter ces belles régions.

En attendant un prochain voyage … portez-vous bien !

 

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Présentation

  • : scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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