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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 21:29

J'ai suivi la Via Francigena pendant encore 3 kilomètres, ce qui m'a menée à Orbe, où j'ai effectué une visite en règle de la vieille ville. Ce qui m'amène à vous poser cette question (juste pour voir si vous suivez, parce que c'est tellement facile !)

Comment appelle-t-on les habitants de la ville de Orbe ?

Voyons les plus réactifs. Si je proposais de gagner une tablette de chocolat suisse, j'aurai peut-être plusieurs réponses ?

 

Quelques mots sur cette ville qui remonte au temps des Helvètes. Comme la Gaulle, l'Helvétie était occupée par les Romains. Toute ??? .... je ne sais pas. Mais en tout cas, ici, Urba la romaine s'est développée au 1er siècle de notre ère, sur le plateau de Boscéaz, au carrefour de 2 voies romaines. Y fut construite en 160 l'une des plus grandes villae romaines du nord des Alpes. Un vrai palais. Abandonnée vers la fin du 3ème siècle, elle a été redécouverte au 19ème siècle, lors de travaux routiers.

Elle comprenait, bien sûr, une immense maison de Maître, mais encore une exploitation agricole, des thermes, deux cours intérieures avec jardins et fontaines, un temple dédié à Mithra, des logements pour les invités, pour le personnel etc ... Elle couvrait ainsi plus de 650 m2.

Dans le musée qui y est consacré, sur le site même, je n'ai pas pu photographier la maquette en une seule fois. A vous de faire les raccords ...

Au temps des Romains

Des mosaïques décoraient le sol ou les murs dans les pièces les plus importantes de la villa. Faites de pierres naturellement teintées, elles racontent une partie de l'univers de leur propriétaire. Celles qui ont été mises au jour pavaient 8 des 35 salles de la villa, et la neuvième (dont la restauration n'est pas terminée) le temple de Mithra. On peut les contempler à leur emplacement d'origine, abritées dans des petits bâtiments construits exprès pour elles.

 

La plus emblématique : "La mosaïque aux divinités"

Luna, Mars, Mercure, Jupiter, Venus Saturne et Sol se partagent l'espace :

 

Au temps des Romains

Et voilà un petit supplément de détails, tellement elle est belle

Au temps des Romains

Le témoin de la vie quotidienne : "Le cortège rustique"

Ne restent que 3 personnages sur 12 (les mois de l'année), mais c'est un véritable instantané de l'époque romaine !

Au temps des Romains

La plus mythique : "Le labyrinthe"

Celui de Thésée et du Minotaure. Incontournable. Ceint de murailles et de tours qui rappellent les fortifications d'Avenches (Aventicum, capitale de l'Helvétie romaine. Muraille autrefois constituée de 73 tours de garde !).

Et puis quelques autres, incomplètes ...

Au temps des Romains

Au fil des ans, Urba s'est déplacée sur le piton rocheux stratégique, dans la boucle de l'Orbe (la rivière).

D'une tour à l'origine, le château s'agrandit jusqu'au 11ème siècle, et l'agglomération se construit autour. Au 13ème siècle elle est entourée de murailles, avec un chemin de ronde (ou plutôt des fossés de défense) dont on peut encore parcourir un bon tronçon, des tours et des portes (disparues !).

Du château il reste le donjon (la Tour Ronde), et une tour de garde (la Tour Carrée).

 

Au temps des Romains

Le clocher, lui, était une tour de l'enceinte. Mais l'église en étant dépourvue, on la lui adjoignit ... en luis ajoutant 4 petits clochetons.

Au temps des Romains

Quelques photos de la ville, maintenant. La rue la plus pittoresque est la rue du Moulinet, aux maisons très anciennes et colorées (17ème), qui conduisait au moulin et au Pont du Moulinet.

 

Au temps des Romains

En haut de la Rue du Moulinet (assez pentue), j'ai photographié cette sorte de borne, haute         environ d'1,30 m.                                                                                                                             

Il y est écrit : 

"20 BATZ D'AMENDE POUR QUI ENRAYERA SANS SABOT"

Qu'est-ce que ça veut dire ?   

Cette pierre s'appelle une "pierre à sabot"

Pour freiner les chars, au 19ème siècle, on bloquait les roues en enfilant un bâton entre les rayons. La roue glissait et creusait de profondes ornières.

Pour éviter ces dégâts, on utilisait le sabot en bois ou en fer, qui se plaçait sous la roue (voir le dessin en bas de la pierre).

 

Et ça, le saviez-vous ?

La saucisse aux choux a été inventée à Orbe.

Cette recette composée de viande de porc mélangée à des choux et des épices remonte à l'an 879.

Au temps des Romains

J'aurais pu continuer à pied, entre Orbe et Vallorbe, car les Gorges de l'Orbe (rivière) offrent un décor naturel, parait-il, grandiose et sauvage. Mais 17 km de sentier + le retour, c'était trop tard.

Je me suis donc rendue à Vallorbe en voiture, et peu avant le viaduc ferroviaire, j'ai rejoint le sentier que j'ai pris dans l'autre sens. Grandiose, en effet.

Le viaduc, d'abord, traversé sous la voie par le GR. Impressionnant. D'ailleurs, regardez bien : il y a du monde au milieu.

Et puis, chaos de rochers, falaises à pic, et au bout d'une heure, la superbe cascade de Day !

Et je n'ai pas vu la suite, car à 19 heures, j'ai fait demi-tour !

Au temps des Romains
Au temps des Romains
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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 20:25

Comme vous le savez, cette année marque le 200ème anniversaire de la bataille de Waterloo, et on parle de Napoléon partout. J'ai donc moi aussi voulu rendre hommage au plus célèbre des Français en allant voir le chapeau qu'il a oublié par ici.

Je ne sais pas comment il est, mais sur ma carte au 200 000ème, il y a une petite étoile verte, reliée à un village par un pointillé, et nommée : Chapeau de Napoléon. Aussi, lorsque je vois un petit panneau jaune de tourisme pédestre qui l'indique, à 50 minutes, je m'équipe et j'y vais !

Rude montée !

Et surprise ! au bout d'une suée de 40 minutes, j'arrive sur un beau ruban asphalté, que je déroule sur 500 mètres avant d'arriver à un restaurant nommé : Le chapeau ....

Et je réalise ! En Suisse, tout site intéressant les touristes doit être accessible mécaniquement (voiture, téléphérique, funiculaire ...) et doit avoir un restaurant. Et le "Chapeau de Napoléon", c'est la montagne toute entière ... que l'on voit mieux d'en bas puisque, le restaurant étant fermé le lundi, je ne peux même pas avoir la vue sur l'étrange muraille rocheuse.

Tant pis. En 20 minutes, je termine l'ascension avant de redescendre.

Au temps de Cluny

Et je change de siècle en abordant un magnifique site clunisien : Romainmôtier

Déjà, en l'abordant par le haut, voilà ce qu'on voit :

 

Au temps de Cluny

Quel village plein de charme ! Il s'est construit autour de son abbaye ("moutier" signifie monastère en vieux français) fondée par St Romain au 5ème siècle, et passée aux moines de Cluny au 10ème.

On accède à l'église romane, sobre et harmonieuse, en passant sous la porte fortifiée de l'ancienne enceinte monacale.

Au temps de Cluny

La construction de cet édifice, au 11ème siècle, (succédant à 2 autres du 5ème et du 7ème siècle) permet de s'imaginer ce que fut la 2ème abbatiale de Cluny (aujourd'hui disparue) qui lui servit de modèle. Le plan, l'élévation, la décoration à base de bandes et arcatures lombardes sont typiquement bourguignonnes.

Au temps de Cluny

A l'intérieur, un vaste nartex garde la trace de peintures murales du 13ème siècle :

Au temps de Cluny

Dans la nef, des ogives du 13ème ont remplacé la voûte primitive romane, mais elle a été conservée dans les bas côtés. Et toujours on remarque la sobriété du style clunisien, inspiré principalement du carré et du cercle.

Au temps de Cluny

Le saviez-vous ?

Tout comme le chemin de St Jacques, qui mène à Compostelle en Espagne à travers toute l'Europe, la Via Francigena est l'un des principaux chemins de pèlerinage européens. Il va de Canterbury (Angleterre) à Rome, et date du 7ème siècle.

Et devinez où se croisent le chemin de Compostelle et la Via Francigena ? Dans un petit village, près d'ici : à Montcherand. On y trouve une petite église, clunisienne elle aussi, qui abrite les plus anciennes fresques figuratives de Suisse (12ème)

Au temps de Cluny

Ce qui m'impressionne, dans tous ces monuments, c'est la force et la pérennité de cette spiritualité. Pas vous ?

A demain ...

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 21:41

Ce matin, au saut du lit, je vais aller voir le Saut du Doubs.

J'ai dormi au grand calme sur le parking de départ de la balade, côté français. En effet le belvédère français est mieux placé que celui qui est du côté suisse, et offre une meilleure vue. Et puis ça m'a permis de faire mon plein de gasoil avec 25 centimes d'économie par litre !

Petite fille, avec mes parents (il y a environ 60 ans !), j'étais déjà venue voir cette chute. Pas de commerces pour touristes, alors, ni d'embarcadère, ni de bateaux. Et personne pour nous signaler ... que le Doubs était à sec ! Pas une goutte d'eau. Le Lac des Brenets, en amont, était une eau dormante.. Il avait dû faire rudement sec, cette année-là, car la cascade débite en moyenne 3 m3 d'eau par seconde, du haut de ses 27 m !

Histoires d'eaux

Le Doubs faisant la frontière avec la Suisse sur un cinquantaine de kilomètres, vous pensez bien qu'à certaines époques, la contrebande était un commerce lucratif ... mais risqué ! Tous les moyens étaient bons pour franchir la rivière : passages à gué, en barque, sur les barrages des moulins ... avec parfois la complicité des habitants. Lors d'hivers rigoureux, les contrebandiers les plus téméraires s'aventuraient même sur la glace qui recouvrait la rivière.

Rivalisant d'ingéniosité, ils pouvaient, parmi certaines astuces, tendre un câble d'une rive à l'autre, ou fabriquer une catapulte pour passer les marchandises ...

Plus rien de tout cela aujourd'hui. Pour que nos amis Suisses puissent venir profiter de la vue au belvédère français, une passerelle a été installée à l'endroit le plus étroit de la gorge.

Et au pied de cette passerelle franco-suisse, ce panneau, qui fait partie d'un circuit, et qui pose une devinette ... à laquelle vous allez, j'espère, vous empresser de répondre. Parce que moi, je n'ai pas d'idée !

Histoires d'eaux

Allez. Un petit clic sur "commenter cet article"

Après une dure remontée, et comme il est temps, déjà, de se rapprocher de Lausanne, je repasse par le Val de Travers, pour y visiter ces fameuses gorges de l'Areuse. Le manque de soleil y sera moins préjudiciable que sur un sommet.

 

Ce sont des gorges sauvages et pittoresques qui s'étirent sur plus de 10 km. En aller-retour, nous avons mis 5 heures, Charly et moi. Avec de fréquents arrêts-photos. Voici les endroits les plus pittoresques (à mon sens !) :

Pont de lattes, mini-tunnel, grotte, chutes successives (5), hautes falaises ...

Histoires d'eaux

C'est l'heure du pique-nique ... ?

Histoires d'eaux

Vers le milieu, au Champ du Moulin, un restaurant, halte bienvenue. Plus loin, une mini centrale.

Histoires d'eaux

La gorge se resserre, le sentier s'élève par d'audacieux escaliers ...

Histoires d'eaux

Et je vous ai gardé le plus beau pour la fin :

 

Histoires d'eaux

Nous sommes bien fatigués, Charly et moi ! Avec 20 km dans les pattes, plus les 6 de ce matin, nous allons dormir sur place.

Bonne nuit !

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 20:17

Au réveil, le ciel est plombé et il fait froid.

Pas de longue marche aujourd'hui, donc, car la pluie menace. Alors la balade, nous la ferons en voiture (ce qui réjouit fort Charly, qui déteste encore plus que moi marcher sous la pluie).

Je suis les conseils du Bibendum, et j'emprunte son circuit violet, vers le Nord.

 

Ier arrêt : le Col de Pierre-Pertuis

On en comprend le nom en empruntant (5 minutes à pied) l'ancienne route, côté nord. Voici la pierre et son pertuis :

Une journée éclectique et chargée

Comme l'atteste l'inscription, les Romains avaient déjà construit ici une route dès le 1er siècle. Même si le tracé en fut légèrement modifié au fil des siècles, ce n'est qu'au 20ème qu'elle cessa de passer par le Pertuis, maintenant réservé aux piétons et aux cyclistes.

Une journée éclectique et chargée

2ème arrêt : Bellelay, son abbaye, sa fromagerie

J'ai le choix entre les deux. Alors j'opte pour le fromage !

Cette fromagerie appartenait d'ailleurs à l'abbaye de prémontrés venus de France au 12ème (mais les bâtiments actuels sont du 18ème)

Une journée éclectique et chargée

Comme beaucoup de fermes de monastère, on y produisait depuis le Moyen Age un fromage local, devenu célèbre depuis : le "Tête de Moine". Dans la fromagerie, on en fabrique encore en petite quantité, à la façon ancienne. Et je suis arrivée au début de la fabrication : 80 litres de lait emprésuré (qui donnera 5 kg de fromage) chauffé (au bois) à 32 °. Pendant qu'il repose, je visite le très intéressant musée aménagé dans les bâtiments.

Une journée éclectique et chargée

Et bien sûr, je me suis offert une petite gâterie ...

Une journée éclectique et chargée

Le saviez-vous ?

Dans le Jura (suisse), après l'horlogerie et le fromage, les vitraux sont une autre spécialité.

C'est la dame de l'Office du Tourisme qui me l'a dit. Alors je lui ai posé cette question, à laquelle elle n'a pas su me répondre :

          -   comment appelle-t-on l'artiste qui fabrique des vitraux ?

Je vous en prie, donnez-moi la réponse, je suis trop frustrée !

Vous l'avez sûrement sur le bout de la langue. Et il vous suffit de cliquer sur "Commenter cet article", au bas de la page.

En attendant, voici ceux de deux petites églises de village, très modernes et colorés. Ceux de Soulce, de l'artiste Bréchet :

Une journée éclectique et chargée

Ceux de Soubey, de l'artiste Coghuf :

"Certains sanctuaires recèlent une atmosphère de sombre prison. Ici, jamais les vitraux ne s'éteignent, si ce n'est avec la fin du jour. Parce que Coghuf aime le feu : le feu de la vie, le feu de la foi, le feu de la lumière".

Une journée éclectique et chargée

Mais la journée a à peine dépassé la moitié ! Et je quitte le circuit violet de Mr Michelin, pour le circuit rouge, et le charmant village de Saint Ursanne.

A l'écart des grandes routes, au fond de la Vallée du Doubs, cette petite ville est restée inchangée depuis le début du 19ème siècle. Elle a été fondée au 7ème siècle par Ursanne, comme son nom l'indique.

On y pénètre (à pied pour les touristes) par 3 portes fortifiées timbrées de l'Ours à la crosse, symbole des Princes-Evêques de Bâle. Fontaines, tourelles, remparts, rues pavées ...

Une journée éclectique et chargée

... mais j'aperçois un "Chemin du Château", non mentionné dans le guide !

Vous commencez à me connaître : il faut que j'aille voir.

Et je grimpe - des marches en bois - des marches en pierres - une pente (raide ! et je suis en sandales) en gravillons - en terre - en herbe ... Ouf ! un croisement de sentiers : l'un continue de monter, l'autre est presque plat.     Montons ! S'il y a un château, il doit être en haut.

Une grotte - un escalier dans le roc - un vestige de château ...

- Plus haut, plus haut, me dit le sentier !

Enfin, un autre croisement, avec des indications qui me mèneraient trop loin. Je monte encore un peu, "pour voir", puis je redescends. Et de retour au chemin presque plat, je le suis ; et j'arrive, oh, surprise ! à un ermitage.

Voici où j'étais :

Une journée éclectique et chargée

C'est l'ermitage de Saint Ursanne, moine Irlandais et disciple de Colomban (célèbre dans la région) qui vint s'établir sur les bords du Doubs au 7ème siècle. Il y découvrit une grotte dont il fit sa demeure. Selon la légende, un ours prit l'habitude de lui apporter des racines et des herbes. Il rassembla quelques disciples et jeta les bases d'une toute première communauté monastique. Il mourut le 20 décembre 620, à l'âge de 68 ans.

Une journée éclectique et chargée

C'est par ce bel escalier que je suis redescendue, pour aller voir la collégiale.

Un chur roman abrite un baldaquin baroque, et la nef est gothique (du 13ème). Mais la superbe crypte est en pur roman. D'anciennes peintures ont pu être restaurées et à côté, il y a un très beau cloître gothique.

Une journée éclectique et chargée

Avant de partir, un petit tour sur le pont protégé depuis 1728 par un St Jean Népomucène, patron des ponts (parce qu'il a été précipité du pont Charles, à Prague, refusant de renier sa foi).

Une journée éclectique et chargée

Et maintenant, en route pour de nouvelles aventures. Je dormirai ce soir au Saut du Lit.

Euh non ! Au saut du Doubs ...

 

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 09:54

Non, ce n'est pas une faute d'orthographe. Il ne s'agit pas de Vent, ici, mais de Rocher (qui se dit Van en langue celte).

Le Creux du Van est un cirque naturel rocheux de 160 m de haut et qui s'étire sur plus d'un kilomètre.

 

Au creux du Van

Ses falaises en forme de fer à cheval dominent l'Areuse de quelques 800 m, et la vue en est majestueuse

Au creux du Van

Et c'est un site à haut rayonnement cosmotellurique. On devrait en revenir plein d'énergie. Moi j'en suis revenue avec mal aux cuisses. Pas à cause de la montée (1 h 30 de montée), mais à cause de la descente. Très raide, glissant et gravillonneux. Mais aucun regret. C'est vraiment un site fantastique !

 

Au creux du Van

La boucle bouclée, Charly et moi sommes trop fatigués pour faire les Gorges de l'Areuse (15 km !). Alors nous prenons la route, longeant le Lac de Neuchâtel, puis le Lac de Bienne, jusqu'à cette ville.

Des petites gorges (1 h 30 aller-retour) finiront la journée : Taubenlochschlucht (oui, Bienne est la plus grande ville bilingue de Suisse : 2/3 de locuteurs allemands, 1/3 de locuteurs français). On peut dire aussi : Gorges de Taubenloch. Plus facile !

C'était court, mais c'était beau ! Jugez vous-mêmes :

Au creux du Van

Et ce gentil génie qui veille sur les gorges, n'est-il pas fantastique aussi ? Il n'est pas de la main de l'homme (sauf les 2 petits cailloux posés dans des trous qui figurent les yeux). C'est une excroissance de l'arbre. Une "loupe". Même les 3 petites "dents" sont des lichens !

Au creux du Van

A demain !

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 21:00

En grand-mère indigne, j'abandonne mes petits-enfants pendant quelques jours (mais rassurez-vous, ils ont leurs parents !) et je quitte Lausanne pour le nord du canton de Vaud, entre la frontière française et le Lac de Neuchâtel.

 

Ah, on les voit, les forts en géographie ! Ils ont tout de suite compris, eux. Les autres, ma foi, vont aller voir dans la catégorie "Cartes" (colonne de droite).

Bien joué : la Suisse est la première qui tombe. Vous y trouvez en vert mon circuit de 2013, et je complèterai au fur et à mesure, en bleu mon circuit présent, de 2015.

 

Donc aujourd'hui, départ à 14 heures, mon premier arrêt a été pour une vue imprenable et *** sur le Jura, les Alpes (quand il fait beau), et le plateau suisse, en particulier le Lac de Neuchâtel.

C'est le Chasseron, 1607 m.

Au bout de la route, 1/2 heure de montée dans des prairies si grasses que Charly n'avait pas intérêt à quitter le sentier ...

Une mère-grand qui avale de travers

Malgré les nuages et le temps couvert, le paysage de la montée est déjà magnifique, côté Neuchâtel

Une mère-grand qui avale de travers

Mais à l'arrivée au sommet, la vue sur l'autre versant me coupe le souffle ! Je me trouve en haut de falaises toutes droites !

Une mère-grand qui avale de travers

Ensuite, je continue ma route dans cette vallée au drôle de nom : le Val de Travers.

Bien que le temps se gâte, je fais un arrêt à Fleurier (sic) pour remonter jusqu'aux sources de l'Areuse, dont j'espère explorer les gorges profondes demain ou après-demain.

Le site est beau, mais la pluie lui gâte le teint !

C'est une source de type vauclusien, dont l'eau met 12 jours pour traverser les plateaux supérieurs du canton de Neuchâtel. Ce qui lui donne un débit très irrégulier, pouvant varier de 700 litres/seconde à 50 000 litres/seconde. Elle a néanmoins été utilisée comme force motrice pour les industries (pâte à papier, bois, électricité etc ...) pendant des siècles.

Mais aujourd'hui, rien de spectaculaire : l'eau sourd des profondeurs, provoquant un bouillonnement à la surface. Mais le trou de rochers d'où elle jaillit par hautes eaux est à sec.

Une mère-grand qui avale de travers

C'est la faute à Rousseau ?

Après la condamnation de son Emile, notre Jean-Jacques (je dis "notre", car bien qu'il soit né à Genève, il l'a quittée à 16 ans ... mais ne dites pas à un Suisse qu'il est Français !) est venu se réfugier dans un village des environs, de Juillet 1762 à Septembre 1765. Et il aimait beaucoup venir ici "chercher le frais" (c'est son expression) à l'ombre des grands arbres ...

 

Et voilà la légende locale :         

Cet endroit était autrefois hanté par la présence d'un monstre que les textes anciens appellent la Vouivre. Voici comment l'histoire est rapportée dans un texte de 1693 :

"Il se trouva autrefois, sur le chemin de St Sulpy, un grand et horrible serpent de la forme d'un dragon, qui fit des maux en grand nombre, tant aux hommes qu'aux bêtes, de sorte que nul n'y voulait plus habiter de peur d'être dévoré ..."

Mais un homme courageux, nommé Sulpy Reymond, délivra sa patrie de ce fléau :

"Il découvrit d'abord la caverne où ce monstre avait son gîte ;Il observa ensuite qu'il allait chercher sa proie toujours à la même heure ... Il fabriqua une caisse (munie de trous) assez grande pour qu'il pût s'y placer commodément ... armé d'une arbalète et d'une pertuisane (épée). Le serpent de retour de sa chasse rentra dans son gîte et s'y replia. Reymond tire une première flêche; l'animal blessé s'agite avec la plus grande violence; d'autres flèches succèdent, et Reymond sort de la caisse et fait tous ses efforts pour lui couper la tête. Mais l'animal en se roulant l'accroche de sa queue et l'attire sous lui. Il se dégage heureusement et, après s'être longtemps débattu, laisse enfin le monstre expirant sous ses coups".

Hélas, Sulpy Reymond mourut deux jours après cet exploit mémorable; "de la puanteur du monstre", "de son venin" ou "des blessures reçues", nul ne peut évidemment le dire.

En récompense posthume, le Comte Louis (1305-1373) affranchit tous ses descendants de la plupart des impôts qui grevaient lourdement la vie quotidienne des gens du pays. 

Une mère-grand qui avale de travers
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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 09:24

Et voilà.

De lac en lac, je suis arrivée en Suisse.

Le 1er était le Lac du Bourget

Le 2ème le Lac d'Annecy

La 3ème le Lac de Genève, au bord duquel je me suis arrêtée à Lausanne.

 

Et maintenant, une petite excursion dans la vallée de la Gruyère.

Non pas pour y déguster une fondue ou des meringues à la crème double, mais pour y visiter le charmant village de Gruyère et son château.

Remarquez que l'on peut écrire Gruyère ou Gruyères.

 

D'abord, un aperçu du paysage (photo d'internet, bien sûr, ainsi que celles vues d'avion) :

Au Pays du Gruyère

Et puis un montage pour avoir quelques aperçus du village, entièrement piétonnier : le parking obligatoire (et gratuit !) est en bas de la colline.

Le nom de Gruyère vient de la grue, emblème brandi par les comtes médiévaux (13ème).

Au bout de l'unique (mais large) rue pavée, bordée de demeures construites entre le 15ème et le 17ème siècle, s'élève le majestueux château des comtes de Gruyères.

Au Pays du Gruyère
Au Pays du Gruyère

A la suite d'un incendie en 1493, il fut remanié et agrandi.

Les aménagements intérieurs évoquent aussi bien l'époque féodale (cuisine, salle des gardes) que le 18ème siècle et ses raffinements. Et même une exposition d'œuvres de "fantasy art". C'est qu'au 19ème siècle, il fut sauvé de la destruction par une famille d'artistes, les Bovy, qui y accueillirent leurs nombreux amis peintres, dont Corot, le célèbre impressionniste Français.

Au Pays du Gruyère

Salon Corot, et 3 des 4 médaillons peints par lui.

Au Pays du Gruyère

On y trouve également du mobilier et des tapisseries des Flandres du 16ème siècle. Et le précieux trésor des comtes de Gruyères, arraché comme butin à l'ennemi : le Duc de Bourgogne Charles le Téméraire, lors de la bataille de Morat en 1476. Il s'agit de 3 chapes de deuil de l'ordre de la Toison d'or. Celles-ci devaient servir aux aumôniers de Charles le Téméraire appelés à célébrer des messes pour les chevaliers qui seraient défunts au cours de cette campagne.

Au Pays du Gruyère

Oups !

Je m'aperçois que j'ai oublié de photographier les vaches qui donnent le lait pour le célèbre fromage, et pour la crème des meringues, spécialités locales. Voilà qui est réparé, grâce à internet :

Au Pays du Gruyère

A +

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 17:14

1er Juin 2014

Ce dimanche, il fait beau et chaud.

 

Sur la route de Fribourg, un petit arrêt dans la jolie cité de Moudon.

 

A la croisée des grands axes européens dès l'époque gallo-romaine, Moudon a connu une période de grande prospérité au temps des Comtes de Savoie (du 12ème au 15ème siècle). De cette époque datent la plupart des monuments qui lui donnent son cachet médiéval.

Balades au Moyen Age

En particulier l'église St Etienne (fin 13ème, début 14ème), avec un clocher fortifié, jadis tour d'enceinte, et de magnifiques stalles sculptées du début 16ème.

 

Balades au Moyen Age

Mais la grande balade de l'après-midi, c'est Fribourg !

 

Une ville à ne pas manquer quand on aime le moyen âge.

Perchée sur un promontoire rocheux qui domine la rivière de la Sarine, la ville a gardé de cette époque une partie de ses remparts, des ponts, des églises, de nombreuses fontaines sculptées et maisons gothiques. Soit l'un des plus beaux ensembles d'architecture médiévale en Europe.

 

Balades au Moyen Age
Balades au Moyen Age
Balades au Moyen Age
Balades au Moyen Age

Mais tout de même des retables baroques dans l'église des Augustins, du 13ème siècle ...

Balades au Moyen Age

... et des décorations baroques sur les maisons bourgeoises !

(et à bien observer, tous les motifs sont différents).

Balades au Moyen Age

Et pour finir, la Cathédrale St Nicolas, chef d'œuvre d'art gothique, de 1283 au 15ème siècle.

La Tour mesure  76 m, et le Tympan **  est du 14ème.

Les vitraux sont modernes , et les fonts baptismaux fin 15ème.

Balades au Moyen Age

Et si vous êtes fatigué et que vous voulez prendre un peu de repos, attention aux rebords des fenêtres !

Balades au Moyen Age

Et maintenant, je repars dans mes Pyrénées. A bientôt !

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 16:36

Me revoici en famille, en Suisse, à Lausanne.

 

Pour l'Ascension, une petite ascension est au programme : depuis les Mosses, une magnifique randonnée au royaume du Lac Lioson, la perle émeraude des lacs alpestres.

Sauf qu'à cause de la neige et avec les enfants (Tristan, 4 ans 1/2 et Aïda 8 mois) nous nous sommes arrêtés au Lac Lioson. (1848 mètres)

 

Au royaume de la Perle Emeraude

En montant au-dessus du lac (jusqu'à 1955 m), pour revenir en boucle, un itinéraire en balcon nous a menés à "Vers les Lacs" en traversant des névés faciles. Là, une sympathique et minuscule buvette style indo-népalais nous a procuré une halte-chocolat-chaud, avant de redescendre au parking. Mais dans cette vallée très raide, beaucoup de neige a rendu la descente délicate, et je n'ai pas eu les mains libres pour l'appareil photo.

Au royaume de la Perle Emeraude

Mais le printemps est déjà là. En voilà la preuve :

Au royaume de la Perle Emeraude
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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 22:40

Samedi 2 Novembre 2013

 

Le mauvais temps me bloque en ville pour le week-end.

J'en profite pour aller visiter le Musée de l'Art Brut de Lausanne, qui a hérité des collections du peintre français Jean Dubuffet (1901 - 1985). On lui doit l'invention et la définition du terme "Art Brut", l'étude des œuvres qu'il désigne, ainsi que la collection d'origine (quelques 5 000 pièces !).

 

Lausanne, capitale de l'Art Brut

"L'art ne vient pas coucher dans les lits qu'on a faits pour lui; il se sauve aussitôt qu'on prononce son nom : ce qu'il aime, c'est l'incognito. Ses meilleurs moments sont quand il oublie comment il s'appelle."                                     Jean Dubuffet

 

L'Art Brut ? Faisons connaissance !

 

Les œuvres d'Art Brut sont réalisées par des créateurs autodidactes. Marginaux retranchés dans une position d'esprit rebelle ou imperméables aux normes et valeurs collectives, les auteurs d'Art Brut comptent des pensionnaires d'hôpitaux psychiatriques, des détenus, des originaux, des solitaires ou des réprouvés. Ils créent dans la solitude, le secret et le silence, sans se préoccuper ni de la critique, ni du public, ni du regard d'autrui. Sans besoin de reconnaissance ni d'approbation, ils conçoivent un univers à leur propre usage, comme une sorte de théâtre privé, souvent énigmatique.

Leurs travaux, réalisés à l'aide de moyens généralement inédits, sont indemnes d'influences issues de la tradition artistique, et mettent en application des modes de figuration singuliers. La notion d'Art Brut repose ainsi sur des caractéristiques sociales et des particularités esthétiques.

 

J'ai retrouvé sur internet quelques unes des nombreuses œuvres qui ont fait mon admiration.

 

Lausanne, capitale de l'Art Brut

Si un jour vous passez par Lausanne, ça vaut le détour !

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Présentation

  • : scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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