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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 19:16

Jeudi 9 Juillet 2015

Et voilà. J'y suis.

Où ? Au Glacier d'Aletsch.

Ce matin, à 8 h 55 j'ai pris le téléphérique pour grimper 1000 mètres et arriver au village de Bethmeralp, à 1924 m.

Avec Riederalp et Fiescheralp, ce sont 3 villages d'altitude qu'on ne peut atteindre qu'avec des téléphériques. Ce sont maintenant des stations ...

De là, je voulais prendre un télécabine pour sauter à 2334 m. Mais il est en travaux de réfection. Je fais donc 1 km de plus pour prendre un télésiège (pas d'inquiétude pour Charly, il a l'habitude) qui m'emmène seulement à 2200 m ... et à 2 km du point de départ prévu pour la rando. Tout ça, ça fait déjà une bonne rallonge !

Au total, l'itinéraire de la journée approchera les 23 km, avec environ 400 m de dénivelé. De quoi nous crever, mais ça en valait vraiment la peine !

Comme un long fleuve tranquille ...

J'aurais pu titrer aussi : l'autoroute des glaces. Car ça donne vraiment l'impression d'être plat et lisse. Mais en fait, la surface est faite de vagues, de blocs, de crevasses bleutées, de séracs, et de petites pastilles bleues qui sont des petits lacs.

Comme un long fleuve tranquille ...

D'autres glaciers viennent se jeter dans celui-ci. Ce sont ses affluents. Avec eux, il est le plus vaste glacier des Alpes : 160 km2. Mais avec la fonte des glaciers, certains de ses affluents n'arrivent plus jusqu'à lu.

Comme un long fleuve tranquille ...

Quelques chiffres :

Le glacier d'Aletsch est le plus long des Alpes, avec 23 km.

Le glacier glisse sur le fond de la vallée à une vitesse de 200 mètres par an. (et j'ai entendu son raclement, allongée, fermant les yeux, au point le plus près du glacier)

A l'endroit où il est le plus épais, il atteint 1000 m d'épaisseur.

Son poids a été estimé à 27 milliards de tonnes.

Et encore, maintenant ce n'est rien. Voyez la ligne claire qui marque le niveau qu'il a pu atteindre ...

Comme un long fleuve tranquille ...

Pour quitter cette vallée merveilleuse, un tunnel de 1 km éclairé parcimonieusement nous économise 1 heure de marche. Et nous découvrons de haut la vallée d'où nous sommes partis ce matin.

Comme un long fleuve tranquille ...

Et maintenant, c'est la longue marche (8 km !) pour rejoindre le téléphérique et redescendre à la voiture.

Pauvre Charly !

A un moment il s'est arrêté. Il ne voulait plus avancer. C'est seulement après avoir mangé la 2ème moitié de ma boite de pâté, et s'être reposé 20 minutes qu'il a repris courage pour la demi-heure restante.

Bel exploit, pour ses petites pattes !

Mais rassurez-vous. Arrivés au camping, en bas, il a su explorer et marquer son territoire comme il fait d'habitude ...

C'était le dernier article manquant. Mon voyage reprend son cours normal. Bientôt en Autriche ...

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 17:51

Mercredi 8 juillet 2015

Ce matin, avec Charly, nous sommes montés à la Cabane de Moiry.

400 mètres au-dessus du parking, mais quelle montée

Ça sent pas le moisi à Moiry

Pourtant, Charly s'est bien régalé en traversant les névés. Il adore se rouler dans la neige.

Nous avons d'abord longé le bas du glacier, sur sa moraine de gauche. Il paraît qu'il a mis 10 000 ans pour la construire. Puis grimpette en zig zag pour arriver au refuge.

Quand on voit la largeur et la profondeur qui sépare les 2 moraines, on a du mal à imaginer la taille du glacier ...

Ça sent pas le moisi à Moiry

Malheureusement, peu après notre arrivée, les nuages ont encapuchonné les sommets, et le vent glacial nous a fait accélérer le déjeuner sur la terrasse du refuge, et entamer précipitamment la descente. :-(

Ça sent pas le moisi à Moiry

Arrivés en bas (en "herborisant"), le soleil était revenu. Mais pas la chaleur.

Pavé D

Ça sent pas le moisi à Moiry

Mais je n'en ai pas fini avec les glaciers.

Voir celui de demain me tenait à cœur depuis longtemps.

Après une bonne sieste (jusqu'à 4 heures ! la honte !) nous reprenons la route.

A demain !

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 15:08

Mardi 7 Juillet 2015

En fait, je suis retournée au même endroit qu'hier. C'était tellement agréable !

C'est ce qu'ils appellent un "couvert". Presque toutes les communes, par ici, en ont un ou deux.

C'est un lieu de pique nique abrité d'un toit. Avec tables et bancs pour 50 personnes, barbecues, table à découper le chaud en pierre polie (si, si !) 2 fontaines d'eau potable ... et des WC fermés à clé.Pour avoir la clé, il faut payer la location : 100 chF à la journée.

C'est perdu au bout d'un chemin, le parking est ombragé et plat, le Pied !

Cette place s'appelle :

Place de pique-nique de la Scie brulée

Route de la Bourgeoisie 7

1977 Icogne

 

C'est le pied ...

Alors, ce matin, farniente.

Tri de photos, lecture, musique douce ...

Quand enfin je suis partie, c'était pour remonter le Val d'Anniviers.

C'est le pied ...

De charmants vieux villages typiques avec des chalets en bois, des ruelles qui conservent de nombreux mazots ou raccards (ces greniers sur pilotis) anciens, dont certains remontent au 15ème siècle.

C'est le pied ...

Tout ça dans une abondance de fleurs, des gros géraniums rouges de préférence.

Mais ne rêvons pas. Autour de ces vieux villages se sont construites les stations de ski ou de tourisme estival. Même si il y a un effort pour qu'elles s'intègrent dans le paysage et pour garder le style, ce n'est pas pareil ...

Cette série de photos, je l'ai faite au village de Grimentz. Parce que j'ai pu m'y garer facilement, tout simplement.

C'est le pied ...

Le Val d'Anniviers est prolongé par le Val de Moiry, qui se termine au Barrage du Glacier de Moiry. C'est là, au bout du barrage et au pied du glacier, que j'ai passé la nuit, avec un orage qui va, qui vient, mais qui a bien rafraîchi l'atmosphère.

C'est le pied ...
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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 13:30

Du bois, non.

Mais Sion, oui, toute la journée : trouver un parking en ville qui accepte plus de 2,10 m de haut, trouver l'OT ... et profiter de la Wifi pour converser avec vous, et vous donner de mes nouvelles. Et partir en randonnée à travers la ville pour atteindre ses 3 châteaux ...

Scions, scions du bois ...

Vous voyez que ce n'est quand même pas tout repos !

Le plus bas : La Majorie

Résidence des évêques de 1373 à 1788, il abrite maintenant le Musée d'Art du Valais. Et un lundi, bien sûr, il est fermé.

Scions, scions du bois ...

Alors je continue de monter la Rue des Châteaux, et à la bifurcation, je choisis d'abord le plus haut : le Tourbillon.

Il est 13 heures, et j'ai l'impression qu'on pourrait cuire un œuf sur les pavés !

Mais Charly et moi, nous montons courageusement, avec un arrêt à chaque coin d'ombre (2 seulement, en fait :-( Une fois arrivés, un historien me propose la visite de la chapelle (fin 13ème) qui contient encore des peintures des 14 et 15ème siècles. Intéressant, mais je ne peux pas tout vous redire !

Mais c'était, en plus, un bon moment de fraîcheur !

Scions, scions du bois ...

Ce Château Tourbillon doit sa construction à un évêque Savoyard, à la fin du 13ème. Puis il acheta celui d'en bas, La Majorie, en 1373, et garda Tourbillon comme résidence d'été. Mais sa silhouette princière n'en demeura pas moins le symbole du pouvoir épiscopal, celui contre lequel se dressèrent militairement les nobliaux Valaisans.

En 1788, un incendie dévasta la ville de Sion, et le vent était si violent que des flammèches atteignirent le château, incendiant les toitures (à cette époque, et encore maintenant, beaucoup de toitures sont en bardots, des sortes de tuiles en bois de mélèze). Etant à cette saison inoccupé, il brûla bien tranquillement ... sauf la chapelle.

Scions, scions du bois ...

Redescente dans le four.

Avant de monter sur la colline d'en face, j'ai plongé Charly dans le bassin de la fontaine. D'abord il n'était pas content, mais s'est vite aperçu qu'il se sentait mieux. Et c'est tout ragaillardi qu'il a monté la Colline de Valère.

Scions, scions du bois ...

Cette colline est couronnée d'une église fortifiée, encerclée de maisons. En fait, ce Château de Valère est un bourg médiéval adossé à son église, dont le clocher est le donjon. Au Moyen-âge, les bâtiments servaient de résidence au Chapitre Cathédral. Maintenant, ce sont des Musées.

La basilique est du 12 et 13ème siècle. En cours de restauration, on ne peut pas en voir grand chose. Quant à l'orgue, restauré en 2005, c'est le plus vieil orgue jouable du monde !

Scions, scions du bois ...

Redescente en ville, maintenant.

La Tour des Sorciers (tour d'angle des remparts, ainsi appelée parce qu'elle servit de prison au temps de la chasse aux sorciers).

Le centre-ville piétonnier est sympa ....

Scions, scions du bois ...

.. .. mais je cherche encore la fraîcheur dans la Cathédrale, Notre Dame du Glarier.

Son clocher est roman, mais l'intérieur est gothique. Un beau triptyque en bois doré du 17ème représente l'Arbre de Jessé.

Scions, scions du bois ...

Et maintenant, je retourne me mettre un peu au frais en altitude.

A bientôt.

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 11:19

Voici un petit complément d'information sur les bisses, que j'ai glané en cours de route :

Certaines parties du bisse étaient tellement dangereuses, ou l'hiver, avec la glace, que pour aller les réparer quand elles étaient endommagées on tirait au sort celui qui allait risquer sa vie pour la communauté. Des hommes mouraient régulièrement dans cet exercice.

Post Scriptum pour les bisses valaisans

J'ai également trouvé un essai de réponse à cette question cruciale :

Pourquoi, en comparaison avec d'autres régions de Suisse, le Valais doit-il faire face à une telle pénurie d'eau ?

Comme vous aimez bien les légendes, je vous propose celle-ci, qui m'a bien fait rire :

Alors que le Bon Dieu visitait la Suisse durant son tour du monde, il a demandé aux autochtones, avant de partir, s'ils avaient un vœu particulier. Ils lui ont demandé s'il connaissait une manière de lutter contre le manque d'eau. Dieu leur a proposé de les arroser, et leur a permis de choisir entre réaliser le travail eux-mêmes ou Le laisser faire. Les Confédérés l'ont remercié et l'ont prié de faire tomber la pluie.

Seuls les Valaisans ont maugréé et ne se sont pas exprimés. Ils n'ont pas fait confiance à la proposition du Seigneur. Saint Pierre a tenté de les convaincre à accepter - en fin de compte, dit-il, Dieu est aussi Valaisan, d'une certaine forme. Ils en sont restés bouche bée : le Seigneur, un Valaisan ? Et comment pourrait-il connaître les problèmes d'eau mieux qu'eux-même ? Ils ont donc décidé de s'en occuper personnellement.

Depuis, Dieu irrigue le reste de la Suisse et les Valaisans se chargent du Valais - sans quoi leurs pâturages se dessècheraient.

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 22:06

Saillon !

Déjà les Romains, en plus de la vigne (il y en a partout !) ont laissé quelques murs des 1er et 2ème siècles. Mais ce qui frappe, dès l'abord, c'est le donjon Bayart, de près de 20 m de hauteur. Et ses murs font près de 3 m d'épaisseur, si bien que les escaliers sont dans l'épaisseur des murs. A partir d'une certaine hauteur, bien sûr. Car au 13ème siècle, on y entrait par une échelle, directement au premier étage. Sécurité oblige !

De là-haut, vue imprenable sur la Vallée du Rhône ... et sur les vignes qui occupent la moindre parcelle de terre, y compris à l'intérieur de l'enceinte du château, malgré la forte pente.

De vigne en Bisse

Ici vécut (et mourut) le Robin des Bois Suisse : Joseph Samuel Farinet. Aventurier et faussaire de son état, il distribuait aux pauvres l'argent qu'il fabriquait (de la petite monnaie). Narguant le pouvoir établi, jouant à cache-cache avec les gendarmes, ce marginal généreux acquit l'admiration du petit peuple épris de justice, qui en fit un héros. Il mourut à 35 ans d'un coup de fusil.

Mais ce hors-la-loi au grand cœur reste le symbole des libertés montagnardes.

De vigne en Bisse

Autre spécialité du village, le Sentier de Farinet, aussi appelé le Sentier des Vitraux.. Car il est ponctué de 22 vitraux qui, en s'inspirant de la vie de Farinet, illustrent la destinée humaine : de l'enfance à la mort, en passant par l'amour, la souffrance, la contemplation, le pardon etc ...

De vigne en Bisse

Ces petits circuits m'ont pris la matinée. Pour cet après-midi, j'irai me mettre à l'ombre aux environs de 1600 m, pour y découvrir le Bisse de Ro à Plans Mayens, hameau de Crans Montana.

Mais qu'est-ce qu'un bisse, gens de la plaine ?

Ça vous aide si je vous dis que ce mot est dérivé d'un mot gaulois : "bédu" (canal) ?

Pays de roc et de soleil (surtout cette année !), fréquemment balayé par le fœhn, le Valais aurait été quasiment désertique sans ces constructions. Pour fertiliser les cultures, l'eau des glaciers était vitale. Mais encore fallait-il qu'elle coule au bon endroit.

Ce n'est toutefois qu'au 12ème siècle que remonte l'aménagement du 1er bisse (ce n'est pas celui-ci). A force d'opiniâtreté et d'ingéniosité, les gens d'antan surent défier les parois escarpées pour apporter aux pâturages, aux vergers et aux vignes la fraîcheur des montagnes.

De vigne en Bisse

La construction des bisses était un travail périlleux. Les parois rocheuses en constituaient le principal obstacle. Au 12ème siècle, celles-ci semblaient vraiment infranchissables. Sans explosif, sans machines et sans appareils techniques, les habitants de ce pays vinrent cependant à bout des difficultés les plus redoutables. En plus, seuls les matériaux disponibles sur place pouvaient être employés : le bois, le roc et la terre.

De vigne en Bisse

Seule une partie du bisse de Ro a été restaurée, et l'eau y coule. C'est devenu un sentier pédagogique très agréable d'environ 2/3 km. Mais en fait, sa longueur totale était de 5 km et sa pente de 100 m (il commence à 1700 m). Sur le reste de sa longueur, l'eau ne coule plus, mais il en reste un sentier ... qui doit être entretenu chaque année, car la nature reprend vite ses droits. Promenade déconseillée aux gens sujets au vertige ! Et encore, à l'époque (il a servi jusqu'en 1947), il n'y avait pas de balustrade.

De vigne en Bisse

Mais c'était vraiment une belle balade, car le paysage n'était pas en reste !

De vigne en Bisse

Et encore quelques belles fleurs pour Maty :

Pavé C :

De vigne en Bisse
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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 21:48

Hier, en redescendant par un sentier à gauche du barrage, j'ai trouvé une profusion de fleurs. Vous avez sans doute remarqué que j'aime bien en mettre dans mes montages photos. Mais comme j'ai oublié chez moi mon livre sur les fleurs des Alpes, et que je n'ai que de courtes connexions avec internet, j'espère que vous aller pouvoir me renseigner.

D'ailleurs, si vous aimez toujours le chocolat (suisse) ... une tablette gagnée pour le 1er qui me donne les noms de toutes les fleurs d'un pavé !

OK ? On commence :

 

Pavé A :   

Aimez-vous les fleurs ?

Pavé B  :

Aimez-vous les fleurs ?

J'en profite pour vous donner la réponse, pour les contrebandiers du Saut du Doubs :

Aimez-vous les fleurs ?

Et aussi le nom des habitants de Orbe : Les Urbigènes

 

Je vous signale que MATY a déjà gagné une tablette dans le Jura.

Ne lui laissez pas emporter le kilo de chocolat. Elle aurait une crise foie !

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 19:22

Vendredi 3 Juillet 2015

Avec courage, la Tortue a repris la route. Et il lui en a fallu, du courage, aujourd'hui !

Une pente à 13% sur 12 km. A 20 km/h en moyenne. Elle était bien contente d'arriver à Champex, cette petite station au-dessus d'Orcières (elle-même au-dessus de Martigny), sur la route du Grand Saint Bernard (frontière avec l'Italie).

Ça y est ? Vous situez ? Je mets la carte à jour pour vous aider. Chaque point rouge représente une nuit.

Un petit tour de lac pour se rafraîchir. Fait exceptionnel, Charly a marché dans le lac aux endroits où il bordait le chemin. ll n'avait de l'eau qu'à mi-pattes, c'est vrai, mais c'est la première fois qu'il fait ça. C'est vous dire la chaleur caniculaire, même en altitude ! (aux environs de 35°). Et moi aussi j'ai pris un bain de pieds.

Entre lac et coupe-gorge

Et puis c'est la redescente dans la vallée pour chercher la fraîcheur dans les Gorges du Trient, d'abord, et auprès de la Cascade de Pissevache ( hummm, que c'est bon, les embruns !)

Entre lac et coupe-gorge

Ce soir, nous sommes remontés (les montagnes suisses, c'est comme les montagnes russes ...) tout doucement au point de départ de la balade au Lac de Salanfe, pour se mettre en route à la fraîche. C'est au-dessus de la station de Salvan-Les Marécottre.

A demain.

 

Samedi 4 Juillet 2015

Donc, départ à 7 h50 pour le Lac de Salanfe.

500 m de dénivelé, par un sentier raide, souvent aménagé en escaliers, mais avec des marches de 30 à 40 cm !

Entre lac et coupe-gorge

Dans le dernier quart, nous rejoignons la (mauvaise) piste qui relie l'Auberge-Hôtel-Gîte de groupe qui est au bord du lac. A 1950 m.

Il n'est même pas 10 heures à l'arrivée, et pourtant il fait déjà très chaud. Seul endroit de fraîcheur : la chapelle, où nous passons un bon moment.

Entre lac et coupe-gorge

Flâneries, photos. Pas question de faire le tour du lac : 1 heure sans un poil d'ombre, c'est au-dessus de mes forces. Donc je traverse le barrage, car à l'autre bout, il semble y avoir un peu de forêt.

 

Entre lac et coupe-gorge

Pauvre Charly. Il souffre encore plus que moi de la chaleur. Mais pas question de le laisser en voiture. Sur le barrage, il a trouvé de l'ombre (!)  et ne veut plus en décoller.

Entre lac et coupe-gorge

La haute montagne, sans un arbre avec seulement des caillasses et de l'herbe, ce n'est pas mon truc. Juste venir l'admirer à son pied. Comme ici (les photos du bas) les Dents du Midi.

Entre lac et coupe-gorge

Redescente par la (mauvaise) piste, autrefois (mais alors très autrefois !) goudronnée jusqu'à la moitié. Il paraît qu'elle vient d'être ré-ouverte. Qu'est-ce que ça devait être ! Il faut vraiment un véhicule tout terrain. Et en plus, c'est drôlement raide !

Entre lac et coupe-gorge

Et maintenant, où aller pour être au frais ?

Toujours sur la commune de Salvan, il y a les Gorges du Triège, au Trétien. Allons voir.

Normalement, c'est 45 minutes, en boucle, avec 145 m de dénivelé. Mais c'est un tel soulagement que je vais les faire durer le double !

De l'ombre dans la gorge :

Entre lac et coupe-gorge

De l'ombre dans la forêt pour redescendre, et pas de cailloux mais un moelleux tapis de feuilles et de terre. Charly en est tellement content qu'il joue à cache-cache derrière les arbres.

Et puis c'est l'arrivée à cette adorable petite gare, perchée au-dessus du village. Justement, voilà un train.

Entre lac et coupe-gorge

Un petit détour par l'ancien pont muletier. Non, pas romain. De 1803. En remplacement d'un ancien pont en bois, plusieurs fois détruit par le torrent. C'est le plus bas. Au-dessus, le pont actuel (1881), et en haut, le pont du chemin de fer.

Entre lac et coupe-gorge

J'ai aimé ces gorges, plus que les précédentes. Et il y en a encore d'autres dans le secteur.

Maintenant, il est 18 h. Je vais partir à la recherche d'un coin tranquille du côté de Saillon, que nous visiterons demain.

Nous allons dormir dans les vignes ... de Saillon. Bonne nuit.

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 21:29

Chérubins ou diablotins, ce sont quand même deux amours. Alors je vous les présente, ceux qui me retiennent "à terre" : Tristan et Aïda

Chérubins, diablotins, c'est selon ...
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 20:09

Vous avez compris : pour rentrer à Lausanne, je choisis de passer par la Vallée de Joux.

Elle est réputée pour son savoir-faire horloger et son lac.

Le Lac de Joux a la particularité, en hiver, de devenir la plus grande patinoire naturelle d'Europe. Car ses 9,5 km2 gèlent ! Aussi, on trouve régulièrement, sur ses bords, des panneaux de ce genre :

On se la joue sans l'avaler

Et voici, en avant-goût pour l'hiver prochain, une photo d'internet :

On se la joue sans l'avaler

Mais c'est aussi un régal en été, qu'il soit vu du bord ou de l'Aouille, une petite colline au-dessus :

On se la joue sans l'avaler

Mais ... une tortue se cache dans ce paysage ! Qui la trouvera ?

On se la joue sans l'avaler

Pour un paysage encore plus grandiose, je suis allée à la Dent de Vaulion. 1482 m.

Un grand détour en voiture et 15 minutes à pied permettent d'apprécier ce paysage immense    (** nous dit Bibendum), sur les Alpes et le Massif du Mont Blanc (mais aujourd'hui les sommets semblent flotter sur la brume), la Vallée de Joux et sur 8 lacs (dont le Léman et le Lac de Neuchâtel).

 

On se la joue sans l'avaler

Et voilà le Mont-Blanc, tel que je l'ai vu :

 

On se la joue sans l'avaler

Et la même photo après un petit traitement dont Picasa a le secret :

On se la joue sans l'avaler

Pour faire connaissance avec la spécialité horlogère de la Vallée, je suis allée visiter l'Espace Horloger, au village de Sentier.

Enfin, je n'ai vu que l'exposition d'objets. Car pour le reste, qui est présenté sur des "supports interactifs d'avant-garde", ça m'a semblé demander une telle concentration (mon pauvre petit cerveau est resté à la page de garde, et n'est pas encore prêt pour celle avant-garde), que j'ai sauté tout ça. Dommage, c'est sûrement très intéressant pour ceux qui sont à l'aise avec smartphones, tablettes et applications ... Un petit souvenir tout de même : j'y ai vu un cadran solaire de poche en ivoire du 17ème, d'anciens rouages d'horloge en bois, des pendules de cheminée de toute beauté et mécanismes "à complications", un sextant, des montres de carrosse de 1700 et même une montre de 1571 ! Et des horloges, dont une à eau, inspirée de la clepsydre. ...

On se la joue sans l'avaler
On se la joue sans l'avaler

Une dernière immersion dans la nature avant de rejoindre Lausanne. C'est que je traverse le Parc Naturel du Jura Vaudois, et ce serait dommage de ne pas y faire un petit tour.

Ses spécificités ? 250 km de murs en pierres sèches, et la plus grande colonie de fourmis d'Europe !

J'ai choisi un court sentier thématique de 45 minutes en boucle, près du Col de Marchairuz, donc sur mon itinéraire : Le sentier du Sapin à Siméon.

Voila l'histoire de ce sapin :

On se la joue sans l'avaler
On se la joue sans l'avaler
On se la joue sans l'avaler

Et maintenant, mes "chérubins" m'attendent. En route !

A bientôt !

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  • : scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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