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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 13:01

Et voilà.

Ma tortue a vaillamment repris la route.

La route de la Suisse. De Lausanne, où m'attendent Tristan et Aïda, mes petits enfants.

J'en profite pour dire un petit bonjour à tous mes fidèles lecteurs, et aussi aux nouveaux. Et même aux lecteurs occasionnels ! Je serai contente de vous retrouver tout au long de cet été, dans un périple qui doit (normalement) me mener dans la partie ouest de l'Autriche - que je n'ai pas pu visiter en 2013 - et dans les cantons du sud de la Suisse : Valais, Tessin, Grisons. Et puis aussi un petit tour dans le Jura (suisse), sans oublier le Liechtenstein .

Beau programme, avec, j'espère, de belles randonnées ...

Premier arrêt, dans le Gard

Comme d'habitude, j'ai pris une nouvelle route pour gagner Lausanne, et je me suis arrêtée le 1er soir au Cirque de Navacelles.

Pour une bague perdue ...

Il y a 6000 ans, la Vis (la rivière) a abandonné son méandre qu'elle a recoupé, créant des cascades. Le village de Navacelles, niché au fond du cirque, est organisé de façon à préserver le maximum d'espaces cultivables. Pour cela, les maisons ont été construites sur les zones rocheuses. Autrefois, tous les espaces faisaient l'objet d'une utilisation agricole : cultures sur l'ancien méandre, terrasses sur les pentes, et les versants les plus inaccessibles pour l'élevage.

Pour une bague perdue ...

Mais je n'ai pas pu m'y attarder comme j'aurais voulu, car ma tortue a perdu une de ses bagues. Pas un bijou de grande valeur (en caoutchouc) mais qu'elle portait fièrement à la base de son levier de vitesses. Et elle me faisait savoir désagréablement sa contrariété. Alors j'ai préféré lui en racheter une tout de suite (au cas où ce serait difficile d'en trouver en Suisse ou en Autriche).

En attendant l'objet commandé au Vigan (Gard), une belle balade de 4 heures au-dessus du village nous a fait découvrir la forêt cévenole - chaleur, odeur des pins, paysages, anciens hameaux (avec cerisiers - hum ...) sources, canaux d'irrigation - pour finir par un orage et une pluie rafraîchissante ... à quelques mètres de la voiture !

Pour une bague perdue ...

Et ce soir, le bivouac est au Col des Mourèzes, à 537 m (c'est pas encore la Suisse !)

A demain !

Pour une bague perdue ...
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 23:00

Après les splendeurs de Moissac, j'ai voulu aller visiter un des plus beaux villages de France, à une vingtaine de kilomètres.

Je n'y suis pas allée par le Chemin de St Jacques, ni par la voie verte qui suit le Canal Latéral à la Garonne, mais tout bonnement par la route !

Toutefois, pas la route directe : je suis passée par Valence d'Agen, qui avait, elle aussi, trois beaux trésors à me montrer : des lavoirs. Mais pas n'importe lesquels !

 

Je commence par le plus modeste, qui est aussi le plus récent : le Lavoir du Pé de Gleyze.

Celui-ci n'est pas inscrit aux monuments historiques, sans doute parce qu'il est d'une conception plus traditionnelle ...

Son emplacement n'en fait pas moins un site très agréable.

Un petit tour dans le 82 : AuvillarUn petit tour dans le 82 : Auvillar

Le Lavoir Saint Bernard

 

En 1807, on décida de combler les mares du Plaça (actuelle Place J-B Chaumeil) qui étaient trop boueuses. En compensation on construisit le lavoir St Bernard, qui permit d'abreuver le bétail et les chevaux des gendarmes impériaux.

La toiture semi-circulaire fut rajoutée à la demande des lavandières, afin de les préserver " de la froidure de l'hiver et des intempéries". La particularité de ce lavoir, c'est sa forme d'un ovale parfait.

Un petit tour dans le 82 : Auvillar

Le Lavoir Del Théron

 

C'est le plus ancien des 3 lavoirs de la ville. Dès 1661, la fontaine fit l'objet de réparations, mais la pierre érigée aux armoiries du seigneur marquis de Valence a aujourd'hui disparu. En 1880 il fut carrelé, et en 1906 la toiture fut refaite.

Enfin, en 2003 eut lieu la dernière restauration.

Ce lavoir, ainsi que le précédent, est Inscrit sur la liste supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1977.

 

Comme son nom l'indique, celui-ci semble rond !  ;-)

Un petit tour dans le 82 : Auvillar

Après cette visite, j'ai traversé la Garonne pour rejoindre Auvillar.

Un petit tour dans le 82 : Auvillar

Comme les mariniers d'autrefois, j'ai abordé le bourg par le quartier du Port. (mais en voiture !)

Mais je n'ai pas eu à m'acquitter du péage. Ni celui de la batellerie (qui existait déjà avant 1204), ni celui du pont (il n'a duré que 49 ans à partir de 1845, pour amortir les frais de construction).

Le pont avait été construit, à cette date, pour remplacer le bac. Car la Garonne, aux berges instables et à la large plaine inondable fut pendant très longtemps une rivière sans pont : aucun entre Toulouse et Bordeaux, jusqu'au 19ème siècle !

Mais comme la route parallèle au fleuve était impraticable de novembre à juillet (le sol humide et gras est piétiné par les animaux, et elle n'est pas entretenue), la circulation des gens et des marchandises se faisait tout naturellement par le fleuve. Avec des péages, institués par les seigneurs locaux.

 

En 1789, le port comptait encore 49 familles de bateliers, véritable corporation.

Ils avaient leur devise : "Si vilain sur terre, seigneur sur l'eau je suis".

Leur chapelle, d'époque carolingienne, est dédiée à Sainte Catherine, patronne des gens de la rivière et des philosophes.

Un petit tour dans le 82 : Auvillar

J'ai laissé ma voiture au port, et je suis montée à pied par  l'ancien chemin du Peyrat. C'est une ancienne voie romaine, trait d'union entre le port et son village, aujourd'hui fréquentée par les pèlerins de St Jacques de Compostelle, qui passe aussi à Auvillar. La côte est rude !

 

Elle passe devant le lavoir, "Lo putet", qui est alimenté encore de nos jours par un réseau de galeries romaines creusées sous le village. Au 20ème siècle, encore, des Auvillaraises venaient y laver leur linge.

Dans la rue des Nobles, de belles maisons à colombages et encorbellement. Le dernier étage, largement ouvert sur l'extérieur, permettait de stocker le foin et de faire sécher les récoltes.

Ces maisons étaient recouvertes d'un enduit à la chaux qui les protégeait des intempéries et des insectes, et jouait le rôle de retardateur en cas d'incendies.

 

Un petit tour dans le 82 : Auvillar

Je suis ainsi arrivée à la Place de Halle, centre du village. 

C'est une place triangulaire bordée de riches demeures des 17 et 18èmes siècles, construites en briques et en pierres.

Un système de couverts appelés "cornières" est aménagé au rez-de chaussée des bâtiments.

Un petit tour dans le 82 : Auvillar

Classée Monument Historique depuis 1946, la Halle, ronde, est posée comme un joyau dans son écrin.

Au 13ème siècle, une halle rectangulaire se dressait au milieu de la place. Elle a été remplacée par celle-ci en 1825.

Dans la partie centrale de l'édifice il y a deux types de mesures :

      -   des mesures à grains, taillées dans la pierre, qui proviennent de la halle primitive du Moyen-âge

      -   des mesures en métal utilisant le système métrique, qui sont contemporaines de la halle actuelle ... mais dont le fond, totalement rouillé, a disparu !

Un petit tour dans le 82 : Auvillar

Depuis la Halle, j'aperçois une belle tour. Allons-y !

C'est la Tour de l'Horloge. Encore un Monument Historique.

 

A sa place, au moyen-âge, il y avait une des trois portes de la ville. C'était une tour fortifiée, avec un pont-levis. Elle a été remplacée au 17ème par cette élégante tour en pierres et briques, qui héberge maintenant le Musée de la Batellerie : pour tout savoir sur les activités fluviales qui assurèrent la richesse de la cité pendant plusieurs siècles.

Un petit tour dans le 82 : AuvillarUn petit tour dans le 82 : Auvillar

Mais juste avant l'Horloge, je bifurque à gauche dans la Rue Obscure. C'est son nom. Sans doute parce qu'elle est très étroite, et que le soleil n'y entre pas. C'est une rue typique du moyen-âge : bombée, recouverte de galets dressés. Il y avait là de nombreuses tavernes. Et on peut y admirer une des plus anciennes maisons à colombages et encorbellement. Elle daterait peut-être du 13ème siècle ...

Et une belle échauguette, accolée au Palais des Consuls.

Un petit tour dans le 82 : AuvillarUn petit tour dans le 82 : Auvillar

Encore quelques pas, et j'arrive à l'une des plus belles églises du diocèse de Montauban. Elle aussi Monument Historique, bien sûr.

Sa partie la plus ancienne est du 12ème, mais elle fut agrandie au 14ème. Et, entre les destructions et restaurations successives dues à la guerre de Cent Ans, aux guerres de religion et à la Révolution, elle a été bien modifiée !

Un petit tour dans le 82 : Auvillar

On ne peut pas visiter Auvillar sans remarquer la présence du pèlerin de Compostelle. Il nous accompagne dans de nombreuses rues, toujours avec son bâton (le bourdon) et sa coquille. A chacun son style.

Un petit tour dans le 82 : Auvillar

Et Maintenant, je vais vous quitter pour rentrer chez moi.

Allez, encore un petit pêle-mêle de photos prises dans la région :

Un petit tour dans le 82 : Auvillar
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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 23:00

Le 82 ?

 

Oui, le Tarn-et-Garonne, si vous préférez.

Préfecture Montauban.

Mais ce n'est pas cette ville que j'ai visitée.

 

Je vous emmène à Moissac, au bord du Tarn et pas très loin de sa confluence avec la Garonne.

Il est franchi ici par un célèbre pont, décidé par Napoléon 1er et terminé sous Napoléon III. Héritier d'un ouvrage médiéval, si ce n'est romain.

Son nom ?

Le Pont Napoléon, bien sûr !

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Construit un peu plus tard, mais lui ressemblant comme un frère, Moissac possède un autre pont. Pas pour les voitures, celui-là, mais pour les bateaux. C'est le Pont-Canal de Cacor, qui permet le franchissement du Tarn par le Canal Latéral à la Garonne (qui prolonge le Canal du Midi. Ils forment à eux deux le Canal des Deux Mers, unissant l'Atlantique et la Méditerranée, CQFD).

 

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Mais ce que vous attendez, j'en suis sûre, c'est la visite de l'Abbaye Saint Pierre !

Inscrite au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'Unesco, c'est un des plus beaux ensembles architecturaux français, avec d'étonnantes sculptures romanes !

Une histoire mouvementée !

Selon les bénédictins moissagais, soucieux du prestige de leur abbaye, celle-ci aurait été fondée par Clovis lui-même, en 506, au lendemain d'une victoire remportée ici sur les Wisigoths.

Le roi franc, ayant fait le vœu d'ériger un monastère s'il triomphait, lança du haut de la colline son javelot pour marquer l'endroit précis où s'élèverait "l'abbaye aux mille moines", en mémoire de ses mille guerriers morts au combat. Or le javelot vint se planter au milieu d'un marais, ce qui nécessita des constructions sur pilotis.

 

En réalité, à Moissac, on a pu trouver des traces d'occupation romaine : colonnes classiques, monnaies, tessons, mais le couvent est considéré comme remontant au milieu du 7ème siècle (entre 628 et 648).

Bénéficiant de la protection royale de Louis le Pieux, alors roi d'Aquitaine, puis de celle des Comtes de Toulouse, elle n'en était pas moins vulnérable aux invasions.

Ainsi fut-elle saccagée 2 fois par les arabes d'al-Andalus (quand ils sont montés, triomphants, vers Poitiers, et quand ils sont redescendus, vaincus !), au 8ème siècle.

Au 9ème ce furent les pirates normands qui remontaient la Garonne, puis au 10ème ce furent des Hongrois !

Au 11ème, entre l'écroulement d'un toit, un incendie et la discipline relâchée des moines qui l'occupaient, on la considère comme "un repaire de voleurs " !

 

Mais Zorro est arrivé !  sous le nom de l'Abbé Dom Durand de Bredon, nommé à sa tête en 1047.

Elle est alors affiliée à l'ordre de Cluny.

L'abbé fait construire une nouvelle église, remet de l'ordre, et débute alors l'âge d'or du monastère. Placé idéalement sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, il étend ses possessions dans tout le Midi languedocien, et même en Espagne. Le cloître est achevé en 1100 !

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Mes photos ne sont pas des plus réussies. Dehors, il pleuvait.

Mais vous en trouverez de parfaites sur internet.

 

Le cloître possède 76 châpitaux de calcaire blanc, dont 36 sont décoratifs : motifs floraux ou animaux.

Les 40 autres sont historiés, c'est à dire qu'ils racontent des scènes inspirées de la Bible ou de la vie de l'église catholique (vie de saints)

Au centre et aux angles de chaque côté, des piliers rectangulaires sont couverts de marbre blanc sculptés avec une grande finesse.

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Le 12ème siècle est le plus prospère de l'abbaye. Tandis qu'il étend encore ses propriétés, le bienheureux Roger fait construire une nouvelle église à coupole, et c'est sûrement à lui que l'on doit la tour-porche et le portail avec son célèbre tympan (1135).

 

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Le tympan (photo centrale) représente l'apparition du Christ à la fin du monde. Il est entouré par des chérubins, les symboles des 4 évangélistes, et les 24 vieillards de l'Apocalypse, tenant des coupes remplies de parfum ou des cithares. Chacun penche la tête selon un angle différent en fonction de sa position.

Ce tympan mesure 6,50 mètres en largeur, et 4,50 mètres en hauteur. Le Christ seul mesure 2,40 mètres.

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Sur la photo de gauche, un détail du trumeau en marbre blanc : des lions entrelacés en façade, et Jérémie (à moins que ce ne soit St Paul ?) sur le côté.

Sur celle de droite, l'Annonciation faite à Marie en bas, et les rois mages en haut.

En haut, au milieu :présentation au Temple et fuite en Egypte.

En bas, détail d'un piedroit en marbre blanc, que j'ai couché pour faciliter la disposition.

 

Pour plus de détails, vous pouvez cliquer ici :

Les moines de Moissac sont plus des bâtisseurs que des copistes. Pourtant un grand nombre travaillent dans le scriptorium et ont laissé de magnifiques manuscrits. Mais en 1678, Colbert, ministre de Louis XIV, a fait racheter les manuscrits de la bibliothèque de l'abbaye. Il sont maintenant à la Bibliothèque Nationale, à Paris.Certains sont des 11ème et 12ème siècles !

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Et la malchance revient :

Au 13ème siècle, la Croisade des Albigeois ravage les terres abbatiales, mais à la fin du siècle, on peu relever les ruines, ce qui explique dans le cloître, les arcs en briques gothiques, typiques de l'époque, qui ont donc été construits 2 siècles après les chapiteaux.

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Mais voilà la Guerre de Cent Ans. Aux exactions des Grandes Compagnies s'ajoutent une épidémie de peste, et les Anglais qui essaient de prendre la ville.

A la fin du 15ème et au commencement du 16ème, la tourmente passée, il faut reconstruire. C'est de cette époque que date la partie gothique de l'abbaye, le haut de nombreux murs, les voûtes.

En 1626, elle est sécularisée, ce qui marque en grande partie son abandon.

A la Révolution, en 1790, elle est transformée en fabrique de salpêtre et les figures des chapiteaux du cloître sont mutilées. Les mobiliers, vitraux, ornements et trésor sont saccagés et livrés au pillage pendant une émeute.

Sous le 1er Empire, une garnison y stationne, ce qui ruine les pavements et les sculptures.

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Ce à quoi ni les exactions des soldats ni celles des émeutiers n'aboutirent, les ingénieurs du chemin de fer faillirent bien en porter la terrible responsabilité : le cloître, qui se situait sur le tracé prévu de la ligne Bordeaux-Sète, devait être démoli !

De multiples protestations permirent de le sauver in extremis, d'où la courbe dessinée ici par le rail, pour l'éviter. Cependant, le grand réfectoire et les cuisines des moines, au nord, furent sacrifiés.

L'évènement eut le mérite d'alerter la toute jeune administration des Monuments Historiques, qui, sous la direction de l'architecte Viollet-le-Duc, entreprit les premiers travaux de sauvegarde.

Un petit tour dans le 82 : Moissac
Un petit tour dans le 82 : Moissac

Il vous reste à visiter (mais ce n'est pas peu de choses !) l'église de l'abbaye, c'est à dire l'Abbatiale Saint Pierre.

 

Vous avez vu le tympan du portail sud.

On passe donc dessous pour entrer dans le Nartex.

 

Le nartex était la seule partie de l'église dans laquelle pouvaient entrer ceux qui n'étaient pas encore baptisés.

C'est là que s'abritaient les mendiants, les prostituées, les petits marchands. C'est de là que catéchumènes et pénitents suivaient l'office.

Ce n'était pas toujours un lieu bien calme !

Très dépouillé, sous sa belle voûte à 4 pans, il recèle quand même quelques perles romanes. Comme le chapiteau où l'on voit Samson, tout sourire, terrasser un lion ...

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Entrons dans l'église, maintenant, par cette magnifique double-porte.

 

N'allez surtout pas croire que les murs sont tapissés de papier peint. Il faut toucher pour le croire, mais ces dessins très réguliers sont ceux (restaurés à l'identique) qui couvraient les murs au 15ème siècle. La peinture est apposée sur les murs enduits, mais pour les colonnes, c'est directement la pierre qui est peinte.

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Vous voyez que le haut des voûtes est gothique (après reconstruction) mais que sur la photo de droite, qui montre le fond de l'église, au-dessus de la porte (donc du nartex) les voûtes sont romanes.

D'un saut transportons-nous dans cette Salle Haute (on y entre normalement par le cloître). C'est la chapelle saint Michel, à la curieuse architecture. Comme la tour-clocher-porche n'a pas été démolie, du moins jusqu'à cet étage, elle a conservé ses 12 ouvertures romanes, dont 3 donnent sur la nef. Douze, chiffre symbolique, comme les 12 portes de la Jérusalem Céleste décrite par St Jean dans l'Apocalypse.

On peut admirer la prouesse technique de la mise en place d'une couverture de pierres aussi lourde !

 

Un petit tour dans le 82 : Moissac

L'orgue que l'on voit de dos, côté soufflets, a été construit exactement selon un traité datant de 999. C'est donc ce genre d'instrument qui accompagnait les liturgies autour de l'an mil. Il est joué par l'Ensemble Organum, en résidence à Moissac, lors des ateliers de musique ancienne.

 

J'ai entouré dans des bulles rouges les "marques de tâcherons" visibles sur cette photo.

On en voit un grand nombre dans cette chapelle.

 

Redescendons maintenant dans la nef de l'église.

 

On y trouve un mobilier Renaissance : retable et clôture du chœur, mais surtout un remarquable ensemble de statues polychromes du 15ème siècle, notamment : 

-   une piéta en pierre de 1476 

-   la fuite en Egypte, en bois

-   un beau Christ en bois, au visage apaisé, de l'époque romane (12ème)

Il y a aussi un très beau sarcophage en marbre des Pyrénées, réalisé au 7ème siècle.

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Mais surtout (le plus beau pour la fin), un remarquable ensemble en bois de noyer polychrome de la fin du 15ème : la mise au tombeau de Jésus. Joseph d'Arimatie et Nicodème déposent le corps du Christ dans un tombeau, tandis que Marie, sa mère est soutenue par Jean. Marie-Madeleine et Marie Salomé portent les aromates de l'embaument. La femme de gauche est une pleureuse.

Ce groupe est pour les historiens un vrai défilé de la mode du 15ème siècle, car les vêtements et accessoires y sont représentés avec une grande exactitude. 

Un petit tour dans le 82 : Moissac

On a du mal à s'extraire de tant de beautés.

Et si j'ai été un peu longue, c'est que ces lieux sont vraiment extraordinaires !

 

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 00:00

Cette fois-ci, je ne suis pas partie toute seule, mais avec trois copains-cisteurs : Cachou Tls, Crocor et Mimifonfon, sur une balade que j'avais déjà faite il y a quelques années, et que je voulais refaire.

 

Le programme : monter le samedi après-midi jusqu'à une cabane-refuge (1670 m), et y passer la nuit.

Le lendemain matin, monter jusqu'au "Lac à l'île charmeuse" (2072 m, ciste n° 65@32308), y pique-niquer, trouver la ciste qui s'y cache, puis redescendre jusqu'à notre point de départ, à environ 1000 m.

 

Et pour cette fois-ci, ce n'est pas dans la Vallée de Campan, mais au-dessus de Luz-Saint-Sauveur. *

 

Après avoir laissé nos voitures à St Sauveur, Mimifonfon nous a amenés, par une petite route d'environ 5 km, au point de départ à pied : 

1ère étourderie de Mamietopset (moi) : j'ai oublié mes bâtons dans ma Tortue, au parking. Il a fallu redescendre les chercher !

balades en Pyrénées : la cabane-refuge ... et son Lac

En arrivant à la Cabane, Mimifonfon, qui était le premier, me crie : "Tu as la clé du cadenas ?"

 

En une seconde, je me sens glacée "Non ! ils n'ont pas mis un cadenas ! La dernière fois, elle était ouverte !"

Crocor nous voyait déjà dormir à la belle étoile ....

 

Mais Mimifonfon est un sacré blagueur ! Et la cabane est ouverte. Il y a même eu des travaux d'entretien ...

Oh, ce n'est pas un palace !  Mais elle s'est enrichie de 2 planches-bancs et d'une ardoise-table basse.

Le bas-flanc en bois contient 5 tapis de sol, à condition que les pieds des plus grands dépassent un peu. Pour moi c'est juste ma longueur.

La cheminée a été "améliorée". Va-t-elle moins fumer ?

Et pour l'eau courante, elle est dans le torrent qui coule à moins de 100 mètres !

Il y a même des restes de bougies et un rouleau de PQ ! 

Le luxe, quoi !

balades en Pyrénées : la cabane-refuge ... et son Lacbalades en Pyrénées : la cabane-refuge ... et son Lac

Je sens quand même de la surprise chez Crocor, le seul d'entre nous qui n'avait pas d'expérience de ce genre.

Le temps d'aller ramasser du bois dans la forêt et d'allumer le feu (après quelques enfumades, on constate que les travaux de la cheminée n'ont pas amélioré grand-chose : il faut toujours laisser la porte ouverte pour ne pas pleurer !) et la nuit arrive. On admire le coucher de soleil sur le lointain Pic du Midi ...

Et comme il ne faut pas se laisser abattre, bien qu'il ne soit pas encore 18 h 30, voilà que sort des sacs de quoi se faire un bon petit apéro. Entre autres : grattons de canard, foie gras, liqueur de châtaigne et Jurançon ...

balades en Pyrénées : la cabane-refuge ... et son Lac

Après ça, plus très faim pour le pique-nique que chacun s'était apporté.

Et c'est l'heure tant appréciée des échanges de souvenirs, cistiques ou montagnards, des châtaignes grillées pour lesquelles Cachou a failli se brûler pour les sortir du feu ...

 

Et puis nous tâcherons de dormir, avec la porte encore ouverte tant que le feu n'est pas éteint. Un peu à la dure pour notre novice qui n'avait pas jugé bon de prendre un tapis de sol, mais avait emporté son pyjama ...

 

Et voilà le lever du soleil, vers 7 heures :

balades en Pyrénées : la cabane-refuge ... et son Lac

Et c'est la montée au Lac.

Un peu plus rude, mais plus courte, que la montée d'hier.

Nous empruntons, à l'aller, un raccourci, réservé normalement à ceux qui font l'entretien des conduites forcées. C'est un chemin un peu aérien mais sympa, avec un câble sur la partie la plus délicate. Mais ça nous gagne 100 m de dénivelé, à monter et descendre ! Et c'est très chouette.

balades en Pyrénées : la cabane-refuge ... et son Lac

Arrivée au Lac ...

Emerveillement ...

balades en Pyrénées : la cabane-refuge ... et son Lac

Après le pique-nique, le tour du lac et la ciste, nous redescendons par le chemin normal, balisé. C'est un chemin qui prend son temps, qui monte et qui descend ...

balades en Pyrénées : la cabane-refuge ... et son Lac

Une petite sieste à la cabane où nous récupérons duvets et réchauds dont nous nous étions délestés.

 

Et il faut bien redescendre !

Et après en avoir eu "plein les mirettes", nous en avons "plein les pattes" !

Ce qui n'empêchera pas certains d'y retourner (c'est la 3ème fois pour moi). Car c'est toujours différent. La preuve ?

 

Ces photos, avec un ciel gris :

balades en Pyrénées : la cabane-refuge ... et son Lac

ou celles-ci, avec du soleil aussi, mais pas de vent :

 

balades en Pyrénées : la cabane-refuge ... et son Lac

Si vous pouvez, allez y faire un tour ...

 

*Pour les non-cisteurs qui veulent connaître le lieu exact, vous pouvez me contacter personnellement, je répondrai.

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 20:27

Quel temps magnifique !

Et me revoilà en vallée de Campan, partant à la découverte du Lac de Peyrelade.

D'abord, 14 km de route forestière ...  une demi-heure ! ... pour arriver sur le parking, à 1300 m environ.

Et puis la montée, par le chemin le plus long. Pour 2 raisons (mais surtout la première !) : il est moins raide, et il est en forêt sur la moitié du parcours.

Et puis c'est l'arrivée sur l'estive, où sont les restes d'une cabane de berger et de son enclos en pierres (énormes !)

Du fait qu'elle était seule et très isolée, on pourrait en déduire (voir article précédent) qu'elle date d'avant le 17ème siècle, où les habitats saisonniers se sont groupés en courtaous.

Vu son état, son occupant n'a plus mal aux dents !

 

Encore un peu de montée, et c'est l'arrivée au Cot Dera Coustérète, 1950 m, avec vue sur le Lac.

 

balades en Pyrénées : le Lac

Malgré le soleil éclatant de la matinée, on est bel et bien en automne !

Myrtilles, digitales et colchiques, la montagne commence à prendre une couleur rousse. Retardée parce qu'ici les forêts ne sont que de résineux et ne perdent pas leur belle couleur verte.

balades en Pyrénées : le Lac

Pendant que je mangeais mon pique-nique, au col, des nuages ont commencé à me cacher le soleil.

Brrr .... à cette altitude, dès que le soleil se cache, il ne fait pas chaud !

Alors, en avant pour la redescente, avec arrêt au Lac, d'abord, puis par le chemin direct.

Hé bé ! J'ai bien fait de ne pas monter par là !

C'est beau, mais sacrément raide !

balades en Pyrénées : le Lac

Et de retour à la voiture, Charly est bien content de retrouver son coussin ! ... et moi de me déchausser !

 

A la prochaine ... 

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 17:25

Une balade courte cette fois.

Une bonne heure pour atteindre le Courtàou de Pla, en passant par les granges du Mailhs.

De 903 m à 1250 m. Facile ! Mais que la pente est raide !!!

 

balades en Pyrénées : le courtàou

Pour ceux qui ne sont pas des Pyrénées, voici ce qu'est un courtàou, et comment ils sont nés :

Autrefois, chaque foyer possédait son troupeau de vaches, d'une dizaine de têtes en moyenne. De quoi fournir à la famille le lait quotidien, le beurre hebdomadaire, le fumier régulièrement et les veaux annuellement. Et la vie suivait le rythme du troupeau : l'hiver en vallée, et en mai-juin la transhumance s'effectuait pour laisser pousser le foin et permettre l'engrangement des fourrages pour l'hiver suivant.

Pendant les 4-5 mois d'été, un membre de la famille (généralement le père) s'occupait du troupeau sur les estives : traire les vaches matin et soir, recueillir la crème et le lait  et les descendre au village afin que les femmes puissent "baratter la boule de beurre" et la vendre au marché de Bagnères le samedi, ou au ramasseur.

 

balades en Pyrénées : le courtàou

Ces éleveurs vivaient dans des unités composées d'un enclos pour les vaches, comprenant un appentis pour abriter la traite et un local pour les veaux, et de la cabane du vacher. Il leur fallait amener de quoi vivre durant toute la période estivale. Tous les 2 jours quelqu'un montait du village pour récupérer la crème, qui sera transformée en beurre, et le lait écrémé. Appauvri de sa crème, il ne sera utilisé, dans la vallée de Campan, que pour faire des fromages locaux.

La vie était rude et les vachers ont peu à peu préféré regrouper les habitations plutôt que de vivre solitaires chacun sur un coin d'estive. Ce sont ces regroupements de cabanes qui sont appelés "courtàous"

balades en Pyrénées : le courtàou

Comment conserver le lait au plein cœur de l'été ?

Dans un frigo, bien sûr ! Mais un frigo naturel, construit en pierres, au dessus d'un ruisselet d'eau courante et glacée. Le vacher trayait les bêtes matin et soir, et recueillait le lait dans des récipients en cuivre à fond évasé, les badines ou banaous, qu'il plaçait dans ces niches de pierres : les leytés.

La forme de la badine favorisait l'action de l'eau froide dans laquelle elle baignait : conservation du lait et bonne remontée de la crème.

 

Et voici les magnifiques leytés du Courtàou de Pla (sur la photo précédente, ce sont ceux de Mailhs) :

balades en Pyrénées : le courtàou

Dans la vallée de Campan, la plus vieille date d'édification d'un courtàou est 1719.

La dernière cabane en activité a été délaissée dans les années 1960.

Mais l'activité agro-pastorale de la vallée est toujours intense : malgré les difficultés actuelles, Campan reste aujourd'hui composé de 690 familles ayant au total un cheptel de plus de 13 000 têtes. Ce fort attachement à une unique activité, comme le pastoralisme, a créé une forte identité de la vallée.

... et une dernière pour l'humour :

En chemin, j'ai rencontré une drôle de bête ...

balades en Pyrénées : le courtàou
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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 12:06

Profitant du beau temps, je suis allée me promener pas trop loin de chez moi : en Vallée de Campan.

Premier objectif, le Pic de la Peyre, 1821 m, départ à 1199 m.

 

C'est l'époque des myrtilles. Mais au printemps, ce doit être magnifique, avec tous ces rhododendrons. D'ailleurs ils s'y préparent activement, puisqu'ils sont déjà en boutons ! Ceux-ci vont dormir tout l'hiver sous la neige pour éclater lorsqu'elle aura fondu. A cette altitude, ce sera vers le mois de mai, et au mois de juin la montagne sera toute en fleurs !

 

balades en Pyrénées : le Pic

La montée est longue, et rude !

Mais quelle récompense, au sommet !

balades en Pyrénées : le Pic

Je n'ai pas pris le même chemin pour redescendre, et je suis arrivée à un petit col où se trouve un cairn fait de petites pierres grises, au milieu duquel trône une petite croix de calcaire blanc, sculptée d'un côté d'un Christ en croix, de l'autre d'un visage rond aux yeux globuleux.

Son nom : la Croix de Béliou.

C'est un lieu de légende, lié aux anciens cultes des dieux païens : Abellion, le dieu pyrénéen du soleil, dont pourrait venir le nom de Béliou.

Voici la légende attachée à ce lieu :

Jadis, lorsque les Pyrénées étaient de toutes jeunes montagnes, il ne neigeait jamais sur leurs versants. La vie y était paradisiaque.

Un très vieux pâtre, âgé de près de 1000 ans et aveugle, Millaris, occupait les flancs de la montagne d'Arizes, en Bigorre, en compagnie de sa famille. Et pour la première fois, une nuit d'hiver, la neige tomba.

La montagne était entièrement recouverte d'une étrange mousse blanche, froide, pleine d'eau. Et en plus, il en virevoltait des fragments dans les airs ! Tant qu'on ne distinguait même plus les sommets des alentours.

Devant ce prodige, la famille de Millaris se mit à prier les dieux, mais lui-même demeura debout, immobile :

- Ecoutez ! dit-il à ses fils. Deux épreuves vous attendent. Vous allez prendre un peu de cette mousse blanche, en faire une boule, et la lancer vers les sommets, le plus loin possible.

Ensuite vous choisirez deux vaches noires dans le troupeau, vous les lâcherez et nous les suivront. Là où elles s'arrêteront, notre famille s'établira et prospérera.

Ce qui fut fait. Mais dans cette neige tourbillonnante, où étaient les sommets ? La boule fut lancée un peu au hasard ...

Puis abandonnant tout, la famille de Millaris se mit en marche derrière les deux vaches noires, faciles à distinguer dans cette neige si blanche. Et ils s'installèrent là où les vaches s'arrêtèrent, étonnés d'être encore dans la neige. La ferme qu'ils construisirent devint plus tard un village : Bagnères de Bigorre.

Mais Millaris ne le vit jamais : il était mort en route, et on l'avait inhumé en ce col, où fut érigée la Croix de Béliou.

Cependant ... chaque année, à la même époque, la neige revenait. Les consignes du patriarche avaient pourtant été exactement suivies ... sauf qu'au lieu de jeter la boule de neige vers les sommets, son fils l'avait jetée vers le nord, vers les plus basses vallées ...

Voilà pourquoi, depuis ce jour, chaque hiver, la neige recouvre les Pyrénées jusqu'en plaine.

Mais que disent les spécialistes, les folkloristes ?

Il semble que la croix était à l'origine un ancien autel païen (il n'y a pas de calcaire blanc dans cette partie des Pyrénées. Elle vient d'ailleurs), dont le visage, extrêmement stylisé, renvoie à l'art gaulois ou gallo-romain.

Ce n'est que plus tard (mais quand ? mystère !) qu'il aurait été christianisé et retaillé en forme de croix, puis sculpté d'un Christ sur l'autre face.

Mais, par précaution, sait-on jamais ? ;-) sans détruire l'image de l'ancien dieu ...

balades en Pyrénées : le Pic

Et pour finir, ce joli lavoir, avec une magnifique "planche" de schiste d'un seul morceau.

On dirait que les pipelettes ont trop parlé, par ici !

 

balades en Pyrénées : le Pic
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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 21:05

Encore des édelweiss de gagnés, par Janette, Betty et Sigrid, pour le dernier photo-mystère :

c'était bien Le Palais Idéal du Facteur Cheval, à Hauterives, dans la Drôme.

 

C'est un palais de rêve, construit par un seul homme : le facteur Ferdinand Cheval, durant 33 années de sa vie (il est né en 1879).

A 43 ans, lors d'une de ses tournées d'une trentaine de km dans la campagne, il butte sur une pierre bizarre. Celle-ci éveille alors un rêve, et il commence à construire dans son potager son Palais Idéal, inspiré par la nature, les cartes postales et les premiers magazines illustrés qu'il distribue.

Véritable autodidacte, solitaire et incompris, il achève son palais de rêve en 1912.

 

Construit sans aucune règle d'architecture, son Palais Idéal a été reconnu comme une uvre d'Art Brut, qui a fait l'admiration des Surréalistes. Il a été classé en 1969 par les Monuments Historiques, au titre de l'Art Naïf.

 

En transit ...

Et maintenant, en route pour une troisième étape.

 

En transit, j'ai côtoyé 3 lacs.

 

A vous de deviner lesquels, grâce aux petites photos de coin, tirées d'internet, et évoquant chacune une ville différente ... que je n'ai pas visitée, mais en rapport avec ces lacs.

 

1er lac :

En transit ...

C'est le plus difficile à trouver. Parce que, même si cette ville a donné son nom au lac, ce n'est pas la plus connue sur ses bords. Et même son château.

 

2ème lac :

En transit ...

Cette vieille ville m'avait éblouie il y a ... 45 ans ! Et je n'ai pas osé y retourner, peut-être à tort, de peur d'être déçue ...

 

Avant le 3ème lac, je me suis arrêtée à un col pour aller voir un autre petit lac.

Le col est à 1613 mètres, le lac à 2108 m.

Dans une énigme cistique, on dirait que le col est une villa pour les colombes; et que le lac est un pléonasme, puisque son nom, dérivé d'un mot occitan, signifie "petit lac de montagne".

 

Charly et moi y avons fait de belles rencontres ...

En transit ...

3ème lac :

En transit ...

Alors là, c'est facile !

Et ceux qui me connaissent un peu, comprennent tout de suite que je me suis arrêtée dans une ville sur la rive nord de ce lac !

 

A bientôt !

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 11:16

Il s'agit, cette fois, d'une réunion de famille.

Mais ça ne m'a pas empêchée de vadrouiller, là aussi pour visiter d'anciennes cistes pour, éventuellement, les remettre en état. Avec le plaisir de revoir des sites qui m'avaient séduite il y a quelques années ... et 2 ou 3 autres.

 

Une seule photo-mystère :

2ème étape : avec le soleil !

Si, si, je vous assure, c'est en France, dans le département de ...

 

Et tant d'autres beaux sites et monuments ...

2ème étape : avec le soleil !

A bientôt ...

2ème étape : avec le soleil !
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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 17:01

Bon, il paraît que le site ne marche pas très bien, et que vous n'arrivez pas à joindre les commentaires.

Alors voici, en clair, les réponses trouvées :

 

Photo 1 : le château de Foix (Ariège)

Photo 2 : aqueduc et tour à Homps (Aude)

Photo 3 : arènes de Nîmes (Gard)

Photo 4 : Le Pont du Gard  (Gard)

Photo 5 : le théâtre antique d'Orange  (Vaucluse)

 

 

Mystères éclaircis

 

Photo 6 : celle-là, personne encore ne l'a trouvée. Langue au chat ?

Mystères éclaircis

Il s'agit de la Tour Randonne, à Nyons,  (Drôme) et je peux  vous montrer les quelques photos faites dans la Vieille Ville.

 

Son origine remonterait à 1280, alors que Nyons était la capitale de la Baronnie de Montauban. Dame Randonne de Montauban aurait fait construire un château pour servir de prison militaire, dont il ne reste que cette tour, aux murs de 2 mètres d'épaisseur, et 10 m de haut.

En 1854, le curé de Nyons, le Chanoine Francou, est atteint d'une maladie grave et mortelle. Il pria alors Marie et guérit.

En reconnaissance, il acquiert en 1862 les restes de cette tour médiévale, car il souhaite en faire "un piédestal sur lequel reposerait une grande et belle statue de la Sainte Vierge, laquelle dominera la ville et sera aperçue dans les campagnes", selon ses dires.

La Tour Randonne devint ainsi la Chapelle de Bon Secours. Et le piédestal, fait de 3 étages d'arcades néogothiques, comporte :

   -   au 1er étage, les Saints (Joseph, Jean, Bernard, Vincent)

   -   au 2ème, les Saintes (Anne, Elisabeth, Madeleine, Thérèse)

   -   au 3ème, les anges

   -   et au sommet, la statue de la Vierge, de 3,50 m de haut, qui veille, dit-on, sur la sérénité et la quiétude de la ville.

 

Une mention aussi pour le Pont Roman : inauguré en 1409, le pont relie les 2 rives de l'Eygues par une arche de 43 m, et domine la rivière de plus de 18 m. Il est classé second de France de qualité aussi pure.

 

Mystères éclaircis

Curiosité locale : un drôle d'escalier !

Il s'agit de partir du bon pied, sinon ... gare à la chute !

 

Mystères éclaircis

 A la suite d'une erreur de la Tortue (si, si, c'est sa faute !) je m'étais retrouvée, à 18 km de Nyons, dans le joli village de Sainte Jalle.

Vieille ville avec remparts, porte fortifiée, château, donjon et même une belle maison renaissance. Mais surtout, au bord de la petite route, la belle église Notre-Dame de Beauvert, construite en 852.

Mystères éclaircis

Je vous laisse chercher encore un peu le nom de ce sommet au pied duquel je me suis arrêtée.

Deux indices qui vont rendre votre recherche super facile : il est dans les Hautes-Alpes, massif de l'O.....

 

A bientôt

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  • : scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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