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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 17:42

Jeudi 17 septembre 2015

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Septième étape : de Navacelles au Ranquas.

Distance 16 km.

C'est encore une étape courte. Nous allons longer la Vis sur environ 10 km. D'abord en remontant à mi-pente ce qui donne un paysage à la fois vertigineux et splendide.

De gorge en plateau

Tantôt au-dessus, tantôt au-dessous, nous suivons un ouvrage d'art dont la construction s'est terminée en 1908 : le canal de dérivation EDF qui alimente l'usine hydroélectrique de Madières.

L'usine, fierté des habitants, ne s'est pas faite en un jour. Près de 2 000 ouvriers se sont échinés à creuser ce canal de 10 km à flanc de colline, qui alimente le bassin de mise en charge de 11 000 m3. Il avait été vidé et était en cours d'entretien quand nous sommes passés. Les ingénieurs, eux, étaient logés dans ce mas rose maintenant en ruine : le Mas du Pont. Pour les ouvriers, je ne sais pas.

De gorge en plateau

La remontée sur le plateau nous semble un peu longue : il est vrai qu'il y a 250 m de dénivelé d'un seul jet, mais surtout, il fait chaud !

Et voilà St Maurice de Navacelles. Ensuite on retrouve un sentier ouvert sur un très beau paysage, jusqu'au gîte du Ranquas. De beaux bâtiments de ferme, avec le cornouiller au milieu de la cour.

Je l'ignorais, mais ses fruits (les cornouilles) se mangent : un peu acidulés (comme les groseilles), ils sont très agréables quand on a soif. A condition de choisir ceux qui sont rouge très foncé. Plus ils virent au noir, plus ils sont sucrés et rappellent alors la cerise. Notre hôtesse en fait d'ailleurs une bonne confiture, comparable à celle de groseille.

De gorge en plateau
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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 08:08

Mercredi 16 septembre 2015

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Sixième étape : de Montdardier à Navacelles, au cœur du Cirque.

Une journée cool (14 km) pour se reposer dans ce site grandiose, qui fait partie du Réseau des "Grands Sites de France". Label inscrit dans la loi et attribué par l'Etat.

Pour nous y rendre, il faut traverser le Causse de Blandas, où l'on croise de nombreux menhirs, disposés en grands cercles.

Les premières traces de civilisation datent là aussi du néolithique final (-3 000 ans), où les populations vont se sédentariser. Ils vont dresser des menhirs dans un dessein qui échappe encore à nos archéologues. Il existe aussi des dolmens dont l'édification est associée à des rites funéraires. Ces populations pratiquent également la spéléologie afin de rechercher des matières comme l'argile et les concrétions pour la manufacture des poteries. Ils exploitent aussi les "grottes citernes", gérant ainsi l'eau qui faisait cruellement défaut en surface, ainsi que l'attestent les stèles gravées, récemment découvertes à l'entrée de l'une de ces grottes.

Quel Cirque !

Puis c'est l'arrivée au Belvédère Chênes, surplombant l'extraordinaire Cirque de Navacelles.

Quel Cirque !

Le plus impressionnant, c'est d'y descendre à pied. Par la route, durant 3 lacets, puis par un sentier assez abrupt, qui est en fait l'ancienne voie d'accès.

Quel Cirque !

Aujourd'hui, le temps est brumeux. Mais en juin 2013, il faisait un beau soleil :

Mais comment s'est formée cette curiosité naturelle ?

Au fond des gorges, la Vis, qui mérite bien son nom, dessine de nombreuses courbes ou méandres. L'eau s'y écoule avec une vitesse inégale et creuse plus vite dans les parties concaves. Les méandres deviennent ainsi de plus en plus serrés : la rivière peut recouper la base de la boucle ("pédoncule") et abandonner son ancien tracé. La différence de niveau se traduit par une cascade.

Dans le Cirque de Navacelles, la Vis coulait à l'emplacement des terres cultivées qui entourent la bosse calcaire contre laquelle s'adosse le village. Exhaussée par l'accumulation des dépôts calcaires, la Vis a débordé le pédoncule de son méandre il y a seulement quelques milliers d'années.

Quel Cirque !

Nous avons pris le temps de visiter le village, puisque nous logions à l'Oustal del Passagiere, où Véronique nous a réservé un accueil exceptionnel.

Quel Cirque !
Quel Cirque !

Et nous y avons découvert qu'il suffisait d'une simple pierre accrochée à une ficelle pour faire des prévisions météo infaillibles. Voyez plutôt :

Quel Cirque !
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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 15:38

Mardi 15 septembre 2015

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Cinquième étape : de l'Espérou au Vigan.

L'objectif était Montdardier, mais remonter 500 m après cette super descente, impossible !

- Taxi, SVP. Vous pouvez nous monter à Montdardier, à 10 km ?

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Ce matin, déjà, malchance : notre logeur qui devait servir le p'tit dèj' à 7 h 30 n'arrive pas. Il a fallu le réveiller avec le téléphone à 8 heures ! Du coup, une heure de retard au départ.

Par les autres personnes du gîte, nous apprenons que la descente sur Le Vigan, 900 m, est redoutée de tous les randonneurs. Pas tant le dénivelé, mais le terrain : des pierres, de l'eau, une pente très raide ... La plupart du temps, le chemin est tellement raviné que l'on se croirait dans un torrent.

Une descente cassante

La pluie, qui a menacé une bonne partie de la journée, nous rattrape à Aulas, village qui précède Le Vigan.

Une descente cassante

Vous connaissez Le Vigan ?

Si vous vous souvenez, j'y ai fait un arrêt forcé en Juin 2013. Il faisait plus beau qu'aujourd'hui ! Alors profitez des photos d'alors en cliquant sur ce lien :

http://scandinadream.over-blog.com/2015/06/de-pont-en-pont.html

La conjoncture de : - l'heure tardive

- la sciatique de l'un

- la fatigue de l'autre

- la pluie

- la montée qui nous attendait

nous a amenés à rallier Montdardier en taxi.

Voilà le château du village :

Une descente cassante
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 08:04

Lundi 14 septembre 2015

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Quatrième étape : des gorges de la Jonte à l'Espérou, sur le flanc du Mont Aigoual.

Pour la distance, nous avons triché : nous avons traversé le Causse Méjean désertique en voiture avec le propriétaire du gîte de Nivolier, qui nous a déposés à 6 km de Meyrueis, dans les Gorges de la Jonte. Nous sommes encore en Lozère, mais nous finirons la journée dans le Gard.

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La Jonte est "fille" du Mont Aigoual où elle prend sa source, à 1490 m. Longues de 22 km, nous ne parcourrons donc qu'un petit bout de ses gorges, à mi-hauteur, ce qui donne ceci :

Jonte, Bonheur et Espérance

Nous arrivons à Meyrueis, petite cité du début de l'ère chrétienne, dont le marché existe depuis 1033. L'ancien château, démoli en 1632 fut remplacé par le chapelle Notre-Dame du Rocher. Deux portes et la Tour de l'Horloge sont tout ce qui reste des fortifications.

Jonte, Bonheur et Espérance

La pluie nous surprend à Meyrueis. Comme l'étape était particulièrement longue, nous décidons de l'écourter carrément de 20 km. Pour un prix plus que modique, le taxi de Meyrueis, bien plus sympa que son collègue de Ste Enimie, nous dépose à l'entrée de la Vallée du Bonheur.

Le Bonheur ? Ça n'est pas cet état de satisfaction que nous recherchons tous, mais une petite rivière qui prend sa source au Col de la Serreyrède (où nous allons), s'écoule dans une large et belle vallée protégée, dans le Parc National des Cévennes, et aboutit à un gentil petit lac. En continuant, il disparaît dans un vaste tunnel à l'entrée monumentale (c'est la Perte du Bonheur) pour ressortir 700 m plus loin, à l'Abîme de Bramabiau (Nous nous promettons de revenir voir ces 2 curiosités !).

Nous remontons donc la Vallée du Bonheur jusqu'au Col de la Serreyrède, 1299 m, et ligne de partage des eaux, sur la pente de l'Aigoual.

Jonte, Bonheur et Espérance

Du Col, nous apercevons l'Aigoual (1565 m), dernière station de météo de montagne habitée, en France. De là-haut, la vue embrasse 13 départements, et par temps clair on distingue le Mont Blanc, la Méditerranée et les Pyrénées.

Le temps aujourd'hui n'est pas clair et il fait froid. La pluie va et vient. Mais si vous voulez le voir, tel que je l'ai vu au printemps 2013, cliquez ici :

Pour aujourd'hui, il ne nous reste qu'à descendre à l'Espérou, ce qui, avec toutes ces coupures, nous a fait une étape de récupération de seulement 15 km

Jonte, Bonheur et Espérance
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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 13:15

Dimanche 13 septembre 2015

Troisième étape : le Gazy à Nivolier (sur le Causse Méjean) en passant par Sainte-Enimie.

Distance prévue : 28 km, mais nous n'en avons fait que 21 à pied.

Aujourd'hui, nous finissons la traversée du Causse de Sauveterre.

Je vous propose un petit cours de géologie, sur la formation des Causses.

Il y a environ 200 millions d'années, des sédiments sont lentement déposés sur le socle géologique par une mer peu profonde. Ils se transforment peu à peu et subissent un soulèvement à partir de -30 millions d'années, qui les porte progressivement vers leur altitude actuelle. Le creusement des gorges débute alors, tandis que sur les plateaux, l'érosion entraîne les sols dans les combes et les dolines. Les climats froids de l'ère quaternaire poursuivent le travail de fragmentation et de sculpture des dolomies et du calcaire.

Vers -10 000 ans, la région se couvre d'une vaste forêt de pins et de genévriers, trouée d'espaces de steppes, tandis que les chênes colonisent les vallées. Des groupes de chasseurs s'installent.

L'arrivée de populations d'éleveurs (-5 000 ans) provoque le recul du couvert forestier. Les paysages actuels de pelouses sont nés de ces millénaires de pastoralisme. Des dolmens et menhirs témoignent de leur occupation depuis le néolithique final (-3 000 ans).

Bergers et ovins peuplent toujours ce pays aux allures de désert (surtout le Causse Méjean), où les hivers rigoureux succèdent aux étés torrides, s'adaptant aux sols calcaires perméables et arides.

Le Causse de Sauveterre

Parcourant le Causse, nous admirons autant le travail des hommes que celui de la nature.

La pierre est omniprésente. L'épierrement des champs et la construction de murets accompagnaient le travail de la terre.

Le Causse de Sauveterre

Le paysan était aussi bâtisseur. Jusqu'au début du 20ème siècle, le recours aux professionnels du bâtiment était rare.

Comme nous l'a confirmé un habitant du joli village de Champerboux, toutes les maisons anciennes étaient bâties comme des chapelles romanes : l'arc et la voûte en sont les éléments les plus spectaculaires.

Au rez-de-chaussée, une bergerie voûtée en plein cintre. Au-dessus, une voûte en ogive couvre l'habitation et supporte la toiture. Celle-ci est couverte de lauzes, et repose sur des murs d'environ 1 m.

Le Causse de Sauveterre

Et c'est l'arrivée dans la Vallée du Tarn, à Sainte-Enimie.

La vie de Ste-Enimie est relatée dans un long poème du 13ème siècle. Bien qu'il n'y ait aucune preuve historique, la tradition locale séculaire admet son authenticité, et le pèlerinage à la sainte assura la prospérité du village.

Le Causse de Sauveterre

Mais la fatigue est là. La remontée de 500 m sur le Causse Méjean me paraît insurmontable (c'est là que nous avons réservé un gîte), et nous prenons pour arriver à Nivolier le seul taxi de Ste-Enimie, pas trop heureux de travailler un dimanche (malgré le supplément de prix !) pour nous éviter les 7 km les plus durs.

Mais 7 km à pied par les falaises en font 20 par la route ... et il nous en reste 3 à faire dans ce paysage :

Le Causse de Sauveterre
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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 17:38

Samedi 12 septembre 2015

Deuxième étape : du Col de Trébatut au Gazy, en passant par La Canourgue

Distance 28 km. Dénivelé positif cumulé : environ 700 m. Négatif : environ 500 m.

Aujourd'hui, c'est la descente dans la Vallée du Lot, en passant par St Germain du Teil. Nous rejoignons le Lot à Banassac. Nous sommes en Lozère.

La Vallée du Lot

Ici, les rois mérovingiens frappaient monnaie. A quelque distance se créa une communauté de chanoines, qui avait pour nom : "Canonica", ce qui a donné : La Canourgue.

En 1060 fut édifiée l'actuelle église St Martin :

La Vallée du Lot

La Vallée du Lot est creusée ici dans des grès rouges qui sont exploités pour la construction. Faciles à travailler, ils durcissent en vieillissant, fournissant des chaînages d'angle et des encadrements d'ouvertures solides et décoratifs. Ce qui donne une touche caractéristique aux bâtiments de ce secteur.

La Vallée du Lot

Autrefois, les eaux de l'Urugne empruntaient l'actuel tour de ville, et ne manquaient pas d'inonder la cité à chaque crue. Il fallu percer un tunnel pour détourner son cours principal, aménager des digues et des canaux pour utiliser l'eau et sa force motrice. Meuniers, tisserands et tanneurs se succédèrent au cours des siècles, aménageant les ramifications du canal, bâtissant ainsi peu à peu la petite "Venise Lozérienne".

La Vallée du Lot

Après la visite de La Canourgue, il faut remonter sur le plateau, de l'autre côté du Lot.

Là, l'orage était au rendez-vous. Et nous avons marché pendant 2 heures sous une pluie violente. Nous étions bien protégés, mais pas question de sortir l'appareil photo. D'ailleurs les horizons étaient bouchés.

Ce n'est que le soir que j'ai pu photographier la maison d'hôtes où nous étions, ancienne maison de ferme (le paysage ensoleillé vient d'internet !). Car ici, on ne "cultive" que le mouton. L'actuel exploitant a 400 brebis, et ne cultive que ce qui leur est nécessaire pour l'hiver : sainfoin, luzerne etc ...

La Vallée du Lot
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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 16:17

Vendredi 11 septembre 2015

1ère étape : de St Chély d'Aubrac au Col de Trébatut (traversée du sud du Plateau de l'Aubrac)

Distance : 30 km. Dénivelé positif cumulé, calculé par le GPS : 800 m. Négatif : 574 m. Grosse étape ! Nous passerons de l'Aveyron à la Lozère.

Au départ, le Chemin de St Guilhem suit une antique voie de transhumance, connue sous le nom de "grande draille d'Aubrac". Elle reliait l'arrière pays montpelliérain au plateau volcanique de l'Aubrac. Dès le haut-moyen âge, les voyageurs l'empruntent. Elle est autant une voie de commerce donnant accès aux grandes foires, qu'un chemin de pèlerinage vers St Guilhem.

Les vastes plateaux d'estive de l'Aubrac, à l'altitude moyenne de 1200 m, conservent les traces de l'érosion marquant les périodes glaciaires. Ce sont des paysages ouverts, ondulés à perte de vue, émaillés par les burons ancestraux dont l'activité était liée à la race de vaches Aubrac.

Je dis "était" car depuis les lois de Bruxelles, tous les burons ont dû cesser leur activité : traite et production de fromage. L'hygiène, les normes, sont devenus les maîtres-mots. Les vaches que l'on rencontre encore sur le plateau sont pour la production de viande, et non de lait, et le Laguiole, fromage classé AOC, est maintenant produit en usine. C'est son premier stade, la tomme, alors simple caillé égoutté, qui sert à faire le célèbre aligot (mélange délicieux et filant de purée de pommes de terre et de fromage, qui se déguste traditionnellement avec une grosse saucisse).

Le Plateau d'Aubrac

Au fil du chemin, nous suivons la trace des GR, rouge-blanc, mais aussi l'écusson rouge sur fond jaune de St Guilhem. Heureusement, nous avons aussi la carte et le topo-guide, car parfois, des GR se croisent ou des marques manquent ...

En montant sur le plateau, nous passons par les Enfrux, un village à 1100 m, aux solides maisons en pierres. Puis en arrivant sur le plateau, nous sommes surpris par ces frustes portions de murs, énormes, construits au milieu des pâturages. Peut-être est-ce pour que les bêtes se protègent du vent ? Ici, quand il souffle, il est terrible.

Un peu plus loin, une tourbière apporte un peu de variété à la monotonie du paysage.

Le Plateau d'Aubrac

Mais croyez-vous que le plateau soit désert ? Examinez bien cette photo. Vous y découvrirez un gîte d'étape, que l'on n'atteint qu'à pied ...

Le Plateau d'Aubrac

Après cette longue traversée, nous débouchons au-dessus de la Vallée du Lot, au col de Trébatut, où nous passons la nuit à l'Auberge du Radal. L'aligot y est délicieux, et le repos bienvenu !

Le Plateau d'Aubrac
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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 17:29

Jeudi 10 Septembre 2015

Coucou !

Votre chroniqueuse (préférée ?) a repris son voyage.

Mais cette fois-ci, elle a laissé sa Tortue au garage (elle va bien, merci) et Charly à son Club de Vacances préféré. Et elle s'est transformée en escargot. La voici prête au départ :

Deux escargots s'en vont ...

Et en plus, elle n'est pas seule pour faire ce voyage. Il y aura donc 2 escargots qui vont cheminer pendant 8 jours sur le "Chemin de Saint Guilhem". Et voici Alain, en pleine action, qui est en fait la "tête" de l'expédition :

Deux escargots s'en vont ...

Le Chemin de St Guilhem descend des hauts plateaux granitiques de l'Aubrac et ses vertes prairies d'altitude, traverse ensuite les mythiques Gorges du Tarn puis le Causse calcaire de Méjean. Ensuite le chemin traverse le Parc National des Cévennes et le Massif du Mont Aigoual pour arriver à St Guilhem-le-Désert après avoir franchi le fameux Cirque de Navacelles.

Quel programme !

Voici quelques photos d'internet pour vous donner envie :

Deux escargots s'en vont ...

Nous voici donc arrivés, par trains + taxi, dans le beau village de Saint-Chély-d'Aubrac (qui est également une étape sur le Chemin de Saint Jacques, la Via Podiensis qui part du Puy-en-Velay). Nous allons y flâner cet après-midi, avant le grand départ, demain matin.

En contrefort du Plateau de l'Aubrac, le village est blotti (à 800 m) dans l'une des plus belles vallées des Boraldes (ce sont des ruisseaux qui prennent leur source sur le plateau et s'abandonnent dans le Lot).

Maisons anciennes, fontaines, lavoirs ; tour et église du 15ème ; vieux "Pont des Pèlerins", (fin 14ème) classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO avec sa croix représentant un pèlerin avec sa grande cape (pèlerine), son bourdon (bâton), et son grand chapelet. Il franchi la Boralde de Saint Chély. Nous, nous le passerons demain matin ...

Deux escargots s'en vont ...

Dans la religion catholique, le pont est un symbole représentant le passage de la terre au ciel ... d'où la présence fréquente de croix sur ces édifices.

Deux escargots s'en vont ...

En faisant une petite promenade autour du village, nous avons trouvé un drôle d'objet, dans l'herbe.

Un œuf d'Autruche ?

Un ballon de baudruche ?

Un champignon ?

Deux escargots s'en vont ...

Et voilà une petite carte, pour ceux qui veulent situer :

Deux escargots s'en vont ...
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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 13:06

Chez Albert ?

Non : dans les Albères ! Vous savez, ce petit massif montagneux, tout à l'est des Pyrénées, à cheval sur la frontière espagnole et bordant la Méditerranée.

Eh bien Charly et moi, accompagnés de Tristan, avons été y faire quelques promenades, dont je vous rapporte quelques photos.

Habituellement, il y fait chaud et sec. Mais le jour où nous avons été à Prats-de-Mollo, c'était la pluie, et les sommets étaient empaquetés dans les nuages.

Prats-de-Mollo, c'est la commune la plus au sud du méridien de Paris.

Au 17ème siècle, la ville haute était séparée de la ville basse par un pont fortifié, le Pont de l'Almoina (1). Et c'est en 1674 que Louis XIV décida, pour contrôler le Vallespir après le traité des Pyrénées qui donna l'ensemble du Roussillon à la France, de faire construire un fort. La construction du Fort Lagarde (2), faite en partie par Vauban, commença donc en 1677.

Un chemin couvert (3 et 4) partant de l'église permettait aux soldats en poste dans la ville en contre-bas de rallier rapidement le fort en toute sécurité en cas d'attaque ennemie.

En promenade chez Albert

Vous vous souvenez du monastère de Sant Pere de Rodes (1)? Nous l'avions visité en allant à Barcelone.

(Cliquer sur l'URL et descendre jusqu'au 27 Avril 2013, J2 - Cap de Creus)

Cette fois-ci, nous n'avons pas visité le monastère, à la limite sud des Albères, côté espagnol, mais nous sommes montés jusqu'aux ruines du Castell Sant Salvador de Verdera (2).

En saluant au passage les vestiges de l'ancienne localité de Santa Creu de Rodes, dominés par l'église de Santa Helena (3) (10ème siècle). La décadence et l'abandon progressif du village commença au 15ème, mais l'église, devenue ermitage, continua le culte jusqu'au 19ème siècle.

En promenade chez Albert

Et voici une promenade en bord de mer ... mais ici la côte est rocheuse et accidentée. Pas de tout repos pour les petites jambes de Tristan ! Il s'agit du chemin côtier qui va de Port-Vendres à Paulilles, en passant par le phare du Cap Béart. Une boucle qu'il faut être de la région pour faire sans se tromper. Heureusement, nous avions un bon guide !

En promenade chez Albert

Après une journée de repos, nous sommes repartis sur la piste des fontaines de Saint Laurent-de-Cerdans, le pays des espadrilles catalanes. Un circuit ombragé, cette fois, dans la forêt. Mais nous n'en avons fait que la moitié. Il aurait fallu emporter le pique-nique pour le faire en entier.

En promenade chez Albert

Une petite documentation sur les spécialités du pays catalan ? Regardez ce petit film ...

A bientôt sur d'autres sentiers ...

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 11:41

Au Vigan, de nombreux ponts d'époques différentes enjambent l'Arre.

Deux sont classés : le Pont de la Croix, du 18ème, qui, comme le Pont du Gard construit par les Romains, est un pont-aqueduc en haut, et permet la circulation en bas. D'ailleurs, il lui ressemble un peu ... en plus petit !

Et le Vieux Pont, emblème de la ville. Il est roman, des 12ème et 13ème siècles. C'est de là que je suis partie ce matin pour une boucle d'environ 5 km, reliant Le Vigan et le village voisin d'Avèze, en attendant la livraison du fameux bijou.

De pont en pont ...

J'avais trouvé ce "circuit de l'Arre" à l'Office du Tourisme, hier. Mais il est si mal rédigé que des gens charitables l'ont complété, sur place, par 3 ou 4 gentils panneaux, sans lesquels je me serais immanquablement perdue en remontant la rive droite par la forêt :

De pont en pont ...

Et j'ai fini par trouver cet étrange pont naturel, le "Pont de Mousse".

En effet, il a été formé pendant des siècles par cette mousse, le cratoneurum commutatum (non, ce n'est pas un gros-mot !), qui, en assimilant le dioxyde de carbonne de l'eau le précipite chimiquement, formant ainsi une croûte, un dépôt de roche poreux et extrêmement léger, qui peut grandir et devenir énorme, la plante grandissant à nouveau sur la croûte de l'année précédente.

A Avèze, encore un vieux pont de 1715, et retour en longeant sans problème l'agréable rive gauche, par le GR 7, d'où j'ai vu plein de gros poissons (je ne suis pas "pêcheuse", mais j'ai quand même reconnu que ce n'étaient ni des baleines ni des requins) d'au moins 40 cm de long. Mais contrairement aux canards, ils n'ont pas voulu poser pour la photo ...

De pont en pont ...

Et de retour au Vigan, rendez-vous chez le bijoutier-garagiste.

Maintenant, direction Lausanne, sans arrêt notoire.

Pour vous laisser sur une note d'eau, voici la célèbre fontaine "des Griffouls" du Vigan, sur la Promenade du Quai. (l'Arre serait-elle navigable ? Non. Il s'agit du quai pour les diligences ... )

De pont en pont ...
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  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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