Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 16:17

Vendredi 11 septembre 2015

1ère étape : de St Chély d'Aubrac au Col de Trébatut (traversée du sud du Plateau de l'Aubrac)

Distance : 30 km. Dénivelé positif cumulé, calculé par le GPS : 800 m. Négatif : 574 m. Grosse étape ! Nous passerons de l'Aveyron à la Lozère.

Au départ, le Chemin de St Guilhem suit une antique voie de transhumance, connue sous le nom de "grande draille d'Aubrac". Elle reliait l'arrière pays montpelliérain au plateau volcanique de l'Aubrac. Dès le haut-moyen âge, les voyageurs l'empruntent. Elle est autant une voie de commerce donnant accès aux grandes foires, qu'un chemin de pèlerinage vers St Guilhem.

Les vastes plateaux d'estive de l'Aubrac, à l'altitude moyenne de 1200 m, conservent les traces de l'érosion marquant les périodes glaciaires. Ce sont des paysages ouverts, ondulés à perte de vue, émaillés par les burons ancestraux dont l'activité était liée à la race de vaches Aubrac.

Je dis "était" car depuis les lois de Bruxelles, tous les burons ont dû cesser leur activité : traite et production de fromage. L'hygiène, les normes, sont devenus les maîtres-mots. Les vaches que l'on rencontre encore sur le plateau sont pour la production de viande, et non de lait, et le Laguiole, fromage classé AOC, est maintenant produit en usine. C'est son premier stade, la tomme, alors simple caillé égoutté, qui sert à faire le célèbre aligot (mélange délicieux et filant de purée de pommes de terre et de fromage, qui se déguste traditionnellement avec une grosse saucisse).

Le Plateau d'Aubrac

Au fil du chemin, nous suivons la trace des GR, rouge-blanc, mais aussi l'écusson rouge sur fond jaune de St Guilhem. Heureusement, nous avons aussi la carte et le topo-guide, car parfois, des GR se croisent ou des marques manquent ...

En montant sur le plateau, nous passons par les Enfrux, un village à 1100 m, aux solides maisons en pierres. Puis en arrivant sur le plateau, nous sommes surpris par ces frustes portions de murs, énormes, construits au milieu des pâturages. Peut-être est-ce pour que les bêtes se protègent du vent ? Ici, quand il souffle, il est terrible.

Un peu plus loin, une tourbière apporte un peu de variété à la monotonie du paysage.

Le Plateau d'Aubrac

Mais croyez-vous que le plateau soit désert ? Examinez bien cette photo. Vous y découvrirez un gîte d'étape, que l'on n'atteint qu'à pied ...

Le Plateau d'Aubrac

Après cette longue traversée, nous débouchons au-dessus de la Vallée du Lot, au col de Trébatut, où nous passons la nuit à l'Auberge du Radal. L'aligot y est délicieux, et le repos bienvenu !

Le Plateau d'Aubrac
Repost 0
Published by scandinadream - dans En France
commenter cet article
19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 17:29

Jeudi 10 Septembre 2015

Coucou !

Votre chroniqueuse (préférée ?) a repris son voyage.

Mais cette fois-ci, elle a laissé sa Tortue au garage (elle va bien, merci) et Charly à son Club de Vacances préféré. Et elle s'est transformée en escargot. La voici prête au départ :

Deux escargots s'en vont ...

Et en plus, elle n'est pas seule pour faire ce voyage. Il y aura donc 2 escargots qui vont cheminer pendant 8 jours sur le "Chemin de Saint Guilhem". Et voici Alain, en pleine action, qui est en fait la "tête" de l'expédition :

Deux escargots s'en vont ...

Le Chemin de St Guilhem descend des hauts plateaux granitiques de l'Aubrac et ses vertes prairies d'altitude, traverse ensuite les mythiques Gorges du Tarn puis le Causse calcaire de Méjean. Ensuite le chemin traverse le Parc National des Cévennes et le Massif du Mont Aigoual pour arriver à St Guilhem-le-Désert après avoir franchi le fameux Cirque de Navacelles.

Quel programme !

Voici quelques photos d'internet pour vous donner envie :

Deux escargots s'en vont ...

Nous voici donc arrivés, par trains + taxi, dans le beau village de Saint-Chély-d'Aubrac (qui est également une étape sur le Chemin de Saint Jacques, la Via Podiensis qui part du Puy-en-Velay). Nous allons y flâner cet après-midi, avant le grand départ, demain matin.

En contrefort du Plateau de l'Aubrac, le village est blotti (à 800 m) dans l'une des plus belles vallées des Boraldes (ce sont des ruisseaux qui prennent leur source sur le plateau et s'abandonnent dans le Lot).

Maisons anciennes, fontaines, lavoirs ; tour et église du 15ème ; vieux "Pont des Pèlerins", (fin 14ème) classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO avec sa croix représentant un pèlerin avec sa grande cape (pèlerine), son bourdon (bâton), et son grand chapelet. Il franchi la Boralde de Saint Chély. Nous, nous le passerons demain matin ...

Deux escargots s'en vont ...

Dans la religion catholique, le pont est un symbole représentant le passage de la terre au ciel ... d'où la présence fréquente de croix sur ces édifices.

Deux escargots s'en vont ...

En faisant une petite promenade autour du village, nous avons trouvé un drôle d'objet, dans l'herbe.

Un œuf d'Autruche ?

Un ballon de baudruche ?

Un champignon ?

Deux escargots s'en vont ...
Repost 0
Published by scandinadream - dans En France
commenter cet article
29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 13:06

Chez Albert ?

Non : dans les Albères ! Vous savez, ce petit massif montagneux, tout à l'est des Pyrénées, à cheval sur la frontière espagnole et bordant la Méditerranée.

Eh bien Charly et moi, accompagnés de Tristan, avons été y faire quelques promenades, dont je vous rapporte quelques photos.

Habituellement, il y fait chaud et sec. Mais le jour où nous avons été à Prats-de-Mollo, c'était la pluie, et les sommets étaient empaquetés dans les nuages.

Prats-de-Mollo, c'est la commune la plus au sud du méridien de Paris.

Au 17ème siècle, la ville haute était séparée de la ville basse par un pont fortifié, le Pont de l'Almoina (1). Et c'est en 1674 que Louis XIV décida, pour contrôler le Vallespir après le traité des Pyrénées qui donna l'ensemble du Roussillon à la France, de faire construire un fort. La construction du Fort Lagarde (2), faite en partie par Vauban, commença donc en 1677.

Un chemin couvert (3 et 4) partant de l'église permettait aux soldats en poste dans la ville en contre-bas de rallier rapidement le fort en toute sécurité en cas d'attaque ennemie.

En promenade chez Albert

Vous vous souvenez du monastère de Sant Pere de Rodes (1)? Nous l'avions visité en allant à Barcelone.

(Cliquer sur l'URL et descendre jusqu'au 27 Avril 2013, J2 - Cap de Creus)

Cette fois-ci, nous n'avons pas visité le monastère, à la limite sud des Albères, mais nous sommes montés jusqu'aux ruines du Castell Sant Salvador de Verdera (2).

En saluant au passage les vestiges de l'ancienne localité de Santa Creu de Rodes, dominés par l'église de Santa Helena (3) (10ème siècle). La décadence et l'abandon progressif du village commença au 15ème, mais l'église, devenue ermitage, continua le culte jusqu'au 19 ème siècle.

En promenade chez Albert

Cette fois, la promenade était en bord de mer ... mais ici la côte est rocheuse et accidentée. Pas de tout repos pour les petites jambes de Tristan ! Il s'agit du chemin côtier qui va de Port-Vendres à Paulilles, en passant par le phare du Cap Béart. Une boucle qu'il faut être de la région pour faire sans se tromper. Heureusement, nous avions un bon guide !

En promenade chez Albert

Après une journée de repos, nous sommes repartis sur la piste des fontaines de Saint Laurent-de-Cerdans, le pays des espadrilles catalanes. Un circuit ombragé, cette fois, dans la forêt. Mais nous n'en avons fait que la moitié. Il aurait fallu emporter le pique-nique pour le faire en entier.

En promenade chez Albert

Une petite documentation sur les spécialités du pays catalan ? Regardez ce petit film ...

A bientôt sur d'autres sentiers ...

Repost 0
Published by scandinadream - dans En France
commenter cet article
9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 11:41

Au Vigan, de nombreux ponts d'époques différentes enjambent l'Arre.

Deux sont classés : le Pont de la Croix, du 18ème, qui, comme le Pont du Gard construit par les Romains, est un pont-aqueduc en haut, et permet la circulation en bas. D'ailleurs, il lui ressemble un peu ... en plus petit !

Et le Vieux Pont, emblème de la ville. Il est roman, des 12ème et 13ème siècles. C'est de là que je suis partie ce matin pour une boucle d'environ 5 km, reliant Le Vigan et le village voisin d'Avèze, en attendant la livraison du fameux bijou.

 

 

J'avais trouvé ce "circuit de l'Arre" à l'Office du Tourisme, hier. Mais il est si mal rédigé que des gens charitables l'ont complété, sur place, par 3 ou 4 gentils panneaux, sans lesquels je me serais immanquablement perdue en remontant la rive droite par la forêt :

 

Et j'ai fini par trouver cet étrange pont naturel, le "Pont de Mousse".

En effet, il a été formé pendant des siècles par cette mousse, le cratoneurum commutatum (non, ce n'est pas un gros-mot !), qui, en assimilant le dioxyde de carbonne de l'eau le précipite chimiquement, formant ainsi une croûte, un dépôt de roche poreux et extrêmement léger, qui peut grandir et devenir énorme, la plante grandissant à nouveau sur la croûte de l'année précédente.

A Avèze, encore un vieux pont de 1715, et retour en longeant sans problème l'agréable rive gauche, par le GR 7, d'où j'ai vu plein de gros poissons (je ne suis pas "pêcheuse", mais j'ai quand même reconnu que ce n'étaient ni des baleines ni des requins) d'au moins 40 cm de long.

 

 

Et de retour au Vigan, rendez-vous chez le bijoutier-garagiste.

Maintenant, direction Lausanne, sans arrêt notoire.

Pour vous laisser sur une note d'eau, voici la célèbre fontaine "des Griffouls" du Vigan, sur la Promenade du Quai. (l'Arre serait-elle navigable ? Non. Il s'agit du quai pour les diligences ... )

 

Repost 0
Published by scandinadream - dans En France
commenter cet article
8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 13:01

Et voilà.

Ma tortue a vaillamment repris la route.

La route de la Suisse. De Lausanne, où m'attendent Tristan et Aïda, mes petits enfants.

J'en profite pour dire un petit bonjour à tous mes fidèles lecteurs, et aussi aux nouveaux. Et même aux lecteurs occasionnels ! Je serai contente de vous retrouver tout au long de cet été, dans un périple qui doit (normalement) me mener dans la partie ouest de l'Autriche - que je n'ai pas pu visiter en 2013 - et dans les cantons du sud de la Suisse : Valais, Tessin, Grisons. Et puis aussi un petit tour dans le Jura (suisse), sans oublier le Liechtenstein .

Beau programme, avec, j'espère, de belles randonnées ...

Premier arrêt, dans le Gard

Comme d'habitude, j'ai pris une nouvelle route pour gagner Lausanne, et je me suis arrêtée le 1er soir au Cirque de Navacelles.

 

 

Il y a 6000 ans, la Vis (la rivière) a abandonné son méandre qu'elle a recoupé, créant des cascades. Le village de Navacelles, niché au fond du cirque, est organisé de façon à préserver le maximum d'espaces cultivables. Pour cela, les maisons ont été construites sur les zones rocheuses. Autrefois, tous les espaces faisaient l'objet d'une utilisation agricole : cultures sur l'ancien méandre, terrasses sur les pentes, et les versants les plus inaccessibles pour l'élevage.

 

 

Mais je n'ai pas pu m'y attarder comme j'aurais voulu, car ma tortue a perdu une de ses bagues. Pas un bijou de grande valeur (en caoutchouc) mais qu'elle portait fièrement à la base de son levier de vitesses. Et elle me faisait savoir désagréablement sa contrariété. Alors j'ai préféré lui en racheter une tout de suite (au cas où ce serait difficile d'en trouver en Suisse ou en Autriche).

En attendant l'objet commandé au Vigan, une belle balade de 4 heures au-dessus du village nous a fait découvrir la forêt cévenole - chaleur, odeur des pins, paysages, anciens hameaux (avec cerisiers - hum ...) sources, canaux d'irrigation - pour finir par un orage et une pluie rafraîchissante ... à quelques mètres de la voiture !

 

 

Et ce soir, le bivouac est au Col des Mourèzes, à 537 m (c'est pas encore la Suisse !)

A demain !

Repost 0
Published by scandinadream - dans En France
commenter cet article
11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 23:00

Après les splendeurs de Moissac, j'ai voulu aller visiter un des plus beaux villages de France, à une vingtaine de kilomètres.

Je n'y suis pas allée par le Chemin de St Jacques, ni par la voie verte qui suit le Canal Latéral à la Garonne, mais tout bonnement par la route !

Toutefois, pas la route directe : je suis passée par Valence d'Agen, qui avait, elle aussi, trois beaux trésors à me montrer : des lavoirs. Mais pas n'importe lesquels !

 

Je commence par le plus modeste, qui est aussi le plus récent : le Lavoir du Pé de Gleyze.

Celui-ci n'est pas inscrit aux monuments historiques, sans doute parce qu'il est d'une conception plus traditionnelle ...

Son emplacement n'en fait pas moins un site très agréable.

 

PB100165PB100167.JPG

 

 

Le Lavoir Saint Bernard

 

En 1807, on décida de combler les mares du Plaça (actuelle Place J-B Chaumeil) qui étaient trop boueuses. En compensation on construisit le lavoir St Bernard, qui permit d'abreuver le bétail et les chevaux des gendarmes impériaux.

La toiture semi-circulaire fut rajoutée à la demande des lavandières, afin de les préserver " de la froidure de l'hiver et des intempéries". La particularité de ce lavoir, c'est sa forme d'un ovale parfait.

 

829.jpg

 

Le Lavoir Del Théron

 

C'est le plus ancien des 3 lavoirs de la ville. Dès 1661, la fontaine fit l'objet de réparations, mais la pierre érigée aux armoiries du seigneur marquis de Valence a aujourd'hui disparu. En 1880 il fut carrelé, et en 1906 la toiture fut refaite.

Enfin, en 2003 eut lieu la dernière restauration.

Ce lavoir, ainsi que le précédent, est Inscrit sur la liste supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1977.

 

Comme son nom l'indique, celui-ci semble rond !  ;-)

 

8210.jpg

 

Après cette visite, j'ai traversé la Garonne pour rejoindre Auvillar.

 

PB110285.JPG

 

Comme les mariniers d'autrefois, j'ai abordé le bourg par le quartier du Port. (mais en voiture !)

Mais je n'ai pas eu à m'acquitter du péage. Ni celui de la batellerie (qui existait déjà avant 1204), ni celui du pont (il n'a duré que 49 ans à partir de 1845, pour amortir les frais de construction).

Le pont avait été construit, à cette date, pour remplacer le bac. Car la Garonne, aux berges instables et à la large plaine innondable fut pendant très longtemps une rivière sans pont : aucun entre Toulouse et Bordeaux, juqu'au 19ème siècle !

Mais comme la route parallèle au fleuve était impraticable de novembre à juillet (le sol humide et gras est piétiné par les animaux, et elle n'est pas entretenue), la circulation des gens et des marchandises se faisait tout naturellement par le fleuve. Avec des péages, institués par les seigneurs locaux.

 

En 1789, le port comptait encore 49 familles de baleliers, véritable corporation.

Ils avaient leur devise : "Si vilain sur terre, seigneur sur l'eau je suis".

Leur chapelle, d'époque carolingienne, est dédiée à Sainte Catherine, patronne des gens de la rivière et des philosophes.

 

PB110209.JPG

 

   J'ai laissé ma voiture au port, et je suis montée à pied par  l'ancien chemin du Peyrat. C'est une ancienne voie romaine, trait d'union entre le port et son village, aujourd'hui fréquentée par les pélerins de St Jacques de Compostelle, qui passe aussi à Auvillar. La côte est rude !

 

Elle passe devant le lavoir, "Lo putet", qui est alimenté encore de nos jours par un réseau de galeries romaines creusées sous le village. Au 20ème siècle, encore, des Auvillaraises venaient y laver leur linge.

 

 

 

 

PB110218.JPG

 

Dans la rue des Nobles, de belles maisons à colombages et encorbellement. Le dernier étage, largement ouvert sur l'extérieur, permettait de stocker le foin et de faire sécher les récoltes.

Ces maisons étaient recouvertes d'un enduit à la chaux qui les protégeait des intempéries et des insectes, et jouait le rôle de retardateur en cas d'incendies.

 

 

Je suis ainsi arrivée à la Place de Halle, centre du village. 

 

C'est une place triangulaire bordée de riches demeures des 17 et 18èmes siècles, construites en briques et en pierres.

Un système de couverts appelés "cornières" est aménagé au rez-de chaussée des bâtiments.

 

 

8211

 

Classée Monument Historique depuis 1946, la Halle, ronde, est posée comme un joyau dans son écrin.

Au 13ème siècle, une halle rectangulaire se dressait au milieu de la place.Elle a été remplacée par celle-ci en 1825.

Dans la partie centrale de l'édifice il y a deux types de mesures :

      -   des mesures à grains, taillées dans la pierre, qui proviennent de la halle primitive du Moyen-âge

      -   des mesures en métal utilisant le système métrique, qui sont contemporaines de la halle actuelle ... mais dont le fond, totalement rouillé, a disparu !

 

8212.jpg

 

Depuis la Halle, j'aperçois une belle tour. Allons-y !

C'est la Tour de l'Horloge. Encore un Monument Historique.

 

A sa place, au moyen-âge, il y avait une des trois portes de la ville. C'était une tour fortifiée, avec un pont-levis. Elle a été remplacée au 17ème par cette élégante tour en pierres et briques, qui héberge maintenant le Musée de la Batellerie : pour tout savoir sur les activités fluviales qui assurèrent la richesse de la cité pendant plusieurs siècles.

 

PB110245.JPGPB110247.JPG

 

 

Mais juste avant l'Horloge, je bifurque à gauche dans la Rue Obscure. C'est son nom. Sans doute parce qu'elle est très étroite, et que le soleil n'y entre pas. C'est une rue typique du moyen-âge : bombée, recouverte de galets dressés. Il y avait là de nombreuses tavernes. Et on peut y admirer une des plus anciennes maisons à colombages et encorbellement. Elle daterait peut-être du 13ème siècle ...

Et une belle échauguette, accolée au Palais des Consuls.

PB110252.JPG

 

 

PB110250

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Encore quelques pas, et j'arrive à l'une des plus belles églises du diocèse de Montauban. Elle aussi Monument Historique, bien sûr.

Sa partie la plus ancienne est du 12ème, mais elle fut agrandie au 14ème. Et, entre les destructions et restaurations successives dûes à la guerre de Cent Ans, aux guerres de religion et à la Révolution, elle a été bien modifiée !

 

8213.jpg

 

On ne peut pas visiter Auvillar sans remarquer la présence du pélerin de Compostelle. Il nous accompagne dans de nombreuses rues, toujours avec son baton (le bourdon) et sa coquille. A chacun son style.

 

8214.jpg

 

Et Maintenant, je vais vous quitter pour rentrer chez moi.

Allez, encore un petit pêle-mêle de photos prises dans la région :

 

8215.jpg

Repost 0
Published by scandinadream - dans En France
commenter cet article
9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 23:00

Le 82 ?

 

Oui, le Tarn-et-Garonne, si vous préfèrez.

Préfecture Montauban.

Mais ce n'est pas cette ville que j'ai visitée.

 

Je vous emmène à Moissac, au bord du Tarn et pas très loin de sa confluence avec la Garonne.

Il est franchi ici par un célèbre pont, décidé par Napoléon 1er et terminé sous Napoléon III. Héritier d'un ouvrage médiéval, si ce n'est romain.

Son nom ?

Le Pont Napoléon, bien sûr !

 

PB090118-copie-1.JPG

 

Construit un peu plus tard, mais lui ressemblant comme un frère, Moissac possède un autre pont. Pas pour les voitures, celui-là, mais pour les bateaux. C'est le Pont-Canal de Cacor, qui permet le franchissement du Tarn par le Canal Latéral à la Garonne (qui prolonge le Canal du Midi. Ils forment à eux deux le Canal des Deux Mers, unissant l'Atlantique et la Méditerranée, CQFD).

 

82.jpg

 

Mais ce que vous attendez, j'en suis sûre, c'est la visite de l'Abbaye Saint Pierre !

Inscrite au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'Unesco, c'est un des plus beaux ensembles architecturaux français, avec d'étonnantes sculptures romanes !

 

Une histoire mouvementée !

 

Selon les bénédictins moissagais, soucieux du prestige de leur abbaye, celle-ci aurait été fondée par Clovis lui-même, en 506, au lendemain d'une victoire remportée ici sur les Wisigoths.

Le roi franc, ayant fait le vœu d'ériger un monastère s'il triomphait, lança du haut de la colline son javelot pour marquer l'endroit précis où s'élèverait "l'abbaye aux mille moines", en mémoire de ses mille guerriers morts au combat. Or le javelot vint se planter au milieu d'un marais, ce qui nécessita des constructions sur pilotis.

 

En réalité, à Moissac, on a pu trouver des traces d'occupation romaine : colonnes classiques, monnaies, tessons, mais le couvent est considéré comme remontant au milieu du 7ème siècle (entre 628 et 648).

Bénéficiant de la protection royale de Louis le Pieux, alors roi d'Aquitaine, puis de celle des Comtes de Toulouse, elle n'en était pas moins vulnérable aux invasions.

Ainsi fut-elle saccagée 2 fois par les arabes d'al-Andalus (quand ils sont montés, triomphnats, vers Poitiers, et quand ils sont redescendus, vaincus !), au 8ème siècle.

Au 9ème ce furent les pirates normands qui remontaient la Garonne, puis au 10ème ce furent des Hongrois !

Au 11ème, entre l'écroulement d'un toit, un incendie et la discipline relâchée des moines qui l'occupaient, on la considère comme "un repaire de voleurs " !

 

Mais Zorro est arrivé !  sous le nom de l'Abbé Dom Durand de Bredon, nommé à sa tête en 1047.

Elle est alors affiliée à l'ordre de Cluny.

L'abbé fait construire une nouvelle église, remet de l'ordre, et débute alors l'âge d'or du monastère. Placé idéalement sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, il étend ses possessions dans tout le Midi languedocien, et même en Espagne. Le cloître est achevé en 1100 !

 

PB090043.JPG

Mes photos ne sont pas des plus réussies. Dehors, il pleuvait.

Mais vous en trouverez de parfaites sur internet.

 

Le cloître possède 76 châpiteaux de calcaire blanc, dont 36 sont décoratifs : motifs floraux ou animaux.

Les 40 autres sont historiés, c'est à dire qu'ils racontent des scènes inspirées de la Bible ou de la vie de l'église catholique (vie de saints)

Au centre et aux angles de chaque côté, des piliers rectangulaires sont couverts de marbre blanc sculptés avec une grande finesse.

821.jpg

 

Le 12ème siècle est le plus prospère de l'abbaye. Tandis qu'il étend encore ses propriétés, le bienheureux Roger fait construire une nouvelle église à coupole, et c'est sûrement à lui que l'on doit la tour-porche et le portail avec son célèbre tympan (1135).

 

PB090006.JPG

 

Le tympan (photo centrale) représente l'apparition du Christ à la fin du monde. Il est entouré par des chérubins, les symboles des 4 évangélistes, et les 24 viellards de l'Apocalypse, tenant des coupes remplies de parfum ou des cithares. Chacun penche la tête selon un angle différent en fonction de sa position.

Ce tympan mesure 6,50 mètres en largeur, et 4,50 mètres en hauteur. Le Christ seul mesure 2,40 mètres.

 

822-001.jpg

 

Sur la photo de gauche, un détail du trumeau en marbre blanc : des lions entrelacés en façade, et Jérémie (à moins que ce ne soit St Paul ?) sur le côté.

Sur celle de droite, l'Annonciation faite à Marie en bas, et les rois mages en haut.

En haut, au milieu :présentation au Temple et fuite en Egypte.

En bas, détail d'un piedroit en marbre blanc, que j'ai couché pour la disposition.

 

Pour plus de détails, vous pouvez cliquer ici : link

 

Les moines de Moissac sont plus des bâtisseurs que des copistes. Pourtant un grand nombre travaillent dans le scriptorium et ont laissé de magnifiques manuscrits. Mais en 1678, Colbert, ministre de Louis XIV, a fait racheter les manuscrits de la bibliothèque de l'abbaye. Il sont maintenant à la Bibliothèque Nationale, à Paris.Certains sont des 11ème et 12ème siècles !

 

823

 

Et la malchance revient :

Au 13ème siècle, la Croisade des Albigeois ravage les terres abbatiales, mais à la fin du siècle, on peu relever les ruines, ce qui explique dans le cloître, les arcs en briques gothiques, typiques de l'époque, qui ont donc été construits 2 siècles après les chapiteaux.

 

PB090045.JPG

 

Mais voilà la Guerre de Cent Ans. Aux exactions des Grandes Compagnies s'ajoutent une épidémie de peste, et les Anglais qui essaient de prendre la ville.

A la fin du 15ème et au commencement du 16ème, la tourmente passée, il faut recconstruire. C'est de cette époque que date la partie gothique de l'abbaye, le haut de nombreux murs, les voûtes.

En 1626, elle est sécularisée, ce qui marque en grande partie son abandon.

A la Révolution, en 1790, elle est transformée en fabrique de salpêtre et les figures des chapiteaux du cloître sont mutilées. Les mobiliers, vitraux, ornements et trésor sont saccagés et livrés au pillage pendant une émeute.

Sous le 1er Empire, une garnison y stationne, ce qui ruine les pavements et les sculptures.

 

824.jpg

 

Ce à quoi ni les exactions des soldats ni celles des émeutiers n'aboultirent, les ingénieurs du chemin de fer faillirent bien en porter la terrible responsabilité : le cloître, qui se situait sur le tracé prévu de la ligne Bordeaux-Sète, devait être démoli !

De multiples protestations permirent de le sauver in extremis, d'où la courbe dessinée ici par le rail, pour l'éviter. Cependant, le grand réfectoire et les cuisines des moines, au nord, furent sacrifiés.

L'évennement eut le mérite d'alerter la toute jeune administration des Monuments Historiques, qui, sous la direction de l'architecte Viollet-le-Duc, entreprit les premiers travaux de sauvegarde.

 

PB090108.JPG

 

PB090109.JPG

 

Il vous reste à visiter (mais ce n'est pas peu de choses !) l'église de l'abbaye, c'est à dire l'Abbatiale Saint Pierre.

 

Vous avez vu le tympan du portail sud.

On passe donc dessous pour entrer dand le Nartex.

 

Le nartex était la seule partie de l'église dans laquelle pouvaient entrer ceux qui n'étaient pas encore baptisés.

C'est là que s'abritaient les mendiants, les prostituées, les petits marchands. C'est de là que catéchumènes et pénitents suivaient l'office.

Ce n'était pas toujours un lieu bien calme !

Très dépouillé, sous sa belle voûte à 4 pans, il recèle quand même quelques perles romanes. Comme le chapiteau où l'on voit Samson, tout sourire, terrasser un lion ...

 

825.jpg

 

Entrons dans l'église, maintenant, par cette magnifique double-porte.

 

N'allez surtout pas croire que les murs sont tapissés de papier peint. Il faut toucher pour le croire, mais ces dessins très réguliers sont ceux (restaurés à l'identique) qui couvraient les murs au 15ème siècle. La peinture est apposée sur les murs enduits, mais pour les colonnes, c'est directement la pierre qui est peinte.

 

826.jpg

 

Vous voyez que le haut des voûtes est gothique (après reconstruction) mais que sur la photo de droite, qui montre le fond de l'église, au-dessus de la porte (donc du nartex) les voûtes sont romanes.

D'un saut transportons-nous dans cette Salle Haute (on y entre normalement par le cloître). C'est la chapelle saint Michel, à la curieuse architecture. Comme la tour-clocher-porche n'a pas été démolie, du moins jusqu'à cet étage, elle a conservé ses 12 ouvertures romanes, dont 3 donnent sur la nef. Douze, chiffre symbolique, comme les 12 portes de la Jérusalem Céleste décrite par St Jean dans l'Apocalypse.

On peut admirer la prouesse technique de la mise en place d'une couverture de pierres aussi lourde !

 

827.jpg

 

L'orgue que l'on voit de dos, côté soufflets, a été construit exactement selon un traité datant de 999. C'est donc ce genre d'instrument qui accompagnait les lithurgies autour de l'an mil. Il est joué par l'Ensemble Organum, en résidence à Moissac, lors des ateliers de musique ancienne.

 

J'ai entouré dans des bulles rouges les "marques de tâcherons" visibles sur cette photo.

On en voit un grand nombre dans cette chapelle.

 

Redescendons maintenant dans la nef de l'église.

 

On y trouve un mobilier Renaissance : retable et clôture du choeur, mais surtout un remarquable ensemble de statues polychromes du 15ème siècle, notamment : 

-   une piétat en pierre de 1476 

-   la fuite en Egypte, en bois

-   un beau Christ en bois, au visage apaisé, de l'époque romane (12ème)

Il y a aussi un très beau sarcophage en marbre des Pyrénées, réalisé au 7ème siècle.

 

828.jpg

 

Mais surtout (le plus beau pour la fin), un remarquable ensemble en bois de noyer polychrome de la fin du 15ème : la mise au tombeau de Jésus. Joseph d'Arimatie et Nicodème déposent le corps du Christ dans un tombeau, tandis que Marie, sa mère est soutenue par Jean. Marie-Madeleine et Marie Salomé portent les aromates de l'embaument. La femme de gauche est une pleureuse.

Ce groupe est pour les historiens un vrai défilé de la mode du 15ème siècle, car les vêtements et accessoires y sont représentés avec une grande exactitude. 

 

PB090020.JPG

 

On a du mal à s'extraire de tant de beautés.

Et si j'ai été un peu longue, c'est que ces lieux sont vraiment extraordinaires !

 

 

 

 


Repost 0
Published by scandinadream - dans En France
commenter cet article
2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 00:00

Cette fois-ci, je ne suis pas partie toute seule, mais avec trois copains-cisteurs : Cachou Tls, Crocor et Mimifonfon, sur une balade que j'avais déjà faite il y a quelques années, et que je voulais refaire.

 

Le programme : monter le samedi après-midi jusqu'à une cabane-refuge (1670 m), et y passer la nuit.

Le lendemain matin, monter jusqu'au "Lac à l'île charmeuse" (2072 m, ciste n° 65@32308), y pique-niquer, trouver la ciste qui s'y cache, puis redescendre jusqu'à notre point de départ, à environ 1000 m.

 

Et pour cette fois-ci, ce n'est pas dans la Vallée de Campan, mais au-dessus de Luz-Saint-Sauveur. *

 

Après avoir laissé nos voitures à St Sauveur, Mimifonfon nous a amenés, par une petite route d'environ 5 km, au point de départ à pied : 

1ère étourderie de Mamietopset (moi) : j'ai oublié mes bâtons dans ma Tortue, au parking. Il a fallu redescendre les chercher !

 

Lac-de-Bastampe.JPG

En arrivant à la Cabane, Mimifonfon, qui était le premier, me crie : "Tu as la clé du cadenas ?"

 

En une seconde, je me sens glacée "Non ! ils n'ont pas mis un cadenas ! La dernière fois, elle était ouverte !"

Crocor nous voyait déjà dormir à la belle étoile ....

 

Mais Mimifonfon est un sacré blagueur ! Et la cabane est ouverte. Il y a même eu des travaux d'entretien ...

Oh, ce n'est pas un palace !  Mais elle s'est enrichie de 2 planches-bancs et d'une ardoise-table basse.

Le bas-flanc en bois contient 5 tapis de sol, à condition que les pieds des plus grands dépassent un peu. Pour moi c'est juste ma longueur.

La cheminée a été "améliorée". Va-t-elle moins fumer ?

Et pour l'eau courante, elle est dans le torrent qui coule à moins de 100 mètres !

Il y a même des restes de bougies et un rouleau de PQ ! 

Le luxe, quoi !

 

PB010009PB010013

 

 

Je sens quand même de la surprise chez Crocor, le seul d'entre nous qui n'avait pas d'expérience de ce genre.

Le temps d'aller ramasser du bois dans la forêt et d'allumer le feu (après quelques enfumades, on constate que les travaux de la cheminée n'ont pas amélioré grand-chose : il faut toujours laisser la porte ouverte pour ne pas pleurer !) et la nuit arrive. On admire le coucher de soleil sur le lointain Pic du Midi ...

Et comme il ne faut pas se laisser abattre, bien qu'il ne soit pas encore 18 h 30, voilà que sort des sacs de quoi se faire un bon petit apéro. Entre autres : grattons de canard, foie gras, liqueur de châtaigne et Jurançon ...

 

Lac de Bastampe1

 

Après ça, plus très faim pour le pique-nique que chacun s'était apporté.

Et c'est l'heure tant appréciée des échanges de souvenirs, cistiques ou montagnards, des châtaignes grillées pour lesquelles Cachou a failli se brûler pour les sortir du feu ...

 

Et puis nous tâcherons de dormir, avec la porte encore ouverte tant que le feu n'est pas éteint. Un peu à la dure pour notre novice qui n'avait pas jugé bon de prendre un tapis de sol, mais avait emporté son pyjama ...

 

Et voilà le lever du soleil, vers 7 heures :

PB020023.JPG

Et c'est la montée au Lac.

Un peu plus rude, mais plus courte, que la montée d'hier.

Nous empruntons, à l'aller, un raccourci, réservé normalement à ceux qui font l'entretion des conduites forcées. C'est un chemin un peu aérien mais sympa, avec un câble sur la partie la plus délicate. Mais ça nous gagne 100 m de dénivelé, à monter et descendre ! Et c'est très chouette.

 

Lac-de-Bastampe2.JPG

 

Arrivée au Lac ...

Emerveillement ...

 

Lac-de-Bastampe3.jpg

 

Après le pique-nique et la ciste, nous redescendons par le chemin normal, balisé. C'est un chemin qui prend son temps, qui monte et qui descend ...

 

Lac-de-Bastampe4.JPG

 

Une petite sieste à la cabane où nous récupérons duvets et réchauds dont nous nous étions délestés.

 

Et il faut bien redescendre !

Et après en avoir eu "plein les mirettes", nous en avons "plein les pattes" !

Ce qui n'empêchera pas certains d'y retourner (c'est la 3ème fois pour moi). Car c'est toujours différent. La preuve ?

 

Ces photos, avec un ciel gris :

 

1er-et-2eme-essais.jpg

 

ou celles-ci, avec du soleil aussi, mais pas de vent :

 

1er-et-2eme-essais1.jpg

 

Si vous pouvez, allez y faire un tour ...


*Pour les non-cisteurs qui veulent connaître le lieu exact, vous pouvez me contacter personnellement, je répondrai.


Repost 0
Published by scandinadream - dans En France
commenter cet article
3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 20:27

 

Quel temps magnifique !

 

Et me revoilà en vallée de Campan, partant à la découverte du Lac de Peyrelade.

D'abord, 14 km de route forestière ...  une demi-heure ! ... pour arriver sur le parking, à 1300 m environ.

 

Et puis la montée, par le chemin le plus long. Pour 2 raisons (mais surtout la première !) : il est moins raide, et il est en forêt sur la moitié du parcours.

 

Et puis, arrivée sur l'estive, où sont les restes d'une cabane de berger et de son enclos en pierres (énormes !)

Du fait qu'elle était seule et très isolée, on pourrait en déduire (voir article précédent) qu'elle date d'avant le 17ème siècle, où les habitats saisonniers se sont groupés en courtaous.

Vu son état, son occupant n'a plus mal aux dents !

 

Encore un peu de montée, et c'est l'arrivée au Cot Dera Coustérète, 1950 m, avec vue sur le Lac.

 

 

 

lac de Peyrelade

 

Malgré le soleil éclatant de la matinée, on est bel et bien en automne !

Myrtilles, digitales et colchiques, la montagne commence à prendre une couleur rousse. Retardée parce qu'ici les forêts ne sont sont que de résineux et ne perdent pas leur belle couleur verte.

 

 

lac de Peyrelade1

 

Pendant que je mangeais mon pique-nique, au col, des nuages ont commencé à me cacher le soleil.

Brrr .... à cette altitude, dès que le soleil se cache, il ne fait pas chaud !

 

Alors, en avant pour la redescente, avec arrêt au Lac, d'abord, puis par le chemin direct.

 

Hé bé ! J'ai bien fait de ne pas monter par là !

C'est beau, mais sacrément raide !

 

lac de Peyrelade2

 

Et de retour à la voiture, Charly est bien content de retrouver son coussin ! ... et moi de me déchausser !

 

A la prochaine ... 

Repost 0
Published by scandinadream - dans En France
commenter cet article
27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 17:25

Une balade courte cette fois.

Une bonne heure pour atteindre le Courtàou de Pla, en passant par les granges du Mailhs.

De 903 m à 1250 m. Facile ! Mais que la pente est raide !!!

 

courtaou-de-Pla-001.jpg

 

Pour ceux qui ne sont pas des Pyrénées, voici ce qu'est un courtàou, et comment ils sont nés :

 

Autrefois, chaque foyer possédait son troupeau de vaches, d'une dizaine de têtes en moyenne. De quoi fournir à la famille le lait quotidien, le beurre hebdomadaire, le fumier régulièrement et les veaux annuellement. Et la vie suivait le rythme du troupeau : l'hiver en vallée, et en mai-juin la transhumance s'effectuait pour laisser pousser le foin et permettre l'engrangement des fourrages pour l'hiver suivant.

Pendant les 4-5 mois d'été, un membre de la famille (généralement le père) s'occupait du troupeau sur les estives : traire les vaches matin et soir, recueillir la crème et le lait  et les descendre au village afin que les femmes puissent "baratter la boule de beurre" et la vendre au marché de Bagnères le samedi, ou au ramasseur.

 

Capture-001.JPG

 

 

Ces éleveurs vivaient dans des unités composées d'un enclos pour les vaches, comprenant un appentis pour abriter la traite et un local pour les veaux, et de la cabane du vacher. Il leur fallait amener de quoi vivre durant toute la période estivale. Tous les 2 jours quelqu'un montait du village pour récupérer la crème, qui sera transformée en beurre, et le lait écrèmé. Apauvri de sa crème, il ne sera utilisé, dans la vallée de Campan, que pour faire des fromages locaux.

 

La vie était rude et les vachers ont peu à peu préféré regrouper les habitations plutôt que de vivre solitaires chacun sur un coin d'estive. Ce sont ces regroupements de cabanes qui sont appelés "courtàous"

 

plan-cabane

 

 

Comment conserver le lait au plein cœur de l'été ?

Dans un frigo, bien sûr ! Mais un frigo naturel, construit en pierres, au dessus d'un ruisselet d'eau courante et glacée. Le vacher trayait les bêtes matin et soir, et recueillait le lait dans des récipients en cuivre à fond évasé, les badines ou banaous, qu'il plaçait dans ces niches de pierres : les leytés.

La forme de la badine favorisait l'action de l'eau froide dans laquelle elle baignait : conservation du lait et bonne remontée de la crème.

 

Et voici les magnifiques leytés du Courtàou de Pla (sur la photo précédente, ce sont ceux de Mailhs) :

 

P9270011.JPG

 

Dans la vallée de Campan, la plus vieille date d'édification d'un courtàou est 1719.

La dernière cabane en activité a été délaissée dans les années 1960.

Mais l'activité agro-pastorale de la vallée est toujours intense : malgré les difficultés actuelles, Campan reste aujourd'hui composé de 690 familles ayant au total un cheptel de plus de 13 000 têtes. Ce fort attachement à une unique activité, comme le pastoralisme, a créé une forte identité de la vallée.

 

... et une dernière pour l'humour.

En chemin, j'ai rencontré une drôle de bête ...

 

P9270020.JPG

Repost 0
Published by scandinadream - dans En France
commenter cet article

Présentation

  • : scandinadream.over-blog.com
  • scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
  • Contact

Recherche