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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 17:29

Jeudi 10 Septembre 2015

Coucou !

Votre chroniqueuse (préférée ?) a repris son voyage.

Mais cette fois-ci, elle a laissé sa Tortue au garage (elle va bien, merci) et Charly à son Club de Vacances préféré. Et elle s'est transformée en escargot. La voici prête au départ :

Deux escargots s'en vont ...

Et en plus, elle n'est pas seule pour faire ce voyage. Il y aura donc 2 escargots qui vont cheminer pendant 8 jours sur le "Chemin de Saint Guilhem". Et voici Alain, en pleine action, qui est en fait la "tête" de l'expédition :

Deux escargots s'en vont ...

Le Chemin de St Guilhem descend des hauts plateaux granitiques de l'Aubrac et ses vertes prairies d'altitude, traverse ensuite les mythiques Gorges du Tarn puis le Causse calcaire de Méjean. Ensuite le chemin traverse le Parc National des Cévennes et le Massif du Mont Aigoual pour arriver à St Guilhem-le-Désert après avoir franchi le fameux Cirque de Navacelles.

Quel programme !

Voici quelques photos d'internet pour vous donner envie :

Deux escargots s'en vont ...

Nous voici donc arrivés, par trains + taxi, dans le beau village de Saint-Chély-d'Aubrac (qui est également une étape sur le Chemin de Saint Jacques, la Via Podiensis qui part du Puy-en-Velay). Nous allons y flâner cet après-midi, avant le grand départ, demain matin.

En contrefort du Plateau de l'Aubrac, le village est blotti (à 800 m) dans l'une des plus belles vallées des Boraldes (ce sont des ruisseaux qui prennent leur source sur le plateau et s'abandonnent dans le Lot).

Maisons anciennes, fontaines, lavoirs ; tour et église du 15ème ; vieux "Pont des Pèlerins", (fin 14ème) classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO avec sa croix représentant un pèlerin avec sa grande cape (pèlerine), son bourdon (bâton), et son grand chapelet. Il franchi la Boralde de Saint Chély. Nous, nous le passerons demain matin ...

Deux escargots s'en vont ...

Dans la religion catholique, le pont est un symbole représentant le passage de la terre au ciel ... d'où la présence fréquente de croix sur ces édifices.

Deux escargots s'en vont ...

En faisant une petite promenade autour du village, nous avons trouvé un drôle d'objet, dans l'herbe.

Un œuf d'Autruche ?

Un ballon de baudruche ?

Un champignon ?

Deux escargots s'en vont ...

Et voilà une petite carte, pour ceux qui veulent situer :

Deux escargots s'en vont ...
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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 11:41

Au Vigan, de nombreux ponts d'époques différentes enjambent l'Arre.

Deux sont classés : le Pont de la Croix, du 18ème, qui, comme le Pont du Gard construit par les Romains, est un pont-aqueduc en haut, et permet la circulation en bas. D'ailleurs, il lui ressemble un peu ... en plus petit !

Et le Vieux Pont, emblème de la ville. Il est roman, des 12ème et 13ème siècles. C'est de là que je suis partie ce matin pour une boucle d'environ 5 km, reliant Le Vigan et le village voisin d'Avèze, en attendant la livraison du fameux bijou.

De pont en pont ...

J'avais trouvé ce "circuit de l'Arre" à l'Office du Tourisme, hier. Mais il est si mal rédigé que des gens charitables l'ont complété, sur place, par 3 ou 4 gentils panneaux, sans lesquels je me serais immanquablement perdue en remontant la rive droite par la forêt :

De pont en pont ...

Et j'ai fini par trouver cet étrange pont naturel, le "Pont de Mousse".

En effet, il a été formé pendant des siècles par cette mousse, le cratoneurum commutatum (non, ce n'est pas un gros-mot !), qui, en assimilant le dioxyde de carbonne de l'eau le précipite chimiquement, formant ainsi une croûte, un dépôt de roche poreux et extrêmement léger, qui peut grandir et devenir énorme, la plante grandissant à nouveau sur la croûte de l'année précédente.

A Avèze, encore un vieux pont de 1715, et retour en longeant sans problème l'agréable rive gauche, par le GR 7, d'où j'ai vu plein de gros poissons (je ne suis pas "pêcheuse", mais j'ai quand même reconnu que ce n'étaient ni des baleines ni des requins) d'au moins 40 cm de long. Mais contrairement aux canards, ils n'ont pas voulu poser pour la photo ...

De pont en pont ...

Et de retour au Vigan, rendez-vous chez le bijoutier-garagiste.

Maintenant, direction Lausanne, sans arrêt notoire.

Pour vous laisser sur une note d'eau, voici la célèbre fontaine "des Griffouls" du Vigan, sur la Promenade du Quai. (l'Arre serait-elle navigable ? Non. Il s'agit du quai pour les diligences ... )

De pont en pont ...
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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 13:01

Et voilà.

Ma tortue a vaillamment repris la route.

La route de la Suisse. De Lausanne, où m'attendent Tristan et Aïda, mes petits enfants.

J'en profite pour dire un petit bonjour à tous mes fidèles lecteurs, et aussi aux nouveaux. Et même aux lecteurs occasionnels ! Je serai contente de vous retrouver tout au long de cet été, dans un périple qui doit (normalement) me mener dans la partie ouest de l'Autriche - que je n'ai pas pu visiter en 2013 - et dans les cantons du sud de la Suisse : Valais, Tessin, Grisons. Et puis aussi un petit tour dans le Jura (suisse), sans oublier le Liechtenstein .

Beau programme, avec, j'espère, de belles randonnées ...

Premier arrêt, dans le Gard

Comme d'habitude, j'ai pris une nouvelle route pour gagner Lausanne, et je me suis arrêtée le 1er soir au Cirque de Navacelles.

Pour une bague perdue ...

Il y a 6000 ans, la Vis (la rivière) a abandonné son méandre qu'elle a recoupé, créant des cascades. Le village de Navacelles, niché au fond du cirque, est organisé de façon à préserver le maximum d'espaces cultivables. Pour cela, les maisons ont été construites sur les zones rocheuses. Autrefois, tous les espaces faisaient l'objet d'une utilisation agricole : cultures sur l'ancien méandre, terrasses sur les pentes, et les versants les plus inaccessibles pour l'élevage.

Pour une bague perdue ...

Mais je n'ai pas pu m'y attarder comme j'aurais voulu, car ma tortue a perdu une de ses bagues. Pas un bijou de grande valeur (en caoutchouc) mais qu'elle portait fièrement à la base de son levier de vitesses. Et elle me faisait savoir désagréablement sa contrariété. Alors j'ai préféré lui en racheter une tout de suite (au cas où ce serait difficile d'en trouver en Suisse ou en Autriche).

En attendant l'objet commandé au Vigan (Gard), une belle balade de 4 heures au-dessus du village nous a fait découvrir la forêt cévenole - chaleur, odeur des pins, paysages, anciens hameaux (avec cerisiers - hum ...) sources, canaux d'irrigation - pour finir par un orage et une pluie rafraîchissante ... à quelques mètres de la voiture !

Pour une bague perdue ...

Et ce soir, le bivouac est au Col des Mourèzes, à 537 m (c'est pas encore la Suisse !)

A demain !

Pour une bague perdue ...
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 23:00

Après les splendeurs de Moissac, j'ai voulu aller visiter un des plus beaux villages de France, à une vingtaine de kilomètres.

Je n'y suis pas allée par le Chemin de St Jacques, ni par la voie verte qui suit le Canal Latéral à la Garonne, mais tout bonnement par la route !

Toutefois, pas la route directe : je suis passée par Valence d'Agen, qui avait, elle aussi, trois beaux trésors à me montrer : des lavoirs. Mais pas n'importe lesquels !

 

Je commence par le plus modeste, qui est aussi le plus récent : le Lavoir du Pé de Gleyze.

Celui-ci n'est pas inscrit aux monuments historiques, sans doute parce qu'il est d'une conception plus traditionnelle ...

Son emplacement n'en fait pas moins un site très agréable.

Un petit tour dans le 82 : AuvillarUn petit tour dans le 82 : Auvillar

Le Lavoir Saint Bernard

 

En 1807, on décida de combler les mares du Plaça (actuelle Place J-B Chaumeil) qui étaient trop boueuses. En compensation on construisit le lavoir St Bernard, qui permit d'abreuver le bétail et les chevaux des gendarmes impériaux.

La toiture semi-circulaire fut rajoutée à la demande des lavandières, afin de les préserver " de la froidure de l'hiver et des intempéries". La particularité de ce lavoir, c'est sa forme d'un ovale parfait.

Un petit tour dans le 82 : Auvillar

Le Lavoir Del Théron

 

C'est le plus ancien des 3 lavoirs de la ville. Dès 1661, la fontaine fit l'objet de réparations, mais la pierre érigée aux armoiries du seigneur marquis de Valence a aujourd'hui disparu. En 1880 il fut carrelé, et en 1906 la toiture fut refaite.

Enfin, en 2003 eut lieu la dernière restauration.

Ce lavoir, ainsi que le précédent, est Inscrit sur la liste supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1977.

 

Comme son nom l'indique, celui-ci semble rond !  ;-)

Un petit tour dans le 82 : Auvillar

Après cette visite, j'ai traversé la Garonne pour rejoindre Auvillar.

Un petit tour dans le 82 : Auvillar

Comme les mariniers d'autrefois, j'ai abordé le bourg par le quartier du Port. (mais en voiture !)

Mais je n'ai pas eu à m'acquitter du péage. Ni celui de la batellerie (qui existait déjà avant 1204), ni celui du pont (il n'a duré que 49 ans à partir de 1845, pour amortir les frais de construction).

Le pont avait été construit, à cette date, pour remplacer le bac. Car la Garonne, aux berges instables et à la large plaine inondable fut pendant très longtemps une rivière sans pont : aucun entre Toulouse et Bordeaux, jusqu'au 19ème siècle !

Mais comme la route parallèle au fleuve était impraticable de novembre à juillet (le sol humide et gras est piétiné par les animaux, et elle n'est pas entretenue), la circulation des gens et des marchandises se faisait tout naturellement par le fleuve. Avec des péages, institués par les seigneurs locaux.

 

En 1789, le port comptait encore 49 familles de bateliers, véritable corporation.

Ils avaient leur devise : "Si vilain sur terre, seigneur sur l'eau je suis".

Leur chapelle, d'époque carolingienne, est dédiée à Sainte Catherine, patronne des gens de la rivière et des philosophes.

Un petit tour dans le 82 : Auvillar

J'ai laissé ma voiture au port, et je suis montée à pied par  l'ancien chemin du Peyrat. C'est une ancienne voie romaine, trait d'union entre le port et son village, aujourd'hui fréquentée par les pèlerins de St Jacques de Compostelle, qui passe aussi à Auvillar. La côte est rude !

 

Elle passe devant le lavoir, "Lo putet", qui est alimenté encore de nos jours par un réseau de galeries romaines creusées sous le village. Au 20ème siècle, encore, des Auvillaraises venaient y laver leur linge.

Dans la rue des Nobles, de belles maisons à colombages et encorbellement. Le dernier étage, largement ouvert sur l'extérieur, permettait de stocker le foin et de faire sécher les récoltes.

Ces maisons étaient recouvertes d'un enduit à la chaux qui les protégeait des intempéries et des insectes, et jouait le rôle de retardateur en cas d'incendies.

 

Un petit tour dans le 82 : Auvillar

Je suis ainsi arrivée à la Place de Halle, centre du village. 

C'est une place triangulaire bordée de riches demeures des 17 et 18èmes siècles, construites en briques et en pierres.

Un système de couverts appelés "cornières" est aménagé au rez-de chaussée des bâtiments.

Un petit tour dans le 82 : Auvillar

Classée Monument Historique depuis 1946, la Halle, ronde, est posée comme un joyau dans son écrin.

Au 13ème siècle, une halle rectangulaire se dressait au milieu de la place. Elle a été remplacée par celle-ci en 1825.

Dans la partie centrale de l'édifice il y a deux types de mesures :

      -   des mesures à grains, taillées dans la pierre, qui proviennent de la halle primitive du Moyen-âge

      -   des mesures en métal utilisant le système métrique, qui sont contemporaines de la halle actuelle ... mais dont le fond, totalement rouillé, a disparu !

Un petit tour dans le 82 : Auvillar

Depuis la Halle, j'aperçois une belle tour. Allons-y !

C'est la Tour de l'Horloge. Encore un Monument Historique.

 

A sa place, au moyen-âge, il y avait une des trois portes de la ville. C'était une tour fortifiée, avec un pont-levis. Elle a été remplacée au 17ème par cette élégante tour en pierres et briques, qui héberge maintenant le Musée de la Batellerie : pour tout savoir sur les activités fluviales qui assurèrent la richesse de la cité pendant plusieurs siècles.

Un petit tour dans le 82 : AuvillarUn petit tour dans le 82 : Auvillar

Mais juste avant l'Horloge, je bifurque à gauche dans la Rue Obscure. C'est son nom. Sans doute parce qu'elle est très étroite, et que le soleil n'y entre pas. C'est une rue typique du moyen-âge : bombée, recouverte de galets dressés. Il y avait là de nombreuses tavernes. Et on peut y admirer une des plus anciennes maisons à colombages et encorbellement. Elle daterait peut-être du 13ème siècle ...

Et une belle échauguette, accolée au Palais des Consuls.

Un petit tour dans le 82 : AuvillarUn petit tour dans le 82 : Auvillar

Encore quelques pas, et j'arrive à l'une des plus belles églises du diocèse de Montauban. Elle aussi Monument Historique, bien sûr.

Sa partie la plus ancienne est du 12ème, mais elle fut agrandie au 14ème. Et, entre les destructions et restaurations successives dues à la guerre de Cent Ans, aux guerres de religion et à la Révolution, elle a été bien modifiée !

Un petit tour dans le 82 : Auvillar

On ne peut pas visiter Auvillar sans remarquer la présence du pèlerin de Compostelle. Il nous accompagne dans de nombreuses rues, toujours avec son bâton (le bourdon) et sa coquille. A chacun son style.

Un petit tour dans le 82 : Auvillar

Et Maintenant, je vais vous quitter pour rentrer chez moi.

Allez, encore un petit pêle-mêle de photos prises dans la région :

Un petit tour dans le 82 : Auvillar
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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 23:00

Le 82 ?

 

Oui, le Tarn-et-Garonne, si vous préférez.

Préfecture Montauban.

Mais ce n'est pas cette ville que j'ai visitée.

 

Je vous emmène à Moissac, au bord du Tarn et pas très loin de sa confluence avec la Garonne.

Il est franchi ici par un célèbre pont, décidé par Napoléon 1er et terminé sous Napoléon III. Héritier d'un ouvrage médiéval, si ce n'est romain.

Son nom ?

Le Pont Napoléon, bien sûr !

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Construit un peu plus tard, mais lui ressemblant comme un frère, Moissac possède un autre pont. Pas pour les voitures, celui-là, mais pour les bateaux. C'est le Pont-Canal de Cacor, qui permet le franchissement du Tarn par le Canal Latéral à la Garonne (qui prolonge le Canal du Midi. Ils forment à eux deux le Canal des Deux Mers, unissant l'Atlantique et la Méditerranée, CQFD).

 

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Mais ce que vous attendez, j'en suis sûre, c'est la visite de l'Abbaye Saint Pierre !

Inscrite au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'Unesco, c'est un des plus beaux ensembles architecturaux français, avec d'étonnantes sculptures romanes !

Une histoire mouvementée !

Selon les bénédictins moissagais, soucieux du prestige de leur abbaye, celle-ci aurait été fondée par Clovis lui-même, en 506, au lendemain d'une victoire remportée ici sur les Wisigoths.

Le roi franc, ayant fait le vœu d'ériger un monastère s'il triomphait, lança du haut de la colline son javelot pour marquer l'endroit précis où s'élèverait "l'abbaye aux mille moines", en mémoire de ses mille guerriers morts au combat. Or le javelot vint se planter au milieu d'un marais, ce qui nécessita des constructions sur pilotis.

 

En réalité, à Moissac, on a pu trouver des traces d'occupation romaine : colonnes classiques, monnaies, tessons, mais le couvent est considéré comme remontant au milieu du 7ème siècle (entre 628 et 648).

Bénéficiant de la protection royale de Louis le Pieux, alors roi d'Aquitaine, puis de celle des Comtes de Toulouse, elle n'en était pas moins vulnérable aux invasions.

Ainsi fut-elle saccagée 2 fois par les arabes d'al-Andalus (quand ils sont montés, triomphants, vers Poitiers, et quand ils sont redescendus, vaincus !), au 8ème siècle.

Au 9ème ce furent les pirates normands qui remontaient la Garonne, puis au 10ème ce furent des Hongrois !

Au 11ème, entre l'écroulement d'un toit, un incendie et la discipline relâchée des moines qui l'occupaient, on la considère comme "un repaire de voleurs " !

 

Mais Zorro est arrivé !  sous le nom de l'Abbé Dom Durand de Bredon, nommé à sa tête en 1047.

Elle est alors affiliée à l'ordre de Cluny.

L'abbé fait construire une nouvelle église, remet de l'ordre, et débute alors l'âge d'or du monastère. Placé idéalement sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, il étend ses possessions dans tout le Midi languedocien, et même en Espagne. Le cloître est achevé en 1100 !

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Mes photos ne sont pas des plus réussies. Dehors, il pleuvait.

Mais vous en trouverez de parfaites sur internet.

 

Le cloître possède 76 châpitaux de calcaire blanc, dont 36 sont décoratifs : motifs floraux ou animaux.

Les 40 autres sont historiés, c'est à dire qu'ils racontent des scènes inspirées de la Bible ou de la vie de l'église catholique (vie de saints)

Au centre et aux angles de chaque côté, des piliers rectangulaires sont couverts de marbre blanc sculptés avec une grande finesse.

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Le 12ème siècle est le plus prospère de l'abbaye. Tandis qu'il étend encore ses propriétés, le bienheureux Roger fait construire une nouvelle église à coupole, et c'est sûrement à lui que l'on doit la tour-porche et le portail avec son célèbre tympan (1135).

 

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Le tympan (photo centrale) représente l'apparition du Christ à la fin du monde. Il est entouré par des chérubins, les symboles des 4 évangélistes, et les 24 vieillards de l'Apocalypse, tenant des coupes remplies de parfum ou des cithares. Chacun penche la tête selon un angle différent en fonction de sa position.

Ce tympan mesure 6,50 mètres en largeur, et 4,50 mètres en hauteur. Le Christ seul mesure 2,40 mètres.

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Sur la photo de gauche, un détail du trumeau en marbre blanc : des lions entrelacés en façade, et Jérémie (à moins que ce ne soit St Paul ?) sur le côté.

Sur celle de droite, l'Annonciation faite à Marie en bas, et les rois mages en haut.

En haut, au milieu :présentation au Temple et fuite en Egypte.

En bas, détail d'un piedroit en marbre blanc, que j'ai couché pour faciliter la disposition.

 

Pour plus de détails, vous pouvez cliquer ici :

Les moines de Moissac sont plus des bâtisseurs que des copistes. Pourtant un grand nombre travaillent dans le scriptorium et ont laissé de magnifiques manuscrits. Mais en 1678, Colbert, ministre de Louis XIV, a fait racheter les manuscrits de la bibliothèque de l'abbaye. Il sont maintenant à la Bibliothèque Nationale, à Paris.Certains sont des 11ème et 12ème siècles !

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Et la malchance revient :

Au 13ème siècle, la Croisade des Albigeois ravage les terres abbatiales, mais à la fin du siècle, on peu relever les ruines, ce qui explique dans le cloître, les arcs en briques gothiques, typiques de l'époque, qui ont donc été construits 2 siècles après les chapiteaux.

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Mais voilà la Guerre de Cent Ans. Aux exactions des Grandes Compagnies s'ajoutent une épidémie de peste, et les Anglais qui essaient de prendre la ville.

A la fin du 15ème et au commencement du 16ème, la tourmente passée, il faut reconstruire. C'est de cette époque que date la partie gothique de l'abbaye, le haut de nombreux murs, les voûtes.

En 1626, elle est sécularisée, ce qui marque en grande partie son abandon.

A la Révolution, en 1790, elle est transformée en fabrique de salpêtre et les figures des chapiteaux du cloître sont mutilées. Les mobiliers, vitraux, ornements et trésor sont saccagés et livrés au pillage pendant une émeute.

Sous le 1er Empire, une garnison y stationne, ce qui ruine les pavements et les sculptures.

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Ce à quoi ni les exactions des soldats ni celles des émeutiers n'aboutirent, les ingénieurs du chemin de fer faillirent bien en porter la terrible responsabilité : le cloître, qui se situait sur le tracé prévu de la ligne Bordeaux-Sète, devait être démoli !

De multiples protestations permirent de le sauver in extremis, d'où la courbe dessinée ici par le rail, pour l'éviter. Cependant, le grand réfectoire et les cuisines des moines, au nord, furent sacrifiés.

L'évènement eut le mérite d'alerter la toute jeune administration des Monuments Historiques, qui, sous la direction de l'architecte Viollet-le-Duc, entreprit les premiers travaux de sauvegarde.

Un petit tour dans le 82 : Moissac
Un petit tour dans le 82 : Moissac

Il vous reste à visiter (mais ce n'est pas peu de choses !) l'église de l'abbaye, c'est à dire l'Abbatiale Saint Pierre.

 

Vous avez vu le tympan du portail sud.

On passe donc dessous pour entrer dans le Nartex.

 

Le nartex était la seule partie de l'église dans laquelle pouvaient entrer ceux qui n'étaient pas encore baptisés.

C'est là que s'abritaient les mendiants, les prostituées, les petits marchands. C'est de là que catéchumènes et pénitents suivaient l'office.

Ce n'était pas toujours un lieu bien calme !

Très dépouillé, sous sa belle voûte à 4 pans, il recèle quand même quelques perles romanes. Comme le chapiteau où l'on voit Samson, tout sourire, terrasser un lion ...

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Entrons dans l'église, maintenant, par cette magnifique double-porte.

 

N'allez surtout pas croire que les murs sont tapissés de papier peint. Il faut toucher pour le croire, mais ces dessins très réguliers sont ceux (restaurés à l'identique) qui couvraient les murs au 15ème siècle. La peinture est apposée sur les murs enduits, mais pour les colonnes, c'est directement la pierre qui est peinte.

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Vous voyez que le haut des voûtes est gothique (après reconstruction) mais que sur la photo de droite, qui montre le fond de l'église, au-dessus de la porte (donc du nartex) les voûtes sont romanes.

D'un saut transportons-nous dans cette Salle Haute (on y entre normalement par le cloître). C'est la chapelle saint Michel, à la curieuse architecture. Comme la tour-clocher-porche n'a pas été démolie, du moins jusqu'à cet étage, elle a conservé ses 12 ouvertures romanes, dont 3 donnent sur la nef. Douze, chiffre symbolique, comme les 12 portes de la Jérusalem Céleste décrite par St Jean dans l'Apocalypse.

On peut admirer la prouesse technique de la mise en place d'une couverture de pierres aussi lourde !

 

Un petit tour dans le 82 : Moissac

L'orgue que l'on voit de dos, côté soufflets, a été construit exactement selon un traité datant de 999. C'est donc ce genre d'instrument qui accompagnait les liturgies autour de l'an mil. Il est joué par l'Ensemble Organum, en résidence à Moissac, lors des ateliers de musique ancienne.

 

J'ai entouré dans des bulles rouges les "marques de tâcherons" visibles sur cette photo.

On en voit un grand nombre dans cette chapelle.

 

Redescendons maintenant dans la nef de l'église.

 

On y trouve un mobilier Renaissance : retable et clôture du chœur, mais surtout un remarquable ensemble de statues polychromes du 15ème siècle, notamment : 

-   une piéta en pierre de 1476 

-   la fuite en Egypte, en bois

-   un beau Christ en bois, au visage apaisé, de l'époque romane (12ème)

Il y a aussi un très beau sarcophage en marbre des Pyrénées, réalisé au 7ème siècle.

Un petit tour dans le 82 : Moissac

Mais surtout (le plus beau pour la fin), un remarquable ensemble en bois de noyer polychrome de la fin du 15ème : la mise au tombeau de Jésus. Joseph d'Arimatie et Nicodème déposent le corps du Christ dans un tombeau, tandis que Marie, sa mère est soutenue par Jean. Marie-Madeleine et Marie Salomé portent les aromates de l'embaument. La femme de gauche est une pleureuse.

Ce groupe est pour les historiens un vrai défilé de la mode du 15ème siècle, car les vêtements et accessoires y sont représentés avec une grande exactitude. 

Un petit tour dans le 82 : Moissac

On a du mal à s'extraire de tant de beautés.

Et si j'ai été un peu longue, c'est que ces lieux sont vraiment extraordinaires !

 

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 17:01

Bon, il paraît que le site ne marche pas très bien, et que vous n'arrivez pas à joindre les commentaires.

Alors voici, en clair, les réponses trouvées :

 

Photo 1 : le château de Foix (Ariège)

Photo 2 : aqueduc et tour à Homps (Aude)

Photo 3 : arènes de Nîmes (Gard)

Photo 4 : Le Pont du Gard  (Gard)

Photo 5 : le théâtre antique d'Orange  (Vaucluse)

 

 

Mystères éclaircis

 

Photo 6 : celle-là, personne encore ne l'a trouvée. Langue au chat ?

Mystères éclaircis

Il s'agit de la Tour Randonne, à Nyons,  (Drôme) et je peux  vous montrer les quelques photos faites dans la Vieille Ville.

 

Son origine remonterait à 1280, alors que Nyons était la capitale de la Baronnie de Montauban. Dame Randonne de Montauban aurait fait construire un château pour servir de prison militaire, dont il ne reste que cette tour, aux murs de 2 mètres d'épaisseur, et 10 m de haut.

En 1854, le curé de Nyons, le Chanoine Francou, est atteint d'une maladie grave et mortelle. Il pria alors Marie et guérit.

En reconnaissance, il acquiert en 1862 les restes de cette tour médiévale, car il souhaite en faire "un piédestal sur lequel reposerait une grande et belle statue de la Sainte Vierge, laquelle dominera la ville et sera aperçue dans les campagnes", selon ses dires.

La Tour Randonne devint ainsi la Chapelle de Bon Secours. Et le piédestal, fait de 3 étages d'arcades néogothiques, comporte :

   -   au 1er étage, les Saints (Joseph, Jean, Bernard, Vincent)

   -   au 2ème, les Saintes (Anne, Elisabeth, Madeleine, Thérèse)

   -   au 3ème, les anges

   -   et au sommet, la statue de la Vierge, de 3,50 m de haut, qui veille, dit-on, sur la sérénité et la quiétude de la ville.

 

Une mention aussi pour le Pont Roman : inauguré en 1409, le pont relie les 2 rives de l'Eygues par une arche de 43 m, et domine la rivière de plus de 18 m. Il est classé second de France de qualité aussi pure.

 

Mystères éclaircis

Curiosité locale : un drôle d'escalier !

Il s'agit de partir du bon pied, sinon ... gare à la chute !

 

Mystères éclaircis

 A la suite d'une erreur de la Tortue (si, si, c'est sa faute !) je m'étais retrouvée, à 18 km de Nyons, dans le joli village de Sainte Jalle.

Vieille ville avec remparts, porte fortifiée, château, donjon et même une belle maison renaissance. Mais surtout, au bord de la petite route, la belle église Notre-Dame de Beauvert, construite en 852.

Mystères éclaircis

Je vous laisse chercher encore un peu le nom de ce sommet au pied duquel je me suis arrêtée.

Deux indices qui vont rendre votre recherche super facile : il est dans les Hautes-Alpes, massif de l'O.....

 

A bientôt

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 22:09

Hier, la Tortue ne s'est aperçu de rien pour les photos.

Alors aujourd'hui, je recommence. Vous suivez ?

 

 Photo 4

Mais où donc s'en va-t-elle ? (2ème jour)

Je ne l'ai aperçu que de loin, peu après le départ du matin, et j'ai voulu y aller. Mais la Tortue m'a répondu que ce n'était pas tout à fait sur notre chemin. Je ne lui en garde pas rancune ...

 

Photo 5

Mais où donc s'en va-t-elle ? (2ème jour)

Photo prise au travers de mon pare-brise, ce qui explique la présence de ce papillon de couleur éclatante.

Je voulais m'arrêter pour prendre un jus, mais la Tortue n'a pas voulu.

 

 Photo 6

Mais où donc s'en va-t-elle ? (2ème jour)

Enfin la Tortue s'est arrêtée !

Et elle a bien voulu que je randonne à mon tour dans la vieille ville ... à condition que je ne vous dise pas où c'est.

 

Voilà.

Le soir arrive, et je m'installe dans un petit col où la Tortue s'est arrêtée pour la nuit.

Je ne vous demande pas de situer ces 2 photos prises en route.

C'est juste pour vous dire " Bonne Nuit ".

Mais où donc s'en va-t-elle ? (2ème jour)Mais où donc s'en va-t-elle ? (2ème jour)
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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 21:25

C'était inévitable !

La Tortue est repartie en voyage !

Où va-t-elle ? (1er jour)

Mais cette fois-ci, elle n'a jamais voulu me dire elle me conduisait.

Alors à son insu, j'ai pris quelques photos, tout en roulant. Comme ça, si vous les reconnaissez, vous pourrez suivre notre itinéraire.

Et si vous ne les reconnaissez pas ?

Eh bien, j'espère que ceux qui les ont reconnu ou deviné (quelques indices seront glissés dans les légendes des photos) vont bien vite poster un commentaire avec le numéro de la photo, le département, ... et si possible, au choix, le nom de la ville, du monument, son époque de construction et combien de fausses dents avait son architecte !  ;-))

Comme ça, tout le monde en profite !

 

Il y a quelque chose à gagner ?

Oui, bien sûr ! Un  é_e_ _e_ _ _ pour chaque photo reconnue. J'en ai 12.

 

Photo 1

Où va-t-elle ? (1er jour)

Oui, je sais, ce n'est pas son plus beau profil, mais c'est le côté par lequel je suis arrivée, cette fois-ci.

Je ferai mieux la prochaine fois ... 

 

Photo 2

Où va-t-elle ? (1er jour)

Là, c'était plus facile à photographier, parce que c'était un arrêt-pipi pour Charly (et pour moi aussi !)

 Oups !

C'est presque ça ! Mais c'est pas facile, je le reconnais ...

 

Où va-t-elle ? (1er jour)

Là, c'était pas évident. Mais c'est bien que la Tortue soit un peu haute.

Il y a des endroits plus animés dans la ville ... mais je n'y mets pas ... les roues !

 

Après ça, la Tortue s'est arrêtée au coin d'une vigne et loin des routes, pour passer la nuit dans sa carapace. Elle a dit qu'elle était fatiguée.

Charly et moi aussi.

 

Bonne nuit !

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 16:27

Lundi 11 Novembre

 

D'une traite et sous la pluie, hier, j'ai rallié le Tarn.

Et ce matin, j'ai retrouvé mes amis Cisteurs à Lavaur, petite cité du pays de Cocagne,au nord de Toulouse.

 

Située au bord de l'Agout et déjà fortifiée au 11ème siècle, elle a abrité une forte communauté cathare.

Prise en 1211  par Simon de Montfort après un siège d'un mois, 80 chevaliers y furent pendus. Puis ce fut le plus grand bûcher cathare : 400 parfaits et parfaites y périrent brûlés.

Mais les malheurs de la cité ne s'arrêtèrent pas là : 9 ans plus tard la garnison fut exterminée par le successeur de Simon de Montfort, le futur Raymond VII.

Puis, encore 9 ans plus tard, ce sont les fortifications de la ville qui sont détruites sur ordre de Louis IX.

Au 15ème siècle, la ville est décimée par une terrible épidémie de peste.

Au 16ème, Les frères Cordeliers sont martyrisées par les Huguenots.

En 1930, la ville est de nouveau ravagée, par une terrible inondation.

 

Mais dans cette histoire mouvementée, les Vauréens (et non pas les vauriens) ont tout de même trouvé le temps de construire cette magnifique cathédrale St Alain, en briques roses, et ont réussi à la conserver.

Et c'est juste à côté, dans les Jardins de l'Evêché, que nous nous sommes retrouvés :

 

Petite rencontre au Pays de Cocagne

Il faut quand même que je vous raconte l'histoire (la légende ?) de son Jacquemart : c'est la statue que vous voyez près de la cloche.

C'était au temps des guerres de religions, à la fin du 16ème siècle, quand catholiques et calvinistes se disputaient les terres de la contrée et que la ville de Lavaur voyait l'exercice du pouvoir passer des uns aux autres.

Un jour, les catholiques se seraient emparés d'un groupe de calvinistes et de leur chef, un nommé Jacques Marc. Amené dans les murs et emprisonné dans la tour de l'horloge, il se serait vu condamné à sonner les heures nuit et jour, en lieu et place du sonneur habituel.

Ayant quelques notions de mécanique, il aurait fabriqué un automate capable de sonner les heures assez régulièrement. Il put ainsi profiter d'une nuit pour s'échapper, sa fuite n'ayant été découverte que bien plus tard, puisque les heures continuaient d'être sonnées.

 

Pour perpétuer cette invention, l'horloge fut dotée d'un mécanisme plus précis, et le Jacquemart, statue en bois, fut plusieurs fois restauré et même remplacé : je crois qu'en ce moment, c'est le 4ème jacquemart, les autres étant conservés au Musée.

Petite rencontre au Pays de Cocagne

Voulant visiter la cathédrale (pour raison cistique autant que culturelle) nous avons été bien déçus de la trouver fermée, pour travaux de restauration.

Alors j'ai emprunté à internet ces 3 photos qui montrent le célèbre buffet Renaissance polychrome de 1523, du non moins célèbre grand orgue Cavaillé-Coll, et le célèbre portail à trumeau en gothique flamboyant du début 15ème que l'on peut admirer dans le nartex, ancienne entrée de l'église.

Petite rencontre au Pays de Cocagne

A la recherche des cistes cachées dans la ville, nous avons pu en admirer les monuments, et apprendre ainsi l'histoire de Dame Guiraude, châtelaine responsable de la ville, qui fut précipitée vivante dans un puits (en bas à gauche; la scène est peinte sur les portes qui le ferment) lors de la prise de la ville par Simon de Montfort.

Petite rencontre au Pays de Cocagne

Vous voyez comme le ciel est bleu ? C'est une journée magnifique (et unique !).

Après le déjeuner au "Chinois", nous avons exploré les environs : des châteaux, des églises, belvédères, pigeonniers ...

Petite rencontre au Pays de Cocagne

Je ne peux pas tout vous nommer, car il y a des secrets à garder. Rien de tel que de chercher des cistes pour découvrir les beautés secrètes d'une région. Et tout ça dans la bonne humeur et l'amitié.

Petite rencontre au Pays de Cocagne

Mais le soir venu, il faut bien se séparer.

Ce n'est que le lendemain matin, et seule, que j'ai découvert ces deux derniers témoins des temps passés :

Petite rencontre au Pays de Cocagne
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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 21:24

Jeudi 20 Juin

 

Cette fois ça y est !

Ma tortue pourra freiner des quatre fers, à l'avant comme à l'arrière.

C'était une opération un peu douloureuse pour mon portefeuille, mais comme le crédit n'est pas fait pour Charly ...

Je pars donc demain matin de Sète, direction la frontière franco-italienne, en une étape si je peux.

En attendant, Sète se prépare pour les premières joutes nautiques, à l'occasion de la fête de la musique. Même si je ne les verrai pas, j'ai pu voir les barques, repeintes de neuf, qui attendent bien sagement le jour J.

Alors sur internet je vous ai trouvé une photo de l'an passé :

Re-départ, avec de bons freinsRe-départ, avec de bons freins

Mais cet après-midi, il y avait quand même quelques réjouissances : une course inter-entreprise, où les rameurs pouvaient être aussi bien des débutants que des rameurs entrainés. Certains n'avaient jamais touché une rame !

Ce qui a donné lieu à quelques scènes cocasses ...

Re-départ, avec de bons freins

Maintenant je vous dis bonsoir, en attendant ma prochaine connexion.

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  • : scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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