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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 20:10

Samedi 14 Septembre

 

Hier j'ai quitté Schönbrunn sous un déluge qui a continué toute la nuit et toute la matinée.

J'ai fait environ 80 km sans rien voir, et puis le ciel s'est éclairci et la pluie a cessé peu avant mon arrivée au Monastère d'Altenburg** que j'ai choisi de visiter.

 

Pourquoi celui-là ?

Parce que ce n'est pas une visite guidée mais libre, avec un texte français à la main.

 

Etonnant ce monastère !

Baroque, il a été construit, ou plutôt re-construit en 1730, sur les ruines de l'ancien monastère bénédictin fondé en 1144.

Et aujourd'hui, sous les bâtiments actuels, on retrouve les restes des bâtiments médiévaux.

Et la visite oscille entre ces 3 époques : médiévale, médiévale baroquisée, et baroque.

Monastère, châteaux et jolis villages

Commençons par ce qu'on voit de la partie médiévale :

   -  la chapelle gothique, avec des catacombes encore en-dessous : 5, 6, 9

   -  le cloître : 3, 8

   -  le scriptorium, avec son poële en faïence reconstitué : 4, 7

Monastère, châteaux et jolis villages

La crypte, de construction médiévale, a été baroquisée par de belle peintures qui ont pour thème l'eau et des méditations sur la mort. Méditations joyeuses si on considère la nature et la profusion des décors.

Pour ceux que cela intéresse, les peintures sont de Paul Froger, le plus grand nom de la peinture baroque en Basse Autriche.

Monastère, châteaux et jolis villages

La bibliothèque, temple du savoir, est magnifique et compte 80 000 volumes. Trois coupoles peintes de fresques, toujours de Paul Froger, couvrent le vaisseau.

 

Monastère, châteaux et jolis villages

Reste l'église abbatiale.

Gothique à l'origine, elle fut rhabillée de fond en comble.

Stucs, faux marbres, dorures, angelots, tout y est, avec pas moins de 9 coupoles.

Monastère, châteaux et jolis villages

Et maintenant, changeons de sujet !

Que diriez-vous de quelques châteaux ?

Un baroquisé, pour commencer. Celui de Greillenstein.

 

Les sculptures, d'inspiration exotique, évoquent le triomphe du Bien sur le Mal.

Et ce château a gardé ses douves, sa cour renaissance et ses cheminées, toutes différentes.

Monastère, châteaux et jolis villages

En voici un autre, vraiment renaissance. Celui de Rosenburg.

 

Situé sur un éperon rocheux qui domine la vallée de la Kamp, sa position était idéale. Au 16ème siècle, devenu un haut lieu du protestantisme, la forteresse fut transformée en un somptueux palais renaissance ... que je n'ai pas visité !

Monastère, châteaux et jolis villages

Changeons encore de sujet.

Les jolis villages, ça vous va ?

 

D'abord, un petit passage à Krems, où l'office du Tourisme était fermé.

Monastère, châteaux et jolis villages

Il commence à être tard. Je m'arrête à Stein, uniquement pour régler mon GPS qui ne m'emmène pas où je veux. Mais ... j'aperçois, là-bas ... Et je descends de voiture pour aller voir de plus près ... et je n'y remonte qu'une heure après !

Mais ces belles façades médiévales et renaissance ne donnent rien en photo à cette heure tardive (18 h 30 à mon arrivée), et en plus, les rues étant étroites, je n'ai pas de recul.

Monastère, châteaux et jolis villages

Et je suis montée sur le plateau pour y dormir ici :

Monastère, châteaux et jolis villages

Mais là, j'ai triché : j'ai pris la photo le matin avant de repartir, car à mon arrivée il faisait trop sombre.

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 10:53

Vendredi 13 Septembre

 

Ce matin, il pleut. Je reprends bus et métro pour aller à Vienne. Quelle chance j'ai eu, hier !

Arrivée à Schönbrunn, il pleut encore plus fort.

 

Schönbrunn est le palais impérial d'été. A l'origine, il était à l'extérieur de la ville.

Il y a 3 siècles, d'immenses forêts s'étendaient ici, offrant un terrain de chasse de prédilection aux Habsbourg, qui y construisirent, en 1569, un pavillon de chasse ... imposant. Qui fut détruit par les Turcs en 1683.

Mais l'empereur Joseph 1er, inspiré par Versailles, voulait une résidence à l'image de son vaste empire. La construction commença en 1695. Ses successeurs en poursuivirent l'aménagement.

 

La cour d'honneur s'ouvre sur une immense façade ocre de 180 mètres de long.

Je l'ai traversée sous la grêle !

Vienne : Schönbrunn

Du château, j'en ai visité 40 salles (sur 2500 !), dont je vous révèle : la grande galerie (la plus prestigieuse), la petite galerie, un essai un peu flou dans le "salon du million" (de florins qu'elle a coûté), et un lit d'apparat dans une pièce obscure. C'est tout ce que j'ai pu faire pour vous.

Vienne : Schönbrunn

Mais en allant sur ce site, choisissez Château de Schönbrunn et vous pourrez visiter chaque pièce virtuellement.

Soit en cliquant en bas de la page, sur vers la visite virtuelle. Vous pouvez alors faire  tourner, éloigner ou rapprocher des objets.

Ou si vous préférez, il y a la vidéo de 6minutes 41s

Depuis les fenêtres de l'étage, 2 vues sur jardin prises entre les lames des volets.

Vienne : Schönbrunn

Dans le parc se mêlent la mode rococo et le goût de l'antique : fontaine de Neptune, ruine romaine, gloriette ... charmilles, parterres fleuris, berceaux de verdure ... et perspectives.

Entre 2 averses, je n'ai pas eu le temps de l'explorer en entier, malheureusement.

Vienne : Schönbrunn
Vienne : Schönbrunn

Puis j'ai visité le musée des carrosses. J'y ai appris que le luxueux carrosse impérial doré et orné de peintures pèse 4 tonnes ! Et s'il est attelé de 8 chevaux (blancs), ce n'est pas seulement pour faire joli, mais par nécessité. Il ne peut rouler qu'au pas, et sur de courtes distances. S'il doit être utilisé ailleurs qu'à Vienne, il faut le démonter. Ses roues et ses éléments sont alors transportés, par chemin de fer ou bateau, dans des caisses capitonnées.

 

La petite voiture est le phaéton du fils de Napoléon. Il était tiré par 2 poneys.

Vienne : Schönbrunn

J'en suis sortie sous une pluie diluvienne, qui n'a pas cessé jusqu'au lendemain matin.

Mais pour finir, une photo un peu romantique :

Vienne : Schönbrunn
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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 08:38

Jeudi 12 Septembre

 

Après la pluie d'hier soir, le beau temps semble revenu, et je décide d'aller à Vienne en vélo. Car le programme de la journée prévoit beaucoup de distances, et ce sera plus facile qu'avec le bus et moins fatigant qu'à pied.

Pour faciliter les choses, il y a une piste cyclable qui passe devant le camping et suit le Danube jusqu'au Ring (c'est l'anneau d'avenues qui entoure la vieille ville).

Et puis 15 km, ce n'est pas si long en vélo ...

 

... le voilà donc, ce "Beau Danube Bleu"

 

Vienne en vélo
En fait, quand le ciel n'est pas bleu, il est plutôt jaune/vert, le Danube. Caca d'oie.
 
Quartier Wieden
 
Au bout d'heure, j'aborde dans le quartier Wieden (à l'extérieur du Ring) à l'église Saint Charles Borromée. Elle associe avec audace trois architectures différentes : colonne trajane, dôme, et portique. Effet magistral !
Mais l'intérieur est en restauration depuis plusieurs années.
Vienne en vélo
A quelques rues de là, le "Pavillon de la Sécession" a été bâti pour abriter des œuvres contemporaines en 1898. C'était l'époque de l'Art Nouveau, appelé Sécession en Autriche.
La sphère du toit est composée de 3000 feuilles de laurier, en fer forgé doré, et a été l'objet de nombreuses critiques, à l'époque.  Et on peut lire, en lettres dorées au-dessus de l'entrée : "A chaque époque son Art, à chaque Art sa Liberté".
Au sous-sol se trouve la célèbre "frise de Beethoven", inspirée à Gustav Klimt par la neuvième symphonie.
La seule photo autorisée est celle d'une copie d'un morceau d'un mètre (très beau , il est vrai) sur les 34 mètres que mesure la frise.
Vienne en vélo
Dans le secteur également, des œuvres Sécession dues à Otto Wagner : les 2 pavillons de Karlsplatz, et les 2 immeubles voisins : la "Maison aux Majoliques" (les majoliques sont les faïences roses en forme de fleur qui ornent la façade) et la "Maison Médaillon", aux ornements dorés.
Et un petit clin d'œil sur le toit ...
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Vienne en vélo
Palais du Belvédère
 
Louis XIV lui ayant refusé le commandement d'un régiment de France, Eugène de Savoie-Carignan s'en alla offrir ses services à Léopold 1er de Habsbourg, qui les accepta.
Après bien des campagnes victorieuses (notamment contre les Turcs et les Français), il se fit construire une résidence d'été : 2 palais ayant une fonction distincte. Le Belvédère supérieur accueillerait les somptueuses fêtes du Prince, tandis que le Belvédère inférieur, bâti en 1714/1716, servait d'habitation (en plus de son palais d'hiver, dans la ville) : appartements princiers, bibliothèque, collections ...
Voici quelques photos de la modeste habitation de ce prince qui fit dire à Montesquieu que, dans ce pays, "les sujets sont mieux logés que leurs souverains".
Vienne en vélo

Dans le Belvédère supérieur (mais aussi dans l'autre), j'ai visité le musée exposant de nombreuses œuvres impressionnistes (dont Renoir, Monet, Manet, Courbet et tant d'autres que je ne connais pas) dont j'ai beaucoup aimé celle-ci (qui, par chance, n'était pas trop bien surveillée) :

et aussi des œuvres de Gustav Klimt, dont le fameux "Baiser".
Là, le montage que je vous propose est fait avec des photos d'internet. Car, bien que j'ai vu ces œuvres, elles sont trop surveillées pour qu'on puisse les photographier.
.
Vienne en vélo
Vienne en vélo

Et voici le Belvédère supérieur et ses jardins à la française qui descendent jusqu'au palais inférieur.

Vienne en vélo
Vienne en vélo
Et je suis revenue en parcourant le Ring et en m'arrêtant aux plus importants des monuments ou bâtiments qui le bordent :
   -   le musée d'Histoire Naturelle et le musée des Beaux Arts, identiques, et qui encadrent la monumentale statue de l'impératrice Marie-Thérèse, la plus grande impératrice d'Autriche.
   -   un peu plus loin, devant le Parlement, c'est la célèbre fontaine Pallas-Athena
.
Vienne en vélo
Et puis l'Hôtel de Ville, dont j'ai coupé tout le bas, car il est occupé par de grandes tribunes pour des spectacles, donc inaccessible.
De même que pour l'église Votive, dont on ne voit que le haut, à cause d'échafaudages dus à la restauration.
Magnifique, n'est-ce pas ? Mais ne vous y trompez pas : elle est néogothique, et a été achevée en 1879.
Vienne en vélo
Et maintenant, une heure à pédaler et je pourrais délivrer Charly.
A demain !
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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 09:45

 

Mercredi 11 Septembre

 

Et maintenant, c'est Vienne !

 

D'abord le bus, puis le métro.

Et me voici face à la Hofburg, le Palais Impérial d'hiver (un petit détour par Stadpark pour la statue dorée de Johan Strauss).

Vienne, à pied

Visite au Musée de l'Argenterie. Quelle profusion ! Effarant le nombre de services de table !

 

D'abord, on ne mangeait que dans des assiettes en argent, à la cour. Puis on introduisit la faïence seulement pour la soupe et le dessert. Et enfin la faïence eut ses lettres de noblesse. Sissi, d'ailleurs, commanda un service qui lui ressemble bien : fleurs, oiseaux, papillons ... et chaque assiette différente.

Au milieu des tables, des "surtouts" dorés : vastes plateaux avec un miroir au fond, et de grandes décorations. Ils étaient garnis de fleurs, de fruits, de confiseries ... En les assemblant, on couvrait une tablée de 30 mètres de long. Et il y en a plusieurs ... la mode !

Plusieurs services en argent, aussi, et un célèbre service en vermeil (argent doré au feu).

 

Vienne, à pied

Saurez-vous imiter ces pliages de serviettes ? Les secrets en sont jalousement gardés !

Surtout le Pliage Impérial, qui cache 2 petits pains, et qui était réservé aux dîners où l'empereur était présent. Petit indice : il se fait avec une serviette en lin fin de 1 m x 1 m.

Vienne, à pied

Ensuite, c'est le Musée Sissi, qui nous parle de sa vie, la vraie.

Mais continuez à rêver avec Romy. Après tout, l'essentiel est vrai. Les malheurs sont venus après.

 

Et puis les appartements de François-Joseph et ceux de Sissi.

Les photos sont interdites, bien sûr ...

Vienne, à pied

Et voici la Cathédrale Saint-Etienne, avec son toit de tuiles émaillées dont la date, 1831, est celle de la restauration.

Vienne, à pied
Vienne, à pied

Pour reprendre le métro, je contourne la Hofburg, et en voici le côté le plus prestigieux.

Et n'oublions pas le monument à Mozart, dans un des jardins ...

Vienne, à pied

A demain pour la suite ...

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 22:50

Mardi 10 Septembre

 

Tout près de Baden, une abbaye cistercienne du 12ème siècle : le Monastère de Heiligenkreuz, dont l'abbatiale n'a pas été baroquisée.

Seule, dans la cour, l'inévitable Colonne de la Peste, aussi appelée "Colonne de la Sainte Trinité".

J'aurais voulu voir le cloître, mais il fallait pour cela suivre une visite de 70 minutes en allemand. Je n'en ai pas eu le courage.

Forêt Viennoise

En parcourant le croissant de la Forêt Viennoise, depuis la corne sud (Baden) vers la corne nord (Klosterneuburg), j'ai croisé ce producteur de citrouilles et autres cucurbitacées qui sait mettre sa production en valeur.

On dirait que ça sent l'automne ... 

Forêt Viennoise

Encore un monastère. Celui de Klosterneuburg, à la corne nord du croissant.

Fondé en 1114, remanié et augmenté d'un palais impérial, "il affirme un visage très baroque et pourtant renferme dans ses murs des merveilles de l'art médiéval". Dixit le guide, car je ne l'ai pas visité. Donc je ne vous en livre que l'extérieur.

 

Voici d'abord l'abbatiale, dans laquelle on ne peut entrer qu'au fond, et on regarde à travers une grille.

 

Forêt Viennoise

Et le palais impérial, grandiose.

Forêt Viennoise

et encore quelque jolie dépendance ...

 

Forêt Viennoise

Et je me suis installée au camping pour 3 jours, le temps de visiter Vienne, dont le centre-ville est à 15 km.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 21:05

Lundi 9 Septembre

 

La journée d'aujourd'hui, presque entièrement sous la pluie, c'était d'abord : transit, et vidange.

 

Oh ! mais qu'allez-vous penser là !

Mais non. Le transit, c'est la longue route qui m'amène, depuis la Styrie, jusqu'à la "Forêt Viennoise" (comme un croissant posé à l'Ouest de Vienne, une pointe au nord, l'autre au sud).

Et la vidange, c'est celle de l'huile de mon camion. Car, comme vous le savez, "Qui veut voyager loin ménage sa ... voiture !"

 

Une petite photo, tout de même, d'un grand château rencontré par hasard en cherchant un coin pique-nique. Il aurait bien besoin d'une restauration, celui-là !

Que d'eaux !

Et puis la pluie s'est arrêtée peu avant Baden. Ville thermale chérie des têtes couronnées.

J'ai tout de même été y faire un petit tour :

Que d'eaux !
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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 20:48

Voici une jolie coutume :

 

Pour annoncer une naissance au voisinage, les gens mettent une cigogne à la porte de la maison. Avec le prénom de l'enfant et quelques fois une photo ou d'autres détails.

J'ai même vu quelque chose de bizarre : une cigogne bleue !

Faire-Part de naissance

Mais qu'est-il arrivé au pauvre Léonhard ?

Sa cigogne a dû tomber en panne, et on l'aura confié au premier venu ...   :)

 

Faire-Part de naissance
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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 19:50

Dimanche 8 Septembre

 

Au programme, la visite du Musée de plein air de Stübing, à quelques kilomètres de Graz.

C'est le seul de l'Autriche, et il présente des habitations rurales de 8 des 9 Länder d'Autriche (le 9ème Länd, c'est Vienne).

Certaines sont très anciennes. Il y en a même une qui remonte au 14ème siècle. Les plus récentes sont du début 20ème.

 

Le décor, aussi, est très beau, puisque le musée est situé dans une petite vallée parcourue par un ruisseau et entourée de forêts, ce qui a permis de situer les maisons dans un environnement un peu semblable à celui de leur origine : en plaine, ou plus ou moins haut, les chalets d'alpage occupant le plus haut point du musée.

L'eau du ruisseau permet également de faire tourner réellement les roues des moulins, scierie et pilon.

 

Pour cette fois, pas de classement. Dans ce musée (et ce pays) si bien organisé, vous n'aurez que des pèle-mêle !

 

Journée en plein air
Journée en plein air

Il y avait une dentellière qui expliquait sa technique. Bien sûr en allemand. Mais j'ai essayé de suivre ses gestes ...

Il faut de sacrés bons yeux !

Journée en plein air

Bien que les maisons ne soient pas habitées, il y a des bouquets de fleurs sur les tables, et les horloges sont remontées ! ... et bruyantes !

Journée en plein air

Il y a aussi une petite épicerie d'autrefois, qui fait aussi café, et même une épicière qui vend des bonbons et ... des cartes postales.

Journée en plein air

 

Dans une grande grange est installée une vaste exposition très intéressante qui retrace, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, l'évolution de la roue, de la charrue, de la culture du blé, et de sa transformation (moulin, four)

 

Et voici 2 photos qui m'ont beaucoup frappée :

   -   sur la photo d'en haut, on montre comment, en 1918 dans le Tyrol, les hommes s'attelaient à 6 pour tirer la charrue.

 

   -   et la photo d'en bas date de 1943, toujours dans le Tyrol. Ce sont des femmes qui tirent la charrue. Et les champs sont bêchés à la main.

Dommage que je ne comprenne pas les commentaires.

 

   -   beaucoup de ces maisons sont très sombres. Je suppose que c'est pour garder la chaleur que les ouvertures sont si petites.

 

   -   j'ai été surprise de voir ce matin, qui est dimanche, quelques femmes sortir de différentes églises en jupe avec long tablier, et corsage traditionnels. Quelques hommes aussi, par-ci par-là, portent encore le gilet.

D'ailleurs ces personnes croisées dans le musée (j'aime bien le beau gilet vert avec le jean !) sont des visiteurs.

Journée en plein air

Après avoir passé 3 heures à marcher dans ce musée, encore une petite promenade.

C'est la gorge de Kesselfallklamm qui nous attend, avec ses cascades, ses ponts et ses escaliers.

 

Enfin, pas les cascades, parce que c'est la saison sèche et il n'y a pas une goutte d'eau !

Mais on voit leurs emplacements, là où la roche est blanche. Avec de l'eau bondissante, ce doit être fantastique !

Journée en plein air

En suivant les petites routes de cette région un peu montagneuse, ce sont de nouveaux paysages magnifiques à chaque fois que j'émerge d'une forêt.

Pour ce soir, ce sera celui-là :

 

Journée en plein air
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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 21:23

Samedi 7 Septembre

 

J'aurais pu y aller en tram, mais finalement, j'ai préféré le vélo. D'autant qu'une piste cyclable est directe jusqu'au centre-ville. Ce qui m'a permis de m'arrêter en chemin au jardin botanique, que je n'aurais pas vu autrement. Ce qui m'a le plus attirée ici, c'est son architecture plus que les plantes :

 

Graz en vélo

Et là, curieusement, je me suis crue en France ! Il est vrai que l'Autriche est en période électorale ...

Graz en vélo

Ensuite, ma première photo fut pour la boulangerie impériale, dont les 2 aigles dorés à l'or fin au-dessus de la façade en bois sculpté nous invitent à goûter les pâtisseries de l'époque impériale : le "baiser de Sissi" et la "biscotte de l'empereur" (je vous dispense des noms autrichiens).

Graz en vélo

Dans les décors de stuc de la façade de la Maison Luegg, pourrez-vous découvrir quelques uns des visages qui s'y dissimulent ? Désolée, je n'avais pas assez de recul pour une bonne photo.

 

Graz en vélo

Maintenant, c'est du Renaissance : le Landhaushof. C'était le siège de la diète et du gouvernement de la province, et il date de 1557-1563. Il est considéré comme un des chef-d'œuvre de la renaissance italienne en Autriche, avec ses 2 puits empreints de maniérisme.

Graz en vélo

S'il y a peu de monuments du baroque tardif à Graz, c'est parce qu'à cette époque-là, la ville était en plein déclin.

En effet, elle a été longtemps ville impériale, mais en 1619 la capitale est transférée à Vienne. Et pour faire bonne mesure, l'Université, jusque là célèbre, est rétrogradée au rang de simple Lycée.

Mais le Mausolée, lui, a été construit juste à la jointure : de 1614 à 1633. Et on y retrouve les canons du baroque autrichien. Il est un peu coincé, à côté de la cathédrale.

 

Graz en vélo

L'intérieur de la cathédrale est lui aussi baroque, et on le doit aux Jésuites qui l'on "baroquisée".

Vous essaierez de compter les angelots joufflus, en haut du retable ...

Graz en vélo

Voici une œuvre absolument originale, et pas baroque du tout  (1499). C'est tout ce qui reste du château qui allait avec et qui est parti, je crois, en fumée. C'est un escalier à double vis. C'est une prouesse technique qui offre, à partir de l'étage supérieur, un savant dédoublement des volées autour de 2 axes, pour se retrouver ensemble à l'étage en-dessous. Vous saisissez ? Moi je n'ai compris qu'en le voyant. Et il existe sur 3 étages. La grande photo est prise du palier du 3ème étage.

 

Graz en vélo

Vous ne demandez pas grâz, encore ? Alors une dernière de la vieille ville de Graz avant de passer à un autre genre

Graz en vélo

Et maintenant, changement d'époque, changement de style !

   -  une île flottante sur la Mur (la rivière), crée par un architecte Américain. C'est un immense coquillage posé sur l'eau, et relié aux rives de la Mur par 2 passerelles piétonnes. Il contient un café (très prisé) et un amphithéâtre.

   -  le musée d'Art Contemporain, crée par 2 architectes Londoniens. Les "suceurs" du toit sont, en fait, des sources de lumière.

Graz en vélo

Encore un escalier à monter. Mais géant, celui-là ! C'est celui qui monte à la Citadelle : le Schlossberg.

Graz en vélo

Euh, non ! En fait, j'ai pris l'ascenseur pour monter, et les marches, je les ai descendues !

Là-haut, bien plus haut que sur la photo, le petit château construit il y a plus de 1000 ans était devenu une importante citadelle renaissance. Mais Napoléon l'a faite raser. Ou presque. Sauf la Tour de l'Horloge et la Tour de la cloche (4 tonnes et 632 kg, la cloche !) dont les habitants de Graz ont négocié la sauvegarde a prix d'or (Graz, Graz, ont-ils dit, les mains jointes. Et Napoléon, magnanime, a laissé les 2 tours et empoché le pactole ...)

Le puits renaissance, sur la plus grande photo, fait 94 mètres de profondeur ! creusé à la main, dans le rocher !

 

Graz en vélo

Ouf !

Après tout ça, vous avez sans doute compris que j'ai bien apprécié cette ville.

Et graz à mon vélo, je ne suis pas trop fatiguée pour aller faire encore une visite aujourd'hui. Je rentre donc retrouver Charly et nous traversons toute la ville pour aller à la périphérie opposée visiter le château d'Eggenberg.

 

Ce château, construit entre 1625 et 1635 (en pleine période ...?) est une allégorie de l'Univers. Il met le temps en scène :

4 tours pour les 4 saisons ; 12 portes pour les 12 mois de l'année ; 365 fenêtres pour les jours ; 24 salons d'apparat pour les heures du jour ; eux-même éclairés par 52 fenêtres pour les semaines de l'année  etc ...

 

Graz en vélo

Profusion de stucs, de peintures mythologiques, de crimes légendaires, de symétrie ... J'ai suivi la visite (en anglais) avec un couple de Bordelais (qui n'y comprenaient pas plus que moi) et qui, eux aussi, trouvaient que trop, c'est trop ! Même si c'est, objectivement, très beau.

 

Graz en vélo

et un clin d'œil de la photographe :

Graz en vélo

Après une bonne heure de causette avec les compatriotes, il est l'heure de chercher un coin pour la nuit.

Ce soir, ce sera aux abords d'un village vigneron, producteur de Schilcher.

Graz en vélo
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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 20:32

Cette mystérieuse photo prise au château de Bojnice (SlovaquieMystère et solution ) ne vous a pas inspirés !

Je vous donne donc l'explication :

 

Dans ce château il existe un puits de 26 mètres de profondeur. Il n'a été creusé et maçonné que sur environ 8 mètres, car le reste est une cheminée naturelle creusée par les eaux (thermales ?) souterraines. Elle aboutit à un petit système de grottes et plusieurs petits lacs souterrains, dont l'un est le fond du puits.

Au cours de la visite, on emprunte certains souterrains du château qui aboutissent dans cette grotte. Ainsi je puis dire que je suis descendue au fond du puits !

La photo est prise depuis la margelle. On voit sur la gauche les premiers mètres en maçonnerie, et en bleu, c'est la roche de la cheminée naturelle. La pupille est le niveau de l'eau, et mon flash donne vie à ce regard.

Et voici le puits :

L'oeil du dinosaureL'oeil du dinosaure

Retour en Autriche

 

A l'entrée de nombreux villages, j'ai pu voir ce panneau, suffisamment expressif.

Vous n'avez pas besoin de traduction, je suppose ?

 

L'oeil du dinosaure

Enfin, j'ai rencontré ces jolies balançoires, qui m'ont rappelé les fêtes foraines de mon enfance. Je croyais qu'il n'en n'existait plus, car on disait qu'elles étaient dangereuses. Car il y en avait certaines, munies d'une cage, qui faisaient le tour complet.

 

Que de voyages j'ai fait, sur une mer démontée, dans ces petits bateaux ...

L'oeil du dinosaure
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  • : scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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