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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 14:11

Finalement, pas besoin d'un masque de plongée pour voir les îles. Quand je me suis levée, il pleuvait encore. Mais le temps de prendre mon petit déjeuner le soleil est apparu, et a fini par s'imposer.

Pour aller d'île en île, il y a des ponts ou des bateaux.

Les bateaux jaunes sont gratuits. Ils sont, en somme, le prolongement de la route. C'est un service public.

Les bateaux blancs sont payants, et font d'autres itinéraires, plus longs.

En attendant mon bateau blanc (4 heures, c'est dimanche), je saute d'île en île avec les bateaux jaunes. Il faut que j'en profite tant qu'il fait beau, car de nouveau le ciel se couvre.

Les bateaux jaunes, c'est comme les routes et les ponts : il y en a de toutes tailles. J'ai même failli me tromper d'embarcadère ...

Kökar

Et voici encore un mystère : au bord de la route, dans la végétation, soudain, 2 rochers recouverts d'éclats de miroir.

Par qui ? Pour quoi ? Pas d'explications !

Kökar

Ce moulin à vent date du 18ème siècle et a fonctionné jusqu'en 1970.

A côté, ce n'est pas une antenne mais un "mât de la Saint Jean" (équivalent des "arbres de mai") hissé au milieu de l'été. En effet, ici l'été est un peu décalé : nous sommes début septembre et la moisson n'est pas encore rentrée.

Kökar

Arrivée à Kökar par le bateau blanc, j'ai trouvé un sentier balisé conduisant (à 600 m) à un site qui fut occupé régulièrement par des chasseurs de l'âge du bronze (il y a 3000 ans).

Chassaient-ils l'élan ? Non.

Ils chassaient le phoque gris.

Ils venaient du nord de la Pologne, au bord de la Baltique, chaque année au tout début du printemps, sur la banquise encore couverte de glace. C'est beau l'archéologie ! Ils savent ça grâce aux débris de poteries qui leur ont servi à transporter leur nourriture. Il reste, cachés dans l'herbe, les structures de 9 huttes circulaires, avec leur foyer au milieu. Le site fut fouillé en 1946 et 1950 et on y trouva beaucoup de morceaux de poteries et d'os d'animaux : phoques, moutons, cochons , caprins  ;;;

Le site qu'ils avaient choisi est vraiment superbe et mérite ... d'être mieux connu !

Kökar

Après cette belle promenade, que nous avons prolongée puisque le sentier continuait, nous avons poursuivi la route jusqu'au bout pour tomber sur ... l'église de Hamno.

Encore un lieu superbe, où je décrète illico que nous y passerons la nuit, car on peut y accéder par une route non revêtue.

En visitant les abords, c'est la surprise (encore une) : à côté de l'église, un gros toit pyramidal (au fait, ce ne sont pas des tuiles en argile, mais en bois, et peintes en rouge. Une peinture spéciale qui protège le bois. C'est pourquoi il y a tant de maisons rouges). Un écriteau dit en anglais que c'est ouvert, et que l'interrupteur est à gauche de la porte.

Alors, j'ouvre. Tout noir. De gros cailloux à mes pieds, et la porte ouvrant à gauche, pas facile à trouver l'interrupteur, d'autant que je me heurte à des tas de pierres.

A l'aide du flash, je trouve l'interrupteur en montant sur des pierres et à bout de bras. Et tout s'éclaire d'un coup !

Dans mon cerveau aussi !

Il y avait ici un monastère franciscain, fondé au 14ème siècle, et ce sont les restes de la chapelle qui sont couverts. Il a été détruit au moment de la réforme, et les moines ont été chassés ou ...

Et le musée est ouvert, et gratuit.

Avec le superbe paysage sur la mer derrière le clocher, ça fait plein de bonnes raisons pour y venir ...

Kökar
Kökar
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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 06:09

Je n'avais plus eu un aussi mauvais temps depuis que j'avais quitté les îles Lofoten !

De la pluie, du vent, du brouillard ...

Pour compter les 20 000 îles de l'archipel, il va falloir regarder entre les gouttes !

 

De la ville (sympathique et à taille humaine : on ne craint pas de s'y aventurer en voiture, même si je n'avais pas eu de GPS), j'ai voulu voir la cathédrale : fermée pour cause de mariage (c'est samedi).

Turku

Je me suis rabattue sur le château. Au moins, j'y serai à l'abri un petit moment. Grandiose !

Non seulement le château, mais aussi les collections qu'il abrite.

 

Construit en 1280, il était destiné à défendre Turku, ville hanséatique. S'y est ajouté, un bon siècle plus tard, le château "extérieur" (c'est la partie blanche, sur les photos).

Ce qui donne un labyrinthe de plusieurs cours, reliées par des passages couverts et entourées de hauts bâtiments.

Turku

Les prisons y sont impressionnantes. C'est là que fut détenu un roi, Eric 14, après que Jean 3 lui eut ravi son trône.

Même à 2 mains, j'ai eu du mal à soulever une des chaînes qui entravaient les prisonniers. Elle fait au moins 10 kg ! Ils ne risquaient pas de se sauver, avec ça aux pieds ...

Turku

Pour le reste, c'est immense. Un dédale de salles et d'escaliers où sont exposées des collections qui racontent la vie à la Renaissance, la vie bourgeoise au 19ème siècle, des expositions temporaires ...

J'y ai passé 2 heures (fermeture), et je n'ai vu que 2 bâtiments sur 3.

Turku

Une belle collection de Saxes, de mobilier etc ... Mais par manque de luminosité, beaucoup d mes photos sont un peu floues.

Turku

Vu le temps, je vais aller directement m'embarquer (à 70 km, quand même) pour les îles Åland (il y a résurgence du ° sur les A, dans cette région. Donc on dit : ôland)

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 05:42

J'ai fait un petit écart de cette route pour visiter l'église de Lohja, dédiée à Saint Laurent.

"C'est la Chapelle Sixtine de la Finlande" disent les jardinières du cimetière, à qui j'ai demandé l'heure d'ouverture.

Elles étaient un bataillon, ce matin, à ratisser, arroser, désherber, tailler ... et j'espère qu'elles n'iront pas voir dans les trous du mur, à l'extérieur de leur domaine !

 

La Route du Roi (suite)

Déjà, en entrant dans le nartex, on est saisi par les peintures du plafond.

Mais en entrant dans l'église, j'en ai eu le souffle coupé ! Et pourtant, j'en ai vu des églises peintes. Dans les Pyrénées ou les Alpes, ça ne manque pas. Mais comme ça, aucune.

Elles ont raison, les jardinières ...

La Route du Roi (suite)

Mais en entrant dans l'église, j'en ai eu le souffle coupé ! Et pourtant, j'en ai vu des églises peintes. Dans les Pyrénées ou les Alpes, ça ne manque pas. Mais comme ça, aucune.

Elles ont raison, les jardinières ...

La Route du Roi (suite)

Mais entrons dans le détail de ces peintures, parfaitement conservées.

Les peintures à la chaux de l'intérieur remontent aux environde 1510/1525. C'est un des livres d'images les plus importants en Finlande. Avant la réforme protestante et l'introduction du culte luthérien, l'édifice faisait partie de l'Église catholique. Elle est dédiée à Laurent de Rome.  Tous les murs de l'église, y compris ceux de la sacristie et de la salle d'armes, sont couverts de peintures murales qui font partie du patrimoine culturel national.

Anecdote :

Au XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, les décorations murales sont cachées par de la chaux. Un prêtre demande même que les voûtes de la nef soient couvertes de chaux, car « un dilettante a, dans les temps anciens, galvaudé les hautes voûtes de l'église ». Elle ne seront toutefois pas recouvertes. Par la suite, l'attitude à l'égard des décorations murales changera et en 1886 on les fera réapparaître.

 

La Route du Roi (suite)
La Route du Roi (suite)
La Route du Roi (suite)

Qu'est-ce que c'est que cette photo ? Une pub pour les ciseaux Fiskars ?

La Route du Roi (suite)

Non, c'est seulement une (ancienne) cabine téléphonique du village de Fiskars, là où est née la firme des célèbres ciseaux oranges.

(moi qui croyais qu'ils étaient en acier suédois ...)

 

Ravissant village, au bord de sa rivière, où l'ancienne usine et les maisons d'ouvriers sont maintenant occupés par des artisans d'art, des artistes, des petits restos ... et une chocolaterie !

La Route du Roi (suite)

Enfin un château en ruines !

Je n'en avais plus vu depuis Folleville, France, fin Mai.

Et quelles ruines ! Il a l'air d'être assis sur un pouf de rochers.

C'est le château de Raseborgs, près d'Ekenäs.

 

Rien à voir avec nos ruines qui sont ... en ruines !

Ici, on consolide, on aménage pour la visite. Il est vrai qu'il n'y en a que 2 ou 3 en Finlande, que le bois n'y coûte pas cher et qu'ils savent le mettre en uvre.

Voyez plutôt :

La Route du Roi (suite)
La Route du Roi (suite)

Et toujours, jalonnant la Route du Roi, d'autres églises médiévales ...

La Route du Roi (suite)
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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 14:59

Comme aléa, il se pose là : panne de GPS !

 

Lundi, c'est arrivé (on est samedi quand j'écris ces lignes).

La "dame du GPS" me disait tout le temps : - faites demi-tour, faites demi-tour ...

Pour la faire taire, je l'ai éteint. Vexée, sans doute, elle n'a jamais voulu se rallumer !

 

En Carélie, j'ai eu du mal à trouver un nouveau GPS : les villes sont petites, les magasins n'ont pas tout, et je ne sais pas forcément bien chercher.

 

Mardi soir, un quart d'heure avant la fermeture du magasin, j'en ai trouvé un. Et même, j'ai réussi, dans mon anglais petit-nègre, à demander au vendeur de me le programmer pour qu'il parle et écrive le français. Super !

 

Mercredi, le fait est là : il ne marche pas !

Tout va bien, sauf qu'il ne trouve aucun signal GPS.

Je ne peux pas le rapporter, j'ai déjà fait plus de 120 km.

 

Jeudi : c'est Sigrid qui m'a tirée d'affaire, par téléphone. Elle m'a trouvé, dans la banlieue d'Helsinki, l'adresse de la même chaîne de magasins. Reste plus qu'à trouver la rue ! Sans GPS !

J'y ai mis plus de 2heures, en m'aidant des plans de ville dans les arrêts de bus (ceux qui en ont), mais je l'ai trouvée. Près de l'anneau périphérique extérieur (il y a 3 anneaux concentriques), qui fait plus de 100 km.

 

Une fois là, Sigrid a expliqué mon cas par téléphone au vendeur, qui a téléphoné chez Tomtom, et qui a réussi à le faire marcher.

Si ça vous arrive, c'est simple : maintenir appuyée pendant 10 secondes le bouton marche/arrêt, pour booster le logiciel.

C'est un des mystères de l'informatique. Un de plus. Mais ça marche !

 

Ouf ! Quel stress !

Du coup, j'en avais tellement ras-le-bol de la circulation en ville, que j'ai à peu près zappé la visite d'Helsinki :

J'ai tout de même été rendre hommage à Jean Sibélius, compositeur Finlandais qui vécu de 1865 à 1957, au monument qui lui est dédié.

Son œuvre évoque avec puissance et majesté sa patrie, la Finlande, à tel point qu'il fut reconnu comme un héros national en 1899 pour avoir composé Finlandia. Ce cri de révolte et de résistance à 'occupation russe deviendra un second hymne national.

Vous pouvez écouter ci-dessous 3 extraits de son œuvre.

Jean Sibélius, ouverture de Carélia, Kuolema, valse triste

Les aléas du voyage

En ville, j'ai visité les 2 cathédrales, l'orthodoxe du port, et la luthérienne, sur la Place du Sénat. C'était facile de s'y garer, et proche du point de départ de ma prochaine excursion.

Voici d'abord la luthérienne, toute en sobriété, en haut de l'immense Place du Sénat.

Les aléas du voyage

Sur le port où je stationne pour aller sur l'île de Suomenlinna, j'ai visité la cathédrale orthodoxe en attendant le bateau.

Les aléas du voyage

Et me voilà embarquée pour l'île de Suomenlinna.

C'est immense : c'est un groupe de 4 îles reliées par des ponts. Mais pas de voitures, tout à pied, et j'étais trop fatiguée pour aller jusqu'au château. La forteresse a été construite à partir de 1748, par le roi de Suède pour se protéger de la Russie. En fait, elle s'est rendue sans combattre, et a ensuite servi aux Russes pour se protéger de la Suède. (la Finlande n'était pas encore indépendante). Puis elle a servi à l'armée finlandaise jusqu'en 1973, où elle est passée au ministère de l'Education. Elle est classée au Patrimoine Mondial de l'Humanité de l'UNESCO.

Autant vous le dire tout de suite : pour me rendre sur la première île, je n'ai emprunté aucun de ces trois bateaux ! ;-)

Les aléas du voyage
Les aléas du voyage
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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 14:52

C'est l'une des plus anciennes routes du nord de l'Europe.

Elle débutait à Bergen (Norvège) pour se terminer à Saint Pétersbourg.

Depuis le 14ème siècle, les rois, les marchands, les artistes et les pèlerins l'empruntaient.

Elle longe la côte sud de la Finlande  en passant par le Nord d'Helsinki (qui n'était pas une capitale).

Il en reste de vieux quartiers (qui étaient des villages) en bois, des églises médiévales, des forteresses ...

 

En voici un petit aperçu, avec Helsinki enchâssé entre les deux tronçons.

Des églises médiévales, en pierre, il y en a dans tous les villages, avec leur clocher séparé. Elles sont toutes un peu "mastoc" de l'extérieur. C'est leur clocher qui leur donne un peu de caractère.

En voici trois, mais la liste n'est pas exhaustive !

La Route du Roi

Une mention spéciale pour celle de Siboo. Car elle était ouverte et j'ai pu la visiter. C'était si beau !

La Route du Roi

Particulièrement étendue, la vieille ville de Porvoo a conservé ses maisons en bois et ses rues pavées.

La Route du Roi
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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 16:50

J'ai voulu entrer au couvent.

 

Ce n'est pas des blagues !

Mais comme Charly y était interdit, j'ai renoncé ...

 

Oui, je suis allée pour visiter ce monastère, orthodoxe, qui était autrefois sur l'île de Valamo, dans le Lac Ladoga, aujourd'hui appartenant à la Russie.

Donc les moines ont déménagé en catastrophe, emportant ce qu'il pouvaient des précieuses icônes de leur riche monastère.

Autrement dit : peu de choses.

Ils ont reconstruit ce monastère ici, qu'ils appellent : Nouveau Valamo.

Mais je n'ai visité, bien sûr, que l'église et le magasin  ...

En Carélie (du sud)

Quelques paysages de Carélie : l'eau est partout, même dans l'air, avec le brouillard.

Pégase ne va pas s'envoler : il est fait avec des chaînes !

En Carélie (du sud)

Ensuite, je me suis arrêtée à Kerimäki, pour voir l'église EN BOIS la plus grande DU MONDE.

Encore une fois, ce n'est pas des blagues : elle peut contenir 3 300 fidèles assis. 5 000, en tassant ...

C'est colossal : 45 m de long, 42 m de large, et 30 m de haut. Tout en bois, du sol au plafond !

 

On a dit que l'architecte avait confondu les coudées et les mètres.

Il semble plutôt qu'il y ait eu une question de vanité, là-dessous : construire une église sans égale dans le pays, pour y abriter la moitié de la population de la paroisse (alors plus peuplée qu'aujourd'hui).

Le seul problème, c'est que pendant le long hiver, elle coûte une fortune à chauffer, et il a fallu construire en plus, à proximité, une petite église d'hiver !

En Carélie (du sud)

Le château de Saint Olaf fut bâti en 1475 pour protéger la région de Savonnie (oui ! à Savonlinna, le château d'Olavonlinna) des incursions russes.

C'est l'un des trois châteaux en pierres encore debout en Finlande. Il a même résisté aux sévères bombardements de 1940, qui ont détruit la ville et la cathédrale.

Il est construit sur une petite île dont il occupe tout l'espace, et on y accède par un pont pour piétons, flottant, qui s'ouvre pour le passage des bateaux.

En Carélie (du sud)
Et je suis arrivée à Punkaharju, au musée Retretti.
C'est un centre d'Art, et il est souterrain, à 25 m de profondeur, au milieu des bois !
Il y a aussi un grand auditorium (1000 places !) où l'acoustique est extraordinaire. Il y a donc des concerts, ou des vidéos, selon les expositions en cours.
En plus, la ville (à 8 km) accueille chaque année un festival d'opéra ...
Et puis, "au sol", une galerie d'exposition de peinture.
Dans la grotte, ce sont plutôt des œuvres assez bizarres, qui utilisent les techniques d'éclairage.
C'était interdit de faire des photos, et il y a des gardiens (surtout au sol) alors je n'ai pas grand chose à vous montrer.
En Carélie (du sud)
A Lappeenranta, il y a le plus grand château de sable du monde !
En constante transformation, car malgré une couche d'un espèce d'enduit, il s'écroule par endroits.
Je suppose qu'il ne survit pas à l'hiver (?)
En Carélie (du sud)
Et puis au-dessus, il y a la forteresse, du 17èmme siècle, avec sa petite église orthodoxe qui est la plus vieille de Finlande.
Je n'ai pas fait de croisière sur le Lac Saïma. Pour l'eau, la pluie m'a suffit.
En Carélie (du sud)
Voici un échantillonnage de boites à lettres (oui,même celle du bout, à droite, est une boite à lettre. J'ai regardé. Ça ne vous rappelle rien, certaine boite ?)
Deux boites sont identiques, et une appartient à la Poste d'état. Laquelle ?
En Carélie (du sud)
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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 13:48

Petäjävesi.

 

Une église en bois, inscrite au Patrimoine Mondial de l'Humanité de l'UNESCO, parce qu'elle représente la longue tradition scandinave de savoir-faire, dans le domaine de l'architecture en bois, et notamment dans la technique de blocage des poutres.

"Petit" crochet vers l'ouest

Construite au bord de l'eau (alors seule voie de circulation, en bateau l'été, sur la glace en hiver) en 1763, le clocher fut ajouté 60 ans plus tard.

Le sympathique personnage qui soutient la chaire (qui date de la construction) est, bien sûr, St Christophe.

"Petit" crochet vers l'ouest

Les paysages de la Carélie doivent leur beauté à la période glaciaire. Ce sont les glaciers qui, il y a 12 000 ans, rabotèrent la roche, creusant un lit aux lacs, séparés d'arêtes morainiques. Je suis allée me promener sur une de ces crêtes.

De chaque côté, la pente est raide et le sommet relativement étroit s'étire sur quelques centaines de mètres, au milieu des myrtilles, des lichens et des airelles.

Lorsque la crête morainique est entre 2 lacs, il arrive qu'elle affleure juste à la surface, et ça donne de drôles de rangées d'arbres posées sur l'eau ...

"Petit" crochet vers l'ouest
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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 12:53

Berceau des bardes, la Carélie est habitée depuis l'aube des temps, et l'origine de son peuple se perd dans la brume des mythes et des légendes.

Le Kalevala, qui est un peu la mythologie finlandaise, se réfère systématiquement à la Carélie et à ses habitants. Il est une source inépuisable d'inspiration pour les artistes, notamment Sibélius, dont vous entendez la musique de la suite Karélia.

 

La Carélie s'étendait bien au-delà de la frontière russe actuelle : la Russie en a annexé la plus grande partie en 1940, à la suite de la "guerre d'hiver". En quelques semaines, 400 000 Caréliens évacuèrent leur terre natale pour se réfugier derrière la frontière finlandaise.

 

En passant devant "le peuple silencieux", une œuvre de Reijo Kela qui se trouve dans un champ, au bord de la route, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à cet épisode de l'histoire : ils sont, parait-il, un millier, avec leur tête de tourbe et leur chevelure herbacée. Deux fois par an, grâce à une collecte, les vêtements sont changés, pour qu'ils gardent cette fraîcheur qui entraîne l'émotion.

En Carélie (du nord)En Carélie (du nord)

Un autre monument a été érigé en souvenir des victimes de cette "guerre d'hiver".

Ici, chaque pierre représente un soldat tué (le monument couvre 3 hectares !).

La partie centrale du monument porte 102 clochettes de cuivre : une par journée de guerre, et cette phrase : "Bien que les hommes meurent, leur mémoire vit".

Quand le vent fait chanter les clochettes, il porte un message condamnant la guerre. Telle est l'intention du créateur de ce monument.

A côté, un musée dont l'entrée est explicite, raconte ces terribles événements.

En Carélie (du nord)En Carélie (du nord)
En Carélie (du nord)En Carélie (du nord)

La Carélie, ce n'est pas seulement des sapins, des bouleaux, des rochers et des lacs, tout cela tricoté dans une variété infinie. C'est aussi une région agricole : des prairies pour l'élevage, mais aussi des champs d'avoine, de blé, d'orge. Et la moisson n'est pas encore mûre. J'ai vu UNE moissonneuse, dans UN champ.

Mais l'élevage a l'air prospère. A quoi le voit-on ?

Les vaches portent des soutien-gorge !

En Carélie (du nord)
En Carélie (du nord)

Pour avoir une idée des paysages :

 

En Carélie (du nord)

La moindre colline offre des paysages très étendus, sur des lacs aux îles innombrables. Telle la colline de Koli, vestige d'une très ancienne montagne rabotée par les glaciers du quaternaire et habitée dès l'âge de pierre. Malheureusement dans le brouillard, la vue, aujourd'hui, n'est pas très étendue ...

 

J'ai alors répondu à l'appel d'un panneau au bord de la route : Pirunkirkko,  "église du Diable", caverne de 33 mètres de long en forme de Z. Légende ... un petit sentier part en zigzagant dans la forêt ...

 

Allez, Charly, on y va !

 

Ouf ! Cet escalier est presque une échelle. J'ai dû porter Charly dans certains tronçons !

En Carélie (du nord)

Je vous avais dit que le finlandais était incompréhensible. En voici un petit exemple :

En Carélie (du nord)

Eh bien, ça veut dire que je me suis arrêtée pour la nuit auprès d'un joli moulin, sans doute classé.

En Carélie (du nord)

Le lendemain matin, près de Lieksa, j'ai fait un détour sur de toutes petites routes pour aller voir la maison-atelier d'un sculpteur très célèbre en Finlande : Eva RYYNANEN.

Ou doit-on dire : d'une sculpteuse ? ou sculptrice ?

 

Née en 1915, elle s'est faite connaître par une sculpture sur bois faite sur la base du conte populaire : les sept frères. Devant l'affluence des commandes, elle en a fait ensuite plusieurs variantes. Les voici :

En Carélie (du nord)

Durant sa vie (elle est décédée en 2001), elle a créé plus de 500 sculptures en bois. La plupart de ses sculptures représentent des enfants, des animaux, la nature ...

En Carélie (du nord)

Jouxtant sa maison et son atelier, elle a aussi créé une magnifique chapelle en bois de pin rouge ...

En Carélie (du nord)

et le décor d'une cafétéria.

 

En Carélie (du nord)

Et encore un bivouac ... au bord d'un lac !

En Carélie (du nord)

Kuopio

 

J'y suis arrivée le dimanche midi, à la sortie de l'office à la cathédrale orthodoxe. Ce qui m'a permis d'y entrer.

Mais le musée orthodoxe, unique, était fermé. Dommage.

 

Je suis donc montée sur la colline de Puijo, en haut de la tour, pour admirer le paysage qui n'était pas, cette fois, dans le brouillard.

En Carélie (du nord)

C'est drôle : du haut de la tour, on a vue sur le haut des tremplins de ski. Impressionnant !

En Carélie (du nord)En Carélie (du nord)
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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 16:00
Mystères finlandais

Photo 1 : à quoi servent ces boites en bois, au fond grillagé, qui jalonnent la route ?

Photo 2 : à qui appartient cette empreinte, laissée sur le sable de la plage ?

Photo 3 : que signifient ces panneaux qui jalonnent eux aussi les routes ?

Photo 4 : à quels animaux appartenaient ces peaux, tannées par les Sames ?

 

Mystères finlandais

Les photos 1 et 2 se succèdent. A quoi cela sert-il ?

Photo 3 : pourquoi des vieux rideaux barrent-ils parfois le chemin de randonnée ?

Photo 4 : pour les matheux. D'après les mensurations moyennes d'un renne, peux-tu déduire l'envergure de ses bois ?

 

Et qu'y a-t-il à gagner ?

 

C'est un mystère de plus. Mais il y en aura pour tout le monde ! (12 !)

 

Déjà 2 objets-mystère de gagnés par Eustache.

 

Ceux qui n'osent pas répondre dans les commentaires peuvent le faire à mon adresse mail, ou par SMS. Un petit coup de fil me ferait aussi  grand plaisir !

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 16:20

Et maintenant, cap au sud-est !

Vers l'ours russe.

 

La nature est belle et sauvage, dans cette partie de la Finlande, et particulièrement dans le Parc National d'Oulanka (en Sami : Rivière Tumultueuse).

Il est traversé du Nord au Sud par le célèbre "Circuit de l'Ours" : c'est un sentier de 80 km, à faire en 5 ou 6 étapes.

Un rêve pour tout randonneur ... et pour moi. Mais un peu trop dur pour Charly (quoique, en 6 jours ... ?) Mais de toute façon je n'ai pas l'équipement.

Alors j'ai remplacé cette balade mythique par des boucles d'une journée, greffées comme des verrues sur les plus belles parties du parcours.

 

1er jour : 12 km, le moulin

2ème jour : 11 km, le canyon

3ème jour : 9 km, les rapides

4ème jour :  ... il pleut ! C'est pour ça que je suis devant l'ordi, à Kuusamo. Sinon, il y avait encore une belle boucle de 8 km.

 

Pour les photos, j'ai adopté un autre classement, histoire de changer un peu ...

Sur la piste de l'OursSur la piste de l'Ours

Ce qui m'a frappée, tout d'abord, dans ce circuit, ce sont les marches.

Des aménagements extraordinaires, qui permettent de faire le circuit en toute saison : neige, sécheresse ou inondation, on peut passer partout.

Sur la piste de l'Ours

Très présente, la rivière s'impose aussi tout de suite au randonneur. C'est l'Oulankajoki.

Ses aspects sont multiples et elle en change sans arrêt. Et quand on est pêcheur, on lui trouve encore d'autres qualités : les truites, bien sûr !

L'avez-vous remarqué ? Dans ce pays, l'eau des rivières n'est pas claire. Elle est noirâtre, comme rouillée.

 

Sur la piste de l'Ours

Très vite, je suis arrivée au moulin de Myllykoski.

On peut y dormir, mais il a gardé tout ce qui en fait un moulin !

Un site fantastique, que rendent bien mal mes quelques photos.

 

Sur la piste de l'Ours

Juste après le moulin, une fine passerelle. Mais ce n'est pas la seule. Il y en a tout au long du circuit qui passe d'une île à l'autre, ou d'une rive à l'autre.

Charly s'y lance courageusement, mais au bout de quelques pas, quand le roulis commence, il me regarde, malheureux. Alors je lui mets la laisse et il est rassuré. Mais c'est quand même bien doucement qu'il aborde le tangage du milieu !

Sur la piste de l'Ours

La forêt, tout comme la rivière, est multiple.

Les gens croyaient qu'une terrible créature, appelée "Hiisi", vivait dans la forêt et dominait les plus grands animaux : élans, ours et loups.

Selon la légende, Hiisi était responsable de beaucoup de choses inexpliquées :

- il transportait d'énormes rochers au milieu de la forêt

- il faisait des trous profonds dans les rochers

- il empilait les rochers en énormes tas

C'est comme ça qu'il marquait les frontières de son territoire.

Sur la piste de l'Ours

Mais la légende est sans doute vraie, car je l'ai trouvé, Hiisi. Pétrifié, il est vrai, et innofensif.

Regardez son nez pointu et ses bois sur la tête ! Il est vu sur son profil gauche.

Sur la piste de l'Ours

La forêt est aussi le domaine des rennes, qui y trouvent leur pâturage.

Et quand vient l'automne, on les rassemble pour les trier.

Des parcs comme celui-ci, en bois, il n'y en a plus beaucoup (on leur préfère des structures métalliques mobiles), mais il est toujours en usage.

Les jeunes rennes sont marqués à l'oreille, d'autres sont envoyés à l'abattage, d'autres sont gardés pour la reproduction ...

Remarquez les barrières : on ne lésine pas sur le bois, ici !

Sur la piste de l'OursSur la piste de l'Ours
Sur la piste de l'OursSur la piste de l'Ours

Encore un épisode, dans la forêt.

Charly m'a fait une peur affreuse.

Je mesurais, avec mon bâton, un arbre tombé qui me paraissait géant (20 m),

quand un renne, tranquillement, est passé à côté de moi, puis à 2 mètres de Charly pour continuer son chemin dans la forêt.

Charly l'a regardé, comme surpris. D'habitude, il a peur des chiens, des moutons et autres animaux. Même les poules.

Et puis le renne s'est mis au trot. Charly l'a suivi doucettement. Je l'ai rappelé mais ...

Le renne s'est mis à courir, alors l'instinct de chasseur de ses lointains ancêtres s'est réveillé brusquement, et il s'est mis à sa poursuite. Je pouvais toujours crier ... !

 

Mais un renne n'est pas un chevreuil. Dans la forêt, il ne court pas vite, et Charly ne perdait pas sa trace. Alors qu'ils avaient totalement disparu à mes yeux.

J'ai toujours un sifflet sur mon sac à dos, que Charly connaît.

Mais j'avais beau siffler, appeler, siffler, crier, toujours rien.

 

Les minutes m'ont paru longues ... Je craignais qu'il ne sache plus revenir ... Tout le cinéma qu'on se fait dans ces cas-là !

Enfin, il est revenu. 5 minutes ? 10 minutes ? Je ne sais pas, mais ça m'a paru très long.

 

Punition ? Attaché en laisse pour les 2 derniers kilomètres !

Sur la piste de l'Ours

Dommage qu'on ne puisse pas descendre au fond du canyon. Mais la végétation, alliée aux pentes abruptes, nous en empêchent. Nous ne le verrons donc que de haut.

Sur la piste de l'Ours
Des cabanes sont disséminées au long du parcours. On peut y dormir à une dizaine, sur des bas-flancs. Il faut emporter son tapis de sol !
Dans la plupart, il y a un poële à bois, une réserve de bois à l'abri, des scies et haches pour le couper.
Quelques ustensiles et un gaz pour la cuisine, mais mieux vaut emporter ses couverts et une casserole.
Il y a aussi des "places de feu". Car on n'a pas le droit de faire du feu n'importe où. Ces endroits sont dégagés, au bord de l'eau. Il y a toujours un seau, et de quoi faire des grillades. C'est très sympa.
Sur la piste de l'Ours
Les rapides déferlants et la roche de dolomite rouge flamboyant ont été une cause d'admiration depuis des centaines d'années. A l'évidence depuis l'âge de pierre, étant donné les restes de places de feu trouvés sur l'aire des Kintaköngäs. On les appelle les "Red Rocks".
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Sur la piste de l'Ours
Après ces eaux tumultueuses, les lacs, nombreux, ont un effet apaisant.
C'est dans les lacs que l'on peut pêcher son déjeuner sans permis. Ce qui réduit le poids de la nourriture à emporter mais ... peut être aléatoire !
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Sur la piste de l'Ours
Et le voilà enfin, celui qui a donné son nom au circuit.
Je ne l'ai pas rencontré dans la forêt, non.
Il est naturalisé dans la maison du Parc National Oulanka.
Sur la piste de l'OursSur la piste de l'Ours
Sur la piste de l'Ours
Et ainsi, les jours ont passé ...
Je suis partie depuis 3 mois !
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  • : scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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