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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 10:08

Je n'ai pas de chance avec les villes : après Goslar, c'est  Quedlinburg  que j'ai visitée sous la pluie, et toutes deux inscrites au Patrimoine mondial de l'Humanité de l'UNESCO.

 

Aussi, je n'ai gardé que mes meilleures photos, puisque vous avez la possibilité de vous rincer l'œil sur ce site. Ne manquez pas la page sur la Breite Straße. A mon avis c'est la plus belle rue de la ville. C'est la 7ème image encadrée de jaune.

Moi j'ai commencé par la colline du Münzenberg, là où habitaient les pauvres depuis le 16ème siècle. Il en reste des ruelles bordées de petites maisonnettes, fleuries et pimpantes. Et de sacrés escaliers pour y monter ou en descendre !

Mais de là-haut, la vue sur le château des abbesses et l'église St Servais est superbe ! (c'était la veille au soir, et il ne pleuvait pas encore)

Et puis j'ai changé de colline, j'ai attaqué le rocher de grès où sont perchés les deux précédents, en tâchant d'éviter échafaudages et réfection de chaussée. Et puis je me suis perdue dans des petites rues dont j'ignore le nom ...

Toujours le versant nord

Le lendemain matin, c'était centre-ville et parapluie, et encore des échafaudages et même des pelleteuses sur la place principale. J'ai photographié Roland à travers les mailles du grillage de protection du chantier ... (Il était le signe de l'autonomie de la ville.)

Toujours le versant nord
Toujours le versant nord

Malgré tout cela, comme c'est joli ces maisons à colombages de toutes les couleurs, fleuries, et mélangées à de grandes maisons Jugendstil (Art Nouveau).

Pour l'église du Marché (Marktkirche), pas moyen de photographier le superbe retable Renaissance à cause des reflets (et du cadre). Il existe pourtant du verre anti-reflets, spécial pour les vitrines de musées, mais je n'en ai pas encore vu de tout mon voyage. Alors regardez-le dans les photos de Raymond Faure. Cliquez sur le cadre portant cette légende (il faut dérouler presque jusqu'en bas) :

L'église luthérienne Saint-Benoît (XIIe-Xe) et son

intérieur dans ses moindres détails

encore un petit Clic ! sur Tryptique des 14 Auxilliaires et vous y êtes.

Pour l'extérieur, regardez d'abord la maison du gardien. Il n'avait pas le vertige !

Toujours le versant nord
Toujours le versant nord

Aujourd'hui le ciel est généreux, et le soleil fait briller les arbres que l'automne a couvert d'or.

Je m'arrête au parking pour faire les 2 km à pied qui mènent au château de Falkenstein, en pleine forêt.

Cette photo est d'internet, bien sûr !

Toujours le versant nord

Ce château a la particularité d'être défendu par 7 portes fortifiées. C'est sans doute pour cela qu'il n'a jamais été pris !

Datant du 12ème, il a été transformé au 19ème en rendez-vous de chasse, mais sans grande transformation extérieure. C'est son grand charme.

Comme il est interdit de faire des photos à l'intérieur du château, je vous mets le lien habituel.

Pour arriver à la cour du château, il faut franchir 7 portes fortifiées.

Toujours le versant nord

Du haut du donjon, quelle vue !

Toujours le versant nord

Entre 2 lignes de remparts, démonstration de rapaces

Toujours le versant nord

quelques beaux meubles dans le château, mais qui ne semblent pas très confortables. On est loin de la Renaissance italienne ...

Toujours le versant nord
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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 17:36

Pour prendre le train pour le Brocken, il m'a fallu passer par Wernigerode. C'est même pour cela que je suis arrivée si tard à la gare.

Quand on arrive à Wernigerode, on voit d'abord ça :

au pied du versant nord, en Saxe-Anhalt

Mais c'est tout un art pour y arriver, et sans le GPS, je crois que je chercherais encore ...d'autant qu'il faut finir à pied ou en chariot bâché tiré par des chevaux, ou alors en faux-petit-train.

Et bien sûr, ce genre de vue m'attire comme un aimant.

au pied du versant nord, en Saxe-Anhalt

Mais après, je ne pouvais pas partir sans avoir vu le centre-ville, c'est à dire Marktplatz, la Place du Marché ...

au pied du versant nord, en Saxe-Anhalt

Et c'est tout à l'heure, sur internet, que j'ai vu tout ce que j'ai manqué dans la ville, parce que mon guide vert michelin (du coup je lui ôte sa majuscule, na !) n'en dit que 7 lignes, ville et château compris ...

En cliquant sur ce lien, vous pouvez choisir le thème de votre balade, dans la ville ou dans le château. Chaque image encadrée de jaune ouvre en un "click" un album, qui peut lui-même contenir d'autres albums. Soyez curieux !

Il y a des paysages, des colombages, la visite intégrale du château et de son musée, de magnifiques monuments, et même le marché de Noël ...

Il est solidement attaché : c'est une boite-aux lettres !

au pied du versant nord, en Saxe-Anhalt

Des Cloîtres romans

 

Les Allemands, comme les Français, sont des gens pour qui la gastronomie est importante (même si ce n'est pas la même). Donc aux heures des repas, on s'installe. On s'arrête au restaurant ou au comptoir, mais on s'assoie généralement. Et donc, contrairement aux pays scandinaves qui font ouverture continue des magasins et des lieux touristiques, ici on ferme entre midi et deux.

Trois cloîtres m'ont ainsi fermé leurs portes pour n'ouvrir que celles de leur restaurant. Vous n'aurez donc que les clochers. Mais si vous aimez les cloîtres,  vous pourrez les trouver en détails sur les liens suivants. Maintenant, vous savez comment faire.

 

     -  Ilsenburg, St Pierre et St Paul : 

au pied du versant nord, en Saxe-Anhalt

   -  Drübeck, St Vitus (St Guy) :

au pied du versant nord, en Saxe-Anhalt

     -  Blankenburg, Kloster Michaelstein

au pied du versant nord, en Saxe-Anhalt

Pour le quatrième, il était 11 heures, mais c'était dimanche, et le service était en cours. J'ai donc écouté un long enseignement en allemand auquel je n'ai compris goutte, puis deux hymnes de la chorale qui ont bien réjouit mes oreilles, avant de pouvoir déambuler pendant la sortie des fidèles, et photographier discrètement cette très belle collégiale. Mais le cloître était fermé.

Pour en voir plus sur St Cyriaque, à Gernrode

au pied du versant nord, en Saxe-Anhalt
au pied du versant nord, en Saxe-Anhalt

Des châteaux en ruines

Envie de faire une balade en forêt. Elle est si belle en cette saison, et encore plus avec ce soleil !

Je repère sur ma carte, à quelques kilomètres de Gernrode, 2 châteaux en ruines sur un même sentier, à Stecklenberg. Châteaux de Stecklenburg et de Lauenburg.

C'est parti !

 

1er étonnement : au départ du sentier, près d'une jolie petite église néo-gothique, une maquette géante d'un double château médiéval. Magnifique !

2ème étonnement, tout près : un petit enclos habité par des lapins, qui semble n'être là que pour la joie des passants !

3ème étonnement : deux longs toboggans qui se succèdent pour habiller une pente sacrément raide ! Le plus bas est déjà bien raide, mais le plus haut, j'aurais carrément la trouille !

Et c'est en montant par l'escalier en haut du toboggan que l'on tombe sur le sentier qui mène aux châteaux. Si vous cistez par là, vous pourrez redescendre en toboggan ...

au pied du versant nord, en Saxe-Anhalt

Le 1er château, construit au 11ème siècle, détruit, reconstruit, fut habité jusqu'au 18ème, puis servit de carrière de pierres.

Le second, c'est celui qui est en bas en modèle réduit, et qui est composé de 2 châteaux.

Construit par l'Empereur Henri IV vers 1068, habité parfois par des chevaliers-brigands, il fut détruit au 14ème siècle.

au pied du versant nord, en Saxe-Anhalt

Je n'ai pas pris de boite pour le château d'en haut. Mais arrivée là, tentation suprême, il y avait un bocal vide.

Et qui faisait sale, dans les ruines. Alors, le cacher vide ? Je fouille mes poches : papier, crayon, briquet dont je me sers rarement ... avec une pierre rose et un morceau de tuile archéologique, ça fait une ciste convenable, non ?

En regardant les photos du Français de Goslar (que vous devez commencer à connaître), je m'aperçois qu'il y en avait encore un 3ème, plus loin, qui doit correspondre à la 2ème partie de la maquette.

S'il fait beau, quand je quitterai le nid douillet de Grünenplan (à la fin de la semaine) je ferai peut-être un détour par là. Je vous tiendrai au courant.

 

A propos de chevaliers-brigands, il y avait aussi un comte-pillard, dans un autre château.

C'est le château de Regenstein. Il est construit sur un rocher de grès isolé de 75 mètres de haut, dans lequel les pièces (casemates, chapelle, habitation, citerne, couloirs, baignoire ...) ont été creusées., ainsi que des fossés de protection, rigoles d'eau de pluie, escaliers ...  Il reste 32 de ces cavités, dont un tunnel qu'on nomme : tunnel du Comte-pillard ... et bien sûr, une cavité appelée "le trou du Diable" ! Le donjon, lui, date du 13ème.

Qu'en est-il de ce Comte ?

 

Il s'agit du Comte Albrescht II de Regenstein, qui, en 1336, se querella avec l'évêque, envahit et occupa une partie de la ville de Quedlinburg et son château fort. Quelques pillages, sans doute, lui valurent ce surnom. Il fut finalement  fait prisonnier et enfermé, selon la légende, dans une caisse en bois encore visible au musée du château de Quedlinburg : la cage du Comte Pillard.

au pied du versant nord, en Saxe-Anhalt

Ceci, c'est le reste du château du 13ème. 

Au 17ème il fut aménagé en forteresse mais ces constructions furent rasées par les Prussiens, de sorte que c'est seulement le plus ancien qui est encore visible.

au pied du versant nord, en Saxe-Anhalt

Passons aux "intérieurs"

au pied du versant nord, en Saxe-Anhalt
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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 21:50

Le Harz (ou Hartz en français) est un massif montagneux hercynien. La forêt qui le couvre encore est un résidu de celle chantée par les auteurs antiques et médiévaux, elle-même résidu de la forêt préhistorique.

Le Nord-ouest est dans le Land de Basse-Saxe (dont Goslar), et le reste dans le Land de Saxe-Anhalt.

Je peux dire aussi : le reste des cistes.

 

Cette forêt était réputée très dense et peu accessible, à cause de son relief dû à une histoire géologique très tourmentée. C'était donc l'endroit idéal pour que naissent des quantités de légendes : princesses, diable, sorcières surgissent à chaque détour de chemin, et hantent surtout, maintenant, les magasins de souvenirs !

Au "Pays des Légendes"

Légende du Rocher de Rosstrapp (Empreinte du Cheval)

 

Au Royaume des Géants, Brunhilde, la fille du Roi, était poursuivie par Bodo, un prince de Bohême. Elle put lui échapper grâce à un bond téméraire de son cheval, qui, jusqu'à l'Aire de Danse des Sorcières (Hexentanzplatz), franchit la vallée de la Bode. Le cheval de Bodo ne put en faire autant. Cheval et cavalier s'écrasèrent dans le fond de la vallée où Bodo, transformé en molosse noir, veille sur la couronne que la princesse perdit en sautant. Le nom du cours d'eau serait tiré de celui du prince, et l'un des sabots de son cheval aurait heurté si violemment la roche que l'empreinte en est encore visible.

 

1. Vallée de la Bode          2. en profondeur            3. longueur du saut             4. empreinte (environ 60 cm de ø)

Au "Pays des Légendes"

L'Aire de Danse des Sorcières (Hexentanzplatz)

Ce n'est pas tout à fait une légende, puisque ce lieu était occupé par des cultes païens jusqu'à l'Age de pierre.

D'ailleurs, il y existe encore une fortification de plus de 1500 ans : le mur des Saxons.

On y a trouvé une pierre de sacrifice, ainsi qu'une pierre sacrée gravée d'inscriptions germaniques et d'une svastika.

Et ce n'est sans doute pas un hasard si un architecte et un peintre ont situé ici la Nuit de la Walpurgis, évoquée par Goethe dans Faust !

 

Comme j'y suis arrivée à l'heure de la fermeture (18 h), je n'ai pu visiter le Théâtre de la Montagne ni le Walpurgishalle, et mes photos en sous-bois ne valent rien. Aussi je vous renvoie à une page du photographe du Harz ...

Moi, j'ai juste réussi à surprendre le diable et ses acolytes ...

Au "Pays des Légendes"

Le diable, nous allons le retrouver un peu plus au Nord, au pied de la montagne où il a construit son mur :

Le Mur du Diable

 

Car il y a bien longtemps, Dieu et le Diable ont voulu se partager la terre.

Pour ce faire, ils avaient convenu que tout le pays que le diable entourerait d'un mur en une seule nuit et jusqu'au premier chant du coq lui appartiendrait.

Le diable se mit au travail et il avait presque terminé.

Cependant, une vieille femme s'était mise en chemin dès avant l'aube pour vendre son coq sur le marché. Elle trébucha ; le coq prit peur et se mit à crier.

Hélas pour le diable : le temps de construction qui lui était accordé venait d'expirer. De colère, il démolit une partie du mur qu'il venait de construire, ce qui explique la configuration actuelle de la formation rocheuse.

Au "Pays des Légendes"

Il y a encore un lieu de légende fort, dans le Harz, et c'est le Brocken.

 

C'est le point culminant du Harz, et il atteint 1 141 m. Mais son climat est très rude. Il est comparable à un sommet entre 2 000 et 2 500 m dans les Alpes françaises.

On peut (quelques fois) y observer le SPECTRE DE BROCKEN

Sa légende se confond un peu avec celle de l'Aire de Danse des Sorcières et la Nuit de Walpurgis. Moi, j'ai pensé que la musique de Moussorgski lui convenait mieux : une Nuit sur le Mont Chauve. Car la forêt s'arrête avant le sommet, et il n'y a qu'herbe et rochers. Et puisque sorcières il y a, pourquoi pas ce sabbat-là ?

 

Quel sabbat ! Pour plus d'ambiance, faites démarrer le train en même temps que la musique ...

J'y suis montée par le train (son histoire est en bas de la page, dans le lien) mais un peu tard.

C'était le dernier train de la journée. Je pensais avoir 30 minutes avant de redescendre (par le dernier également). Mais étant un peu fâchée avec les chiffres en anglais, j'avais confondu thirty (30) et thirteen (13). De sorte que je n'ai eu que 13 minutes pour jeter un coup d'œil, dans le soir tombant.

Aussi je vous livre les photos de référence. Quand vous en aurez regardé jusqu'à la fin de la musique, vous vous ferez une petite idée, je pense ...   ;-))

En cliquant, dans la colonne noire de gauche, sur le premier nom :  Brockenblicke, puis sur la dernière photo de la page qui va s'ouvrir, vous vous retrouverez au sommet, au même endroit que moi.

En descendant du train, j'ai donc dormi  (dans mon camion évidemment) sur le parking de la gare désertée.

Et j'ai attendu l'arrivée (et le départ) du 1er train pour continuer mes pérégrinations.

Avez-vous compté les wagons ? Non? Alors il faut le regarder encore une fois ! ...

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 20:25

Mon rôle de babysitter m'a laissé quelques jours de liberté, que j'ai mis à profit pour aller explorer le Massif du Harz. Au nord, la première ville que j'ai rencontrée au pied du Massif, c'est Goslar, à environ 60 km de Grünenplan.

 

Goslar

Classée au Patrimoine Mondial de l'Humanité de l'UNESCO depuis 1992. Non seulement son centre historique (avec plus de 1000 maisons à colombages des 16ème et 17ème siècles, des églises, fortifications, palais ...) mais aussi la montagne même du Rammelsberg avec sa mine d'argent, exploitée sans interruption pendant plus de 1000 ans, fermée en 1988 et transformée en Musée. Cette mine a assuré la prospérité de la ville, des siècles durant.

Elle méritait bien une jolie légende ! La voici :

Il était une fois l'empereur Othon 1er séjournant à Harzburg, qui avait envie de manger du gibier frais. Il envoya donc son Chevalier Ramm à la chasse. Comme le terrain était assez montagneux, le chevalier attacha son cheval à un arbre et continua son chemin à pied. Quand il revint de la chasse, son cheval était impatient et avait creusé un trou avec son sabot. Le chevalier, très étonné, constata que son cheval avait dégagé un filon brillant. Il ramassa quelques morceaux de minerai et l'apporta à l'Empereur qui, très heureux et reconnaissant de cette découverte, appela la montagne Rammelsberg. L'épouse du chevalier, Gosa, donna son nom à la ville de Goslar.

Cette légende fut écrite au 16ème siècle, et dans une des églises on trouve deux pierres tombales du 13ème siècle portant les noms de Ramm et Gosa. (Mais il s'agit vraisemblablement d'un prévôt impérial et sa femme, dont les noms ont été falsifiés ultérieurement)

 

Goslar est également une ville impériale.

Deux empereurs, à cheval, nous accueillent devant le palais : Frédéric Barberousse (1122-1190) et Guillaume 1er, Roi de Prusse puis Empereur Allemand (1797-1888)

La ville fut fondée en 922 par Henri 1er l'Oiseleur, et c'est en 968 que l'exploitation minière du Rammelsberg a commencé.

Dès 1009, Henri III a tenu sa première Diète d'Empire (Assemblée Officielle) à Goslar, ce qui a motivé la construction du Palais, et son fils (Henri IV) y est né (sa mère, Agnès de Poitou, était Duchesse d'Aquitaine).

Je préfère entrer dans les rues et ruelles qui partent de la Place du Marché et vous entraîner avec moi de façade en façade, de l'Hôtel de Ville au Kaiserworth et au quartier des mineurs ...

 

Mais d'abord, photos d'ambiance ...

Escapade dans le Harz
Escapade dans le Harz

Après ça, j'espère que vous me pardonnerez les gouttes sur l'objectif ...

Pour commencer, quelques photos du Palais.

Vous remarquerez que les fenêtres à arcades sont vitrées. Elles ne l'étaient pas au Moyen-Age, lorsque se tenaient les Diètes Impériales. Mais il y avait un astucieux système de chauffage par le sol, grâce à des conduites d'air chaud.

Dix-huit ans ont été nécessaires au peintre Wilecinus pour décorer la salle des Diètes, fin 19ème.

Escapade dans le Harz

Maintenant, un petit tour sur la Place du Marché. Face à la fontaine du 12ème, en fonte surmontée du coq doré emblème impérial de la ville, le bâtiment de l'Administration est surmonté d'un carillon animé aux personnages grandeur nature.

Escapade dans le Harz

On peut voir aussi l'Hôtel Kaiserworth, ancienne maison de commerce, rouge avec ses statues d'empereurs bien sympathiques, et son petit, mais célèbre, "chieur de ducats".

Escapade dans le Harz

et l'Hôtel de Ville, où on peut contempler, derrière une vitre qui barre la porte, la Salle de l'Hommage entièrement peinte de fresques y compris le plafond, vers 1500. Cette salle servait aux archives jusqu'au milieu du 19ème siècle où elle a été redécouverte, cachée sous de la peinture blanche.

Escapade dans le Harz

Un très petit échantillon de ces belles maisons ...

Escapade dans le Harz

... et quelques détails de décorations ...

Escapade dans le Harz

Allons faire un tour dans le quartier des mineurs, maintenant.

Les maisons sont petites, serrées les unes à la suite des autres, mais un certain charme se dégage de ces petites rues. Elles débouchent sur une belle fontaine rouge et verte : autour de cette place on trouve l'Hospice, la maison du Sacristain, la maison des veuves de la paroisse, le portail baroque qui donne sur le cloître et la porte qui donne sur l'église abbatiale Frankenberg !

Escapade dans le Harz

A noter qu'il y avait un hospice réservé aux mineurs, dont le financement était garanti par une taxe sociale prélevée aux mines de Rammelsberg. En 1409, c'était l'ancêtre de notre système d'assurance sociale !

Et une mention spéciale pour l'église des mineurs, l'église Frankenberg.

Escapade dans le Harz
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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 17:35

Santa Croce

Saint François d'Assise (qui vécut pas très loin, en Ombrie), l'apôtre des pauvres, mourut en 1226. Et déjà en 1228 il avait été canonisé.

Ses disciples commencèrent alors à s'éparpiller dans toute l'Italie, s'établissant dans les quartiers les plus pauvres des villes. On sait que dès 1229 il existait à Florence une église dédiée à ce Saint. Sur les ruines de cette petite église, en 1295, à un moment de grande richesse de la ville, Arnolfo Di Cambio (celui de la cathédrale) entreprit les travaux de construction de Santa Croce, Sainte Croix.

C'est la plus grande église franciscaine d'Italie. Elle est devenue une sorte de Panthéon de la ville, où reposent environ 300 hommes de grande importance pour : les lettres, la musique, la science, l'art et la politique.

Moi j'ai surtout admiré la chaire, du 15ème, représentant des moments de la vie du "Poverello", sculptés en perspective. Une prouesse, pour l'époque, comme à la Porte Dorée. Par manque de place (le m2 du sol de l'église se vendait très cher pour s'y faire enterrer), l'artiste dut s'arranger pour supprimer tout encombrement au sol : pas de soutien en-dessous, pas d'escalier. Il fit donc creuser le pilier pour y faire monter l'escalier, et la chaire tient en porte-à-faux. Une belle réussite.

Au fait, pourquoi se faire enterrer dans le sol de l'église ?

Par humilité (et quelquefois, elle arrivait bien tard !) : tout le monde vous marche dessus ...

Et certaines pierres tombales sont tellement usées qu'on distingue difficilement les sculptures, encore moins les noms.

 

J'ai contemplé la célèbre Annonciation, de Donatello, et j'aurais bien aimé contempler les vitraux de l'abside. Mais ils sont, eux aussi, sous échafaudage, et je n'en ai vu que le poster (pour lequel ils auraient pu faire mieux !)

Parmi les nombreux monuments funéraires, je vous ai choisi celui de Michel-Ange, bien sûr. Mais il y a aussi Machiavel, Gallilée, Dante, Rossini ...

D'immenses fresques de Giotto racontent la vie de St François. Celle de sa mort est particulièrement célèbre.

De beaux autels de Vasari (celui du couloir), et dans la sacristie, des meubles en marqueterie magnifiques pour ranger les vêtements, ainsi qu'une chapelle avec une très belle fresque ... que j'ai oublié de photographier !

Le Palais Pitti

Selon une anecdote, Luca Pitti, banquier florentin rival de Cosme l'Ancien (Médicis) avait chargé Brunelleschi (toujours celui de la Coupole) de construire un palais qui ait des fenêtres aussi grandes que les portes du palais de son concurrent, et une cour aux dimensions telles qu'elle puisse contenir le palais Médicis tout entier.

Pari tenu. Les travaux commencent en 1458, mais seront interrompus par la ruine des Pitti.

Voilà ce que c'est que la vanité ! Pas de pitié pour les Pitti !

C'est ainsi qu'Eléonore de Tolède (grande mécène, épouse de Cosme 1er) l'achète et le fait terminer en 1549.

Florence, encore J3, + J4

Et les Médicis, en venant s'y installer,  vont l'agrandir au long des siècles, jusqu'à 1743, l'extinction de la dynastie. Il fait donc actuellement 205 mètres de longueur.

Maintenant propriété de l'Etat, il abrite pas moins de 6 musées, mais dans presque tous les photos sont interdites. Aussi, je n'ai pas grand-chose à vous livrer, car il y a presque autant de gardiens que de salles ...

J'ai aimé particulièrement le Musée de l'Argenterie (trésor des Médicis et des Habsbourg-Lorraine), dont je vous livre quelques pièces (mais pas les plus belles, pourtant !), le Musée du Costume (histoire de la mode du 18ème à 1930 environ), et la Galerie d'Art Moderne (peintures surtout, œuvres Toscanes de la fin 18ème à 1930 environ)

Le Musée de la porcelaine, c'est très beau mais un peu monotone.

La Galerie Palatine ? Une extraordinaire collection de tableaux du 16ème au 18ème, dont Raphaël, Le Titien, Le Caravage ... mais j'aurais eu besoin d'un guide pour vraiment l'apprécier, car je manque singulièrement de culture sur ce point précis. C'est pourquoi j'ai préféré le musée d'art moderne.

Le jardin de Boboli, qui escalade la colline, est typique des jardins en terrasses à l'italienne et date du 16ème siècle. Il faut tout escalader pour parvenir au pavillon du Cavaliere où se tient le Musée de la Porcelaine.

Imaginez les fêtes nocturnes du temps des Médicis, avec ces escaliers éclairés par des torches qui se reflètent dans les pièces d'eau ...

Tristan, lui, s'est bien amusé à nourrir les poissons ...

Arrive le matin du départ ...

Encore quelques images avant de quitter Florence : près de la gare où nous allons prendre le train,

Santa Maria Novella, église du 13ème. Mais sa merveilleuse façade est du 15ème.

Florence, encore J3, + J4

Le train nous emmène à Milano, puis ce sera l'avion pour Hanovre, en Allemagne, pour la suite de mes "aventures" ...

Ciao Firenze !

Florence, encore J3, + J4
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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 09:46

Le Palazzo Vecchio !

 

Voilà une visite que l'on ne peut pas faire si l'on porte une minerve !

Car le plus admirable, dans ce Vieux Palais, ce sont les plafonds. Extraordinaires !

On marche, de pièce en pièce (et il y en a beaucoup), le nez en l'air, de quoi attraper un torticolis ...

 

Mais un peu d'histoire, d'abord.

Le Palais fut commencé en 1298, pour abriter le gouvernement de la République, appelé Seigneurie. Signoria en italien.

Ce qui a donné son nom à la place : Piazza della Signoria.

C'était là le centre politique et social de la ville, et aujourd'hui encore c'est au palais que siège le Conseil Municipal et que sont les bureaux du Maire. La place a été le théâtre d'innombrables évènements historiques, des tumultes du 14ème siècle aux cérémonies solennelles et aux proclamations du temps des Médicis, des exécutions de conspirateurs au meurtre de Savonarole.

Et sa situation près des grands musées a fait de cette place, aujourd'hui encore, un lieu de rencontre, bordé de nombreux cafés. Il y a tellement de monde que, bien que j'y sois passée deux fois, je n'ai pas vu la fontaine de Neptune, pourtant à peu de distance du palais. Je l'ai découverte dans le livre que j'ai acheté !

 

Durant 10 ans, de 1540 à 1550, le palais fut aussi la résidence grand-duccale de Cosme 1er. Puis les Médicis allèrent habiter au palais Pitti, et c'est à partir de ce temps-là  que le palais de la Seigneurie fut appelé le Vieux Palais : Palazzo Vecchio.

 

Les œuvres d'art sont déjà sur la place-même, devant et à côté du palais : le David de Michel-Ange est le plus connu, avec le Persée de Cellini. Mais je ne peux pas tous les citer.

 

Dès le début de la visite, la Salle des Cinq-Cents retient l'attention et le regard : 53 m sur 22 ! 18 m de hauteur de plafond !

Construite en 1494, elle fut conçue pour être le siège du Conseil Général du Peuple. Et quand Florence devint capitale de l'Italie (de 1864 à 1871) elle fut le siège de la Chambre des Députés et du Ministère des Affaires Etrangères.

 

Pour une visite guidée détaillée du palais, vous pouvez consulter cette page

Après la visite du palais-musée, je suis montée à la tour.

 

Elle est dite "tour d'Arnolfo" (le même que la cathédrale), car c'est lui qui a aussi conçu les plans du palais. Et elle mesure 94 mètres. Et la chance, c'est qu'après avoir été fermée au public pendant 20 ans, elle a été rouverte cette année au mois de juin. Avec seulement pour restriction le dernier escalier, qui tourne autour du pilier pour aller voir les cloches.

Cette tour a servi de prison, et on peut y voir plusieurs cachots, dont celui où était gardé Savonarole, avant sa mort sur le bûcher de la Piazza della Signoria.

Savonarole ? un personnage important dans l'histoire de Florence. Allez voir là :

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 21:57

Les Romains l'avaient nommée Florentia, florissante.

Et c'est bien la plus belle fleur de Toscane.

Nous y sommes arrivés dans l'après midi, à l'heure où les touristes affluent. Dur, dur ! Charly paniquait, et c'est dans cet équipage que nous avons eu notre premier contact :

Florence, J1 et 2

Promenade dans les rues en direction du Ponte Vecchio.

C'est le symbole de Florence.  Il est à l'endroit où l'Arno est le plus étroit, c'est dire qu'il y a "toujours" eu un pont à cet endroit, détruit et reconstruit au gré des inondations. Celui-là date de 1345, et sa rue était bordée de boutiques des 2 côtés, à la mode de l'époque.

D'abord, elles furent destinées au commerce des légumes et des viandes. Pratique pour se débarrasser des déchets ...

Au 16ème siècle, Cosme 1er de Médicis changea tout ça : il remplaça les boutiques malodorantes par des orfèvres. Puis en 1565, il fit construire par Vasari un couloir pour relier le Palais Pitti où il résidait, sur l'autre rive de l'Arno, aux bureaux de l'administration de la ville : les Offices, et au Vieux Palais, le Palazzo Vecchio.

Cette rue couverte et aérienne de presque 1 km de long passe donc au-dessus des boutiques des orfèvres. Elle lui permettait non seulement de traverser la ville sans se crotter, et surtout sans escorte, mais aussi en admirant, tout au long du couloir, les œuvres que sa famille de mécènes avait rassemblées.

Aujourd'hui encore, œuvres d'arts et vues pittoresques depuis ses nombreuses fenêtres attirent les touristes.

Encore des drôles de panneaux ... et il y en a d'autres, vus en bus, que je n'ai pu photographier !

Florence, J1 et 2
Nous avons passé 4 jours à Florence, logés dans la périphérie nord de la ville, à 30 minutes en bus de la cathédrale.
Le 2ème jour, nous avons donc tout naturellement visité celle-ci, en laissant Charly à la maison, bien sûr.
 
Ce qui est surprenant, dans ce monument, c'est que la magnifique façade devant laquelle s'extasient tous les touristes, nous y compris, est l'élément le plus récent de la cathédrale. En effet, elle a été terminée en 1887 !
Alors, un peu d'histoire.
La cathédrale Santa Maria Del Fiore, il Duomo, a été construite au 13ème siècle à la place d'une ancienne basilique paléochrétienne. L'architecte, Arnolfo di Cambio, mourut avant d'avoir terminé la façade, qui n'était donc décorée que jusqu'à mi-hauteur, à peu près, mais dans le même style somptueux que les faces latérales.
En 1587, François de Médicis donne l'ordre (aujourd'hui incompréhensible pour nous) de démolir cette façade.
Elle fut donc démantelée, mais la tentative faite pour la remplacer n'était pas satisfaisante. De nombreux projet furent présentés en vain.
En 1681, à l'occasion des noces du fils de Cosme III, on y peignit un frontispice en trompe-l'oeil. Mais il ne put résister au passage du temps : au début du 19ème, il était dans un état pitoyable et illisible.
Ce n'est qu'avec le concours international organisé en 1852 qu'on put se mettre d'accord sur le projet du Florentin Emilio De Fabris, qui se référait directement au dessin de la façade originale d'Arnolfo, sauvagement démontée et en grande partie détruite.
C'est donc 3 siècles plus tard que la cathédrale retrouva sa façade, et que sans hésiter on lui trouve un air de famille avec les autres monuments, baptistère (12 et 13ème) et campanile (14ème).
Florence, J1 et 2
Mais la cathédrale, c'est aussi la Coupole.
 
Sa réalisation connut de nombreux obstacles, car à l'époque, il n'était pas possible de construire un gabarit en bois de ces dimensions : 45 mètres de diamètre à la base, et 114 mètres de haut.
La solution fut proposée par un des plus grands génies de l'architecture italienne : Filippo Brunelleschi.
Il employa un système dit "en arêtes de poisson" avec des pierres et des briques encastrées les unes dans les autres, de façon à ce que cette construction qui s'élève en cercles de plus en plus étroits, puisse se soutenir par elle-même. Pour mieux la protéger et mieux la renforcer, il pensa à une double calotte au milieu de laquelle se trouve un interstice où montait l'échelle qui, après 463 marches (la hauteur d'un immeuble de 40 étages !) conduit jusqu'à la terrasse de la lanterne.
Les travaux ont duré 16 ans, de 1420 à 1436.
Si vous voulez en savoir plus sur cette construction fantastique, cliquez sur ce lien :
 
Les fresques, à l'intérieur de la coupole, ont été commencées par Vasari en 1570.
Nous n'avons pas visité l'intérieur de la cathédrale : c'était une autre entrée, et une autre file d'attente ...
Florence, J1 et 2
Florence, J1 et 2
La grandiose structure du Dôme est complétée par le célèbre campanile qui se dresse, solitaire, à droite de la cathédrale. Il fut projeté par Giotto vers 1333 qui s'inspira des caractéristiques de la façade (qui n'était pas encore perdue) d'Arnolfo, aussi bien au niveau de l'architecture que de la riche décoration sculpturale.
 
Nous arrivons au Baptistère, marqué par un autre artiste : Ghiberti, qui réalisa, en 23 ans, la porte Nord (porte d'entrée), et surtout la porte Est, son chef d'uvre. Il lui fallu 27 ans pour la réaliser, de 1425 à 1452. Elle témoigne de la volonté de l'artiste de parvenir à la perfection. C'est Michel-Ange, qui, 50 ans plus tard, la définit comme étant digne du Paradis, lui donnant ainsi un de ses surnoms.
Pour les amateurs de chiffres : 5,20 m de haut pour 3,10 m de large et 11 cm d'épaisseur, ce mastodonte de bronze et d'or pèse HUIT tonnes. On ne l'ouvre pas d'une chiquenaude ...
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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 07:57

Douces collines ou terrasses, le vignoble est présent partout, avec les oliviers, les cyprès et les pins. Chaque sommet est couronné d'un hameau ou d'une abbaye, avec sa tour ou son église, sa place dallée et ses cyprès.

Chaque village a une histoire, liée à l'une ou l'autre de ces trois villes : Castellina, Gaiole et Radda, qui du 14è au 18ème siècle formaient La Ligue du Chianti, avec pour emblème un coq noir, repris en 1970 par le Consortium du Chianti Classico.

Pourquoi un coq noir ? c'est encore une légende. La voici :

Durant le Moyen Age, Florence (au nord) et Sienne (au sud) se disputaient la possession de toute cette région du Chianti, dont le bon vin était déjà connu des romains. De ce fait, traversée de part en part par des milices armées, ce n'était partout que ruines et désolation, sous un ciel assombri par les incendies fréquents.

Alors, afin de délimiter la frontière entre leurs possessions respectives sans faire couler davantage de sang, on raconte que les 2 villes eurent recours à une course hippique pour se partager les terres : un cavalier devait partir au galop de chacune d'elle, à l'aube. Le point de leur rencontre fixerait la frontière entre les territoires rivaux.

Pour que leur cavalier puisse partir en avance, la légende dit que les Florentins se servirent d'un coq noir maintenu à jeun, qui chanta ainsi plus tôt et bien avant l'aube.

C'est ainsi que le cavalier florentin aurait parcouru une distance plus grande que le Siennois (qui n'aurait parcouru que 12 km) et que Florence aurait obtenu l'intégralité du territoire qui constitue le Chianti aujourd'hui.

C'est à cause de son rôle essentiel dans cette victoire que le coq noir fut désigné comme l'emblème de la Ligue du Chianti, fondée par les Florentins en 1384.

Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir

La maison louée par mes enfants est au sommet d'une colline. C'est ce paysage qui s'offre à nos yeux chaque matin. Et le hameau le plus proche (3 km) est tout de pierres roses.

PS : ce n'est pas Charly qui a grandi. C'est le chien des propriétaires. Un copain de Tristan ...

Le Chianti, pays du Coq Noir

Les villages des alentours sont aussi très pittoresques. On y parvient par de très petites routes sinueuses, et, ce qui nous a un peu étonnés, on y a croisé plusieurs fois le panneau de "attention verglas". Ce que la propriétaire nous a confirmé : l'hiver, ici est rigoureux, car nous sommes en altitude.

 

A Castellina in Chianti, outre son château, les remparts sont doublés à l'intérieur d'une rue couverte, la Via delle Volte, stratégique, qui permettait de faire le tour des remparts à cheval.

Le Chianti, pays du Coq NoirLe Chianti, pays du Coq NoirLe Chianti, pays du Coq Noir

Castello di Meleto, qui fut défensif au départ, au 12ème siècle, devint peu à peu une demeure nobiliaire, surtout à partir de sa restauration du 18ème.

Il est maintenant une cave réputée et un œnothèque.

Mais chut ! profitant d'une porte ouverte, nous avons exploré une partie non ouverte à la visite ...

 

 

Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Dans l'ancienne  Badia (abbaye) a Coltibuono, transformée maintenant en hôtel (sauf l'église !), j'ai retrouvé le système de vente norvégien, qui m'a encore plus étonnée en Italie. Comme quoi on est bourré d'à priori !
Il est vrai que ce petit commerce est installé dans la sacristie, et pour l'entretient de l'église
Le Chianti, pays du Coq NoirLe Chianti, pays du Coq NoirLe Chianti, pays du Coq Noir
Une petite devinette, maintenant :
Cette photo truquée est-elle  A) une lanterne vénitienne ?
                                                     B) une cheminée toscane ?
                                                     C) une peinture moderne ?
Le Chianti, pays du Coq Noir
Maintenant, voici une des merveilles du Chianti : Badia a  Passignano.
D'abord fortin lombard, puis château, un monastère bénédictin y fut fondé en 890. En 1049, le monastère est devenu abbaye vallombrosienne (une branche des bénédictins spécialisés dans la viticulture et la sylviculture) puis occupe peu à peu tout le château. Il abrite dans l'église des tableaux réputés et dans le réfectoire une magnifique Cena de Domenico et Davide Ghirlandaio (actuellement en restauration, j'ai quand même fini par la trouver sur internet).
                                               
Convoité par Florence autant que par Sienne, son histoire a été mouvementée mais est conservée dans près de 7000 parchemins, pas encore tous déchiffrés. Mais en Octobre 1810, il fut supprimé par les lois napoléoniennes.
Vendu, retransformé en château, il est réoccupé par des moines depuis 1986, mais on peut le visiter.
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir

Encore quelques villages sympa ?

Panzano in Chianti, Volpaia ...

 

Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
Enfin, notre dernière visite dans le Chianti, à sa limite sud-ouest, a été pour cette fontaine des fées (fonte delle fate, à Poggibonsi. Construite au 13ème siècle, elle abrite une installation de 25 sculptures de terre cuite de Mimmo Paladino, de 1948 : "I dormienti"
Voici le propos du sculpteur :
Toute vie ayant son origine dans l'eau, le bassin est la matrice et la source est le liquide amniotique dans lequel sont plongées les formes de la "vie primordiale", des reptiles aux hommes, représentés en position de fœtus, parfois couverts par une sorte de placenta, ou fragmentés et remontés à peu près. L'apparition de la ruine se connecte avec ce qui est lointain, inconscient, perdu dans nos racines, à la fois ontogénétique* et phylogénétique*.
Le Chianti, pays du Coq NoirLe Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq NoirLe Chianti, pays du Coq NoirLe Chianti, pays du Coq Noir
Le Chianti, pays du Coq Noir
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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 20:04

Lucca (Lucques) est un petit bijou à ne pas manquer si vous venez en Toscane.

C'est aussi la ville natale de Luigi Boccherini (1743 - 1805), dont vous pouvez entendre le célèbre Menuet, pour quatuor à cordes.

Et voici aussi son monument.

Lucca

Nous avons choisi de visiter Lucca en vélo. Pourquoi ?

Parce que la vieille ville est encore entourée de ses remparts du 16ème, que l'on peut parcourir en boucle, à pied ou à vélo. C'est la Passeggiata delle Mura, sorte de jardin public ombragé de 30 m de large et 4 km de long, augmenté de onze bastions.

Passée la Porta Santa Maria, on est accueilli par 2 loueurs de vélos. C'est facile ...

Lucca

Après avoir bouclé le tour en prenant quelques photos, nous sommes allés nous perdre dans des petites rues pleines de cachet : palais, vieilles boutiques, blasons sculptés, élégants balcons et grilles ouvragées ... Dans le quadrillage du camp militaire romain des origines, le Moyen Age est venu inscrire son réseau serré de ruelles au tracé moins rigoureux. Mais pour vous, l'inconvénient du vélo c'est que je ne me suis pas arrêtée pour photographier tout cela.

De la centaine de tours qui émergeaient de la ville, chacune avec ses chênes verts au sommet selon la coutume, il n'en reste que deux. Nous sommes donc montés à la Casa-Torre Guinigi, emblématique de Lucca : 14ème siècle, 41 mètres, 230 marches (ça c'est pour ceux qui aiment les chiffres).

 

 

Lucca

Une halte à la Piazza dell'Anfiteatro, oblongue, qui doit sa forme à l'amphithéâtre construit par les Romains au 2ème siècle. Tombé en ruines à l'époque des invasions barbares, il fournit une grande partie des matériaux utilisés au Moyen Age dans la reconstruction des églises de la ville, en particulier le marbre des façades. Et puis il fut recouvert d'habitations ...

C'est seulement en 1830 que la place fut dégagée, à l'intérieur du quartier médiéval, pour lui redonner la forme de "l'orchestra" d'origine. De l'extérieur, on voit encore des parties des murs de l'amphithéâtre.

Lucca
Lucca

Nous avons fini par Il Duomo de San Martino, avant de rendre nos vélos.

C'est là que l'on vénère le Volto Santo, le Saint Voult, ce crucifix miraculeux dont voici la légende :

C'est Nicodème qui, après la mise au tombeau de Jésus, l'aurait sculpté de mémoire, d'après les traits même du Sauveur (peut-être avec l'aide des anges, qui auraient guidé ses mains).

Selon certains, Nicodème lui-même l'aurait jeté à la mer, sur ordre divin. Selon d'autres, retrouvé en Terre Sainte par un évêque Italien en pèlerinage, il fut confié par lui au hasard des flots. Mais de toutes façons, il finit par s'échouer au 8ème siècle sur la côte italienne.

Comme les dévots de Luni et de Lucca se le disputaient, l'évêque de Lucca l'a fait placer sur un chariot tiré par des bœufs, leur laissant choisir leur destination : ils prirent la direction de Lucca.

Au Moyen Age, la renommée du Volto Santo fut immense. Elle gagna même les pays du nord de l'Europe. Aux 13è et 14èmes siècles, les Rois de France eux-mêmes prêtaient serment par  "Saint Vaudeluc".

Encore aujourd'hui, bien que le bois noirci du crucifix soit la copie d'une œuvre plus ancienne, le soir du 13 Septembre une immense procession parcourt les rues de Lucca, avec les confréries religieuses de toute la région et les représentants des villes de Toscane.

La  "Luminera di Santa Croce"  commémore ainsi la mystérieuse translation du Volto Santo.

 

Encore un mot :

Un autre grand musicien est né à Lucques : Giacomo Puccini (1858 - 1924), auteur de nombreux opéras célèbres, comme "la Bohême", "Tosca", "Madame Butterfly" etc ...

En confidence, c'est mon musicien préféré ... et voici son monument :

Lucca
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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 12:42

Dans cette région de la Toscane, la moindre petite ville, le moindre village, a des réminiscences Moyenâgeuses ou Renaissance. Pour les trouver, il faut simplement chercher l'ancien centre-ville.

 

Ici, à Colle di Val d'Elsa, comme à Certaldo Alto, il est tout en haut, accroché à la colline, tandis que la nouvelle ville s'étale au bord de l'Elsa, à son pied. Un ascenseur relie les deux.

Quelques palais du 13è, un château du 16è avec des remparts, une rue couverte, des escaliers, un musée du cristal, quelques rues sympa ... il n'en faut pas plus pour rendre bien agréable cette halte loin de la foule...

Colle di Val d'Elsa
Colle di Val d'Elsa
Colle di Val d'Elsa
Colle di Val d'Elsa
Colle di Val d'Elsa
Colle di Val d'Elsa
Colle di Val d'Elsa
Colle di Val d'Elsa
Colle di Val d'Elsa
Colle di Val d'Elsa
Colle di Val d'Elsa
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  • : scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
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