Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 juillet 2019 1 01 /07 /juillet /2019 10:16

Jeudi 13 Juin 2019

 

En raison de la chaleur exceptionnelle pour la saison, nous avons décidé de changer notre façon de vivre : s’arrêter de 13 heures à 17 heures, à l’ombre. Moi qui étais venue en Sardaigne en Juin pour pouvoir y randonner avant la chaleur de l’été, c’est loupé ! Impossible de marcher sous cette chaleur !

Donc après ce long arrêt, nous sommes reparties en direction de la Iscla de Sant’Antonio. Pas besoin de prendre le bateau, car un étroit ruban de terre la relie à la Sardaigne, où passent la route, la voie ferrée, un canal et une piste cyclable ! Voici Sant’Antonio, la seule ville de l’île qui est une presqu’île.

En Sardaigne, du sud au … départ

Comme il était tard, nous nous sommes arrêtées au bord d’une plage, pour la nuit.

Et voici cette plage, envahie, comme beaucoup d’autres par les posidonies.

En Sardaigne, du sud au … départ

Depuis la Corse nous avions remarqué ce que nous prenions pour des algues, qui envahissaient les plages, soit sur le sable, soit dans l’eau sur une frange de 3 ou 4 mètres, soit en banquettes, ressemblant de loin à des rochers. Et ce soir, j’ai pour la première fois eu l’idée de regarder sur internet, grâce à la 4G. Hé bien, ce ne sont pas des algues mais des herbes marines, à fleurs, qui perdent leurs longues feuilles à l’automne. La mer les apporte sur la plage.

En roulant les pétales, ça forme aussi de drôles de petites balles qui ressemblent à des kiwis.

Je vous mets le lien pour cet article très instructif sur ce végétal, qui garantit que ces eaux sont pures et non polluées, et qui protège les plages contre l’érosion tout en purifiant l’eau.

Vendredi 14 Juin 2019

 

Le tour de l’île Sant’Antioco nous a réservé une belle surprise !

En Sardaigne, du sud au … départ

Dans ces falaises calcaires, le vent et le sable, artistes incomparables, ont fait de la dentelle …

En Sardaigne, du sud au … départ

Mais ce sont d’autres artistes qui ont peint cette magnifique fresque, grandeur nature. On s’y croirait !

En Sardaigne, du sud au … départ

Nous entrons dans une partie de l’île, le nord-ouest, que nous avions assez bien explorée l’an dernier. Vous pouvez le vérifier sur la carte, en recherchant les ronds bleus. Et comme je n’avais publié qu’un seul article, vous y retrouverez certains lieux forts que Colette se devait de visiter.

En remontant vers le nord, nous nous arrêtons à Domusnovas, à la Grotta di Sant’Giovanni, que j’avais déjà visitée l’an dernier. Là, au moins, nous aurons un peu de fraîcheur.

Comme le soleil est encore dans la brume, au lieu de faire l’aller-retour, nous en profitons pour faire une boucle de 4 km pour revenir à notre point de départ par des chemins miniers.

 

Pour les photos de la grotte-tunnel, voir l’article du lien précédent

En Sardaigne, du sud au … départ

Samedi 15 Juin 2019

 

Besoin de fraîcheur. Ce matin, près de Villacidro, nous voici dès 9 heures à la Cascade Sa Spendula. Elle a la réputation d’être une des plus belles de Sardaigne. En ce moment, elle n’offre déjà plus toute sa puissance, mais elle a encore assez d’eau pour être belle.

En Sardaigne, du sud au … départ

Le paysage nous inspire pour prendre une petite route de montagne, avec confiance car la carte indique un parking au bout. Ce qu’elle n’indique pas, c’est que les derniers 500 mètres se font sur une piste de la largeur de la voiture, et sans parapet : juste une bordure herbeuse d’environ 30 cm, et puis le vide ! Bien contentes d’arriver ! Mais une jolie balade est au bout. Un peu écourtée, car nous avions oublié d’emporter de l’eau.

En Sardaigne, du sud au … départ

Après une douche dans un bois d’eucalyptus et une bonne sieste nous allons jusqu’à Montevecchio. Voilà le paysage devant lequel nous avons passé la soirée et la nuit. En plus, nous avons eu droit à un superbe coucher de soleil

En Sardaigne, du sud au … départ

Dimanche 16 Juin 2019

 

Montevecchio. L’an dernier, avec Sigrid et Dirk, nous avons visité une partie de cette miniera, regrettant d’être arrivés trop tard pour faire la visite complète. Vous trouverez sur le lien la visite de la salle des machines, (Officine, cœur technique de la mine), et Piccalina, vaste chantier d’extraction.

 

Mais plus de regret. Ce matin, nous avons complété la visite par le Palazzo della Direzione, palais autrefois luxueux mais qui sent l’abandon, et le site de Sant’Antonio, pour découvrir ce qu‘étaient les logements des mineurs et de leurs familles. Quel différence !

En Sardaigne, du sud au … départ

Chaque famille disposait d’une chambre et d’une pièce commune qui servait de cuisine, salle à manger, salle de bains etc … et il n’était pas rare qu’ils aient une dizaine d’enfants ! L’étage comportait 5 « appartements » de ce style, plus un seul WC au bout du couloir, pour tout ce monde ! WC rustique : un trou surélevé à 30 cm du sol …

Dans les écuries ne vivaient que les chevaux employés en surface. Ceux qui travaillaient au fond, à tirer les wagonnets, ne remontaient jamais.

En Sardaigne, du sud au … départ

Cependant, depuis cette année existe une nouvelle visite, dans une galerie de mine. Ce sera pour la prochaine fois …

 

Une longue route, la chaleur … nous décidons de faire une pause à Oristano pour manger une glace. Mais la ville est petite, et ce n’est qu’au centre ville que nous trouvons une gelateria. Nous en profitons pour admirer la Torre di Mariano*, seul reste d’une muraille érigée en 1290 et détruite au début du 20ème siècle.

Elle mesure 28 m, c’était la porte d’entrée principale de la ville, et comme toutes les tours de fortifications de cette époque, le côté à l’intérieur des remparts n’avait pas de mur.

En Sardaigne, du sud au … départ

Après la sieste, la route vers le nord nous conduit au complexe nuraghique de Santa Cristina*, près de Paulilatino.

Officiellement, Michelin ne lui attribue qu’une étoile, mais j’en mettrais bien **. Car c’est un endroit très intéressant.

 

On y trouve d’abord le « village chrétien ». Il est d’époque médiévale, et est constitué de la petite église de Santa Cristina, construite au 13ème siècle, en réemployant des éléments du temple nuraghique. Autour de l’église se regroupent les « muristene », de simples maisonnettes jadis destinées aux moines, puis peu à peu, aux pèlerins. Chaque année, deux fois l’an, le novénaire se repeuple à l’occasion des fêtes : en mai pour Ste Christine, en octobre pour St Séraphin.

En Sardaigne, du sud au … départ

Puis on avance sur un sentier, dans un bois d’oliviers sauvages, en remontant dans le temps : près du village nuraghique, deux cabanes allongées. L’une n’a pas de toit, et l’autre en a un fait de plaques de basalte, qui se trouvaient à l’origine dans le nuraghe dont elles constituaient la coursive. Ce sont des constructions singulières, qui rappellent le couloir des tombes de géants, avec environ 2 m de large, 2 m de haut, et 14 m de long. Elles ne remontent certainement pas à l’époque nuraghique, l’époque romaine serait plus probable. Leur présence en Sardaigne est plutôt rare.

En Sardaigne, du sud au … départ

En continuant le chemin, voici un nuraghe au milieu de son village. Il est constitué d’une seule tour, et daté du bronze moyen, c’est à dire entre 1500 et 1200 av.J-C

On peut monter dans la tour dont il reste 9 mètres de haut. Mais certaines marches sont un peu hautes pour Charly. On était sportif, à l’époque !

En Sardaigne, du sud au … départ

Et voilà le monument principal du complexe : le Pozzo Sacro, le puits dédié au culte de l’eau, qui offre un bel exemple d’architecture nuraghique sacrée. Daté du 11ème siècle av. J-C, et bien qu’ayant les mêmes caractéristiques que les autres puits sacrés de Sardaigne, celui-ci se distingue par ses dimensions considérables et son excellent état de conservation.

Entouré d’une enceinte en trou de serrure munie d’assises, il se compose d’un atrium, ou vestibule, lieu d’offrandes, d’un escalier de 25 marches et d’une tholos souterraine (fausse coupole) où jaillit une source particulièrement abondante en hiver et au printemps (lors des fouilles, un canal a été construit pour que le niveau reste constamment à 50 cm, et ainsi soit visitable en toute saison).

En Sardaigne, du sud au … départ

La chambre en tholos, de 2,50 m de diamètre, se raccorde parfaitement à la forme trapézoïdale de la cage d’escalier et est composée de cercles concentriques ; ces derniers se resserrent au fur et à mesure qu’on monte vers le sommet de la chambre qui se termine par un orifice de 35 cm à une hauteur de 7 m. Et durant les équinoxes de mars et septembre, le soleil éclaire le fond du puits par la cage d’escalier !

En Sardaigne, du sud au … départ

D’autres bâtiments, de type quadrangulaire, sont présents à l’extérieur du temple, qui servaient jadis de marché à l’occasion des festoiements. La grande cabane ronde avec assises qui servait sans doute aux réunions politiques est restée presque intacte avec son diamètre externe de 10 m et sa hauteur de 1,70 m. Celle d’à côté est plus petite.

En Sardaigne, du sud au … départ

Lundi 17 Juin 2019

 

Cette fois, c’est le complexe de Domus de Janas de Sant’Andrea Priu**, le plus grand de Sardaigne, que j’ai re-visité avec Colette. Je vous mets le lien de ma première visite. Juste une photo pour le rappel :

En Sardaigne, du sud au … départ

Cependant, cette fois-ci nous l’avons visité sous le soleil (écrasant), et donc nous sommes montées sur la crête de trachyte qui domine le site, et où sont creusées d’autres Domus de Janas. Nous y avons aussi trouvé ce plus vieux monument, que je n’avais pas vu l’an dernier : un taureau de l’âge néolithique, soit 6 000 ans ! Et donc 2 000 ans avant que les Domus de Janas ne soient creusées dans la falaise. Dommage qu’il ait perdu la tête, il pourrait nous en dire des choses !

En Sardaigne, du sud au … départ

C’est si près que j’emmène Colette au Nuraghe de Santu Antine***. Pas d’orage, cette fois, et la visite est libre. C’est moi qui lui sert de guide, complétant le petit texte en français que l’on nous a remis. Toute à mon rôle de guide, j’ai oublié de faire des photos. Vous les trouverez là (il n’a pas changé, depuis un an :-))

En Sardaigne, du sud au … départ

Mardi 18 Juin 2019

 

Aujourd’hui nous abandonnons la préhistoire pour nous lancer sur la piste des églises romanes. Elles foisonnent, par ici, et nous ne les verrons pas toutes, loin de là. Mais elles sont tellement différentes les unes des autres que j’espère ne pas vous ennuyer.

 

Voici d’abord la plus ancienne de toutes, puisqu’elle date du 6ème siècle. Elle est à Siligo, et se nomme Chiesa di Nostra Signora di Mesumundu, mais aussi : Santa Maria di Bubalis

Elle a une histoire étrange : elle a été construite sur une structure pré-existante romaine, quand l'île faisait partie de l'empire byzantin. Les Byzantins ont réutilisé les murs des thermes romains, ainsi qu'une portion de l'aqueduc. Selon certaines sources, l'édifice aurait pu être utilisé comme un baptistère. Cependant, il est également possible qu'il ait été utilisé pour la purification des malades à travers un rite d'immersion. Au 10ème siècle, l’édifice a été donné à l’Abbaye du Mont Cassin. Lorsque les moines ont adapté le bâtiment aux habitudes de l’église catholique, ils ont entre autres ajouté une abside et créé une nouvelle entrée. Sur internet, je n’ai trouvé qu’une seule photo de l’intérieur, car, bien sûr, elle est fermée.

En Sardaigne, du sud au … départ

La deuxième fut entièrement construite en pierre volcanique, au 11ème siècle. C’était la chapelle palatine du royaume de Torres. Mais du château qui la jouxtait, il ne reste que quelques pierres. Sa taille dit bien son importance politique.

Santa Maria del Regno**, Sainte Marie du Royaume, a toutes les caractéristiques de l’art roman originel : des murs solides, une sobriété avec absence presque complète de décoration.

En Sardaigne, du sud au … départ

Mais à l’intérieur, quelle surprise !

Est-ce le fabuleux retable ou les piliers à personnages ? Nous avons été saisies par ce décor très inhabituel et inattendu.

En Sardaigne, du sud au … départ

Le retable majeur d’Ardara est une peinture sur bois de la fin 15ème, début 16ème. Avec ses 12 mètres de haut, c’est l plus grand de l’art gothique en Sardaigne. Il représente des scènes de la vie de Marie.

En Sardaigne, du sud au … départ

Quant aux piliers cylindriques, ils sont décorés de saints et d’apôtres peints au 17ème siècle.

En Sardaigne, du sud au … départ

Sant’Antioco di Bisarcio**

Celle-ci s’élève, majestueuse, au sommet d’un éperon, dominant une campagne silencieuse écrasée de soleil.

On la visite avec un guide, tout heureux de parler français (approximativement!). Un érudit, qui nous a tout expliqué de A à Z sur les sculptures, les inscriptions, l’histoire, la symbolique etc, mais comme notre culture ne valait pas la sienne, nous n’avons pas tout compris (avec l’accent en plus). Mais je vais essayer de vous faire un petit résumé, qui ne durera pas une heure comme la visite de l’église (on n’a pas pu l’arrêter avant!).

Elle est en moellons de trachyte rouge et noir. Construite avant 1090, détruite par un incendie, reconstruite au 12ème avec des transformations, ce qui explique sa façade asymétrique et son avant-corps à deux étages, exemple unique dans l’architecture médiévale de Sardaigne.

En Sardaigne, du sud au … départ

Que de symboles, dans toutes ces sculptures de la façade ! Des roues, des soleils, des têtes, des personnages … Et tout concorde à nous montrer la plus grande gloire du Christ.

En Sardaigne, du sud au … départ

La pièce du centre, au 1er étage de l’avant-corps, était la chapelle particulière de l’évêque. C’est là que l’on trouve toutes les inscriptions de dédicace et les épigraphes commémoratives, ainsi que les signatures des artisans. Ce ne sont pas des graffitis, même si ça y ressemble.

A titre d’exemple, j’ai trouvé celui-ci reproduit sur internet. C’est l’Epigrafe commemorativa della costruzione della galilea e della torre campanaria del S. Antioco di Bisarcio (1195) :

En Sardaigne, du sud au … départ
En Sardaigne, du sud au … départ

Enfin on va pouvoir entrer dedans. Même architecture que la précédente, mais beaucoup plus nue. Une statue de Saint Antioche (reconnaissable à son turban) comme seule tache de couleur, et des chapiteaux sculptés, racontant, ici aussi, une histoire symbolique.

En Sardaigne, du sud au … départ

Mais avouez que ces sculpteurs avaient du génie !

En Sardaigne, du sud au … départ

La Santissima Trinità di Saccargia***, incoutournable parmi les églises romanes du 12ème siècle, vous en trouverez les photos avec celles de l’an dernier. C’est celle qui est en noir et blanc, de style pisan. J’y rajoute ici juste quelques détails qui m’avaient échappés.

En Sardaigne, du sud au … départ

Et pour finir cette journée déjà chargée, après l’indispensable sieste nous sommes allées à Sassari**.

Là, on change de style ! Ce n’est plus du roman, mais du baroque espagnol, avec le Duomo di San Nicola**.

L’édifice, construit aux 15ème et 16ème siècles, fut doté au 18ème de cette extraordinaire façade** qui présente au deuxième niveau les statues des martyrs Gavino, Proto et Gianuario ; au troisième niveau le patron de Sassari, San Nicola di Bari, et sur le faîte : Dieu le Père. Et puis j’ai bien aimé cette gargouille qui me fait penser au loup du Petit Chaperon Rouge …

En Sardaigne, du sud au … départ

 

L’intérieur a gardé sa physionomie gothique, mais comme il y avait un office en cours dans le bras droit du transept, nous n’avons pas fait la visite complète.

En Sardaigne, du sud au … départ

Mercredi 19 Juin 2019

 

Notre circuit nous mène à Osilo. Un petit détour nous mène à la Chapelle San Antonio, d’où l’on a un très beau point de vue sur le village, puis à la chapelle Nostra Signora di Bonaria*. Impression de monter vers le ciel, car elle est perchée, sévère et solitaire, à 770 m, sur une colline en forme de cône, que l’on finit de gravir par un bel escalier. Vue à 360° !

Malheureusement, l’église du 15ème dédiée à la protectrice des navigateurs n’est pas entretenue. On y remarque cependant un chœur insolite avec des bancs en pierre.

En Sardaigne, du sud au … départ

J’ai reconnu l’endroit. Nous sommes passées devant la maison où j’ai séjourné l’an dernier avec Sigrid, Dirk et les enfants. Nous avions fait de tant de belles découvertes ensemble, que j’ai voulu faire partager à Colette.

Il y a encore la forêt pétrifiée, de Martis. Aujourd’hui nous y avons fait la sieste à l’ombre, sur l’aire de pique-nique en bas. Vous voyez mon camion sur la photo où Charly s’est mis à l’ombre.

En Sardaigne, du sud au … départ

A Sedini*. Le monument le plus remarquable du village est une nécropole de l’époque prénuraghique, creusée dans le calcaire. Elle comporte six cellas, disposées sur deux étages. C’est la Domus Sa Rocca.

Après avoir servi de prison puis d’habitation, elle accueille aujourd’hui un petit musée, mais nous sommes arrivées trop tard. Nous ne l’avons vue que de l’extérieur.

En Sardaigne, du sud au … départ

A l’écart du village, il y a l’église Sant Nicola de Silanis

Cette église, située dans la vallée de Silanis est considérée comme l'une des plus belles créations de style roman en Sardaigne. Elle fut le siège d'un important monastère de Cassinese.
Aujourd'hui, elle est en ruine mais vient d’être restaurée. L’entrée n’en est pas encore autorisée … théoriquement. Elle fut construite avant 1122 par Furato De Gitil et son épouse Susanna De Lacon-Zori, de la noblesse turque.
Les principaux matériaux qui composent cette église sont des dépôts calcaires de taille moyenne taillés et conservés avec une grande précision. Elle était formée de trois nefs avec une abside inhabituellement au nord-ouest.

En Sardaigne, du sud au … départ

Jeudi 20 Juin 2019

 

En allant à Castelsardo, j’ai, bien sûr, admiré encore une fois la Roccia dell’Elefante, qui montre à la fois des Taffoni et des Domus de Janas.

En Sardaigne, du sud au … départ

Et voici quelques photos inédites de Castelsardo** :

En Sardaigne, du sud au … départ

Eglise Nostra Signora di Tergu*

Cette église romane faisait partie d’un ancien monastère bénédictin médiéval dont il ne reste que quelques ruines. Elle a été élevée entre 1065 et 1082.

Quel joli contraste entre le calcaire blanc des arcs et des colonnettes, et le rouge violacé de la volcanite !

En Sardaigne, du sud au … départ
En Sardaigne, du sud au … départ

L’intérieur en est simple et beau.

En Sardaigne, du sud au … départ

Vendredi 21 Juin 2019

 

Nous voilà presque arrivées au bout de notre voyage, qui se termine à Porto Torres. Nous y prendrons le bateau demain matin à 7 h 30 pour rejoindre Barcelone, et de là nos Pyrénées françaises.

Mais en attendant, nous complétons notre cycle des églises romanes avec la Basilica di San Gavino***.

Mais qui était ce saint inconnu de nos calendriers ?

 

L’histoire de ces trois saints martyrs, Gavino, Proto et Gianuario, remonte à 303 ap. J-C quand à Rome il y avait l’empire de Dioclétien et Maximien, Barbaro étant « praeses » de Corse et de Sardaigne. Les deux empereurs ont publié une série de décrets pour obliger les chrétiens à abjurer leur foi sous peine de torture et de mort.

A Turris (Torres), sur le mont Agellu, Proto et Gianuario, l’un prêtre et l’autre diacre, prêchaient l’évangile. Ils furent arrêtés mais refusèrent de changer de religion. Ils furent condamnés à la torture, et confiés au soldat Gavino. Quand celui-ci les entendit prier Dieu, il fut ému, se convertit, et leur rendit leur liberté.

Le lendemain, furieux, Barbaro le fit décapiter. Proto et Gianuario se rendirent alors, et après avoir prié, furent à leur tour décapités près du corps de Gavino, le 27 octobre 303. Dans la nuit, des hommes de foi ont enterré leurs corps dans un lieu que la tradition identifie à Balai Vicino.

Les reliques retrouvées sont maintenant abritées dans la crypte de l’église, ce qui lui vaut le nom de basilique. Et ce catafalque du 17ème siècle est porté en procession le 3 mai jusqu’à l’église San Gavino al Mare, élevée sur le lieu de leur exécution.

En Sardaigne, du sud au … départ

Cette basilique est la plus grande église romane de Sardaigne, avec plus de 56 mètres de long et 17 mètres de large. Elle a été construite sur le Monte Agellu entre 1030 et 1080 par des ouvriers pisans sur les décombres de 3 autres églises érigées depuis le 4ème siècle. Autant dire qu’un trésor archéologique dormait sous ses pierres et sous la place devant la basilique, notamment de précieuses tombes à mosaïques ou peintes à fresques, une citerne romaine etc …

En Sardaigne, du sud au … départ

La basilique affiche toutes les caractéristiques de l’architecture pisane (moellons de calcaire, arcatures, fenêtres étroites) mais offre aussi une particularité originale : la présence de 2 absides opposées.

En Sardaigne, du sud au … départ

A l’intérieur, les beaux chapiteaux sculptés proviennent d’édifices romains.

En Sardaigne, du sud au … départ

La crypte, aménagée au 17me siècle, est une longue galerie aussi grande que la nef. Il y fait délicieusement frais !

On y trouve de splendides sarcophages des 3ème et 4ème siècles, un sarcophage médiéval, 5 anges-cariatides en marbre de carrare du 18ème … c’est un peu le déstockage !

En Sardaigne, du sud au … départ

Mais la crypte abrite aussi les reliques de nos trois saints martyrs, à l’étage inférieur d’une chapelle présentant 12 belles statues en terre cuite émaillée d’excellente facture du 19ème siècle..

En Sardaigne, du sud au … départ

Une fois n’est pas coutume, nous décidons pique-niquer et de passer l’après-midi sur la plage. Mais il y a beaucoup de vent. Drapeau rouge ! En captant internet, nous apprenons que le départ du bateau, demain matin, est retardé. Ce sera à 11 h30, et il faut y être 2 h avant.

 

Samedi 22 Juin 2019

 

Nous étions à l’heure, la queue s’organise, nous passons les contrôles, mais pas l’ombre d’un bateau à l’horizon, et le soleil darde.

Et puis nous apprenons qu’il y a encore un changement : le bateau arrivera à 13 heures, et repartira à 14 heures !

Alors les fauteuils de plage sortent des voitures et les gens s’installent à l’ombre des camions pour pique-niquer. J’ai même vu un parasol. Mieux vaut prendre les choses avec humour … d’autant qu’il n’est parti qu’à 14 h45. Mais au lieu d’arriver à 17 heures, nous n’arriverons qu’à 3 heures du matin à Barcelone.

En Sardaigne, du sud au … départ

A bientôt !

En Sardaigne, du sud au … départ
Partager cet article
Repost0

commentaires

J
Quel plaisir..Jamais je n'aurais pensé qu'il y avait de telles richesses en Sardaigne!
il faut se dépecher d'y aller...
merci de nous avoir fait partager de façon si complète votre séjour.
Bises de janette
Répondre

Présentation

  • : scandinadream.over-blog.com
  • : passer du rêve à la réalité. J'ai commencé par 5 mois de voyage en solitaire, en Trafic aménagé, au hasard des routes d'Europe du Nord (pour mon premier voyage) puis d'Europe Centrale, et maintenant sur des itinéraires peu fréquentés d'Espagne.
  • Contact

Recherche